Et après?

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Re: Et après?

Message  Александр le Ven 4 Nov - 9:05

"Une réponse" de Poroshenko:

"Where’s the cash from?" – Poroshenko says officials must explain sources of assets

Declaration of assets of Ukrainian officials was an extremely important step in fighting corruption, Ukrainian President Petro Poroshenko said at the International Economic Forum in Lviv.

Photo from UNIAN
"Many of those who submitted declarations included cash sums believing that it is a zero declaration that will help them avoid inspection. But the key point is to summarize what has been done over the past 25 years. And now you must explain where you got the money," said Petro Poroshenko.

The president emphasized: "Society has the right to know that. We shouldn’t struggle against rich men, as somebody may guess. We should struggle against criminals who take apartments, cars, villas, planes being civil servants."

According to him, e-declaration is an important step that started with the president who had to declare everything – from pillows on the sofa to cups in the kitchen.

At the same time, Petro Poroshenko disagrees with the necessity of e-declarations of the Ukrainian military. "I don't see why servicemen who have taken up arms to defend the country must submit e-declarations starting from January 1. They have plenty of other things to do," he said, adding that the activity of public servants must be transparent.
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Re: Et après?

Message  Александр le Ven 4 Nov - 16:52

Le «bling-bling» ukrainien mis en ligne


Des réfugiés de l'est de l'Ukraine à Slaviansk, le 9 février 2015. REUTERS/Gleb Garanich

L'Ukraine est un pays parmi les plus pauvres d'Europe, ce qui n'empêche pas certains de ses citoyens d'être très riches. La population, traumatisée par une corruption d'Etat endémique depuis plus de 20 ans, découvre avec stupeur l'étendue des richesses de ses dirigeants. Près de 50 000 officiels de l'Etat ont été forcés de déclarer leurs patrimoines en ligne. Les révélations sont hallucinantes.

De notre correspondant à Kiev

• Déclarations de ministres, de députés, de hauts fonctionnaires…

Ils ont révélé, pour beaucoup d’entre eux, des fortunes colossales. C’est ce qui fait le tour des médias et réseaux sociaux depuis une semaine, tellement certaines déclarations sont extravagantes. Un député déclare posséder 95 appartements. Un autre révèle des collections inestimables d’art religieux. Un autre est l’heureux propriétaire d’une église privée. L’un des plus extravagants est le maire de Dnipro, Boris Filatov. Il possède, entre autres, un hélicoptère, des voitures de collection, un yacht, un assortiment d’art japonais et un billet pour l’espace à bord des navettes « Virgin Galactic ».

Quasiment tous les déclarants, du président Petro Porochenko aux ministres, en passant par les députés et hauts fonctionnaires, divulguent des voitures de luxe et des montres haut de gamme. Et autre « détail » perturbant : des quantités astronomiques d’argent en liquide. Les 15 ministres du gouvernement actuel détiendraient ainsi une valeur combinée de plus de 6,7 millions d’euros en cash. Et parfois, ça frôle l’absurde. Un député a déclaré détenir 1 trillion de hryvnias, la monnaie nationale, en liquide. Soit plus de 35 milliards de dollars. Le chiffre était hallucinant, mais il a été pris au sérieux par plusieurs observateurs - avant qu’un assistant du député en question ne confesse qu’il s’agissait d’une mauvaise blague… Seulement voilà : en Ukraine, ça ne fait pas rire tout le monde.

L'Ukraine toujours frappés par une grave crise économique

Le salaire moyen officiel stagne à moins de 200 euros par mois dans le pays, et les députés en question ont adopté au cours de ces derniers mois des augmentations des tarifs du gaz et d’autres mesures d’austérité économique exigées par le Fonds monétaire international (FMI). Alors les médias et les réseaux sociaux ne décolèrent pas. Certains commentateurs estiment que les auteurs de ces déclarations devraient eux-mêmes financer le FMI, au lieu de réclamer des prêts. En filigrane, il y a cette certitude largement répandue que la plupart de ces fortunes ont été amassées par des moyens illégaux, voire criminels.

De nombreux élus et fonctionnaires de longue date, sans liens apparents avec le monde des affaires, perçoivent depuis des années des traitements de l’Etat particulièrement maigres. Ce qui ne les empêche pas de déclarer montres, voitures et appartements. La plupart sont enregistrés, de manière très commode, au nom de leurs conjoints. Regardez juste le Premier ministre Volodymyr Hroïsman. Il a 38 ans, et il a servi plusieurs mandats comme maire et à d’autres fonctions depuis 10 ans. Et malgré ça, il déclare plus d’un million de dollars en liquide, entre autres. Où a-t-il amassé cet argent, et comment ? c’est la grande question aujourd’hui.

Ces déclarations vont-elles avoir une conséquence ?

Ce serait tout l’intérêt, et c’est pour cela que le système de déclaration en ligne est soutenu par l’Union européenne, le FMI et la société civile ukrainienne. Les organes anti-corruption doivent maintenant vérifier toutes les déclarations en ligne, c’est un travail monumental. Qui pourrait ensuite se transformer en procédures judiciaires, qui prendront elles-mêmes des années.

Mais si cela se fait de manière effective, cela pourrait changer la donne : envoyer un message que l’on ne peut pas s’enrichir avec des moyens illégaux, en toute impunité. En tout cas, il y a un premier effet de l’indignation publique ; les députés du Parlement ukrainien ont abandonné leurs plans de doubler leurs salaires. Peut-être que certains ont réalisé que les temps ont changé.
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Message  Thuramir le Ven 4 Nov - 18:30

Александр a écrit:Le «bling-bling» ukrainien mis en ligne
Ces déclarations vont-elles avoir une conséquence ?

Ce serait tout l’intérêt, et c’est pour cela que le système de déclaration en ligne est soutenu par l’Union européenne, le FMI et la société civile ukrainienne. Les organes anti-corruption doivent maintenant vérifier toutes les déclarations en ligne, c’est un travail monumental. Qui pourrait ensuite se transformer en procédures judiciaires, qui prendront elles-mêmes des années.

Mais si cela se fait de manière effective, cela pourrait changer la donne : envoyer un message que l’on ne peut pas s’enrichir avec des moyens illégaux, en toute impunité. En tout cas, il y a un premier effet de l’indignation publique ; les députés du Parlement ukrainien ont abandonné leurs plans de doubler leurs salaires. Peut-être que certains ont réalisé que les temps ont changé.

Excellent ! Et l'essentiel est dans la fin de l'article.

Argent justifié ? --> OK
Argent non justifié ?  -->
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Message  Matt le Ven 4 Nov - 19:40

Tu soulignes (à juste titre) le fond de la procédure.
S'il y a suite => très bien.  cheers
Si pas de suite => le poisson s'est noyé.  geek

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Message  Krispoluk le Ven 4 Nov - 20:35

J'ose pas imaginer la suite : argent non justifié ! On peut réouvrir les goulags pour 98% de la nomenklatura ukrainienne, Porochenko et Groïsman compris... Twisted Evil

Je viens d'avoir un contact avec notre bon pote Pavel d'Odessa : c'est le centre des conversations actuellement en Ukraine et on peut être sûr que les gens vont réagir...
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Message  travellergillou76 le Sam 5 Nov - 0:19

Ca va surtout affaiblir encore davantage le gvt pro européen et faire le jeu de partis plus "russophiles".
La corruption a été un des principaux facteurs de la chute de ianoukovich il y a 2 ans.
Ca pourrait bien se poursuivre avec un mouvement d'essuie glace dans l'autre sens aux prochaines élections.

L'Ukraine est vraiment mal barrée. 
Dans 10 ans , ils en seront toujours au même point.
Ca ne fait jamais que 12 ans qu'ils tournent en rond...

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Message  Thuramir le Sam 5 Nov - 0:37

travellergillou76 a écrit:Ca va surtout affaiblir encore davantage le gvt pro européen et faire le jeu de partis plus "russophiles".
La corruption a été un des principaux facteurs de la chute de ianoukovich il y a 2 ans.
Ca pourrait bien se poursuivre avec un mouvement d'essuie glace dans l'autre sens aux prochaines élections.

L'Ukraine est vraiment mal barrée. 
Dans 10 ans , ils en seront toujours au même point.
Ca ne fait jamais que 12 ans qu'ils tournent en rond...

Tous, je dis bien tous, ont trempé leur mains dans le cambouis. Pro-russes, nationalistes ukrainiens, pro-européens, communistes,... Alors, cela permettra peut-être enfin de favoriser l'émergence de nouvelles personnalités.
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Re: Et après?

Message  Thuramir le Sam 5 Nov - 0:48

Krispoluk a écrit:J'ose pas imaginer la suite : argent non justifié ! On peut réouvrir les goulags pour 98% de la nomenklatura ukrainienne, Porochenko et Groïsman compris... Twisted Evil

Je viens d'avoir un contact avec notre bon pote Pavel d'Odessa : c'est le centre des conversations actuellement en Ukraine et on peut être sûr que les gens vont réagir...

Sauf que Porochenko pourra justifier l'origine légale de ses capitaux. Quelques autres également. Mais ni Porochenko, ni les autres ayant une activité industrielle ou commerciale officielle ne pourront justifier l'origine légale de toutes les sommes qu'ils détiennent, et donc, il est plus que probable que les déclarations ne concerneront que les biens vérifiables se trouvant en Ukraine ou, le cas échéant, des biens immeubles à l'étranger qu'ils possèdent en nom propre.

Ce qui est détenu par eux dans des comptes bancaires secrets, par l'intermédiaires de sociétés écran ou de trustee ne sera très certainement pas déclaré.

De là, la nécessité d'un organe de contrôle indépendant.

Ceci dit, avec ce que la plupart ont accumulé en Ukraine, et qu'ils ne pourront justifier, il y a aura des têtes qui seront coupées ou alors, ce sera le patinage artistique ukrainien classique : on bouge beaucoup, on fait énormément de publicité avec ses prestations annoncées, on fait de grands gestes, mais on reste sur place... 
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Message  richard le Sam 5 Nov - 10:15

Nous n avons pas forcément les mêmes contacts en Ukraine. Le sujet de conversation de mes contacts en ce début d hiver c est comment payer les factures et manger. Ils n ont plus aucune illusions concernant les politiques depuis quelques années. Je vous rappelle que l électricité l eau et gaz ont augmentés très sensiblement depuis cet été. Les gars galères commencent avec de nombreuses grippes
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Message  Matt le Sam 5 Nov - 21:32

Je confirme ce que dit Richard, c'est très difficile maintenant.

