Et après?

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Re: Et après?

Message  Thuramir le Jeu 17 Avr - 16:49

Du nouveau sur la crise. Par contre, pourquoi les femmes ukrainiennes âgées entre 20 et 35 ans ? Pas vraiment compréhensible comme mesure.
L'entrée sur le territoire interdite aux hommes russes de 16 à 60 ans

(Belga) La compagnie aérienne russe Aeroflot a indiqué jeudi avoir reçu un "avis officiel" du gouvernement ukrainien interdisant l'entrée sur le territoire de ce pays à tout homme russe de 16 à 60 ans.
"En accord avec un avis officiel reçu par la compagnie, tous les citoyens russes de sexe masculin âgés de 16 à 60 ans sont interdits d'entrée en Ukraine", a indiqué Aeroflot, la principale compagnie aérienne russe.
Sont aussi interdits d'entrée sur le territoire ukrainien les hommes ukrainiens âgés de 16 à 60 ans et les femmes ukrainiennes âgées de 20 à 35 ans "domiciliés sur le territoire de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol", a signalé la compagnie aérienne.
"Dans le cadre de l'opération anti-terroriste, (...) l'Ukraine prend des mesures afin de limiter l'accès à son territoire aux personnes indésirables", a confirmé le porte-parole des gardes-frontières ukrainiens Sergueï Astakhov. Aeroflot recommande aux passagers concernés par les nouvelles mesures "de s'abstenir temporairement de voyager en Ukraine". (Belga)
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Message  Matt le Ven 18 Avr - 8:01

Souviens-toi que les femmes ont toujours été dans l'armée du temps de l'Union Soviétique.
Ceçi explique celà.

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Re: Et après?

Message  Thuramir le Ven 18 Avr - 15:07

Matt a écrit:Souviens-toi que les femmes ont toujours été dans l'armée du temps de l'Union Soviétique.
Ceçi explique celà.
D'accord pour cette explication, mais pourquoi limiter alors à cette tranche d'âge ? La femme ne peut-elle être militaire à partir de 18 ans ou après 35 ans?
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Re: Et après?

Message  Thuramir le Ven 18 Avr - 15:35

Comme je l'ai déjà évoqué précédemment, la crise ukrainienne constitue un enjeu européen avant tout.
 
En effet, dans cette crise :

  1. c'est essentiellement l'UE et la Russie qui voient leurs intérêts menacés : pour l'UE ce sont les questions stratégiques du coût de son énergie (gaz) et de son approvisionnement énergétique actuel et futur, de même que les conséquences économiques des sanctions contre la Russie, et pour la Russie, c'est une question de budget d'Etat, et, partant, de développement du pays; accessoirement, c'est aussi sa crédibilité politique qui est en cause (quoique, à mon avis, l'UE n'ait guère de crédibilité politique, compte tenu de son mode de fonctionnement, mais aussi à cause de la stupide et incompétente Catherine Ashton,  Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité qui a accumulé les maladresses avec une régularité de métronome).
  2. Les Etats-Unis sont le moins frappés par les sanctions contre la Russie, et cela est même de nature à favoriser leurs exportations de gaz vers l'UE. L'intérêts des Etats-Unis est également d'avoir une Russie plus faible, puisque la rivalité et la méfiance entre les deux pays est restée constante.
  3. Quant à la Chine, elle se frotte les mains et tire les marrons du feu, profitant de la crise pour se développer économiquement et militairement. 

Cette situation est parfaitement illustrée par ce qui suit. La Russie regarde déjà plus loin, et se prépare à une éventuelle situation de crise en Asie :
La Russie va réarmer les Kouriles, son "avant-poste" dans le Pacifique

(Belga) La Russie a annoncé vendredi qu'elle allait mettre en oeuvre d'ici à 2016 un plan de réarmement des îles Kouriles, toujours réclamées par le Japon, alors que les tensions internationales causées par la crise ukrainienne ont été jusqu'à la zone Pacifique.
Le ministre japonais des affaires étrangères, Fumio Kishida, dont le pays s'est aligné sur ses alliés occidentaux en condamnant la politique de Moscou en Ukraine, a ainsi fait savoir jeudi qu'il reportait une visite en Russie. Les Etats-Unis ont de leur côté jugé nécessaire de réaffirmer au début du mois leur soutien militaire au Japon.
Le ministère russe de la Défense a annoncé vendredi l'adoption d'un plan détaillé de construction d'infrastructures militaires sur les îles Kouriles du sud, revendiquées par le Japon depuis leur annexion par l'URSS en 1945.
"D'ici à 2016, toutes les infrastructures principales, et il y en a plus de 150, seront construites", a déclaré le commandant militaire de la région Est, le général Sergueï Sourovikine, cité par les agences. "Les décisions pour la construction d'implantations militaires sur les îles d'Itouroup et Kounachir ont été validées", a-t-il ajouté.
Le général a indiqué que le développement des infrastructures militaires de l'île de Sakhaline, dans la même région, était également prévu d'ici à 2020. "Le choix de la région est conscient. L'accent est mis par la direction du pays et de l'armée sur le développement de l'Extrême-Orient, et en particulier de Sakhaline et des Kouriles - les avant-postes orientaux de la Russie", a-t-il déclaré.
L'annonce en 2011 par la Russie d'un plan de réarmement des Kouriles avait suscité la colère du Japon. Le différend territorial, qui porte sur 4 îles au total, empêche depuis plus 65 ans la signature d'un traité de paix entre les deux pays. (Belga)
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Message  Caduce62 le Ven 18 Avr - 17:50

VU DE ROUMANIE
Après la Crimée, la Transnistrie et les bouches du Danube ?

Le 15 avril, Evgueni Sevciuk, le président de la République non reconnue de Transnistrie a demandé le rattachement à la Russie de ce territoire situé dans l'est de la Moldavie.

COURRIER INTERNATIONAL
17 AVRIL 2014

Le Soviet suprême de Tiraspol, capitale de la Transnistrie, République autoproclamée indépendante (mais non reconnue) en 1992, a voté le 15 avril un texte demandant au Parlement russe et au président Vladimir Poutine, de reconnaître l'indépendance de ce territoire situé dans l'est de la Moldavie. Dans le même temps, le président de la Transnistrie, Evgueni Sevciuk, demandait le rattachement de son territoire à la Russie.

Et, le même jour, raconte le quotidien bucarestois Romania Libera, des groupes de séparatistes prorusses ont proclamé la république populaire d'Odessa, principal port de l'Ukraine sur la mer Noire. Inquiet, le quotidien titre : "La Russie s'approche-t-elle des bouches du Danube ?" Le journal souligne qu'avec cette politique expansionniste de la Russie – encercler l'est de l'Ukraine et mettre la main sur la Transnistrie – Moscou serait en réalité en train de viser un rapprochement des bouches du Danube et de la Roumanie.

Après la Crimée et Donetsk, Odessa serait ainsi la troisième "république populaire" prorusse proclamée en Ukraine, et, avec la Transnistrie, elles pourraient former, explique România libera, "un cordon russe dans l'est et le sud-ouest du pays qui mettrait en doute la viabilité de l'Ukraine en tant qu'Etat". Le delta du Danube se situe entre la Roumanie et l'Ukraine, et un des bras, celui de Chilia, est depuis longtemps un sujet de litige entre les deux pays. "D'un point de vue stratégique, pour la Fédération de Russie un retour aux bouches du Danube est vital, car, dans la 'commission du Danube', la Russie reste le plus grand participant, bien qu'elle n'ait plus d'accès direct à ce fleuve" (après l'éclatement de l'Urss), affirme ainsi le président roumain, Traian Basescu, cité par le quotidien.

