Et en Russie !

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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Sam 30 Mai - 22:29

Александр a écrit:
Auraient-ils peur de perdre "leur" coupe du monde?

FIFA : Poutine contre-attaque les USA

Le président russe Vladimir Poutine a accusé jeudi les États-Unis de chercher, dans le scandale de corruption qui secoue la Fifa, à "empêcher la réélection" de Joseph Blatter à la tête de la Fédération internationale de football.



"On se souvient des pressions exercées sur (Joseph Blatter) pour empêcher la tenue de la Coupe du monde de football en Russie en 2018", a déclaré à des journalistes étrangers le chef de l’État russe lors d’une interview retransmise jeudi par le Kremlin.

"C’est une tentative évidente d’empêcher la réélection de monsieur Blatter au poste de président de la Fifa, ce qui constitue une très grossière violation des règles de fonctionnement des organisations internationales", a déclaré M. Poutine.

Les USA étendent sa juridiction à d’autres États

Le président russe, dont les relations avec Washington sont plombées par le conflit en Ukraine en cours depuis avril 2014, a fustigé l’attitude de la justice américaine.

"Concernant les arrestations, tout cela est pour le moins étrange", a estimé le président russe. "Je ne sais pas si l’un d’entre eux a violé une loi, mais en tout cas les États-Unis n’ont aucun lien avec tout ça. Ces fonctionnaires ne sont pas des citoyens américains, et si quelque chose s’est produit, cela ne s’est pas produit sur le territoire des États-Unis et les États-Unis n’ont rien à voir avec tout ça", a critiqué M. Poutine.

"C’est une nouvelle tentative évidente (des États-Unis) d’étendre sa juridiction à d’autres États", a estimé le président.

Application "illégale" de la loi américaine

Mercredi soir, la diplomatie russe avait esquissé la position de Moscou en dénonçant une application "illégale" de la loi américaine dans cette affaire et appelant Washington à mettre fin à ses "tentatives d’exercer la justice hors de ses frontières".

"Nous appelons avec insistance Washington à mettre fin à ses tentatives d’exercer la justice bien loin de ses frontières, selon ses normes juridiques, et à suivre les procédures juridiques internationales généralement admises", avait déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

La Russie, dont le ministre des Sports Vitali Moutko fait partie du Comité exécutif de la Fifa, va accueillir le Mondial-2018 de football.
Pas d'accord avec Poutine. Ce n'est pas une application extraterritoriale de la loi américaine, car les faits sur lesquels la justice américaine poursuit les personnes arrêtées en Suisse ont été commis sur le territoire des USA (utilisation de comptes bancaires aux USA, usage de personnes physiques ou morales de droit américain, etc.).

Par contre, la Suisse s'est ensuite saisie elle-même d'un problème de corruption pour les mondiaux de football en Russie et au Qatar, les faits ayant été commis en Suisse (du moins en partie, ce qui suffit d'un point de vue légal).

Mais n'étant pas né de la dernière pluie, il est évident que le timing de la demande d'entraide internationale américaine n'était bien entendu pas innocent, et visait à mettre en position délicate Joseph Blatter (pour lequel je n'éprouve pas la moindre sympathie par ailleurs).
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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Dim 31 Mai - 0:16

Thuramir a écrit:Pas d'accord avec Poutine. . . .
et visait à mettre en position délicate Joseph Blatter (pour lequel je n'éprouve pas la moindre sympathie par ailleurs).
N'aurait pas aimé le contraire.  Laughing
Pas vraiment de sympathie pour ce Loukachenko en puissance non plus  Exclamation

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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Dim 31 Mai - 23:41

A propos de la liste des 89 (secrète, si si, je vous le dis):

Pour l'Europe, la liste noire russe "totalement arbitraire et injustifiée"

Cette liste dressée par la Russie interdit à 89 personnalités européennes d'entrer sur son territoire. Une mesure de riposte aux sanctions imposées par l'UE.


Droit dans ses bottes le guébiste?

L'Union européenne ainsi que plusieurs de ses pays membres comme l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont vertement critiqué la "liste noire" de la Russie interdisant à des personnalités européennes d'entrer sur son territoire en riposte aux sanctions et à une mesure similaire de l'UE. Au total, 89 noms, dont ceux d'anciens chefs de gouvernement, de hauts responsables de la défense et de parlementaires, détracteurs de la politique de la Russie, figurent sur cette liste que Moscou a transmise vendredi à des ambassades.

"Nous n'avons aucune information sur la base légale, les critères [retenus] et le processus [qui a conduit à la prise] de cette décision", a réagi samedi un porte-parole de la diplomatie européenne. "Nous considérons cette mesure comme étant totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l'absence de clarification ultérieure et de transparence", a-t-il ajouté dans un communiqué. Un point de vue que partage le ministère britannique des Affaires étrangères pour lequel, a dit un porte-parole, "cette liste n'a absolument aucune justification et les autorités russes n'ont aucune base juridique pour la légitimer".


Une démarque qui "n'est pas transparente"
"La moindre des choses aurait été que l'on fasse connaître aux personnes concernées les réserves qui les concernent réellement, ou au moins que l'on rende ces listes publiques", s'est de son côté indigné le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. "À un moment où nous nous efforçons de désamorcer un conflit âpre et dangereux au coeur de l'Europe, cela n'aide pas", a-t-il poursuivi. "Personne n'y a été placé par hasard", avait pour sa part affirmé la semaine dernière l'ambassadeur de Russie auprès de l'UE, Vladimir Tchijov. 



Dès vendredi, la démarche de Moscou avait été condamnée par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, d'après lequel la liste russe "n'est pas fondée sur le droit international, n'est pas transparente et il est impossible de la contester" devant un tribunal, tandis que les autorités belges ont demandé aux Russes de revoir cette interdiction. "C'est un comportement [...] qui n'améliore pas malheureusement l'image de la Russie", a, quant à elle, déclaré la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström.

Mais, pour son homologue finlandais Timo Soini, il est inutile de "trop dramatiser" cette affaire. "C'est une réaction attendue à l'interdiction faite [par l'Union européenne] à des citoyens russes de voyager [sur le territoire de l'UE]. Ce n'est pas une grande surprise", a-t-il écrit sur un blog. Au fil de la crise en Ukraine, l'UE a d'ailleurs allongé sa propre "liste noire", qui compte désormais quelque 150 noms et une quarantaine d'entités, et pris des mesures plus sévères contre la Russie, visant des pans entiers de l'économie.



"Très fier de figurer sur la liste"
Dans le même temps, samedi, plusieurs hommes politiques européens se sont dits fiers d'avoir été inclus sur la "liste noire" de la Russie. "Lorsque j'ai vu les autres noms [sur la liste], j'ai [aussitôt] pensé que je faisais partie d'un club très honorable", a par exemple affirmé l'ancien ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, connu pour ses critiques de la politique de Moscou à l'égard de l'Ukraine. "Je considère cela comme une récompense", a ajouté ce député.



Neuf Britanniques figurent, selon une source proche du dossier, sur cette liste. Parmi eux, le patron du renseignement MI5, Andrew Parker, le chef d'état-major de l'armée, Nicholas Houghton, l'ancien vice-Premier ministre Nick Clegg, et l'ancien ministre des Affaires étrangères Malcolm Rifkind. On y trouve en outre le nom de l'ancien eurodéputé écologiste franco-allemand Daniel Cohn-Bendit, de la secrétaire d'État allemande à la Défense Katrin Suder et du général Karl Müllner, haut responsable de l'armée de l'air allemande, d'après le journal Bild.


Il y a aussi, selon différentes sources, ceux d'hommes et de femmes politiques polonais, suédois, allemands, tchèques, néerlandais, finlandais et belges, dont le président du groupe libéral au Parlement européen et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt et l'ex-président du Parlement européen et ancien chef du gouvernement polonais Jerzy Buzek. Idem pour le président du Sénat polonais, l'ancien opposant Bogdan Borusewicz.



Certaines de ces personnalités jugent que tout cela est une preuve de l'efficacité de leur action en faveur de l'Ukraine. "Être sur cette liste ne change pas mon engagement envers le peuple de l'Ukraine", a ainsi écrit sur son compte Twitter l'eurodéputée suédoise Anna Maria Corazza Bildt, connue pour ses critiques à l'encontre du président russe. "Je me sens davantage fière que je n'en ai peur [...]. La liste de Poutine confirme que je fais bien les choses en tant que parlementaire", a-t-elle poursuivi, tandis qu'un de ses collègues tchèques au Parlement européen, Jaromir Stetina, s'est dit "très fier de figurer sur la liste".


