Et après?

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Message  pyxous le Mar 9 Mai - 13:30

Александр a écrit:C'est la réflection que je me suis faite: est-ce vraiment le moment de développer le port de Marioupol alors que le ville est régulièrement bombardée?

Cette question à certainement évidemment été à l'ordre du jour, avant de décider les crédits pour les nouveaux quais;
Et si la décision à été d'investir, c'est qu'ils ont confiance en l'avenir de cette région, très bon pour la population de Mariopol dont un pourcentage lorgne encore vers les fous.
A mon avis un bon signal pour le huilot, son projet de novarussia ne se fera pas; le joueur d'échec n'est pas si bon que ça !
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Message  Krispoluk le Mar 9 Mai - 13:39

Je pense surtout que depuis la perte de la Crimée, l'Ukraine n'a plus beaucoup de ports commerciaux.
Odessa ne fonctionne qu'à 35 ou 50% de sa capacité du à un mauvais entretien précédent.
Mariupol, c'est la 2e et seule possibilité actuellement et les transports de et vers ses complexes métallurgiques sont VITAUX pour l'économie ukrainienne.
Il faut à la fois ravitailler les usines en coke depuis la rupture d'approvisionnement du Donbass mais surtout exporter les produits d'acier fini, indispensables à la balance du commerce extérieur ukrainien.
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Message  pyxous le Sam 13 Mai - 11:38

Encore faut-il pouvoir passer par le détroit de Kerch !
ce qui est loin d'être garanti avec les tensions entre les deux pays en ce moment;
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Re: Et après?

Message  Krispoluk le Sam 13 Mai - 11:46

pyxous a écrit:Encore faut-il pouvoir passer par le détroit de Kerch !
ce qui est loin d'être garanti avec les tensions entre les deux pays en ce moment;

Oui, bien sûr mais une mesure de blocage unilatéral par la Russie serait un acte hostile contraire à tout droit international (je sais, ils ne sont pas à ça près...)
Imaginons que la Turquie interdise l'accès du détroit des Dardanelles aux navires russes... Laughing Laughing Laughing
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Message  pyxous le Sam 13 Mai - 17:30

En période de guerre, tout est permis bounce
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Message  Krispoluk le Sam 13 Mai - 17:37

pyxous a écrit:En période de guerre, tout est permis bounce

Guerre entre qui et qui ?

Position officielle de la Russie : "On n'a pas de troupes au Donbass, les armements modernes étaient cachés dans les mines et l'armée ukrainienne se bat contre de valeureux ouvriers et mineurs ukrainiens autonomistes"...  Smile

Tandis qu'arraisonner un navire marchand ukrainien par la marine de guerre russe dans le détroit de Kerch, serait immédiatement considéré comme un acte de guerre de Moscou par toute la communauté internationale, sans excuse possible cette fois...  Wink
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Message  Александр le Lun 22 Mai - 9:19

Avant de partir en Allemagne, le président:

Le président a honoré la mémoire des victimes de la répression politique



On the Day of Remembrance of the Victims of Political Repression, President Petro Poroshenko and his wife Maryna Poroshenko took part in the ceremony of honoring memory of the victims of political repression in Bykivnia Graves State Historical and Memorial Preserve.

The attendees honored memory of the victims of political repression with a moment of silence.

The Presidential couple laid flowers to the Mass grave and to the memorial sign of Polish graves. They also put icon lamps to the Central monument and honored memory of the victims of totalitarianism.

The ceremony was also attended by First Deputy Chairman of the Verkhovna Rada Iryna Herashchenko, Vice Prime Minister of Ukraine Hennadiy Zubko, members of the Government, Kyiv RSA Head Oleksandr Horhan, representatives of diplomatic missions and public figures.

Le jour du souvenir des victimes de la répression politique, le président Petro Poroshenko et sa femme Maryna Poroshenko ont participé à la cérémonie d'honneur à la mémoire des victimes de la répression politique dans la Presbytère historique et commémorative de l'État de Bykivnia Graves.

Les participants ont honoré le souvenir des victimes de la répression politique avec un moment de silence.

Le couple présidentiel a déposé des fleurs dans la fosse de masse et le signe commémoratif des tombes polonaises. Ils ont également mis des lampes icônes sur le monument central et ont honoré la mémoire des victimes du totalitarisme.

La cérémonie a également été suivie par le Premier Vice-Président de la Verkhovna Rada Iryna Herashchenko, le Vice-Premier Ministre de l'Ukraine Hennadiy Zubko, les membres du Gouvernement, Kyiv RSA, le chef Oleksandr Horhan, les représentants des missions diplomatiques et des personnalités publiques.


Et à ce sujet, deux expos:

Les archives régionales de Soumy exposeront des documents datant de l'époque de la «grande terreur»




À l’occasion de la Journée des victimes de répressions politiques, les archives nationales de la région de Soumy présenteront une exposition de photographies et de documents dédiée à la mémoire des victimes de la Grande Terreur des années 1937-1938.

L’exposition montrera des documents provenant des institutions soviétiques des années 1920-1930 impliquées dans les répressions visant diverses catégories de populations : des documents des affaires criminelles préliminaires, des protocoles de réunions de « troïkas » du NKVD, des actes d’accusation, des actes d’exécution de verdicts, des témoignages, des photos de victimes des répressions.

 



Les visiteurs pourront également voir les souvenirs d’un ancien prisonnier du GOULAG et des documents datant de 1989 concernant le début du rétablissement de la vérité historique et la réhabilitation massive des victimes des répressions staliniennes.

Et:

«Golgotha stalinienne»: Des archives uniques s’exposent à Dnipro



L’exposition d'archives intitulée «Golgotha stalinienne», dédiée aux victimes des répressions du régime totalitaire de la fin des années 1930 s'est ouverte dans le bâtiment de l’administration régionale de Dnipropetrovsk.

Cette information a été communiquée par le service de presse de l’administration régionale de Dnipropetrovsk :

L’exposition montre des copies de documents de dossiers pénaux réels, chacun cachant le destin détruit d'un être humain.
«Durant la période le plus atroce, en 1937-1938, environ 11% des habitants de la région de Dnipropetrovsk, c’est-à-dire 1 personne sur 9, ont été victimes de la répression. La plupart d’entre eux ont été exécutés. Selon les archives, on fusillait environ 50 personnes par jour », a déclaré Nina Kystrouska, représentante des archives d’État de la région de Dnipropetrovsk.

