Et en Russie !

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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Mer 6 Aoû - 13:24

Là aussi ils s'en vont:

Fin des stations-essence russes Loukoïl en République tchèque

Le géant pétrolier russe Loukoïl va céder ses stations-service dans trois pays d'Europe centrale, dont la République tchèque, a annoncé le groupe cette semaine, sur fond de guerre économique entre l'Occident et la Russie.


Photo: Google Maps

Dans un bref communiqué, le groupe a fait savoir qu'il vendrait son réseau de 44 stations-essence en République tchèque à la société Slovnaft, filiale slovaque du hongrois MOL Group.

"C'est une surprise pour moi", a indiqué à la télévision publique le président de l'association des stations-essence de République tchèque. Selon Ivan Indráček, qui s'attend également à un départ de Shell du marché tchèque, "MOL va être désormais présent sur le marché des stations-services haut-de-gamme et discount, ce qui va surtout en faire le concurrent de Benzina (groupe Unipetrol)".

Il n'a pas été précisé si le groupe Loukoïl avait également l'intention de se retirer des deux aéroports tchèques, celui de Prague et celui d'Ostrava, où il fournit en carburant une partie des avions.

Par ailleurs, les 75 stations qu'il possède en Hongrie et les 19 de Slovaquie passeront aux mains du groupe hongrois Norm Benzinkut Kft, aux termes d'accords censés être scellés avant la fin de l'année.

Le groupe russe - plus grand opérateur privé en Russie et numéro deux du pays, avec un sixième de sa production - poursuit ainsi un mouvement d'optimisation de ses actifs dans un contexte très tendu entre l'Europe et la Russie au sujet du conflit armé se déroulant à l'est de l'Ukraine.

Le semaine dernière, il avait annoncé qu'il s'apprêtait à céder la totalité de sa filiale en Ukraine à l'autrichien AMIC Energy Management.

Fin juin déjà, alors que les États-Unis et l'Europe n'avaient pas encore décidé le renforcement de leurs sanctions à l'encontre de Moscou, le patron de Loukoïl Vaguit Alekperov avait déclaré que ces mesures auraient des répercussions sur toutes les entreprises russes.

radio Prague

Le coût de la rupture entre l’Ukraine et la Russie
6 août, 2014  Maria Karnaouh, pour RBTH
Suivant l'exemple des Etats-Unis et de l’UE, l’Ukraine a préparé une liste de sanctions contre la Russie. Avec l’aide des experts, nous avons estimé qu’une rupture générale des relations économiques et commerciales de ces deux pays coûtera 40 milliards d’euros.

Russie beyond the headlines

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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Mer 6 Aoû - 15:20

Si même les politiques le reconnaissent . . .

Russie: un responsable s'excuse pour les décisions "stupides" du gouvernement

Un vice-ministre russe a créé la polémique en Russie en publiant mercredi sur les réseaux sociaux des excuses pour les politiques "stupides" décidées par le gouvernement et a affirmé que celles-ci seraient dommageables pour l'économie russe.

"Je m'excuse auprès de tout le monde pour les choses stupides que nous faisons et pour les promesses que nous ne tenons pas", a écrit le vice-ministre de l'Économie Sergueï Beliakov sur sa page Facebook.

Les "choses stupides" en question sont la décision cette semaine de transférer les fonds destinés au paiement des retraites vers d'autres besoins, prolongeant ainsi un moratoire datant de l'année dernière qui permet à une partie de l'argent destiné aux futures retraites d'être investi dans l'économie.

Cette décision a été largement critiquée comme une tentative de palier aux trous dans le budget aux dépends des futurs retraités.

Le président Vladimir Poutine a démenti que les fonds aient été confisqués, mais le ministre des Finances Anton Silouanov a de son côté déclaré que l'argent avait été utilisé pour des mesures de lutte contre la crise et pour le développement de la Crimée, rattachée à la Russie en mars.

Sergueï Beliakov a pour sa part déclaré qu'il avait "honte" à cause de cette décision, qui sera "pénalisante pour l'économie" et trompeuse puisque le gouvernement avait promis qu'elle ne durerait qu'un an.

M. Beliakov a par la suite indiqué avoir exprimé seulement "son opinion personnelle" et qu'il s'abstiendrait de tout commentaire supplémentaire, signe des divergences au sein du gouvernement sur la manière dont il faut soutenir l'économie russe, fragilisée encore davantage par les sanctions occidentales liées à la crise en Ukraine.

lesechos.fr

Pas besoin de commenter, l'info parle d'elle même!

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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Jeu 7 Aoû - 0:25

Premières sanctions russes et estimation de la perte à gagner de part et d'autre (et cela ne présage rien de bon) : 


Publié le 06-08-2014 Modifié le 06-08-2014 à 18:45
 
Russie: Poutine impose un embargo sur l’agroalimentaire européen 
par RFI
 
La Russie organise sa riposte aux sanctions occidentales décidées la semaine dernière. Après les fruits polonais, la viande roumaine, Moscou a décidé d'interdire pour un an l'importation de produits agroalimentaires de tous les pays la sanctionnant.
La Russie a choisi l'embargo pour répondre aux sanctions européennes et frappe fort. Depuis une semaine déjà le pays avait ciblé la Bulgarie, l'Italie, la Grèce ou encore la Pologne.
La mesure est maintenant généralisée. Moscou interdit l'importation de produits agroalimentaires venant de tous les pays la sanctionnant. Dans un communiqué, Vladimir Poutine déclare vouloir protéger les intérêts nationaux de la Russie. Cette nouvelle riposte représente un gros manque à gagner pour l'Union européenne. La Russie est, en effet, le deuxième importateur de produits agroalimentaires européens.
 
Sanctions à double tranchant
Jusque-là, Moscou se dissimulait derrière des motifs sanitaires pour interdire des produits. C'était encore le cas aujourd'hui avec la viande roumaine, invoquant une épidémie de vache folle. Information démentie par la Roumanie qui reconnaît seulement la présence d'un cas isolé.
D'autres sanctions pourraient suivre. Un quotidien russe rapporte que Moscou envisage de limiter l'utilisation de ses couloirs aériens, ce qui contraindrait les compagnies européennes à faire des détours coûteux. Dans ce bras de fer engagé entre l'Union européenne et la Russie, certains experts redoutent que les sanctions finissent par se retourner contre l'Europe elle-même.
Un retournement et des pertes économiques que certains pays européens envisagent déjà. La Finlande pourrait demander des compensations à l'Union européenne si les sanctions contre la Russie devaient causer du tort à l'économie finlandaise.


L’économie européenne au défi des sanctions contre la Russie 
par RFI
 
L'industrie allemande souffre déjà du tensions diplomatiques avec la Russie. 
L'Union européenne a décidé, mardi 29 juillet, une nouvelle vague de sanctions contre la Russie. Avant même leur entrée en vigueur ce vendredi, la crise diplomatique a déjà eu des conséquences sur les affaires des entreprises européennes. 
L'Allemagne se retrouve en première ligne. C'est le premier fournisseur européen de la Russie et le pays qui a le plus à perdre de la crise diplomatique. Entre janvier et avril, les exportations allemandes vers la Russie ont déjà chuté de 14%.La fabrication de machines-outils, l'un des secteurs les plus importants de l'économie allemande, est fortement touchée. Les commandes russes de machines, notamment de machines agricoles, ont plongé de 17% au premier trimestre.
 
Le retour de flamme
La tendance pourrait se poursuivre et toucher de grands groupes européens. Adidas a d'ores et déjà revu ses prévisions de bénéfice à la baisse pour cette année.
La semaine dernière, le groupe britannique British Petroleum faisait déjà part de son inquiétude. La banque russe Rosneft, un de ses actionnaires, a été sanctionnée par les pays européens.
Pour certains experts, avant même les sanctions, c'est l'incertitude d'une solution de crise qui pèse sur l'Union européenne. Un retour de flamme qui, s'il se généralise, pourrait avoir des conséquences sur les commandes, les investissements, et à terme sur l'économie européenne.

