Et en Russie !

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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Dim 17 Mai - 22:45

Bref, encore un héritage lourd à porter.  Wink

Un article sur la crise en Russie

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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Lun 18 Mai - 1:03

Le guébiste doit être fier, il a marqué 7 buts dans un match de hokey sur glace (dont il est très friand), le palet était téléguidé et le gardien adverse n'a pas fait le nécessaire pour . . .  Twisted Evil

Mistral perdant aussi pour le guébiste qui n'obtiendra pas le montant espéré en compensation de la non livraison.
La Chine (grand ami?) et le Canada sont acquéreur . . .  Laughing

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Re: Et en Russie !

Message  tarkan le Lun 18 Mai - 8:25

Le Canada est en plein programme de modernisation de sa flotte. C'est un pays sain, dynamique sur le plan économique et non criblé de dettes. Il pourrait jouer un grand rôle dans l'avenir, et son territoire regorge de ressource.

Autant que ça serve à des francophones... Pour le guébiste, il peut s'enfoncer les poupes là où je pense...
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Lun 18 Mai - 13:29

Pas que ça aussi: Very Happy

Le Canada champion du monde en humiliant la Russie (6-1)

Le Canada ne s'est pas contenté de battre la Russie en finale du championnat du monde ce dimanche. Les Canadiens, champions olympiques en titre, ont écrasé les tenants du titre à l'issue d'une démonstration offensive (6-1).



Le retour d’Alexander Ovechkin, fraîchement éliminé de NHL avec les Capitals de Washington, n’aura rien changé pour la Russie. Le Canada était bien trop fort, ce dimanche, pour que les Russes puissent prétendre au titre. Les Canadiens, battus par les Russes lors de leurs deux dernières présences en finale du Mondial (2008 et 2009), ont pris leur revanche pour décrocher leur premier titre depuis 2007, le 25e de son histoire.

Un deuxième tiers explosif
Les Canadiens ont fait craquer une première fois le bloc russe en fin de premier tiers-temps quand Eakin a trompé Bobrovsky d’une bonne déviation, après un gros travail d’Ennis. Dominateur, le Canada a véritablement fait exploser la Russie lors du deuxième tiers-temps, avec une pléiade de tirs, pendant que la Russie n’en cadrait… aucun. Intenable, Ennis doublait la mise, avant une réalisation de la star Sidney Crosby, et un autre but de Seguin. À 4-0, le suspense était déjà évaporé. Giroux a ajouté un autre but, lors du dernier tiers, imité par MacKinnon, alors que les Russes ont totalement lâché, même si Malkin a réduit la marque, pour l'honneur.

Alors que la Russie avait déjà perdu deux matches avant la finale, le Canada demeure lui invaincu. Les Canadiens ont réussi l'exploit d'inscrire 66 buts sur l'ensemble du tournoi, soit une moyenne de 6,6 réalisations par match. Ce sacre permet à Sidney Crosby d’intégrer le très fermé Triple Gold Club, qui désigne les joueurs ayant remporté à la fois les Jeux Olympiques, le championnat du monde et la Coupe Stanley.

Il leur manquait leur meilleur élément:



Evidement, maintenant, le Canada redoute l'apparition de petits hommes verts (et polis). Wink

Circulent déjà certains "montages":

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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mar 19 Mai - 8:29

Mistral: Paris a remis à Moscou son offre de dédommagement

Paris - Un émissaire français a porté vendredi à Moscou une offre de "dédommagement" pour la non livraison des navires Mistral, sur laquelle la France et la Russie continuent de négocier dans un "climat apaisé", a indiqué samedi le journal Le Monde. 
 
La visite de Louis Gautier, secrétaire général pour la défense et la sécurité nationale française, dépêché au Kremlin par le président François Hollande, "ne sera pas la dernière", affirme le quotidien français. 
"Si le climat de ces discussions au plus haut niveau est apaisé, Moscou a fait savoir qu'elle refusait l'offre française en l'état", souligne-t-il. 

Le quotidien russe Kommersant a évoqué vendredi un montant de près de 785 millions d'euros, déjà perçus, que la France serait prête à rembourser, si la Russie accepte au préalable que Paris revende les navires à un autre acquéreur. 

Mais le Kremlin refuse pour l'instant tout accord sur une telle réexportation avant que l'argent ne soit rendu et estime le préjudice subi par la Russie à un montant beaucoup plus élevé de 1,163 milliard d'euros, selon le quotidien économique russe. 


La France et la Russie avaient conclu en juin 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, un contrat évalué à près d'1,2 milliard d'euros pour la livraison à Moscou de deux navires porte-hélicoptères Mistral. 

Mais Paris a suspendu fin 2014 "jusqu'à nouvel ordre" la remise du Vladivostok, le premier de ces deux bâtiments de projection et de commandement (BPC), en raison de l'implication présumée de Moscou dans le conflit en Ukraine. 

Le Vladivostok devait initialement être livré à la Russie le 14 novembre. Selon Le Monde, une clause "d'événement majeur" faisait courir un délai de 180 jours avant d'éventuelle pénalités de retard, qui arrivait à échéance ce samedi. 

"Cette date n'est cependant pas une date butoir et, sur une base amiable, les deux parties sont convenues que les discussions pourraient se prolonger", insiste samedi le quotidien français. 
Les deux pays s'attendent à aboutir à un accord avant la fin mai, selon un vice-directeur du service russe de coopération militaire et technique, Anatoli Pintchouk, cité par l'agence RIA Novosti. 

Le président Hollande avait admis pour la première fois en avril que la France pourrait être amenée à rembourser les sommes déjà versées par la Russie pour l'acquisition des deux navires s'ils n'étaient pas livrés. 

La possibilité d'une revente à une tierce partie, qu'il resterait toutefois à Paris à trouver, permettrait de limiter le coût d'un tel scénario alors que la Marine française, déjà équipée de trois BPC, n'entend pas récupérer les bâtiments. 

Selon Le Monde, les experts de la Défense française ont même proposé une destruction pure et simple des navires, solution à leurs yeux la plus simple.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mar 19 Mai - 12:08

Tout va très bien, sûr?

La banque russe VTB plonge dans le rouge

La banque publique russe VTB a annoncé aujourd'hui avoir enregistré 18,3 milliards de roubles (329 millions d'euros) de perte nette au premier trimestre 2015, plombée par les provisions rendues nécessaires par la crise économique russe et la chute de ses revenus issus d'activités non-bancaires.

La banque, qui domine avec sa rivale
Sberbank le secteur bancaire russe, avait dégagé au premier trimestre 2014 un bénéfice net de 400 millions de roubles, déjà en forte baisse.

En mars, elle avait annoncé une chute de 99,2% de son bénéfice net pour l'année 2014, enregistrant au quatrième trimestre ses premières pertes trimestrielles depuis 2009 en raison notamment de l'effondrement du rouble et de la hausse des taux d'intérêt.
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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Mar 19 Mai - 19:24

Les députés russes votent définitivement une loi sur les ONG étrangères "indésirables"

Les députés russes ont définitivement voté mardi une loi controversée permettant aux autorités d'interdire les organisations étrangères installées en Russie et considérées comme "indésirables" par l'État.

Les parlementaires ont très majoritairement approuvé en troisième et dernière lecture ce texte qui doit encore passer devant le Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement, pour une validation relevant généralement de la simple formalité et être promulgué par Vladimir Poutine.

La future loi donne aux autorités la possibilité d'interdire les ONG étrangères perçues comme une menace pour la "sécurité de l'État", une notion qui englobe autant l'espionnage que la défense des "fondements constitutionnels" de la Russie. Le pouvoir russe pourra également poursuivre les employés de ces organisations, qui risqueront jusqu'à six ans de prison ou pourront se voir interdire d'entrée sur le territoire russe.

La loi permettra aussi de bloquer les comptes bancaires des structures visées tandis que les organisations russes recevant des fonds d'organisations jugées indésirables devront "rendre compte" de leurs actes.

Les députés ont invoqué le besoin d'arrêter "les organisations destructrices" travaillant en Russie, où elles peuvent menacer "les valeurs de l'Etat russe" et fomenter des "révolutions de couleurs", du nom donné aux révolutions ayant secoué plusieurs ex-républiques soviétiques au cours des dernières années.