Pour le gouvernement moldave, cité par le quotidien Ziarul National de Chisinau, "la sollicitation de Tiraspol est une provocation directe, car le pseudo-référendum organisé en 2006 dans cette région et par lequel 95 % de la population a voté pour un rattachement à la Russie n'a jamais été reconnu par la communauté internationale".
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Message  Matt le Mar 22 Avr - 15:07

Voilà qui dit tout:

Le leader des Tatars interdit d'accès en Crimée



Le leaders des Tatars de Crimée, Moustafa Djemilev, a été interdit d'accès pour cinq ans sur ce territoire ukrainien rattaché en mars à la Russie, a annoncé mardi la Medjlis, l'assemblée des Tatars de Crimée.

En quittant la Crimée pour Kiev mardi matin, M. Djemilev s'est vu remettre par les gardes-frontières un document lui interdisant d'entrer dans la Fédération de Russie jusqu'au 19 avril 2019, a précisé Lilia Mouslimova.
 
Cette décision montre à quel Etat +civilisé+ on a affaire, a réagi M. Djemilev sur le site d'information en ligne zn.ua.
 
Les Tatars, minorité musulmane de la Crimée, se sont montrés hostiles au rattachement de la péninsule à la Russie en mars suite à un référendum dénoncé comme illégal par Kiev et les Occidentaux.
 
Lundi matin, une trentaine d'hommes en tenue de camouflage se sont rendus au Medjlis, l'assemblée représentative des Tatars de Crimée à Simféropol, pour retirer le drapeau ukrainien qui y flottait depuis le 19 avril, à la demande de M. Djemilev, leader historique des Tatars de Crimée.
 
Dans un geste en faveur de cette minorité, le président russe Vladimir Poutine a signé un décret sur la réhabilitation des Tatars de Crimée en tant que peuple réprimé sous Staline.
 
Les Tatars de Crimée, qui représentent environ 12% de la population de la péninsule située au sud de l'Ukraine, ont largement boycotté le référendum du 16 mars qui a abouti au rattachement de la Crimée à la Russie.
 
Cette communauté se méfie de Moscou depuis que Joseph Staline, qui les accusait d'avoir collaboré avec les Allemands, a ordonné leur déportation en masse de la Crimée vers l'Asie centrale à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
 
Ils n'ont été autorisés à retourner en Crimée qu'après la perestroïka, à la fin de l'époque soviétique. L'Ukraine n'a jamais adopté de loi sur leur réhabilitation, et les Tatars sont toujours confrontés à des questions de propriété de la terre notamment.

APA.az

Ukraine: La Fifa dément toute demande d’affiliation des clubs de Crimée à la Russie

La Fédération internationale de football tient à clarifier les choses. Mercredi, la Fifa a affirmé n’avoir reçu aucune demande d’affiliation à la Fédération russe (RFU) des deux clubs de Crimée.
La Crimée a deux clubs en première division ukrainienne: le FC Sevastopol (12e) et Tavria Simferopol (15e et dernier). « La Fifa n’a reçu aucune demande des clubs de Crimée pour aller rejoindre la Russie« , a appris à l’AFP un dirigeant de la Fifa.
La RFU avait annoncé  avoir déjà commencé à prendre des mesures pour incorporer les clubs et la Fédération de Crimée dans le Championnat de Russie.

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Message  Matt le Ven 25 Avr - 13:55

Voilà qui va en réjouir plus d'un:

La CPI ouvre une enquête sur l'Ukraine

La Cour pénale internationale ouvre une enquête préliminaire sur les crimes commis avant et pendant la chute de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch.
La procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête préliminaire sur les crimes commis avant et pendant la chute de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch, a annoncé ce vendredi 25 avril la CPI.

"La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire sur la situation en Ukraine afin de déterminer si (...) les critères nécessaires à l'ouverture d'une enquête (au long cours) sont réunis", a indiqué la CPI dans un communiqué.

rtl.fr

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Re: Et après?

Message  Caduce62 le Ven 25 Avr - 14:09

Je n'ai hélas pas compris les textes mais la vidéo de la fuite de Yanou est  lol! 

http://gordonua.com/news/society/Vitya-tebya-snyali-s-pista-Videoparodiya-na-pobeg-YAnukovicha-vzorvala-internet-19704.html
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Re: Et après?

Message  Matt le Ven 25 Avr - 14:30

Tu as d'autres choses intéréssantes ici  Wink

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Re: Et après?

Message  Thuramir le Ven 25 Avr - 15:00

Matt a écrit:Voilà qui va en réjouir plus d'un:

La CPI ouvre une enquête sur l'Ukraine

La Cour pénale internationale ouvre une enquête préliminaire sur les crimes commis avant et pendant la chute de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch.
La procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête préliminaire sur les crimes commis avant et pendant la chute de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch, a annoncé ce vendredi 25 avril la CPI.

"La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire sur la situation en Ukraine afin de déterminer si (...) les critères nécessaires à l'ouverture d'une enquête (au long cours) sont réunis", a indiqué la CPI dans un communiqué.

rtl.fr
Excellente décision, en effet.
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Re: Et après?

Message  Matt le Mar 29 Avr - 15:41

Le PM ukrainien appelle à un amendement constitutionnel pour alléger les tensions dans l'est du pays

Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a exhorté mardi les parlementaires à réviser la Constitution nationale, afin de donner plus de pouvoir aux gouvernements locaux, dans le but d'alléger les tensions qui déstabilisent l'est du pays.

"Le pouvoir excessif du gouvernement central doit être aboli, et une part significative des responsabilités politiques, économiques, financières, sociales et humaines devra être transféré aux communautés locales", a déclaré M. Iatseniouk au Parlement.

Le Premier ministre ukrainien a appelé toutes les parties à approuver les amendements constitutionnels avant l'élection présidentielle qui doit se dérouler le 25 mai.

La réforme constitutionnelle sur la décentralisation demeure l'une des demandes clés des manifestants pro-russes, qui se sont emparés de sièges du gouvernement dans certaines villes dans l'est du pays d'Europe centrale.

Pour satisfaire les requêtes des manifestants, Kiev entend actuellement organiser un référendum national en vue de donner davantage d'autonomie aux régions orientales.

Les tensions continuent à s'intensifier dans l'est de l'Ukraine, où des activistes pro-russes sont impliqués dans des conflits avec les forces armées du gouvernement, ayant capturé des observateurs militaires de l'Organisation pour la sécurité et la coopération européenne (OSCE).

Les activistes pro-russes manifestent dans l'est du pays depuis début avril, dans l'objectif de demander un référendum sur l'autonomie et un rapprochement avec la Russie.

Agence de presse Xinhua

Ukraine : Moscou pourrait reconnaître la présidentielle (diplomatie)



MOSCOU, 29 avril - RIA Novosti/La Voix de la Russie La Russie n'exclut pas la reconnaissance, sous certaines conditions, de l'élection présidentielle ukrainienne prévue le 25 mai prochain, a déclaré mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

« Cela dépend de ce qui précédera cette élection et de la façon dont elle sera organisée », a indiqué sans plus de précisions M.Riabkov dans une interview au journal en ligne gazeta.ru.

Le dirigeant ukrainien Viktor Ianoukovitch a été écarté du pouvoir fin février dernier à l'issue de plusieurs semaines d'une contestation meurtrière déclenchée par la décision des autorités de suspendre le processus d'intégration à l'Union européenne. La Rada suprême (parlement) a alors reformé la constitution et fixé l'élection présidentielle au 25 mai.