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Re: Et après?

Message  Krispoluk le Sam 5 Nov - 22:52

Matt a écrit:Je confirme ce que dit Richard, c'est très difficile maintenant.

ça on le sait depuis longtemps !!! ça n'empêche pas que des gens essayent de voir plus loin que le bout de leur nez pour l'avenir... (heureusement !)
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Message  richard le Dim 6 Nov - 8:32

C est expression. "le centre des conversations" qui m a fait réagir. Ce n'est pas l impression que je ressens à travers les nombreuses conversations avec Ukrainiens.
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Re: Et après?

Message  Александр le Lun 7 Nov - 14:00

L'Ukraine des jours heureux



Lors du vernissage le photographe Jean Belondrade a présenté ses clichés./Photo DDM A.M.



Jusqu'au 29 novembre à l'Espace André-Marquerie de l'Office de Tourisme intercommunal l'exposition «L'Ukraine des jours heureux» initiée par l'association Pycaou, présente les œuvres photographiques de Jean Belondrade et Igor Gaidai. Jean Belondrade ariégeois de naissance, photographe indépendant, va parcourir le monde rapportant des clichés photographiques témoignant de la vie des habitants des pays traversés. En Ukraine il se lie d'amitié, notamment avec Igor Gaidai photographe ukrainien dont il présente ici quelques clichés en noir et blanc. En 2008 cette exposition est présentée à Kiev, elle fera le tour de l'Ukraine avant les événements que l'on connaît.


Une exposition à découvrir, le visiteur pourra faire le lien avec la vie des gens d'ici pendant les années 1960 et la vie actuelle des Ukrainiens, du moins pour ceux qui ne sont pas dans des zones de conflit. Cette exposition est aussi le trait d'union avec l'association Pycaou (Pyrénées Comminges Aide aux Orphelinats d'Ukraine) chère à Térèze Rondet. Cette association est née en 2002 suite à un voyage humanitaire au nord de l'Ukraine, à Tcherechenky, dans un orphelinat-internat situé à 50 km de Tchernobyl. Ses actions se concrétisent par l'accueil chaque année d'enfants durant l'été des orphelinats et internats, par des familles Commingeoises, mais aussi par des aides matérielles auprès des orphelinats. On peut parrainer des adolescents du lycée professionnel de Tchernigov et également de l'internat.

L'aide des donateurs, adhérents, bénévoles est indispensable pour permettre de donner aux jeunes les moyens de devenir des adultes libres et responsables dans leur pays.
Renseignements : Térèze Rondet Pycaou 06 13 15 89 18 ou 05 61 95 50 89 www.facebook.com/pycaou.ukraine

Les Ukrainiennes sont fières de leurs origines et le montrent avec style




La couronne de fleurs n’est pas seulement un accessoire de mode. En Ukraine, elle est synonyme de tradition et de fierté de ses origines. Les Ukrainiennes s’emparent alors d’Instagram afin de témoigner de leur patriotisme avec somptuosité.

Depuis plusieurs années, les couronnes de fleurs sont une véritable tendance. Or, en Ukraine, les femmes n’ont pas attendu la mode de ces coiffes colorées pour en porter. Pour elles, il s’agit d’un accessoire de cheveux traditionnel appelé "vinok". A l’origine, la couronne de fleurs que​ portaient les Ukrainiennes lors de leur mariage représentait la pureté de la femme. Aujourd’hui, et ceci depuis la révolution ukrainienne de 2014, les vinoks sont un moyen de rendre hommage aux traditions du pays. "Après la révolution, tous les symboles ukrainiens sont devenus très populaires" a expliqué Ulyana Yavna dans les colonnes du magazine Vogue en février dernier. "Le vinok est vraiment simple à porter et à acheter car il n’est pas cher. Ici, dans la vie quotidienne, les gens portent un petit vinok."




© Instagram @third_roosters
Quand les vinoks subliment Instagram

Les Ukrainiennes sont fières de leurs origines et le démontrent avec beauté. Certaines profitent d’ailleurs des réseaux sociaux pour exposer au monde la somptuosité et l’élégance des vinoks, à l’image de Third Roosters. Sur leur compte Instagram (@third_roosters), les artistes derrière Treti Pivni publient de nombreux portraits de femmes arborant d’incroyables coiffes colorées. Des couronnes de fleurs traditionnelles du XIXème et XXème siècle imaginées pour mettre en valeur leur patriotisme.
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Message  benoit77 le Lun 7 Nov - 15:44

Démission de Saakachvili:
http://news.liga.net/news/politics/13530910-ushel_na_vsekh_obidevshis_zapadnye_smi_ob_otstavke_saakashvili.htm

http://uk.reuters.com/article/uk-ukraine-crisis-saakashvili-idUKKBN132184?il=0
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Message  Александр le Lun 7 Nov - 15:48

Je viens de le poster dans actus diverses . . . Wink
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Re: Et après?

Message  Александр le Jeu 10 Nov - 11:16

Government takes revolutionary decision: Ukraine to produce its own nuclear fuel  Shocked



The Ukrainian government has approved the production of nuclear fuel and some of its components within Ukraine, an Ukrinform correspondent reports citing Ukrainian Energy and Coal Industry Minister Ihor Nasalyk who presented a relevant resolution at a meeting of the Cabinet of Ministers of Ukraine.

“The resolution provides for adopting a decision on the approval of the State Special Program of the Development of Ukraine's Nuclear and Industrial Sector until 2020, allowing for the production of nuclear fuel and its components in Ukraine to ensure supply diversification, import substitution and provision of Ukrainian nuclear power plants with domestically produced fuel in full,” Nasalyk said.

A reminder that the Ukrainian Energy and Coal Industry Ministry has reported earlier that Ukraine is holding talks with potential investors to finance nuclear fuel production in the country. However, Westinghouse did not confirm this information, although the company was mentioned as a potential investor for plant construction.

Meanwhile, the ministry confirmed their intent to produce fuel for nuclear power plants within Ukraine and made a draft program.

The project is viewed as an element of reducing Ukraine's dependence on Russia in this energy sector.
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Re: Et après?

Message  Александр le Jeu 1 Déc - 14:01

Ukraine celebrates 25 years since fateful referendum
(L'Ukraine célèbre 25 ans depuis le référendum fatidique)


The Ukrainian national symbol made with candles seen at independent square in Kyiv (GettyImages Photo)

In 1991, Ukrainians voted to be independent from the Soviet Union 
       

Ukrainians mark 25 years since the referendum on the country's independence from the USSR, which took place on December 1, 1991.

More than 90 percent of the people voted in favor of the decision, which paved way for Ukraine to emerge as a new state on the world map, according to Ukrinform.   

Read also: Ukraine's Pride: Movers and shakers of nation's independence

There wasn't a single region in Ukraine where the independence wasn't supported by the majority of the people.

More than 54 percent in Crimea answered positively to the question, whether or not Ukraine should be independent. More than 80 percent had the same opinion in Donetsk, Luhansk, Odesa and Kharkiv regions.

Ukrainian Parliament endorsed the result on August 24, 1991, the date became the official day of the country's Independence.

Read also: Ten facts about Ukraine

Poland and Canada recognized Ukraine's sovereignty on the next day, December 2, Latvia and Lithuania – on December 4.

Ukrainian referendum coincided with the first Presidential election in the country, with Leonid Kravchuk winning the vote.

Source
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Re: Et après?

Message  Александр le Lun 5 Déc - 11:00

President: We will reinforce United Europe of democracy, respect and confidence in future jointly
(Président: Nous renforcerons l'Europe unie de la démocratie, du respect et de la confiance dans l'avenir conjointement)



We must save today’s Europe from populism, indifference, Euroscepticism and egoism.

President Petro Poroshenko said this at "Forum of Leadership" conference in the course of the official visit to Poland, the press service of the Head of State reported.

“We must prove that we are today united by things greater than those that have been dividing us for centuries. The burden of ancient times will not bow our heads. We will look forward and strive for the common goal. And this goal is simple and great: united, strong, democratic and free Europe. United Europe where common border is not a historical curse, but the point of synergy of cultures and economies,” Poroshenko emphasized.

The Head of State noted that Ukraine and Poland would reinforce United Europe of democracy, respect and confidence in the future jointly.

“There is no other way towards peace in Europe than the Christian one: forgive and ask for forgiveness. French and German nations did so in Western Europe. Ukrainians and Poles must do so in Central and Eastern Europe. Not for political goals, but for responsibility,” the President said.

Nous devons sauver l'Europe du populisme, de l'indifférence, de l'euroscepticisme et de l'égoïsme.

A déclaré le président Petro Poroshenko lors de la conférence "Forum of Leadership" au cours de la visite officielle en Pologne, a rapporté le service de presse du chef de l'Etat.

«Nous devons prouver que nous sommes aujourd'hui unis par des choses plus grandes que celles qui nous divisent depuis des siècles. Le fardeau des temps anciens ne baissera pas la tête. Nous allons regarder vers l'avenir et nous efforcer pour l'objectif commun. Et cet objectif est simple et grand: une Europe unie, forte, démocratique et libre. Europe unie où la frontière commune n'est pas une malédiction historique, mais le point de synergie des cultures et des économies », a souligné Poroshenko.

Le chef de l'Etat a noté que l'Ukraine et la Pologne renforcera l'Europe unie de la démocratie, le respect et la confiance dans l'avenir conjointement.

«Il n'y a pas d'autre voie vers la paix en Europe que la chrétienne: pardonner et demander pardon. Les nations françaises et allemandes l'ont fait en Europe occidentale. Ukrainiens et Polonais doivent le faire en Europe centrale et orientale. Pas pour des objectifs politiques, mais pour la responsabilité ", a déclaré le président.
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Re: Et après?

Message  Александр le Mar 6 Déc - 12:01

A propos de Yanoukovitch:

Yanukovych not travelling to Ukraine because of risk, can testify in Russia or by video ben tient!
(Yanoukovitch ne va pas en Ukraine en raison du risque, il peut témoigner en Russie ou par vidéo)



The defense lawyer for the ex-president of Ukraine, Viktor Yanukovych, has delivered to the Ukrainian Prosecutor General's Office a statement on his client's behalf that he will be unable to arrive for questioning on December 5 and 9 for valid reasons and is ready to testify from his current whereabouts or in the form of a videoconference.