Les organisations de défense des droits de l'Homme ont pour leur part largement condamné ce projet de loi, qualifié par Amnesty International de "dernier chapitre dans la répression sans précédent contre les organisations non-gouvernementales".

Selon elles, la formulation vague du texte permet aux autorités d'également cibler les entreprises étrangères. Le Parquet pourra en outre imposer le qualificatif "indésirable" à une organisation sans faire passer auparavant l'affaire devant la justice.

"C'est une mesure préventive et personne n'a envie de devoir l'appliquer", a déclaré le député Alexandre Tarnavski, rapporteur de la loi, qui assure que son adoption était nécessaire après la mise en place des sanctions occidentales contre la Russie l'année dernière.

"Cette loi est une mesure de dissuasion pour que les entreprises qui sont là pour faire des affaires ne fassent que des affaires, et ne se mêlent pas de politique", a-t-il indiqué à l'AFP. Le texte vient compléter une loi déjà votée en 2012 qui oblige les ONG qui reçoivent un financement étranger et ont une "activité politique" à s'enregistrer en tant qu'"agent de l'étranger". Comme le FN en France  Laughing
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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Mar 19 Mai - 22:07

Caduce62 a écrit: Le texte vient compléter une loi déjà votée en 2012 qui oblige les ONG qui reçoivent un financement étranger et ont une "activité politique" à s'enregistrer en tant qu'"agent de l'étranger". Comme le FN en France  Laughing

Et les subventions occultes reçues par l'UMP de la Lybie, sous Khadafi ? Ainsi que les "rétrocommissions" reçues par la même UMP pour la vente des Mistrals à la Russie, tu en fait quoi mon ami ??? On en saura peut-être un peu plus après que le Parlement Européen ait retiré son immunité parlementaire à Jérôme Lavrilleux, vous savez-bien, le "chiasseux" qui pleurait comme une madeleine devant les médias dans son grand numéro de "vierge outragée"...
Excuses-moi mon ami, mais quand on se complaît à dénoncer des "scandales politiques" il faut savoir se montrer équitable et ne pas se complaire à lancer des fléchettes sur une seule cible Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mer 20 Mai - 7:42

Caduce62 a écrit:Les députés russes votent définitivement une loi sur les ONG étrangères "indésirables"
. . .
Les organisations de défense des droits de l'Homme ont pour leur part largement condamné ce projet de loi, qualifié par Amnesty International de "dernier chapitre dans la répression sans précédent contre les organisations non-gouvernementales".

L'hystérie générale ne fait que continuer.
Bientôt ils vont s'en prendre aux éclésastiques étrangers . . .
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mer 20 Mai - 10:36

Hélène Blanc: « Poutine méprise l'UE car elle n'a pas d'armée »

Alors que s'ouvre le sommet du Partenariat Oriental en Lettonie, la politologue Hélène Blanc craint qu’il ne complique davantage les relations entre Bruxelles et Moscou.
La politologue et russologue Hélène Blanc a signé une vingtaine d’ouvrages sur l’Union soviétique et la Russie contemporaine. Dans son dernier, Goodbye Poutine, elle souligne la dangerosité et l’agressivité de la politique du Kremlin et appelle l’UE à cesser de faire preuve de naïveté et de cécité face aux rapports de force imposés par Vladimir Poutine.
À quelle réaction de la Russie peut-on s’attendre alors que se réunissent les pays du Partenariat Oriental ?

Vladimir Poutine craint par-dessus tout que l’Ukraine ne lui échappe en se rapprochant de l’UE. Souffrant de paranoïa, le pouvoir russe considère ce partenariat – lancé en 2009 - avec des États extérieurs à l’UE comme dirigé contre elle. Rien de nouveau pourtant à ce sommet de Riga. Il serait temps que Poutine renonce à des positions anachroniques… En fait, la Russie est impérialiste. D’où la guerre russo-géorgienne de 2008 dont l’UE n’a pas tiré les leçons. Poutine a choisi la logique de la confrontation, du bras de fer, du repli sur soi. Que l’Ukraine soit proche de l’UE – comme la Biélorussie, sa fidèle alliée - rend le Kremlin fou de rage. Il risque de se venger…

Quelles ont été les erreurs commises par l’UE ?

L’UE a commis plusieurs erreurs. D’abord, quand Poutine a été élu, les dirigeants européens l’ont considéré comme leur homologue : un dirigeant à l’occidentale. Il n’en est rien car Poutine a été formaté par les académies du KGB et son métier d’espion. Le kagébiste est nostalgique de l’URSS dont il qualifie la chute comme « la plus grande catastrophe géopolitique du XXème siècle ». Une autre erreur fut de croire que Poutine allait construire un régime démocratique. Comment un agent du KGB, le bras armé du totalitarisme soviétique, pourrait-il construire une démocratie? Est-ce de l’ignorance ? De la cécité, volontaire ou pas? En tout cas, agissant dans l’impunité totale, Poutine a pris beaucoup d’assurance.

Pourquoi l’UE est-elle si timide dans ses réactions ?

Juriste de formation, Vladimir Poutine a pourtant toujours privilégié le passage en force au mépris du droit. Il pratique le double, voire le triple langage. Par exemple, le 4 mars 2014, il affirmait que la Russie n’avait pas l’intention d’annexer la Crimée. Le 18 mars, la Crimée était annexée. Poutine est devenu Premier ministre en août 1999, et il a fallu attendre octobre 2006, date à laquelle Anna Politkovskaia a été assassinée, pour que l’Europe commence enfin à ouvrir les yeux.

L’UE est lente, lourde et n’anticipe rien. En novembre 2013, il était prévisible que la signature de l’Accord d’association avec l’Ukraine risquait de déboucher sur une crise. Encore une fois, l’UE ne l’a pas anticipé.

Pourtant la politique belliqueuse du Kremlin est évidente…

Depuis l’accord de Minsk2, les affrontements se sont plutôt calmés, mais se poursuivent toujours par endroits, surtout autour de Marioupol. Tous les observateurs sur le terrain voient que la Russie continue d’armer et d’épauler les séparatistes.

Bavarde, l’UE parle beaucoup trop et n’agit pas assez. Avant d’imposer les sanctions, on en a parlé pendant des mois. Or, les grands desseins se préparent en secret. Poutine, lui, pratique une politique byzantine, c’est-à-dire le culte du secret. Il ne livre rien de ses plans. L’UE ferait bien d’agir sans annoncer ses intentions trop longtemps à l’avance. Bien sûr, le temps que ces sanctions soient appliquées, les oligarques russes ont eu le temps de placer leur fortune dans des paradis fiscaux !

Manquons-nous de crédibilité face à la Russie ?

Poutine nous méprise, car nous n’avons pas d’armée. Pour lui, nous n’existons pas, nous ne sommes qu’un ensemble d’États pas d’accord entre eux. Dans cette guerre russo-ukrainienne par séparatistes interposés, une guerre par procuration en somme, Vladimir Poutine cherche à déstabiliser le pouvoir de Kiev, peut-être même à détruire l’État ukrainien. Les Russes ont démontré leur génie militaire en inventant la « guerre hybride » qui consiste, par exemple, à faire entrer, en Ukraine, de prétendus camions d’aide humanitaire que personne n’ose contrôler alors qu’ils sont chargés d’armes.

Est-ce cela le problème ? Que personne n’ose ?

Je m’interroge sur la raison exacte. Une volonté de ne pas envenimer les choses, un manque de courage, de la complaisance ? Gouverner, c’est pourtant faire preuve de courage politique.
Poutine veut punir les velléités d’indépendance de l’Ukraine, qui se rapproche de l’UE. Mais pourquoi ne pourrait-elle pas avoir des relations équilibrées avec les deux ? Si Ianoukovitch – pro-russe - avait signé l’Accord d’association, il n’aurait jamais rompu ses relations avec la Russie pour autant. Ce que Poutine craint le plus c’est l’isolement et « l’encerclement » par les États-membres de l’OTAN. Il est également traumatisé par « les Révolutions de couleurs[1]» car il craint que le virus libertaire ne contamine les Russes.