 
Sanctions : Poutine riposte en interdisant les importations agroalimentaires
Par lefigaro.fr, AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 06/08/2014 à 21:42 Publié le 06/08/2014 à 21:23
 
Le président russe cible pendant un an les pays occidentaux qui ont décidé des sanctions contre la Russie. Il laisse entendre qu'il pourrait revenir sur cette mesure s'ils assouplissaient leur position. Au risque d'instaurer un équilibre de la terreur économique. 
Menaces, sanctions puis représailles, le tout dans un contexte de tension entre l‘Union européenne et les États-Unis d'une part et la Russie de l'autre. La situation n'est pas sans rappeler la Guerre froide et Vladimir Poutine est décidé à instaurer un équilibre de la terreur économique. Le président russe a ordonné mercredi d'«interdire ou de limiter pendant un an» les importations de produits agroalimentaires en provenance des pays ayant adopté des sanctions économiques contre la Russie, a annoncé le Kremlin dans un communiqué.
«J'ordonne d'interdire ou de limiter pendant un an les importations sur le territoire russe de certains types de produits agricoles, de matières premières et de denrées alimentaires» en provenance de pays qui ont «décidé la mise en place de sanctions économiques» contre la Russie, a déclaré Vladimir Poutine, cité dans le communiqué. Cette décision a été prise «afin de protéger les intérêts nationaux de la Fédération de Russie», a précisé le président.
 
La durée de l'interdiction pourrait être assouplie
L'Union européenne et les Etats-Unis, notamment, ont décidé une série de sanctions économiques contre la Russie sans précédent depuis la guerre froide, accusant Moscou de soutenir militairement les insurgés séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, ce que le pouvoir russe dément.
Mardi, Vladimir Poutine avait déjà annoncé avoir ordonné au gouvernement russe d'élaborer des mesures de représailles à ces sanctions, dont les plus sévères ont été introduites la semaine dernière. Ces sanctions interdisent notamment l'accès des principales banques publiques russes au marché occidental des capitaux, et les exportations d'armes et de certains équipements pétroliers vers la Russie. Dans son décret sur des «mesures économiques spécifiques visant à assurer la sécurité de la Russie», Vladimir Poutine souligne que la durée de l'interdiction sur les importations pourrait être modifiée «si nécessaire», laissant entendre que Moscou pourrait revenir sur sa décision en cas d'assouplissement de la position de l'Occident.
 
Le Brésil prêt à remplacer l'Europe
Le président appelle également le gouvernement à «prendre des mesures pour assurer l'équilibre sur les marchés et empêcher la hausse des prix de produits agroalimentaires» en Russie. Le gouvernement russe devra notamment présenter dans les prochains jours une liste de produits dont l'importation sera interdite ou restreinte, selon le décret.
Pour sa part, l'agence vétérinaire russe Rosselkhoznadzor a aussitôt fait état de ses projets de négocier l'augmentation des importations en provenance des pays d'Amérique latine. «Des réunions avec les ambassadeurs d'Equateur, du Brésil, du Chili et du chargé d'affaires d'Argentine en Russie auront lieu le 7 août» afin de discuter d'«une éventuelle hausse des livraisons des produits alimentaires en provenance de ces pays sur le marché russe», a indiqué Rosselkhoznadzor dans un communiqué. Le Brésil a déjà manifesté son intérêt, selon la même source. De son côté, la Russie, qui avait restreint en 2013 les importations de viande et produits laitiers du Brésil en raison de «violations des normes sanitaires», a accepté de lever ces restrictions après avoir reçu des «garanties» appropriées des producteurs brésiliens, a ajouté Rosselkhoznadzor.
 
L'arme commerciale, plébiscitée par Moscou
La Russie est importatrice nette de produits agroalimentaires. Le montant de ses importations dans ce domaine représentait 16,9 milliards de dollars de janvier à mai 2014, et des exportations d'une valeur de 7,1 milliards de dollars, selon les dernières statistiques officielles. Ces chiffres concernent les échanges de la Russie avec le reste de la planète, au-delà des seuls pays qui ont imposé des sanctions. Les pommes, bananes, tomates, pommes de terre, ainsi que la viande et le poisson représentent la plus grande part des importations agroalimentaires russes, selon la même source.
Moscou est souvent accusé d'utiliser l'arme commerciale, notamment en invoquant des motifs sanitaires, comme moyen de pression diplomatique sur ses voisins. Depuis le renforcement des sanctions occidentales à son encontre, la Russie avait déjà interdit quasi quotidiennement l'importation de nouveaux produits alimentaires sous couvert de «protection des consommateurs». Ainsi, la Russie a décidé mercredi de limiter ses importations de viande de Roumanie et d'animaux d'Italie, de Bulgarie et de Grèce en raison de la découverte de maladies, après avoir déjà décrété un embargo sur les fruits et légumes en provenance de Pologne en raison de «violations répétées» de la validité des certificats.
Les Russes rendent ainsi coup pour coup aux Occidentaux. Ils espèrent les forcer à plier en faisant pression sur leurs entreprises, fragilisées par un contexte économique difficile. Une diplomatie du chantage qui pourrait se retourner contre les Russes: 50.000 d'entre eux se sont ainsi retrouvés coincés à l'étranger en raison de la faillite de compagnies aériennes russes après les sanctions occidentales.
 
 
 
 
 
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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Jeu 7 Aoû - 9:11

Veux rien dire, mais la Russie manque de tout et importe le nécessaire.
Que vont-ils manger?

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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Jeu 7 Aoû - 9:45

Et boire?  Laughing 

Coca-Cola retire ses publicités de quatre chaînes russes à cause de l'Ukraine

Le géant américain Coca-Cola a retiré ses publicités de quatre chaînes de télévision russes liées au Kremlin et à une banque frappée par les sanctions occidentales, a rapporté hier le journal russe Vedomosti. Trois des chaînes en question, REN-TV, Piaty Kanal et Domachny font partie d'un holding contrôlé par la banque russe Rossiya, visée dès les premières sanctions occidentales après le rattachement de la Crimée à la Russie en mars. La quatrième, Zvezda, diffuse des programmes patriotiques et appartient au ministère russe de la Défense. Coca-Cola se défend pourtant de tout motif politique et indique que cette décision ne repose que sur des considérations économiques. Selon le journal russe Vedomosti, Coca-Cola est l'un des plus gros annonceurs sur le marché russe avec un buget annuel de plus de 2,5 milliards de roubles (51,7 millions d'euros).



Euh, ça on savait déjà!!  Wink

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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Jeu 7 Aoû - 13:48

Matt a écrit:Veux rien dire, mais la Russie manque de tout et importe le nécessaire.
Que vont-ils manger?

Du riz chinois, des nems et de la bière "Tsing tao"  tongue
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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Jeu 7 Aoû - 14:04

Mouais, pas sûr que ça plaise, surtout la bière!!  Wink 

Réponse du berger à la bergère:

L'UE se réserve le droit de prendre des mesures après les sanctions russes à son encontre

Bruxelles - L'Union européenne a annoncé jeudi qu'elle se réservait le droit de prendre des mesures contre Moscou après la décision clairement politique des autorités russes d'interdire pour un an les importations de la plupart des produits alimentaires d'Europe et des Etats-Unis.

Après évaluation complète par la Commission européenne des mesures prises par la Fédération de Russie, nous nous réservons le droit de prendre les mesures appropriées, a affirmé Frédéric Vincent, un porte-parole de la Commission.

Il a dénoncé une décision clairement politique de la part des autorités russes et rappelé que les sanctions européennes à l'encontre de la Russie étaient quant à elles directement liées à l'annexion illégale de la Crimée et à la déstabilisation de l'Ukraine. L'Union européenne reste déterminée à la désescalade de la situation en Ukraine, a-t-il dit.

La Russie a décrété une interdiction totale de la plupart des produits alimentaires en provenance notamment des pays d'Europe et des États-Unis en réponse aux sanctions occidentales à l'encontre de Moscou, a annoncé jeudi le Premier ministre russe Dmitri Medvedev.

Cette interdiction, d'une durée d'un an, concerne le boeuf, le porc, la volaille, le poisson, le fromage, le lait, les légumes et les fruits en provenance des États-Unis, de l'Union européenne, de l'Australie, du Canada et de la Norvège.

En 2013, les exportations de produits agricoles européens vers la Russie représentaient 11,8 milliards d'euros soit 9,9% du total des exportations de l'UE vers la Russie. Les fruits, les fromages, la viande de porc et les légumes constituent les quatre principaux secteurs agricoles d'exportation de l'UE vers la Russie pour un total de 3,7 milliards d'euros en 2013. Suivent les alcools (725 milions d'euros) et les vins (595 millions d'euros).

romandie.com

On est loin du scénario évoqué tantôt par Thuramir . . .  Embarassed

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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Jeu 7 Aoû - 18:22

Matt a écrit:Mouais, pas sûr que ça plaise, surtout la bière!!  Wink 

Réponse du berger à la bergère:

L'UE se réserve le droit de prendre des mesures après les sanctions russes à son encontre

Après évaluation complète par la Commission européenne des mesures prises par la Fédération de Russie, nous nous réservons le droit de prendre les mesures appropriées, a affirmé Frédéric Vincent, un porte-parole de la Commission.