"Today I filed the statement with the Prosecutor General's Office in the interest, and at the behest, of Viktor Yanukovych, signed by me, about his readiness to answer the investigator's questions in person at his current whereabouts or in the videoconference mode. Also, evidence was provided of there being valid reasons for his no-show at questioning," Yanukovych's lawyer Vitaliy Serdiuk told Interfax-Ukraine on Monday.

One reason is the presence of a real threat to Yanukovych's life and the Ukrainian state's inability, given the political situation, to ensure his safety while in Ukraine, the lawyer said.

Thus, a proper communication took place in this process with the Prosecutor General's Office within the statutory period, which proves the willingness to cooperate with the inquiry, the lawyer said.

Serdiuk also commented on the document read out by Prosecutor General Yuriy Lutsenko, during a break in the proceedings at the Sviatoshynsky District Court of Kyiv, that Yanukovych is suspected of treason and encroaching on Ukraine's territorial integrity, noting that from the legal standpoint this act has no legal substantiation.

"The [notice of] suspicion was not served in due manner. Lutsenko's reading of some document in the courtroom during a break has no legal consequences," he said.

In addition, Lutsenko himself is a witness in the same trial, the lawyer said. No one heard the prosecutor general as he was reading out the document because the sound and video link with the Rostov regional court were switched off, he said.

Serdiuk said that when his colleague Ihor Fedorenko in the courtroom took documents from Prosecutor General's Office representatives, that did not constitute a service of the suspicion. "This was a receipt by a defense attorney of copies of the procedural documents pertaining to the case, i.e. these are completely different things," he said.

Even despite the illegality of such actions, the defense team is still willing to meet investigators "halfway," Yanukovych's lawyer said "If there are any suspicions, these must be investigated to establish who is guilty," he said.

By signing the suspicion document, Lutsenko thereby acknowledged Yanukovych's presidential status as of March 1, 2014, and the illegality of Verkhovna Rada's voting on February 22, 2014, on his removal from office, Serdiuk said. Furthermore, this inquiry should have included an investigation of the Ukrainian National Security and Defense Council resolution of February 28, 2014, which did not impose martial law in Crimea, the defense lawyer said.

L'avocat de l'ex-président de l'Ukraine, Viktor Ianoukovitch, a remis au bureau du procureur général ukrainien une déclaration au nom de son client selon laquelle il ne pourra pas être interrogé les 5 et 9 décembre pour des raisons valables et est prêt à témoigner de sa localisation actuelle ou sous la forme d'une vidéoconférence.

"Aujourd'hui, j'ai déposé la déclaration auprès du Bureau du Procureur général dans l'intérêt, et sur l'ordre, de Viktor Ianoukovitch, signé par moi, sur sa disposition à répondre aux questions de l'enquêteur en personne à son endroit actuel ou dans le mode de vidéoconférence.En outre, Des preuves ont été fournies de l'existence de raisons valables pour son non-show à l'interrogatoire ", a déclaré l'avocat de Yanukovych Vitaliy Serdiuk à Interfax-Ukraine lundi.

Une des raisons est la présence d'une menace réelle à la vie de Ianoukovitch et l'incapacité de l'État ukrainien, compte tenu de la situation politique, pour assurer sa sécurité en Ukraine, a déclaré l'avocat.

Ainsi, une bonne communication a eu lieu dans ce processus avec le Bureau du Procureur général dans le délai légal, ce qui prouve la volonté de coopérer avec l'enquête, a déclaré l'avocat.

Serdiuk a également commenté le document lu par le procureur général Yuriy Lutsenko, lors d'une pause dans les procédures à la Cour de district de Sviatoshynsky de Kiev, que Ianoukovitch est soupçonné de trahison et empiéter sur l'intégrité territoriale de l'Ukraine, notant que du point de vue juridique, Aucune justification juridique.

Lutsenko n'a pas eu de conséquences juridiques dans la lecture d'un document dans la salle d'audience, a-t-il déclaré.

En outre, Lutsenko lui-même est un témoin dans le même procès, a dit l'avocat. Personne n'a entendu le procureur général alors qu'il lisait le document parce que le lien sonore et vidéo avec le tribunal régional de Rostov était éteint, at-il dit.

Serdiuk a déclaré que lorsque son collègue Ihor Fedorenko dans la salle d'audience a pris des documents de représentants du Bureau du Procureur général, qui ne constituait pas un service de la suspicion. "Il s'agissait d'un reçu par un avocat de la défense des copies des documents de procédure se rapportant à l'affaire, c'est-à-dire que ce sont des choses complètement différentes", at-il dit.

Même en dépit de l'illégalité de ces actions, l'équipe de la défense est toujours prêt à rencontrer les enquêteurs «à mi-chemin», l'avocat de Yanoukovitch a déclaré: «S'il ya des soupçons, ils doivent être enquêté pour établir qui est coupable», at-il dit.

En signant le document suspect, Lutsenko a ainsi reconnu le statut présidentiel de M. Ianoukovitch au 1er mars 2014, et l'illégalité du vote de Verkhovna Rada le 22 février 2014, lors de son retrait du pouvoir, a déclaré Serdiuk. En outre, cette enquête aurait dû inclure une enquête sur la résolution du 28 février 2014 du Conseil national de sécurité et de défense de l'Ukraine, qui n'a pas imposé la loi martiale en Crimée, a déclaré l'avocat de la défense.
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La nouvelle police en questions...

Message  Krispoluk le Sam 17 Déc - 15:33

Il n'y a pas que le look qui compte !!! Twisted Evil


Ukraine. Ces scandales qui discréditent la nouvelle police ukrainienne[size=18] :
[/size]


En novembre 2013, les Ukrainiens sont sortis sur la place Maïdan à Kyiv pour exiger du gouvernement ukrainien le renouvellement du processus d’intégration européenne. L’intégration européenne ne signifiait pas seulement la signature d’un Accord d’Association entre l’Ukraine et l’Union Européenne, mais surtout  des changements profonds à l’intérieur du pays. Lassés de la corruption, les Ukrainiens ont opté pour un gouvernement pro-européen en espérant qu’il changera le pays. Une des réformes les plus importantes et des plus attendues était sans doute celle des forces de l’ordre et notamment de la milice qui était la véritable bête noire de l’Ukraine d’avant-Maidan.
Pour assainir le système, le nouveau gouvernement ukrainien  a fait un appel à des spécialistes occidentaux. Ils ont fait venir en Ukraine Eka Zgouladze, femme politique géorgienne  qui a été en  Géorgie vice-ministre de l’Intérieur entre 2005 et 2012 et ministre de l’Intérieur par intérim de juillet à octobre 2012. Elle a été  chargée de réformer la milice grâce à des fonds et  à une formation apportée entre autres par les Etats-Unis.  Désormais, la milice s’appellera police, les anciens membres de la milice seront obligés de repasser leurs examens et les nouveaux membres seront recrutés sur la base d’un concours ouvert.  Arsen Avakov, ministre de l’intérieur de l’Ukraine, nomme une autre Géorgienne Khatia Dekanoidze au poste de directeur de la Police Nationale.
Le 4 août 2015, le président Petro Porochenko a signé une loi «Sur la police nationale ». Le même jour, 2000 policiers ont prêté  serment sur la place  St-Sophie à Kyiv, à quelques dizaines de mètres du Maidan. Ensuite, les jeunes policiers, garçons et filles, habillés dans de jolies tenues flamboyantes neuves et ressemblant comme deux gouttes d’eau à la tenue de la police américaine ont commencé à patrouiller les rues de Lviv, Odessa, Kharkiv,  Slovyansk…. Les Ukrainiens enchantés par cette nouvelle police se mettent à faire l’éloge de ces jeunes gens et à poser pour des selfies avec eux. Cependant, la déception arrive bien trop rapidement. Les policiers ont été formés à la va vite, ils n’ont pas acquis suffisamment de connaissances afin de pouvoir lutter contre les vrais criminels. Encore pire, une série de scandales liés à la police ont ébranlé l’Ukraine. L’UCMC a sélectionné les scandales ayant fait le plus de bruit.

La destination finale
Dans la nuit du 7 février 2016, une patrouille de police a aperçu des jeunes gens qui avaient acheté de l’alcool et s’apprêtaient à prendre une voiture. Les policiers ont eu beau  leur demander de s’arrêter, la voiture est partie. Alors, les policiers se sont lancés à la poursuite de la voiture qui roulait à grande vitesse (selon, les informations officielle à 190km\heure) et au bout d’un moment ils ont tiré sur les roues. Finalement, les policiers ont réussi à arrêter la voiture,  mais, lors de la poursuite, ils ont grièvement blessé un des passagers. Ce jeune homme de 17 ans est décédé sur place.
Ce scandale a provoqué une vraie division dans la société ukrainienne. D’une part, les Ukrainiens sont historiquement méfiants et hostiles envers les forces de l’ordre. D’autre part, en Ukraine, il y a toujours eu  un nombre important d’accidents de la route causés par des mineurs (enfants de riches) ou par des conducteurs ivres. Donc, certains ont accusé les policiers d’avoir outre passer leur pouvoir et les responsables du ministère de l’intérieur d’avoir donné des armes à feu à des policiers non-expérimentés.  D’autres ont soutenu les policiers, car «ceux qui conduisent en état d’ébriété, doivent être fusillés sur place».  En attendant, Serhiy Oliynyk, policier qui a tiré sur le garçon a été placé en résidence surveillée.

