Vers la révolution

Page 9 sur 12 Précédent  1, 2, 3 ... 8, 9, 10, 11, 12  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Caduce62 le Mar 4 Fév - 12:32

UKRAINE. Ianoukovitch accuse l'opposition d'"incitation à la haine"

Le Nouvel Observateur avec AFP Par Le Nouvel Observateur avec AFP
Publié le 03-02-2014 à 23h16

Le chef de l'Etat ukrainien a lancé lundi 3 février dans la soirée une mise en garde contre "l'extrémisme" de l'opposition, à la veille d'une nouvelle visite de la chef de la diplomatie européenne, axée sur les propositions d'aide occidentale, et de la reprise des travaux du parlement.

Le président Viktor Ianoukovitch, qui a repris le travail lundi, après un silence complet de quatre jours justifié par un congé maladie, a profité d'une rencontre avec les participants à une "table ronde" pour dénoncer "l'extrémisme" des manifestants. Il a accusé l'opposition d'"incitation à la haine", motivée par "la lutte pour le pouvoir", sans dire cependant qui exactement visaient ses propos.

Ces déclarations ont semblé faire écho à un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères qui avait appelé, quelques heures plus tôt, l'opposition ukrainienne à renoncer aux "menaces" et aux "ultimatums", afin de permettre à l'Ukraine de "sortir de la crise profonde" dans laquelle elle se trouve "tout en restant dans le cadre constitutionnel".

Dans le bref fragment de son intervention transmis par la télévision, Viktor Ianoukovitch n'a évoqué ni la proposition d'aide de l'Occident, ni les demandes de réforme constitutionnelle et d'amnistie formulées par l'opposition. Or la question de l'aide financière européenne et américaine devrait faire l'objet d'entretiens à Kiev de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, qui se rend mardi dans la capitale ukrainienne. Catherine Ashton doit entamer dès son arrivée des discussions avec l'opposition et avec les autorités ukrainiennes et poursuivre ses entretiens mercredi, a indiqué à Bruxelles sa porte-parole Maja Kocijancic.

Depuis le refus du président Ianoukovitch de signer un accord d'association avec l'Union européenne en novembre, l'Ukraine, au bord de la cessation de paiements, est secouée par une vague de contestation sans précédent.  L'UE réfléchit avec ses partenaires, dont les Etats-Unis et le Fonds monétaire international (FMI), à la façon d'aider financièrement l'Ukraine à condition que Kiev s'engage sur la voie des réformes et que les violences cessent, ont annoncé lundi les services de Catherine Ashton, sans entrer dans les détails. Catherine Ashton elle-même n'a pas été plus explicite en évoquant cette initiative en préparation dans une interview publiée par le "Wall Street Journal".

"Difficile d'arriver à hauteur de l'offre russe"

Washington a confirmé que des discussions étaient en cours. "Nous sommes à une étape préliminaire de consultations avec l'UE et avec d'autres partenaires à propos du soutien dont l'Ukraine aurait besoin", a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki. Le "Plan ukrainien" doit porter sur différents secteurs de l'économie "pour améliorer les choses", a dit Catherine Ashton, ajoutant que "les chiffres ne seront pas modestes" et citant la possibilité d'offrir des "garanties" financières, des aides à l'investissement ou encore le soutien à la monnaie ukrainienne pour assurer sa stabilité.

Les autorités de Kiev ont choisi pour le moment de ne pas réagir. "Je ne peux pas commenter ces déclarations, parce que je ne peux pas les confirmer. Personne ne m'en a parlé", a dit le ministre des Affaires étrangères Léonid Kojara, interrogé au cours d'une conférence de presse.

Dans son interview au "Wall Street Journal", le chef de la diplomatie européenne n'a donné aucune indication sur le montant des fonds éventuellement disponibles. Un diplomate européen, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a indiqué qu'"il s'agissait de recenser tout ce que les Européens peuvent mettre sur la table, avec les Américains, en raclant les fonds de tiroirs sur les fonds européens". Mais "il sera difficile, je le crains, d'arriver à hauteur de l'offre russe", a-t-il ajouté. Après l'abandon, juste avant sa signature, de l'accord d'association UE-Ukraine fin novembre, Moscou a offert à Kiev 15 milliards de dollars de crédits et une réduction du prix de son gaz de 30%.

Lors des négociations sur l'accord d'association, l'UE avait proposé 610 millions d'aides financières à l'Ukraine. Mais cette aide, qui était subordonnée au programme de réformes draconien du FMI, avait été jugée dérisoire par le président Ianoukovitch. Lundi, les premières informations sur une éventuelle aide occidentale ont été suivies de près par l'annonce d'un montant élevé de la dette gazière de l'Ukraine, totalisant, fin janvier, 3,35 milliards d'euros. Une manière de rappeler, peut-être, à quel point l'Ukraine est financièrement dépendante de la Russie.

Une nouvelle loi d'amnistie

Le programme de Viktor Ianoukovitch pour les prochains jours n'a pas été précisé - mais son chef de la diplomatie a annoncé qu'il se rendrait aux JO de Sotchi, sans donner de date. Les Jeux s'ouvrent le 7 février. A Kiev, le président doit travailler à la mise en place d'un nouveau gouvernement. Une question essentielle, car tant Moscou que Bruxelles font dépendre leur aide de la composition et des pouvoirs de ce gouvernement. L'opposition souhaite obtenir un contrôle réel des postes clés.

En attendant, le Parlement reprend mardi ses travaux. L'opposition devrait en profiter pour proposer une nouvelle loi d'amnistie pour les manifestants arrêtés, destinée à remplacer celle faisant dépendre son application de l'évacuation par les opposants des bâtiments publics occupés.
Elle compte aussi promouvoir la réforme constitutionnelle pour revenir à la Loi fondamentale de 2004, issue de la Révolution orange pro-occidentale et qui accorde moins de pouvoirs au chef de l'Etat.
avatar
Caduce62

Messages : 3651
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Caduce62 le Mer 5 Fév - 1:50

AFP le 04/02/2014 à 22:29

Ukraine: l'opposition veut une réforme constitutionnelle urgente

L'opposition ukrainienne a demandé mardi au président de mettre un terme à la "dictature" en réduisant ses pouvoirs par une réforme constitutionnelle "urgente", alors que le pouvoir a fait miroiter la possibilité d'élections anticipées.

De telles élections sont réclamées depuis longtemps par l'opposition, mais une réforme constitutionnelle présente l'avantage d'une voie beaucoup plus réaliste.

A l'issue d'une journée riche en déclarations politiques, les chefs de l'opposition, Vitali Klitschko, Arseni Iatseniouk et Oleg Tiagnybok, ont rencontré lors d'un dîner la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, arrivée en début de soirée à Kiev.

L'entretien a duré environ deux heures. A son issue, M. Tiagnybok, chef du parti nationaliste Svoboda, s'est borné à indiquer que les trois hommes pourraient revoir Mme Ashton mercredi, après sa rencontre prévue dans la matinée avec le président Viktor Ianoukovitch. "Il faut poursuivre le dialogue pour arriver à un résultat", a ajouté M. Tiagnybok.

Le Parlement dominé par les alliés du président Ianoukovitch n'a pas avancé sur la réforme constitutionnelle réclamée par l'opposition comme un élément clé pour sortir de la crise politique, alors que le pays est frappé par une vague de contestation sans précédent depuis plus de deux mois.

M. Klitschko, chef du parti Oudar, s'est rendu mardi auprès du chef de l'Etat pour lui demander une solution "immédiate". Mais celui-ci lui a expliqué que la réforme accordant davantage de pouvoirs au gouvernement et au Parlement pourrait prendre "jusqu'à six mois".

"Cela fera seulement monter la fièvre dans la société", a lancé l'ex-boxeur devant les députés - qui doivent reprendre leurs travaux mercredi à 08h00 GMT - à l'issue de son entretien avec M. Ianoukovitch.

Avant les débats, le représentant du président au Parlement, Iouri Mirochnitchenko, a créé la surprise en évoquant la possibilité d'élections anticipées.