Poutine élimine l’opposition et même les germes d’opposition, alors que ces gens se battent pour les libertés fondamentales. Il interdit aux partis politiques d’opposition de faire campagne, il interdit les manifestations. Il s’attaque aux individus qui pourraient devenir des figures de l’opposition. On est revenu à l’époque soviétique. On interne des opposants, des journalistes, exactement comme les dissidents de jadis.

Vous dites que nous sommes revenus à l’époque soviétique, mais Vladimir Poutine l’a-t-il un jour quittée ?

La Russie a connu une parenthèse démocratique sous Eltsine, mais cette période a terminé dans un chaos total dans tous les domaines. Vladimir Poutine a rétabli la stabilité, mais il est allé trop loin. Le Parlement ne joue pas son rôle, la presse et les médias sont bâillonnés, les juges, nommés, sont à la solde du pouvoir, même chose pour les gouverneurs.

Poutine a vécu deux grandes catastrophes. La chute du mur de Berlin et la réunification des deux Allemagnes a été la première. Puis lors de la chute de l’URSS, il considère que l’Europe n’a pas été assez compatissante, pas assez solidaire et il lui en veut. En janvier 2015, la Douma (le parlement russe) a voté une résolution qui affirme que la réunification de l’Allemagne de 1990 s’est effectuée de manière illégale, car il n’y a pas eu de référendum populaire. C’est un petit fait surréaliste, mais cette résolution peut ressurgir dans 3, 5 ou 10 ans en révélant des intentions cachées. Si on le décide, on peut redessiner toutes les frontières de l’Europe…

Qu’est-ce qui pourrait l’arrêter ?

Il a ouvert une boite de Pandore dont nul ne sait comment la refermer. Les Russes ont toujours méprisé la faiblesse, mais respecté la force et la fermeté. Si nous étions fermes, sans tomber dans l’agressivité, sans donner de leçons, ils nous respecteraient davantage. Au lieu de ça, il nous manipule, nous instrumentalise. En 16 ans, il a réussi, sans en avoir l’air, à nous mettre dans un état de dépendance énergétique. C’est ce que nous appelons, dans le livre, la « Kremlinisation » de l’énergie. Dépendance dont l’UE souveraine doit se dégager.

Est-ce une des raisons pour laquelle nous avons peur de froisser le Kremlin ?

Oui c’est une raison, en effet. Nous devons au moins lui faire savoir que l’Europe appartient aux Européens. La Lituanie par exemple, qui a adopté une ligne diplomatique ferme, n’est plus du tout dépendante du gaz russe puisqu’elle achète désormais du gaz de schiste aux États-Unis. Une autre erreur de l’UE a été de ne pas avoir de stratégie commune concernant l’énergie. Un vieil adage romain dit « qui veut la paix prépare la guerre », et c’est indispensable pour dissuader. Nous manquons d’esprit d’anticipation, il nous faudrait un Parquet européen, des magistrats, des policiers, des douaniers, des services secrets européens et une armée européenne. En un mot, une Europe de la Défense. Donner des leçons peut s’avérer dangereux ; ce qu’il faut, c’est être prêt à tout face aux nouveaux dangers. Nous devons faire comprendre à Poutine qu’il ne doit pas aller trop loin. Car il ne négocie pas, il passe toujours en force.

Et jusqu’à présent l’UE a laissé faire…

Poutine a pris l’habitude de l’impunité, c’est le maître du jeu. Pour certains, il veut recréer l’Empire soviétique. Je pense qu’économiquement, politiquement, techniquement, ce n’est pas possible. Ce qu’il veut, en revanche, c’est étendre encore sa zone d’influence, placer un peu partout des présidents pro-russes qu’il aura lui-même intronisés, rester dans l’Histoire russe comme l’homme qui a rendu la Crimée à la Russie. La propagande russe affirme en outre que l’Ukraine est le « berceau de la Russie », hélas, historiquement, c’est faux, comme l’expliquent, dans « Goodbye, Poutine », deux historiens de renom : un Français et un Ukrainien. À nous de ne pas être dupes.

Le regain de popularité qu’a connu Poutine suite à l’annexion de la Crimée, pourrait-il le pousser à continuer ?

Les Russes sont plutôt contents de cette annexion, car on leur a mis dans la tête que « la Crimée a toujours été russe ». Néanmoins, je ne suis pas sûre qu’une vraie guerre chaude, officielle, avec l’Ukraine serait soutenue par l’opinion publique. Même les sondages des instituts russes les plus sérieux comme Levada sont faussés : beaucoup de gens ne répondent plus ce qu’ils pensent parce qu’ils ont peur. Critiquer le pouvoir est devenu dangereux. Après tant d’autres, Boris Nemtsov en sait quelque chose !

Comme à l’époque soviétique ?

Oui, car c’est le FSB (ex-KGB) qui dirige le pays. La Russie s’est resoviétisée. La politique actuelle répète les pires exemples du passé soviétique, à une différence près, c’est qu’elle est plus intelligente, plus subtile, plus rouée. Sous les apparences trompeuses d’une rhétorique de paix se cache le désir d’envenimer les situations.

En quoi avons-nous besoin de la Russie ?

Cessons de voir le rapport UE-Russie comme une relation de vassalité. Si les Européens parlent d’une seule voix, ils sauront établir des rapports égalitaires. Bien sûr, nous avons besoin de gaz et de pétrole, mais la Russie, elle, a un besoin vital de nos investissements, de nos touristes, de nos technologies, de notre marché solvable. Pour ce rapport d’égal à égal, il faut affirmer notre indépendance dans de nombreux domaines. Notamment énergétique.
Une fois la paix revenue en Ukraine, le plus tôt possible, il faudra sans doute reconsidérer nos relations avec la Fédération de Russie, Poutine ou pas !

Goodbye Poutine a été publié aux éditions Ginkgo. Il s’agit d’un ouvrage collectif réalisé sous la direction éditoriale d’Hélène Blanc.

Pleine de bon sens la dame.
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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Mer 20 Mai - 12:15

Excellente analyse d'Hélène Blanc, l'une des plus perspicaces analystes de la sphère politique Russe. Je partage globalement 85% de ses conclusions... Elle est à cent lieues des divagations de l'ancienne "égérie" Hélène Carrère "d'Encule" (veuillez pardonner ce mauvais jeu de mots de très mauvais goût, je le concède Embarassed)

Quelques remarques :

- Poutine méprise l'UE car elle "n'a pas d'armée...". Son mentor Staline, traînait en dérision le Pape : "Le Vatican, combien de divisions ?...". Poutine n'a pas retenu cette leçon de l'histoire que c'est un petit pape Polonais, appuyé sur les forces vives de sa Nation qui a fait "tomber" le régime Soviétique dans toute l'Europe de l'Est. A mépriser aussi ostensiblement l'aura des "forces morales" ont s'expose à de graves revers futurs Twisted Evil

- Les "tergiversations" et "hésitations" de l'Union Européenne ne sont que la marque d'une assemblée démocratique d'états souverains qui peuvent avoir une opinion divergente sur certaines questions mais qui finissent toujours par se mettre d'accord sur l'essentiel...
Que pourrait-on dire de la politique étrangère des USA qui n'est pratiquement soumise qu'à la volonté d'un seul homme et qui se transforme en politique de "gribouille" dans le monde entier...Exclamation Exclamation Exclamation
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mer 20 Mai - 12:28

Krispoluk a écrit:Excellente analyse d'Hélène Blanc, l'une des plus perspicaces analystes de la sphère politique Russe. Je partage globalement 85% de ses conclusions... Elle est à cent lieues des divagations de l'ancienne "égérie" Hélène Carrère "d'Encule" (veuillez pardonner ce mauvais jeu de mots de très mauvais goût, je le concède Embarassed)

Bien pour cette raison que je l'ai posté!! Wink

Krispoluk a écrit:Quelques remarques :

- Poutine méprise l'UE car elle "n'a pas d'armée...". Son mentor Staline, traînait en dérision le Pape : "Le Vatican, combien de divisions ?...". Poutine n'a pas retenu cette leçon de l'histoire que c'est un petit pape Polonais, appuyé sur les forces vives de sa Nation qui a fait "tomber" le régime Soviétique dans toute l'Europe de l'Est. A mépriser aussi ostensiblement l'aura des "forces morales" ont s'expose à de graves revers futurs Twisted Evil

La morale? comment il traite l'église! Ce sont les dieux de la toute puissante Russie éternelle.