Bonne question:

La Russie publie sa liste de bêtes noire. A quand les purges?

Quatre français figurent sur cette liste de 89 personnalités interdites de séjour en Russie. BHL dénonce «une fuite en avant d’un régime perdu par son propre autoritarisme».


Liste noire contre liste noire. La guerre froide entre l’Union européenne et la Russie se poursuit, au-delà des sanctions économiques, par une restriction de la libre-circulation des hommes. Moscou a émis vendredi une liste de personnalités politiques européennes – 89 personnes au total selon Bruxelles – ne pouvant plus entrer sur le territoire russe, en riposte aux sanctions de l’UE.


«La Russie a remis hier à plusieurs ambassades européennes une liste de personnes qui ne peuvent plus entrer sur le territoire russe», a annoncé vendredi le Premier ministre néerlandais Mark Rutte lors d’une conférence de presse. Il a précisé que deux membres du parlement néerlandais et un membre néerlandais du parlement européen figuraient sur cette liste. Libération a mis en ligne l’intégralité de la liste surson site.


Quatre Français y figurent: l’intellectuel Bernard-Henri Lévy, Henri Malosse, président du Comité économique et social européen, le patron des députés socialistes Bruno Le Roux ainsi que Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé qui vient d’obtenir la nationalité française.«Je trouve ça très drôle», a déclaré ce dernier à Reuters.


«Ça correspond au régime poutinesque, ça aurait été vraiment triste que Poutine me considère comme son ami», a-t-il ajouté, estimant figurer sur cette liste en raison de ses positions critiques envers le régime de Vladimir Poutine. «Je trouve cette histoire hautement significative», réagit pour sa part Bernard-Henri Lévy, contacté par Le Figaro, soulignant que «L’Europe sanctionne les hiérarques de Poutine, militairement et politiquement responsables d’une guerre d’agression contre l’Ukraine, qui fait des milliers de morts. Poutine répond en sanctionnant des démocrates, ennemis de cette guerre terrible, amis du peuple russe et de ses libertés.» «Il y a quelque chose qui est à la fois puéril et inquiétant dans cette démarche.», ajoute le philosophe, qui s’est personnellement engagé aux côtés des insurgés de Maïdan. «J’y vois aussi une sorte de fuite en avant d’un régime perdu par son propre autoritarisme. Et puis, aussi, une forme de punition collective infligée aux Russes eux-même, désormaos privés de contact avec des femmes et des hommes dont le seul point commun est de s’être battus, toute leur vie, pour la démocratie en Russie.», conclut-il.
Au total, 89 noms de personnalités européennes, dont ceux d’anciens chefs de gouvernement, de parlementaires et de responsables militaires détracteurs de la politique de la Russie, figurent sur cette liste.


Cette liste se veut une réaction à celle mise en place par l’Union européenne en rétorsion à l’implication russe dans la guerre civile ukrainienne. Au lendemain de l’annexion de la Crimée, les Etats-Unis et l’UE avaient en effet décidé de sanctionner plusieurs hauts responsables russes et ukrainiens. 151 personnes et 40 entreprises sont actuellement sur cette liste noire établie par Bruxelles et régulièrement mise à jour. Elles sont interdites de visa et ont vu leurs avoirs gelés. Mais contrairement à la liste de l’UE, la liste noire russe n’est pas publique, Moscou ayant demandé à ce qu’elle reste secrète, tout en faisant l’effort de la transmettre aux ambassades concernées.

La liste ici  Wink

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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Lun 1 Juin - 12:39

Vadim Korovine, un opposant russe en quête de vérité sur l’Ukraine

PORTRAIT - Le Kremlin dément toute implication militaire directe dans le conflit ukrainien. Vadim Korovine, simple militant, cherche à prouver le contraire.

« Parce que face au Kremlin, sa guerre et ses mensonges, il faut bien réagir… » Vadim Korovine, 38 ans, est un simple opposant parmi d’autres contre Vladimir Poutine. Mais une exception dans la société russe. « En quinze ans au pouvoir, le président a réussi à endormir la société civile qui, après le choc de sortie du communisme, se rassure aujourd’hui en se disant : de toute façon, rien ne dépend plus de nous… », déplore-t-il.

Lui-même a pendant longtemps été « apolitique et apathique ». Tout a changé juste avant les élections de 2011-2012, lorsqu’il a rejoint les manifestations anti-Poutine. Le mouvement d’opposition est aujourd’hui retombé. Vadim Korovine, lui, continue.


Trouver des preuves de la présence de l’armée russe en Ukraine


Et c’est sur le front ukrainien qu’il a repris le combat. Face aux affirmations officielles sur la non-participation de l’armée auprès des séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, il s’efforce avec d’autres militants de prouver le contraire.

Ils recoupent les rares et éparses données sur ce déploiement militaire à partir des témoignages envoyés sur Internet par les amis et parents de soldats partis au combat.
« À partir de ces bribes d’information, nous pouvons reconstituer la vérité », confie l’opposant, qui ne cache pas que cette activité est risquée. « Ma femme est d’ailleurs très contre… », reconnaît-il, évoquant sa fille de 5 ans.

Un cessez-le-feu qui n’est pas respecté


C’est en toute discrétion qu’il est ainsi parti à Tambov, à plus de 400 km de Moscou. En quête d’informations sur des soldats russes tués en Ukraine. « Sur les réseaux sociaux, nous avons vu des témoignages sur le sort de trois sergents en mission dans la région de Lougansk. Ils sont morts là-bas le 5 mai. C’étaient des soldats, pas des volontaires… Ils étaient en Ukraine depuis mars », assure Vadim Korovine.

Selon lui, ils appartenaient à la Direction du renseignement militaire de l’armée russe (GRU). Deux d’entre eux auraient été tués dans des échanges de tirs, le troisième dans une explosion. Un récit qui, en soi, confirme le non-respect du cessez-le-feu par les deux camps : officiellement, toutes les artilleries lourdes ont été retirées.


« La société russe a peur de s’opposer à toute vérité officielle… »


« Les trois soldats ont été rapatriés en Russie et enterrés chez eux, les 10 et 11 mai », raconte le militant qui, à Tambov, a vu la tombe d’un des trois hommes, décorée de couronnes de fleurs du ministère de la défense.

Il a brièvement parlé avec la mère du défunt qui, sous pression de la hiérarchie militaire, a finalement refusé de le rencontrer. « C’étaient des soldats sous contrat. Aujourd’hui, leurs familles ont peur de parler », regrette Vadim Korovine. « Tout comme la société russe a peur de s’opposer à toute vérité officielle… »

BENJAMIN QUÉNELLE (à Moscou)

Qu'il se méfie sérieusement:

En Russie, un programme prédira les manifestations en scrutant les réseaux sociaux

Un système visant à prévoir les mouvements de protestation fonctionne en Russie depuis fin mai. Pour l’instant, il ne contrôle que le réseau social VKontakte, mais à partir de septembre prochain, il analysera les posts publiés sur Twitter puis sur Facebook.




Le nouveau système de suivi des manifestations a été lancé en Russie le 18 mai. Baptisé Démon de Laplace, il fait référence à une expérience de pensée datant du XIXe siècle. L’auteur du projet, qui n’est pas lié au pouvoir, est Evgueni Venediktov, directeur du Centre de recherche en légitimité et contestation politique. Le politologue ne cache pas que l’idée de lancer un tel système lui est venue à la suite des protestations et des affrontements armés sur la place Maïdan à Kiev fin 2013 – début 2014, ce qui a abouti au changement du pouvoir en Ukraine.

Beaucoup de « j’aime », et les gens descendent dans les rues

Selon les créateurs du système, ce dernier est essentiellement destiné aux chercheurs et aux forces de l’ordre. Toutefois, le Démon de Laplace intéresse d’ores et déjà les représentants des protestataires. « J’ai été contacté par un homme qui s’est présenté comme chercheur, a indiqué Evgueni Venediktov. Mais j’ai vérifié sur les réseaux sociaux et j’ai découvert qu’il organisait lui-même des mouvements de protestation. »

Evgueni Venediktov ne prévoit pas de commercialiser la technologie ni d’assurer un libre-accès au système qui a été testé durant la dernière semaine. Le logiciel n’est capable de surveiller que certains groupes et pages d’utilisateurs, les données étant groupées dans une base unique par des bénévoles. Ces prochains mois, le système surveillera le réseau social russe VKontakte avant de s’attaquer à Twitter en septembre et à LiveJournal et Facebook plus tard.