Selon lui, M. Ianoukovitch a évoqué ce scénario au cours d'une rencontre avec les députés de son parti la semaine dernière, comme une solution alternative si un autre scénario, à savoir l'amnistie des manifestants arrêtés en échange de l'évacuation des bâtiments publics occupés, échouait.

L'opposition a jugé "inacceptable" cette proposition d'amnistie qui donne aux opposants 15 jours pour libérer les bâtiments occupés. Elle demande la libération inconditionnelle des militants arrêtés.

"Nous devons mettre fin à la dictature", a déclaré mardi M. Klitschko, avant de proposer le retour à la Constitution de 2004. Issu de la Révolution orange pro-occidentale, ce texte qui donnait beaucoup moins de pouvoirs au chef de l'Etat a été annulé après l'élection de M. Ianoukovitch en 2010.

Intervenant ensuite, Oleg Tiagnybok a accusé le pouvoir de suivre les ordres de Moscou et a appelé à "dépoutiniser" la vie politique ukrainienne.

Le chef du groupe parlementaire du Parti des régions de M. Ianoukovitch, Olexandre Efremov, a dénoncé de son côté "l'extrémisme" des manifestants et le chaos dans les rues.

Le débat animé au Parlement s'est déroulé à quelques heures de l'arrivée à Kiev de Mme Ashton, qui devait discuter avec le pouvoir et l'opposition de l'aide financière que l'UE et les Etats-Unis pourraient apporter à l'Ukraine, au bord de la cessation de paiements.

L'aide occidentale, encore à l'étude, dépendra de l'évolution politique en Ukraine et de la composition du futur gouvernement devant remplacer celui de Mykola Azarov, qui a démissionné la semaine dernière. Les opposants voudraient y occuper des postes clés, une fois les changements constitutionnels obtenus.

Cet hypothétique appui américain et européen pour Kiev se ferait "quand le pays reprendra la voie de la reprise économique, via le FMI", le Fonds monétaire international, a précisé la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki. Dans le passé, Kiev a refusé de se plier aux conditions très rigoureuses du FMI.

De l'avis de diplomates occidentaux, l'aide occidentale ne pourra pas égaler la proposition russe - promesse de 15 milliards de dollars de crédits, dont trois milliards ont déjà été versés, et baisse de 30% du prix du gaz.

Moscou a de son côté laissé entendre que la suite de la mise en oeuvre de son assistance dépendrait de la couleur du gouvernement ukrainien à venir.
avatar
Caduce62

Messages : 3651
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Mer 5 Fév - 8:45

En renvoyant vers la Rada pour une sortie de crise, Yanou savait ce qu'il faisait:

Blocage politique au parlement ukrainien

La crise politique se poursuit en Ukraine car dans l’hémicycle les différentes formations n’ont pas réussi à s’entendre ce mardi. Le Parti des régions, majoritaire au parlement, a rejeté les exigences de l’opposition : deux points : une amnistie sans conditions et le retour à la constitution de 2004, ce qui réduirait les prérogatives du président.
Selon l’ancien boxeur Vitali Klitschko qui l’a rencontré ce mardi, Viktor Ianoukovitch ne veut pas de changement constitutionnel.
Le président cherche toujours à remplacer son Premier ministre, démissionnaire. Des rumeurs circulent sur le nom de Kliouïev, ancien chef de la sécurité. L’opposition le tient en partie responsable de la répression des manifestations fin novembre place Maïdan.


euronews

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Mer 5 Fév - 20:13

La diplomatie Européenne en mouvement:

Ukraine : il faut faire «beaucoup plus» pour sortir de la crise, selon Catherine Ashton

La représentante de la diplomatie européenne a rencontré mercredi le président ukrainien Viktor Ianoukovitch à Kiev. Catherine Ashton a déclaré que l'UE était prête à soutenir une réforme constitutionnelle.

La suite sur les échos.fr

D'autre part, un geste qui n'a rien d'appaisant:

Ianoukovitch remplace des responsables de la sécurité en Ukraine

Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, confronté depuis novembre à un mouvement de contestation dans la rue, a remplacé mercredi le chef du contre-espionnage national et des responsables de la sécurité et de l'administration dans deux régions de l'ouest de l'Ukraine.

la suite sur zone bourse.com

Son de cloche poutinien:

L'opposition ukrainienne rêve de dollars



Si la lecture de ce torchon ne vous rebute pas

Ria Novosti

Sinon pas d'avancées ce jour.
La semaine passé, le président s'est mis en maladie et vendredi, il va à Sochi (rencontre avec son mentor prévue).

No comment.

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Jeu 6 Fév - 11:51

Ukraine : Catherine Ashton appelle à l’accélération des réformes

La chef de la diplomatie européenne a invité le président Ianoukovitch à mettre fin aux violences politiques. Elle a aussi plaidé pour une sortie de crise lors de ses entretiens à Kiev avec le pouvoir et l’opposition pro-européenne.

euronews

Là où j'adore Poutine qui critique les "ingérences" étrangères à Kiev:

Ukraine: une responsable américaine à Kiev après une mise en garde de Moscou
. . .
La Russie a lancé mercredi à l'Ukraine une mise en garde contre tout changement de cap. Le porte-parole du président Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a déclaré que Moscou maintiendrait son aide de 15 milliards de dollars à l'Ukraine et la baisse de 30% du prix du gaz à condition que Kiev respecte de son côté ses engagements.

Tout l'article sur TV5 monde

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Jeu 6 Fév - 17:04

Ukraine: un colis piégé fait deux blessés à Kiev
Avec les rédactions du Soir en ligne, du Soir, d’AFP, d’AP et de Belga

Un homme était en train d’ouvrir un colis marqué « médicaments » et faisant partie des nombreux dons reçus à la Maison des Syndicats transformée en QG de l’opposition, lorsque l’explosion s’est produite en lui arrachant la main et le blessant au visage, a rapporté la police, citant un médecin de l’hôpital où il a été admis. La même explosion a touché aussi un adolescent de 15 ans, brûlé aux yeux et lui aussi hospitalisé, selon la même source.

Ca devait arriver . . .

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Jeu 6 Fév - 19:23

Ukraine: les manifestants s'impatientent




KIEV, Ukraine – Les manifestants ukrainiens ont dénoncé jeudi l’immobilisme du parlement et menacé de reprendre les affrontements avec la police si aucun geste n’est posé pour répondre à leurs demandes.

Journalmetro


La résolution dont question:

Ukraine: les députés demandent des mesures ciblées et un soutient financier.

Plus de 2000 manifestants blessés, plusieurs enlèvements et au moins 6 morts lors des conflits avec les forces de sécurité au square de Maïdan, à Kiev.

L'UE et ses États membres devraient adopter des mesures ciblées telles que l'interdiction de déplacement et le gel des avoirs des responsables de la mort de manifestants en Ukraine, souligne une résolution adoptée ce jeudi. Les députés demandent également un soutien financier pour l'Ukraine. Dans une autre résolution adoptée le même jour, ils appellent la Russie à respecter la souveraineté des citoyens ukrainiens de décider de l'avenir de leur pays.






newspress

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Thuramir le Jeu 6 Fév - 23:26

Les députés européens demandent des sanctions contre le pouvoir ukrainien

(Belga) Le Parlement européen a souhaité jeudi des sanctions "ciblées" contre les responsables ukrainiens impliqués dans la répression du mouvement de contestation pro-UE, citant notamment les fonctionnaires, députés et oligarques. Les élus citent notamment, comme possibles sanctions, une "interdiction de déplacement" et un "gel des avoirs.
Dans une résolution, juridiquement non contraignante, approuvée en séance plénière à Strasbourg, le Parlement "condamne vivement l'escalade de la violence" et appelle l'Union européenne à prendre des "mesures immédiate" et "ciblée à l'égard de tous les fonctionnaires, de tous les députés ukrainiens et des hommes 
d'affaires qui les soutiennent." 
Au moment même où le Parlement votait, la porte-parole de la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, affirmait à Bruxelles que l'UE "n'était actuellement pas dans une stratégie de sanctions."
Les eurodéputés ont demandé également que le président Viktor Ianoukovitch "mette fin au recours honteux à la police anti-émeute et à d'autres forces de sécurité consistant à provoquer, à enlever, à harceler, à torturer, à passer à tabac et à humilier" les militants pro-euopéens. 
Enfin, ils "exigent la libération immédiate et inconditionnelle ainsi que la réhabilitation politique de tous les manifestants et prisonniers politiques détenus illégalement, y compris de (l'ancien Premier ministre) Ioulia Timochenko." (Belga)


Le Parlement européen s'impatiente aussi. Il ne sera cependant vraisemblablement pas suivi par le Conseil des Ministres de l'UE, du moins pour le moment, mais c'est un précédent, puisqu'une telle résolution n'avait encore jamais été adoptée auparavant par le Parlement 
européen en ce qui concerne l'Ukraine.
avatar
Thuramir

Messages : 2250
Date d'inscription : 11/07/2010
Localisation : Bruxelles

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Ven 7 Fév - 10:42

C'est exactement la résolution dont je faisait allusion hier soir.  Wink 
D'un autre côté, C. Ashton a garanti qu'il n'était pas (encore) question de sanction. Affaire à suivre donc.