Krispoluk a écrit:- Les "tergiversations" et "hésitations" de l'Union Européenne ne sont que la marque d'une assemblée démocratique d'états souverains qui peuvent avoir une opinion divergente sur certaines questions mais qui finissent toujours par se mettre d'accord sur l'essentiel...
Que pourrait-on dire de la politique étrangère des USA qui n'est pratiquement soumise qu'à la volonté d'un seul homme et qui se transforme en politique de "gribouille" dans le monde entier...Exclamation Exclamation Exclamation

Exactement ça!!
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Ven 22 Mai - 8:32

La pub interdite aux flics


En Russie, l’embargo sur les produits européens sévit. Dur de gérer son business quand on tient une épicerie italienne… A moins de trouver le moyen de faire une publicité invisible aux yeux de la police.

L’été dernier, la Russie imposait un embargo sur les produits européens en réponse aux sanctions décidées par Bruxelles suite aux conflits en Ukraine. Une décision lourde de conséquences, notamment pour les personnes qui vivaient de la vente de ces produits.

Don Giulio Salumeria, une épicerie italienne bravant les interdits, a décidé de s’adresser à la population : OUI, il existe une résistance alimentaire à Moscou ! Et pour communiquer à l’abri des regards inquisiteurs, le propriétaire a trouvé une astuce toute particulière : ses panneaux d’affichage sont équipés de caméras qui détectent les policiers qui s’en approchent, et changent automatiquement la publicité. Malin. 

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Re: Et en Russie !

Message  Tibo le Ven 22 Mai - 11:07

Ca sent surtout le gros hoax, mais c'est marrant en tout cas Smile
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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Ven 22 Mai - 11:54

Александр a écrit:
Don Giulio Salumeria, une épicerie italienne bravant les interdits, a décidé de s’adresser à la population : OUI, il existe une résistance alimentaire à Moscou ! Et pour communiquer à l’abri des regards inquisiteurs, le propriétaire a trouvé une astuce toute particulière : ses panneaux d’affichage sont équipés de caméras qui détectent les policiers qui s’en approchent, et changent automatiquement la publicité. Malin. 
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Ah ! C'est des p'tits futés ces Italiens  Twisted Evil J'en connais un personnellement qui a demandé un visa italien à sa femme Ukrainienne pour la faire venir en France (sans doute via un tonton mafieux du côté de Napoli qui avait ses entrées au consulat de Kiev) Cool
Bon allez ! Je vais pas dire du mal de lui parce que c'est un bon pote Laughing
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Ven 22 Mai - 12:26

Laughing  Wink
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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Dim 24 Mai - 12:31

Russie : nouveau tour de vis sur les ONG



Le contexte, bien sûr, est tendu. Guerre en Ukraine, sanctions occidentales, espionnage. La bataille des ONG présentes en Russie n'est pas une bataille simple. Mais une nouvelle fois, le pouvoir russe profite de la situation pour restreindre, un peu plus, les espaces de libertés et de critique au sein de la société russe. Trois ans après la loi sur les ONG obligeant toute association internationale à se faire enregistrer comme « agents de l’étranger », le président russe a promulgué samedi une loi qui permet aux autorités d'interdire les organisations étrangères installées en Russie considérées comme "indésirables" par l'État. L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avait demandé à Vladimir Poutine de mettre son veto à ce texte.

Le texte, voté par les deux chambres du Parlement et promulgué en moins d'une semaine, "prévoit que l'activité d'une organisation non gouvernementale étrangère ou internationale, représentant une menace aux fondements constitutionnels de la Fédération de Russie, la capacité de défense du pays ou la sécurité du gouvernement, puisse être reconnue indésirable".
Crédit photo : Alexander Nemenov/AP/SIpa
Après l’adoption de ce texte, les ONG étrangères concernées pourront être interdites et les autorités russes pourront poursuivre leurs employés, qui risqueront jusqu'à six ans de prison ou pourront se voir interdire d'entrée sur le territoire russe.

La nouvelle loi permet aussi de bloquer les comptes bancaires des structures visées ainsi que leur accès aux médias, tandis que les organisations russes recevant des fonds d'organisations jugées indésirables devront "rendre compte" de leurs actes. Les députés ont invoqué le besoin d'arrêter "les organisations destructrices" travaillant en Russie, où elles peuvent menacer "les valers de l'Etat russe" et fomenter des "révolutions de couleur", du nom donné aux mouvements pro-occidentaux ayant secoué plusieurs ex-républiques soviétiques au cours des dernières années.

L'OSCE s'est inquiétée d'une "formulation vague et imprécise" qui "impose des restrictions sérieuses sur un large éventail de droits démocratiques importants, dont la liberté d'expression et la liberté de la presse". Le texte vient compléter une loi déjà votée en 2012 qui oblige les ONG qui reçoivent un financement étranger et ont une "activité politique" à s'enregistrer en tant qu'"agent de l'étranger".

Il entre "indéniablement dans la tendance du Kremlin à la répression contre les voix indépendantes en la portant à un nouveau niveau", a estimé Human Rights Watch dans un communiqué. "Les cibles de cette nouvelle loi (...) sont en réalité les militants et organisations russes" en les "coupant de leurs partenaires internationaux, les isolant", a ajouté l'ONG.
Ce qui me rassure, c'est que les trolls du guébiste se font démasquer par nos médias et que ceux-ci ne sont plus dupé.

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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Dim 24 Mai - 23:59

Krispoluk a écrit:Quelques remarques :

- Poutine méprise l'UE car elle "n'a pas d'armée...". Son mentor Staline, traînait en dérision le Pape : "Le Vatican, combien de divisions ?...". Poutine n'a pas retenu cette leçon de l'histoire que c'est un petit pape Polonais, appuyé sur les forces vives de sa Nation qui a fait "tomber" le régime Soviétique dans toute l'Europe de l'Est. A mépriser aussi ostensiblement l'aura des "forces morales" ont s'expose à de graves revers futurs Twisted Evil

- Les "tergiversations" et "hésitations" de l'Union Européenne ne sont que la marque d'une assemblée démocratique d'états souverains qui peuvent avoir une opinion divergente sur certaines questions mais qui finissent toujours par se mettre d'accord sur l'essentiel...
Que pourrait-on dire de la politique étrangère des USA qui n'est pratiquement soumise qu'à la volonté d'un seul homme et qui se transforme en politique de "gribouille" dans le monde entier...Exclamation Exclamation Exclamation
L'UE n'a pas d'armée, mais l'OTAN en a une, même si ce n'est pas l'UE.

Qunat aux tergiversations et hésitations de l'UE, je suis bien plus pessimiste. Il faut recréer une autre Europe, avec moins d'Etats, mais plus solidaires et qui marqueraient leur accord sur un socle commun et un mode de vote à la majorité simple (et qualifiée dans certains cas).

Cette Europe ne devra plus s'embarrasser des atermoiements britanniques à géométrie variable, des pantalonnades grecques, du double jeu opportuniste de Viktor Orban ou de quelque autre dirigeant d'une économie casino mafieuse. Aujourd'hui, l'UE végète a minima.

En outre, l'actuelle UE pourra toujours continuer à exister parallèlement et vivre à son rythme pour autant que les Etats la composant le veuillent encore. Rien n'interdit donc de se recentrer entre Etats voulant aller de l'avant.
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Re: Et en Russie !

Message  tarkan le Lun 25 Mai - 16:53

https://meduza.io/en/news/2015/05/25/duma-proposes-to-use-prison-labor-for-2018-fifa-world-cup-preparations


Le retour du travail forcé en Russie. Une loi est en préparation pour utiliser les prisonniers des colonies pénitentiaires sur les chantiers de la coupe du monde 2018
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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Lun 25 Mai - 17:07

C'est exactement ce qu'ont les nazis pour leurs constructions et leurs usines.
L'est vraiment sur une mauvaise pente.