« Twitter est le leader en matière de protestations dans le segment russophone, a poursuivi Evgueni Venediktov. A la différence des utilisateurs de VKontakte, ceux de Twitter ne se plient pas aux demandes du Service de contrôle des technologies informatiques et des médias d’effacer tel ou tel message et n’éliminent pas les posts à tendance extrémiste ».

D’après lui, le système suit « les anomalies de comportement » des utilisateurs, plus précisément le nombre de « j’aime » et de commentaires sous les messages. « Des études établissent clairement un lien entre la montée des protestations et l’augmentation de ces indices », a-t-il souligné.

L’apparition du nouveau système suscite la perplexité des représentants des groupes de protestation : « Il n’y a aucun besoin de nous surveiller, nous sommes ouverts et prêts au dialogue, a déclaré à RBTH Anna Stepanova, présidente de la section de RPR-PARNAS à Nijni Novgorod. Le monitorage, c’est un lien à sens unique. Les autorités obligent elles-mêmes les habitants à descendre dans les rues et provoquent une confrontation ouverte là où tout aurait pu être réglé par la négociation. »

Les autorités s’intéressent au Démon

Il existe également d’autres indices relevés par le nouveau système. Toujours selon Evgueni Venediktov, en créant les algorithmes, le Centre s’est appuyé sur les études de mathématiciens russes qui prouvent que les gens se rendront plus volontiers à un meeting s’ils se connaissent personnellement, et pas uniquement virtuellement.

« Par exemple, 80% des membres des groupes en ligne du Secteur droit (groupe nationaliste ukrainien – ndlr) se connaissent. Sur les réseaux sociaux russes, ce chiffre est pour l’instant beaucoup moins élevé et atteint seulement 15 à 20%, a-t-il fait remarquer. Plus nombreux ceux qui communiquent sur les réseaux se connaissent personnellement, plus intense est leur activité au quotidien. »

Le système surveillera trois types de groupes : orientés politiquement, de protestation sociale et les zones de débats locales réunissant les utilisateurs selon le principe géographique. Les forces de l’ordre russes surveillaient déjà l’activité de tels groupes et avaient recours, selon les experts, à des logiciels comme Semantic Archive.

« L’administration présidentielle et les ministères disposent de leurs propres systèmes et Evgueni Venediktov ne fait qu’essayer d’entrer sur ce marché lucratif », a constaté Andreï Soldatov, rédacteur du site Agentura.ru consacré aux services de renseignement. Cependant, les logiciels existants ont été mis au point pour surveiller l’information structurée, c’est-à-dire les médias. Pour traiter les réseaux sociaux, le système doit être relativement petit et orienté vers des tâches concrètes.

« Au début, mon objectif était purement scientifique : j’étudiais les processus politiques, a expliqué Evgueni Venediktov. Aujourd’hui, je comprends que le projet peut être mis au service de la société. »

Pour le moment, le Démon de Laplace n’a aucun lien avec le gouvernement, mais, d’après l’auteur du projet, les autorités russes s’y intéressent d’ores et déjà.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Lun 1 Juin - 13:54

La (bête) liste noire fait commentraire:

«Liste noire» du Kremlin : Bartolone veut emmener Le Roux en Russie

Le président (PS) de l'Assemblée, Claude Bartolone, a confirmé ce lundi que Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, fera partie de la délégation de députés qui ira en Russie en juin. Placé sur la «liste noire» du Kremlin, sa venue ira t-elle jusqu'à provoquer un incident diplomatique ?

Voilà une nouvelle qui risque de provoquer quelques crispations du côté du Kremlin. Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, placé sur la «liste noire» du Kremlin, fera bien partie de la délégation de députés pour un déplacement prévu en Russie en juin, a indiqué lundi Claude Bartolone.

Interrogé par Europe 1 sur ce déplacement, le président (PS) de l'Assemblée a répondu: «Il aura lieu avec Bruno Le Roux sur la liste des participants. Que la Russie prenne ses responsabilités». Le président de l'Assemblée conduira lui-même la délégation. «Je demanderai à Bruno Le Roux de venir. Et si les Russes n'acceptent pas, il n'y aura pas de délégation», a-t-il prévenu.

Ce voyage est prévu à l'invitation de la Douma dans le cadre des activités la Grande commission parlementaire
France-Russie, organe permanent commun à l'Assemblée nationale et à la Douma composé de parlementaires de ces deux assemblées. Problème : Moscou a émis une liste de personnalités politiques européennes - 89 au total selon Bruxelles - ne pouvant plus entrer sur le territoire russe, en riposte aux sanctions de l'UE. Et Bruno Le Roux en fait partie...

Interrogé lundi matin sur France Inter, Bruno Le Roux a lui assuré ne pas savoir pourquoi il figurait sur cette liste. «Il y a une hypothèse qui pourrait être que c'est parce que j'ai fait mon travail de président de groupe et de parlementaire français, notamment en voulant enquêter sur les relations entre la Russie et l'extrême droite française et que ça n'aurait peut-être pas plu à Valdimir Poutine», a-t-il dit.

Une enquête sur un prêt du FN auprès d'une banque russe

Le groupe socialiste a en effet demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le financement du Front national par des prêts bancaires russes. Fin septembre, le FN avait emprunté 9 millions d'euros auprès de la banque russe First Cezch Bank, expliquant que les banques françaises avaient refusé de lui prêter de l'argent. Selon Mediapart, l'association de financement Cotelec, présidée par Jean-Marie Le Pen, a reçu le 18 avril 2014 deux millions d'euros de prêts d'une société chypriote alimentée par des fonds russes qui avaient été utilisés dans le cadre du financement de la campagne des européennes du FN.

Parmi les autres français concernés par cette liste établie en réponse aux sanctions européennes qui avaient suivi l'annexion de la Crimée en mars 2014 et le conflit dans l'est de l'Ukraine : l'intellectuel Bernard-Henri Levy, l'écologiste franco-allemand Daniel Cohn-Bendit et le président du Comité économique et social européen (CESE) Henri Malosse.

Lundi, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a de son côté réagi. «Je suis même gêné pour expliquer l'absurdité d'une telle logique», a déclaré le chef de la diplomatie russe lors d'une conférence de presse, ajoutant simplement que ces interdictions visaient des personnalités qui «ont soutenu activement un coup d'Etat» en Ukraine.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mar 2 Juin - 16:24

L'hystérie dans la "grande Russie" continue:

JMJ 2016. Le patriarche Kirill décline l'invitation


Le patriarche de l'Église orthodoxe russe Kirill ne se rendra pas aux JMJ 2016 en Pologne malgré l'invitation de son homologue polonais. | Photo : Maxim Shemetov / Reuters

Le patriarche de l'Église orthodoxe russe Kirill ne se rendra pas aux JMJ 2016 en Pologne malgré l'invitation de son homologue polonais.

Le patriarche de l'Église orthodoxe russe Kirill a décliné l'invitation aux Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), prévues en été 2016 en Pologne en présence du pape François, arguant du soutien des évêques polonais à l'Ukraine, a indiqué mardi l'Agence catholique de presse KAI. 

Répondant à l'invitation adressée au patriarche de Moscou par le cardinal Stanislaw Dziwisz, l'archevêque de Cracovie, ville où auront lieu les JMJ, l'archevêque Hilarion, chargé des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a considéré cette visite « peu probable en raison du soutien des évêques polonais à la cause ukrainienne », a déclaré à l'AFP Marcin Przeciszewski, le chef de l'agence KAI proche de l'épiscopat polonais. 

Une décision que déplore l'archevêque de Cracovie
« Il est difficile de l'entendre autrement que comme un refus de venir », a estimé M. Przeciszewski. 

Dans une récente interview à la KAI, Mgr Dziwisz avait évoqué cette lettre et déploré « une occasion importante manquée pour un dialogue œcuménique »
« Le patriarche ne veut pas la saisir. Je ne le comprends pas », a déclaré l'ancien ami et secrétaire personnel du pape Jean Paul II. 

« Autrefois, le patriarcat de Moscou disait que le pape polonais constituait un obstacle au dialogue œcuménique avec le Saint-Siège. Quand il y avait le pape allemand, cela n'a abouti à rien non plus. Maintenant, on a un pape d'Argentine et le patriarcat continue à rejeter la possibilité d'une rencontre », a regretté Mgr Dziwisz. 

Rassemblement mondial avec le pape
Instaurées par le pape polonais mort en 2005, les JMJ catholiques ont lieu chaque année, mais seulement une fois tous les deux ou trois ans, elles donnent lieu à un rassemblement mondial avec le pape. 