photo: Точное Время
Des erreurs de casting : des policiers séparatistes
Arsen Avakov, ministre de l’Intérieur, et la direction de la nouvelle police avaient pris l’engagement que les candidats à la nouvelle police seraient sélectionnés suite à un concours ouvert. Donc, désormais, les policiers devaient être le symbole de l’honnêteté et de la décence. Cependant, le jury du concours s’est avéré négligeant.
Le premier scandale est survenu très rapidement : en novembre 2014. Les utilisateurs des réseaux sociaux ont trouvé la page Twitter d’Olexiy Savkine, un policier de Kyiv âgé de 24 ans. Lors du Maidan, il a écrit des tweets dans lesquels il disait que les manifestants étaient «des clochards » et «des mercenaires » et il exhortait les forces anti-émeutes Berkut à «les buter».   Malgré cette diffusion, le jeune homme continue de travailler dans la police. Néanmoins, il s’est excusé officiellement en prétendant de «ne vouloir vexer personne».
Quelques temps plus tard, les activistes ont retrouvé d’autres séparatistes dans les rangs des policiers d’Odessa.  David Borodatchenko, Mykola Tchernychev, Igor Kopylov, Evgen Karpectchenkov, Valentin Petryka et Yulia Svyatchenko ont soutenu les Berkut à l’époque du Maidan, les séparatistes à l’est de l’Ukraine et l’agression russe contre l’Ukraine.
Mikheil Saakashvili, alors gouverneur de la région d’Odessa, a exprimé son inquiètude et demandé à Khatia Dekanoidze de mener une enquête administrative : « Tous les jours, nous serons vigilants pour que les  séparatistes ou le virus de la corruption ne se glissent pas dans l’organisme sain d’une nouvelle police, et si nous en trouvons, nous les éradiqueront  rapidement et efficacement ».
Les activistes ont aussi détecté d’anciens membres du Berkut qui s’étaient incrustés dans les rangs de la nouvelle police.

photo:http://antikor.com.ua/
L’assassinat à Kryve Ozero
Le 24 août 2016, une tragédie est survenue à Kryve Ozero, dans la région de Mykolayv.  Le commissariat du village a reçu un appel. Une femme s’est déclarée victime de violence conjugale de la part de son époux Olexandre Zuckerman. Une patrouille arrive à son domicile. La suite des événements est vraiment épouvantable. La mère d’Olexandre Zuckerman témoigne : «Ils ont sorti Olexandre de sa voiture, l’ont menotté et se sont mis à le tabasser. Ils le frappaient à six, à coups de pieds, et avec des bâtons, lui donnaient des coups de poings. Il est tombé par terre, les suppliait : «je crache du sang »… alors, ils le frappaient encore plus fort sur la tête, sur tout le corps, sautaient sur son cou… ils ne se sont arrêtés que lorsqu’il ne s’est plus relevé. Alors, ils sont partis rédiger un procès verbal. Quand l’infirmière a dit qu’il était mort, ils ont fui».
Selon la version de la police : «La police a essayé de calmer le délinquant, mais celui-ci a continué à résister. Étant donné le degré de danger et afin d’assurer la sécurité publique, la police a utilisé des mesures d’immobilisation et des menottes. L’homme qui a continué à résister, s’est à un moment, senti mal. Les policiers ont fait venir une ambulance, mais les médecins ont constaté le décès du délinquant ».  Néanmoins, cette version est démentie par l’examen médico-légal, dont les résultats ont montré que Zuckerman «s’est senti mal » parce qu’il avait été atteint au cœur par  les coups de feu tirés par l’un de ceux qui étaient censés assurer la sécurité publique.
Cet accident a provoqué un vif mécontement des habitants du village qui se sont rassemblés devant le commissariat de police pour exiger une enquête ouverte et transparente. Les policiers ont été mis en garde au moment où ils sortaient du tribunal pour être transférés dans une prison à Mykolayv, la foule s’est jetée sur eux, les a roués de coups et a renversé la voiture dans laquelle ils devaient monter.
Pour le moment, ils restent en détention, l’enquête continue. Les enquêteurs ont déclaré avoir trouvé le  pistolet avec lequel on avait tué Olexandre Zuckerman.

Le sommet de l’incompétence : l’accident à Knyajytchy
Dans la nuit du3 au 4 décembre 2016, les habitants du village Knyajytchy dans la région de Kyiv ont été réveillés par des coups de feu. Le lendemain, toute l’Ukraine était choquée par les causes et les conséquences de ces tirs.  Au départ, il s’agissait d’une opération spéciale prévue par les agents de police et le Corps spécial d’intervention urgente (KORD) contre une bande de criminels armés, suspectés d’une série de vols et d’agressions armées sur les habitants de Kyiv et de sa région. Ils avaient préparé une embuscade dans une maison, mais l’alarme s’est déclenchée. Un groupe de policiers est arrivé. Ils ont pris leurs collègues pour des criminels et ont ouvert le feu.  Les agents de police et ceux du Corps d’intervention urgente ont pris à leur tour les policiers pour les membres de la bande qu’ils attendaient et ont tiré en retour.  Suite à ce malentendu, 2 policiers, 2 agents de police et 1 membre du Corps spécial ont été tués.  L’enquête est en cours, mais elle promet d’être longue et difficile.
La croissance de la criminalité : les chiffres qui accusent
Les statistiques ne sont pas non plus favorables à la nouvelle police. La Police Nationale avoue que, depuis quelques années, le nombre des vols de voitures a été multiplié par 4 (555 vols en 2013 contre 1957 en 2015).  Le nombre de cambriolages a augmenté de  41% (4539 en 2013 contre 6400 en 2015).  Le chiffre le plus inquiétant est le nombre de crimes graves : 13 000 en 2013 contre 21 500 en 2015.
Les responsables de la police expliquent cette croissance effrénée de la criminalité par la situation économique difficile, la circulation des armes et même par le nombre important des déplacés du Donbass.  Selon les experts, la fameuse loi Savtchenko (selon cette loi, une journée passée en cellule de détention provisoire équivaut à  deux jours d’emprisonnement  après le verdict du juge) est aussi une raison de l’augmentation de la criminalité, car nombreux sont les criminels sortis de prison avant le terme.
Mais les responsables du ministère de l’Intérieur ne veulent pas admettre que la raison principale de la croissance de la criminalité, ainsi que les grands scandales qui discréditent la nouvelle police est une réforme trop rapide et négligente, dont l’objectif était plutôt de redorer le blason des forces de l’ordre que de changer profondément le système.
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Re: Et après?

Message  Krispoluk le Sam 17 Déc - 15:52

Action philanthropique et généreuse... Mais sans aucun soutien officiel ! Twisted Evil

«Le conte de fée renaît au pays de lumière». Comment les familles des déplaces du Donbass adoptent la culture ukrainienne à Kiev


Irina Popova, originaire de Lviv, est une véritable touche-à-tout; non seulement a-t-elle obtenu un Master d’économie et de gestion des ressources humaines, mais aussi en Peinture artistique, spécialisée en vitrails. Elle a fait ses études en design graphique, travaillait auprès de la mairie de Kiev en tant que conseillère dans le domaine de la culture et des traditions Ukrainiennes, ainsi qu’à la Maison de Haute Couture à Kiev. Mais elle a tout laissé tomber pour s’occuper des familles des déplacés internes. En mai 2014, touchée par le sort des dizaines des milliers des personnes étant obligées de fuire leurs domiciles, Irina Popova a fondé un club de loisirs «Kiev-Est-Enfants» pour les familles des déplacés. Quelques mois plus tard, ce club de loisir a évolué en un Fonds caritatif «Dytynetz».
Dans une interview exclusive pour l’UCMC, Irina raconte pourquoi a-t-elle prise la décision de se consacrer à l’aide aux familles des déplacés et pourquoi est-il important d’apprendre la culture et les traditions ukrainiennes.

-Pourquoi avez-vous décidé de vous consacrer à l’aide aux familles des déplacés internes? 
-Tout d’abord, parce que je suis un être humain. Un être humain ayant des sentiments et des désirs comme les autres et comme tout être humain, je veux vivre heureuse et paisiblement dans un pays avec des gens normaux, ordinaires, et qui se trouvent dans un état psycologique stable. Ensuite, parce que les enfants sont l’avenir de notre pays. Donc, quand les gens ont commencé à fuire leurs villes et villages, je me suis mise à leur place et je me suis dite : et si c’était moi qui avait dû quitter ma maison et déménager avec mes deux enfants, avec seulement quelques petits sacs? M’installer dans une autre région ou je ne connaissais personne, tout en ayant des idées reçues sur ses habitants? Que serais-je devenue? Car il ne faut pas oublier que pendant des décennies, les habitants du Donbass se faisaient empoisonés par des histoires sur les banderas sanglants qui les détestent, qui détestent les russophones. Imaginez que vous êtez obligée de quitter votre patrie pour démenager dans un tribu dont vous avez entendu des choses horribles, mais vous n’avez aucun choix et vous devez y aller. Donc, je me suis mise à la place de ces gens-là et j’ai décidé de leurs venir en aide.

– Donc, vous avez organisé un club de loisir pour les familles. Comment tout cela s’est développé?
C’était en mai 2014, lorsque beaucoup de gens pensaient que cette opération anti-terroriste ne durerait que quelques semaines. Moi, j’étais moins optimiste et je pensais que cela durerait quelques mois jusqu’à l’automne. Je comprenais que le petit bonhomme gris du Kremlin ayant foutu tout ce bordel ne pourrait plus dire du jour au lendemain : «Arrêtons tout cela».  D’habitude, les nabots sont très ambitieux.  C’est la raison pour laquelle  je me suis adressée à la Maison de créativité et d’enseignement de Kiev pour leur demander un local ou nous pourrions travailler avec des enfants. Au début, je me suis dit qu’il faudrait s’occuper de 30-40 enfants maximum.  Mais, avec le temps, nous étions de plus en plus sollicités. J’ai dû les diviser en quelques groupes, car ils n’avaient pas le même âge. Quelques mamans sont restées pour m’aider. C’est ainsi que le club de loisir «Kiev-Est-Enfants» est né.  On lui a donné ce nom pour pouvoir attirer l’attention des déplacés qui à ce période-là évitaient de se manifester. Même les déplacés cultivés et ouverts d’esprit rédoutaient d’être mal accueillis. Une des déplacées, jeune femme psycologue m’a dit : «Je savais que toutes les horreurs que l’on nous racontait n’étaient que des mensonges, un outil de propagande, mais tout au fond de moi, un doute me démangeait».
Donc, il fallait les trouver, les réunir et leur demander ce que l’on pouvait faire pour les aider. J’ai mis en place des piqueniques qui en vérité étaient des groupes d’auto-soutien pour que les gens puissent discuter entre eux, raconter leur expérience, discuter de leur avenir…. Ils avaient besoin de voir qu’ils n’étaient pas seuls.
Un jour, alors que l’été arrivait à sa fin, le conflit à l’est de l’Ukraine durait toujours, et j’ai alors compris que ces gens-là ne pourront plus rentrer chez eux. Donc il fallait trouver une école pour les enfants.  La première personne ayant accepté les enfants des déplacés était une très bonne amie à moi, la directrice de l’école № 5 de Kiev. Une fois les questions d’organisation réglées, nous avons commencé à préparer les enfants pour l’école : leur acheter des vêtements, des fournitures scolaires, des cartables…. Et je me suis rendue compte que même si le camp de loisir d’été se terminait, il fallait continuer à faire quelque chose. C’est ainsi que j’ai créé le Fonds caritatif «Dytynetz». Desormais, nous comptons environs 500 enfants.