Il a dénoncé une décision clairement politique de la part des autorités russes et rappelé que les sanctions européennes à l'encontre de la Russie étaient quant à elles directement liées à l'annexion illégale de la Crimée et à la déstabilisation de l'Ukraine. 

romandie.com

On est loin du scénario évoqué tantôt par Thuramir . . .  Embarassed
Il ne faut quand même pas prendre les citoyens européens pour des imbéciles, ou alors c'est le dénommé Frédéric Vincent qui en est un ! Toutes les sanctions européennes sont de nature politique (elles le sont d'ailleurs de part et d'autre) et elles ont été prises par les autorités politiques au plus haut niveau de de l'UE. Les sanctions européennes peuvent tendre vers un objectif qui se veut légitime, mais elles sont l'émanation d'une volonté politique.
Il faut cependant espérer que la volonté de paix de l'UE et de la Russie prévaudra sur la volonté de l'épreuve de force économique.
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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Jeu 7 Aoû - 18:29

Thuramir a écrit:
Matt a écrit:Mouais, pas sûr que ça plaise, surtout la bière!!  Wink 

Réponse du berger à la bergère:

L'UE se réserve le droit de prendre des mesures après les sanctions russes à son encontre

Après évaluation complète par la Commission européenne des mesures prises par la Fédération de Russie, nous nous réservons le droit de prendre les mesures appropriées, a affirmé Frédéric Vincent, un porte-parole de la Commission.

Il a dénoncé une décision clairement politique de la part des autorités russes et rappelé que les sanctions européennes à l'encontre de la Russie étaient quant à elles directement liées à l'annexion illégale de la Crimée et à la déstabilisation de l'Ukraine. 

romandie.com

On est loin du scénario évoqué tantôt par Thuramir . . .  Embarassed
Il ne faut quand même pas prendre les citoyens européens pour des imbéciles, ou alors c'est le dénommé Frédéric Vincent qui en est un ! Toutes les sanctions européennes sont de nature politique (elles le sont d'ailleurs de part et d'autre) et elles ont été prises par les autorités politiques au plus haut niveau de de l'UE. Les sanctions européennes peuvent tendre vers un objectif qui se veut légitime, mais elles sont l'émanation d'une volonté politique.
Il faut cependant espérer que la volonté de paix de l'UE et de la Russie prévaudra sur la volonté de l'épreuve de force économique.

Ce qu'on veut dire Thuramir, c'est que l'UE et les USA ne craignent pas de dire publiquement que leurs sanctions sont guidées par une volonté politique de rétorsion en retour à l'occupation illégale de la Crimée et l'implication militaire de la Russie sur le territoire Ukrainien.
Moscou, base ses "restrictions" d'importations de l'Ouest ou de l'Ukraine sur des motifs sanitaires fallacieux. Toujours l'hypocrisie russe...
Comment faire confiance à des gens qui ont érigé le mensonge permanent en mode de gouvernement ???
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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Jeu 7 Aoû - 18:34

Krispoluk a écrit:Ce qu'on veut dire Thuramir, c'est que l'UE et les USA ne craignent pas de dire publiquement que leurs sanctions sont guidées par une volonté politique de rétorsion en retour à l'occupation illégale de la Crimée et l'implication militaire de la Russie sur le territoire Ukrainien.
Moscou, base ses "restrictions" d'importations de l'Ouest ou de l'Ukraine sur des motifs sanitaires fallacieux. Toujours l'hypocrisie russe...
Comment faire confiance à des gens qui ont érigé le mensonge permanent en mode de gouvernement ???
Mais je pense que les dernières sanctions russes se veulent politiques et non sanitaires. La Russie n'a pas fait mystère de cela.
Quant aux précédentes sanctions sanitaires, je suis d'accord pour dire qu'il s'agit de sanctions politiques déguisées.
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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Jeu 7 Aoû - 18:37

Thuramir a écrit:
Krispoluk a écrit:Ce qu'on veut dire Thuramir, c'est que l'UE et les USA ne craignent pas de dire publiquement que leurs sanctions sont guidées par une volonté politique de rétorsion en retour à l'occupation illégale de la Crimée et l'implication militaire de la Russie sur le territoire Ukrainien.
Moscou, base ses "restrictions" d'importations de l'Ouest ou de l'Ukraine sur des motifs sanitaires fallacieux. Toujours l'hypocrisie russe...
Comment faire confiance à des gens qui ont érigé le mensonge permanent en mode de gouvernement ???
Mais je pense que les dernières sanctions russes se veulent politiques et non sanitaires. La Russie n'a pas fait mystère de cela.
Quant aux précédentes sanctions sanitaires, je suis d'accord pour dire qu'il s'agit de sanctions politiques déguisées.

Ben voilà ! Quand on y met de la bonne volonté de part et d'autre on arrive à se comprendre  Laughing  Laughing  Laughing
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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Jeu 7 Aoû - 18:41

Krispoluk a écrit:Ben voilà ! Quand on y met de la bonne volonté de part et d'autre on arrive à se comprendre  Laughing  Laughing  Laughing
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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Jeu 7 Aoû - 19:07

Voici quelques informations sur de nouvelles sanctions qui se précisent et sur les conséquences économiques des sanctions réciproques. Pas de quoi se réjouir !

La Russie menace d'interdire le survol de son territoire entre l'Europe et l'Asie
(Belga) Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a menacé jeudi d'interdire le survol du territoire russe aux compagnies aériennes effectuant des liaisons entre l'Europe et l'Asie via la Sibérie, la route la plus courte, après avoir annoncé un embargo sur les importations de produits agroalimentaires occidentaux en réponse aux sanctions occidentales.
M. Medvedev a en outre indiqué que le gouvernement étudiait une série de mesures en réponse à l'arrêt dimanche des activités du premier transporteur aérien à bas coût russe, Dobrolet, provoquée par les sanctions occidentales.
La fermeture de l'espace aérien russe pour les liaisons entre l'Europe et l'Asie provoquerait pour les compagnies aériennes un important surcoût en carburant qui se répercutera sur les prix.
Elle provoquerait également des pertes pour la principale compagnie aérienne russe Aeroflot, qui perçoit des indemnités pour ces vols de transit estimées à près de 250-300 millions de dollars par an.
"Bien sûr, il s'agit d'une mesure grave. Nous devons toutefois y réfléchir", a indiqué le Premier ministre russe.
Une éventuelle interdiction serait particulièrement dommageable pour les compagnies européennes, en premier lieu Lufthansa, British Airways, Air France et Finnair, qui opèrent de nombreux vols long courrier vers l'Asie.
Bank of America Merrill Lynch a estimé cette semaine le surcoût pour ces compagnies si elles utilisaient un autre itinéraire à environ 30.000 dollars par vol.
Concernant Air France, un accord existe depuis 2001 qui autorise l'usage des routes sibériennes par cette compagnie, expliquait dès mardi le porte-parole de la DGAC (direction générale de l'aviation civile française), interrogé alors par l'AFP sur la possibilité pour Moscou de revenir sur cet accord, qui faisait déjà l'objet de spéculations de la presse russe.
Le porte-parole n'avait pas précisé le montant de la compensation financière versée par Air France à Aeroflot en échange du survol du territoire russe.
(Belga)
 
La Russie interdit le survol de son territoire à l'Ukraine
(Belga) Le Premier ministre Dmitri Medvedev russe a annoncé jeudi l'interdiction de survol du territoire aux avions de compagnies aériennes ukrainiennes.
Les avions des compagnies aériennes ukrainiennes effectuant des liaisons vers l'Azerbaïdjan, la Géorgie, l'Arménie et la Turquie ne sont plus en mesure de survoler le territoire russe, a annoncé le Premier ministre M. Medvedev, cité par la chaîne de télévision indépendante russe Dojd, à l'issue d'une réunion du gouvernement.
M. Medvedev a également menacé d'interdire l'accès à l'espace aérien de Sibérie aux compagnies aériennes effectuant des liaisons entre l'Europe et l'Asie via la Sibérie, la route la plus courte, après avoir annoncé un embargo sur les importations de produits agroalimentaires américains et européens en réponse aux sanctions occidentales.
La fermeture de l'espace aérien russe pour les liaisons entre l'Europe et l'Asie provoquerait pour les compagnies aériennes un important surcoût en carburant qui se répercutera sur les prix. (Belga)