A la découverte des investissements "mafieux" de Vladimir Poutine et des oligarques russes

Si la guerre froide est finie, dans certains secteurs, la tension monte entre l’est et l’ouest de l’Europe. De Londres à Moscou en passant par Berlin, ce documentaire dresse un état des lieux des investissements russes. Enquête sur la stratégie employée par le président Poutine et ses hommes d'affaires, tous animés par le rêve de voir un jour émerger une grande Russie.


Des gazoducs aux chantiers navals en passant par le foot et l'immobilier, rien n'échappe à la voracité des oligarques russes.
D'autant que le rêve de Poutine d'une grande Russie lui impose de placer habilement ses pions sur l'échiquier européen. Sa stratégie ? Diviser pour mieux régner, notamment en montant la France contre l'Allemagne et inversement.

Berlin compte six mille entreprises implantées en Russie, alors que les Russes gèrent quelque mille sociétés outre-Rhin. L'ancien chancelier Gerhard Schröder, membre du conseil d'administration de la société russe Gazprom, le plus grand groupe énergétique au monde, plaide en faveur d'étroites relations économiques avec Moscou.

Quant aux Français, ils se sont réjouis de signer de juteux contrats d'armement avec la Russie... jusqu'à ce que l'embargo lié à la crise de Crimée en Ukraine stoppe la livraison des porte-hélicoptères Mistral destinés à renforcer la flotte de Poutine.

Un État mafieux ?

Népotisme, sociétés écrans... : cette enquête sur les méthodes du président russe et de ses hommes d'affaires révèle un État mafieux où gouvernement, services secrets et crime organisé travaillent de concert.

Le rachat épique par deux oligarques de chantiers navals en Allemagne du Nord ou les intrigues autour de la prise de contrôle de RWE, le puissant groupe de stockage d'énergie de la Ruhr, sont à cet égard éclairants.

Témoignant à plusieurs reprises, Boris Nemtsov, assassiné le 27 février dernier, bouleverse quand il dénonce des pratiques dangereuses pour le reste de l'Europe.

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Re: Et en Russie !

Message  pyxous le Mar 26 Mai - 18:51

La présidente du Front nationalMarine Le Pen, a rencontré mardi le président de la Douma lors d'une visite discrète à Moscou, sans accès à la presse. Le programme de la visite de la dirigeante du principal parti de l'extrême droite française n'a pas été rendu public, mais les services de la chambre basse du Parlement avaient annoncé qu'elle serait reçue par Sergueï Narychkine, le président de la Douma, qui figure sur la liste des personnes sanctionnées par l'Union européenne en raison de la crise ukrainienne.


Quand une ordure rencontre une autre ordure, qu'est-ce qu'ils se racontent ?  des histoires d'ordures  Twisted Evil
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mer 27 Mai - 8:48

Rien n'a filtré de ces rencontres. Sans doute gros sous.

La Russie a brisé le sentiment de sécurité de l’Allemagne

« Pour quelque temps, on ne peut pas considérer la Russie comme un partenaire stratégique »
Volker Perthes, directeur de la Stiftung Wissenschaft und Politik à Berlin
Mardi 19 mai à la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne



Principale puissance politique et économique de l’Europe centrale, l’Allemagne a été contrainte à une révision déchirante de sa politique vers l’Est après l’annexion par la Russie de la Crimée, le 18 mars 2014. Cette modification unilatérale des frontières de l’Ukraine, suite à un pseudo référendum d’autodétermination organisé dans la péninsule, était une atteinte de première importance à l’ordre international, qui repose notamment sur l’intangibilité des frontières.

Les diplomates allemands expliquent depuis lors que « l’architecture de sécurité  européenne fait face à de nouveaux défis ». La chancelière Angela Merkel a clairement dit que sa confiance envers la Russie de Vladimir Poutine était rompue. Il faudra très longtemps pour la restaurer – si cela s’avère possible. C’est dans ce contexte durable de défiance que des stratèges réfléchissent à une réforme des structures de dialogue mises en place en Europe après la fin de la guerre froide.

Mardi 19 mai, l’ambassadrice d’Allemagne à Paris, Susanne Wasum-Rainer, a invité deux experts pour en débattre : Thierry de Montbrial, directeur de l’Institut français des relations internationales, et Volker Perthes, président de la Stiftung Wissenschaft und Politik (Fondation pour la science politique) et directeur de l’Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité à Berlin. Un échange dont ont été extraites les principales réflexions livrées par ce dernier.

« Des organisations très imbriquées en Europe »
« Soixante-dix ans se sont écoulés depuis la fin de la Seconde guerre mondiale », commence Volker Perthes. « Jusqu’à l’an dernier, on pouvait considérer que l’architecture de sécurité en Europe était tout à fait solide. Elle était fondée sur la Charte de Paris de 1990 et sur des organisations très imbriquées entre elles : l’Union européenne, l’Otan, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le conseil de l’Europe…. La Charte de Paris, qui est devenue la charte de l’OSCE, a permis l’avènement de nouvelles démocraties, créant un nouvel ordre de paix et de sécurité sur le continent ».

« L’Europe reste sûre mais affronte de nouveaux défis »
« En 2003, un document présentant la stratégie commune de défense et de sécurité de l’Union européenne pouvait ainsi affirmer que ‘l’Europe n’a jamais été aussi prospère, libre et sûre qu’aujourd’hui’ », rappelle-t-il. « Cela reste vrai mais de nouveaux défis sont apparus. D’abord, la Charte de Paris ne fait plus l’unanimité parmi ses signataires. Des pays n’excluent plus le recours à la force pour modifier les frontières ».

« Ensuite, les États-Unis ne sont plus aussi engagés qu’avant », ajoute le président de la SWP, une fondation quinquagénaire qui conseille le parlement et le gouvernement allemands sur les questions internationales. « Enfin dans la périphérie méridionale de l’Europe, on assiste à un délitement des institutions étatiques ».

« On ne reviendra pas à la normalité d’avant 2014″
« L’ordre post-Guerre froide ne s’est pas effondré, mais il est ébranlé », résume-t-il. »Et il serait irréaliste de penser qu’on puisse rapidement retrouver la normalité qui prévalait avant 2014. Pour quelque temps, on ne pourra pas considérer la Russie comme un partenaire stratégique. Elle-même ne nous  considère plus ainsi. La Russie ne perçoit pas l’élargissement européen à l’Est comme une manœuvre technocratique de la Commission ni comme une volonté d’améliorer la vie des peuples, mais comme un défi, une provocation à laquelle il lui faudrait répondre – y compris par des moyens militaires ».

« Pour une confrontation constructive avec la Russie »
« Dans cette situation, que voulons-nous faire, nous Européens »? interroge Volker Perthes. « Quel est notre objectif stratégique? Pour quel ordre commun? Je vois quatre piliers : des règles internationales communes; des frontières garanties; une volonté de coopération; la promotion de la démocratie, y compris dans les pays à nos frontières. Nous devons concevoir cette nouvelle stratégie dans une perspective de confrontation constructive avec la Russie. L’Union européenne, avec l’Otan et en essayant de renouer le dialogue avec Moscou, doit accompagner la transformation des pays non membres de l’Europe orientale ».

« L’OSCE, un outil de gestion des crises? »
« Il y a pour moi cinq grands sujets de questionnement », poursuit-il. « 1) Sachant que les normes et les principes de la Charte de Paris sont ébranlés, comment revitaliser les structures de l’ordre européen. Quelle place pour l’OSCE? Peut-on l’utiliser comme un instrument de gestion de crise? Nous avons la chance de disposer d’une telle institution, qui peut par exemple envoyer des observateurs sur le terrain, comme en Ukraine et en Géorgie. L’Allemagne s’est proposée pour assumer la présidence de l’OSCE en 2016. Nous ferons des propositions de réforme ».

« Il faut que les États-Unis restent engagés en Europe »
« Si nous voulons préserver cette architecture de sécurité européenne, nous devons activement œuvrer – notamment la France et l’Allemagne – à ce que les États-Unis restent engagés en Europe », ajoute ce conseiller écouté. « Il faut être réaliste : le prochain président américain ne remettra pas en cause le pivotement vers l’Asie décidé par Barack Obama. Washington considère aujourd’hui que l’Ukraine et la région Afrique du Nord-Moyen Orient sont aux périphéries de l’Europe et que c’est aux Européens d’en résoudre les problèmes. D’accord, mais nous serons davantage pris au sérieux si nous avons de bonnes relations avec les États-Unis ».