-Certains des parents avaient besoin de ces réunions et de votre aide. Mais les enfants? Quelles activités sont prévues pour eux?
Lors des vacances scolaires, les enfants restent toute la journée avec  nous. Quoi qu’il en soit, nous devons faire en sorte que les enfants aient une enfance normale. Donc, j’ai organisé pour eux des excursions, des promenades, des visites dans des musées, des formations artistiques et des séances d’arts thérapeutique. Ces séances font partie d’un programme de réhabilitation durant laquelle les participants se développent à travers l’art. À titre d’exemple, avec les enfants, nous dessinons, jouons de la musique, jouons au théâtre, lisons des comptes de fées… cela apprend aux enfants de gérer leurs émotions, leur colère, et à discuter.
Il est intéressant de voir les changements qui s’opèrent dans les dessins des enfants. Tout d’abord, les enfants dessinaient leurs maisons, comme le symbole des choses qu’ils avaient perdues.  Cette année-là, ils se sont mis à dessiner leurs parents en détresse, sans travail, et même ayant des problèmes d’alcool.
La réabilitation pour les enfants chez nous passe surtout par ces seances artistique, car l’art est important dans l’évaluation de la personne, mais aussi pour les traditions et l’art populaire. Nous organisons avec eux des fêtes traditionelles ukrainiennes.  Il faut quand même se rendre compte qu’avant le conflit, 70% des habitants du Donbass n’avaient jamais quitté leur ville ou leur village. Ils ne savaient pas réellement ce qu’était l’Ukraine, sans même parler du reste du monde.

-Pourquoi tenez-vous tant à apprendre aux enfants les traditions ukrainiennes et l’art populaire ukrainien?
Parce que  si la personne ne connaît pas les traditions de son peuple, de son pays, elle perd le lien avec ses ancêtres et n’aura pas d’avenir.  En apprenant l’art populaire de son pays, la personne absorbe l’amour pour sa terre natale. Les traditions ukrainiennes sont si variées, si intéressantes, les tenues populaires sont différentes d’une région à une autre. Et il faut bien monter tout cela aux enfants pour qu’ils se rendent compte qu’ils vivent dans un grand et beau pays, avec une culture ancienne et importante dont nous ne pouvons qu’être fiers.  Cet enseignement permet aux enfants d’apprendre à aimer l’Ukraine, à aimer leur pays, et plus tard ils ne pourront pas dire: « Allez, partageons notre terre. Cédons un morceau à la Pologne et un autre à la Russie ou ailleurs. Pourquoi la garder?».
D’ailleurs, nous essayons d’impliquer les enfants dans les bonnes actions.  Dans notre club, le Jeudi est une journée dédiée aux bonnes actions; les enfants apprennent à aider leur prochain. Ils écrivent par exemple des lettres d’encouragement aux soldats qui sont sur le front.

-D’ou puisez-vous la force pour continuer à vous occuper de tous ces enfants?
-Je n’ai plus d’autre solution.  D’une part, l’État continue à être passif envers les déplacés. D’autre part, les enfants se sont habitués à notre club, ils y vont avec plaisir. Je suis responsable de ces gens-là. Je ne peux pas les laisser tomber.
-Quels sont vos projets d’avenir?
– Nous avons prévu d’établir un plan de développement de notre Fonds jusqu’à 2020, notamment des programmes sociaux. Il nous faut pouvoir continuer de nous occuper des enfants lors des vacances scolaires car c’est très important.  Nous voulons continuer aussi notre programme de célébration des fêtes traditionelles «Le conte de fée renaît au pays des lumières», ce projet comprend toutes les fêtes traditionelles : le Jour de St-Nykola, Noel, le Jour de l’An, la Trinité, la nuit de Kupala…  Mais pour le moment, nous manquons toujours d’argent, donc nous ne pouvons embaucher personne. Tous ceux qui travaillent dans notre Fonds le font gratuitement.  Mais nous devons continuer pour l’avenir de notre pays, et surtout de nos enfants.


À lire aussi:
À Kiev, « La vie continue » pour les enfants du Donbass. En mai 2014, après le début des hostilités dans le Donbass, des centaines de milliers de gens ont dû abandonner leurs maisons et partir dans d’autres régions de l’Ukraine pour fuir la guerre. Malheureusement, l’État s’est avéré incapable d’ assurer le soutien économique, social et psychologique d’autant de personnes. Donc, des citoyens ukrainiens ordinaires ont décidé de s’unir afin d’aider ceux dont la vie a été détruite par la guerre.
Irina et Helena, au chevet des enfants du Donbass. L’édifice est imposant. Le dôme doré brille sous le soleil. Les hommes l’ont construit à la gloire de Dieu. On y parle amour, on prêche la bonne parole. On se recueille, on se confie, on se plaint, on avoue ses fautes, on se prosterne devant la décision du divin. Le monastère de la Grotte de Laure rassure. Traversez la rue et vous êtes dans un autre monde. Celui de la peur, du questionnement, mais aussi de l’attente et de l’espoir. Vous êtes à l’Association ukrainienne ” La vie continue “.
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Re: Et après?

Message  Thuramir le Lun 19 Déc - 19:36

Krispoluk a écrit:

Il n'y a pas que le look qui compte !!! Twisted Evil










Ukraine. Ces scandales qui discréditent la nouvelle police ukrainienne[size=18] :[/size]
L’assassinat à Kryve Ozero
Le 24 août 2016, une tragédie est survenue à Kryve Ozero, dans la région de Mykolayv.  Le commissariat du village a reçu un appel. Une femme s’est déclarée victime de violence conjugale de la part de son époux Olexandre Zuckerman. Une patrouille arrive à son domicile. La suite des événements est vraiment épouvantable. La mère d’Olexandre Zuckerman témoigne : «Ils ont sorti Olexandre de sa voiture, l’ont menotté et se sont mis à le tabasser. Ils le frappaient à six, à coups de pieds, et avec des bâtons, lui donnaient des coups de poings. Il est tombé par terre, les suppliait : «je crache du sang »… alors, ils le frappaient encore plus fort sur la tête, sur tout le corps, sautaient sur son cou… ils ne se sont arrêtés que lorsqu’il ne s’est plus relevé. Alors, ils sont partis rédiger un procès verbal. Quand l’infirmière a dit qu’il était mort, ils ont fui».
Selon la version de la police : «La police a essayé de calmer le délinquant, mais celui-ci a continué à résister. Étant donné le degré de danger et afin d’assurer la sécurité publique, la police a utilisé des mesures d’immobilisation et des menottes. L’homme qui a continué à résister, s’est à un moment, senti mal. Les policiers ont fait venir une ambulance, mais les médecins ont constaté le décès du délinquant ».  Néanmoins, cette version est démentie par l’examen médico-légal, dont les résultats ont montré que Zuckerman «s’est senti mal » parce qu’il avait été atteint au cœur par  les coups de feu tirés par l’un de ceux qui étaient censés assurer la sécurité publique.
Cet accident a provoqué un vif mécontement des habitants du village qui se sont rassemblés devant le commissariat de police pour exiger une enquête ouverte et transparente. Les policiers ont été mis en garde au moment où ils sortaient du tribunal pour être transférés dans une prison à Mykolayv, la foule s’est jetée sur eux, les a roués de coups et a renversé la voiture dans laquelle ils devaient monter.
Pour le moment, ils restent en détention, l’enquête continue. Les enquêteurs ont déclaré avoir trouvé le  pistolet avec lequel on avait tué Olexandre Zuckerman.

Les faits de Kryve Ozero (village que j'ai déjà traversé plus d'une fois sur la route vers Odessa et Nikolaiëv) constituent un homicide volontaire (meurtre) ou un assassinat, s'il y a eu préméditation (ce qui paraît peu probable vu la relation des faits), et les policiers doivent être jugés pour homicide volontaire sur la personne d'Olexandre Zukerman. Ce type d'intervention n'a plus rien à voir avec une intervention policière. C'est le comportement d'une bande criminelle armée.  
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Re: Et après?

Message  benoit77 le Jeu 29 Déc - 22:19

La recherche des disparus est un chemin de croix pour les familles.

http://www.la-croix.com/Monde/Europe/Ukraine-la-solitude-des-familles-des-disparus-du-Donbass-2016-12-29-1200813506
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Re: Et après?

Message  Александр le Jeu 12 Jan - 12:14

Ukraine : 2016 est-elle l’année de la fin des efforts contre la corruption ?


Nicolas Giannakopoulos


En février 2016 à Kiev, un événement a porté un coup très douloureux à la réputation internationale des dirigeants du nouveau gouvernement en Ukraine : après un an de travail, le ministre du Développement Economique et du Commerce Aivaras Abromavicius a démissionné.

Cet événement a été un véritable choc politique pour ceux qui avaient espéré un changement positif en Ukraine ainsi que des réformes économiques importantes, après des manifestations de masse à Kiev et dans d’autres villes ukrainiennes, devenues connues dans le monde entier sous le nom d’ « Euromaïdan ».

Un peu d’histoire

Les protestations populaires ont commencé à l’automne 2013 après le refus de l’ancien président Viktor Ianoukovitch de signer un accord d’association entre l’Ukraine et l’Union Européenne. Après la «révolution de la dignité », survenue sur la Place de l’Indépendance (Maïdan) à Kiev et dans d’autres villes ukrainiennes, et qui a engendré de nombreuses victimes parmi les manifestants opposés au régime de M. Ianoukovitch sont arrivés au pouvoir des gens qui ont déclaré leur attachement aux valeurs européennes et à la démocratie. A la suite de cette « Révolution », un important homme d’affaires ukrainien Petro Porochenko est devenu Président, avec à ses côtés le Premier Ministre Arseni Iatseniouk, l’un des leaders du parti d’opposition « Patrie » (Bat’kivshina), créé par une figure politique controversée – Ioulia Timochenko.