Hier, grosse bévue de la diplomate américaine envoyée à Kiev.
Elle dit texto "que l'UE aille se faire foutre" et désignant les futurs ministres Ukrainiens (ça, c'est de la vraie ingérence).

Ukraine: Ianoukovitch à Sotchi sur fond de tensions et d'incident diplomatique

Kiev (AFP) - Le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch est arrivé jeudi soir à Sotchi pour rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine, après un entretien avec la diplomate américaine Victoria Nuland, à l'origine de propos controversés contre l'Union européenne.

le nouvel obs

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Dim 9 Fév - 10:03

Un entretien Poutine-Ianoukovitch à Sotchi

Le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu avec son homologue ukrainien Viktor Ianoukovitch vendredi soir dans le cadre de l'ouverture des JO de Sotchi, a annoncé samedi le service de presse du chef de l'Etat ukrainien.

7sur7.be

Rencontre pour rien, bien sûr.

Kiev : “on en a assez d‘être sous le joug de Moscou”

Etre sur le pied de guerre et faire preuve de patience. Les contestataires pro-européens restaient mobilisés ce samedi sur Maïdan, la place de l’Indépendance à Kiev en Ukraine. Et ce, à la veille d’une grande manifestation
“A un certain point, nous allons nous révolter et l’Ukraine s’est déjà révoltée. Il n’y a aucun résultat significatif jusqu‘à présent, déplorait ce samedi un manifestant. Nous espérons que vous allez comprendre que nous en avons assez d‘être sous le joug de Moscou”.

euronews

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Caduce62 le Dim 9 Fév - 18:29

AFP le 09/02/2014 à 17:25

Ukraine: l'opposition déterminée rassemble 70.000 personnes à Kiev

L'opposition ukrainienne a affirmé dimanche sa détermination face au pouvoir du président Viktor Ianoukovitch, lors d'un rassemblement de quelque soixante-dix mille manifestants sur la place de l'Indépendance, le Maïdan, à Kiev.

"Nous n'avons pas l'intention de nous rendre. Nous irons plus loin", a affirmé le militant torturé Dmytro Boulatov, actuellement soigné en Lituanie, qu'une animatrice du rassemblement, la chanteuse Rouslana, a appelé au téléphone, en mettant ensuite l'appareil contre le micro. La foule a répondu par des applaudissements.

L'un des principaux dirigeants de l'opposition Vitali Klitschko a défié le président Viktor Ianoukovitch de "venir sur le Maïdan pour entendre ce que les gens disent de lui", en guise de réponse à l'invitation à un débat public que lui avait adressée le chef de l'Etat.

M. Klitschko a appelé les Ukrainiens à observer une grève générale d'une heure jeudi 13 février à 11h00 (9h00 GMT) et à sortir dans la rue avec les drapeaux nationaux.

"On ne peut pas nous briser. Nous allons continuer à nous battre", a-t-il lancé avant d'appeler les gens à s'inscrire dans les unités d'autodéfense partout dans le pays et suivre le mot d'ordre "Je suis Ukrainien, je n'ai pas peur".

L'homme d'affaires influent et député indépendant Petro Porochenko a indiqué que 392 manifestants arrêtés lors des heurts avec la police ont été remis en liberté et que 49 restaient encore détenus. La libération de ces militants est l'une des revendications des contestataires.

Le nombre de manifestants était comparable à celui observé lors du rassemblement analogue une semaine plus tôt, mais inférieur aux foules vues lors des grandes manifestations en novembre, puis en décembre et en janvier, ont estimé des journalistes de l'AFP.

Les habitants de Kiev venus assister à ce rassemblement - le dixième depuis le début de la contestation - semblaient sur la même longueur d'onde que les orateurs.

"Les gens doivent rester dans la rue jusqu'au bout, sinon on aura des représailles. Et l'opposition doit être plus résolue, ne pas se limiter aux discours depuis le podium. Il faut une présidentielle anticipée et une nouvelle Constitution", a dit à l'AFP Anna Rebenok, une jeune secrétaire de direction. "Sinon, tout restera comme avant".

Le président Viktor Ianoukovitch, dont les contestataires réclament le départ, a théoriquement plusieurs options devant lui, mais en même temps il est pris en étau entre plusieurs forces puissantes.

La pression la plus explicite est celle de la Russie, vers laquelle il s'était tourné fin novembre en renonçant soudainement à signer un accord d'association avec l'UE, qu'il avait lui même promu pendant trois ans.

Suite à cette volte-face, Moscou lui a offert une aide financière conséquente, 15 milliards de dollars de crédits et une baisse d'un tiers du prix du gaz russe.

Mais en l'acceptant, alors que son pays est au bord de la cessation de paiements, M. Ianoukovitch a remis aux mains du Kremlin, sinon une télécommande, du moins une ficelle solide que M. Poutine peut tirer à tout moment, en faisant dépendre les versements consécutifs à Kiev de la situation politique en Ukraine.

C'est pourquoi tant l'opposition que les partenaires occidentaux de l'Ukraine attendaient avec impatience de connaître les résultats de la rencontre entre les deux hommes. Celle-ci a bien eu lieu vendredi soir à Sotchi en marge de l'ouverture des JO d'hiver, mais rien n'a transpiré sur ce qui y a été dit ou décidé.

Gouvernement technique

Tant la Russie que l'UE et les Etats-Unis attendent de M. Ianoukovitch la nomination d'un nouveau Premier ministre pour remplacer Mykola Azarov ayant démissionné le 28 janvier, et en font dépendre leur assistance.

Il semble peu probable qu'il puisse trouver un candidat acceptable à la fois pour le Kremlin - qui veut que les engagements de Kiev envers lui soient respectés - et pour l'Occident, qui plaide pour un gouvernement "technique" d'unité nationale, où l'opposition pro-européenne jouirait d'une influence réelle.

Pour sa part, l'opposition réclame maintenant en premier lieu une réforme constitutionnelle pour revenir instantanément à la loi fondamentale de 2004 et réduire fortement les pouvoirs présidentiels au profit du parlement et du gouvernement.

Côté pouvoir, M. Ianoukovitch se dit ouvert au compromis et au dialogue, y compris à une réforme constitutionnelle, mais propose d'élaborer un nouveau texte, ce qui prendrait plusieurs mois.

L'opposition y voit surtout une manoeuvre pour gagner du temps.
avatar
Caduce62

Messages : 3651
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Lun 10 Fév - 8:30

Rien de plus à ajouter, les travaux reprendront à la Rada ce jeudi.

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Caduce62 le Lun 10 Fév - 12:34

AFP le 10/02/2014 à 10:37

Ukraine: la résistance au féminin sur le Maïdan à Kiev

Après ses cours à l'université, Lioubov, 19 ans, va parler longuement avec les soldats juchés sur un camion qui assurent la protection du quartier gouvernemental à Kiev.