L’exposition met en scène 47 documents issus des archives des forces de l’ordre de l’URSS.
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Message  Александр le Lun 22 Mai - 10:16

Le ministère de la (Sécurité) Sociale a expliqué le mécanisme d’augmentation de retraites



Si la réforme des retraites est adoptée, les retraites vont augmenter chaque année en régime automatique.

Cette information a été communiquée par Mykola Chambir, ministre adjoint de la Sociale.

«Si le Parlement accepte le projet de réforme des retraites, la modernisation des retraites aura lieu en octobre. Le montant des retraites sera augmenté suivant des indicateurs économiques.
Par la suite, un mécanisme d’indexation permanente sera mis en place», a souligné Chambir.

Selon lui, cette mesure permettra de mettre en place un processus d’augmentation des retraites en régime automatique et cela rendra impossible la situation où ceux qui sont partis en retraite plus tard auront des meilleures conditions que ceux qui sont partis à la retraite plus tôt.

«Désormais, les retraites vont augmenter de manière constante et pour une somme au minimum égale à 50% du salaire moyen», a-t-il résumé.

Système "à la belge" avec un index, mais pour les pensions seulement et pas les salaires.

Government is set up to follow ambitious plans, the core objective is a pension reform, assures Volodymyr Groysman

(Le gouvernement a mis en place des plans ambitieux, l'objectif principal est une réforme des retraites, assure Volodymyr Groysman)

The Government is set up to follow ambitious plans that have been started, one of the top priority is a draft law on pension reform which was introduced to the wider public. This statement was issued by Prime Minister of Ukraine Volodymyr Groysman during his trip to Vinnytsia where solemn events on the occasion of 10th anniversary of Europe Day took place.

«The Cabinet of Ministers engages in fruitful work, we have a lot of plans. The essential task is pursuing of the pension reform. I would really like it to be implemented because the adoption of the proposed incentives by the Parliament will enable the Government to raise retirement payments for 5.6. million retirees starting from October as well as to make this indexation automatically, stressed the Prime Minister. I wish the draft law to be approved by mid-July, our pensioners are very much looking forward to that.»

Le gouvernement a mis en place des plans ambitieux qui ont été lancés, l'une des principales priorités est un projet de loi sur la réforme des retraites qui a été présenté au grand public. Cette déclaration a été publiée par le Premier ministre d'Ukraine Volodymyr Groysman lors de son voyage à Vinnytsia où ont eu lieu des événements solennels à l'occasion du 10ème anniversaire de la Journée de l'Europe.

«Le Cabinet des ministres s'engage dans un travail fructueux, nous avons beaucoup de plans. La tâche essentielle est la poursuite de la réforme des retraites. J'aimerais vraiment que cela soit mis en œuvre parce que l'adoption des mesures proposées par le Parlement permettra au gouvernement d'augmenter les paiements de retraite pour 5,6. Millions de retraités à partir d'octobre ainsi que de faire cette indexation automatiquement, a souligné le Premier ministre. Je souhaite que le projet de loi soit approuvé d'ici la mi-juillet, nos retraités attendent avec impatience. »
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Message  Александр le Mer 24 Mai - 14:03

Dans le cadre des poursuites contre l'ancien président:

Les forces de l’ordre ont arrêté le bras droit de Serhiy Kourtchenko



Les forces de l’ordre ukrainiennes ont arrêté Stanislav Denisuk, homme de confiance de Serhiy Kourtchenko, oligarque ukrainien et protégé de Victor Ianoukovitch, l’ancien président ukrainien.

Cette information a été communiquée par Anatoly Matios, Procureur militaire ukrainien :

«Les forces de l’ordre ukrainiennes ont arrêté 23 anciens haut fonctionnaires du régime de Victor Ianoukovitch. Une partie de ces personnes ont d’ors et déjà été envoyées au tribunal du district de Petschersk où le juge devra examiner les demandes d’arrestation. Ces personnes ne sont plus au pouvoir... mais, je vais vous dire, tout à l’heure un hélicoptère a ramené Stanislav Denisuk, chef des services de sécurité et ancien homme de confiance de Serhiy Kourtchenko».
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Message  Александр le Mar 30 Mai - 11:03

Ukraine: reprise du procès de l'ex-président Ianoukovitch, exilé en Russie


Le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch est notamment accusé de « haute trahison » et d'avoir « violé l'intégrité territoriale » de l'Ukraine.

Maintes fois repoussé, le procès de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch a repris ce lundi 29 mai à Kiev en absence de l’accusé, toujours en fuite. Accusé de «haute trahison» et d'avoir «violé l'intégrité territoriale» de l'Ukraine, il risque en théorie la prison à vie.

Viktor Ianoukovitch a fui en février 2014 à Rostov-sur-le-Don, dans le sud de la Russie, à la suite de plusieurs semaines de contestation pro-européenne à Kiev, réprimée dans le sang. Il a été destitué le 22 février 2014 par le Parlement. Le président russe Vladimir Poutine a par la suite révélé que cette fuite avait été rendue possible grâce à une opération spéciale élaborée à Moscou et destinée à exfiltrer Viktor Ianoukovitch.

Les juges ukrainiens s’interrogent notamment sur l’implication de celui-ci dans la mort de plus d’une centaine de manifestants lors du soulèvement du Maïdan. L’ancien président est soupçonné d’avoir donné l’ordre de tirer à balles réelles à la police antiémeute, ce qu’il a toujours nié.

Viktor Ianoukovitch est par ailleurs poursuivi dans sept autres affaires, dont celle du détournement de fonds publics. L'Ukraine a lancé le processus pour récupérer 1,5 milliard de dollars d'actifs appartenant à l'ex-président ou à ses proches, qu'ils auraient volé aux finances publiques ukrainiennes.
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Message  Caduce62 le Sam 3 Juin - 23:34

Décommunisation dans l'oblast de Mykolayiv : une betterave à sucre occupe maintenant le piédestal de l'ancien monument Lénine Laughing du village de Pervomaïské. La production de sucre est l'une des premières industries ukrainiennes et continue d'être importante dans le secteur agricole d'aujourd'hui.

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Message  Krispoluk le Dim 4 Juin - 8:42

Après avoir extrait "les racines du mal", ils comblent les cavités vides avec des betteraves : du vrai travail de dentiste... Laughing
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Message  Александр le Ven 7 Juil - 10:33

Le procès Yanoukovitch continue (en douce?):

Ukraine's treason trial against Yanukovych to continue



The criminal trial accusing the former Ukrainian president, Viktor Yanukovych, of treason will continue, the interests of the accused in the court will be represented by a public lawyer, Ukrainian Prosecutor General Yuriy Lutsenko said.