La rencontre de jeunes pourrait réunir à Cracovie, dans le sud de la Pologne, deux millions et demi de participants du monde entier, du 25 au 31 juillet de l'année prochaine. 
Le pape François doit arriver à Cracovie le jeudi 28 et repartir le dimanche 31. Durant son séjour en Pologne il pourrait se rendre au sanctuaire marial de Czestochowa et à Wadowice, ville natale de Jean Paul II. 

Il pourrait aussi faire une « visite personnelle » à Auschwitz où, entre 1940 et 1945, l'Allemagne nazie a exterminé environ 1,1 million de personnes, dont un million de juifs de différents pays européens.
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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Mar 2 Juin - 19:57

Александр a écrit:L'hystérie dans la "grande Russie" continue:

JMJ 2016. Le patriarche Kirill décline l'invitation


Le patriarche de l'Église orthodoxe russe Kirill ne se rendra pas aux JMJ 2016 en Pologne malgré l'invitation de son homologue polonais. | Photo : Maxim Shemetov / Reuters

Le patriarche de l'Église orthodoxe russe Kirill ne se rendra pas aux JMJ 2016 en Pologne malgré l'invitation de son homologue polonais.

Le patriarche de l'Église orthodoxe russe Kirill a décliné l'invitation aux Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), prévues en été 2016 en Pologne en présence du pape François, arguant du soutien des évêques polonais à l'Ukraine, a indiqué mardi l'Agence catholique de presse KAI. 

Répondant à l'invitation adressée au patriarche de Moscou par le cardinal Stanislaw Dziwisz, l'archevêque de Cracovie, ville où auront lieu les JMJ, l'archevêque Hilarion, chargé des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a considéré cette visite « peu probable en raison du soutien des évêques polonais à la cause ukrainienne », a déclaré à l'AFP Marcin Przeciszewski, le chef de l'agence KAI proche de l'épiscopat polonais. 

Une décision que déplore l'archevêque de Cracovie
« Il est difficile de l'entendre autrement que comme un refus de venir », a estimé M. Przeciszewski. 

Dans une récente interview à la KAI, Mgr Dziwisz avait évoqué cette lettre et déploré « une occasion importante manquée pour un dialogue œcuménique »
« Le patriarche ne veut pas la saisir. Je ne le comprends pas », a déclaré l'ancien ami et secrétaire personnel du pape Jean Paul II. 

« Autrefois, le patriarcat de Moscou disait que le pape polonais constituait un obstacle au dialogue œcuménique avec le Saint-Siège. Quand il y avait le pape allemand, cela n'a abouti à rien non plus. Maintenant, on a un pape d'Argentine et le patriarcat continue à rejeter la possibilité d'une rencontre », a regretté Mgr Dziwisz. 

Rassemblement mondial avec le pape
Instaurées par le pape polonais mort en 2005, les JMJ catholiques ont lieu chaque année, mais seulement une fois tous les deux ou trois ans, elles donnent lieu à un rassemblement mondial avec le pape. 

La rencontre de jeunes pourrait réunir à Cracovie, dans le sud de la Pologne, deux millions et demi de participants du monde entier, du 25 au 31 juillet de l'année prochaine. 
Le pape François doit arriver à Cracovie le jeudi 28 et repartir le dimanche 31. Durant son séjour en Pologne il pourrait se rendre au sanctuaire marial de Czestochowa et à Wadowice, ville natale de Jean Paul II. 

Il pourrait aussi faire une « visite personnelle » à Auschwitz où, entre 1940 et 1945, l'Allemagne nazie a exterminé environ 1,1 million de personnes, dont un million de juifs de différents pays européens.
« Quand ils n'ont plus de prêtres, les dieux deviennent très faciles à vivre » [Anatole France].
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mer 3 Juin - 9:19

Un grand sage!! Wink

Contre-attaque européenne à la liste noire russe


©️ getty.

Le président du Parlement européen Martin Schulz a annoncé mardi que l'ambassadeur de Russie auprès de l'Union européenne s'est vu interdire l'accès à son Assemblée en représailles à l'interdiction faite par le Kremlin à 89 citoyens européens, critiques de la politique du Kremlin, d'entrer en Russie.

La liste noire russe a été notifiée aux diplomates européens jeudi. Elle comprend un certain nombre d'anciens ou d'actuels parlementaires européens qui ont critiqué ouvertement le président Vladimir Poutine et la position de la Russie dans la guerre en Ukraine.

"A la suite de la publication de la liste noire de personnalités politiques et de responsables européens, le président du Parlement européen, Martin Schulz, a informé ce jour l'ambassadeur russe auprès de l'UE que dans la mesure où les autorités russes n'ont pas réussi à garantir la transparence de leurs décisions (...) il estime qu'il est maintenant justifié de réagir par des mesures appropriées", a souligné le bureau du président du parlement de l'UE.

Par conséquent, M. Schulz a déclaré que l'institution allait "restreindre l'accès du Parlement à l'ambassadeur russe ainsi qu'à une autre personnalité russe", dont l'identité n'a pas été dévoilée. De plus, le Parlement européen "suspend ses engagements vis-à-vis de la Commission parlementaire de coopération UE-Russie et va examiner au cas par cas les demandes de visite au Parlement européen déposées par des députés russes".

Le communiqué de M. Schulz fait suite à la demande du groupe des Verts du Parlement européen d'ouvrir un débat sur les interdictions de voyages émises par les autorités russes, considérant qu'il s'agit "d'un coup dur porté aux relations UE-Russie, même si ce n'était pas une surprise".




Réaction russe à cette décision:



Russian foreign ministry: There is nothing for our ambassador to do at the European parliament
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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Jeu 4 Juin - 13:19

Le président russe Vladimir Poutine sera reçu le 10 juin au Vatican par François, pour la deuxième fois depuis l'élection du pape argentin, a indiqué jeudi un porte-parole du Vatican.

"Le président Poutine se rendra au Vatican pour rencontrer le pape dans l'après-midi du mercredi 10 juin", a indiqué le porte-parole adjoint, le père Ciro Benedettini, alors que l'est de l'Ukraine connaît une nouvelle flambée de violences.

En novembre 2013, le président russe s'était déjà rendu au Vatican pour rencontrer le nouveau pape.

Le Kremlin avait annoncé le 1er juin que M. Poutine prévoyait de se rendre dans les prochains jours à Milan, où se tient actuellement l'Exposition universelle.

La visite du chef de l'Etat russe au Vatican se produira dans un contexte de tensions toujours vives entre Moscou et les Occidentaux dues à la crise ukrainienne.

Le Saint-Siège et le pape ont appelé les Ukrainiens --partagés entre orthodoxes et catholiques uniates rattachés à Rome-- à se réconcilier.

Mais le Vatican est resté prudent dans cette crise, Jorge Bergoglio fustigeant une "guerre entre chrétiens". Le Vatican a été critiqué avec amertume par les catholiques uniates pour son absence de condamnation directe de la politique russe en Ukraine.

Les relations entre Moscou et les Occidentaux sont au plus bas depuis la Guerre froide, après l'annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014 puis l'explosion d'un conflit armé dans l'Est de l'Ukraine entre forces ukrainiennes et séparatistes prorusses.

Ce conflit connaît depuis mercredi une recrudescence, les autorités ukrainiennes accusant les séparatistes pro-russes dans l'est du pays d'avoir lancé une "offensive majeure". Cette flambée de violences a fait au moins 24 morts au cours des dernières 24 heures.

L'armée papale mobilisée Laughing
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Jeu 4 Juin - 14:41

S'il pouvait lui (re)mettre les idées en place . . . Wink
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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Jeu 4 Juin - 15:59

Caduce62 a écrit:L'armée papale mobilisée Laughing

Jean-Paul 2, chef "militaire" d'une armée de 2 compagnies de gardes pontificaux armés de hallebardes du 16e siècle, a réussi à faire tomber le régime Soviétique de Gorbatchev en 1991, qui s'appuyait sur des milliers de têtes nucléaires et 40.000 chars...
Alors tu sais, tout est possible en ce bas-monde !!!
Homme de peu de foi Evil or Very Mad Pour ces propos blasphématoires, tu croupiras définitivement dans la géhenne éternelle Twisted Evil
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Message  Matt le Jeu 4 Juin - 22:32

Amen!!  Laughing

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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Jeu 4 Juin - 23:27

Une réponse pour les incultes:   Wink

Pourquoi Vladimir Poutine revient-il voir le pape François ?


Le Vatican a confirmé jeudi la deuxième visite du président russe en moins de deux ans. Elle aura lieu le 10 juin prochain.