Medvedev propose des mesures protectionnistes dans le secteur automobile
 (Belga) Le Premier ministre russe Dmitri Medevedv a indiqué jeudi envisager la mise en place "de mesures protectionnistes dans plusieurs secteurs" en réponse aux sanctions occidentales, dont celui de l'automobile ou encore de la construction navale, selon l'agence de presse Interfax.
"Nous sommes prêts à introduire des mesures protectionnistes dans le secteur de la construction aéronautique, navale, automobile, ainsi que d'autres industries", a affirmé M. Medvedev lors d'une réunion du gouvernement russe. "Nous le ferons de manière réfléchie", a renchéri le Premier ministre.
"Le gouvernement est pleinement conscient des importantes collaborations qui sont établies dans ces secteurs. Mais nous sommes également bien conscients des capacités de notre pays", a conclu M. Medvedev.
Après avoir annoncé l'embargo imposé sur les produits agroalimentaires occidentaux, le Premier ministre russe a menacé d'interdire le survol du territoire russe aux compagnies aériennes effectuant des liaisons entre l'Europe et l'Asie via la Sibérie, la route la plus courte, en réponse aux sanctions occidentales. (Belga)
 
 
Embargo russe sur les produits agroalimentaires -
(Belga) L'embargo russe sur les produits agroalimentaires se fera particulièrement ressentir parmi les abattoirs belges. "C'est un coup très dur pour le secteur et cela conduira inévitablement à des licenciements", réagit l'administrateur délégué de la Febev, la Fédération belge de la viande, Thierry Smagghe. Il évalue à 500, sur 5.000, le nombre d'emplois excédentaires.
Un embargo russe était déjà en vigueur depuis le début de l'année sur la viande de porc, après la découverte de cas de fièvre porcine africaine en Lituanie. "Nous pensions arriver à une solution d'ici septembre mais désormais l'embargo est confirmé pour une longue période. Nos membres devront tirer leurs conclusions", déplore Thierry Smagghe, évoquant une "guerre économique".
Les chambres froides des abattoirs sont déjà remplies de viande qui ne peut être vendue. Au sein des entreprises fortement dépendantes de la Russie, une partie du personnel se trouve déjà en chômage technique, selon la Febev. "Plusieurs vont devoir fermer leurs portes. Jusqu'à présent, nous avons pu continuer à stocker mais si cela dure encore longtemps, cela n'aura plus de sens".
L'embargo russe est désormais étendu à la viande bovine mais la Febev estime qu'il est possible de trouver d'autres marchés à l'exportation. Les exportations de viande bovine vers la Russie sont néanmoins beaucoup moins importante que celles de viandes de porc.
Au 31 juillet 2014, la Febev avait estimé que l'embargo russe sur la viande de porc avait déjà coûté 40 millions d'euros au secteur belge sur les six derniers mois. (Belga)
 
Embargo russe sur les produits agroalimentaires - Les éleveurs de saumon norvégiens plongent après les sanctions russes
(Belga) Les éleveurs de saumon norvégiens, Marine Harvest en tête, ont pris l'eau jeudi à la Bourse d'Oslo après la décision par la Russie de suspendre la plupart de ses importations agroalimentaires en provenance d'Europe.
La Russie est le principal débouché pour les produits halieutiques norvégiens et l'un des plus gros marchés au monde pour le saumon.
En milieu de journée, l'action Marine Harvest, premier producteur de saumon au monde, décrochait de 11,3% à la Bourse d'Oslo. Norway Royal Salmon perdait 9,6%, Salmar 9,5%, Leroey Seafood 8,1% et The Scottish Salmon Company 8,2%.
"Nous attendons d'en savoir plus sur les pays et les produits concernés", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'organisme de promotion des produits marins norvégiens, Christian Chramer.
Selon cet organisme, les exportations norvégiennes de poisson vers la Russie ont pesé 6,5 milliards de couronnes (776 millions d'euros) l'an dernier, essentiellement du saumon et de la truite mais aussi du hareng et du maquereau.
Chez Marine Harvest, on dit "suivre la situation de près". En 2013, la Russie avait absorbé 5% des ventes du géant du saumon contrôlé par l'homme d'affaires chypriote d'origine norvégienne John Fredriksen.
La Norvège, si elle n'est pas membre de l'UE, a exprimé son intention de se joindre aux sanctions adoptées par les Vingt-huit. Le pays fait également partie de l'Espace économique européen, aux côtés des 28 pays membres de l'Union européenne, de l'Islande et du Lichtenstein.
 
La BCE contrôlera le bon usage de ses fonds par les filiales bancaires russes
(Belga) La Banque centrale européenne (BCE) continuera de fournir des liquidités aux filiales des banques russes en zone euro mais contrôlera qu'elles n'en font pas usage pour contourner les sanctions européennes décidées à l'encontre de Moscou.
"Les filiales russes auront accès au refinancement de la BCE", a déclaré son président Mario Draghi, en réponse à une question lors de sa conférence de presse mensuelle de politique monétaire. Toutefois, elles devront annoncer à l'avance leur demande qui "seront approuvées seulement si elles ne contreviennent pas aux restrictions de l'UE", a ajouté le banquier central.
Les sanctions de l'Union européenne, entrées en vigueur vendredi, réduisent l'accès de la Russie aux marchés de capitaux européens, imposent un embargo sur les achats et les ventes d'armes, de matériel militaire et de biens à double usage militaire et civil à la Russie. Elles limitent également les ventes à la Russie de technologies sensibles et d'équipements dans le secteur de l'énergie.
En rétorsion, Moscou vient d'annoncer un embargo de ses importations agroalimentaires en provenance d'Europe et des Etats-Unis. Cet escalade aura "un impact plus important sur la zone euro" que dans le reste du monde, a souligné une nouvelle fois M. Draghi. Néanmoins, il est difficile actuellement d'évaluer cet impact, a-t-il ajouté.
 
L'Otan met fin à sa coopération avec la Russie
(Belga) Le Secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a annoncé jeudi la rupture de la coopération entre l'Alliance atlantique et la Fédération de Russie, dans le cadre de sa rencontre avec le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk à Kiev, annonce l'agence russe Itar-Tass.
"L'Alliance met fin à sa coopération avec la Fédération de Russie. Elle (l'Otan, ndlr) renforce la défense collective pour la protection de tous les membres de l'Otan, et a décidé d'augmenter le niveau de soutien et de coopération avec l'Ukraine", a déclaré M. Rasmussen.
M. Rasmussen et M. Iatseniouk ont discuté d'un éventuel soutien de l'Alliance atlantique aux capacités militaires de l'Ukraine, annonce un communiqué du gouvernement ukrainien. (Belga)
La BCE a décidé jeudi de maintenir son principal taux directeur inchangé, au niveau historiquement bas de 0,15% dans un contexte d'inflation très faible et de reprise fragile en zone euro. (Belga)
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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Jeu 7 Aoû - 20:14

Déclarations de l'UE sur la portée des sanctions russes :
Embargo russe sur les produits agroalimentaires - "Les Russes paieront le prix des mesures qu'ils ont décidées"

(Belga) Le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht estime que l'embargo décrété par les Russes sur les produits agroalimentaires européens sera "difficile" pour l'agriculture européenne. Le Fonds européen de solidarité pourrait cependant adoucir cet impact. Dans tous les cas, la Russie elle-même "paiera le prix des mesures" qu'elle prend, a-t-il mis en garde jeudi sur Radio 1 (VRT).
"Cela fera mal, en effet", a reconnu Karel De Gucht. "Quand on prend des sanctions, comme tout le monde l'a d'ailleurs demandé, il faut toujours s'attendre à une réplique, ce qui est le cas maintenant."
Il sera néanmoins difficile pour la Russie de maintenir ses sanctions, estime le commissaire européen. Le montant des importations russes prouve selon lui que "la Russie ne peut toujours pas, 20 ans après l'Union soviétique, subvenir à ses besoins".
La Commission européenne veut en tout cas essayer "d'adoucir autant que possible la pilule" pour les secteurs européens concernés. Karel De Gucht rappelle ainsi le fonds spécial prévu pour les situations où les produits agricoles ne peuvent plus être livrés pour raisons politiques. "Il s'agit de 400 millions d'euros", indique-t-il, en renvoyant vers son collègue de l'Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos. "Il a déjà confirmé que le fonds existe et qu'il peut être sollicité."
Karel De Gucht n'a pas voulu se prononcer sur d'autres sanctions russes potentielles. Il a seulement indiqué que Moscou perçoit actuellement 300 millions d'euros par an pour autoriser le survol de la Sibérie. L'argent est consacré à subsidier la compagnie aérienne Aeroflot. Si la Russie imposait une interdiction de survol, cette source de revenus se tarirait. (Belga)
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Message  Krispoluk le Jeu 7 Aoû - 21:23

Thuramir a écrit:Déclarations de l'UE sur la portée des sanctions russes :
Embargo russe sur les produits agroalimentaires - "Les Russes paieront le prix des mesures qu'ils ont décidées"