"Yanukovych turned out to be a coward even back in the early stage of the trial, but... This country has the practice of providing any person with a public lawyer. It is according to this procedure that this trial went ahead today," Lutsenko told journalists on Thursday.

A public lawyer will be provided very soon, the prosecutor general said.

"The trial will continue further. I am certain that even here, nothing will stop the law and justice: neither Yanukovych's escape, nor his cowardice, nor his loud soap bubbles regarding a coup d'etat," Lutsenko said.

A day earlier Yanukovych said that he did not want to attend the treason trial in Ukraine, and was recalling his defense lawyers from the court.

His lawyer Vitaliy Serdiuk claims that once his client made such a decision - not to attend the trial and to recall his lawyers - any decisions by the Obolonsky district of Kyiv in this case will be legally void.

Le procès criminel accusant l'ancien président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, de la trahison se poursuivra, les intérêts de l'accusé devant le tribunal seront représentés par un avocat public, a déclaré le procureur ukrainien Yuriy Lutsenko.

"Yanoukovitch s'est avéré être un lâche même dans le premier stade du procès, mais ... Ce pays a l'habitude de fournir à toute personne un avocat public. C'est selon cette procédure que ce procès s'est déroulé aujourd'hui"
Lutsenko a déclaré aux journalistes jeudi.

Un avocat public sera fourni très bientôt, a déclaré le procureur général.

"Le procès continuera de continuer. Je suis certain que même ici, rien n'empêchera la loi et la justice: ni l'évasion de Yanoukovitch, ni sa lâcheté, ni ses bulles de savon fort concernant un coup d'état", a déclaré Lutsenko.

Un jour plus tôt, Yanoukovitch a déclaré qu'il ne voulait pas assister au procès de trahison en Ukraine et a rappelé ses avocats de la défense de la cour.

Son avocat, Vitaliy Serdiuk, prétend qu'une fois que son client a pris une telle décision - de ne pas assister au procès et de rappeler ses avocats - toute décision du district d'Obolonsky de Kiev dans cette affaire sera juridiquement nulle.


Tous les trucs sont bons . . . Twisted Evil


Mais aussi:

Ukraine to open criminal inquiry over coup following Yanukovych's lawsuit

A criminal inquiry will be opened and a decision substantiated by the law will be made following a lawsuit filed by former President of the country Viktor Yanukovych regarding the staging of a coup in Ukraine, Ukrainian Prosecutor General Yuriy Lutsenko said.

"Of course, we will consider it. According to the current legislation we will register criminal proceedings regarding a coup, submit it to the relevant Prosecutor General's Office department, study it and will make a decision substantiated by the law. What is more, I will do everything such that this takes place without my control," he told journalists on Thursday.

As soon as he comes to his office, he will issue an order to first deputy Dmytro Storozhuk, who is not on the list of persons named by Yanukovych, "to undertake all necessary actions to register this case and for further investigation," he said.

As reported, former Ukrainian President Viktor Yanukovych filed a lawsuit with the Ukrainian Prosecutor General's Office regarding a coup perpetrated in the country in 2014.

Une enquête criminelle sera ouverte et une décision étayée par la loi sera faite suite à un procès déposé par l'ancien président du pays Viktor Ianoukovitch concernant la mise en scène d'un coup d'Etat en Ukraine, a déclaré le procureur ukrainien Yuriy Lutsenko.

"Bien sûr, nous allons l'examiner. Selon la législation en vigueur, nous allons enregistrer une procédure pénale concernant un coup d'Etat, le soumettre au service compétent du Procureur général, l'étudier et prendre une décision étayée par la loi. De plus, je
Fera tout ce qui se passe sans mon contrôle ", a-t-il déclaré aux journalistes jeudi.

Dès qu'il arrive à son bureau, il prononcera une ordonnance au premier député Dmytro Storozhuk, qui n'est pas sur la liste des personnes nommées par Yanukovych, "pour entreprendre toutes les actions nécessaires pour enregistrer cette affaire et pour poursuivre ses recherches", a-t-il déclaré
.

Comme indiqué, l'ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch a intenté un procès avec le bureau du procureur général ukrainien concernant un coup d'état perpétré dans le pays en 2014.


Si on considère qu'un vote d'un parlement légalement élu est un coup d'Etat . . . No
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Message  Александр le Mer 6 Sep - 14:11

Le Parlement est le problème en Ukraine


Ukrainian Prime Minister Volodymyr Groisman (L) and Parliament Speaker Andriy Parubiy attend a parliament session in Kiev, Ukraine, December 20, 2016. Picture taken December 20, 2016. REUTERS/Valentyn Ogirenko

The Verkhovna Rada has recently returned back to work. Hereby UCMC presents you the article by Peter Dickinson originally published by the Atlantic Council explaining the peculiarities of public perception of lawmakers in Ukraine. Hope you will enjoy this piece as much as the previous insights by Mr. Dickinson!


September marks the beginning of season 48 of “Game of Chairs,” otherwise known as the Ukrainian parliament. As the country’s MPs return for the autumn parliamentary session, few  will be tuning in. While the palace intrigues and Machiavellian plot twists of HBO’s “Game of Thrones” makes for compulsive viewing, the ideological ambiguity and backroom dealing of Ukraine’s parliamentary chair traders has proven the ultimate ratings loser. Ukrainian audiences have simply lost interest in an institution that should be at the center of the nation’s historic transformation. Despite two pro-democracy revolutions and a war to defend the country’s civilizational choice, the sad truth is that the majority of Ukrainians regard their parliament as a hopeless parody of democratic principles.


It is not hard to understand the public’s loss of faith in Ukraine’s fledgling democracy. Very few parties have any coherent or consistent ideological positions, with populism trumping principle at every turn and MP voting patterns often making a mockery of campaign trail commitments. Each important parliamentary ballot is proceeded by a fresh round of behind-closed-doors negotiations to determine the incentives required to secure the support of a parliamentary faction and even individual MPs. In this murky and hyper-mercantile environment, chairs on key committees and other potentially lucrative parliamentary positions become mere commodities.



Evidence of this growing public disillusionment in the democratic process is easy to identify. Ukraine’s current political class enjoys some of the lowest approval ratings in recorded history. No healthy democracy espouses unconditional love for its elected representatives, but Ukrainians have taken this natural skepticism to new extremes. In opinion poll after opinion poll, the country’s politicians struggle to achieve approval ratings in double digits. Tellingly, the only option to receive widespread public support on a regular basis is “none of the above.”