La brune souriante et bavarde fait partie de la "sotnia féminine" (unité féminine) du Maïdan, haut lieu de la contestation dans le centre de Kiev occupé depuis fin novembre, qui prône "une résistance non-violente" pour renverser le régime.

"Salut, ça va, vous n'avez pas froid aujourd'hui?", lance-t-elle à l'adresse de deux militaires des forces de sécurité du ministère de l'Intérieur, composées principalement de jeunes appelés. Ils sont en première ligne face aux manifestants devant les redoutables Berkout, policiers anti-émeutes, bien formés, physiquement et psychiquement, pour "aller au contact".

L'air morose, les soldats répondent d'abord par un "ça va" peu convaincant.

Petit à petit, ils commencent à sourire et à converser avec cette étudiante en histoire charmeuse originaire de Lviv, fief nationaliste dans l'ouest de l'Ukraine, d'abord des événements du jour, puis de leurs divergences idéologiques.

Curieux, quatre autres soldats montent sur le même camion pour écouter Lioubov qui reste avec eux pendant une bonne heure.

"Le Maïdan vous aime"

Elle connaît certains d'entre eux par leur prénom, à force de revenir souvent sur cette même barricade rue Institutska où elle a écrit: "Nous voulons aussi rentrer à la maison. Le Maïdan vous aime".

L'objectif de Lioubov est d'expliquer à ces soldats qui ont vu pleuvoir sur eux des pavés et des cocktails molotov quand les manifestations ont dégénéré en janvier que la contestation n'a pas que ce visage agressif qu'elle condamne d'ailleurs.

"On n'aurait pas dû faire ça. Les manifestants auraient pu prendre d'assaut le siège du gouvernement en démoralisant les soldats", explique-t-elle à l'AFP.

D'autres jeunes étudiantes vont faire comme elle sur d'autres barricades du quartier gouvernemental.

"Soyez naturelles, parlez, demandez-leur comment ils s'appellent, d'où ils viennent, ne leur posez pas de questions compliquées, on n'est pas un tribunal", conseille-t-elle.

Nastia Arseniouk, étudiante en sociologie, en est à son premier essai avec les soldats.

"J'aime bien ce que fait Lioubov, je pense que je vais être utile pour le Maïdan si je fais comme elle", dit-elle, assise près d'un braséro place de l'Indépendance (ou Maïdan) où l'"unité de femmes" a son QG.

Nastia a participé depuis le début de la contestation fin novembre à des manifestations devant le parlement et les tribunaux qu'elle juge très utiles.

"Cela pousse les autorités à réfléchir et à s'énerver", estime-t-elle.

Elle dit ne pas approuver les méthodes violentes du groupe nationaliste paramilitaire Pravy Sektor qui a commencé à lancer en janvier des cocktails molotov sur les policiers rue Grouchevski, jugeant que les manifestations pacifiques de deux mois avaient atteint leurs limites.

"Ce n'était pas correct, c'était mauvais, mais c'était ... juste", reconnaît cependant Nastia.

Assaut en robe du soir

Kateryna Tchepoura, 27 ans, metteur en scène en temps normal et maintenant responsable de la sotnia féminine, pense qu'en recourant à la violence les manifestants perdront toujours face au pouvoir "qui a beaucoup plus de moyens".

Kateryna regrette la domination de la vision "machiste" sur le Maïdan d'où, selon elle, l'importance de la résistance "au féminin" qu'il s'agisse de garder les barricades avec le sourire ou de distribuer des tracts.

"S'il y avait eu plusieurs milliers de femmes en robe du soir le 19 janvier rue Grouchevski (devenue ce jour-là le théâtre de la guérilla urbaine), elles auraient franchi les cordons de police juste comme ça" pour occuper le siège du gouvernement ou le parlement qui se trouvent sur cette rue-là, assure-t-elle.
avatar
Caduce62

Messages : 3651
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Lun 10 Fév - 14:13

Très bien dit!!   Wink 

Ukraine: nouvelles mesures gouvernementales contre les actes terroristes



L'opposition ukrainienne a mobilisé à nouveau dimanche quelque soixante-dix mille manifestants à Kiev tandis que les services spéciaux ont annoncé des mesures destinées à répondre à des menaces d'actes terroristes.
Alors que le meeting de l'opposition se poursuivait sans incident, les services spéciaux, le SBU, ont indiqué qu'ils "activaient" leur Centre anti-terrorisme en raison du "nombre croissant" d'informations reçues sur des "faits de placer des mines dans des endroits fréquentés par un grand nombre de personnes", sur des "menaces d'explosion" visant des sites importants, tels centrales nucléaires ou gares, aéroports et oléoducs, et aussi sur "le blocus de locaux du pouvoir exécutif" et "des appels à occuper des sites abritant d'importantes quantités d'armes".

rtbf.be

Sotchi: le revers de la médaille

TRIBUNE - Thomas Gomart, directeur du développement stratégique de l'Ifri, souligne les trois défis de Vladimir Poutine : l'Ukraine, l'économie, les accords commerciaux avec les pays européens et asiatiques.

Depuis plusieurs semaines, les JO de Sotchi donnent lieu à une forte politisation, préjudiciable à notre compréhension de la Russie, et de sa place dans le monde. S'affrontent deux images caricaturales. D'un côté, celle d'un régime somptuaire, autoritaire et persécutant les minorités sexuelles. De l'autre, celle d'un grand pays ayant retrouvé prospérité, stabilité et prestige. Concentré médiatique, les JO de Sotchi marquent une étape symbolique de la trajectoire russe depuis dix ans, mais déforment les véritables enjeux. Ils s'ouvrent dans un contexte international tendu par la Syrie, l'Iran et l'Ukraine. Ils masquent plusieurs interrogations qui pèsent sur le cours de la politique étrangère russe.

lefigaro.fr

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Lun 10 Fév - 16:25

Très intéressante analyse:

Euromaïdan en Ukraine : quand Poutine prépare le terrain



Victor Ianoukovitch et Vladimir Poutine à Kerch le 12 novembre 2004 © AFP

Depuis quelques jours, c’est le statu quo sur le Maïdan. Le président Ianoukovitch a poussé à la démission – pour gagner du temps – un gouvernement qui va continuer malgré tout à nuire pendant deux mois et il a interdit à ses propres députés de voter dans l’immédiat la loi d’amnistie des personnes incarcérées suite aux manifestations et l’annulation des lois liberticides du 16 janvier dernier. Bien qu’ayant déjà largement dépassé les limites de l’acceptable après avoir fait tirer sur les manifestants et autorisé les enlèvements et les actes de torture, il semble déterminé à aller jusqu’au bout de la logique que lui a demandé de respecter son mentor V. Poutine, malgré les efforts de l’UE par la médiation de Catherine Ashton. Parce que, au même moment, des gens travaillent dans l’ombre, et des rumeurs circulent.

lyoncapitale.fr

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Thuramir le Lun 10 Fév - 16:35

Tout cela me paraît s'étendre (trop) longtemps.
Nous pouvons sincèrement nous demander si ces manifestations déboucheront sur une véritable réforme, tant la force d'inertie et le conservatisme sont lourds.
Le pouvoir prépare une contre-offensive juridique, me semble-t-il, et le temps ne joue pas vraiment en faveur des manifestants, ni en faveur de la stabilité de l'Ukraine non plus, qui est en cessation de payement et qui pourrait se voir couper le robinet du gaz. Peut-être est ce même une stratégie du pouvoir d'attendre que cela se réalise, afin d'instaurer l'état d'urgence nationale, vu la menace sur le bien-être des citoyens et sur la survie des entreprises dans de telles circonstances.
Tout est possible, et cela ne m'étonnerait pas.
avatar
Thuramir

Messages : 2250
Date d'inscription : 11/07/2010
Localisation : Bruxelles

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Mar 11 Fév - 8:37

Yanou a tout à gagner à laisser "pourir" la situation et il le sait.
Il n'y aurait pas de nouveau gouvernement avant deux semaines (histoire de bien laisser "mariner" les opposants).

D'autre part, l'UE commence à envisager des sanctions . . . si la situation se déteriore (et ce n'est pas le cas):

Ukraine: l'UE évoque de possibles sanctions si la situation se déteriore.