« Poutine a parlé d’un nouveau Yalta ? Impossible »
« 2) L’architecture de sécurité en Europe n’est pensable à long terme qu’avec la Russie », enchaine-t-il. « Mais est-ce que la direction russe  voudra en faire partie ? Poutine a parlé d’un nouveau Yalta. C’est une logique incompatible avec la Charte de Paris. Le débat est vif aujourd’hui à Moscou. Des proches de Poutine défendent l’idée que l’identité russe doit se construire contre l’Europe et que l’avenir du pays est à l’Est, en Asie. D’autres souhaitent au contraire intensifier les échanges, notamment culturels, avec les Européens. Des militaires sont beaucoup plus inquiets de la démographie et de l’armée chinoises que d’éventuels missiles européens ».

« Soutenir l’aspiration à la démocratie : une obligation morale »
« 3) Chaque pays, chaque société doit pouvoir décider librement de ses alliances », souligne Volker Perthes. « Pour être crédible, l’Union européenne ne saurait renoncer à soutenir des pays qui veulent aller vers la démocratie. C’est une obligation morale. Certes, il faut affirmer clairement que l’UE ne cherche pas à forcer un changement de régime, que le changement doit venir de l’intérieur. Quant à l’Otan, il est sage de renoncer à y faire adhérer des pays candidats, pour l’instant. C’est plus prudent pour la sécurité en Europe et il y a d’autres façons de les rapprocher, comme les partenariats ».

« Il faut de grandes réformes en Ukraine »
« En ce qui concerne l’Ukraine, il faut absolument éviter que la température de ce conflit gelé depuis les accords de Minsk 2 ne remonte », prévient-il. « Cela passe notamment par de grandes réformes dans ce pays. Nous n’avons aucune illusion sur la gouvernance interne, notamment en matière de corruption. Sans réformes, il n’y aura pas de stabilisation et cela deviendra la même situation qu’au Proche-Orient, mais cette fois en Europe! Ce serait d’ailleurs un grand problème pour l’Europe mais aussi pour la Russie, qui n’a aucun intérêt à avoir un État failli à ses portes. Certains proposent un ‘plan Marshall’ pour l’Ukraine. On peut y réfléchir mais il faut d’abord le respect du cessez-le-feu à l’Est et un changement dans la gouvernance de l’État »!

« Pouvoir parler avec les Russes des grands sujets du monde »
« 4) Il faut découpler le dossier ukrainien des autres grands sujets du monde », recommande l’expert. « Il faut pouvoir parler et négocier avec les Russes sur le nucléaire iranien, l’Afghanistan, la lutte contre le terrorisme, le climat, l’indépendance énergétique, Ebola… Il faut faire comprendre à Moscou que l’Union européenne n’érige pas l’Ukraine en obstacle à des relations constructives ».

« Apporter notre soutien aux États qui fonctionnent au Moyen Orient »
« 5) L’Europe ne doit pas se replier sur ses problèmes, qui sont somme toute petits par rapport aux grands conflits qui ébranlent la région Afrique du Nord-Moyen Orient », estime-t-il. « Cette zone est totalement ébranlée. On y assiste à un écroulement de l’ordre étatique. Daech agit comme un aimant sur les jeunes radicalisés, jusqu’en chez nous. L’Europe ne doit pas viser à s’isoler de cette crise mais doit apporter son soutien aux États qui fonctionnent, notamment là où un processus démocratique se poursuit, comme en Tunisie ».

« Une nouvelle charte de l’OSCE? »
« Et c’est là que le cercle se referme : si on n’est pas en mesure de coopérer avec la Russie, on n’atteindra pas nos objectifs vis-à-vis de l’Iran, de l’Afghanistan ou de la Syrie. DONC, il faut repenser notre architecture de sécurité avec la Russie », insiste Volker Perthes. « Il y aura un nouveau sommet de l’OSCE en 2016 sous présidence allemande. Faut-il rédiger une troisième charte, après celle d’Helsinki et de Paris?  Pouvons-nous trouver dans les cercles dirigeants russes des personnes avec qui travailler? Pouvons-nous débattre de sujets sur la prévention de décisions unilatérales touchant à l’intégrité territoriale d’un État? Le sujet ne s’est pas posé que pour l’Ukraine et la Géorgie, mais aussi pour la Libye et la Serbie ».

« Une grande stratégie pour l’UE »
« Quant aux pays membres de l’Union européenne, ils doivent élaborer une grande stratégie pour l’Union en tant que telle », conclut-il. « Deux objectifs géopolitiques majeurs peuvent-être définis pour la sécurité de l’Europe : 1) un ordre mondial fondé sur des règles communes de droit, par exemple le libre commerce; 2) à notre périphérie, nous avons besoin de voisins stables et amis ».

« Stabiliser la zone euro »
« Mais pour que l’Europe soit un acteur mondial, encore faut-il qu’elle montre sa volonté de cohésion interne », explique le président de la SWP. « C’est pourquoi la priorité aujourd’hui, c’est la stabilisation de la zone euro. Angela Merkel l’a dit : si la zone euro échoue, c’est l’Union européenne qui échoue’. La France et de l’Allemagne portent plus que jamais les espoirs de la construction européenne. Aucun de nos deux pays ne peut mener isolément une grande stratégie indépendante dans le monde globalisé. Ils sont devenus trop petits. Mais l’Union européenne compte plus de 500 millions d’habitants; c’est la première puissance économique de la planète. Elle a un rôle actif à jouer à l’échelle du monde. C’est la mission de la France et de l’Allemagne ».
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mer 27 Mai - 12:08

Otan: Moscou répond aux exercices en Scandinavie

Un Airbus 310 MRTT se pose à l'aéroport de Bodoe, en Norvège, le 25 mai, dans le cadre de l'Artic Challenge 2015.REUTERS/Thorbjoern Kjosvold/Norwegian Armed Forces

Depuis lundi les exercices de l’Arctic Challenge 2015 mobilisent près de 115 avions et 3 600 militaires dans le nord de la Scandinavie. Neuf pays, la plupart membres de l’Otan, participent à ces opérations de simulations aériennes. Activités qui ne sont pas du goût des voisins russes qui ont à leur tour lancé de vastes exercices d'alerte.

Avec notre correspondant à Stockholm, Sébastien Horion

Les exercices aériens qui ont commencé dans le nord de la Suède à Luleå sont le fait de la coopération de six membres de l'Otan (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, France, Norvège et Pays-Bas) ainsi que trois pays neutres (la Suède, la Finlande et la Suisse). Le but de cette mission est de simuler des attaques contre une aviation ennemie.

Coopération militaire

Les militaires au sol s'entraîneront ainsi à coopérer alors que dans les airs quelque 100 avions de chasse pourront voler simultanément. Il s'agit en fait de la deuxième édition de ces exercices après une première version en 2013. Sauf que depuis cette date, la Russie a annexé la Crimée, soutenu les indépendantistes en Ukraine et a régulièrement violé l’espace aérien de ses voisins dans la Baltique.

Un signal à la Russie

Les manœuvres de l’Otan visent donc clairement à envoyer un signal aux Russes. Sauf que Vladimir Poutine a aussitôt montré les muscles en mobilisant pas moins de 12 000 militaires et 250 avions. L’ordre étant officiellement de vérifier l'aptitude au combat des unités aériennes. Une montée de tension alors que le 5 juin doivent débuter les manœuvres annuelles de l'Otan dans la Baltique.

Gesticulations du guébiste, comme toujours.

Tchétchénie: le mariage polygame d'une mineure, «béni» par Kadyrov



La presse russe s'étend sur un mariage qui a eu lieu en avril dernier en Tchétchénie, république autonome de la Fédération de Russie située dans le Caucase du Nord. Une jeune mineure d’à peine 17 ans a été mariée - vraisembablement sans son consentement ni celui de sa famille - à un homme beaucoup plus âgé, et déjà marié.