Ukraine’s political parties suffer from similar levels of public disapproval. On paper at least, Ukraine’s parties are diverse and vibrant, although in practice they remain largely personality driven, with a plethora of eponymous blocs functioning as de facto clans in a closed confederacy of institutionalized corruption. Parties adopt labels like “democratic” and “liberal” with the kind of cynical insincerity more commonly found in the names of Soviet satellites or African dictatorships. With the mainstream media largely in the hands of the same powerbrokers who dominate affairs on Hrushevskoho Street, breaking into this exclusive club without a recommendation from the existing membership is next to impossible.



The sense of impunity enjoyed by Ukraine’s parliamentarians only serves to exasperate the public further. Ukraine’s partisan but pluralistic media landscape provides often detailed and intimate knowledge of the corruption schemes and ostentatious excesses of the country’s political classes, but exposure virtually never carries any consequences. MPs declare tens of millions of US dollars in cash and live in palaces, but this fails to translate into prison sentences. The worst outcome a Ukrainian MP can generally expect is the loss of parliamentary immunity and an overnight dash out of the country. Even in such extreme cases, the blow of exile typically comes cushioned by a small fortune. Meanwhile, minor and seemingly routine infringements such as the notorious practice of multi-voting by individual MPs (or “pianists” as they are often referred to) continue to go largely unpunished.



This brazen conduct represents the primary obstacle to Ukraine’s development. After all, there is clearly nothing wrong with Ukrainian society’s democratic instincts, as evidenced by the mass participation in both the Orange and the Euromaidan revolutions. Unlike Russia and many other post-Soviet nations, Ukrainians do not crave the fabled stability of a political strongman or the comforting familiarity of pseudo-democratic authoritarianism. On the contrary, today’s Ukraine is a fundamentally democratic society with a demonstrable desire to live under representative government, complete with all the necessary institutional checks and electoral accountability. Ukrainians have made huge sacrifices to achieve this goal and will eventually reach the point where frustration at the current state of affairs leads to an overwhelming response.



Herein lies the mounting danger: There is widespread consensus that any future political earthquake in Ukraine will be far bloodier than the 2004 and 2014 vintages. Each of these previous Ukrainian revolutions has carried with it the hope of a new democratic dawn, but three-and-a-half years since the flight of President Viktor Yanukovych, there is little to suggest that the post-Euromaidan period will ultimately prove more successful than the Orange era before it. While there are signs of significant progress at the local level thanks to decentralization, the big beasts of national politics and their oligarch owners appear to have regained their confidence and are busy pushing back against anticorruption reforms and blocking any future progress. The electorate is sophisticated enough to understand that a fully-fledged democratic system cannot be built overnight, but they are also sufficiently worldly to recognize a creeping counterrevolution when they see one. In a country armed to the teeth and awash with military veterans who have seen comrades make the ultimate sacrifice, this is a dangerous game to be playing.



The democratic deficit in the Ukrainian parliament is a cause for concern far beyond the challenges it poses to the country’s domestic stability. Ukraine finds itself on the frontlines of global democracy at a time when the authoritarian model is making a comeback for the first time in over a quarter of a century. If Ukraine’s dysfunctional democracy fails, the knock-on effects throughout the region could help to reverse the progress achieved since 1991. This is something Ukraine’s international partners must bear in mind when discussing continued aid for Kyiv. Creating a genuinely democratic parliamentary culture should be the priority objective through which all other initiatives flow. International support has played a vital role in the adoption of numerous post-Euromaidan reforms, but unless Ukrainian democracy rests on the firm foundations of a fully functioning and publicly accountable legislature, the country’s long-running “Game of Chairs” saga could well produce a tragic finale.



Peter Dickinson is a nonresident fellow at the Atlantic Council and publisher of Business Ukraine and Lviv Today magazines. He tweets @Biz_Ukraine_Mag.

La Verkhovna Rada est revenue au travail récemment. Par conséquent, UCMC vous présente l'article de Peter Dickinson, publié par le Conseil de l'Atlantique, expliquant les particularités de la perception publique des législateurs en Ukraine. J'espère que vous apprécierez cette pièce autant que les idées précédentes. Dickinson!

Septembre marque le début de la saison 48 de «Game of Chairs», autrement connu sous le nom de parlement ukrainien. À mesure que les députés du pays reviennent pour la session parlementaire d'automne, quelques-uns seront accordés. Tandis que les intrigues du palais et l'intrigue machiavélique du «Jeu ​​des Trôles» de HBO rendent l'observation compulsive, l'ambiguïté idéologique et l'arrière-plan de l'Ukraine. Le public ukrainien a simplement perdu son intérêt pour une institution qui devrait être au centre de la transformation historique de la nation.
Malgré deux révolutions pro-démocratiques et une guerre contre le défendeur du choix civilisationnel du pays, la triste vérité est que la majorité des Ukrainiens considèrent leur parlement comme une parodie désespérée des principes démocratiques.

Il n'est pas difficile de comprendre la perte de foi du public dans la démocratie naissante de l'Ukraine. Très peu de partis ont des positions idéologiques cohérentes ou cohérentes, avec le trébucher du populisme. Chaque bulletin de vote parlementaire important est effectué par une faction fraîche et même par des députés individuels.
Dans ce contexte, l'environnement obscène et hyper-marchand, les présidents des comités clés et d'autres positions parlementaires potentiellement lucratives deviennent de simples commodités.

La preuve de cette désillusion publique croissante dans le processus démocratique est facile à identifier. La classe politique actuelle de l'Ukraine bénéficie d'une certaine approbation dans l'histoire enregistrée. Aucune démocratie saine n'appuie l'amour inconditionnel pour ses élus, mais les Ukrainiens ont pris ce scepticisme naturel à de nouveaux extrêmes. Dans le sondage d'opinion après le sondage d'opinion, les politiciens du pays. À propos de ce qui précède, la seule option pour recevoir régulièrement le soutien public répandu est «aucun de ces éléments».


Les partis politiques d'Ukraine souffrent de niveaux de désapprobation publique similaires. Sur le papier au moins, les partis de l'Ukraine sont diversifiés et dynamiques, bien que dans la pratique, ils restent largement axés sur la personnalité, avec une multitude de blocs éponymes en tant que clans de fait dans une confédération fermée de corruption institutionnalisée. Voici les noms des satellites soviétiques ou des dictatures africaines. Avec les médias traditionnels entre les mains des mêmes électriciennes qui dominent les affaires sur la rue Hrushevskoho, entrent dans ce club exclusif.