Peu de temps après, l’Ukraine subit un premier coup sévère: des « petits hommes verts » lourdement armés et certainement affiliés à l’armée russe prennent position en Crimée. Après la fuite de Viktor Ianoukovitch, la Russie déploie ses troupes sur le territoire ukrainien a partir de ses bases militaires de Crimée. Le résultat, tout le monde le connaît aujourd’hui : la Crimée s’est d’abord retrouvée investie de militaires russes et peu après, annexée à la Russie moyennant référendum populaire. A l’occupation de la Crimée s’est ajouté le soutien militaire et politique de la Russie aux mouvements séparatistes à l’Est de l’Ukraine. Ainsi, sont apparues ce qu’on appelle la «République populaire de Donetsk» et la «République populaire de Louhansk » et une véritable guerre civile sanglante a éclaté à l’est de l’Ukraine. Une guerre qui, à Moscou, a pour nom «[guerre] de libération», alors qu’à Kiev elle est désignée comme « l’agression russe ».

Anti-corruption ?

En dépit de cette guerre civile « hybride » sanglante, les nouvelles autorités ukrainiennes, avec le soutien de l’Europe et des Etats-Unis, ont annoncé leur détermination à effectuer des réformes à la fois profondes et sévères dans le pays, notamment en ce qui concerne la corruption, problème endémique ukrainien. Pour ce faire, plusieurs personnalités « extérieures », parfois rapidement naturalisées ukrainiennes, ont été invitées en Ukraine. Parmi ces dernières, M. Aivaras Abromavicius, mais aussi l’ancien président de la Géorgie, Mikhail Saakashvili, accompagné de son équipe, les mêmes qui, en quelques années, avaient réussi à réaliser en Géorgie des réformes de grande ampleur. Ces réformes avaient notamment porté un coup dur et massif aux clans criminels constituant le puissant crime organisé géorgien et diminué drastiquement la corruption massive dans le pays. M. Saakachvili a été invité par la nouvelle administration présidentielle ukrainienne à diriger la région d’Odessa, qui est d’une importance stratégique pour le pays, principalement en raison de ses ports. M. Abromavicius de son côté, est devenu ministre du Développement économique et du Commerce de l’Ukraine.

Malgré d’énormes difficultés, les premiers signes de changements positifs en Ukraine apparaissent dès 2015. L’été de la même année, une Police nationale est créée composée de milliers de nouveaux collaborateurs, issus d’un concours spécial et qui agissent sous serment.

Un groupe spécifique ayant pour tâche de réformer le Ministère des Affaires intérieures de l’Ukraine est constitué dans la foulée, avec à sa tête Mme Ekaterina Zguladze, laquelle fut longtemps Vice-ministre de l’Intérieur sous le président Saakachvili en Géorgie.

Cependant, la création de la Police nationale, ainsi que du Service de patrouilles automobiles de police, contrairement à de ce qui avait été réalisé alors en Géorgie, n’a modifié ni la situation liée à la corruption des fonctionnaires ni au règne des oligarques gouvernementaux en Ukraine. Né en 2015, le NAB (Bureau National Anti-corruption) ne tarde pas à révéler des schémas de corruption à grande échelle, y compris ceux impliquant de nombreux juges à tous les niveaux. Ainsi, ce sont les tribunaux eux-mêmes qui sont devenus un obstacle à la lutte contre la corruption. Le NAB enquête actuellement sur une douzaine d’affaires pénales contre de hauts magistrats qui sont soupçonnés de corruption, lesquels restent toutefois toujours en place tant qu’une sentence n’est pas prononcée à leur encontre, selon la loi ukrainienne.

Abromavicius, un arrière goût d’ammoniac

Le sort de M. Abromavicius est une illustration très directe du fonctionnement et des structures de corruption entre la communauté ukrainienne d’oligarques et les politiciens. Dès le moment où M. Abromavicius a tenté de reprendre le contrôle sur les plus grandes entreprises d’État, dès le moment où il s’est attelé à vérifier la situation financière de ces entreprises pour les préparer à la privatisation à grande échelle, il a commencé à rencontrer de sérieux problèmes. Ces problèmes ont notamment été mis en évidence dans le cas de la situation de la société Odessa Portside Usine (OPU).

Organisé en « open joint stock company », la société « Odessa Portside Usine » (OPU) est l’une des plus grandes et des plus modernes entreprises chimiques ukrainiennes. Actuellement, toutes les actions d’OPU sont détenues par un Fonds d’investissement appartenant à l’Etat Ukrainien, malgré de nombreuses tentatives de privatisation entreprises au cours de ces 20 dernières années. A chaque fois, la privatisation a été reportée en raison de la découverte de faits de corruption et d’actions frauduleuses commises par des politiciens de haut rang. La dernière grande tentative de privatisation a été organisée en 2009 par l’ancien Premier ministre ukrainienne, Ioulia Timochenko.

Pour comprendre son importance stratégique, il faut savoir que l’OPU s’est spécialisée dans la production d’ammoniac, d’urée, d’azote liquide, de dioxyde de carbone, d’oxygène liquide et de sulfate de sodium. Elle est également engagée dans le transbordement de produits chimiques provenant des pays de la CEI pour l’exportation (il s’agit d’un monopole sur le marché ukrainien pour la réception, le refroidissement et le transbordement de l’ammoniac).

L’ammoniac arrive à l’OPU pour y être stocké en surgélation, puis transbordé aux ports (notamment Odessa) à des fins d’exportation. Une autre entreprise d’État stratégique, « Ukrtransammiak » délivre l’ammoniac à l’OPU à travers un pipeline spécialement dédié en provenance de société russe « Toliattiazot ». Ce sont ces entreprises ukrainiennes publiques qui sont rapidement devenues un problème insurmontable pour M.Abromavicius.

Au début de du mois de février 2016, M. Abromavicius a annoncé sa démission lors d’une conférence de presse, et en a profité pour faire une déclaration franche, très inhabituelle pour les politiciens ukrainiens, sur les véritables raisons de sa démission : «Aujourd’hui, j’ai décidé de démissionner du poste de Ministre du Développement Economique et du Commerce de l’Ukraine.(…) La raison en est une intensification vive des blocages des réformes liées au fonctionnement du système économique et importantes pour notre pays. Il n’est plus seulement question de manque de soutien et de volonté politique. Cette opposition vise à paralyser notre travail de réforme. Cela va de la suppression inattendue de la protection d’Etat au Ministre et à sa famille à l’imposition, sous pression croissante, de personnalités douteuses dans mon équipe et aux postes clés dans les entreprises d’Etat » .

Les accusations contre le Président Porochenko et son entourage sont à peines voilées. Mais M. Abromavicius ne se limite pas à des accusations abstraites. Il donne quelques noms de personnes composant l’environnement proche du Président Porochenko : «Je ne peux considérer de telles actions que comme une tentative persistante d’établir un contrôle sur les flux de trésorerie, tant dans la société étatique Naftogaz Ukraine qu’au sein des industries de la défense. Et je me refuse à travailler dans un tel système. Mon équipe et moi ne sommes pas prêts à servir de couverture pour la reprise d’anciens actifs et système favorisant la création de nouveaux systèmes au profit d’acteurs politiques et d’entrepreneurs individuels» .

Abromavicius continue: « Mon équipe et moi ne voulons pas servir de couverture à une corruption flagrante ou de marionnettes pour ceux qui veulent établir leur contrôle sur l’argent étatique dans le style de l’ancien régime. Je ne veux pas aller à Davos pour parler de nos succès, tandis que derrière mon dos certaines questions se résolvent dans l’intérêt de certains individus. Ces personnes ont des noms. Et je vais vous annoncer maintenant l’un de ces noms : Igor Kononenko. En tant que représentant de la force politique qui a désigné ma candidature au poste de Ministre (Abromavicius fait référence au parti « Block Porochenko » – BPP), il a beaucoup agi ces derniers temps, pour bloquer mon travail et le travail de mon équipe. Les députés du BPP contrôlés par M. Kononenko ont élaboré le décret portant sur ma démission et l’ont soumis par le biais du parti « Revival » à la Verkhovna Rada » .

Abromavicius a plaisanté en mentionnant qu’en plusieurs mois, les membres du BPP n’avaient recueillis que 18 voix en faveur de sa démission. Selon lui, « au cours de l’année, M. Igor Kononenko a fait pression activement pour que l’un de ses hommes soit nommé au poste de Directeur Général de » Ukrtransammiak « . Kononenko était directement intéressé par « Ukrtransammiak » … « . Selon Abromavicius, là où, au lieu de licencier M. Bondyk (un membre actif du Parti des régions, connexion proche avec Ianoukovitch), il a « recruté » ses hommes, qui dirigeaient l’entreprise avec lui » .

Selon M. Abromavicius, un député du BPP, contrôlé par M. Kononenko, a essayé de forcer la main au Ministre en indiquant quelles étaient les personnes qui devraient être nommées aux postes dirigeants des plus grandes sociétés et entreprises d’Etat. Mais pas uniquement. Des personnes inconnues venaient voir M. Abromavicius de la part de « l’Administration présidentielle », avec des liasses de documents approuvant par avance la nomination des vice-ministres, Le visiteur quant à lui affirmait que les candidatures avaient été convenues « là-haut », en faisant allusion au Président.

Presque simultanément à la démission de M. Abromavicius, le NAB a commencé à enquêter sur les informations que comportaient ses déclarations. Malgré ces enquêtes, M. Kononenko poursuit encore aujourd’hui ses activités. Il convient peut être de rappeler ici que M. Kononenko est considéré comme le «cardinal gris» de la Verkhovna Rada, comme la « main droite » du Président ukrainien, M. Petro Porochenko. En effet, pendant de nombreuses années, M. Kononenko a été le principal partenaire d’affaires de M. Porochenko dans plusieurs de leurs entreprises communes (par exemple, la banque « Mriya », l’Exchange House « Ukraine », « Ukrainskiy promishlenno-investitsionniy kontsern » , connu sous le nom « Ukrprominvest, » et d’autres).