Vladimir Poutine va rencontrer le 10 juin le pape François pour la seconde fois en moins de deux ans. Le président russe profite de sa visite à l'exposition universelle de Milan pour faire un crochet par Rome, venir saluer le président italien, Sergio Mattarella et surtout se rendre au Vatican. Il aurait pu ne pas solliciter d'audience papale puisqu'il a déjà vu François, le 25 novembre 2013.

Il est clair que le dossier ukrainien sur lequel la Russie est isolée, sera au centre des conversations. Le président Poutine apprécierait-il l'attitude du Pape qui a condamné la violence en Ukraine tout en ménageant relativement Moscou?

Le Saint-Siège espère toujours en effet une réconciliation entre les Ukrainiens. Il pousse les catholiques uniates de liturgie «orthodoxe» mais rattachés à Rome - plutôt déçus d'ailleurs par cette politique du Pape - à tendre la main aux orthodoxes, eux-mêmes divisés en pro et contre-russe.

Au-delà de ce dossier complexe, la diplomatie du Vatican sait aussi devoir compter avec la Russie pour apporter un pierre à la résolution de la crise du Moyen-Orient et de la Syrie en particulier. Le pape François - ce fut l'un de ses premiers grands actes diplomatiques - n'a-t-il pas écrit en septembre 2013 au président Poutine, alors président du G20, pour demander son implication pour une résolution diplomatique de la crise syrienne? La Russie fut sensible à cet égard du Pape. Elle a toujours surveillé de près cette région pour ses intérêts stratégiques mais également en vertu d'une tradition de protection des lieux saints orthodoxes chrétiens.

Les deux hommes enfin, savent que tout rapprochement œcuménique entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe russe passera par de bonnes relations entre le Vatican et le Kremlin même si cela doit demander encore des années. A la clé de cette longue course de patience, il y a un voyage du Pape à Moscou! Le projet fait toujours rêver au Saint-Siège même si la priorité actuelle du Pape demeure la Chine et Pékin.

En attendant, ce rendez-vous illustre la nouvelle donne de la diplomatie du Vatican: elle a retrouvé une crédibilité inédite grâce à la personnalité du pape François. Son implication personnelle dans les dossiers et auprès des chefs d'Etat - qu'il aborde de façon très directe, sans protocole comme il l'a montré entre Israéliens et Palestiniens ou entre Américains et Cubains - peut stimuler des rapprochements inattendus et faire tomber des murs réputés immuables. C'est sans doute l'un des hauts potentiels de «la culture de la rencontre» qui anime le pape François.

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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Jeu 4 Juin - 23:53

Krispoluk a écrit:
Caduce62 a écrit:L'armée papale mobilisée Laughing

Jean-Paul 2, chef "militaire" d'une armée de 2 compagnies de gardes pontificaux armés de hallebardes du 16e siècle
Outre le maniement historique de la hallebarde règlementaire, les gardes suisses sont entraînés à l'utilisation du pistolet Sig-Sauer P226 et du fusil d'assaut SIG-55015, de vaporisateurs au poivre Rolling Eyes , ainsi qu’aux sports de combat. Laughing
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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Ven 5 Juin - 1:38

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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Ven 5 Juin - 10:37

Caduce62 a écrit:
Krispoluk a écrit:
Caduce62 a écrit:L'armée papale mobilisée Laughing

Jean-Paul 2, chef "militaire" d'une armée de 2 compagnies de gardes pontificaux armés de hallebardes du 16e siècle
Outre le maniement historique de la hallebarde règlementaire, les gardes suisses sont entraînés à l'utilisation du pistolet Sig-Sauer P226 et du fusil d'assaut SIG-55015, de vaporisateurs au poivre Rolling Eyes , ainsi qu’aux sports de combat. Laughing

Les vaporisateurs au poivre c'est pour faire pleurer devant les caméras les spectateurs du premier rang quand le pape prononce sa bénédiction Urbi et Orbi (grosse émotion !) Laughing Laughing Laughing

Bon, l'entrevue et la poignée de mains entre le Pape François et le Guébiste ça va être un grand moment médiatique : l'Archange du Mal serrant la main de l'Archange du Bien Smile

Pour les reconnaître c'est facile, il faut se repérer par rapport à la couleur des vêtements Laughing Laughing Laughing
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Ven 5 Juin - 11:04

Tout va bien dans la grande et sainte Russie:

Russie: il est "prématuré" de dire que la crise est passée (banque centrale)

Moscou (awp/afp) - Il est trop tôt pour déclarer la crise terminée en Russie comme pour baisser les taux plus franchement, a mis en garde jeudi la présidente de la banque centrale Elvira Nabioullina au moment où un regain de violences en Ukraine affaiblit de nouveau le rouble.

"Il est prématuré de dire que tous les phénomènes de la crise sont passés", a affirmé la patronne de la Banque de Russie, citée par les agences russes lors d'un congrès bancaire à Saint-Pétersbourg (nord-ouest).

"Les risques se sont atténués, mais ils restent les mêmes, et nous devons nous en rendre compte", a-t-elle insisté. "Si le système financier (...) s'est adapté aux nouvelles conditions" économiques, "on ne peut pas le dire sur l'économie dans son ensemble".

La crise ukrainienne, à l'origine de sanctions occidentales sans précédent contre l'économie russe, et l'effondrement du marché pétrolier l'an dernier, ont déjà plongé la Russie dans la crise monétaire fin 2014, transformée actuellement en profonde récession.

Sur ces deux fronts, une certaine stabilisation avait permis au rouble de se reprendre nettement au printemps, faisant dire aux autorités russes que le pire des difficultés était passé.

Mais la monnaie se trouve de nouveau ébranlée par un regain de faiblesse du marché pétrolier et surtout une intensification des combats en Ukraine: Kiev accuse les rebelles prorusses d'avoir violé les accords de paix signés à Minsk en février en lançant une offensive d'ampleur.

Après une dégringolade mercredi, le rouble a de nouveau cédé du terrain. L'euro montait vers 14H45 GMT/16h45 HEC à 62,94 roubles contre 61,15 la veille, évoluant à ses plus hauts niveaux depuis fin mars, et le dollar à 55,88 roubles contre 54,30 roubles.

"La sujet de la guerre a de nouveau émergé après trois mois et demi de relatif silence et trois jours avant un sommet du G7", ont relevé les analystes de la banque VTB Capital.

En soi, l'affaiblissement de la monnaie n'est pas vu d'un mauvais oeil par les autorités qui redoutaient un rebond trop vif de nature à pénaliser la compétitivité de l'industrie. Mais son décrochage violent fait craindre une nouvelle spirale infernale.

RISQUE DE 'DÉSTABILISATION'

Le rebond du rouble au printemps a permis à la banque centrale de ramener son taux directeur, fixé en décembre au niveau extrême de 17% pour défendre le rouble, à 12,5%. Un nouvel assouplissement est attendu lors de la prochaine réunion le 15 juin mais de nombreux acteurs économiques, banques en tête, voudraient la voir agir plus vite.

Un tel scénario est accrédité par la décrue de l'inflation en mai pour le deuxième mois de suite, à 15,8% en taux d'annuel, après un pic à près de 17% en mars.

"Un abaissement trop rapide pourrait conduire à une nouvelle déstabilisation du marché des changes et à une nouvelle poussée d'inflation", a averti Mme Nabioullina.

Si l'inflation ralentit, l'activité économique se dégrade, après avoir subi au premier trimestre sa première contraction depuis 2009 avec une baisse de 1,9% du produit intérieur brut sur un an.

Le ministre de l'Economie Alexeï Oulioukaïev a jugé mercredi qu'il faudrait attendre la fin du troisième trimestre pour voir la courbe s'inverser.

"Les conditions extérieures restent assez défavorables", a souligné de son côté Mme Nabioullina. "Bien sûr, les prix du pétrole ont augmenté (...), mais même compte tenu de leur stabilisation, ils seront une fois et demie inférieurs à la moyenne enregistrée ces cinq dernières années", a-t-elle estimé.

"Les prix des autres marchandises russes destinées traditionnellement à l'exportation baissent aussi. Donc, il ne faut pas compter sur l'exportation" pour renflouer l'économie russe, a-t-elle souligné.

Selon les estimations de la banque centrale, les pertes des revenus d'exportation pour la Russie devraient se situer entre 150 et 170 milliards de dollars par an par rapport au niveau habituel, a précisé Mme Nabioullina.


Des Européens bannis de Russie, et alors?