Manifestants et forces de l’ordre se font toujours face dans le centre de Kiev. La contestation, entamée il y a deux mois et demi, ne faiblit pas : l’opposition réclame toujours une réforme constitutionnelle et des élections anticipées. Elle a reçu à nouveau lundi l’appui des ministres européens des Affaires étrangères, qui ont évoqué de possibles sanctions à l‘égard des dirigeants ukrainiens, si la situation venait à empirer.
‘‘Personne ne voulait des sanctions immédiates et générales. Par contre, faire référence à des sanctions ciblées, si d’aventure la situation se dégradait, ce qui n’est pas le cas actuellement, est sans doute aussi un signe clair, un message adressé à celles et ceux qui seraient finalement touchés par ces sanctions’‘, souligne Thierry Repentin, le ministre français en charge des Affaires européennes.
Les ministres appellent le pouvoir ukrainien à cesser les violences contre les manifestants et ne pas bloquer le dialogue avec l’opposition. Enfin, ils insistent sur la nécessité de former un gouvernement rassembleur.

euronews

Une autre façon de manifester:

Ukraine: concert insolite de piano sur les barricades de Kiev


Une artiste ukrainienne joue sur un piano dressé sur une barricade à Kiev, le 10 février 2014Sergei Supinsky

Une cascade de sons perlés d'une étude de Chopin, puis l'hymne national ukrainien et "Let it be" des Beatles ont jailli lundi d'un piano juché sur la plus célèbre barricade de Kiev bâtie avec les épaves rouillées des cars de la police.

Au clavier du piano peint en jaune et bleu clair - couleurs nationales ukrainiennes - se sont succédé la chanteuse Rouslana, grande animatrice des rassemblements au Maïdan, un "pianiste extrémiste" masqué et quelques jeunes, tous excellents musiciens.

Les policiers anti-émeute, stationnés de l'autre côté de cette barricade de la rue Grouchevski, lieu même des affrontements ayant fait au moins quatre morts et environ 500 blessés en janvier, ont riposté à cette offensive sonore pacifique en poussant à fond leur propre sono avec de la musique pop russe.

Des concerts similaires ont été organisés lundi dans neuf autres villes dont Lviv dans l'ouest nationaliste et Donetsk dans l'est pro-russe.
"Le piano est déjà devenu symbole de la révolution, de la résistance pacifique. Il y a des divergences d'opinion dans notre pays et nous devons nous unir autour de valeurs sûres comme l'art", a déclaré Markian Matsekh, à l'origine de cette campagne musicale.

"Ensuite nous allons nous battre pour les tribunaux honnêtes, les élections honnêtes et une police restant aux côtés du peuple", a-t-il souligné.

rtbf.be

La vidéo est bloquée à mon travail, mais on peut la voir ici aussi:
francetvinfo.fr

A noter qu'il y a eu des concerts dans l'Est également . . .  Laughing

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Mar 11 Fév - 11:22

En parlant de l'UE, voiçi l'aspect vu du Luxembourg:

Jean Asselborn au Conseil "Affaires étrangères" à Bruxelles
Communiqué – Publié le 11.02.2014 (09:15)

Les ministres ont accordé une attention particulière à la situation en Ukraine, au vu des derniers développements sur le terrain. Le Conseil a invité instamment toutes les parties à chercher à travers un dialogue inclusif une solution démocratique qui réponde aux aspirations du peuple ukrainien.


Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn, a participé au Conseil "Affaires étrangères" (CAE) de l’Union européenne (UE) le 10 février 2014 à Bruxelles.

Le Conseil "Affaires étrangères" a débuté sa session formelle par une introduction de la Haute Représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Catherine Ashton, sur le Sommet UE-Russie du 28 janvier dernier et les relations bilatérales UE-Russie.

Les 28 ministres des Affaires étrangères de l’UE se sont ensuite penchés sur le Partenariat Oriental de l’Union européenne. Le Conseil s’est livré à un état des lieux du Partenariat Oriental dans son ensemble à la lumière du Sommet de Vilnius de novembre dernier et ont mené un débat sur les modalités à envisager afin de soutenir la Moldavie et la Géorgie dans les réformes engagées.

Amener l'Ukraine sur la voie durable de réformes

Les ministres ont accordé une attention particulière à la situation en Ukraine, au vu des derniers développements sur le terrain. Le Conseil a invité instamment toutes les parties à chercher à travers un dialogue inclusif une solution démocratique qui réponde aux aspirations du peuple ukrainien. Dans ce contexte, les ministres ont insisté sur le fait que la mise en place d’un nouveau gouvernement et d’une réforme constitutionnelle garantissant l'équilibre des pouvoirs, ainsi que de la préparation des élections présidentielles libres et équitables, contribuerait à amener l'Ukraine sur la voie durable de réformes.

A l’ordre du jour des discussions figurait également le voisinage Sud de l’UE. Les ministres ont abordé les derniers développements politiques concernant la situation en Syrie, au vu des discussions ayant lieu dans le cadre de la conférence de Genève II ainsi qu’au Conseil de sécurité. Les ministres ont de même abordé la situation humanitaire en Syrie.
Ils ont également fait le point sur les implications de la crise syrienne au Liban en termes tant économiques, que sécuritaires et politiques. Le Conseil s‘est ensuite penché sur la région dans son ensemble, en abordant notamment la situation politique en Irak, en Egypte et en Tunisie, avant de faire le point sur la situation sécuritaire en Libye.

En ce qui concerne la crise que traverse actuellement la République centrafricaine, le Conseil a décidé d’établir une opération militaire de l'UE qui contribuera à créer un environnement sécurisé en République centrafricaine, comme l'a autorisé le Conseil de sécurité dans sa résolution 2134 (2014). Baptisée EUFOR RCA, la mission militaire de l’UE a pour but de fournir un appui temporaire à la création d'un environnement sûr et sécurisé dans la zone de Bangui, l'objectif étant de passer le relais aux partenaires africains. Cette force contribuera par conséquent aux efforts déployés au niveau international pour protéger les populations les plus menacées, en créant les conditions propices à la fourniture d’une aide humanitaire.

gouvernement.lu

Plus officiel que ça, tu meurs . . .  Wink

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Mer 12 Fév - 9:32

Un article intéressant du monde que je livre en entier (il est normalement réservé aux abonnés):

En Ukraine, l'omniprésence de l'« opium du peuple »
Par Claire Gatinois (Lviv, Ukraine, envoyée spéciale)
LE MONDE | 12.02.2014 à 08h48


Assis dans la chambre de l'un de ses cinq enfants, au premier étage d'une maison bourgeoise de Lviv tapissée d'icônes dessinées par « son adorable épouse, Ivanka », le Père Michel attend son procès. Ou plutôt sa « contravention ». Une amende qui a fait beaucoup de bruit à Lviv. Dans cette ville de Galicie, dans l'ouest de l'Ukraine, réputée pour son nationalisme et sa ferveur religieuse, s'en prendre à ce prêtre de l'Eglise gréco-catholique, c'est s'en prendre à Dieu. A la liberté. A Maïdan.

Il porte la vyshyvanka, la chemise traditionnelle ukrainienne, symbole identitaire du pays. Mais il ne faut y voir « aucune idéologie », dit-il. Professeur à l'université catholique de Lviv, l'homme à la barbe fournie et à la voix bienveillante accompagne depuis fin novembre 2013 ses étudiants à Maïdan, la place de Kiev devenue l'épicentre de la contestation contre le président Viktor Ianoukovitch. « Je pars avec eux comme père spirituel », dit-il. Toute la famille suit. Clémentine, l'aînée de 21 ans, y est allée trois fois, comme Arthème (18 ans), Magdalena (16 ans) et Dimitrio (12 ans). Seule Emilie, la benjamine de 6 ans, n'a pas fait le voyage. « La petite nous soutient et elle prie. »

LE « CURÉ DE MAÏDAN »

Le « curé de Maïdan », comme on l'appelle parfois, se nomme en Ukraine Mychajlo Dymyd. Il est né à Charleroi, en Belgique, d'un père ukrainien réfugié en Allemagne et d'une mère née en Bosnie. Journaliste à Radio Résurrection, à Bruxelles, où il faisait entendre son petit zézaiement, il est retourné à Lviv en 1989, lorsqu'il a eu vent de la visite de Gorbatchev au pape Jean Paul II. A ce moment-là, celui qui n'était encore que « Michel » a pensé qu'il était temps de retourner au pays.