Le fait que les dirigeants Ukrainiens aient eux-mêmes planifié le « départ » de M. Abromavicius, avant même sa déclaration de démission, est indirectement confirmé par l’épisode lié à la protection personnelle du Ministre. Fin janvier 2016 déjà, l’Office de Protection de l’État avait retiré l’équipe chargée d’assurer sa protection et celle des membres de sa famille, soit environ une semaine avant la démission publique de M. Abromavicius.

Cet épisode avait d’ailleurs donné l’occasion à différents personnages à la réputation «criminelle», de se répandre en déclarations vindicatives, en soutenant par exemple que « le « capricieux » Abromavicius avait démissionné uniquement en raison du fait qu’on lui avait retiré sa protection personnelle ». Cette déclaration a été ensuite largement relayée par un certain Vadim Rabinovich. Cet individu ayant passé quelques années en prison pour vol à grande échelle est aujourd’hui député, et se retrouve aussi, comble de l’ironie, à la tête du Comité des Droits de l’Homme à la Verkhovna Rada. La plupart des médias ukrainiens ont diffusé et amplifié ces déclarations et les éléments de désinformation.

Guerres médiatiques

Un des nombreux problèmes dont souffre l’Ukraine est l’industrialisation de la désinformation et, de plus en plus, de véritables campagnes négatives contre des personnes ou des sociétés. Ce problème touche très largement tous les médias « historiques », presse et télévision. Cette situation est due en partie à la guerre entre «oligarques» et en partie à la guerre idéologique entre la Russie et l’Ukraine. Dans tous les cas, l’expression la plus frappante de ce problème est l’irresponsabilité voire même la corruption d’une partie des journalistes ukrainiens.

Voici un petit cas d’école : A la fin du mois de Mai 2016, une « vidéo » à propos de l’affaire pénale du NAB contre M. Saakachvili est apparue sur le célèbre portail « ukrainien » vlasti.net. Cette vidéo mentionnait une « procédure pénale engagée à l’encontre de M. Saakachvili initiée par le Bureau National Anti-corruption (NAB) ». Cette information était totalement fausse. Pourtant, elle n’a été suivie d’aucun démenti ni objection d’aucune des parties. Depuis cette diffusion, les pressions sur M. Saakachvili et son équipe n’ont fait qu’augmenter, notamment depuis l’entourage du Président Porochenko.

L’existence d’une telle vidéo indiquant de manière publique des faits qui devraient être extrêmement graves est la conséquence d’une autre histoire, vraie celle-là. Il apparaît en effet que le « Député du peuple » Ukrainien M. Alexander Presman avait envoyé des lettres aux autorités ukrainiennes en exigeant que soient « engagées des poursuites contre M. Saakachvili. Et pour quelles obscures raisons de telles poursuites auraient dûes être engagées selon M. Presman ? Parce que M. Saakashvili aurait, selon lui, tenté de s’emparer illégalement de la société Odessa Portside Usine (OPU) dont nous avons parlé plus haut. Malheureusement pour M. Presman, le NAB lui a poliment expliqué qu’ils n’avaient absolument aucune raison ni fait soutenant ses accusations de « prise de contrôle illégale » de la raffinerie par M. Saakhachvili ni de son équipe et que par conséquent, ils ne voyaient aucune raison d’entamer des poursuites pénales contre ce dernier.

Malgré l’évidence d’une situation assez simple (il y a procédure ou pas), nombre de journalistes ukrainiens ont produit cette vidéo au sujet d’une affaire criminelle inexistante. L’affaire n’existe pas, qu’à cela ne tienne…l’histoire quant à elle est bien là. Et son existence ne se justifie que pour détruire la réputation de M. Saakachvili. « Diffamez, diffamez…disait-on. Il faut aussi indiquer à propos du portail Internet vlasti.net qui a largement relayé ces informations, qu’il n’est pas dirigé par un anonyme « pro-russe » ou un quelconque blogger, mais par M. Boris Bondar qui est membre de l’Union des Journalistes de l’Ukraine.

Le plus intéressant dans cette histoire est M. Alexander Presman lui-même. Est-il un honnête lanceur d’alerte ? Un député faisant son travail contre vents et marées et se battant contre une administration corrompue ? La réalité est plus sordide. M. Presman n’est pas seulement un « Député du peuple», mais selon le rapport du FBI sur l’organisation criminelle de Semyon Mogilevich, M. Presman serait un membre actif de l’organisation ainsi qu’un partenaire proche de ce dernier. Dans son rapport, le FBI affirme que M. Presman est également impliqué dans le blanchiment de l’argent sale de M. Mogilevich et du défunt parrain de la mafia russe Vyacheslav »Japonchik Ivankov « . Le rapport contient de nombreux détails intéressants sur ce membre brillant de la Verkhovna Rada. M. Presman n’est malheureusement pas le seul. C’est même avec une certaine constance que de tels « membres brillants » se retrouvent au parlement ukrainien.

Le cas de M. Abromavicius a malgré tout eu une résonance importante à l’extérieur de l’Ukraine. Le principal réformateur de l’économie au sein du gouvernement Ukrainien a tout simplement été mis à la porte, évincé par d’obscurs intérêts » corruptifs. Cette démission illuminait d’une lumière crue ce que les partenaires étrangers de l’Ukraine s’efforçaient de ne pas voir malgré leurs efforts : ces derniers n’auront servi à rien. Après le départ de M. Abromavicius, ce sera au tour de M. Saakachvili de partir.

Les enquêtes suites aux accusations de M. Abromavicius

Suite à la démission de M. Abromavicius, le Bureau National Anti-corruption (BNA) s’est auto-saisi de l’enquête sur les faits que le Ministre avait dénoncé lors de sa conférence de presse de démission. En particulier, le BNA a commencé à vérifier les possibles ingérences dans le travail du Ministère de l’Economie de l’Ukraine par M. Igor Kononenko, alors Premier chef adjoint du Bloc Petro Porochenko (BPP) à la Verkhovna Rada (Parlement ukrainien).

Au cours de l’enquête, les investigateurs du BNA ont découvert le nom de la personne qui, au nom de M. Kononenko, exigeait de M. Abromavicius la nomination de son vice-ministre de l’Economie. Il s’agissait de M. Andreï Pasishnik. A cette époque, ce dernier occupait le poste de Directeur exécutif de la société d’Etat « Naftogaz Ukraine ». D’après les éléments de l’enquête, le BNA a établi formellement le « fait d’influence illégale par M. Pasishnik sur M. Abromavicius en vue de soumettre la proposition contre la volonté du Ministre de le nommer au poste de Vice-Ministre ».

Le 9 Mars 2016, le BNA a décidé d’engager contre M. Pasishnik une « suspicion officielle » (официальное подозрение) d’avoir commis un crime en vertu de l’alinéa 1 de l’article 344 du Code pénal Ukrainien (« ingérence dans les activités d’un homme d’État »). À la fin du mois d’avril 2016, selon un rapport du BNA, l’acte d’accusation issu de l’affaire pénale concernant le fait d’influence illégale sur M. Abromavicius « dans le but de l’empêcher d’exécuter ses fonctions et de parvenir à une prise de décision illégale » a été approuvé par le procureur anti-corruption et renvoyé devant les tribunaux. Il est intéressant de noter qu’une autre enquête pénale a été ouverte contre plusieurs députés de la Verkhovna Rada à la fois dans le cadre des mêmes dénonciations. Jusqu’ici, les institutions ukrainiennes semblaient devoir faire leur travail correctement.

Au début du mois d’août 2016, le public apprend que le Tribunal a refusé d’examiner l’acte d’accusation présenté par le Bureau du Procureur spécial anti-corruption (Специализированная антикоррупционная прокуратура, abrégé SAP), autorité instaurée en Ukraine en décembre 2015. L’accusation avait été présentée par le SAP, puisque cette nouvelle institution d’application de la loi est chargée de surveiller le respect du Droit dans le cadre des enquêtes préliminaires effectuées par le BNA. En outre, c’est le SAP qui est, depuis son instauration, chargé de soutenir devant les tribunaux les accusations faites par l’Etat en matière de lutte contre la corruption. Le SAP est dirigé par M. Nazar Holodnitskiy, ancien Premier Vice-procureur de Crimée.

En août 2016, M. Pasishnik n’était déjà plus Directeur exécutif de la société « Naftogaz ». Mais, étonnamment, alors qu’une enquête contre lui était en cours, il a conservé une autre position importante: celle de Premier chef adjoint de la société d’Etat « Ukrtransnafta », société engagée dans le pompage de pétrole et son transport par pipelines.

Malgré son statut d’ « entreprise d’Etat », « Ukrtransnafta » a longtemps été sous le contrôle de l’oligarque de Dnepropetrovsk M. Igor Kolomoisky. Ayant recours à des pratiques de corruption, ce dernier a été en mesure de nommer ses hommes aux postes de direction de l’entreprise, qui prenaient les décisions qu’il dictait suivant ses propres besoins.

Pasishnik a toujours été un homme du groupe d’oligarques liés au «Groupe West Oil» – WOG. Ce groupe inclut M. Oleg Bakhmatyuk, M. Stepan Ivakhiv, ainsi que M. Vladimir Litvin, ancien « cardinal gris » et chef de l’administration du Président Koutchma. Diverses sources d’information ukrainiennes indiquent que M. Litvin servait de «toit politique (protection, ndr)» pour tout le groupe, qui vendait et vend toujours des produits pétroliers et agricoles en Ukraine.

Jusqu’en 2015, l’un des leaders de ce groupe était un certain Igor Eremeev, député de la Verkhovna Rada et copropriétaire important d’entreprises liées au WOG. En 2015, M. Eremeev tomba de son cheval et mourut quelques jours plus tard.

Ces mêmes oligarques dudit «Groupe WOG» contrôlent également le groupe financier et industriel «Kontinium». De plus, M. Pasishnik était l’assistant adjoint de M. Eremeev et avait des positions de gérant dans plusieurs sociétés du groupe, toutes spécialisées dans le commerce de produits pétroliers.

En août 2016, tous les médias ukrainiens ont publié l’information selon laquelle le Tribunal du district Solomenskiy de Kiev avait renvoyé au SAP l’acte d’accusation contre le Premier directeur adjoint de « Ukrtransnafta » et ancien Directeur Exécutif de la société « Naftogaz » M. Andreï Pasishnik. Malheureusement, les détails de l’acte d’accusation ne sont pas connus et ne permettent pas d’évaluer la qualité du travail des procureurs. Selon le tribunal, l’acte d’accusation contre M. Andreï Pasishnik avait été établi en violation du Code de procédure pénale.

Un seul objectif: le contrôle de la trésorerie des entreprises d’Etat

Il est difficile de comprendre ce que signifie cette décision du tribunal. Toutefois, en février 2016 déjà, M. Sergei Leshchenko, député de la Verkhovna Rada du Bloc Petro Porochenko, journaliste ukrainien connu, publiait sur son blog sur le site de la  » Ukrayinska Pravda » la conversation interceptée sur l’application «Viber» entre le Ministre du Développement économique et du Commerce alors M. Aivaras Abromavicius et le directeur exécutif de « Naftogaz », M. Andrei Pasishnik concernant la nomination de son Vice-ministre.

Selon M. Leshchenko, M. Pasishnik a remis à M. Abromavicius les documents concernant sa propre nomination à la réception du ministère, après quoi ils ont communiqués par Viber. Dans cette conversation, M. Pasishnik a déclaré sans détours qu’il postulait au poste deVice-ministre sous le patronage de M. Igor Kononenko. En outre, il a indiqué à M. Abromavicius que M. Igor Kononenko s’est déjà mis d’accord sur sa nomination avec le Premier Ministre M. Arseni Iatseniouk.

Lorsque M. Pasishnik a commencé à faire pression sur M. Abromavicius, pour que celui-ci lui accorde rapidement le poste, ce dernier a déclaré qu’il ne connaissait pas vraiment M. Pasishnik. Ce à quoi M. Pasishnik répondait qu’il avait transmis par la réception tous les documents pour sa nomination afin que le Ministre Abromavicius en prenne connaissance (il s’agissait d’un ensemble de documents standard pour la nomination au poste de Vice-ministre).

Abromavicius a copié et gardé tous ces messages qui, après l’éclatement du scandale, avaient étés supprimé de la conversation de Viber sur son téléphone par M. Pasishnik Ce dernier ne savait pas que le Ministre de l’économie avait eu la prévoyance d’esprit d’en faire des copies depuis son propre téléphone. Voici l’un des fragments publiés du dialogue entre MM. Abromavicius et Pasishnik:
 
(A)    C’est ce qu’on pensait au début – il y a 4 mois. Mais nous n’avons pas la possibilité de créer encore un autre poste (en parlant du poste de vice-ministre).
(P)    Je pense qu’on l’introduira (en parlant du poste de vice-ministre). J’ai reçu cette proposition de la part de l’équipe de Porochenko.
(A)    De qui exactement?
(P)    J’ai été invité par Kononenko. Il m’a dit qu’ils s’étaient mis d’accord avec le Premier ministre.
(A)    Et ils n’ont pas voulu se mettre d’accord avec moi?

Selon M. Leshchenko, il est toujours très difficile de prouver l’existence de «collusions» politiques (dogovornyaki), mais ces messages jettent une lumière crue sur la manière de faire de la politique ukrainienne. M. Abromavicius, après une conversation avec M. Pasishnik, avait même reçu un appel de «contrôle» de la part de la Direction de l’Administration Présidentielle pour accélérer les nominations. Il existe ainsi toute une série de preuves des pressions exercées sur M. Abromavicius. Pourquoi le tribunal de Kiev a-t-il refusé d’examiner ces éléments ? Cela reste un mystère typiquement ukrainien.

Selon M. Leshchenko, tout a commencé avec une opération menée par le groupe parlementaire « Volonté du peuple », qui unit les députés liés à M. Eremeev (mentionné ci-dessus), ainsi qu’à MM. Litvin, Lievochkin, Boyko et Gennady Foursenko. Ces derniers ont voulu obtenir une grande entreprise d’État « pour se nourrir » («на кормление »). Après la «révolution de la dignité» comme a été surnomme l’Euromaïdan, l’Etat a octroyé à ces personnes, le contrôle de la société d’Etat « Ukrgasdobycha » dans ce but, sur un pied d’égalité avec Nikolay Martynenko, le principal acteur de la désormais célèbre confrontation, avec Saakachvili.

Cependant, suivant les purges en cours dans l’administration nationale et le remplacement du personnel au sein des institutions, de nouveaux acteurs ont commencé à arriver à la direction de l’entreprise « Ukrgasdobycha » qui ont bloqué progressivement toutes les voies par lesquelles l’argent était pompé de l’entreprise d’Etat. Les députés sont devenus inquiets. Ils n’appréciaient naturellement pas de perdre une source de revenus aussi importante et aussi facile.

En outre, il était nécessaire à la coalition pro-présidentielle au parlement de garder les voix nécessaires dans tous les groupes de députés de la majorité. Voilà pourquoi M. Kononenko, personne de confiance et ami du Président Porochenko, s’était vu confié la tâche d’introduire M. Pasishnik au poste de Vice-ministre de l’Economie, institution notamment en charge des flux financiers des sociétés « Naftogaz » et « Ukrgasdobycha ».

Par conséquent, il n’est pas étonnant que M. Pasishnik mentionne ouvertement M. Kononenko dans sa conversation avec le Ministre Abromavicius dans ses conversations Viber, et fait référence à un accord avec lui sur sa nomination au poste de Vice-ministre du Développement économique.
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Александр

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Message  Александр le Jeu 12 Jan - 15:05

Ancien gouverneur de la NBU: Pas plus de 80 banques resteront en Ukraine d'ici la fin de 2017



Vladyslav Rashkovan, Former Deputy Governor of the National Bank of Ukraine, forecasts that not more than 75-80 banks will remain in Ukraine by the end of 2017.

On his Facebook page, Rashkovan posted a relevant outlook for the banking system development in 2017:

“A number of banks by the end of the year will total not more than 75-80 against the current 95. Some small banks will be closed due to inability to raise additional capital, some banks with frozen assets will be dissolved, others will merge – there will be maximum 5-6 agreements on consolidation of banks in the second half of the year, if their owners reach an agreement,” Rashkovan wrote.

According to him, a share of the largest 20 banks will grow to 92-93% of total assets; a share of the second group of local banks will be reduced to 2-2.5%. In addition, according to the ex-deputy governor of the NBU, a share of foreign and state-owned banks (including the nationalized PrivatBank) will continue to grow (up to 82-85%), while local and Russian banks will be decreased. He also added that there will be no new foreign banks, but there will be deals on banks' assets purchase (mainly through the Russian banks’ exit strategy).

Vladyslav Rashkovan, ancien vice-gouverneur de la Banque nationale d'Ukraine, prévoit que pas plus de 75-80 banques restera en Ukraine d'ici la fin de 2017.

Sur sa page Facebook, Rashkovan a affiché une perspective pertinente pour le développement du système bancaire en 2017:

"Un certain nombre de banques d'ici la fin de l'année ne totaliseront pas plus de 75-80 contre le courant 95. Certaines petites banques seront fermées en raison de l'incapacité à lever des capitaux supplémentaires, certaines banques avec des actifs gelés seront dissoutes, d'autres fusionneront
- il y aura un maximum de 5-6 accords sur la consolidation des banques dans la seconde moitié de l'année, si leurs propriétaires parviennent à un accord, "Rashkovan a écrit.

Selon lui, une part des 20 plus grandes banques va croître à 92-93% de l'actif total; Une part du deuxième groupe de banques locales sera réduite à 2-2,5%. En outre, selon l'ex-gouverneur adjoint de la NBU, une part des banques étrangères et publiques (y compris le PrivatBank nationalisé) continuera à croître (jusqu'à 82-85%), tandis que les banques locales et russes seront diminuées . Il a également ajouté qu'il n'y aura pas de nouvelles banques étrangères, mais il y aura des transactions sur l'achat des actifs des banques (principalement par le biais de la stratégie de sortie des banques russes).


Une info qui fait beaucoup de vagues sur twitter:

Le Conseil national de la radio et de la télévision demande aux fournisseurs de déconnecter la télévision russe Dozhd pour ne pas reconnaître l'intégrité territoriale ukrainienne

The National Radio and TV Council (NRTC) of Ukraine has obliged Ukrainian broadcasters to cease retransmitting Russian TV Channel Dozhd (Rain) within a month for failing to recognize Ukraine's sovereignty and territorial integrity.

"In part, the channel's broadcasts [portrayed] the administrative border between Ukraine's Kherson region and Ukraine's Autonomous Republic of Crimea as the border between Ukraine and the Russian Federation," NRTC member Serhiy Kostynsky said during a council meeting.

Kostynsky said during the course of 2016 NRTC noted violations of Ukrainian law committed by the TV channel. Russian advertisements were broadcast, and journalists at the channel visited Crimea, which was annexed by Russia in early 2014.

As earlier reported, in December 2014, NRTC recognized Dozhd TV as complying with requisite demands of the European convention on cross-border television broadcasting and Ukrainian legislation.

NRTC has banned broadcasting of about 35 Russian TV stations for violating national security and violating advertising regulations.

Le Conseil national de la radio et de la télévision (NRTC) de l'Ukraine a obligé les radiodiffuseurs ukrainiens à cesser de retransmettre la chaîne de télévision russe Dozhd (Rain) dans un mois pour ne pas reconnaître la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

"En partie, les émissions de la chaîne [dépeint] la frontière administrative entre la région de Kherson en Ukraine et la République autonome de Crimée en Ukraine comme la frontière entre l'Ukraine et la Fédération de Russie", a déclaré Serhiy Kostynsky, membre de NRTC lors d'une réunion du conseil.

Kostynsky a déclaré au cours de 2016 NRTC noté les violations de la loi ukrainienne commis par la chaîne de télévision.
Les annonces russes ont été diffusées, et les journalistes de la chaîne ont visité la Crimée, qui a été annexée par la Russie au début de 2014.

Comme indiqué précédemment, en décembre 2014, NRTC a reconnu Dozhd TV comme satisfaisant aux exigences requises de la convention européenne sur la radiodiffusion télévisuelle transfrontalière et la législation ukrainienne.

NRTC a interdit la radiodiffusion d'environ 35 stations de télévision russes pour violation de la sécurité nationale et la violation des règlements de la publicité.


Le dernier canal vraiment indépendent en Russie . . . Surprised
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