Pour sa part, Moscou met en doute la légitimité les décisions de la Rada. Dans le même temps, M. Ianoukovitch, qui a fui son pays pour la Russie avec plusieurs hauts responsables du régime déchu, se considère toujours comme le président ukrainien légitime.

Depuis mars, les grandes villes de l'Est et du Sud de l'Ukraine, dont Donetsk, Kharkov et Lougansk, connaissent une mobilisation sans précédent des partisans de la fédéralisation du pays qui contestent les nouvelles autorités de Kiev et réclament des référendums sur le statut politique de leurs régions.

La semaine dernière, un chef de file des protestataires de Donetsk a affirmé que la région boycotterait la présidentielle du 25 mai et organiserait un référendum sur sa souveraineté le 11 mai prochain.

Le 25 avril, le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a accusé la Russie de chercher à saper l'élection présidentielle en Ukraine ainsi qu'à destituer son gouvernement pro-européen.

La voix de la Russie

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Re: Et après?

Message  Matt le Mer 21 Mai - 15:08

Un peu long à lire . . .

Les mensonges de Monsieur Poutine

Retour en Ukraine.
Mais, cette fois, dans quelques-unes de ces villes de l’Est russophones que les médias occidentaux disent en proie aux fièvres séparatistes.
Je suis avec Petro Porochenko, le favori de la présidentielle de dimanche, que je n’avais plus revu depuis sa visite en France, et à François Hollande, en avril.
C’est une campagne à l’américaine où l’on enquille trois villes dans la journée avec, chaque fois, le même rituel, mené tambour battant, qui va de la petite conférence de presse au grand meeting populaire devant la basilique en passant par la distribution de photos dédicacées du candidat.
Et, de cette brève plongée dans l’autre Ukraine, de ce séjour dans ces trois villes aux noms imprononçables (Dnipropetrovsk, Dniprodzerjynsk, Kryvyï Rih…), à l’histoire parfois inquiétante (Dniprodzerjynsk ne fut-elle pas ainsi baptisée en hommage à Felix Dzerjinski, le fondateur de la Tcheka ?…), de ces instantanés de campagne à l’ombre de hauts-fourneaux ou de mines, de cokeries et d’aciéries, qui n’ont pas bougé depuis le temps du soviétisme (et qui sont une injure aux règles élémentaires de sécurité et de protection de l’environnement), je tire quelques observations qui, compte tenu du débat en cours, ne sont pas sans intérêt.
D’abord, il y a du monde. L’homme de Kiev fait, dans chacune de ces trois villes, des meetings spectaculaires : Maïdan local archi-bourré ; foule, à perte de vue, de drapeaux et de calicots ; je ne compte pas – mais ce sont, chaque fois, des dizaines de milliers de femmes et d’hommes qui ont fait le déplacement pour écouter un patriote ukrainien (et quel déplacement ! ne dit-on pas, à Kryvyï Rih, non sans fierté, que cette ville qui, sur plusieurs dizaines de kilomètres, suit les dépôts de minerai et les mines est la plus longue d’Europe, dotée de la plus grande ligne de tramways du monde ?).
Ensuite, les gens sont contents d’être là. Gueules noires des puits sinistrés des rives de l’Inhoulets, ouvriers usés à la tâche du combinat métallurgique Dniprovskyï, quinquagénaires édentés dont l’espérance de vie n’atteint pas, me dit-on, 60 ans, ils applaudissent le candidat ; que dis-je ? ils l’ovationnent ; et, s’ils l’ovationnent quand il leur promet des conditions de travail plus humaines, des salaires en ligne avec ceux qu’il pratique dans ses propres entreprises, des retraites décentes, s’ils l’ovationnent encore quand il évoque le martyre de cette région saignée par les guerres, les révolution et contre-révolution, l’Holodomor, l’occupation nazie, ils l’ovationnent aussi, ni plus ni moins qu’à Kiev, quand il dit sa volonté de lutter contre la corruption et pour la transparence, contre le gouvernement des voyous et pour une gouvernance respectueuse des droits.
Mieux, et plus surprenant encore dans ces territoires où plane l’ombre des anciens royaumes cosaques, dans ces villes ruinées mais qui, comme Dnipropetrovsk, se flattent d’abriter les usines d’où sortirent, jadis, les premiers missiles balistiques intercontinentaux de feu l’URSS, Petro Porochenko parvient à se faire écouter quand, tout en annonçant son intention de veiller aux droits des minorités et, donc, au respect de leur langue, il affirme son attachement non négociable à ce creuset de la nation qu’est la langue ukrainienne : il dit « il n’y pas d’Ukrainiens de l’Ouest et d’Ukrainiens de l’Est, il n’y a pas d’Ukrainiens russophones et d’Ukrainiens ukrainophones, il n’y a qu’une Ukraine, une et indivisible » ; et j’ai l’impression, un court instant, de réentendre un grand Américain lancer, pour la première fois, il y a dix ans, son « il n’y a pas d’Etats bleus et d’Etats rouges, il n’y a que les Etats-Unis d’Amérique ».
Et, quant aux gens eux-mêmes, quant à ceux d’entre eux que j’ai l’occasion d’interviewer, certains sont conquis, d’autres sont plus sceptiques et resteront fidèles, me disent-ils, au Parti des régions du président en fuite Ianoukovitch
– mais tous s’accordent sur deux points.
La volonté d’aller au vote. La crainte, bien sûr, de risquer, en y allant, de se faire casser la tête par les nervis venus de Russie pour enrayer l’élection. Mais la ferme intention de passer outre. La détermination farouche à casser les casseurs d’urnes. Et l’espoir de voir les centaines d’observateurs dépêchés par la communauté internationale faire enfin leur métier et les aider à mettre en déroute les empêcheurs de vote.
Et puis la non moins ferme intention de rester, quoi qu’il arrive, en Ukraine. Nous voulons y être mieux traités, disent-ils. Nous n’en pouvons plus de cette misère, de cette désolation. Et nous voulons un Etat décentralisé qui nous permettra de mieux gérer nos affaires. Mais décentralisé ne veut pas dire fédéralisé. Et qu’on ne compte pas sur nous pour tomber dans le piège tendu par M. Poutine quand il prône un « fédéralisme » qui n’est que l’autre nom de la dissolution de l’Ukraine.
On est loin du terrible tableau brossé, autrement dit, par les faiseurs d’opinion occidentaux.
L’Ukraine russophone est bien plus ukrainienne que ne veulent le croire ceux qui cherchent toutes les bonnes ou mauvaises raisons de céder au poutinisme.
Et le message – faut-il le préciser ? – s’adresse aussi à eux, ou à nous, c’est-à-dire à toutes les victimes potentielles d’une guerre sémantique qui, comme d’habitude, décide de tout.
Non à cette « fédéralisation » qui n’est qu’une manière polie de vulnérabiliser le pays pour le ramener, tôt ou tard, dans le giron de la dictature.
Et oui à un processus électoral qui, en renforçant l’Ukraine, renforcera aussi l’Europe et dont les grandes démocraties sont, pour cela, les garantes et les gardiennes.

Et en réponse:

L’Ukraine promet de décentraliser le pouvoir

Le Parlement a adopté hier un mémorandum de paix et de consensus dans le but d’apaiser les tensions avec les séparatistes de l’est. Les députés s’engagent notamment à réformer la constitution, pour créer une république semi-présidentielle, et le système judiciaire.