Aujourd'hui prêtre, Mychajlo Dymyd milite pour Maïdan. Pour l'Europe ? « Contre le mensonge », répond-il. Et peu importe s'il faut parfois composer avec les dix commandements pour soutenir les manifestants. « Si on t'attaque, la défense est positive, explique-t-il. L'autodéfense, c'est accepté. »
Comme tous les prêtres engagés dans Maïdan, et ils sont nombreux, le Père Michel assure qu'il ne fait pas de politique. Il est « avec le peuple », pour ôter « du corps de l'Ukraine la partie envenimée ». Et « le venin, c'est le mal qui est dans coeur et dans celui du président Ianoukovitch ». Cette prescription chirurgico-religieuse lui a valu la visite, le 3 janvier, d'un officier de police à la recherche des « auto-Maïdan », ces contestataires qui sillonnent la route et érigent des barrages. Mais ce jour-là, le gradé est tombé « sur un prêtre qui n'a peur de rien d'autre que du jugement dernier ».

La police : « Où étiez-vous le 29 décembre à 12 h 30 ? »

Lui : « Je ne sais pas. »

La suite fut une convocation au tribunal.

« LIKE » EN PAGAILLE

Le Père a péché. Il savait très bien où il était ce jour-là, à cette heure-ci. « A côté de la barricade ! », rit-il de bon coeur. Il sait aussi qu'il n'était pas – encore – au volant de sa camionnette Volkswagen, avec ses étudiants, sur la route Novi-Petrivci qui mène à la résidence de Viktor Ianoukovitch, la Mezhihiria. Ce palais qui abrite court de tennis, zoo, plate-forme d'hélicoptères… et incarne toutes les outrances du pouvoir.

Depuis ses ennuis avec la police, le prêtre assure avoir reçu des milliers de soutiens et des « like » en pagaille sur sa page Facebook.

Dieu croirait-il en Maïdan ? La foi s'est éveillée à Kiev après les bastonnades de fin novembre contre les étudiants. C'est dans le monastère Saint-Michel-au-Dôme-d'Or, l'église orthodoxe du Patriarcat de Kiev, que des dizaines de fidèles, « des enfants » comme on les appelle, ont trouvé refuge après l'assaut mené par la police contre les manifestants. « Quand une personne est souffrante, elle s'adresse à Dieu, résume le père Andreij Holoukov, lié à cette église, sur un ton d'évidence. L'Eglise ne serait pas l'Eglise si elle n'offrait pas abri aux gens. »

Le Père Andreij Holoukov prêche aussi sur Maïdan et y passe tous les jours en allant à sa paroisse. Lui appartient à l'Eglise orthodoxe d'Ukraine du Patriarcat de Kiev, alors que le père Michel est de l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine, de rite byzantin mais soumise à l'autorité de Rome. La séparation de ces deux Eglises remonte au synode de Brest-Litovsk, en 1596. Mais, aujourd'hui, les Pères Andreij et Michel ont un destin commun. Un but « officiel » : lutter pour les libertés. Un autre plus officieux : débarrasser le pays du mal enfoui en Viktor Ianoukovitch. « Ce qui unit les Ukrainiens, c'est le repas commun, le travail commun, l'ennemi commun. Aujourd'hui, le peuple a beaucoup de choses en commun », observe le Père Andreij, satisfait. Précisant : « L'Eglise n'est jamais “contre” quelqu'un, mais contre des faits. »

Et les faits sont là, éclatants, choquants, visibles sur YouTube : les gueules cassées, les exactions des berkout, les « CRS » de Ianoukovitch et les bagarres des titouchki, ces petites frappes prêtes à se battre pour le pouvoir contre une poignée d'hryvnias (la monnaie locale). En voilà assez pour offrir à l'Eglise le droit de s'engager.

GRANDS « PARTISANS »

Sur Maïdan, on assiste ainsi à ce spectacle étrange de soutanes aux couleurs diverses aux côtés des treillis et des gilets pare-balles. Chaque heure, la messe est dite. Sur l'estrade, les diatribes d'opposants suivent les psaumes. Et une tente reconvertie en chapelle oecuménique siège à côté de d'autres abris. « Maïdan a fait plus pour la religion que vingt ans d'indépendance », sourit le Père Michel.

Son Eglise, celle des gréco-catholiques, est la plus active à soutenir le mouvement populaire. Et le Père Michel fait partie des plus grands « partisans ». Quand il n'est pas à Kiev « pour l'Ukraine », il est à son bureau de Lviv et inscrit « la prédication du jour pour Maïdan ». Les fidèles peuvent la consulter sur sa page Facebook : D-y-m-y-d M-y-c-h-a-j-l-o, épelle-t-il, prosélyte.

Les popes orthodoxes du Patriarcat de Moscou, réputés proches du Kremlin et du pouvoir, sont plus discrets dans le mouvement. Voire absents. Les indulgents diront que cette Eglise-là « agit autrement » pour la révolution. « Ils prient pour la paix », opine le Père greco-catholique Ivanov Frankiski, aumônier d'un centre de soins de Maïdan, qui reconnaît ne « pas les croiser beaucoup » sur la place. D'autres, comme le Père Andreij Holoukov, sont plus cruels : « Si un prêtre soutient le “mal”, c'est qu'il a des liens avec ce mal. »

L'EGLISE EST DEVENUE UN REPÈRE.

L'Ukraine, melting-pot confessionnel de catholiques, d'orthodoxes de plusieurs obédiences et de protestants, a su néanmoins réconcilier – temporairement – ses Eglises dans une sorte d'union sacrée contre la « violence » et les menaces de « division » de l'Ukraine. La répression du mois de janvier a ébranlé les fractures historiques : le conseil des Eglises ukrainiennes a rédigé un message de soutien à Maïdan le 22 janvier, signé par Anthony, une figure de l'Eglise orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou. « Grand merci ! », auraient répondu les croyants engagés, raconte Constantin Sigov, professeur de philosophie à l'académie Mohyla de Kiev. « Maïdan a réservé bien des surprises. », ajoute-t-il.

Dans un pays meurtri, où les Ukrainiens se sentent trahis par les institutions et se méfient de la police, des uniformes et des élites, l'Eglise est devenue un repère.

La foi, bannie à l'époque soviétique, a investi la place et les routes, avec pour meilleurs apôtres le Père Michel et les gréco-catholiques. A Lviv, c'est dans le bas-côté de la sublime église Petra-et-Pavla que se fait la collecte des vêtements chauds et des médicaments pour les « révoltés ». La liste des produits à fournir est affichée à côté des dons collectés pour la paroisse. Figurent même les magasins où les fidèles peuvent acheter les produits nécessaires ; ne manque que le prix conseillé.

La religion s'immisce partout. Explicite ou sous-entendue. L'opposant Dmytro Boulatov, retrouvé le visage ensanglanté, n'a-t-il pas affirmé avoir été torturé et enlevé par les anti-Maïdan, mais aussi « crucifié » ?*

« MORALITÉ DOUTEUSE »

L'omniprésence de l'« opium du peuple », propre à galvaniser les foules et à encenser ses martyrs, agace le Kremlin. Fin janvier, Vladimir Poutine, le président russe, s'en est pris à ces « prêtres de l'Ouest du pays » qui conseillent à leurs ouailles d'aller lutter dans la capitale « parce qu'ils ne veulent pas d'un pays dirigé par les Noirs, les juifs et les Russes ». Les autorités ukrainiennes sont allées plus loin encore, promettant de « mettre fin aux activités » de l'Eglise gréco-catholique au prétexte qu'elle viole la loi en célébrant des services religieux hors des lieux de culte. Grossière erreur, dans un pays où le souvenir de dissidents envoyés au goulag pour leurs convictions religieuses reste vivace. La foi de Maïdan n'a fait que redoubler.