Le sentiment d'impunité dont jouissent les parlementaires d'Ukraine ne sert qu'à exaspérer davantage le public. Le paysage médiatique partisan mais pluraliste de l'Ukraine fournit une connaissance souvent détaillée et intime des schémas de corruption et des excès ostentatoires des classes politiques du pays. Les députés déclarent des dizaines de millions de dollars américains en espèces et vivent dans des palais, mais il est impossible de traduire en peines d'emprisonnement. Le pire résultat qu'un député ukrainien puisse en général attendre de la perte de l'immunité parlementaire et d'un coup de tête dans la nuit du pays. Même dans de pareils cas extrêmes, le coup d'exil s'accumule par une petite fortune.
Pendant ce temps, des infractions mineures et apparemment courantes telles que la pratique notoire du vote multiple par les députés individuels (ou «pianistes» comme on les appelle souvent).

C'est la conduite en bronze du premier obstacle au développement de l'Ukraine. Après tout, il n'y a clairement rien de mal avec les instincts démocratiques de la société ukrainienne, comme en témoigne la participation massive des révolutions d'Orange et de l'Euromaidan. Contrairement à la Russie et à de nombreuses autres nations post-soviétiques, les Ukrainiens ne craignent pas la stabilité légendaire d'un homme fort politique ou la familiarité réconfortante de l'autoritarisme pseudo-démocratique. Au contraire, l'Ukraine d'aujourd'hui est une société fondamentalement démocratique avec un désir manifeste de vivre sous un gouvernement supposé, avec tous les contrôles institutionnels nécessaires et la responsabilité électorale. Les Ukrainiens ont fait de grands sacrifices pour atteindre cet objectif.


Voici le danger croissant: il existe un large consensus sur le fait que tout tremblement de terre politique futur en Ukraine sera beaucoup plus sanglant que les millésimes 2004 et 2014. Chacune des précédentes révolutions ukrainiennes précédentes a été menée avec l'aide de la Révolution ukrainienne, Ianoukovitch, il y a peu à suggérer que la période post-Euromaidan finira par prouver plus réussi que l'époque d'Orange avant elle. Bien qu'il y ait des signes de progrès significatifs au niveau local, grâce à la décentralisation, aux grands ours de la politique nationale et à leurs oligarques. L'électorat est un système démocratique complet qui ne peut être construit du jour au lendemain. Dans un pays armé aux dents et inondé de vétérans militaires qui ont vu des camarades faire le sacrifice ultime, c'est un jeu dangereux à jouer.

Le déficit démocratique dans le parlement ukrainien est un sujet de préoccupation. L'Ukraine se trouve à la pointe de la démocratie mondiale à un moment où le modèle autoritaire fait un retour pour la première fois en plus d'un quart de siècle. Si la démocratie dysfonctionnelle de l'Ukraine a échoué, les effets négatifs dans toute la région pourraient contribuer à inverser les progrès réalisés depuis 1991. Il s'agit de partenaires internationaux de l'Ukraine. La création d'une culture parlementaire authentiquement démocratique devrait être l'objectif prioritaire par lequel toutes les autres initiatives évoluent. Le soutien international a joué un rôle essentiel dans la promulgation de nombreuses réformes post-Euromaidan.
finale tragique.

Peter Dickinson est un membre non résident du Atlantic Council et éditeur des magazines Business Ukraine et Lviv Today. Il tweets @Biz_Ukraine_Mag.
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Re: Et après?

Message  Thuramir le Jeu 7 Sep - 9:03

Александр a écrit:Le Parlement est le problème en Ukraine

Ce n'est pas le Parlement en tant qu'institution qui est le problème, mais la clique de parlementaires qui le compose et les pratiques mafieuses de cette caste accrochée au pouvoir, véritable gangrène politico-financière de l'Ukraine, sans nul doute.
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Message  Александр le Jeu 7 Sep - 9:30

Entièrement d'accord avec toi . . . Embarassed
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Message  Thuramir le Dim 10 Sep - 23:28

En voilà un qui devrait finir au trou avant d'être expulsé ! 

L'ex-président géorgien Saakachvili et ses partisans ont pénétré en Ukraine

© BELGA
L'ex-chef de l'Etat géorgien Mikheïl Saakachvili et des centaines de ses partisans ont pénétré de force dimanche en Ukraine, après avoir été repoussés par les gardes-frontières quelques heures plus tôt, a constaté un journaliste de l'AFP.

M. Saakachvili a franchi la frontière polono-ukrainienne à Medyka. Il souhaite participer aux élections en Ukraine, y promouvoir des réformes et lutter contre la corruption. Il a déchu en juillet dernier de sa nationalité ukrainienne, acquise en 2015, par le gouvernement de Kiev avec qui ses relations s'étaient fortement dégradées. Alors qu'il était gouverneur d'Odessa, il avait notamment accusé le président Poroshenko de corruption.
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Message  Caduce62 le Lun 11 Sep - 12:34

Mikhaïl Saakachvili force son entrée en Ukraine


Libération par Sébastien Gobert, Correspondant à Kiev — 11 septembre 2017 à 11:56

L'ancien Président géorgien désormais impliqué dans la vie politique ukrainienne est entré dans le pays dimanche sans passeport au terme d'une journée rocambolesque.
«Regardez! Nos gars arrivent!» Depuis l’autre extrémité du poste-frontière polono-ukrainien de Medyka-Shehyni, plusieurs centaines de «gars» viennent de rompre le barrage de militaires et policiers, et envahissent le check-point à grande vitesse. Avec hurlements et slogans patriotiques, ils se ruent sur le cordon de garde-frontières qui retenait Mikhaïl Saakachvili. Les bousculades sont brèves : dans une même vague, la marée humaine entreprend de remonter vers le côté ukrainien, en emportant son héros, «Misha». L’ancien président géorgien passe la frontière sans passeport, sous les regards impuissants des forces de l’ordre. Il a réussi son pari fou.

Le retour de Mikhaïl Saakachvili est digne d’une scène de cinéma. Elle vient clôturer un dimanche absurde, qui aurait pu tourner au fiasco. Le Géorgien, impliqué dans la vie politique ukrainienne depuis la révolution «de la dignité» en 2014, était entré en opposition frontale avec le président Petro Porochenko après avoir démissionné de son poste de gouverneur d’Odessa. Le chef de l’Etat l’avait déchu de sa citoyenneté ukrainienne, sachant qu’il avait déjà perdu sa nationalité géorgienne. Une initiative dénoncée comme un acte de punition politique. «On dirait que Porochenko me craint plus que Poutine», s’esclaffait faussement Mikhaïl Saakavchili.