Une avancée pour les militants pro-européens de Kiev, mais ceux qui ont participé au renversement de Viktor Ianoukovitch restent sur le qui-vive à quatre jours de la présidentielle.
“Les élections nous donnerons avant tout l’opportunité de choisir la bonne personne. Mais si vous me posez la question, peu importe qui sera le prochain président. L’important, c’est que le peuple ne se laisse plus berner comme il l’a été par le passé”, insiste Lesya Pankiv, dont le mari a été tué par un sniper en février à Kiev.

Le gouvernement par intérim espère que le scrutin permettra de rétablir une stabilité politique après cinq mois de troubles, mais les séparatistes pro-russes menacent de perturber le vote dans l’est russophone du pays.

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Re: Et après?

Message  Matt le Jeu 5 Juin - 15:41

Là où ça vaut 10:

Le clan Ianoukovitch recourt contre le gel de ses avoirs par l'UE

L'ex-président ukrainien et son cercle ont saisi la Cour européenne de justice pour faire casser le gel de leurs avoir et l'interdiction de visas décidés par l'Union européenne, a appris jeudi la RTS.

L’ex-président ukrainien Viktor Inaoukovitch et huit de ses proches ont déposé un recours auprès de la Cour européenne de justice contre le gel de leurs avoirs, a appris jeudi la RTS.

Par leur saisie du tribunal de l'Union européenne, ces anciens dirigeants et leur cercle, dont le président déchu Ianoukovitch et l’ex-Premier ministre Mykola Azarov, actuellement réfugiés hors d'Ukraine, veulent faire casser l'interdiction de visas et le gel de leurs avoirs dans les banques européennees. Ces sanctions ont été décidées à leur encontre par le ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE).

Accusations rejetées

"Ils affirment n’avoir rien à voir avec les faits qui leurs sont reprochés, à savoir le détournement de fonds et la répression de la population ukrainienne", confie-t-on de bonne source.
La Suisse avait également annoncé mercredi le gel de près de 190 millions de dollars d'avoirs liés à Viktor Ianoukovitch et ses proches.

Alain Franco/kkub

Comme la soeur d'al-Assad et le neveu de Ben Ali

Ce n’est pas la première fois que la cour du Luxembourg est saisie pour faire invalider des sanctions économiques.

Récemment, les juges ont débloqué les avoirs d’un neveu de l’ex-président tunisien Ben Ali. Ils ont en revanche débouté une soeur du président syrien al-Assad, au motif qu'elle était suffisamment proche de lui pour servir à faire transiter ses fonds.

En juillet, la Cour européenne rendra pour la première fois un jugement sur une personne morale, en l’occurrence une université iranienne, également visée par des sanctions économiques.


rts.ch

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Re: Et après?

Message  Thuramir le Dim 8 Juin - 16:18

Matt a écrit:Là où ça vaut 10:

Le clan Ianoukovitch recourt contre le gel de ses avoirs par l'UE

L'ex-président ukrainien et son cercle ont saisi la Cour européenne de justice pour faire casser le gel de leurs avoir et l'interdiction de visas décidés par l'Union européenne, a appris jeudi la RTS.

L’ex-président ukrainien Viktor Inaoukovitch et huit de ses proches ont déposé un recours auprès de la Cour européenne de justice contre le gel de leurs avoirs, a appris jeudi la RTS.

Par leur saisie du tribunal de l'Union européenne, ces anciens dirigeants et leur cercle, dont le président déchu Ianoukovitch et l’ex-Premier ministre Mykola Azarov, actuellement réfugiés hors d'Ukraine, veulent faire casser l'interdiction de visas et le gel de leurs avoirs dans les banques européennees. Ces sanctions ont été décidées à leur encontre par le ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE).

Accusations rejetées

"Ils affirment n’avoir rien à voir avec les faits qui leurs sont reprochés, à savoir le détournement de fonds et la répression de la population ukrainienne", confie-t-on de bonne source.
La Suisse avait également annoncé mercredi le gel de près de 190 millions de dollars d'avoirs liés à Viktor Ianoukovitch et ses proches.

Alain Franco/kkub

Comme la soeur d'al-Assad et le neveu de Ben Ali

Ce n’est pas la première fois que la cour du Luxembourg est saisie pour faire invalider des sanctions économiques.

Récemment, les juges ont débloqué les avoirs d’un neveu de l’ex-président tunisien Ben Ali. Ils ont en revanche débouté une soeur du président syrien al-Assad, au motif qu'elle était suffisamment proche de lui pour servir à faire transiter ses fonds.

En juillet, la Cour européenne rendra pour la première fois un jugement sur une personne morale, en l’occurrence une université iranienne, également visée par des sanctions économiques.


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Le gel des avoirs financiers de certains dirigeants étrangers et les interdictions de visa sont sans doute la meilleure réponse au blanchiment et à la criminalité organisée.
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Re: Et après?

Message  Thuramir le Dim 8 Juin - 16:26

Les défis politiques à relever par Porochenko sont sans aucun doute des plus difficiles. D'un point de vue économique, comme je l'ai déjà écrit, que Porochenko commence par piocher dans le portefeuille des oligarques milliardaires mafieux pour financer l'Ukraine, et qu'il ne se comporte pas en mendiant international en espérant que l'UE sauve son pays de la faillite par une aide financière massive.

Porochenko s’attelle à une tâche herculéenne pour pacifier l’Ukraine

AFP 8 JUIN 2014 À 09:23 (MIS À JOUR : 8 JUIN 2014 À 14:44)



Image fournie par le service de presse présidentiel ukrainien le 7 juin 2014 montrant le président Petro Porochenko brûlent une bougie dans la cathédrale Sainte Sophie à KievN (Photo Mykola Lazarenko. AFP)


Le nouveau président ukrainien Petro Porochenko s’est attelé dimanche à une tâche herculéenne pour pacifier un pays au bord d’une guerre civile et normaliser les relations avec Moscou accusé de soutenir en sous-main l’insurrection armée pro-russe dans l’Est.
Sur le terrain, l’entrée en fonction de ce milliardaire pro-occidental a été accueilli par une attaque rebelle contre l’aéroport international de Lougansk, capitale de l’une des deux régions séparatistes.
«Les rebelles ont attaqué hier soir et ce matin. Ils essayaient manifestement de détruire le bâtiment qui assure l’alimentation électrique de l’aéroport. Il n’y a pas eu de blessés de notre côté», a déclaré à l’AFP au téléphone Serguiï, un des parachutistes ukrainiens qui défend l’aéroport, en assurant que l’installation était sous contrôle des forces ukrainienne.
L’aéroport international de Donetsk, autre grande ville sous contrôle rebelle, a été le théâtre de l’un des combats les plus meurtriers de la crise ukrainienne fin mai et reste fermé et inaccessible. Une quarantaine d’insurgés, en majorité de nationalité russe, y ont été tués.
Ukrainiens et Occidentaux veulent toutefois croire à une désescalade du conflit, sans précédent depuis la fin de la guerre froide, après l’investiture samedi de M. Porochenko qui a promis de maintenir l’unité du pays et tendre la main à l’Est rebelle.
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’est dit samedi «confiant» quant aux perspectives de détente après un bref entretien vendredi de M. Porochenko avec le président russe Vladimir Poutine en marge des cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement en France.
«Il reste certes beaucoup à faire mais la voie tracée par le président Porochenko conduirait à une désescalade des tensions. Le temps est maintenant venu pour le président Poutine d’engager directement le dialogue avec le président Porochenko, de mettre un terme à l’afflux des armes et de prendre des mesures pour faire cesser les violences menées par des séparatistes russes dans l’est de l’Ukraine», a poursuivi M. Kerry.
M. Porochenko et l’ambassadeur de Russie en Ukraine, Mikhaïl Zourabov, ont laissé entendre que des discussions entre les deux pays devraient être entamées dans les jours à venir.