(Belga) Le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht estime que l'embargo décrété par les Russes sur les produits agroalimentaires européens sera "difficile" pour l'agriculture européenne. Le Fonds européen de solidarité pourrait cependant adoucir cet impact. Dans tous les cas, la Russie elle-même "paiera le prix des mesures" qu'elle prend, a-t-il mis en garde jeudi sur Radio 1 (VRT).
"Cela fera mal, en effet", a reconnu Karel De Gucht. "Quand on prend des sanctions, comme tout le monde l'a d'ailleurs demandé, il faut toujours s'attendre à une réplique, ce qui est le cas maintenant."
Il sera néanmoins difficile pour la Russie de maintenir ses sanctions, estime le commissaire européen. Le montant des importations russes prouve selon lui que "la Russie ne peut toujours pas, 20 ans après l'Union soviétique, subvenir à ses besoins".
La Commission européenne veut en tout cas essayer "d'adoucir autant que possible la pilule" pour les secteurs européens concernés. Karel De Gucht rappelle ainsi le fonds spécial prévu pour les situations où les produits agricoles ne peuvent plus être livrés pour raisons politiques. "Il s'agit de 400 millions d'euros", indique-t-il, en renvoyant vers son collègue de l'Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos. "Il a déjà confirmé que le fonds existe et qu'il peut être sollicité."
Karel De Gucht n'a pas voulu se prononcer sur d'autres sanctions russes potentielles. Il a seulement indiqué que Moscou perçoit actuellement 300 millions d'euros par an pour autoriser le survol de la Sibérie. L'argent est consacré à subsidier la compagnie aérienne Aeroflot. Si la Russie imposait une interdiction de survol, cette source de revenus se tarirait. (Belga)

Sans compter qu'au petit jeu de l'interdiction de survol des territoires, ce n'est pas l'Ouest mais bien la Russie qui a le plus à perdre...
Cette fois-ci c'est la Russie qui a allumé la mèche des sanctions aériennes alors qu'en est-t'il si l'Europe, les Usa et l'Ukraine décident l'interdiction de survol de leurs territoires par les compagnies russes ? Vu la géographie, toutes les liaisons d'Aéroflot devraient se faire via le caucase et l'Iran ou la Sibérie... C'est la faillite économique à moyenne échéance pour Aéroflot...
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Un petit moment de détente bien nécessaire...

Message  Krispoluk le Jeu 7 Aoû - 22:01

Alors, au milieu de tout ces sujets trop sérieux, je souhaite dédicacer tout spécialement à l'attention de mon bon pote Thuramir cette nouvelle très importante pour la maintien de la Paix Mondiale et de l'harmonie entre les peuples :

"Devant la menace d'embargo envisagée par la Douma sur les petites culottes et les sous-vêtements en dentelle à destination de la Russie, les femmes de Lviv (ouest de l'Ukraine, ont décidé dans un immense élan de générosité et d'abnégation de se priver de leurs parures intimes pour les offrir à leurs consoeurs russes.

Mettant en application cette opération humanitaire sans précédent dans l'histoire mondiale, elles sont allées les accrocher à la devanture de la banque Russe Sberbank de Lviv...

Suite de cette action généreuse :

Un groupe d'hommes Français et Belges n'écoutant que leur courage et leur générosité, se sont proposés spontanément afin de se rendre à Lviv en charter pour vérifier la bonne application de cette résolution auprès de tous les éléments féminins qu'ils rencontreront (Thuramir, je te laisse en privé les coordonnées pour la réservation du billet...)"
Fin du communiqué.

Lien : https://twitter.com/Hy_Donetsk/status/497356689621135360

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Message  Thuramir le Jeu 7 Aoû - 22:11

Krispoluk a écrit:Sans compter qu'au petit jeu de l'interdiction de survol des territoires, ce n'est pas l'Ouest mais bien la Russie qui a le plus à perdre...
Cette fois-ci c'est la Russie qui a allumé la mèche des sanctions aériennes alors qu'en est-t'il si l'Europe, les Usa et l'Ukraine décident l'interdiction de survol de leurs territoires par les compagnies russes ? Vu la géographie, toutes les liaisons d'Aéroflot devraient se faire via le caucase et l'Iran ou la Sibérie... C'est la faillite économique à moyenne échéance pour Aéroflot...
Il semble que ce ne soit pas aussi simple que cela.
J'ai lu dans un des articles (mais j'ai fermé la fenêtre et je ne trouve plus le lien) que la Russie pourrait interdire le survol de la Sibérie à certaines compagnies aériennes de l'UE (pas toutes), mais que, en contrepartie, Aéroflot pourrait négocier de juteux contrats avec des compagnies asiatiques qui seraient autorisées à survoler son territoire vers l'Europe, à un coût nettement moins cher que les autres compagnies aériennes européennes pour les vols vers l'Asie. Cela priverait dès lors les compagnies aériennes européennes visées par l'interdiction de survol de leurs clients pour leurs vols vers l'Asie, puisque leurs prix seraient supérieurs aux prix des autres compagnies.
En somme, diverses compagnies aériennes verraient une partie non négligeable de leur flotte engendrer plus de frais que de revenus.
Cela provoquerait dès lors de graves difficultés dans ces compagnies aériennes, bien plus lourdes que le surcoût des vols vers l'Asie. C'est risquer l'aventurisme économique.
D'autre part, je doute aussi fortement que tous les pays de l'UE et les Etats-Unis mettent un embargo sur le survol de l'ensemble de leur territoire par Aéroflot. Non seulement, cela n'a jamais été fait au titre de sanctions, mais cela aurait des conséquences plus que désastreuses pour le trafic aérien mondial, avec des faillites prévisibles de très nombreuses compagnies aériennes. Et cela sans aborder les pertes économiques des marchandises qui sont envoyées par avion vers l'Asie (fleurs des Pays-Bas, etc). Cela, ce serait vraiment se tirer une balle dans le pied.
Tu comprends donc pourquoi je persiste à préférer une issue de crise négociée et contrôlée.
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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Jeu 7 Aoû - 22:13

Krispoluk a écrit:Alors, au milieu de tout ces sujets trop sérieux, je souhaite dédicacer tout spécialement à l'attention de mon bon pote Thuramir cette nouvelle très importante pour la maintien de la Paix Mondiale et de l'harmonie entre les peuples :

"Devant la menace d'embargo envisagée par la Douma sur les petites culottes et les sous-vêtements en dentelle à destination de la Russie, les femmes de Lviv (ouest de l'Ukraine, ont décidé dans un immense élan de générosité et d'abnégation de se priver de leurs parures intimes pour les offrir à leurs consoeurs russes.

Mettant en application cette opération humanitaire sans précédent dans l'histoire mondiale, elles sont allées les accrocher à la devanture de la banque Russe Sberbank de Lviv...

Suite de cette action généreuse :

Un groupe d'hommes Français et Belges n'écoutant que leur courage et leur générosité, se sont proposés spontanément afin de se rendre à Lviv en charter pour vérifier la bonne application de cette résolution auprès de tous les éléments féminins qu'ils rencontreront (Thuramir, je te laisse en privé les coordonnées pour la réservation du billet...)"
Fin du communiqué.

Lien : https://twitter.com/Hy_Donetsk/status/497356689621135360

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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Ven 8 Aoû - 10:49

Que se passera t'il

Si Moscou tourne le dos à l'Occident...



Depuis son retour au Kremlin, en 2012, Vladimir Poutine n’a pas obtenu de grands résultats sur le plan économique. L’économie russe stagne, et le boom des années 2000 paraît bien loin. Si la croissance mondiale est encore tirée vers le haut par le dynamisme des grands émergents, ce n’est pas à la Russie qu’elle le doit.
Faut-il voir dans cet essoufflement la raison du raidissement imprimé par Poutine à son immense pays ? C’est probable, mais quels qu’en soient les ressors, un constat s’impose. Depuis deux ans, Moscou cultive, systématiquement, une trajectoire de rupture avec l’Occident.

Sur le plan de l’état de droit et des valeurs démocratiques, le tour de vis a d’abord commencé à Moscou, dès le printemps 2012. Pressions sur les ONG, pressions sur les médias indépendants. Il s’agissait de mâter progressivement (au train dirait un cycliste) les aspirations démocratiques de la classe moyenne russe urbanisée.

En matière de politique étrangère, Poutine a ensuite passé toute l’année 2013 à exploiter - admirablement, il faut l’admettre - les incohérences américaines (et françaises) en Syrie. Faisant renaître ainsi l’aura de la puissance russe sur l’échiquier mondial. Redorant son blason au Proche Orient, paralysant l’Onu, et brillant de ses anciens feux sur la scène intérieure.