Il avait alors prévu une nouvelle opération de communication taillée sur mesure : plusieurs politiciens amis, des dizaines de journalistes, des centaines de sympathisants, devaient accompagner son grand retour en Ukraine le 10 septembre, à partir de la Pologne. Sauf que son cortège de bus n’a jamais approché le poste-frontière désiré de Krakovets, en raison d’une forte présence militaire et du déploiement de «titouchki», des gros bras nationalistes ayant juré de s’en prendre physiquement à Saakashvili. L’exilé se reporte alors sur la gare ferroviaire de Przemysl, et embarque dans un train à destination de Kiev. Sauf que le signal du départ n’est jamais entendu.

«Ici, dans ce train à quai, c’est la lutte contre l’autoritarisme de Petro Porochenko. S’il peut se permettre de traiter Saakachvili comme cela, il peut s’en prendre à tout le monde», commentait, maquillage soigné et tailleur de luxe, Ioulia Timochenko. L’ancienne égérie de la révolution orange, venue en soutien de Saakachvili, voit dans ses mésaventures un parallèle avec les procès politisés et l’emprisonnement que lui avait imposé Viktor Ianoukovitch, en 2011.

Principale force d’opposition à la Rada (Parlement), elle soutient sans complexes un concurrent potentiel. De fait, le parti «Mouvement de nouvelles forces» de Mikhaïl Saakachvili recueille 2% d’intentions de vote. «Aujourd’hui, ce n’est pas à propos de Saakachvili, confirme le député Moustafa Nayyem, l'un des initiateurs de l'Euromaïdan. Il s’agit de sauver l’héritage du Maïdan, et d’empêcher que l’exécutif ne plonge dans l’arbitraire. Si on ne fait rien aujourd’hui, alors ils se sentiront capables de s’en prendre aux citoyens, aux opposants, à tous ceux qui expriment leur opinion.»

Après trois heures d’attente, la tension monte. Le non-départ du train est pris comme une indication claire que les autorités ukrainiennes ne souhaitent pas revoir Mikhaïl Saakachvili sur leur territoire. Les passagers sont aussi ulcérés. Si «Misha» avait été accueilli par des applaudissements à son arrivée à la gare, c’est dans le brouhaha des altercations et prises à partie qu’il décide de repartir en bus, vers le poste-frontière de Medyka-Shehyni. Là, côté ukrainien, c’est une autre farce qui l’attend. Un barrage militaire évocateur de la zone de guerre à l’est du pays, commandé par un officier prétextant une «opération de déminage» impromptue. Entre négociations stériles et échanges d’insultes, le blocage paraît irrémédiable. Ce sont finalement les partisans de Mikhaïl Saakachvili qui vont écrire l’histoire. Une fois «Misha» en Ukraine, et la stupeur passée, le poste rouvre. L’opération de déminage est oubliée, preuve qu’elle était inventée de toutes pièces.

S’ouvre désormais une période d’incertitude. Mikhaïl Saakachvili s’est rendu à Lviv, dont le maire Andriy Sadoviy est un opposant politique à Petro Porochenko. Le Géorgien est officiellement apatride, et entré illégalement sur le territoire ukrainien. Le pouvoir, humilié par l’affaire, a promis des poursuites judiciaires contre «les organisateurs» de l’assaut du poste-frontière. La police ukrainienne a déjà tenté d’appréhender Saakachvili, mais a renoncé au vu du nombre de ses partisans. S’il est emprisonné, les Ukrainiens pourraient être tentés de répondre positivement à une demande d’extradition de la part de la Géorgie, et de le renvoyer à Tbilissi. Sans oublier que des militants nationalistes multiplient leurs menaces de mort. Regonflé par son accueil triomphal, «Misha» veut bientôt remonter à Kiev. Avec, à chaque kilomètre, le risque d’une escalade des tensions.

Sébastien Gobert Correspondant à Kiev
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Message  Александр le Lun 11 Sep - 12:50

Réaction de Kateryna_Kruk journaliste à Kiev:
For a Ukrainian citizen, #SaakashviliSunday is just a sad proof that no one, neither authorities nor opposition, cares ab laws of Ukraine.

Pour un citoyen ukrainien, #SaakashviliSunday est juste une triste preuve que personne, ni les autorités ni opposition, se soucie des lois de l’Ukraine
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Message  Thuramir le Mer 13 Sep - 23:28

Manifestement les ukrainiens n'ont toujours pas compris ce que signifient les mots "bien public" !  Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

http://izvestia.nikolaev.ua/news/3445637/
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Message  Caduce62 le Jeu 14 Sep - 12:47

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Message  Caduce62 le Mar 19 Sep - 12:40

http://khpg.org/en/index.php?id=1505775298
19.09.2017 | Halya Coynash


Dramatic Acquittals in Trial over Odesa 2 May 2014 Riots
 
There were violent scenes in Odesa on Monday evening following the sensational acquittal of 20 pro-Russian activists who had been charged over the fatal disturbances in Odesa on May 2, 2014.  The outrage from some quarters, and the prosecutor’s stated intention to appeal the ruling cannot hide the brutal truth that a guilty verdict, given the charges laid, would have probably been a travesty of justice. It is, in fact, cheering that a panel of judges in Ukraine should have reached a verdict based solely on the lack of any merits to the case, ignoring all pressure from outside.

As of late on September 18, two of the men – Ukrainian Serhiy Dolzhenkov and Russian Yevgeny Mefedov had been re-arrested, seeming on charges under Article 110 of the criminal code – encroaching on Ukraine’s territorial integrity.  The other three men who had remained in custody have reportedly been released.

All 21 men were in detention for considerable periods of time, and if the acquittal is upheld at appeal stage, some may well seek compensation.

The criminal proceedings and trial of 21 pro-Russian activists (one fled recently to Russia) had been criticised from the outset by the 2 May Group, a civic initiative which has closely investigated the events and by the European Commission’s International Advisory Panel.

It was repeatedly pointed out that the 21 defendants were facing vague charges of involvement in riots which could just as well have been laid against a huge number of other people that day.  The prosecutor had, nonetheless, demanded sentences of between 8 and 15 years.  The longest sentence was asked for Dolzhenkov who was considered to have organized the riots.  12 years were sought for the other four men who had remained in custody until Monday’s verdict: Yevgeny Mefedov; Maxim Sakaulov; Vladislav Romanyuk and Serhiy Korchinsky.

Instead all of them were acquitted, with the reasons given an indictment of a shockingly inept prosecution.  