Une fois n’est pas coutume, cette chronique aujourd’hui va vous livrer un scoop. Accrochez-vous, figurez-vous que le président russe Vladimir Poutine n’aime pas que les Européens lui donnent des leçons. Voilà c’est mon scoop.
Je vous vois un peu déçu par ce "scoopeke " mais visiblement pour certains Européens, c’est une vraie révélation. Les voilà scandalisés parce que Vladimir Poutine a établi une liste de 89 Européens interdits de territoire russe, une mesure de représailles après la liste de 150 Russes et Ukrainiens interdits de sol européen, soupçonné de soutenir la guerre en Ukraine.

 Bien sûr il n’y a aucune comparaison possible entre des hommes et des femmes simplement pas d’accord avec la politique menée par la Russie, et des hommes et des femmes soupçonnés de soutenir activement une guerre qui a déjà fait plus de 6000 morts. Rien à voir, cela va de soi.

 Mais disons que cette décision russe a surtout l’importance que les Européens lui ont donnée.

 D’abord les principaux concernés.. interdits de territoire russe, oui, bon, c’est un peu rude mais ils n’étaient pas les seuls à se rendre sur place pour soutenir les démocrates russes et ukrainiens, d’autres prendront le relais.

Listes noires très prudentes

Disons le franchement, et avec tout le respect nécessaire pour les bannis, la Russie ne s’est pas attaquée à ce que l’on pourrait appeler les têtes de l’Union, le Polonais Donald Tusk aujourd’hui président du conseil européen, par exemple, n’a jamais caché son soutien total aux Ukrainiens, ni ses accusations répétées à l’égard du régime russe. Même constat pour certains dirigeants européens, la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite notamment.


 Et la réponse du parlement européen, empêcher l’ambassadeur russe d’avoir accès librement au Parlement européen montre bien que tout ceci n’est que symboles.


 La Russie comme les européens d’ailleurs utilisent ces interdictions de territoire comme des sanctions très politiques disent-ils mais en se gardant bien de viser les personnes avec qui il faudra un jour négocier, en Russie comme dans l’Union européenne.



Et la gentille tentative de Vladimir Poutine de diviser les Européens en visant certains pays et pas d’autres ne bouleverse pas les Européens qui n’ont pas besoin du président russe pour savoir qu’ils n’ont ni la même histoire ni les mêmes relations avec la Russie.

 En attendant, les bannis vivent leur heure de gloire, le méchant Vladimir Poutine les a mis sur liste noire, ce qui équivaut presque à un brevet de démocratie.

 En attendant, la guerre en Ukraine reprend de plus belle, les sanctions économiques et symboliques contre Moscou pour le moment n’ont aucun effet sur l'implication russe en Ukraine et personne ne voit comment sortir de la crise ukrainienne.

Et là je vous donne un autre scoop, ça fait 6 mois que Donald Tusk nous annonce une vraie discussion stratégique sur la relation avec la Russie et ça fait 6 mois que les Européens qui réclament cette discussion se comptent sur les doigts d'une main.

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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Ven 5 Juin - 12:51

Александр a écrit:
Et la gentille tentative de Vladimir Poutine de diviser les Européens en visant certains pays et pas d’autres ne bouleverse pas les Européens qui n’ont pas besoin du président russe pour savoir qu’ils n’ont ni la même histoire ni les mêmes relations avec la Russie.

  En attendant, la guerre en Ukraine reprend de plus belle, les sanctions économiques et symboliques contre Moscou pour le moment n’ont aucun effet sur l'implication russe en Ukraine et personne ne voit comment sortir de la crise ukrainienne.

Et là je vous donne un autre scoop, ça fait 6 mois que Donald Tusk nous annonce une vraie discussion stratégique sur la relation avec la Russie et ça fait 6 mois que les Européens qui réclament cette discussion se comptent sur les doigts d'une main.

Anne Blanpain

Commentaires perso :
Elle est pas mal cette Anne Blanpain, elle est Belge ? Smile 
- Les sanctions économiques ça met du temps à produire ses effets et les effets sont cumulatifs, amènent le pays qui les subit à tomber dans une spirale descendante infernale ! A suivre dans la durée...
- Donald Tusk, oui, il est plein de bonne volonté et il soutient à 100% l'Ukraine mais hélas les préoccupations immédiates des autres pays européens sont différentes, cf : GB, Italie, Espagne, ils n'en n'ont rien à foutre de l'Ukraine, sans compter la Grèce pro-moskale...
A part les pays baltes et les autres limitrophes de l'Ukraine, ça reste pour les autres un dossier lointain ! Rendons hommage quand même à Merkel et Hollande qui font ce qu'ils peuvent pour tenter de résoudre le problème...
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Ven 5 Juin - 13:06



Journaliste à la télévision nationale (RTBF)

Les plus farouches défenseurs de l'Ukraine dans l'UE sont les plus "menacé" par la Russie: Pays Baltes, Pologne et quelques autres ex CCCP.
Mais les choses changent . . . doucement.
Même Cameron commence à soutenir l'Ukraine (c'est tout dire).
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mar 9 Juin - 9:47

Surprenant vous avez dit? Alors que les Lada sont TOUJOURS à la traine

WTCC Moscou : un coup Citroën, un coup Honda et Lada en vedette !

Si Citroën et Honda ont chacun gagné une manche en Russie, les Lada ont clairement brillé sur leurs terres... Photo FIA WTCC

C'est à un meeting politiquement correct que l'on a assisté à Moscou sur le front du Championnat du Monde des Voitures de Tourisme. Avec comme de bien entendu une domination des Citroën C-Elysée lors de la Course 1, le poleman Yvan Muller conservant le meilleur sur son champion d'équipier Jose Maria Lopez. C'est Gabriele Tarquini (Honda) qui complétait le premier podium, ce qui était plutôt prometteur pour la suite. Que dire alors de Rob Huff, dont la Lada se sentait visiblement très bien sur le circuit russe (un hasard, sans doute...) ? Le Britannique se classait 4ème devant Ma Qing Hua (Citroën), Tom Chilton (Chevrolet) et Tiago Monteiro (Honda). Modeste 9ème place pour Sébastien Loeb (Citroën). 
 
Scénario totalement différent en seconde manche, avec une grille de départ artificielle permettant à Tiago Monteiro de partir depuis la pole position et de conserver l'avantage sur... Rob Huff, décidément épatant dans la patrie de Lada. Norbert Michelisz complétait le succès de Honda en décrochant le bronze devant le nouveau pilote Lada, Nicky Castburg. Ce dernier a néanmoins croisé sur sa route la Honda de Tarquini... qui a fini dans le mur ! Et les Citroën dans tout ça ? Ma Qing Hua se classait 5ème, Yvan Muller 6ème et Sébastien Loeb 7ème. Après avoir volé le départ, Lopez héritait d'une pénalité qui le laissait hors des points. 
 
Conséquence : Muller revient à 35 points de Lopez au championnat, tandis que Loeb perd progressivement du terrain. Prochaine joute en Slovaquie dans deux semaines. (Vincent Franssen)

Au championnat:

ARG
MAR
HUN
GER
RUS
SVK
FRA
PRT
JPN
CHN
THA
QAT
Total
QR1R2QR1R2QR1R2QR1R2QR1R2QR1R2QR1R2QR1R2QR1R2QR1R2QR1R2QR1R2
1Citroën9434394343943279434394318434
2Honda5272752725427435272742540318
3LADA1001181221001101822030125
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mar 9 Juin - 12:47

Guardian: Patriotism, propaganda and parmesan: what do Muscovites really think? 

In the wake of the Ukraine crisis, the recession and sanctions, everyone in Moscow agrees life is changing dramatically – but that's where the agreement ends

We asked four Muscovite families for their unvarnished opinions.

When asked how sanctions and counter-sanctions have changed their lives, some middle-income Moscow residents start with the cheeses they are missing – products that have disappeared from shelves since Russia imposed a ban on European cheese, and selected other food products, in response to EU and US sanctions.

Conversation can often turn to the merits of gorgonzola, camembert and parmesan, and the defects of their disappointing Russian equivalents.

The shadow of the conflict in Ukraine still lingers over Moscow, making life harder for its residents in many ways – some of them momentous, including unemployment and acute financial problems; others no more than minor irritations. But everyone here agrees life has changed – both in a practical sense and in terms of people's moods.

Surgeon Dmitry Ravilevich, 31, gives me a tour of the local supermarket in his home town of Noginsk, on the outskirts of eastern Moscow. Three fridge units that used to stock European cheeses and yoghurts are now full of 17 Russian varieties – there's no shortage here.