Après le droit et la diplomatie, Poutine est entré dans le dur de la stratégie militaire. A la faveur de la crise ukrainienne. Annexion de la Crimée, pressions des blindés à la frontière ukrainienne (et au-delà). La situation est tellement tendue dans la région de Donetsk, qu’une confrontation armée majeure  peut éclater à tout instant. Entre les chars russes massés à la frontière et la détermination montrée hier par le président ukrainien, le dernier round paraît proche.

Un dilemme pour les Européens

C’est dans ce contexte que l’annonce d’un embargo russe sur les produits alimentaires européens (et américains) est intervenue hier. Doublé d’une menace de fermeture de l’espace aérien. Certes, l’Europe a commis des erreurs sur le dossier ukrainien.  Mais l’embargo russe enclenche un risque d’escalade, hautement imprévisible. 

Les inconnues sont nombreuses. Sur la réaction de l’opinion russe. Celle des milieux d’affaires proches du Kremlin. Celle des pays Européens qui à défaut d’être allés à Moscou feraient bien de mettre à l’agenda un sommet « sur » Moscou. Ils ont plus à perdre que les Etats-Unis. Resteront-ils unis si guerre commerciale il y a avec la Russie ? Faut-il se préparer à une crise énergétique cet hiver pour les pays les plus dépendants du gaz russe ? Peut-on encore imaginer vendre les navires Mistral alors que des chars russes menacent Donetsk ?

Les milieux d’affaires occidentaux se sont jusqu’ici montrés sceptiques sur les possibilités d’une rupture radicale. Comme si le business avec Moscou devait reprendre comme avant, comme si on assistait surtout à une partie de bluff.

Depuis hier, cette hypothèse est très faible. Car Poutine ne raisonne pas comme un broker de la City. Il a beau venir de Saint-Pétersbourg, c’est moins le penchant européen d’un Pierre le Grand que les logiques glaciales de l’appareil soviétique qui l’ont forgé. Le sentiment d’avoir déjà perdu l’Ukraine ne peut que l’inciter à se replier sur ce qu’il connaît le mieux: durcir son pouvoir et ériger un mur. Se créer un ennemi. Ressusciter l'Otan. Même si c’est à l’encontre des aspirations profondes de nombreux Russes.

ouest-france.fr


Analyse assez bonne, je pense. Et cette situation ne profite à personne!!

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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Ven 8 Aoû - 14:41

Une autre analyse qui confirme ce que nous répète Thuramir:

En pleine «guerre» du langage, il faut laisser une porte de sortie à Poutine

lavoixdunord.fr

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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Lun 11 Aoû - 11:20

Par où commencer, tant il y a?

A propos du journaliste russe disparu/arrêté:

« Combattre les photographes, c’est combattre la vérité »


©️ Photo: RIA Novosti/Damir Bulatov

Par La Voix de la Russie | L'agence internationale d'information Rossiya Segodnyaexige la libération immédiate du reporter photographe Andreï Stenine, qui a disparu dans l'Est de l'Ukraine au cours d’une mission spéciale.

Il serait retenu par les structures de force du pays. Une requête officielle en recherche d’Andreï Stenine a été déposée au ministère ukrainien de l’Intérieur. Moscou, de son côté, prend toutes les mesures par le biais des départements compétents pour le rapatriement du reporter, a communiqué l'attaché de presse du président russe Dmitri Peskov.

Le directeur général de Rossiya Segodnya Dmitri Kisselev a noté que le reporter Andreï Stenine travaillait des deux côtés du front dans l'est de l'Ukraine, en permettant au monde de connaître les souffrances qu'éprouvent le pays et ses habitants des deux côtés de la ligne de partage. Ce travail revêt un caractère exceptionnellement humanitaire, a souligné Kisselev, avant d’ajouter avec regret que cette circonstance, évidemment, n'avait aucune importance pour les autorités ukrainiennes actuelles.

« On peut arrêter – deux fois ! – le journaliste anglais Graham Phillips. On peut tuer l'Italien Andrea Racelli. On peut tuer les correspondants de Vesti Igor Korneliuk et Anton Volochine. On peut abattre le cameraman de la Première chaîne Anatoly Klyan. Tout cela montre que la chasse aux journalistes est ouverte. »

« Cinq journalistes morts en trois mois, c’est un chiffre immense », - souligne à son tour le directeur du bureau de Human Rights Watch (HRW) à Moscou Tatiana Lokchina. Elle affirme que l'Est de l'Ukraine est devenu une sorte de piège pour les journalistes.

Rossiya Segodnya a organisé une campagne massive d'information de soutien à la demande de libération du reporter de l’agence. Au centre de Moscou, des bénévoles distribuent des clichés dus à Andreï Stenine, appelant à soutenir l'action dans les réseaux sociaux. Une vidéo réalisée par les collègues du reporter disparu a été placée sur le portail YouTube.

« Il est de notre devoir d’assurer le Conseil de sécurité de l'Ukraine que cet homme jeune, modeste, calme ne présentait aucune menace pour l'Ukraine – militaire, politique, ou économique », a dit le reporter Sergueï Pyatakov.

L’appareil photo du reporter, ce sont vos yeux, - souligne un autre collègue de Stenine, Vladimir Pesnya.

« Grâce à ses yeux, vous voyez ce qui se passe. L’appareil photo ne ment pas s’il se trouve dans les mains d’un homme d'honneur. C’est le cas d’Andreï Stenine. Celui qui combat les photographes, combat la vérité. »

Andreï Stenine a accompli des missions dans plusieurs "points chauds" du monde, y compris en Syrie, en Libye, en Egypte et en Ukraine, souligne le chef de la section des reportages-photos de l’agence Rossiya Segodnya Alexandre Vilf.

« Andreï ne portait pas d'arme. Sa seule arme – c’est sa caméra, avec son aide, il tentait de nous apprendre ce qui se passait. On peut discuter le côté éthique de la présence des journalistes dans la zone des hostilités, dire qu’ils gênent les militaires. Mais s'ils ne se rendent pas sur place, personne n'apprendra rien du tout. »

Les membres du Conseil sur le développement de la société civile et les droits de l'homme auprès du Président russe ont appelé les autorités ukrainiennes à libérer au plus vite Andreï Stenine.
Selon l’écrivain Ioury Polyakov, « à en juger par les faits, appeler les pouvoirs ukrainiens actuels à ne pas arrêter les journalistes est tout aussi absurde qu’appeler les nazis dans les années 30 du denier siècle à ne pas brûler les livres de Thomas Mann ». Probablement, d’autres mesures sérieuses sont-elles nécessaires.

Le directeur du bureau moscovite de défense des droits de l'homme Alexandre Brod juge nécessaire de s'adresser aux organisations internationales, y compris à la Croix-Rouge, car le sauvetage des journalistes dans la zone d’hostilités fait partie de ses responsabilités. D'après lui, « les journalistes russes – c’est une menace pour les autorités de Kiev, parce qu'ils racontent à la Russie et au monde les atrocités qu’elles tentent par tous les moyens de dissimuler, de présenter comme une lutte contre les séparatistes. En fait, c’est un génocide de leur peuple ».

la voix de son maître

Bref, toujours la même rangaine . . .
Me font rigoler avec "leur vérité".

Ukraine : quand Poutine montre ses petits (tout petits) muscles…
Face aux sanctions occidentales, le tsar de toutes les Russies a pris des mesures de rétorsion. Elles sont plutôt comiques.


Face aux sanctions occidentales, le tsar de toutes les Russies a pris des mesures de rétorsion. Crédit Reuters

Ah, on allait voir ce qu'on allait voir ! Poutine Le Grand, Poutine Le Fort, Vladimir  Le Terrible, allait faire trembler l'Occident craintif et peureux. Lui seul avait des muscles. Lui seul avait des couilles. Et il allait les montrer les unes et les autres. Et il les a montrés. En interdisant les importations de produits alimentaires en provenance des pays qui ont sanctionné le sien pour son soutien aux séparatistes pro-russes de Donetsk.

Il y en a pour des milliards. Et c'est accablant. Surtout pour la Russie. Car ça en dit long sur le délabrement de l'agriculture russe.
Voilà le plus grand pays agricole du monde obligé d'importer de quoi donner un peu à manger à sa population. Voilà le plus grand pays agricole du monde qui faisait venir des millions de tonnes de pommes de Pologne. Oui, des pommes ! Et c'est la Pologne, ex-pays communiste comme la Russie, qui a été la première punie. Les pommes pourtant, ca pousse partout. Mais manifestement pas en Russie. Les producteurs de pommes polonais râlent un peu. Mais la presse de ce pays est pliée en deux de rire. Il demeure cependant que la Russie irrigue l'Europe de son gaz. L'a t-elle coupé en représailles ? A t-elle doublé ou triplé son prix ? Non. Poutine est assurémment téméréraire. Mais il est ni fou ni suicidaire. Car il sait pertinemment que la premiere victime d'une telle mesure serait son pays. Car nul n'ignore, et lui aussi, que l'Europe se mobiliserait alors pour trouver d'autres sources d'approvisonnements energétiques.