- Mater l’insurrection -

Pour l’expert militaire ukrainien indépendant Valentyn Badrak, le succès d’une détente avec le président russe Vladimir Poutine dépendra désormais de la réussite de l’opération militaire que l’Ukraine mène dans l’Est depuis le 13 avril pour mater l’insurrection qui a déjà fait plus de 200 morts.
«Il faut une nouvelle version modernisée de l’opération», estime-t-il dans une tribune publiée dans l’hebdomadaire Dzerkalo Tyjnia.
Selon lui, le noyau des combattants qu’il faut «liquider» est composé d’officiers du renseignement militaire russe et de mercenaires qui représentent «environ 20% des forces séparatistes coordonnées depuis Moscou».
Privés du soutien du Kremlin, les Ukrainiens qui ont pris des armes vont se calmer ou quitter le pays s’ils ont du sang sur les mains, pronostique M. Badrak tout en soulignant que la composante militaire doit aller de pair avec un «programme social adéquat» pour l’Est.
Adressant en russe «un message de paix» aux habitants de la région industrielle russophone du Donbass, contrôlée en grande partie par les rebelles et où il compte se rendre rapidement, M. Porochenko s’est engagé samedi à mener une décentralisation du pouvoir et à garantir l’usage libre de la langue russe.
Il a en revanche rejeté tout «compromis» avec la Russie sur l’orientation européenne de son pays et sur l’appartenance à l’Ukraine de la Crimée annexée en mars à la Russie.
Le nouveau président devra aussi rapidement trouver une solution au conflit gazier avec la Russie qui a menacé faute de paiement de la dette, de fermer le robinet dès mercredi ce qui pourrait perturber l’approvisionnement de l’Europe.
De nouvelles négociations entre Kiev et Moscou sont prévu lundi à Bruxelles sous la médiation de l’Union européenne, a annoncé le ministère russe de l’Energie.

- Concrétiser les aspirations du Maïdan -

Elu le 25 mai avec 54,7% des voix, M. Porochenko succède à Viktor Ianoukovitch, destitué fin février et réfugié en Russie après un bain de sang sur le Maïdan de Kiev, à l’issue de trois mois de contestation pro-européenne.
«La question la plus douloureuse qui va hanter Porochenko tout au long de sa présidence est la suivante: +est-ce que c’est ça que le Maïdan a voulu?+», écrit le journaliste Moustafa Naïem, l’un des organisateurs de la contestation.
M. Porochenko aura la lourde tâche de concrétiser les aspirations européennes, lutter contre la corruption et sortir le pays d’une profonde récession aggravée par la crise actuelle.
Face aux responsables européens venus à Kiev, M. Porochenko a plaidé en faveur d’une signature «au plus tard le 27 juin» du traité de libre-échange avec l’Union européenne, auquel avait brusquement renoncé son prédécesseur en novembre. Et il n’a pas caché qu’il avait pour objectif à terme une intégration pure et simple de l’Ukraine dans l’UE.
Trop optimiste, selon le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.
«Lorsque M. Porochenko dit que (l’accord d’association avec l’UE) est la première étape d’une Ukraine membre de l’UE, quand j’en discute avec mes partenaires européens, il n’y a pas de majorité pour ça, c’est clair», a-t-il insisté.
AFP
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Message  Thuramir le Lun 9 Juin - 8:45

Une annonce importante, qui, en filigrane, me paraît ne pas exclure le détachement de la région du Donbass après un référendum, puisque Porochenko parle de "tout citoyen d'Ukraine qui vit dans le Donbass, indépendamment de ses opinions politiques". Ou alors, ce serait une opération militaire de beaucoup plus grande envergure et de verrouillage total de la frontière avec la Russie, ce que, compte tenu du dialogue instauré avec la Russie, je ne crois guère.

L'autre option serait une décentralisation/déconcentration négociée, ce qui est aussi parfaitement plausible. Le tout sera de voir si par le biais de cette décentralisation/déconcentration, Porochenko ne cherche pas, en accordant plus d'autonomie à l'est du pays, à réduire son poids politique dans la Rada. Ce serait une autre option possible : fédéralisation comme cela était le cas en Crimée avant son rattachement à la Russie, mais,à la clef, gain financier pour l'Etat central qui ne devra plus financer l'économie du Donbass, perte de poids politique et économique du Donbass au niveau de l'Etat central, mais aussi réduction/perte de postes de députés de cette région dans la Rada à Kiev.


Ukraine - Le président Porochenko veut mettre fin aux combats dans l'Est "cette semaine"
(Belga) Le nouveau président ukrainien Petro Porochenko a déclaré dimanche vouloir mettre fin dans la semaine qui s'ouvre aux combats dans l'Est, en proie à une insurrection prorusse, a indiqué la présidence ukrainienne à l'issue de premiers pourparlers avec l'ambassadeur russe en Ukraine.
"Nous devons mettre fin aux tirs cette semaine", a déclaré M. Porochenko, cité dans un communiqué à l'issue d'une rencontre à Kiev avec l'ambassadeur de Russie en Ukraine Mikhaïl Zourabov, l'ambassadeur d'Ukraine en Allemagne Pavlo Klimkine et une représentante de l'OSCE, Heidi Tagliavini. 
Le président ukrainien, entré officiellement en fonction samedi, a indiqué que ces pourparlers tripartites se tiendraient tous les jours afin de mettre en place un plan de pacification de l'Est de l'Ukraine.
"Chaque jour pendant lequel des gens meurent, chaque jour pendant lequel l'Ukraine paye un prix aussi élevé, est inacceptable. C'est pourquoi il faut tout d'abord rétablir le fonctionnement de la frontière de l'Ukraine pour garantir la sécurité de tout citoyen d'Ukraine qui vit dans le Donbass, indépendamment de ses sympathies politiques", a souligné M. Porochenko, cité dans le communiqué de la présidence.
L'insurrection prorusse dans l'Est de l'Ukraine, orchestrée selon Kiev par Moscou, et l'"opération antiterroriste" lancée par les forces ukrainiennes pour la mater ont fait en près de deux mois plus de 200 victimes (rebelles, forces ukrainiennes et civils).
Les séparatistes prorusses contrôlent Donetsk et Lougansk, les deux grandes villes du bassin minier du Donbass, poumon industriel du pays, et depuis quelques jours une partie de la frontière avec la Russie. 
Lors d'un bref entretien vendredi en marge des cérémonies commémoratives du Débarquement en France, M. Porochenko et son homologue russe Vladimir Poutine étaient convenus d'ouvrir des négociations rapidement à Kiev, du jamais vu dans l'escalade de ces derniers mois. 
Vladimir Poutine avait jugé l'approche du nouveau président ukrainien "juste dans l'ensemble". M. Zourabov, revenu à Kiev pour l'investiture de M. Porochenko, l'avait qualifié samedi de "partenaire sérieux", confirmant le changement de ton de Moscou qui jugeait illégitime les autorités de transition pro-occidentales en place depuis la destitution de Viktor Ianoukovitch fin février. (Belga)
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Message  Matt le Jeu 26 Juin - 17:21

Il est temps que ce topic revienne dans l'actualité . . . le plus longtemps possible!