All impartial investigations confirm that the disturbances that day arose after a group of pro-Russian anti-Maidan activists from the recently formed (and seemingly Russian-funded) Odesskaya Druzhyna attacked a peaceful march for Ukrainian unity.  The violence escalated, with weapons and firearms used by both sides, and spun out of control particularly after news of the first death – that of Ihor Ivanov, a Maidan activist.  Six people were killed, four of them anti-Maidan activists.

Pro-unity activists then moved to Kulikovo Pole Square intending to destroy an anti-Maidan tent camp, where they were shot at by activists from inside and on the roof of the Trade Union building. Molotov cocktails were used by both sides, and independent experts have concluded that there is no way of determining whether the fire was started by a Molotov cocktail badly thrown by anti-Maidan activists from inside the building, or by pro-unity activists outside the building.  42 people lost their lives.

Only one person - Serhiy Khodiyak, a Euromaidan activist, - has been charged with shooting at people that day and causing the death of at least one person (Yevhen Losynsky), While a direct charge of murder may be impeded by the fact that no weapon was found, Khodiyak was certainly seen shooting.  This already led to questions being raised that he was not remanded in custody like the 21 pro-Russian activists facing less serious charges.  He was initially placed under house arrest, but since this can only be extended twice, he was eventually released from any significant restrictions on his movements.  If his trial is still continuing, it is doing so very slowly, in part because of the permanent obstruction from pro-Ukrainian activists who assert that he was defending his country that day and should not be on trial.

The trial of the 21 men in Odesa’s Malinovsky Court had long turned into farce.  Only 20 out of 100 court hearings over the first two years had actually studied the evidence with the others disrupted by activists or adjourned due to the non-appearance of participants.  The court examination was finally suspended in December 2016 and the case passed to a court in Chornomorsk which began the new hearings in June this year.

It was presiding judge Philip Zhuravel from this court who on September 18 read out a long and damning verdict.  The panel of judges found that the charges had not been proven in any of the cases. Odesa-based Dumskaya quotes the verdict as stating that there was not one piece of convincing evidence to back the charges, and the prosecution had not even tried to prove the men’s guilt.

The court rejected the testimony of the main prosecution witness Oleksandr Posmychenko due to irreconcilable contradictions, as well as photographic and video material which were copies not originals.  The court did, instead, include photographs from a defence witness and the latter’s testimony that the pro-Russian activists had not been armed, unlike the pro-Ukrainian activists.

The court also rejected Posmychenko’s ‘identification’ of some of the defendants.  He had, first, recognized them from photos, not live, which is in breach of procedure, and had, secondly, been asked to recognize them out of a ‘line up’ which including footballer David Beckham and Hollywood actors.  The court believed this had been done deliberately to ensure that Posmychenko ‘recognized’ Dolzhenkov.

The court also stressed that the indictment seemed politically partisan.  Only pro-Russian activists were facing charges, although the majority of those killed and injured had also been pro-Russian.

There is considerable evidence that Russia was directly promoting trouble in Odesa, and that the plan was for events similar to those in Donbas.

The 2 May Group has also found proof that pro-Russian activists used deceit to entice people into the Trade Union building.  It is noticeable from all video streaming during the fire that the people outside had no idea how many people were in the building.

There is quite simply no proof at all that anybody planned the fire, and the deaths that day are widely believed to have acted as a jolt that prevented Odesa being pulled in the same direction as the Donetsk and Luhansk oblasts.

This did not suit Moscow at all, and there has been a systematic and well-funded campaign to push the idea that there was a ‘massacre’ that day with ‘Ukrainian radicals’ deliberately setting the building on fire.  This is perpetuated by Russian state-controlled media, including Russia Today or RT, and often repeated by Moscow’s friends from the far-right, and sometimes from the far-left in Europe.

The prosecutor has condemned Monday’s ruling and claimed that it “flagrantly violates the norms of the law”.  It remains to be seen how the court of appeal will view the case, but much of the criticism expressed by the court on September 18 echoed concerns expressed by the 2 May Group and other Ukrainian and international observers.  It is quite likely that the European Court of Human Rights will find Ukraine in violation of Article 2 of the European Convention over the failure of the Interior Ministry and Prosecutor’s Office to carry out a full investigation into the tragic events on May 2, 2014, and to hold those liable to account.


Il y avait des scènes violentes à Odesa lundi soir après l'acquittement sensationnel de 20 militants pro russes qui avaient été accusés des troubles mortels à Odesa le 2 mai 2014. L'indignation de certains quartiers et l'intention déclarée du procureur de faire appel de la décision ne peut pas cacher la vérité brutale selon laquelle un verdict de culpabilité, compte tenu des accusations portées, aurait probablement été une parodie de la justice. En fait, il est encourageant qu'un comité de juges en Ukraine ait pu parvenir à un verdict fondé uniquement sur l'absence de tout fondement, ignorant toutes les pressions extérieures.

À la fin du 18 septembre, deux des hommes - l'Ukrainien Serhiy Dolzhenkov et le russe Yevgeny Mefedov avaient été ré-arrêtés, semblant accusés en vertu de l'article 110 du code pénal - empiéter sur l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Les trois autres hommes qui étaient restés en détention avaient été libérés.

Tous les 21 hommes ont été détenus pendant des périodes considérables et, si l'acquittement est confirmé au stade de l'appel, certains pourraient bien demander une indemnisation.

La procédure pénale et le procès de 21 militants pro russes (dont certains ont fui récemment en Russie) ont été critiqués dès le début par le Groupe du 2 mai, une initiative civique qui a étudié de près les événements et par le Comité consultatif international de la Commission européenne.

On a souligné à maintes reprises que les 21 accusés étaient confrontés à de vagues accusations d'implication dans des émeutes qui auraient tout aussi bien été porté contre un grand nombre d'autres personnes ce jour-là. Le procureur avait néanmoins demandé des peines de 8 à 15 ans. La plus longue phrase a été demandée à Dolzhenkov qui a été considéré comme ayant organisé les émeutes. 12 ans ont été recherchés pour les quatre autres hommes qui étaient restés en détention jusqu'au verdict de lundi: Yevgeny Mefedov; Maxim Sakaulov; Vladislav Romanyuk et Serhiy Korchinsky.

Au lieu de cela, tous ont été acquittés, les motifs ayant donné lieu à l'inculpation d'une poursuite choquantement inepte.

Toutes les enquêtes impartiales confirment que les troubles de ce jour sont survenus après qu'un groupe de militants pro-russes anti-Maidan de Odesskaya Druzhyna récemment formés (et apparemment financés par la Russie) ait attaqué une marche pacifique pour l'unité ukrainienne. La violence s'est intensifiée, avec des armes et des armes à feu utilisées par les deux côtés, et s'est soldée par le contrôle, surtout après les nouvelles de la première mort, celle d'Ihor Ivanov, activiste Maidan. Six personnes ont été tuées, quatre d'entre elles actives anti-Maidan.