Les sanctions économiques et financières de l'Occident, elles, ont frappé la Russie au cœur. Et l'arrêt de toute collaboration pour des grands travaux d'infrastructures… Une coopération bancaire interdite ou limitée, ce qui a mis la bourse de Moscou au plus bas en raison d'une fuite panique des capitaux. La saisie des avoirs financiers de dirigeants russes et des chefs séparatistes (au fait comment font-ils pour avoir tellement d'argent à l'étranger ?)… La Russie a comme monnaie le rouble (et il vaut combien aujourd'hui ?). Mais sans le dollar et sans les euros, elle n'est pas grand-chose.
 
En France nombre d'imbéciles ont frissonné d'une joie frôlant l'extase quand Poutine a menacé d'envahir en Ukraine. L'anti-américanisme leur tenait lieu de viatique pour un pèlerinage amoureux vers Moscou. Ils ont applaudi quand Poutine a, sans trop de mal, bouffé la Crimée. Leur patriotisme pro-russe devait les inciter à partir là-bas en vacances. C'est très, très bon marché.

Car depuis qu'elle a été détachée de l'Ukraine, la Crimée est une région sinistrée. En témoignent les affiches du syndicat de tourisme local qui, avec de très jolies filles très court vêtues, vous promettent la-bas d'autres felicités que celles que peuvent offrir les vagues de la Mer Noire. C'est, semble t-il, la seule raison qu'on aurait d'aller en Crimée. Pour les pommes il faut aller en Pologne. Là-bas aussi les filles sont jolies. Mais contrairement à la Russie, on ne les exhibe pas comme des putes. 

P.S : Il ne faudrait pas croire pour autant que la Russie est revenue à l'âge de pierre. La preuve : elle dispose de missiles sol air tres sophistiqués. L'un d'entre eux a abattu un avion de la malaysia airlines. 


Affiche publicitaire vantant les atouts de la Crimée.

atlantico.fr

 Laughing 

La Russie aurait repoussé l’intrusion d’un sous-marin américain

La Russie a affirmé samedi avoir repoussé un sous-marin américain qui approchait de ses eaux territoriales jeudi en mer de Barents, dans le Nord du pays, lors d'un incident qui rappelle la Guerre Froide, mais qui s'est terminé sans recours à la force. « Les patrouilles de la flotte russe du Grand Nord ont identifié le 7 août un sous-marin étranger, a priori de la classe Virginia des forces armées navales américaines », a déclaré un représentant de l'état-major de la flotte russe, dont les propos ont été rapportés sous condition d'anonymat par les agences de presse russes. Les bâtiments de la classe Virginia sont des sous-marins nucléaires d'attaque.

Toujours selon ce responsable, « Une formation navale anti-sous-marins a été envoyée sur place, ainsi qu'un avion de chasse anti-sous-marins Iliouchine Il-38 ». « Le sous-marin a été chassé des environs des eaux territoriales russes par les manœuvres de ces unités », a-t-il ajouté, précisant que les radars russes avaient suivi pendant vingt-sept minutes l'intrus avant que celui-ci ne disparaisse.

Il est rare que l'état-major russe communique sur ce genre d'incident, qui a eu lieu alors que la Russie et l'Occident sont engagés dans un bras de fer diplomatique et économique faisant suite à la crise en Ukraine. Les États-Unis et l'Union Européenne ont condamné le rattachement de la Crimée à la Russie et accusent Moscou de soutenir militairement les combattants séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine, ce que démentent les autorités russes, mais qui a depuis donné lieu à un chassé-croisé de sanctions entre les deux parties.

peopledaily.com.cn

Rien que de très habituel en somme.

Par contre, une bonne question dont beaucoup aimeraient une réponse:

Ukraine: jusqu'où ira Vladimir Poutine?

Entretien avec Jean-Sylvestre Mongrenier, spécialiste de la Russie. Docteur en géopolitique et professeur agrégé d'histoire-géographie, il est aussi chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris-Cool.
Vladimir Poutine a ordonné, mercredi 6 août, d'« interdire ou de limiter pendant un an » les importations de produits agroalimentaires en provenance des pays ayant adopté des sanctions économiques contre la Russie.

JOL Press : Le président russe joue l'escalade contre l'Occident. Comment expliquer cette stratégie ?
 
Jean-Sylvestre Mongrenier : De fait, le cours des choses ne va pas dans le sens de la « désescalade ». Sur le terrain militaire, dans le Donbass, le pouvoir russe mène encore et toujours une « guerre couverte » à l'encontre de l'Ukraine : hommes et matériel venus de Russie renforcent ceux que l'on persiste à appeler les « pro-Russes » qui, bien souvent, sont des Russes. Ces milices et groupes paramilitaires, armés de pied en cap par la Russie, sont directement appuyés par l'artillerie russe. C'est dans ce contexte qu'il faut replacer le tir de missile sol-air contre le vol de la Malaysia Airlines.

Sur le terrain de la géoéconomie, Moscou a pris des mesures évoquées plus haut (embargo alimentaire). Ces mesures ne sont pas encore décisives et c'est l'interruption des exportations énergétiques vers l'Europe qui marquerait le franchissement d'un nouveau seuil conflictuel. L'emploi de l'arme énergétique est d'un maniement délicat – l'économie russe et le financement de l'Etat reposent très largement sur l'exportation de produits bruts –, mais il ne saurait être exclu. C'est déjà le cas à l'encontre de l'Ukraine.

Les choix stratégiques faits par Poutine témoignent de sa détermination politique et de la prégnance des représentations géopolitiques (idées et rhétoriques géopolitiques, perceptions) qu'il manie. Trop longtemps, les dirigeants occidentaux n'ont pas voulu accorder de crédit à son discours géopolitique et ils se sont persuadés qu'il existait un hiatus entre la parole et les actes. Aussi, sa politique était interprétée comme une simple tentative de renforcer son pouvoir de négociation avec l'Occident. La chose était négociable (voir la diplomatie du « reset »).

En fait, Poutine s'est engagé dans une confrontation d'ensemble avec l'Occident. Il conduit une « grande stratégie » qui fait de la Russie un Etat révisionniste et perturbateur. Sur le long terme, l'idée directrice est d'élargir les frontières de la Russie, d'instaurer par la force d'autres lignes de partage (voir le thème de la « nouvelle Russie »), et donc de renverser l'ordre international public européen. L'Ukraine est la pierre angulaire de ce projet et des représentations qui l'englobent.


JOL Press : Cette stratégie peut-elle être gagnante pour Poutine ?
 
Jean-Sylvestre Mongrenier : La Russie conserve un vrai pouvoir de nuisance et Poutine dispose des moyens d'atteindre les buts négatifs de sa stratégie : semer le chaos dans l'Est ukrainien et, par ricochet, déstabiliser l'ensemble de l'Ukraine ; maintenir Kiev dans un « entre-deux » et une situation de précarité qui l'empêche d'exercer pleinement et effectivement sa souveraineté. L'idée est de gagner du temps, de conserver des positions, dans l'attente d'une conjoncture géopolitique plus propice à l'atteinte des buts positifs de la stratégie russe : resatelliser l'Ukraine ou, à tout le moins, s'emparer de nouveaux territoires dans l'Est ukrainien ; mettre sur les rails une Union eurasienne conçue comme une structure de puissance.

Pour ce faire, il lui faudra aller plus loin et mobiliser de nouveaux moyens. De fait, la tactique de déstabilisation au moyen d'une « guerre couverte » a montré ses limites. D'une part, la population locale n'a pas suivi les agitateurs et les sicaires dépêchés sur place. D'autre part, les dirigeants occidentaux n'ont pu faire semblant de croire plus longtemps à la non-implication de l'Etat russe dans les événements et au rôle possible de Moscou comme « faiseur de paix ». A cet égard, la tragédie du vol de la Malaysia Airlines aura été un point tournant : nous sommes bien entrés dans la phase des sanctions de niveau 3.

La « guerre couverte » de Poutine avait aussi pour objectif de se maintenir sous la barre des sanctions occidentales ; la Russie et l'Occident sont désormais engagés dans un conflit géoéconomique dont les tenants et aboutissants sont politiques, au sens fort du terme. Très probablement, l'escalade des sanctions et contre-sanctions n'est pas terminée.