Michel Lebrun à Kiev début juillet pour évoquer la décentralisation de l'Ukraine

(Belga) L'ancien ministre belge Michel Lebrun, désigné jeudi nouveau président du Comité des Régions (CdR), se rendra les 3 et 4 juillet prochains en Ukraine afin de rencontrer les autorités nationales lancées dans une décentralisation du pouvoir, jugée indispensable pour apaiser les tensions dans l'est du pays.



"Nous pouvons faire bénéficier Kiev de l'expérience de l'Union européenne - et personnellement de l'expérience belge - en matières de décentralisation, de respect des langues ou encore de prise en compte des minorités nationales", a fait valoir M. Lebrun. La décentralisation du pouvoir et la protection de la langue russe sont deux points essentiels du plan de paix présenté la semaine dernière par le nouveau président ukrainien Petro Porochenko pour mettre fin à l'insurrection séparatiste prorusse dans l'est du pays. Au CdR, la politique de voisinage européenne constituera l'une des trois priorités du nouveau président de l'assemblée des représentants locaux et régionaux de l'UE. M. Lebrun (cdH, Parti populaire européen) y ajoute la croissance et l'emploi: inciter les Régions à prendre en charge la "garantie jeunes", recourir aux meilleures pratiques des pays nordiques en matière d'emplois ICT, faire percoler les "emplois verts" vers d'autres régions, etc, a-t-il énuméré. La troisième priorité concerne les migrations: inciter l'UE à prendre ses responsabilités dans la réception des immigrants par les villes et régions du pourtour européen de la Méditerranée. Michel Lebrun (65 ans), ancien ministre francophone de l'Enseignement supérieur et ex-ministre wallon des Transports et du Territoire, a succédé à la présidence du CdR à l'Espagnol Ramón Luis Valcárcel, élu au Parlement européen en mai dernier. Il termine le mandat de ce dernier, qui prend fin en mars prochain avec le renouvellement complet de l'assemblée. L'ex-bourgmestre de Viroinval est le troisième Belge à présider le Comité des Régions après le Bruxellois Jos Chabert (2000-2002) et le Flamand Luc Vandenbrande (2008-2010). (Belga)

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Re: Et après?

Message  Thuramir le Sam 5 Juil - 8:22

Dans la rubrique "Et après ?", il me semble qu'il est très urgent que l'Ukraine fasse le ménage parmi les corrompus ukrainiens institutionnels. Voici un article édifiant publié dans le journal anglais "The Independant" --> http://www.independent.co.uk/ :


Exclusive: UK banks in row over Yulia Tymoshenko 'millions'


Report’s claims of accounts across the world are ‘lies’, says ex-Ukraine PM

Friday 07 March 2014
Mark Hollingsworth
Jim Armitage


Prominent UK banks are at the centre of a dispute over allegations that numerous foreign accounts were set up in the name of former Ukrainian Prime Minister Yulia Tymoshenko and her family.

A leaked report, seen by The Independent, claims that 85 bank accounts containing millions of pounds were linked to Ms Tymoshenko and relatives. 

This global review of Ms Tymoshenko's finances was carried out in parallel to a wider investigation by Lawrence Graham, the London law firm, which was commissioned last March by the then-Ukrainian Ministry of Revenues and Duties of toppled president Viktor Yanukovich to trace assets allegedly misappropriated by the former prime minister.  

The new inquiry reviewed 278 bank accounts in 26 countries and claimed that Ms Tymoshenko or her family were either beneficiaries or signatories to accounts which included a number of UK banks although it says these are now closed. The report claimed that 13 bank accounts in countries all over the world remain open.  But the Tymoshenko camp is adamant that she has not been involved in any commercial activity since she became a politician in early 1997. 
Her lawyer, Sergey Vlasenko, said of the allegations of foreign accounts: “This is a direct lie and not true… She has had no property, no assets, no accounts in USA, UK and Switzerland.”
He added: ”We are absolutely pure and open to talk to anyone who wants to investigate us“  
Mr Vlasenko argues that information given to the investigation ”has been falsified and is part of a big dirty propaganda war“ against the former prime minister who is expected to stand for president in May. ”This [investigation] was sponsored by the Yanukovych regime to discredit Mrs Tymoshenko“, he told The Independent.
The Yanukovich regime previously hired Lawrence Graham to trace more than $200 million which the former Ukrainian government alleged was  siphoned off by Tymoshenko and another former Ukrainian Prime Minister Pavlo Lazarenko, among others.  The funds allegedly disappeared from the mid-1990s onwards at a time when Tymoshenko ran United Energy Systems. UES was awarded the monopoly rights by Lazarenko, then Prime Minister, to import Russian gas into Ukraine.  These allegations were entirely separate to those which much later saw Tymoshenko jailed, and which were widely criticised as politically-motivated.   
The allegations in relation to UES and Tymoshenko were however rejected during a criminal investigation in the USA into Lazarenko.  In 2004 Lazarenko was convicted of money laundering, theft and hiding the funds in foreign accounts.  Most of his Appeal was rejected and he was sentenced to eight years in a California prison. 
The indictment stated:  “It was further part of the conspiracy that Lazerenko received money from companies owned or controlled by Tymoshenko, including United Energy Systems, in exchange for which Lazarenko exercised his official authority in favour of Tymoshenko's companies”.  The US Prosecutor, Martha Boersch, had claimed that she “had evidence that companies controlled by Tymoshenko took part in the schemes for transferring money to Lazarenko's accounts.  There were bank statements”.  The new report, commissioned outside the Lawrence Graham investigation, claims that amongst these was an account at a London bank in the name of United Energy Systems which contained £40million. But Tymoshenko was not arrested or charged with any offence and in 2004 the US court dismissed all the allegations in the indictment concerning Lazarenko’s relationship with UES and Tymoshenko, saying there was “insufficient evidence to confirm these schemes.” 
The US prosecutors found assets all over the world, notably a NatWest bank account based in London Bridge. The account contained £40 million and was in the name of United Energy Systems with the joint beneficiaries being Lazerenko and Tymoshenko's husband Oleksander.  
Tymoshenko's lawyers deny that she has opened a bank account since she became a politician and that the US case exonerated her: “The US case was launched because Kuchma (president of Ukraine at the time) did his best to provide the US prosecutor with all the information, but the court ruled that there was not even small evidence of any corrupt activity by Mrs Tymoshenko.”
Tymoshenko is a polarising but pivotal figure in the current crisis and turmoil in Ukraine.  She is expected to be a contender in the forthcoming presidential election.  But her track record as prime minister in 2005 and between 2007 until 2010 will be under scrutiny, because the demonstrators are demanding a zero tolerance of corruption after the demise of President Yanukovych.  “Tymoshenko belongs to the old generation of Ukrainian politics”, Orysia Lutsevych, a Ukrainian analyst based at Chatham House, told 'The Independent'.  “After the Orange Revolution she did nothing to reform economy and establish rule of law.  Instead, she focused her attention on infighting inside the Orange Coalition in order to prepare her presidential race. Most people on the [Maidan] square were not demanding her release.”
But her supporters hail Tymoshenko as a hero for her role in the Orange revolution of 2004 and regarded her as a political prisoner when she was jailed during Yanukovych's rule over a gas deal with Russia which she arranged while she was prime minister.  Her lawyer Geoffrey Robertson argued last week:  “Tymoshenko was accused of abuse of office, because she made a deal with Putin when he stopped gas supplies to Ukraine in the winter of 2009...Her actions, taken to avoid a humanitarian disaster, cannot rationally be regarded as a crime.  But for making what her enemies called a 'bad deal', she was jailed.”
This article was amended on 24 March to make clear that the ‘leaked report’ to which it refers, while produced in parallel to a wider investigation by London law firm, Lawrence Graham, was not part of that investigation. Lawrence Graham have confirmed they did not commission the report and were not aware of its findings.
Representatives of Yulia Tymoshenko have asked us to reiterate her position that the report’s allegations are without foundation. 
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Message  Matt le Lun 14 Juil - 15:19

Le sans gène:

Ukraine : Ianoukovitch en appelle à la justice européenne

Président ukrainien déchu, Viktor Ianoukovitch s'est tourné vers la justice européenne pour contester les sanctions prises à son encontre par l'UE.

par La rédaction numérique de RTL , Avec AFP publié le 14/07/2014 à 11:13

L'Union européenne avait pris le 6 mars dernier un ensemble de mesures punitives contre des personnalités ukrainiennes. Les avoirs de 18 responsables politiques, dont Viktor Ianoukovitch lui-même, avaient ainsi été gelés. 