Reste un mystère. Comment l'Europe, terre des droits de l'homme mais aussi du droit à l'avortement, du mariage gay et des préservatifs, a-t-elle séduit ces Eglises d'Ukraine ? Pourquoi les soutanes ont-elles déambulé sur les barricades, parfois au péril de leur vie, pour se rapprocher d'une Union maintes fois dénoncée pour sa « moralité douteuse » ? Le Père Michel croit détenir la réponse. « Bien sûr qu'il y a des dérives. Mais moi je ne vois que la liberté. » Une fois son « procès » terminé, le Père a juré : il retournera sur Maïdan. Pour prier.


______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Mer 12 Fév - 14:30

Une nouvelle campagne d'Amnesty International en Ukraine:

Ukraine
Amnesty International fait campagne contre l'impunité de la police


Des militants et militantes d'Amnesty International se sont mobilisés le 11 février 2014 à Zurich
© Amnesty International


Amnesty International lance une campagne mondiale contre l'impunité dont jouissent les forces de police en Ukraine.

Des centaines de personnes ont été blessées par la police, dont certaines très grièvement, pendant les manifestations antigouvernementales Euromaïdan à Kiev et dans d'autres villes d'Ukraine depuis le 21 novembre 2013. Au moins quatre personnes ont été tuées. Des manifestants ont été enlevés par des inconnus et torturés – l'un d'eux a été retrouvé mort.

amnesty.ch

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Thuramir le Mer 12 Fév - 20:49

L'impunité des forces de l'ordre en Ukraine constitue en effet un outrage permanent aux valeurs démocratiques fondamentales inaliénables, à savoir l'intégrité physique de l'être humain. La Cour européenne des droits de l'homme n'en finit pas de condamner l'Ukraine pour mauvais traitements et sévices par les autorités policières.

C'est une manière de procéder qui doit être combattue avec une extrême vigueur et avec la plus grande sévérité.
avatar
Thuramir

Messages : 2250
Date d'inscription : 11/07/2010
Localisation : Bruxelles

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Matt le Jeu 13 Fév - 8:35

Certains s'en chargent . . . avec leurs moyens:

Meurtre d'un juge en Ukraine

Un juge a été tué hier soir par deux inconnus à Krementchouk (300 km au sud-est de Kiev), a annoncé le ministère de l'Intérieur, soulignant qu'il était notamment chargé des dossiers d'opposants poursuivis.

Le juge assassiné, Olexandre Lobodenko, 34 ans, "avait récemment examiné les cas de plusieurs participants à des actions de protestation", a indiqué le ministère. Ces manifestants ont été inculpés d'"occupation de bâtiment public". Le juge avait cependant refusé de les placer en détention provisoire comme le demandait le parquet, et les avait assignés à résidence.

Les juges ont très mauvaise réputation en
Ukraine, et sont souvent accusés de corruption. Selon un récent sondage de l'institut Sotsis, huit Ukrainiens sur dix disent avoir peu confiance en cette profession. Plusieurs juges ont été tués en Ukraine ces derniers années.

L'Ukraine est depuis fin novembre théâtre d'une contestation sans précédent, née d'un revirement en faveur de la Russie du pouvoir au détriment d'un rapprochement avec l'UE, et qui s'est transformée en rejet du régime de Viktor Ianoukovitch. La place centrale de Kiev est occupée depuis près de trois mois par des contestataires et entourée de barricades. Plusieurs centres administratifs régionaux sont passées sous le contrôle de manifestants, parfois à l'issue de heurts violents avec les forces de l'ordre.

lefigaro.fr


Il faut avouer que l'Ukraine a réellement une justice . . . sélective:

L'Ukraine amnistie des hauts dirigeants

Deux hauts responsables, dont le maire de Kiev, accusé d'avoir ordonné la dispersion violente d'une manifestation fin novembre, ont été amnistiés, a indiqué mercredi le parquet de la ville.



Les poursuites contre le chef adjoint du conseil de sécurité nationale, Volodymyr Sivkovitch, et le chef de l'administration municipale de Kiev, Olexandre Popov, ont été abandonnées dans le cadre de la loi d'amnistie, a souligné le parquet. Les deux hommes ont été inculpés d'abus de pouvoir pour avoir poussé le chef de la police à user de la force. La police antiémeute avait dans la nuit du 29 au 30 novembre, dispersé de manière violente une manifestation sur le Maïdan, place centrale de Kiev, faisant des dizaines de blessés dont de nombreux étudiants.

Cette dispersion a déclenché une vague de protestation sans précédent. La place de l'Indépendance, Maïdan, est depuis près de trois mois occupée par des manifestants d'opposition et entouré de barricades. Les manifestations nées en novembre du revirement pro-russe du pouvoir au détriment d'un rapprochement avec l'Union européenne, ont évolué en une contestation du régime du président Viktor Ianoukovitch.

lessentiel.lu

Ce n'est pas pour les opposants que cette loi a été votée?

Et pour finir, en voilà une qui ne perd pas son temps (vrai qu'elle en a en ce moment):

Ukraine: l'opposante Ioulia Timochenko veut débattre avec le président

En Ukraine, Ioulia Timochenko veut débattre en public avec le président Ianoukovicth. L’opposante, ancienne chef du gouvernement, qui purge une peine de 7 ans de prison, a fait cette proposition alors que le pays est plongé dans une grave crise politique depuis près de 3 mois. Les manifestants continuent d’occuper la place de l’Indépendance en plein cœur de Kiev. Avec cette nouvelle proposition, Ioulia Timochenko tente de peser sur les événements et sans doute aussi sur son propre avenir.

rfi.fr

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Caduce62 le Ven 14 Fév - 19:45

AFP le 14/02/2014 à 16:11

Ukraine: l'opposition maintient la pression, Russes et Européens polémiquent

L'opposition ukrainienne a appelé vendredi à se mobiliser pour une nouvelle "offensive pacifique" ce week-end, alors que les négociations avec le pouvoir sont dans l'impasse et que Russes et Européens s'accusent mutuellement de visées géopolitiques.

Pour la onzième fois depuis le début de la contestation fin novembre, les manifestants se réuniront dimanche à midi (10H00 GMT) sur le Maïdan, place centrale de Kiev, occupée par les manifestants et entourée de barricades.

La crise était vendredi au centre de discussions à Moscou entre les ministres russe et allemand des Affaires étrangères.

Le Russe, Sergueï Lavrov, a accusé l'Union européenne de chercher à étendre sa zone "d'influence" à l'Ukraine en soutenant l'opposition.

Il avait estimé la veille que les relations entre la Russie et l'UE étaient arrivées à un "moment de vérité" sur l'Ukraine.

Le ministre allemand, Frank-Walter Steinmeier, a rétorqué que la crise en Ukraine n'était "pas un jeu d'échecs géopolitique" et a souligné que "personne n'avait intérêt à une escalade de la situation" en Ukraine.

La chancelière allemande Angela Merkel doit rencontrer mardi prochain deux leaders de l'opposition ukrainienne, Arseni Iatseniouk et Vitali Klitschko, selon le magazine allemand Bild.

"La question principale qui y sera abordée est une offensive pacifique des militants du Maïdan pour que les exigences des manifestants soient remplies", a indiqué le parti de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko dans un communiqué, sans plus de précisions.

Le précédent rassemblement, dimanche 9 février, avait réuni près de 70.000 personnes.

Le mouvement de contestation, né de la volte-face pro-russe du pouvoir au détriment d'un rapprochement avec l'Union européenne, a évolué en un rejet du régime du président Viktor Ianoukovitch.

Les négociations entre M. Ianoukovitch et l'opposition, engagées après les heurts violents qui ont fait quatre morts et plus de 500 blessés fin janvier, n'ont pas réglé le conflit.

Après la démission fin janvier du Premier ministre Mykola Azarov, son successeur n'a toujours pas été désigné, les alliés du président, majoritaires au Parlement, laissant entendre qu'ils ne soutiendraient pas un candidat d'opposition.