Si le président russe veut chercher à reprendre l'avantage sur le terrain (dans le Donbass), il sera conduit à un engagement militaire direct, et donc à une guerre non plus « couverte » mais ouverte. C'est pour cela que les dirigeants occidentaux, au sein des structures qui les rassemblent (UE et OTAN), sont des plus attentifs à la situation militaire sur les confins russo-ukrainiens.
 

JOL Press : Poutine peut-il faire machine arrière ? 
 
Jean-Sylvestre Mongrenier : Il lui est possible de faire marche arrière. Dans l'affaire ukrainienne, rien d'existentiel et de vital pour la Russie, en tant qu'Etat national, n'est en jeu. C'est au contraire l'Etat ukrainien qui combat pour son territoire : outre la « guerre couverte » menée par Moscou dans le Donbass, il ne faut pas oublier le rattachement manu militari de la Crimée à la Russie, sans aucun respect pour les engagements internationaux et la signature de l'Etat russe (voir entre autre le « mémorandum de Budapest »). Indubitablement, c'est Moscou qui a pris l'initiative de ce conflit et il lui appartient d'y mettre fin.

Toute l'action diplomatique occidentale vise à assurer à Poutine une porte de sortie honorable, d'où un certain nombre de garanties sur le statut international de l'Ukraine, une rhétorique de « désescalade » et beaucoup de faux-semblants sur la prétendue bonne volonté de Poutine, peut-être dépassé par la dynamique des événements. En d'autres termes et jusqu'à ce que la réalité de la guerre et les manœuvres de Poutine ne puissent plus être niées, c'est une diplomatie d'apaisement qui a prévalu. L'apaisement a échoué et les protagonistes de ce conflit géopolitique sont entrés dans une nouvelle phase.

Au vrai, les dirigeants occidentaux ont projeté leurs propres catégories sur Poutine et la classe dirigeante russe. Confondant rationalité instrumentale et « raison droite et ordonnée », ils se sont appuyés sur l'état objectif de la Russie (une « puissance pauvre ») pour se persuader que Poutine était un « pragmatique ». A leurs yeux, cela signifiait que le président russe était un rude compétiteur, certes, mais respectait les règles du jeu. Sa politique aurait visé à renforcer sa main dans les négociations avec l'Occident, pour modifier les « termes de l'échange ». A la veille de l'annexion de la Crimée, d'aucuns voulaient encore y voir une simple gesticulation militaire, pour négocier au mieux un « deal » avec Kiev.

Poutine ne raisonne pas en ces termes et poursuit avec obstination un programme politique revanchiste, révisionniste et « réunioniste » (reconstitution d'une « Russie-Eurasie » dans les limites de l'ex-URSS). Il serait erroné de croire que le président russe est le prisonnier d'une opinion publique chauffé à blanc par la propagande et cherche à se dégager. Poutine ne semble décidément pas penser dans les termes de ses homologues occidentaux, partagés entre le jeu politique intérieur et les grandes causes planétaires. Tout cela va dans le sens d'une épreuve de force continue et dangereuse. L'OTAN est appelée à se recentrer sur la défense collective de ses Etats membres (cf. l'article 5). 


JOL Press : Assistons-nous à une nouvelle Guerre froide ? 
 
Jean-Sylvestre Mongrenier : Le programme politique évoqué ci-dessus et la rationalité purement instrumentale de Poutine laissent à penser que la présente guerre en Ukraine, les sanctions occidentales et le conflit géoéconomique en cours ne relèvent pas d'une simple crise conjoncturelle, virtuellement résolue au moyen de quelques ajustements réciproques. L'affaire ukrainienne a mis au jour un conflit géopolitique d'ensemble entre la Russie et l'Occident, conflit latent et trop longtemps nié. Même après l'invasion d'une partie de la Géorgie, en août 2008, Poutine était censé demeurer le partenaire naturel de l'Occident avec lequel il fallait s'entendre pour relever ensemble les défis posés par la montée de la Chine populaire.

Il faut donc penser le conflit Russie-Occident dans la durée, ce qui inévitablement renvoie à la Guerre froide, entendue comme le long affrontement Est-Ouest achevé avec la chute du mur de Berlin et la réunification de l'Allemagne, l'implosion du bloc soviétique et la dislocation de l'URSS. L'époque est au présentisme mais il est bon de rappeler que ces événement ce sont produits il y a moins d'une génération, ce qui est très peu en regard de l'histoire d'une aire géopolitique particulière, plus encore de l'Histoire universelle.

Si l'on veut paraître intelligent, on rappellera que l'Histoire ne se répète pas ou que les situations historiques ne sont pas superposables. Et pourtant ! On retrouve les mêmes protagonistes géopolitiques, sur le même axe Est-Ouest, mais avec des lignes de partage plus orientales, la Russie post-soviétique ayant retrouvé les limites qui étaient les siennes au XVIe siècle, avec la Sibérie et l'Extrême-Orient en plus (ce qui fait tout de même 17 millions de km² !). De surcroît, les dirigeants russes ne cessent de se référer à la Guerre froide et sont sur une ligne révisionniste : ils dressent un parallèle entre l'Europe post-Guerre froide et la Paix de Versailles, ce qui en dit long quant à leurs intentions et modes de pensée.

Certes, l'environnement global n'est plus le même et l'« eurasisme » qui tient lieu d'idéologie à Moscou a surtout une fonction intérieure ; il n'a pas la puissance conquérante du marxisme-léninisme après 1945. Pourtant, l'expression de « Guerre froide » n'est pas inadéquate et elle a d'ailleurs été employée avant que Walter Lippman ne popularise son usage (1947). Par purisme, on peut lui préférer celle de « paix froide » mais l'idée sous-jacente est la même : une situation hybride de paix-guerre avec bien des développements possibles. De fait, nous ne sommes qu'au départ et la présente situation recèle peut-être des bouleversements géopolitiques, internes et externes.


jolpress.com

Bref, tant que vova est là, ce ne sera pas mieux.  Evil or Very Mad

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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Mar 12 Aoû - 11:09

Explosions à Moscou ce matin:

Під ранок Москву розбудили вибухи. Фото
UKRINFORM



J'aime particulièrement le dernier commentaire:

наверное "гуманитарная помощь" сдетонировала 
"Probablement une aide humanitaire"  Laughing

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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Jeu 14 Aoû - 14:53

Une autre bien bonne:

Medvedev piraté sur Twitter: "Je démissionne. J'ai honte de mes actes"



Le compte Twitter du Premier ministre russe Dmitri Medvedev a été piraté jeudi par un ou des inconnus qui lui ont fait annoncer sa démission et critiquer sévèrement son président Vladimir Poutine, rebondissant au passage sur le conflit autour de l'annexion de la Crimée au détriment de l'Ukraine. Le premier message posté par le hacker sur le compte de Medvedev indiquait: "Je démissionne. J'ai honte de mes actes à la tête du gouvernement. Je vous prie de m'excuser". "Cela fait longtemps que je voulais le dire: Vova, tu te trompes!", affirme un autre tweet faussement attribué à M. Medvedev, et appelant le président russe Vladimir Poutine par son diminutif familier. "La Crimée n'est pas à nous" affiche encore le compte piraté, détournant le mot d'ordre "la Crimée est à nous", repris dans les médias et sur quantités d'objets souvenirs depuis le rattachement en mars dernier de la péninsule ukrainienne.

"Le compte de Dmitri Medvedev a été piraté, les messages ne sont pas authentiques. Nous cherchons une solution", a réagi un porte-parole du gouvernement russe, cité par l'agence RIA Novosti.

Huit tweets au total ont été publiés, entre 10h15 et 11h00 locales (08H15 et 09H00 en Belgique), avant que ne soit rétabli le contrôle sur le compte du Premier ministre russe. Les faux messages ont ensuite été effacés.

Le piratage du compte de M. Medvedev est rapidement devenu le principal sujet de discussion des internautes russes. Le Premier ministre dupé y a gagné, à son corps défendant, 10.000 nouveaux abonnés pour atteindre 2,5 millions.

dhnet.be

Dommage que ce ne soit qu'un pirate . . .  Laughing

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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Jeu 14 Aoû - 15:05

Mais c'est peut être vrai  Cool 
Qui sait ce que pense Iznogoud qui rêve d'être calife à la place du calife  Laughing  Laughing  Laughing
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Re: Et en Russie !

Message  Matt le Jeu 14 Aoû - 15:10

Il a déjà été calife, mais en second derrière le "leader suprème" selon Zhirinovsky.  Laughing 
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Re: Et en Russie !

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