Avec notre correspondante à Moscou,  Muriel Pomponne

D'après l’enquête de la journaliste russe qui a dévoilé l’affaire, la jeune Louisa Goïlabieva n’était pas consentante. Lors de la cérémonie, il a fallu lui reposer trois fois la question avant qu’elle ne réponde par un « oui » qui a scellé son union avec un chef local de la police, Najoud Goutchigov, quinquagenaire et déjà marié.

Ce serait d’ailleurs l’entourage de la jeune fille qui aurait cherché à diffuser l’information afin d’éviter cette union. C’est ainsi que le tout-puissant président tchétchène Ramzan Kadyrov a décidé d’envoyer un émissaire pour mener une enquête. Et d’après ce qu’il a expliqué lui-même à la télévision, la famille de la jeune fille était tout à fait d’accord avec ce mariage. Mais en Tchétchénie, il est surtout difficile pour une famille modeste de résister aux pressions d’un chef de la police proche du clan Kadyrov. Et d'ailleurs, c'est au bras du chef du gouvernement, Magomed Daoudov, que Louisa est arrivée dans la salle des mariages.

La polygamie, pratique interdite mais répandue

Pourtant, la polygamie est officiellement interdite et les mariages de mineures aussi, sauf cas exceptionnel. En 2010, Ramzan Kadyrov a formellement interdit la pratique qui consistait à enlever sa fiancée, et en 2012, il a formellement interdit le mariage avec une mineure. Mais dans cette affaire, il a déclaré que tout avait été fait conformément à la loi, conformément à l’islam et selon les traditions.

Les Tchétchènes soulignent néanmoins que les unions traditionnelles ont toujours lieu avec l’accord des deux familles et le consentement de la future épouse. Quant à la polygamie, bien qu’elle soit interdite, c’est une pratique assez répandue en Tchétchénie, y compris chez les fonctionnaires. L’argument invoqué est souvent le manque d’hommes à cause des deux guerres qui ont décimé le pays dans les années 1990 et 2000. Mais une seule épouse a un statut officiel ; les autres sont épousées religieusement mais pas civilement. Elles n’ont donc aucun statut légal.

Les Tchétchènes ciblés par la presse russe

Cependant, les autorités fédérales n’ont rien dit. Le médiateur pour les enfants a même déclaré : « Ne soyons pas hypocrites, il y a des régions comme le Caucase, où la puberté est précoce, et où les femmes de 27 ans, sont ridés comme les nôtres à 50 ans. »

A travers ses articles, la journaliste de Novaya Gazeta voulait dénoncer une injustice. Mais une bonne partie de la presse populaire ou des télés à scandales ont trouvé là une nouvelle occasion de présenter les Tchétchènes sous un jour négatif. Les Tchétchènes, déjà souvent qualifiés de terroristes ou d'assassins, apparaissent aux yeux des Russes comme des barbares. Et c'est ainsi que les préjugés négatifs persistent.

La grande et morale sainte Russie dans toute sa splendeur.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Ven 29 Mai - 10:08

Le totalitarisme du guébiste:

Les pertes militaires russes en temps de paix sont désormais des secrets d’Etat


Kiev et les Occidentaux accusent la Russie d'aider militairement les séparatistes de l'est de l'Ukraine et d'y avoir déployé ses troupes régulières. STRINGER / REUTERS

Le président russe, Vladimir Poutine, a signé jeudi 28 mai un décret classant comme secret d’Etat les pertes de l’armée en temps de paix. Ce décret, publié sur le site du gouvernement, ajoute à la liste des secrets d’Etat de la Russie les « informations relatives à la perte de personnel (…) en temps de paix lors d’opérations spéciales ». Les pertes militaires en temps de guerre étaient déjà gardées secrètes.

Si les informations sont transmises à un pays étranger, la divulgation de secrets d’Etat est punie en Russie d’une peine pouvant aller jusqu’à quatre ans de prison.

La raison : le Donbass
« La raison pour laquelle les pertes ne doivent pas être rendues publiques est le Donbass », cette région de l’est de l’Ukraine où les séparatistes prorusses combattent depuis plus d’un an les forces de Kiev, estime l’expert militaire proche de l’opposition Pavel Felgenhauer.

Kiev et les Occidentaux accusent la Russie d’aider militairement les séparatistes de l’est de l’Ukraine et d’y avoir déployé ses troupes régulières, ce que Moscou dément catégoriquement, ne reconnaissant que la présence de « volontaires » partis prendre les armes de leur propre initiative.

« Emprisonner ou effrayer »

Selon M. Felgenhauer, ce décret vise à « emprisonner ou à effrayer » ceux qui souhaiteraient révéler des informations sur les pertes présumées subies par l’armée russe en Ukraine. « Je n’ai jamais vu une définition juridique du concept d’opération spéciale, explique-t-il. Cela signifie que tout peut être désigné en tant que tel. »
La presse russe et internationale, ainsi que les militants opposés au Kremlin, a fait état à plusieurs reprises d’enterrements secrets en Russie de militaires russes qui seraient morts en Ukraine. Plusieurs interviews d’anciens soldats et de leurs familles ont été publiées dans les médias, et des informations sur leur présence en Ukraine ont été collectées par le biais des réseaux sociaux.

Ukraine: Poutine rencontre Giscard d'Estaing

Le président russe Vladimir Poutine a accueilli aujourd'hui Valéry Giscard d'Estaing pour s'entretenir notamment de la crise ukrainienne et de ses conséquences sur les relations entre Moscou et Paris, a annoncé le Kremlin.

Au cours de cette rencontre entre Vladimir Poutine et Valéry Giscard d'Estaing, "un échange d'avis substantiel (...) sur la situation en Ukraine et ses conséquences sur les relations entre la Russie et la France, ainsi que sur celles entre la Russie et l'Union européenne en général a eu lieu".Le conflit armé en Ukraine opposant les forces de Kiev aux séparatistes prorusses a provoqué la pire crise entre la Russie et les Occidentaux depuis la fin de la Guerre froide.

L'UE et les Etats-Unis ont imposé l'année dernière
une série de sanctions à Moscou qu'ils accusent de soutenir militairement les rebelles ukrainiens, ce que les autorités russes démentent.
La Russie a riposté en introduisant l'été dernier un embargo sur les produits alimentaires aux pays qui la sanctionnent.
Pour sa part, la France a suspendu fin 2014 "jusqu'à nouvel ordre" la remise à la Russie des navires de guerre Mistral, en raison de l'implication présumée de Moscou dans le conflit en Ukraine.


Auraient-ils peur de perdre "leur" coupe du monde?

FIFA : Poutine contre-attaque les USA

Le président russe Vladimir Poutine a accusé jeudi les États-Unis de chercher, dans le scandale de corruption qui secoue la Fifa, à "empêcher la réélection" de Joseph Blatter à la tête de la Fédération internationale de football.



"On se souvient des pressions exercées sur (Joseph Blatter) pour empêcher la tenue de la Coupe du monde de football en Russie en 2018", a déclaré à des journalistes étrangers le chef de l’État russe lors d’une interview retransmise jeudi par le Kremlin.

"C’est une tentative évidente d’empêcher la réélection de monsieur Blatter au poste de président de la Fifa, ce qui constitue une très grossière violation des règles de fonctionnement des organisations internationales", a déclaré M. Poutine.

Les USA étendent sa juridiction à d’autres États

Le président russe, dont les relations avec Washington sont plombées par le conflit en Ukraine en cours depuis avril 2014, a fustigé l’attitude de la justice américaine.

"Concernant les arrestations, tout cela est pour le moins étrange", a estimé le président russe. "Je ne sais pas si l’un d’entre eux a violé une loi, mais en tout cas les États-Unis n’ont aucun lien avec tout ça. Ces fonctionnaires ne sont pas des citoyens américains, et si quelque chose s’est produit, cela ne s’est pas produit sur le territoire des États-Unis et les États-Unis n’ont rien à voir avec tout ça", a critiqué M. Poutine.

"C’est une nouvelle tentative évidente (des États-Unis) d’étendre sa juridiction à d’autres États", a estimé le président.

Application "illégale" de la loi américaine

Mercredi soir, la diplomatie russe avait esquissé la position de Moscou en dénonçant une application "illégale" de la loi américaine dans cette affaire et appelant Washington à mettre fin à ses "tentatives d’exercer la justice hors de ses frontières".

"Nous appelons avec insistance Washington à mettre fin à ses tentatives d’exercer la justice bien loin de ses frontières, selon ses normes juridiques, et à suivre les procédures juridiques internationales généralement admises", avait déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

La Russie, dont le ministre des Sports Vitali Moutko fait partie du Comité exécutif de la Fifa, va accueillir le Mondial-2018 de football.
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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Sam 30 Mai - 0:14

Représailles:

Moscou a émis une liste noire de personnalités politiques de l'UE

Moscou a émis une liste de personnalités politiques européennes ne pouvant plus entrer sur le territoire russe, a assuré vendredi le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, évoquant une réponse aux sanctions européennes sur la Crimée et l'est de l'Ukraine.


La Russie a remis hier à plusieurs ambassades européennes une liste de personnes qui ne peuvent plus entrer sur le territoire russe, a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse. Il a précisé que deux membres du parlement néerlandais et un membre néerlandais du parlement européen figuraient sur cette liste.
Cette dernière, qui comporterait environ 80 ou 90 noms, a été émise en réaction aux sanctions et interdictions d'entrée sur le territoire européen prononcées à l'égard de la Russie après l'annexion en mars 2014 de la Crimée et pour son rôle dans la crise ukrainienne, selon Mark Rutte.

Une porte-parole de la diplomatie de l'Union européenne a déclaré à l'AFP que la Russie avait refoulé plusieurs responsables politiques européens ces derniers mois, mais avait jusqu'à présent refusé de communiquer une liste des personnes visées.

Nous prenons note de la décision des autorités russes de partager cette liste, a indiqué la porte-parole dans un courriel, ajoutant : nous n'avons aucune autre information quant à la base légale, les critères ou le processus.

Le chef du groupe libéral au parlement européen et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt figure notamment sur cette liste, a déclaré à l'AFP son porte-parole, Jeroen Reijnen.

Verhofstadt ne peut pas entrer en Russie, il est sur la liste noire avec environ 80 personnes, a-t-il dit. M. Rutte a pour sa part indiqué que le gouvernement néerlandais condamne cette décision et en informerait Moscou dans des termes non équivoques.

La liste russe n'est pas basée sur le droit international, n'est pas transparente et il est impossible de la contester (devant un tribunal, ndlr), a souligné Mark Rutte. Le Premier ministre belge Charles Michel et son ministre des Affaires étrangères Didier Reynders ont quant à eux demandé vendredi aux autorités russes de revoir cette interdiction, a rapporté vendredi l'agence Belga.

 "Je demande aux autorités russes de revoir cette décision. Nous contestons fermement cette décision du gouvernement russe", a déclaré le Premier ministre belge, selon son porte-parole cité par Belga.


Le gouvernement allemand avait jugé lundi inacceptable que le parlementaire allemand Karl-Georg Wellmann, qui a des liens forts avec l'Ukraine, se soit vu refuser dimanche l'entrée sur le territoire russe. M. Wellmann, élu des Unions chrétiennes (CDU/CSU), le parti conservateur de la chancelière Angela Merkel, préside le groupe d'amitié parlementaire germano-ukrainien au Bundestag.

M. Wellmann a raconté à plusieurs médias allemands avoir été refoulé dimanche à son arrivée à l'aéroport de Moscou, où il se rendait pourtant sur invitation pour des discussions politiques.

Les autorités russes lui ont intimé de reprendre l'avion pour Berlin, et signifié son interdiction de pénétrer en Russie jusqu'à 2019, a-t-il ajouté. Le président russe Vladimir Poutine dément toute implication militaire de Moscou dans l'insurrection pro-russe dans l'est de l'Ukraine, qui s'oppose au gouvernement pro-occidental de Kiev.
Si c'est comme ça qu'ils pensent que les sanctions seront levée . . .

Soldats russes en Ukraine: Moscou verrouille

Emmanuel Grynszpan
Vladimir Poutine place le sceau du secret-défense sur les décès de soldats, même en temps de paix. Une mesure destinée à effrayer leurs proches et la société civile, alors que les preuves de la présence de soldats russes combattant dans le Donbass s’accumulent

C’est quasiment un retour à la guerre d’Afghanistan, quand les «cargo 200» (nom de code des cercueils de zinc contenant les corps de soldats tués au combat) rentraient en URSS par avion pour être enterrés dans le plus grand secret. Les proches étaient avertis par des frères d’armes du défunt, ou par des voisins. Le président Vladimir Poutine a signé jeudi un amendement à la loi dite «sur les secrets d’Etat», qui élargit la liste des informations interdites à la divulgation et inclut désormais toute information sur les soldats décédés en temps de guerre comme en temps de paix durant les «opérations spéciales». Toute personne divulguant des informations sur les soldats décédés risque dorénavant une longue peine de prison pour «haute trahison».

L’amendement survient alors que les preuves s’accumulent ces derniers jours concernant la présence de soldats russes combattant secrètement aux côtés des séparatistes du Donbass. Moscou, qui a massé depuis plus d’un an des troupes le long de la frontière avec l’Ukraine, persiste à dire que les citoyens russes combattant dans l’est ukrainien sont tous des volontaires. La plupart des experts militaires, ukrainiens comme russes, s’accordent à dire que le gros du contingent se battant contre Kiev est effectivement composé de volontaires et de mercenaires russes. Mais des unités de l’armée russe sont envoyées pour les missions complexes, comme la reconnaissance ou les offensives.

«Anticonstitutionnel»

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov assure que le nouvel amendement «n’est pas du tout lié à l’Ukraine». Mais pour Vadim Korovine, coauteur d’une enquête sur les soldats russes tués en Ukraine et enterrés en secret (les ONG russes estiment leur nombre à 200), «cet amendement est anticonstitutionnel. Il peut se comprendre en période de guerre, mais pas en temps de paix. Nous travaillons avec nos juristes pour le contrecarrer. Je ne pourrai pas continuer mes enquêtes si l’amendement tient, explique-t-il au Temps. Il s’agit pour le Kremlin de continuer en secret sa guerre illégale en Ukraine.»

Valentina Melnikova, qui préside l’Union des comités de mères de soldats, une ONG très connue en Russie depuis les guerres de Tché­tchénie, affirme: «Je continuerai coûte que coûte à me battre. Cet amendement ne change rien pour moi.» Son ONG est dans la ligne de mire de la nouvelle loi, car les «mères de soldats» se sont toujours battues avec détermination contre les abus du Ministère russe de la défense. «Je sais que je risque la prison», soupire Valentina Melnikova. Ce qui l’inquiète bien davantage, c’est la résignation de la société civile. «Quand des mères m’appellent parce qu’elles reçoivent des appels de leurs fils envoyés se battre dans le Donbass, je leur dis d’aller les chercher à Rostov [région où sont situées leurs bases arrière]. Or, aucune ne l’a fait. La situation était totalement différente durant les guerres précédentes. Les familles se démenaient pour sauver leurs enfants. Je ne comprends pas ce qui se passe dans leur tête.»

Valentina Melnikova note que, parmi les soldats russes revenant du Donbass, «une partie réalisent ce qui se passe, refusent d’obéir aux ordres et de participer aux exercices». Les «exercices», c’est le nom donné par le Ministère russe de la défense aux opérations à la frontière ukrainienne, qui consistent d’une part à entraîner les combattants pro-russes, d’autre part à faire passer en Ukraine des armes et des soldats.


Des centaines de tombes récentes ne portant aucun nom ont été découvertes par des activistes dans les territoires occupés par les forces pro-russes et dans la région de Rostov, du côté russe de la frontière. Les forces ukrainiennes ont capturé à plusieurs reprises des militaires russes dans la zone de conflit. La réponse de Moscou a été d’affirmer soit que les soldats s’étaient «égarés», soit qu’ils avaient démissionné de l’armée et combattaient en tant que volontaires. C’est le cas de deux soldats appartenant au corps d’élite du renseignement militaire russe (GRU), blessés et capturés la semaine dernière. Les deux Russes, détenus à Kiev, ont répété à l’Organisation pour la sécurité et la co­opération en Europe (OSCE) et aux médias se trouver en Ukraine sur ordre du GRU. Tous deux se plaignent que leurs proches ne répondent plus au téléphone.

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