Les militants de la pro-unité se sont ensuite déplacés vers la place du Pôle Kulikovo dans l'intention de détruire un camp de tente anti-Maidan, où ils ont été abattus par des militants de l'intérieur et sur le toit du bâtiment syndical. Les cocktails Molotov ont été utilisés par les deux côtés, et des experts indépendants ont conclu qu'il n'y avait aucun moyen de déterminer si le feu a été lancé par un cocktail Molotov lancé par des militants anti-Maidan de l'intérieur du bâtiment ou par des militants pro-unité à l'extérieur du bâtiment . 42 personnes ont perdu la vie.

Une seule personne - Serhiy Khodiyak, un activiste de l'Euromaidan - a été accusé de tirer sur les gens ce jour-là et de causer la mort d'au moins une personne (Yevhen Losynsky), alors qu'une charge directe de meurtre peut être entravée par le fait qu'aucune arme a été trouvé, Khodiyak a certainement été vu tirer. Cela a déjà posé des questions sur le fait qu'il n'avait pas été placé en détention provisoire, comme les 21 militants pro russophones qui ont été accusés moins sérieux. Il a d'abord été placé en résidence surveillée, mais puisque cela ne peut être prolongé que deux fois, il a finalement été libéré de toute restriction importante à ses mouvements. Si son procès continue toujours, cela se fait très lentement, en partie à cause de l'obstruction permanente des militants pro-ukrainiens qui affirment qu'il défendait son pays ce jour-là et ne devrait pas être jugé.

Le procès des 21 hommes dans la cour de Malinovsky d'Odesa s'est longtemps transformé en farce. Seulement 20 des 100 audiences au cours des deux premières années ont effectivement étudié la preuve avec les autres perturbés par des militants ou ajournés en raison de la non-apparition des participants. L'examen judiciaire a finalement été suspendu en décembre 2016 et l'affaire a été portée devant un tribunal de Chornomorsk qui a entamé les nouvelles audiences en juin de cette année.

Il a été président du juge Philip Zhuravel de cette cour qui, le 18 septembre, a lu un verdict prononciateur. Le jury a constaté que les accusations n'avaient pas été prouvées dans aucun des cas. Dumskaya, basée à Odesa, cite le verdict comme déclarant qu'il n'y avait pas une preuve convaincante pour corroborer les accusations, et la poursuite n'avait même pas essayé de prouver la culpabilité des hommes.

Le tribunal a rejeté le témoignage du principal témoin de la poursuite Oleksandr Posmychenko en raison de contradictions irréconciliables, ainsi que des documents photographiques et vidéo qui étaient des copies non originales. Le tribunal a plutôt inclus des photographies d'un témoin de la défense et le témoignage de ce dernier selon lequel les militants pro russes n'étaient pas armés, contrairement aux militants pro-ukrainiens.

Le tribunal a également rejeté l'identification de Posmychenko de certains des défendeurs. Il l'a d'abord reconnu à partir de photos, pas en direct, ce qui est contraire à la procédure, et a ensuite été invité à les reconnaître à partir d'une «formation», y compris le footballeur David Beckham et les acteurs de Hollywood. Le tribunal a estimé que cela avait été fait délibérément pour s'assurer que Posmychenko «reconnaissait» Dolzhenkov.

Le tribunal a également souligné que l'acte d'accusation semblait politiquement partisan. Seuls les militants pro-russes faisaient face à des accusations, bien que la majorité des personnes tuées et blessées avaient également été pro russes.

Il existe des preuves considérables que la Russie favorise directement les problèmes d'Odesa et que le plan visait des événements similaires à ceux de Donbas.

Le Groupe du 2 mai a également trouvé la preuve que les militants pro-russes ont utilisé la tromperie pour inciter les gens dans le bâtiment syndical. Il ressort de tous les flux vidéo pendant le feu que les personnes extérieures n'avaient aucune idée du nombre de personnes dans le bâtiment.

Il n'y a tout simplement aucune preuve que quelqu'un a planifié le feu, et les morts de ce jour sont généralement considérés comme une secousse qui empêchait Odesa d'être tiré dans la même direction que les oblasts de Donetsk et de Luhansk.

Cela ne correspond pas à Moscou, et il y a eu une campagne systématique et bien financée pour pousser l'idée qu'il y a eu un «massacre» ce jour-là avec des «radicaux ukrainiens» délibérément mis en branle le bâtiment. Cela est perpétué par les médias russes contrôlés par l'État, dont Russia Today ou RT, et souvent répétés par les amis de Moscou de l'extrême droite et parfois de l'extrême gauche en Europe.

Le procureur a condamné la décision du lundi et a affirmé qu'il «violait flagellement les normes de la loi». Il reste à voir comment la cour d'appel verra l'affaire, mais une grande partie des critiques exprimées par le tribunal le 18 septembre ont fait écho aux préoccupations exprimées par le groupe du 2 mai et d'autres observateurs ukrainiens et internationaux. Il est fort probable que la Cour européenne des droits de l'homme trouvera l'Ukraine en violation de l'article 2 de la Convention européenne en ce qui concerne l'échec du ministère de l'Intérieur et du Procureur à mener une enquête complète sur les événements tragiques du 2 mai 2014 et de tenir les responsables du compte.
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Message  Александр le Mer 20 Sep - 9:57

Les activistes ukrainiens s’adressent au consul russe à Odessa : « Partez, vous les occupants de notre pays » (vidéo)



Une vidéo de la conversation entre les activistes ukrainiens d’Odessa et Alexandre Stachov, consul de la Fédération de Russie, devient de plus en plus populaire.

Cette conversation a eu lieu devant le tribunal d’Odessa où les activistes sont venus lundi afin d’assister au procès du « 2 mai ».

La vidéo sur laquelle les activistes expliquent « en détail » au consul pourquoi il doit partir a été diffusée sur Facebook par un certain Erich Hartmann.

« Nous pouvons vous demander en russe de quitter ce territoire. Car vous êtes des occupants dans notre pays et vos concitoyens tuent les nôtres », explique un des activistes au consul.

Alexandre Stachov a essayé d’expliquer qu’il était en train de remplir ses obligations de consul en venant parler au tribunal. Cependant, les activistes l’ont forcé à partir.

Suivre le lien en titre pour la vidéo. Wink
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