L'ancien chef de l'Ukraine, qui remet ces sanctions en cause, s'est tourné vers le tribunal de l'UE pour récuser ces sanctions.  Les deux fils de Ianoukovitch, visés par les mêmes sanctions, ont également déposé un recours en justice.

Détournement de fonds publics
C'est aussi le cas d'une dizaine d'autres personnalités ukrainiennes inscrites sur la même liste, notamment l'ancien Premier ministre, Mykola Azarov, et son fils.

Selon le Conseil européen, qui représente les États membres, les responsables politiques sanctionnés en mars avaient été "identifiés" comme étant impliqués dans des "détournements de fonds publics".


rtl.fr

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Re: Et après?

Message  Thuramir le Lun 14 Juil - 20:24

Son comportement est digne de la citation dans le film "Les tontons flingueurs" de Michel Audiard : « Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît. »
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Message  Caduce62 le Lun 21 Juil - 10:10

Désolé, je n'ai pas le lien (sur France Tv info) mais lors d' un match amical à Annecy, 6 joueurs du Shaktar Donestsk ont déserté :-)
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Message  Thuramir le Lun 21 Juil - 10:30

Caduce62 a écrit:Désolé, je n'ai pas le lien (sur France Tv info) mais lors d' un match amical à Annecy, 6 joueurs du Shaktar Donestsk ont déserté :-)

Voici des précisions sur l'information provenant du site internet http://www.metronews.fr/sport/ukraine-ces-footballeurs-qui-fuient-la-guerre/mngt!eKrNCltM207uA/ :

Ukraine : ces footballeurs qui fuient la guerre
CRÉÉ : 20-07-2014 17:52
FOOTBALL - Lorsque certaines crises politiques font rage, même le monde cotonneux du football professionnel se sent parfois en danger. C'est ce sentiment qui, apparemment, aurait motivé la fuite de six joueurs du Shakhtar Donetsk, samedi soir, absents de l'avion qui rentrait au pays après la défaite du club ukrainien face à l'OL (4-1) en match amical. Un refus partagé par un joueur du Metalist Karkhov, rentré lui à Buenos Aires.

Texeira et Douglas Costa, deux des joueurs du Shakhtar qui ont disparu...Texeira et Douglas Costa, deux des joueurs du Shakhtar qui ont disparu... Photo : SERGEI SUPINSKY / AFP
Déserter pour échapper au conflit, voilà le choix qu'auraient fait six joueurs du Shakhtar Donetsk, samedi soir, selon une information lancée par Infosport +. Ces derniers auraient refusé de rentrer au pays après le match amical disputé à Annecy face à l'OL (victoire 4-1 des Lyonnais). Cinq de ces six joueurs seraient connus, il s'agirait des Brésiliens Teixeira, Fred, Dentinho et Douglas Costa et de l'Argentin Ferreyra.

Les footballeurs auraient ainsi profité du stage effectué par leur club en France et en Suisse (ils y ont affronté les Girondins de Bordeaux il y a quelques jours) pour rester loin de Donetsk, capitale de la république auto-proclamée des rebelles pro-russes. Pour rappel, un avion de ligne de la compagnie Malaysia Airlines avait été abattu par un missile jeudi et s'était écrasé dans cette zone de l'Ukraine, entraînant la mort de 298 personnes.

Sebastian Blanco fuit aussi

Outre les joueurs du quintuple champion d'Ukraine en titre, l'agence E-Sport rapporte ce dimanche qu'un joueur du Metalist Kharkov, en l'occurrence l'Argentin Sebastian Blanco, aurait également décidé de ne pas rentrer au pays après une tournée de son club en Autriche. "Après le crash de l’avion de la Malaysia Airlines, je n’ai aucune intention de retourner en Ukraine, a assuré le joueur dans des propos relayés par l'AFP. La situation là-bas est actuellement anormale. J’ai décidé de rester à Buenos Aires."

Pour rappel, la Fédération ukrainienne de football (FFU) avait refusé de repousser l'entame de la nouvelle saison de championnat, prévue dans cinq petits jours. "Le pays tout entier pleure devant la tragédie qui le frappe. C’est terrible. Mais cela n’aura pas d’incidence sur le coup d’envoi du championnat. Nous insistons sur le fait que le football doit rester en dehors de la politique”, avait tenté de justifier ces derniers jours Pavel Ternovoi, le responsable du service de presse de l'instance.

Joue-là comme Puskas

Ces nouvelles, si elles restent bien sûr à préciser, rappellent dans une moindre mesure le cas historique de Ferenc Puskas dans les années 50. Alors que la Hongrie connaissait une grave crise politique et que son équipe du Honved disputait une tournée en Europe, le meneur de jeu avait refusé l'ordre de rapatriement pour rester vivre en Autriche. Il avait alors écopé d'une suspension de 18 mois par la Fifa.

Dans un passé plus récent, quatre joueurs nord-coréens avaient été suspectés d'avoir eux aussi disparu lors du Mondial sud-africain en 2010. Une rumeur qui n'avait jamais pu être confirmée face à la volonté de la délégation nord-coréenne d'étouffer l'affaire.
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Message  Thuramir le Lun 21 Juil - 15:35

Le dénommé Rinat Akhmetov menace... Tremblez joueurs !  affraid 

Le président du Shaktar Donetsk menace les joueurs absents de sanctions

Le président du Shaktar Donetsk menace les joueurs absents de sanctions
(Belga) Rinat Akhmetov, président du Shakhtar Donetsk, menace de sanctions financières ses joueurs qui refusent un retour au club suite aux conflits en Ukraine.
Dimanche, il a été annoncé que les Brésiliens Alex Teixeira, Fred, Dentinho, Douglas Costa, Ismaily et l'Argentin Facundo Ferreyra ne sont pas montés dans l'avion en direction de l'Ukraine après leur match amical face à l'Olympique Lyonnais (défaite 4-1) à Annecy.
"Les joueurs ont signé un contrat qu'ils doivent respecter", déclare le président Akhmetov. "Si ils ne reviennent pas, ce seront les premiers à en pâtir. Espérons que le cœur et la raison vont régler ce malentendu. Les joueurs ne doivent pas avoir peur car il n'y a pas lieu d'être. Nous ferons tout pour assurer la sécurité de nos joueurs."
Pendant le conflit en Ukraine, le Shakhtar ne peut pas organiser de match dans son stade, la Donbass Arena. Le 1er match de la saison devrait avoir lieu ce week-end. La fédération de football ukrainienne doit encore décider où les matchs à domicile du club doivent se jouer. (Belga)
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Re: Et après?

Message  Matt le Sam 26 Juil - 9:34

Je poste ici, le sujet n'ayant pas de rapport avec la Russie:

Ukraine : le cabinet nomme un Premier ministre par intérim

Le cabinet ukrainien a nommé vendredi le vice-Premier ministre Volodymyr Groïsmann Premier ministre par intérim, au lendemain de l'annonce de démission du Premier ministre Arseni Iatseniouk.

M. Groïsmann assurera l'intérim du Premier ministre jusqu'à ce que le Parlement élise un nouveau Premier ministre par intérim, a fait savoir le service de presse du gouvernement.

Selon la Constitution ukrainienne, il n'y a que le Parlement qui ait le pouvoir de limoger le Premier ministre par vote dans les dix jours suivant la réception de sa lettre de démission.

Le vice-président du parlement ukrainien, Ruslan Koshulynsky, a déclaré que M. Iatseniouk n'a pas présenté une lettre de démission officielle aux législateurs jusqu'à ce vendredi matin.

Jeudi, M. Iatseniouk a expliqué sa démission par "l'inefficacité" du Parlement après le retrait de deux partis politiques de la coalition au pouvoir en Ukraine.

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Re: Et après?

Message  Matt le Dim 27 Juil - 0:13

Là, le monde n'a pas tout à fait tort:


En Ukraine se joue l'avenir de toute l'Union européenne




L'hypocrisie, la bêtise et le silence de l'élite intellectuelle, des artistes, des scientifiques et des médias face à l'avancée des régimes totalitaires nazi et stalinien resteront à jamais dans nos mémoires, resteront à jamais l'un des tristes souvenirs du XXesiècle. Avoir fermé les yeux sur l'annexion de l'Autriche, sur celle de la Tchécoslovaquie, et sur celle des pays baltes sera toujours un motif de honte pour l'Europe. Personne ne parla avec autant d'éloquence qu'Hitler et Staline de la paix et du droitinternational, et personne ne commit autant de crimes que ces dictateurs.
Aujourd'hui, l'Europe garde le silence devant la politique impérialiste agressive de Vladimir Poutine, le président de la Fédération de Russie. L'Occident tolère en silence sa politiqueagressive, qui viole explicitement la souveraineté d'autres Etats : celle de la Moldavie, celle de la Lettonie, celle de laGéorgie, et – surtout – celle de l'Ukraine.
L'Union européenne se comporte comme une version grand format de la très neutre Suisse. Cela est tout particulièrement vrai de ses élites politiques et de ses milieux d'affaires. Mais l'Europe n'est pas la Suisse. Elle a été le théâtre de deux guerres mondiales sanglantes.
En conséquence, nous – intellectuels, journalistes, scientifiques – avons le devoir d'être vigilants, et d'alerterl'opinion publique. Nous devons être les oies du Capitole de notre temps. Nous ne devons pas succomber aux vieilles illusions, nous devons refuser notre conformisme confortable. Notre devoir est désormais de parler clairement, et aujourd'hui avec énergie. 

Nous ne devons pas identifier M.Poutine à la nation russe, exactement comme nous avions refusé d'identifier Brejnev à la nation russe lorsqu'il entrepris sa guerre en Afghanistan. La véritable et authentique voix de la Russie était alors Andreï Sakharov, ce grand dissident, honnête et courageux. Sakharov, quelques années plus tard, au Parlement russe, désigna cette guerre en Afghanistan comme la ''guerre de la honte''.
Le conflit actuellement en cours avec l'Ukraine, qui a débuté avec l'annexion de la Crimée, et les provocations permanentes menées dans l'est de ce pays sont honteux, tragiques, et dangereuses. Elles s'accompagnent en Russie de violations permanentes des libertés démocratiques, décidées par le gouvernement de M. Poutine.

FRANCHIR LES LIGNES ROUGES

Une politique de conciliation ne mènera à rien ici. Vladimir Poutine n'est pas un homme politique à l'européenne. M. Poutine ne pratique que l'aventurisme permanent. Comme en témoignent des signes inquiétants, il a déjà ouvert la boîte de Pandore. Des aventuriers chauvins et nationalistes, amateurs de conquêtes sanglantes font le voyage de la Russie vers l'Ukraine. Armer ces bandits, les approvisionner en équipements militaires de pointe est un crime.

Nous appelons les dirigeants et responsables des pays de l'Union européenne à mettre un terme à la politique agressive du président Poutine. L'expérience nous a enseigné quedialoguer avec le président Poutine, c'est perdre son temps. M. Poutine ne recule que lorsqu'il a en face de lui unité et fermeté. M. Poutine se moque des adversaires faibles et mous. Sa perception des pays de l'Union européenne est manifestement la suivante : ils parlent, ne font que parler. Et pendant ce temps-là, le Kremlin ne cesse de franchir toujours plus de lignes rouges.

Vladimir Poutine continue de fournir l'est de l'Ukraine en armes et en mercenaires. Il continue de masser ses troupes le long de la frontière ukrainienne. Mais l'Ukraine a le droit de choisir derejoindre les démocraties européennes. Et les Ukrainiens ont le droit de vivre dans un Etat se comportant avec honnêteté. Il est bien possible que l'avenir de l'Union européenne se joue aujourd'hui dans l'est de l'Ukraine.
Les Vingt-Huit feraient bien d'utiliser tous les moyens de pression dont ils disposent. Ils feraient bien de cesser defournir la Russie en matériels militaires, et d'adopter à son endroit des sanctions économiques et politiques. La véritable réponse à la crise ukrainienne, c'est la solidarité contre Vladimir Poutine.


Traduit de l'anglais par Frédéric Joly



  • Adam Michnik (directeur du quotidien polonais « Gazeta Wyborcza ») 


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En Ukraine, la bataille de Donetsk a commencé

Mercredi 23 juillet, vers midi, des hommes en armes sont passés en voiture devant la maison de Nadia, qui habite un quartier résidentiel du nord de Donetsk. Le conducteur s'est arrêté, a baissé la vitre et a juste lancé ces quelques mots : « Ne restez pas là, tout va être nettoyé par ici. » Il s'agissait a priori d'un groupe de rebelles séparatistes prorusses, puisqu'eux seuls contrôlent actuellement la capitale du Donbass face aux assauts de l'armée ukrainienne.

Lire les dernières informations sur la situation en Ukraine : Le premier ministre démissionne


Nettoyé comment ? Quand ? Par qui ? La voiture est repartie sans que Nadia L., son mari Alexandre et leur fils de 20 ans comprennent ce qu'ils pouvaient bien faire de ce mystérieux avertissement. « Partir où ? Avec quel argent ?, demande nerveusement Nadia. Toute notre vie est ici, on n'a que notre maison, on n'a rien économisé. Comment aurait-on pu prévoir qu'il y aurait la guerre ? »

La guerre gagne peu à peu le centre-ville de Donetsk. Lundi, un obus a atterri sur le trottoir, juste devant le portail de Nadia, alors qu'un autre s'abattait sur l'ancienne usine transformée en entrepôt, de l'autre côté de la rue. Le bruit des explosions était effrayant. Le portail a fait rempart et la jeune femme, qui se trouvait dans le jardin, n'a été que légèrement blessée à la jambe. Son gros labrador est devenu sourd.


EN VILLE, L'AMBIANCE EST TROMPEUSE


C'est la première fois, ce 21 juillet, que les tirs d'artillerie ont été aussi vi...



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