"We used to have Polish apples, now we have apples from Asia. You can't taste any difference," Ravilevich says. Full story 

Ben tiens, sont trop lobotisé!!
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Message  Александр le Mer 10 Juin - 8:29

En quête d'une oreille attentive, Vladimir Poutine rencontre le pape François

Champion d'un modèle alternatif au modèle occidental, reposant en grande partie sur des valeurs conservatrices et fustigeant par exemple le mariage gay, Vladimir Poutine espère trouver avec le pape François un interlocuteur à l'écoute au moment où l'ensemble des capitales occidentales le boudent.

Il a boycotté le G7 en Allemagne mais le président russe Vladimir Poutine, isolé sur la scène internationale, va chercher au Vatican une oreille attentive auprès du pape François mercredi. Il sera notamment question de la situation en Ukraine et au Moyen-Orient, selon des sources proches du Saint-Siège. L rendez-vous devrait avoir lieu vers 15 heures après la visite du dirigeant russe au pavillon de son pays à l'Expo-2015 à Milan. 
Il n'a surtout pas été invité!

Champion d'un modèle alternatif au modèle occidental, reposant en grande partie sur des valeurs conservatrices et fustigeant par exemple le mariage gay, Vladimir Poutine espère trouver avec le pape François un interlocuteur à l'écoute au moment où l'ensemble des capitales occidentales le boudent. Il l'avait déjà trouvé en 2013. François lui avait alors écrit, en tant que président du G20, pour plaider pour une solution diplomatique et contre une intervention militaire extérieure dans le conflit syrien. Une attitude qui avait satisfait le chef du Kremlin.

"Poutine veut sortir de son statut de paria"

"Poutine veut sortir de son statut de paria. Et il espère que cela marchera avec le pape", estime ainsi Boris Falikov, du Centre d'études des religions de l'Université en sciences humaines de Moscou, cité par l'AFP. "Mais le calcul de Poutine est mauvais: depuis il y a eu l'annexion de la Crimée, l'invasion de l'est de l'Ukraine", explique-t-il. En Ukraine, les rebelles sont en majorité des orthodoxes rattachés au patriarcat de Moscou et se battent contre d'autres orthodoxes et contre les grecs-catholiques (uniates) rattachés à Rome.
  
Le 25 novembre 2013, le chef de l'Etat russe, qui se présente en fervent orthodoxe, ami de l'Eglise russe, avait déjà été reçu par le nouveau pape. Depuis lors, la guerre civile syrienne est devenu incontrôlable, et le conflit ukrainien a placé le Vatican et le pape face à un nouveau défi, illustrant l'étroitesse de leur marge de manoeuvre.
  
Le Vatican prudent sur la question ukrainienne

Le Saint-Siège et le pape n'ont cessé d'appeler les Ukrainiens à se réconcilier et à cesser une guerre entre "frères" chrétiens. Mais le Vatican est resté très prudent dans cette crise. Le pape est critiqué avec amertume à Kiev par les catholiques uniates pour son absence de condamnation directe de la politique russe en Ukraine. Car pour le Saint-Siège, le dialogue entamé depuis des décennies entre le Vatican et le patriarcat russe, la branche la plus importante de l'orthodoxie, est aussi un enjeu.
  
Les deux Eglises avaient fait un bout de chemin l'une vers l'autre suffisant pour que soit envisagée une visite du pape François à Moscou. Un tel déplacement aurait constitué un événement historique puisqu'aucun pape ne s'est rendu en Russie depuis la séparation des Eglises d'Orient et d'Occident lors du "schisme" de 1054. 

La crise en Ukraine a marqué un brusque coup de frein dans ce dialogue, et les orthodoxes ont marqué leur mécontentement à l'égard des catholiques par divers gestes. Le patriarche de l'Eglise orthodoxe Kirill a par exemple décidé de décliner l'invitation aux Journée mondiales de la jeunesse (JMJ) en 2016 de Cracovie en Pologne très catholique, ferme soutien de Kiev. 

Le mariage gay et la Chine au menu

Vladimir Poutine pourra faire valoir au pape que la Russie reste fidèle à son rôle traditionnel depuis le 19ème siècle de protecteur des chrétiens d'Orient, catholiques ou orthodoxes, en défendant des régimes comme le régime de Bachar al-Assad qui les a toujours protégés.
  
Selon le vaticaniste Giuseppe Rusconi du site conservateur Rossoporpora, il y aurait aussi "une convergence entre la Russie et le Vatican pour défendre les valeurs non négociables", par exemple le refus de la légalisation du mariage gay. L'Eglise russe ne cesse fustiger la "décadence" de l'Occident. Le Saint-Siège peut aussi trouver un allié dans la Russie pour sa tentative de longue haleine de se rapprocher de la Chine, estiment certains observateurs qui suivent le Vatican.

Il risque bien de, là aussi, se faire "remonter les bretelles". Laughing

Une autre "approche":

Russie: Poutine en Italie et au Vatican pour rompre son isolement diplomatique 

Mais ça ressemble fort au premier article. Wink
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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Mer 10 Juin - 11:54

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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mer 10 Juin - 12:09

Les russes qui parcourent le forum vont être contents. Mad  Laughing

Accueil du guébiste à Rome:

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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mer 10 Juin - 13:54

Dialoguer avec Poutine

On ne fera pas plier la Russie en l’ostracisant

Vladimir Poutine n’est pas un démocrate, et un certain nombre de journalistes russes ont payé de leur vie cette vérité. C’est un homme capable de cynisme, jouant de la brutalité comme du populisme, et dénué d’empathie, à l’image de Sergueï Lavrov, son formidable ministre des Affaires étrangères. Vladimir Poutine est un homme dangereux, très loin de l’image de l’ancien officier du KGB au front bas que l’on nous sort à toute occasion ; un joueur d’échecs doublé d’un judoka, c’est-à-dire un redoutable tacticien, et un opportuniste déterminé. Le dirigeant du plus vaste pays du monde, qui n’hésite pas à passer à l’acte quand il le juge opportun.

Toutes ces évidences devraient nous pousser à chercher à comprendre les racines de la crise en Ukraine. Parce qu’il s’agit d’une crise grave, une crise devenue une guerre aux portes de l’Europe, une guerre tectonique, et qu’on ne peut faire face à un danger tectonique à l’aide d’idées reçues, de préjugés au rabais, ou de peur refoulée.

L’’attitude occidentale face à la Russie dans la crise ukrainienne manifeste un mélange de peur refoulée et de sidération.  La détestation unanime de Poutine, le rejet de sa personne comme de la moindre de ses décisions, surgissent de la peur qu’il nous inspire, peur que nous ne lui pardonnons pas. Parce que la Russie, qui reste, bien qu’on ait voulu l’oublier, une grande puissance militaire, passe à l’acte. Pas au loin, en Asie centrale ou en Afrique, mais tout près, en Géorgie en 2008, en Crimée puis dans le Donbass en 2014, et demain… Et cela nous sidère, nous qui avions prévu de ne plus connaître le danger, la menace, la brutalité des armes, la violence du monde. Nous l’avions prévu, nous faisions depuis si longtemps comme si la guerre, la vraie, celle qui peut nous atteindre, n’existait plus, et nous avions pris l’habitude de nous payer de mots puis, quand elle s’approchait, de la contenir dans un enclos de barbarie gardé par des casques bleus, comme pendant la longue guerre en ex-Yougoslavie. Mais la guerre en ex-Yougoslavie n’impliquait sur le terrain aucune grande puissance militaire en tant que telle… Et voilà que ce que nous n’avions pas prévu vient s’inviter à nouveau dans notre histoire.

Nous voilà donc sidérés et apeurés, et nous avons cherché à rejeter cette peur en rejetant en bloc les motivations de ceux (et surtout de celui), qui sont passés à l’acte. La peur n’est pas illégitime, mais elle doit nous servir. À aiguiser notre lucidité, d’abord. Pour comprendre ce qui se passe réellement. Pour ne pas subir le conflit et ses conséquences. Poutine est devenu, dans l’esprit de beaucoup de commentateurs, l’arbre qui cache la forêt. Mais derrière Poutine, c’est la Russie que nous devons percevoir (85% de l’opinion publique russe lui est favorable, selon un sondage de février 2015 auprès des Russes), dans ses sentiments (eh oui, les sentiments ont leur importance en géopolitique), ses raisons et ses intentions. Quels sont-ils ?

En premier lieu, l’attachement viscéral, historique, culturel, à l’Ukraine.  La nation russe s’est construite, dès le 9ème siècle, autour de Kiev, là où les Slaves de l’Est se rassemblent dans un état appelé Rus, autour de leur premier prince. Depuis l’Ukraine (qui signifie « marche ») a toujours été un « vassal naturel » des empires russe et soviétique. Les Russes vivent toute velléité de faire basculer l’Ukraine dans l’Union Européenne, ou, pire, l’OTAN, comme un arrachement et une injure insupportables. On peut contester ce sentiment, mais l’ignorer (ou feindre de l’ignorer) est une erreur et une faute, car il est réel, partagé par la majorité de l’opinion publique russe, bien au-delà de la personne de Poutine.

L’envers de cet attachement est la mémoire de la Seconde guerre mondiale. Les Russes n’ont pas la mémoire courte. Eux n’ont pas oublié de quel côté s’étaient placés beaucoup d’Ukrainiens. Disons-le simplement : du côté nazi. Il y a des raisons historiques à cela (notamment les famines organisées par les pouvoirs soviétiques), et il est exact que la propagande russe a surjoué la présentation des révoltés de Maïdan comme une armée de néo-nazis. Tous ceux qui ont affronté alors les forces de sécurité à Maïdan n’étaient pas des néo-nazis, et de nombreux démocrates ukrainiens ont pris des risques là-bas. Mais les partis néo-nazis ukrainiens, et en particulier « Svoboda » ont joué un rôle moteur et décisif dans la « révolution » de Maïdan. Les médias occidentaux n’ont pas tellement montré leurs brassards dont l’emblème hésite entre l’insigne SS et une svastika relookée… Cela aurait dû  interroger ceux qui voulaient à tout prix que l’Ukraine se précipite vers l’Union européenne, sur la question de savoir si nous sommes vraiment sûrs que la majorité de l’opinion publique ukrainienne partage le cœur de valeurs humanistes censé constituer le fondement moral de cette Union. Rappelons, pour mémoire, que c’est en Ukraine que le nombre de victimes de la « Shoah par balles » est le plus élevé. Près d’un million et demi d’hommes, femmes et enfants qui ont été fusillés et enfouis dans des fosses, partout sous le sol ukrainien, avec le concours de supplétifs ukrainiens, et l’assistance de la population ukrainienne. Or, il n’y a en Ukraine aucun travail de mémoire véritable sur cet épisode de l’histoire assez récente du pays. Ni les autorités, ni l’opinion publique, ne semblent accorder d’importance aux événements monstrueux qui s’y sont déroulés. Le seul monument existant à ce jour du massacre de 34 000 hommes, femmes et enfants en deux jours les 29 et 30 septembre 1941 au ravin de Babi Yar, à la sortie de Kiev, ne mentionne même plus, à ce jour, que ces victimes ont été assassinées pour le seul fait d’être juives.  Les Russes, qui ne sont pas exempts, loin de là, d’antisémitisme actif, n’ont pas oublié qu’ils trouvèrent des Ukrainiens en face d’eux, à Stalingrad et ailleurs, quand ils combattaient les nazis. Nous devons nous aussi retrouver la mémoire pour comprendre ce qu’ont vu les Russes au moment de Maïdan quand ils ont regardé certains brassards ukrainiens.

Ayons aussi à l’esprit l’importance historique et stratégique de la Crimée, dont le référendum d’autodétermination de mars 2014, aboutissant à la réunification avec la Russie, n’est pas reconnu par la communauté internationale. La Crimée a été conquise par la Russie en 1774 sur les Tatars. Si ce n’est pas une terre russe depuis les temps immémoriaux, c’est un symbole d’une l’histoire impériale, renforcée par la farouche résistance soviétique lors du siège de Sébastopol du 30 octobre 1941 au 4 juillet 1942. Et ce d’autant plus que c’est à Yalta, sur la côte sud-est de la Crimée, que Staline partagea le monde avec Roosevelt et Churchill, en février 1945. Sébastopol, par ailleurs, qui abrite la flotte de la mer noire et détermine ainsi l’accès aux mers chaudes par le Bosphore de la Russie, ne peut pas être perdu, ou simplement vulnérabilisé. Tout pays a ses impératifs géostratégiques. Refuser de le comprendre relève de la mauvaise foi, qui n’est efficace en géopolitique qu’à très court terme.

La mémoire du Kosovo et de sa déclaration unilatérale d’indépendance du 17 février 2008, soutenue et préparée par les grands pays européens et les Etats-Unis, et validée par les Nations Unies. Barak Obama a eu beau déclarer que le Kosovo et la Crimée n’ont rien à voir, le fait est… que si. Et les Russes n’ont, encore une fois, ni oublié, ni pardonné. Souvenons-nous de la déclaration de Dmitri Rogozine, représentant de la Russie auprès de l’Otan, qui avait menacé, après la déclaration d’indépendance du Kosovo et sa reconnaissance par plusieurs pays européens : « Si aujourd’hui l’Union européenne adopte une position unie (sur la reconnaissance du Kosovo) ou si l’Otan dépasse son mandat au Kosovo, ces organisations vont défier l’Onu et nous allons alors, nous aussi, partir du fait que nous devons utiliser une force brutale qu’on appelle une force armée, pour qu’on nous respecte ».

Il faut ajouter ensuite la cohérence à la lucidité. Et les commentateurs occidentaux ont pêché par incohérence sur l’affaire de la Crimée. Viktor Ianoukovitch n’est plus le président légitime, avait-on dit. Fort bien, pourquoi pas, l’homme était une caricature d’autocrate corrompu et répressif. Mais il était le dirigeant légitime, du point de vue constitutionnel, de l’Ukraine. On pouvait choisir de dire que la constitutionnalité n’était plus la source essentielle, au regard des évènements, de la légitimité en Ukraine. Mais alors, elle ne l’était plus non plus en Crimée, partie de l’Ukraine, et l’on ne pouvait y refuser à sa population en majorité russophone le référendum sur le rattachement à la Russie, au seul prétexte qu’il était inconstitutionnel. C’était tout simplement incohérent. Par ailleurs, la majorité de nos intellectuels et commentateurs des affaires du monde soutiennent, depuis des décennies, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.  Alors pourquoi pas en Crimée ? En vérité, nous ne nous sommes plus souciés de cohérence, parce que la détestation de Poutine, qui nous fait peur (avec juste raison) nous pousse à chercher, inconsciemment à le « faire disparaître » en rejetant tout ce qui apparaît comme venant de sa décision. Mais les Russes, eux, sont cohérents, et Poutine ne va pas disparaître rapidement.

Il restait enfin, s’agissant des décideurs politiques français, à être conséquents. Après de longues hésitations où l’on a visiblement espéré pouvoir ménager la chèvre et le chou, il faut reconnaître que cela a été, à minima, fait. Plus question, quel qu’en soit le coût financier et social, d’honorer l’accord franco-russe signé en 2011 (après l’invasion russe de la Géorgie…), prévoyant la vente à la Russie de deux BPC (bâtiment de projection et de commandement) de la classe Mistral. La vente de ces bâtiments aurait renforcé les capacités de projection de la Russie, et elle impliquait par ailleurs le transfert de certaines technologies militaires sophistiquées… Cela laissera plus à penser aux Russes que nos déclarations, et nos gesticulations aériennes de 2014 en Pologne et dans les pays baltes (envoi de Rafale et de Mirage 2000 pour « patrouiller »). Patrouiller quoi, d’ailleurs ? Qui a pu croire que nous allions engager l’aviation russe pour la Crimée ou l’Ukraine, laquelle n’est pas membre de l’Otan, et donc pas liée à nous par le pacte de défense mutuelle ?

Alors que la situation dans l’est de l’Ukraine, s’aggrave de nouveau, avec des affrontements à l’arme lourde et des dizaines de morts qui désagrègent un peu plus l’accord de cessez-le feu de Minsk, il faut cesser de se payer de mots. Entre la sidération et la gesticulation, il reste une troisième voie : comprendre ce que ressentent, pensent et veulent les Russes sur l’affaire ukrainienne. Y répondre clairement, sans préjugés ni caricature, en leur signifiant que nous comprenons leur position, même si nous la contestons. Leur dire que nous estimons qu’ils sont dangereux, quelles que soient leurs raisons, ce qui ne fait pas d’eux nos ennemis, mais une menace pour aujourd’hui et demain que nous ne pouvons éluder. Ce pourquoi nous sommes déterminés à leur parler, les yeux dans les yeux.

Entrer, au moment même où les armes recommencent à parler sur le terrain et à provoquer des morts, dans un dialogue lucide qui sera difficile, tout en leur démontrant, comme sur l’affaire des « Mistral », que nous sommes, nous aussi, calmement déterminés, cohérents, et conséquents.

Sorry, un peu longuet, mais intéressant. Embarassed
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Александр

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Re: Et en Russie !

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