L'un des leaders de l'opposition, Arseni Iatseniouk, qui s'était vu proposer le poste de Premier ministre par le président, a souligné qu'il ne pourrait l'accepter que si l'opposition obtenait des postes clé au gouvernement et après une réforme constitutionnelle réduisant les pouvoirs présidentiels au profit du gouvernement et du Parlement.

Les débats sur cette réforme semblent être au point mort et les autorités ont souligné qu'une loi d'amnistie pour les manifestants arrêtés ne serait appliquée qu'après l'évacuation des bâtiments officiels occupés par les contestataires, dont la mairie de Kiev.

Selon l'opposition qui réclame la libération inconditionnelle de tous les manifestants arrêtés, cette loi qu'elle rejette fait des manifestants des "otages".

Le délai de l'amnistie expire lundi, a rappelé jeudi le procureur de Kiev Mykola Beskychkyï.

- Détermination intacte -

En dépit de l'absence de progrès, les manifestants ne désarment pas.

"Lundi, je serai encore à mon poste (...) Il faut que tous les manifestants soient libérés", dit Anna Lazarenko, 20 ans, membre d'une unité d'autodéfense sur le Maïdan.

"Tout est calme pour le moment, et si la police vient, nous nous défendrons et les repousserons !", lance la jeune fille casquée, cagoulée et équipée d'un gilet de protection, qui boit du thé pour se réchauffer.

Dans la mairie de Kiev occupée par les manifestants, même détermination chez Rouslan Andreïko, 27 ans, "commandant" en charge des lieux.

"Quand ils auront libéré le dernier otage, nous déciderons de la suite de notre action. Mais la seule condition pour que nous quittions les lieux, c'est la démission du président Ianoukovitch, suivie d'une présidentielle anticipée".

Sur le Maïdan, des manifestants s'attaquaient vendredi à grands coups de pioche à l'amas de neige qui consolide des barricades sur le Maïdan occupé depuis près de trois mois.

Une nouvelle barricade était déjà en train d'être érigée quelques mètres plus loin.

"Le temps se réchauffe, la neige fond, la barricade était en train de s'effondrer, alors on a décidé d'en refaire une nouvelle avec des sacs remplis de sable et de terre", explique Oleksandr, 58 ans, à la tâche.
avatar
Caduce62

Messages : 3651
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Thuramir le Ven 14 Fév - 21:23

La situation en Ukraine est franchement délétère !

C'est un dialogue de sourds : ceux qui sont au pouvoir n'ont aucune intention de le quitter, tandis que ceux qui sont dans l'opposition ne pensent qu'à tenter de tirer les marrons du feu pour leur bénéfice personnel. C'est quand même incroyable que, par delà leurs divergences, ils n'arrivent pas se mettre d'accord sur un socle commun minimum.

Pendant ce temps, le peuple travaille beaucoup et dur pour des salaires de misère à l'aune de l'Europe, afin de survivre dans un environnement difficile et, souvent, avec des enfants à nourrir et à éduquer.
avatar
Thuramir

Messages : 2250
Date d'inscription : 11/07/2010
Localisation : Bruxelles

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Caduce62 le Sam 15 Fév - 20:37

AFP le 15/02/2014 à 18:58

Ukraine: l'opposition prête à des concessions après la libération de manifestants

L'opposition ukrainienne a laissé entendre samedi qu'elle allait évacuer la mairie de Kiev occupée par les manifestants, une concession majeure depuis le début de la contestation il y a près de trois mois, après la libération des manifestants.

La mairie, prise d'assaut le 1er décembre et transformée en "QG de la révolution", est un lieu très symbolique de la contestation tout comme le Maïdan, place centrale de Kiev occupée depuis la volte-face pro-russe du pouvoir fin novembre au détriment d'un rapprochement avec l'Union européenne.

Son évacuation est une condition clé pour l'application de la loi d'amnistie à l'égard de 234 manifestants qui ont été libérés, mais qui sont toujours inculpés de crimes passibles de peines allant jusqu'à 15 ans de prison.

Le parti nationaliste Svoboda qui contrôle la mairie "est prêt" à le faire "en quelques minutes, maximum en une demi-heure", a déclaré samedi à l'AFP le numéro deux de la formation Iouri Syrotiouk.

Il a souligné que la décision de libérer la mairie avait été votée à l'unanimité vendredi par le "conseil" improvisé du Maïdan composé de représentants des partis politiques et de militants civils, mais que certains militants sont ensuite revenus sur cette décision.

"Le délai expire lundi (...) Nous voulons que cette décision soit approuvée par toutes les forces d'opposition", a-t-il ajouté.

La décision pourrait être annoncée dimanche au cours d'une nouvelle grande manifestation sur le Maïdan prévue à 10H00 GMT.

Sans évoquer explicitement l'évacuation de la mairie, Arseni Iatseniouk, l'un des leaders de l'opposition ukrainienne, a déclaré samedi que les manifestants resteraient sur le Maïdan et dans trois bâtiments de Kiev parmi lesquels il n'a pas cité la mairie.

- "c'est Poutine qui décide" -

Située sur le boulevard central Khrechtchatik, la mairie a été prise d'assaut en marge d'une manifestation monstre, à la suite de la dispersion violente d'étudiants dans le centre de Kiev.

Le bâtiment où ont été mises en place une cantine et un hôpital de fortune, héberge jusqu'à 700 manifestants qui y dorment et se réchauffent.

Pour Rouslan Andreiko, responsable des lieux pour Svoboda, la volonté d'évacuer les lieux constitue "la preuve que nous accordons une importance capitale à la vie humaine et à la liberté de nos militants".

Mais cette décision ne marque en rien un recul, pour les manifestants.

"Maintenant qu'on est dans la rue, il faut aller jusqu'au bout. Quand (le président Viktor) Ianoukovitch donnera sa démission on va tous faire une grande fête ici", assure en souriant Marina Nekrasova, qui se promène sur le Maïdan en tenant la main de sa petite fille. "La mairie, ils l'ont pris d'assaut une fois, ils pourront très bien la reprendre".

Le président Viktor Ianoukovitch avait appelé vendredi l'opposition à faire des "concessions".

Le procureur général ukrainien, Viktor Pchonka, avait souligné auparavant que les poursuites contre les manifestants seraient abandonnées "dans le mois à venir", si les conditions fixées par la loi d'amnistie étaient remplies.

Kiev est le théâtre d'une contestation sans précédent depuis le renoncement du pouvoir de signer un accord d'association avec l'Union européenne au profit d'une coopération accrue avec la Russie qui s'est transformée en un rejet du régime du président Viktor Ianoukovitch.

L'opposant et ancienne Premier ministre emprisonnée Ioulia Timochenko a estimé samedi que l'Ukraine de Ianoukovitch avait perdu son indépendance face au président russe Vladimir Poutine et que le président ukrainien devait partir, dans une interview à l'hebdomadaire ukrainien Dzerkalo Tyjnia.

La Russie, qui a encouragé Kiev à renoncer à l'association avec l'UE et l'invite à rejoindre l'Union douanière d'ex-républiques soviétiques, a octroyé en décembre à l'Ukraine au bord d'un défaut de paiements un crédit de 15 milliards de dollars et un rabais important sur le prix du gaz.

Les Occidentaux ont également annoncé préparer une aide financière pour l'Ukraine, tout en reconnaissant qu'elle aurait du mal à égaler la proposition russe.

"Nos amis européens pensent qu'avec de longues négociations et des crédits ils peuvent faire revenir Ianoukovitch sur la voie européenne. Ils se trompent parce que ce n'est pas Ianoukovitch qui décide, mais Poutine", a jugé Ioulia Timochenko.

Elle a souligné que "le seul sujet de négociation avec Ianoukovitch, ce sont les conditions de son départ et des garanties pour sa famille".
avatar
Caduce62

Messages : 3651
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: Vers la révolution

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 9 sur 12 Précédent  1, 2, 3 ... 8, 9, 10, 11, 12  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum