En Crimée

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Re: En Crimée

Message  Matt le Sam 29 Sep - 11:12

Avertissement:

L’Ukraine montre jusqu’où peuvent voler les missiles russes basés en Crimée occupée



La Fédération de Russie a déployé des systèmes de missiles de défense antiaérienne S-400 «Triumph» près des villes de Sébastopol, Feodosia et Evpatoria, en Crimée occupée.

Cette information a été communiquée par le service de presse du ministère ukrainien des Affaires des territoires occupés et des personnes déplacées.

«La Fédération de Russie continue de militariser la péninsule de Crimée temporairement occupée, en étendant ses positions militaires. À compter de septembre 2018, la Russie déploie des systèmes de missiles antiaériens S-400 «Triumph» près des villes de Sébastopol, Feodosia et Evpatoria», peut-on lire dans le communiqué.



Le ministère explique que les missiles antiaériens S-400 «Triumph» sont équipés de charges de différents types, en particulier: 48N6 et 40N6 avec une distance d’impact allant respectivement jusqu’à 250 et 400 kilomètres. Ils peuvent atteindre des cibles à une hauteur de 60 km.

Les spécialistes du ministère ont réalisé une carte comportant les zones de destruction qui correspondent aux sites de déploiement de ces systèmes de missiles basés sur le territoire temporairement occupé de la République autonome de Crimée.

Le ministère note que, dans le rayon du système de défense antimissiles S-400 Triumph, se trouve des avions civils et militaires au-dessus des eaux de la mer Noire et d’Azov et au-dessus des pays de la mer Noire, Roumanie, Moldavie et Turquie.

Lire aussi : Cinquante avions et dix navires: la Fédération de Russie prépare des exercices militaires en Crimée occupée

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Re: En Crimée

Message  Matt le Jeu 11 Oct - 11:27

Nouvelles fuites chimiques signalées dans la Crimée sous occupation russe

The doctor recommended leaving the town.

Les habitants se plaignent d'une irritation des yeux et du nez / Photo de Krym.Realii

New chemical leaks have been reported in the town of Armyansk in Russian-occupied Crimea.

Resident of the town Kateryna Pyvovar has told the Ukrainian-based Hromadske media outlet by phone that a certain chemical odor appeared in the town on the morning of October 10. She and her children were taken to hospital with complaints of eye and nose irritation.

She says the doctor's diagnosis was a chemical-related allergy.

"The doctor wrote that it was an allergic reaction to toxic substances," she said. The doctor prescribed an antihistamine drug and medicines to remove toxins from the body, she said.

The doctor recommended leaving the town, she added.

Residents of Armyansk say that this is not the first incident after the state of emergency had been cancelled. Social network users also report new evidence of chemical leaks: "There has been brown liquid precipitation on the balcony accompanied by a smell of acid this morning again," Serhiy Samarin said in his social media post.

As UNIAN reported earlier, acid leaks at the Crimean Titan plant were first reported in Crimea's north in the early hours of August 24. Crimean environmentalists explained the leaks by heat and the lack of water in the North Crimean Canal.

Children were evacuated from the affected areas for two weeks after the state of emergency was introduced.

A possibly repeat release of sulfuric acid in the town of Armyansk was reported on September 13.

Le médecin a recommandé de quitter la ville.

De nouvelles fuites de produits chimiques ont été signalées dans la ville de Armyansk, en Crimée occupée par la Russie.

La résidente de la ville, Kateryna Pyvovar, a déclaré par téléphone au média ukrainien Hromadske qu'une certaine odeur chimique était apparue dans la ville le matin du 10 octobre. Elle et ses enfants ont été emmenés à l'hôpital avec des plaintes de irritation des yeux et du nez.

Elle dit que le diagnostic du médecin était une allergie liée aux produits chimiques.

"Le médecin a écrit qu'il s'agissait d'une réaction allergique à des substances toxiques", a-t-elle déclaré. Le médecin a prescrit un antihistaminique et des médicaments pour éliminer les toxines du corps, a-t-elle dit.

Le médecin a recommandé de quitter la ville, a-t-elle ajouté.

Les habitants de Armyansk disent qu'il ne s'agit pas du premier incident après l'annulation de l'état d'urgence. Les utilisateurs des réseaux sociaux rapportent également de nouvelles preuves de fuites chimiques: "Il y a eu une précipitation de liquide brun sur le balcon accompagnée d'une odeur d'acide ce matin à nouveau", a déclaré Serhiy Samarin dans son article sur les médias sociaux.

Comme le signalait UNIAN précédemment, des fuites d'acide à l'usine Titan de Crimée ont été signalées pour la première fois dans le nord de la Crimée aux premières heures du 24 août. Les environnementalistes de Crimée ont expliqué les fuites par la chaleur et le manque d'eau dans le canal de Crimée du Nord.

Les enfants ont été évacués des zones touchées pendant deux semaines après l’introduction de l’état d’urgence.

Le 13 septembre, une autre fuite d'acide sulfurique avait été signalée dans la ville de Armyansk.

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Re: En Crimée

Message  steven21 le Mer 17 Oct - 16:15


https://www.ouest-france.fr/europe/russie/une-explosion-dans-un-college-fait-au-moins-10-morts-en-crimee-6022491



Le bilan de l’attentat ce mercredi dans un lycée professionnel de Kertch, en Crimée, s’est alourdi à 18 morts, a annoncé à la télévision Sergueï Aksionov, le Premier ministre. Une enquête pour « acte terroriste a été ouverte.
Une enquête pour « acte terroriste » a été ouverte ce mercredi après l’explosion d’un « engin non identifié » dans un collège technique en Crimée, qui a fait au moins 18 morts et plus de 40 blessés, ont annoncé les autorités locales.
« C’est une tragédie colossale : 18 personnes sont mortes, plus de 40 blessées », a annoncé à la télévision le dirigeant de la Crimée, Sergueï Aksionov. Un précédent bilan faisait état de 13 morts.
« Selon les informations préliminaires, un engin explosif non identifié bourré d’objets métalliques a été déclenché dans la cantine du collège polytechnique de Kertch. La plupart des victimes sont des adolescents », a indiqué dans un communiqué cet organisme chargé des principales affaires criminelles en Russie.
L’auteur de l’attentat est un « élève », habitant Kertch, qui s’est « suicidé », a déclaré le Premier ministre de la péninsule, Sergueï Aksionov. « L’auteur de l’attaque s’est suicidé. C’est un élève de quatrième année de cet établissement. Le corps a été découvert dans la bibliothèque », a-t-il déclaré à la télévision russe Rossiya 24.

[size=39]18 personnes déjà admises à l’hôpital[/size]

Un employé d’un hôpital de la ville a déclaré que 18 personnes avaient déjà été admises et que les médecins s’attendaient à l’arrivée d’une cinquantaine de blessés. « Il y a déjà beaucoup de personnes dans la salle des urgences et dans les salles d’opération », a dit cet employé cité par Tass. Des photographes présents sur place ont publié des photos sur le site Kerch. FM montrant les fenêtres brisées au rez-de-chaussée du bâtiment composé de deux étages.

L’établissement assurait de la formation professionnelle pour des adolescents. Kertch est située à l’est de la Crimée et est reliée à la Russie par un pont que Vladimir Poutine a inauguré au mois de mai. La Russie a annexé la Crimée en 2014
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Re: En Crimée

Message  Krispoluk le Mer 17 Oct - 16:38

Une première tentative d'impliquer un "commando d'hommes masqués et lourdement armés d'origine inconnue" a ensuite été démentie par les médias russes.

Le jeune homme de 18 ans qui a réussi à fabriquer tout seul une quantité d'explosifs (mais aussi armé) pour buter une 20e de personnes s'est finalement donné la mort. Il parait qu'il était fan de Poutine ???  scratch (Peut-être que son école était un nid de "collabos" ukrainiens à ses yeux...)  confused Suspect
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Re: En Crimée

Message  Matt le Mer 17 Oct - 19:05

Plus de détails ici. (article rédigé plus tard [18h21])

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Re: En Crimée

Message  Matt le Mer 17 Oct - 22:15

A noter que sur RTL Belgique, ça faisait l'objet du premier gros titre.
Et pour contenter Janchik et Kris, ils présentaient la Crimée comme territoire ukrainien illégalement annexé par la Russie en 2014.  Laughing Laughing Laughing
Le Kremlin doit mijoter quelques mensonges en riposte.  Wink

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Re: En Crimée

Message  Caduce62 le Jeu 18 Oct - 14:32

Crimée: après la tuerie, Kertch en deuil cherche à comprendre

AFP, publié le jeudi 18 octobre 2018 à 13h44
Une file presque ininterrompue d'habitants, souvent très jeunes, défilait jeudi devant l'autel aménagé à l'extérieur du lycée polytechnique de Kertch pour rendre hommage aux 20 personnes tuées par un élève de cet établissement.

Identifié par les autorités comme étant Vladislav Rosliakov, 18 ans, l'auteur de cette tuerie sans précédent par son ampleur en Russie aurait légalement acheté l'arme avec laquelle il a méthodiquement assassiné ces personnes et an a blessé une quarantaine d'autres avant de se donner la mort, enfermé dans la bibliothèque du lycée.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, tandis que le périmètre de cet établissement technique était bouclé par les soldats de la Garde nationale et de l'armée russe, les fleurs, les bougies et quelques peluches commençaient à s'accumuler sur le trottoir, à quelques mètres de l'entrée du bâtiment où les marques de l'explosion étaient très visibles.

Vendredi matin, une bâche noire, sur laquelle ont été collées des affiches avec les inscriptions "Kertch. 17 octobre 2018" ou "Nous pleurons", a été déployée sur ce mémorial improvisé.

Autour, au milieu des anonymes et des personnalités locales venues se recueillir, beaucoup d'élèves ou de professeurs sont présents et racontent avec émotion les événements de la veille.

"Il y a eu une explosion au premier étage et de la poussière et du plâtre ont commencé à tomber du plafond. Nous avons entendu une sirène et couru dans le couloir", dit à l'AFP Viktoria Voïko, une élève de première année qui a perdu une camarade de classe dans le massacre.

"Le professeur de sport nous a dit de sortir et nous avons couru dans la cour. Il y avait beaucoup d'étudiants allongés, inconscients, d'autre qui étaient assis et hurlaient", ajoute la jeune fille, aux côtés de sa mère, avant de rejoindre quelques amis.

- "Pas la panique" -

Encore sous le choc, Alexeï Mikhaïlov se souvient d'une "explosion soudaine" et avoir d'abord cru qu'"il y avait plusieurs explosions". "Il y a eu des coups de feu au premier étage. C'est là que sont morts mes camarades, c'était horrible", poursuit cet élève de première année, retenant ses larmes.

Comme les autres élèves présents, il ajoute ne pas connaître Vladislav Rosliakov, que des images diffusées sur Internet montrent armé dans l'escalier du collège, portant une tenue ressemblant à celle qu'avait Eric Harris, l'un des deux auteurs de la tuerie du lycée de Columbine aux Etats-Unis en 1999.

Elena Paliouchkina, une professeure de l'établissement ayant participé à l'évacuation des élèves, assure pour sa part que "ce n'était pas la panique totale" au moment de l'attaque.

"Il y avait des adolescents effrayés bien sûr, mais les professeurs ont réussi à les faire sortir de manière organisée", ajoute cette femme d'une cinquantaine d'années, se remémorant la "fumée marron" à travers laquelle il était "très dur" de respirer.

Derrière elle, quelques représentants des Tatars de Crimée, une communauté musulmane majoritairement opposée à l'annexion de la péninsule ukrainienne par la Russie en 2014, déposent des fleurs devant l'autel.

Mais tandis que le deuil commence à peine à Kertch, beaucoup cherchent aussi à comprendre comment cet élève qui, selon les premiers éléments de l'enquête, n'avait jamais fait parler de lui, a pu commettre ce massacre d'une ampleur inédite en Russie.

"Nous voulons comprendre comment c'est arrivé, ce qui a pu lui passer par la tête", a déclaré aux journalistes le dirigeant de la Crimée, Sergueï Aksionov.

Beaucoup d'habitants se disent persuadés que Vladislav Rosliakov n'a pas pu commettre ce massacre seul. "Pour faire autant de dégâts, aussi vite, c'est impossible qu'il n'y ait eu qu'un seul tireur ! Mais les autorités ne veulent pas faire paniquer la population", assure à l'AFP Alexeï, un ancien étudiant en mécanique de 21 ans.

Jusqu'à présent, aucun élément ne semble accréditer la thèse d'un autre tireur, mais Elena Paliouchkina se dit persuadée que "quelqu'un a manipulé ce garçon".
"Un tel événement préparé à l'avance, à mon avis et de l'avis de mes collègues, n'a pas pu être réalisé en solitaire", a affirmé M. Aksionov. Les enquêteurs recherchent désormais d'éventuels complices et veulent établir si le jeune tueur était "sous l'influence" de quelqu'un.
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Re: En Crimée

Message  Caduce62 le Jeu 18 Oct - 14:34

Crimée: les enquêteurs se penchent les motivations du tueur

AFP, publié le jeudi 18 octobre 2018 à 13h25
Les enquêteurs russes tentaient d'établir jeudi les motivations du tueur du lycée technique de Kertch, en Crimée, un élève de 18 ans qui a tué 20 personnes avant de se suicider, un massacre qualifié de "Columbine russe" dans la presse.

En l'absence de version officielle, les spéculations allaient bon train dans les médias et sur les réseaux sociaux sur la personnalité et l'entourage du tueur, identifié par les autorités comme Vladislav Rosliakov, 18 ans.

Selon le quotidien Kommersant, le jeune homme a "grandi dans une famille assez pauvre": son père, handicapé, ne vivait pas avec sa mère, qui travaille dans une clinique médicale et est membre des Témoins de Jéhovah, une organisation considérée comme "extrémiste" et interdite en Russie.

Plusieurs médias font le rapprochement avec la tuerie dans un lycée aux Etats-Unis qui avait fait 13 morts en 1999, alors que des photos présumées du tueur de Kertch diffusées mercredi sur internet le montrent portant une tenue similaire à celle d'Eric Harris, l'un des deux auteurs du massacre de Columbine.

Le tueur "se déplaçait de salle en salle et, comme un combattant expérimenté des forces spéciales, jetait d'abord une grenade artisanale avant d'entrer en tirant au fusil sur les gens", souligne Kommersant, qui évoque un "crime sans précédent pour la Russie", où existe un contrôle strict des armes à feu, contrairement aux Etats-Unis.

Le dirigeant de la Crimée, Sergueï Aksionov, a estimé jeudi que le tueur "n'a pas agi seul". "Un tel événement préparé à l'avance, à mon avis et de l'avis de mes collègues, ne pouvait être réalisé en solitaire", a-t-il déclaré.

Les enquêteurs cherchent désormais à savoir si le tueur présumé avait ou non des complices et s'il a agit "sous l'influence" de quelqu'un.

Des soldats de la Garde nationale ont été déployés dans tous les établissements scolaires de la péninsule, a indiqué M. Aksionov.

Le dernier bilan de la tuerie publié par les autorités fait état de 20 morts, dont neuf mineurs, et d'une quarantaine de blessés, en majorité des élèves de ce lycée de Kertch, qui accueille des adolescents suivant des cursus techniques.

Les chirurgiens ont dû procéder à l'amputation de plusieurs membres en raison des blessures causées par des billes métalliques incorporées à la bombe artisanale que l'auteur de la tuerie a fait exploser. Chez certaines victimes, les muscles ont été littéralement "hachés" par ces morceaux de métal, a déclaré la ministre russe de la Santé, Veronika Skvortsova.

- "Tendance dangereuse" -

Alors que certaines voix se sont élevées en Russie pour appeler à durcir la législation sur le port d'arme, le porte-parole du Kremlin a indiqué que des "décisions impulsives" étaient à éviter, disant vouloir privilégier "une approche sérieuse et systémique" du problème des tueries dans les écoles.

"C'est une tendance très dangereuse qui demande une analyse profonde. Il faudra prendre des mesures pour minimiser ou exclure totalement de tels risques dans le futur", a affirmé Dmitri Peskov.

A Kertch, ville de la péninsule de Crimée annexée en 2014 par la Russie, le lycée a été bouclé dans la nuit par la Garde nationale, l'armée et la police, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les habitants ont monté un petit autel commémoratif sur le trottoir, sur lequel ont été déposées des fleurs, des bougies et quelques peluches et où les gens viennent se recueillir.

"Il y a eu une explosion au premier étage et de la poussière et du plâtre ont commencé à tomber du plafond. Nous avons entendu une sirène et couru dans le couloir (...) Dehors, il y avait beaucoup d'étudiants allongés, inconscients, d'autre qui étaient assis et hurlaient", a raconté à l'AFP Viktoria Voïko, une élève de l'établissement venue se recueillir.

"J'ai vu énormément de personnes allongées sur les bancs en train de perdre du sang. C'était horrible", abonde Alexeï Mikhaïlov, un élève qui dit avoir perdu plusieurs camarades dans la tragédie.

Le mobile de cette tuerie est pour le moment inconnu. Selon M. Aksionov, l'assaillant, qui recevait une bourse pour ses études, n'avait jamais fait preuve d'agressivité dans son collège.

Le corps du tueur a été découvert dans la bibliothèque du lycée, où il s'est donné la mort, selon les autorités. Il avait obtenu légalement un permis de port d'arme en passant avec succès tous les tests psychologiques, selon une source des services de sécurité citée par l'agence RIA Novosti.
"Personne ne peut garantir que cela ne se reproduira plus", souligne le journal Izvestia, relevant qu'"il n'existe toujours pas en Russie de service de psychologie de qualité en milieu scolaire, ni de système de centres d'aide familiaux en cas de crise ou d'organisme fédéral chargé de la sécurité des établissements scolaires".
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Re: En Crimée

Message  lemonline le Jeu 18 Oct - 15:50

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Re: En Crimée

Message  Matt le Jeu 18 Oct - 23:00

Position du guébiste, "le tueur a été influencé par le tueur de Colombine aux USA en 1999.
C'est le grand Satan américain qui est responsable.

Perso, me demande s'il ne s'approche pas de la débilité . . . 
Il ferait mieux de gérer plus efficacement les territoires illégalement annexé (ce qui a été répété par RTL ce soir)

L’attentat à Kertch : réactions des autorités ukrainiennes



Hier, dans la journée, un attentat terrible a secoué la péninsule de Crimée, occupée par la Russie. La fusillade et l’explosion dans un lycée technique ont emporté la vie de 19 personnes, plus de 50 ont été blessées.

Les autorités ukrainiennes ont commenté la situation.

Petro Porochenko, Président ukrainien, a évoqué la tragédie lors de son entretien avec la délégation de l’APCE, arrivée en Ukraine.

«Aujourd’hui, un terrible meurtre a eu lieu à Kertch. Le parquet de la République autonome de Crimée a ouvert une procédure pénale au titre d’acte terroriste. L’investigation dans de tels cas est importante pour l’Ukraine, car la Crimée est un territoire ukrainien et les Ukrainiens vivant dans la péninsule occupée sont des citoyens de notre État. Les citoyens ukrainiens sont en train de mourir, où que cela se produise - c'est une tragédie. Je présente mes condoléances aux Ukrainiens qui ont perdu leurs enfants et leurs proches », a-t-il déclaré.

Volodymyr  Hroisman, Premier ministre ukrainien,  a exprimé ses condoléances aux familles des personnes tuées et blessées sur sa page Facebook.

« La terrible nouvelle nous est venue de la Crimée occupée. Des gens sont morts à l'école. Je présente mes condoléances aux familles des victimes et des blessés », a-t-il écrit.

Emine Djaparova, première adjointe du ministre de l’Information de l’Ukraine et originaire de Kertch a également présenté ses condoléances aux familles et proches des victimes.

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Re: En Crimée

Message  Janchik le Dim 21 Oct - 11:35


Si je trouve quelqu'un dans les toilettes...
Beaucoup de zones d'ombre dans ce massacre de Kertch. J'aurai toujours ce petit doute, avec lui rien n'est impossible.  Embarassed
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Re: En Crimée

Message  Krispoluk le Mer 24 Oct - 14:29



Environ 70% des Ukrainiens refusent d’«échanger» la Crimée contre le Donbass

22.10.2018 19:00


Selon les résultats du sondage mené par le Fonds des initiatives démocratiques Ilko Koutcheriv, la plupart des Ukrainiens estiment que la Crimée devrait rester une partie de l’Ukraine et ne sont pas prêts à l’échanger contre le Donbass.


Ces résultats ont été présentés par Serhiy Chapovalov, analyste du Fonds, lors d’une présentation des résultats à Ukrinform.
« Depuis 2016, les Ukrainiens expriment de façon stable l'idée que la Crimée doit rester une partie de l'Ukraine, le pourcentage des citoyens qui le pensent s’élève 69% de la population de l'Ukraine. Dans les régions occidentale et centrale, plus de 80% des Ukrainiens estiment que la Crimée devrait appartenir à l’Ukraine, contre 56% au sud et 45% à l’est», a-t-il déclaré.
Dans le même temps, 24% des Ukrainiens du sud et 18% des Ukrainiens de l’est estiment que la Crimée devrait être indépendante.
« Malgré le grand nombre de problèmes auxquels l'Ukraine est confrontée aujourd'hui, la plupart des Ukrainiens (66%) considèrent qu'il est inacceptable d’«échanger» la Crimée contre le Donbass, c'est-à-dire de reconnaître l’annexion russe de la Crimée en échange du retrait de la Russie des territoires occupés du Donbass. Seuls 16% soutiennent un tel échange», a expliqué Chapovalov.
Ce sont les Ukrainiens originaires de l’ouest (81%) et du centre (77%) qui s’opposent le plus catégoriquement à cette option contre ceux qui sont originaires du sud (56%) et de l'est (41%), mais dans ces régions, une certaine partie de la population estime qu’«il est nécessaire de s'accorder sur toute proposition susceptible de conduire à la paix, même aux dépens de la Crimée». (23% au sud et 18% à l'est).
Les évaluations optimistes des perspectives d’un retour du contrôle ukrainien sur la Crimée l'emportent sur les estimations pessimistes: 48% des Ukrainiens considèrent ce retour comme réel et 36% ne croient pas en une telle opportunité. Dans le même temps, seuls 5% pensent qu'un tel retour est possible dans un proche avenir (contre 22% en mai 2016). Le niveau d'incertitude des opinions sur cette question a également légèrement augmenté (de 8% à 17%).
La prépondérance des attentes optimistes quant à la possibilité de revenir en Crimée est principalement observée chez les habitants de l’Ouest et du Centre (parmi lesquels respectivement 65% et 54% considèrent qu’un retour de la Crimée est réel), tandis que la population du Sud et de l’Est (51%)est plutôt pessimiste à cet égard.
Le sondage a été réalisé par le Fonds des Intiatives démocratiques Ilko Koutcheriv conjointement avec le service sociologique du Centre Razoumkov du 16 au 22 août 2018 dans toutes les régions de l’Ukraine exepté des régions occupées de Donetsk et de Louhansk.
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Re: En Crimée

Message  Thuramir le Ven 26 Oct - 7:28

Krispoluk a écrit:
Environ 70% des Ukrainiens refusent d’«échanger» la Crimée contre le Donbass

Cela est parfaitement compréhensible ! C'est comme si aux Français, on proposait d'échanger des départements du Nord et du Pas-de-Calais contre la Côte d'Azur. L'inverse, par contre,... Very Happy
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Re: En Crimée

Message  Matt le Ven 26 Oct - 20:08

Ben tient Exclamation

What the Kerch tragedy reveals

The deadly explosion and shooting at the Kerch college on October 17 that took lives of 21 persons and left over 50 injured made the annexed peninsula go on front pages of Ukrainian, Russian and international media as well as get on television prime-time yet again. Did Ukrainians take the Kerch shooting as a Ukrainian tragedy? How is it covered by Ukrainian and Russian media? What are the investigation-related doubts and what are these doubts symptomatic of? UCMC looks up the answers.


Sociologists reassure that Ukrainians keep considering Crimea a Ukrainian territory despite its illegal annexation by Russia lasting for four years and counting, despite the interruption of the railway connection and of the economic ties with the peninsula. According to a recent joint public opinion poll conducted by the Ilko Kucheriv Democratic Initiatives Foundation and the polling service of the Razumkov Center between August 16-22, 2018, the overwhelming majority of Ukrainian citizens (69 per cent) are of the opinion that Crimea has to further remain part of Ukraine. Twelve per cent of the respondents support the idea of Crimea being a separately governed unit, while four per cent consider it belonging to Russia.

The question of national mourning after the Kerch tragedy

Both public reaction and media coverage of the Kerch tragedy demonstrated that Ukrainians do not perceive the college shooting as a Ukrainian issue. One of the most widely-discussed questions that followed the Kerch tragedy was announcing the national mourning as a solidarity gesture. Despite the discussion on social media and some civic initiatives that commemorated the victims, no national mourning for the victims of the Kerch shooting was announced in Ukraine, even though Ukraine should have possibly done it. “A tragedy that is so horrible and large-scale could have been commemorated by the nation-wide mourning. On the one hand the mourning could have become an act of emotional solidarity with Ukrainian citizens who are forced to live in the occupied Crimea, on the other hand it would have sent an unambiguous signal to the entire civilized world that Ukraine remembers its 2,5 million citizens,..” journalist Pavlo Kazarin told “Krym.Realii” (Crimean Reality).

Read also: What we know and don’t know about the Kerch college shooting

A security issue: Columbine followers as a Russian subculture


Another sign attesting that Ukrainians did not take the college shooting in Kerch as their own problem is no panic and nation-wide discussion about security in Ukrainian schools that came after. Tragedies of a kind have never happened in Ukraine, while in Russia such cases were recorded.

The first school shooting in Russia became the incident of February 3, 2014 when a student of the ninth grade shot dead a geography teacher in his school and was holding his classmates in the room, he then opened fire at the police team that arrived. A junior police officer was shot dead and one of the patrol policemen was seriously wounded. The attacker then surrendered: his father who had arrived on the spot talked him to do so. In 2017-2018 at least 15 shooting incidents and seven conflicts with the use of knives and other sharp objects were recorded in Russia. They took the lives of three students, two teachers and a policeman. The Kerch tragedy resulting in 21 victims has become the deadliest school shooting if measured on the Russian scale as well as in Europe.  




Back in 2018 after another tragedy in a Russian school, Russian media Snob published a research article about the Columbiners’ subculture in Russia – teenagers who are fond of the story at the Columbine school. “According to the admins of the social media group interviewed by Snob, there are at least 30 thousand Columbiners in Russia. ‘There are at least ten most popular VK groups. Each one has 3-4 thousand followers on average, excluding the ones following several groups,’ explains Sergey (the name has been changed at the person’s request), admin of such a group. ‘According to the most modest estimations, they are 30 thousand,’” the media claims. Not all Columbiners are potential killers, most are just showing interest in the “forbidden themes”.  


“Globalization” vs militarization


While thePresident of the Russian Federation is blaming the Kerch tragedy on “globalization”, many in Ukraine are convinced that if not the annexation of the peninsula in 2014, it would not have happened. Taken alone the fact that the 18-year old Vlad Roslyakov responsible for the tragedy in Kerch received the official permit for the weapons possession shortly after reaching the age of majority (which is 18 in the Russian Federation), while in Ukraine the law is stricter: Ukrainians can become weapons possessors at 21 and can only own hunting weapons.




Moreover the overall militarization of the peninsula after the annexation, the presence of the military and of weapons could have played its role. “No one is really safe from these tragedies (…). It may happen in any country,” commented Oleksiy Haran, professor of political studies at the National University of Kyiv-Mohyla Academy on air of “Krym.Realii”. “But the actual atmosphere in Russia, the one of “a fortress” that is in try to be seized by all and that must be repelling all offenses, leads to militarization, encourages hatred to the neighbor, to other nations, other confessions. It is apparently creating respective background. If the children are being brought up on military parades and military ‘school shows’ where they are marching with weapons, playing with weapons, holding weapons to the heads of their peers. It is obviously creating respective atmosphere.” 


Doubting the investigation and media manipulations. No independent investigation in place with international experts involved adds even more doubts to the results that are being released by the FSB-led investigation (Federal Security Service of the Russian Federation). The video from the college surveillance cameras aired by “Vesti. Krym” Russian TV channel raised a lot of questions and was taken down a few hours after without any explanation. Another Russian TV channel Rossiya 1 in the “60 minutes” show dedicated to the Kerch shooting aired an audio interview with a person who was titled as Alina Kerova, a college student who had allegedly witnessed the bloody events. It later became known that the actual Alina Kerova was one of the victims of the shooting and was already dead when the show went on air. The fake was unveiled by Dozhd TV correspondent Maria Borzunova. 


Ukrainians do believe that the change of the authorities in Russia (39 per cent of the interviewed), reinforcement of the pressure on Russia by means of sanctions (32 per cent) as well as the quality of life increase in Ukraine itself (31 per cent) may get Crimea back to Ukraine. The return of the peninsula by force is supported by only 10 per cent of the interviewed, this number decreased from 14 per cent previously recorded in May 2016. 


Despite everything the optimistic take prevails over the pessimistic one when it comes to the prospects of having Ukrainian control over Crimea reestablished: 48 per cent of Ukrainians consider these prospects real, while 36 per cent don’t. At the same time five per cent are convinced that having Crimea back into Ukraine is possible in the nearest perspective. 


Ce que la tragédie de Kertch révèle

L’explosion et les tirs meurtriers qui ont frappé le collège de Kertch le 17 octobre ont coûté la vie à 21 personnes et fait plus de 50 blessés. La péninsule annexée a fait la une des médias ukrainiens, russes et internationaux ainsi que la télévision à une heure de grande écoute. Les Ukrainiens ont-ils pris la fusillade de Kertch comme une tragédie ukrainienne? Comment est-il couvert par les médias ukrainiens et russes? Quels sont les doutes liés à l'enquête et de quoi ces doutes sont-ils symptomatiques? UCMC cherche les réponses.


Les sociologues ont assuré que les Ukrainiens continuaient à considérer la Crimée comme un territoire ukrainien en dépit de son annexion illégale par la Russie durant quatre ans, malgré l'interruption de la liaison ferroviaire et des liens économiques avec la péninsule. Selon un récent sondage d'opinion mené conjointement par la Fondation pour les initiatives démocratiques Ilko Kucheriv et le service de vote du centre Razumkov du 16 au 22 août 2018, la grande majorité des citoyens ukrainiens (69%) sont d'avis que la Crimée a de continuer à faire partie de l'Ukraine. Douze pour cent des personnes interrogées sont favorables à l'idée que la Crimée soit une unité gouvernée séparément, tandis que quatre pour cent la considèrent comme appartenant à la Russie.

La question du deuil national après la tragédie de Kertch

La réaction du public et la couverture médiatique de la tragédie de Kertch ont démontré que les Ukrainiens ne percevaient pas la fusillade dans un collège comme une affaire ukrainienne. L’une des questions les plus discutées après la tragédie de Kertch a été d’annoncer le deuil national comme un geste de solidarité. En dépit de la discussion sur les médias sociaux et de certaines initiatives civiques commémorant les victimes, aucun deuil national pour les victimes de la fusillade de Kertch n'a été annoncé en Ukraine, alors même que l'Ukraine aurait probablement dû le faire. «Une tragédie aussi horrible et à grande échelle aurait pu être commémorée par le deuil national. D'une part, le deuil aurait pu devenir un acte de solidarité émotionnelle avec les citoyens ukrainiens contraints de vivre dans la Crimée occupée, d'autre part, il aurait envoyé un signal sans équivoque à l'ensemble du monde civilisé: million de citoyens, .. »a déclaré le journaliste Pavlo Kazarin à« Krym.Realii »(réalité criméenne).

Un problème de sécurité: les fidèles de Columbine en tant que sous-culture russe

Un autre signe attestant que les Ukrainiens n’ont pas pris la fusillade à Kerch comme leur propre problème n’est pas la panique et une discussion nationale sur la sécurité dans les écoles ukrainiennes qui a suivi. De telles tragédies ne se sont jamais produites en Ukraine, alors qu'en Russie, de tels cas ont été enregistrés.

La première fusillade dans une école en Russie est devenue l'incident du 3 février 2014, lorsqu'un élève de neuvième année a abattu un professeur de géographie de son école et tenait ses camarades dans la salle. Il a ensuite ouvert le feu sur l'équipe de police arrivée. Un officier subalterne de la police a été abattu et l'un des policiers de la patrouille a été grièvement blessé. L’agresseur s’est alors rendu: son père, qui était arrivé sur place, lui a demandé de le faire. En 2017-2018, au moins 15 incidents de tir et sept conflits liés à l'utilisation de couteaux et d'autres objets tranchants ont été enregistrés en Russie. Ils ont tué trois étudiants, deux enseignants et un policier. La tragédie de Kertch faisant 21 victimes est devenue la fusillade à l'école la plus meurtrière si elle est mesurée à l'échelle russe ainsi qu'en Europe.

En 2018, après une autre tragédie dans une école russe, les médias russes Snob ont publié un article de recherche sur la sous-culture des Columbiners en Russie - des adolescents qui aiment l’histoire de l’école Columbine. «Selon les administrateurs du groupe de médias sociaux interrogé par Snob, il y aurait au moins 30 000 Columbiners en Russie. «Il existe au moins dix groupes VK les plus populaires. Chacun d’entre eux compte en moyenne 3 à 4 000 adeptes, à l’exception de ceux qui suivent plusieurs groupes », explique Sergey (le nom a été modifié à la demande de la personne), administrateur d’un tel groupe. "Selon les estimations les plus modestes, ils sont 30 000", ont déclaré les médias. Tous les Columbiners ne sont pas des tueurs potentiels, la plupart ne font qu'intéresser les «thèmes interdits».

«Mondialisation» contre militarisation

Alors que le président de la Fédération de Russie attribue la tragédie de Kertch à la «mondialisation», de nombreux Ukrainiens sont convaincus que sans l'annexion de la péninsule en 2014, cela ne se serait pas produit. Seul le fait que Vlad Roslyakov, 18 ans, responsable de la tragédie de Kertch ait reçu l'autorisation officielle de possession d'armes peu après avoir atteint l'âge de la majorité (18 ans dans la Fédération de Russie), alors qu'en Ukraine la loi est plus stricte : Les Ukrainiens peuvent devenir détenteurs d'armes à 21 ans et ne peuvent posséder que des armes de chasse.

De plus, la militarisation générale de la péninsule après l'annexion, la présence de l'armée et des armes auraient pu jouer son rôle. «Personne n'est vraiment à l'abri de ces tragédies (…). Cela peut arriver dans n'importe quel pays », a commenté Oleksiy Haran, professeur d'études politiques à l'Académie de l'Université nationale de Kyiv-Mohyla à l'antenne de« Krym.Realii ». «Mais l'atmosphère actuelle en Russie, celle d'une« forteresse »qui tente d'être saisie par tous et qui doit repousser toutes les infractions, conduit à la militarisation, encourage la haine envers le prochain, les autres nations et d'autres confessions. Il semble créer un fond respectif. Si les enfants sont élevés lors de défilés militaires et de spectacles scolaires, ils marchent avec des armes, jouent avec des armes, tiennent leurs armes à la tête de leurs pairs. Cela crée évidemment une atmosphère respective.

Douter de l'enquête et des manipulations des médias. Aucune enquête indépendante en cours avec les experts internationaux impliqués n’ajoute encore plus de doutes aux résultats publiés par l’enquête menée par le FSB (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie). La vidéo des caméras de surveillance du collège diffusées par «Vesti. Krym ”, chaîne de télévision russe, a soulevé de nombreuses questions et a été retirée quelques heures plus tard sans aucune explication. Une autre chaîne de télévision russe, Rossiya 1, dans l'émission «60 minutes» consacrée au tournage de Kertch, a diffusé une interview audio avec une personne intitulée Alina Kerova, une étudiante qui aurait assisté aux événements sanglants. On a appris par la suite que la véritable Alina Kerova était l'une des victimes de la fusillade et qu'elle était déjà morte lorsque l'émission a été diffusée. Le faux a été dévoilé par Maria Borzunova, correspondante de Dozhd TV.

Les Ukrainiens pensent que le changement des autorités en Russie (39% des personnes interrogées), le renforcement de la pression sur la Russie par le biais de sanctions (32%) ainsi que l'amélioration de la qualité de la vie en Ukraine même (31%) ) peut renvoyer la Crimée en Ukraine. Le retour de la péninsule par la force n'est soutenu que par 10% des personnes interrogées, chiffre en baisse par rapport aux 14% enregistrés précédemment en mai 2016.

Malgré tout, l’optimisme prévaut sur le pessimiste quant aux perspectives de rétablissement du contrôle de la Crimée par l’Ukraine: 48% des Ukrainiens considèrent ces perspectives comme réelles, et 36% non. Dans le même temps, cinq pour cent sont convaincus que le retour de la Crimée en Ukraine est possible dans la perspective la plus proche.

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Re: En Crimée

Message  Krispoluk le Lun 29 Oct - 14:57


Un accident frappe le pont de Kertch entre la Russie et la Crimée ukrainienne
Par Yuliana Romanyshyn .
 Publié le 4 octobre. Mis à jour le 4 octobre à 17h46


Une femme prend une photo avant la cérémonie d'ouverture du pont routier-ferroviaire de 19 km traversant le détroit de Kertch, reliant le sud de la Russie à la péninsule de Crimée occupée par l'Ukraine par l'Ukraine le 15 mai 2018 à Kertch.
Photo AFP

Un tronçon du pont ferroviaire de Kertch a été mis à l'eau lors de sa mise en place le 4 octobre, mettant un terme aux travaux sur le lien illégal entre la Russie et la Crimée occupée par l'Ukraine par l'Ukraine.
Le site d'informations Ria Novosti, contrôlé par le Kremlin, a rapporté que l'accident s'était produit au large de Tuzla Split et de l'île de Tuzla. Personne n'a été blessé lors de l'incident, ont déclaré les médias.
Il faudra un mois à l'entreprise qui construit le pont pour réparer les dégâts et installer un nouveau tronçon de pont de chemin de fer, mais l'ouverture du pont de chemin de fer ne devrait pas être retardée, a déclaré Ria Novosti.

Une capture d'écran de la vidéo sur l'accident du pont de chemin de fer de Kertch le 4 octobre. (Photo de Kerch.fm)
La partie ferroviaire du pont devrait ouvrir en décembre 2019. Les Russes ont achevé la partie routière du pont en mai, le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, a ouvert la liaison en y faisant passer un camion de chantier.
Ce n'est pas le premier accident à toucher le pont nouvellement construit: une tempête a arraché un ponton de ses amarres et l'a heurté contre le pont le 8 septembre. L'incident a endommagé un mât d'éclairage, a annoncé le service de presse russe Taman Federal Road Agency.
En 2015, la Russie a entamé la construction illégale d'un pont de 19 milliards de dollars, doté de 3 milliards de dollars. Il traverse le détroit de Kertch depuis l'oblast de Rostov-On-Don, en Russie, jusqu'au territoire ukrainien de Crimée occupé par les Russes.
En plus de la construction illégale d'un pont sur le territoire de l'Ukraine, le service de sécurité fédéral russe arrête et contrôle régulièrement les cargos ukrainiens et internationaux entrant et sortant des ports ukrainiens de la mer d'Azov. Les Russes affirment être à la recherche «de saboteurs ukrainiens susceptibles de faire sauter le pont», a rapporté le Kyiv Post en septembre.
Le gouvernement ukrainien prévoyait d'envoyer au Conseil de la sécurité nationale et de la défense en août une liste de 19 entités juridiques impliquées dans la construction du pont afin qu'elles puissent être inscrites sur la liste des sanctions internationales.
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Re: En Crimée

Message  Александр le Mer 7 Nov - 12:13

Militarisation de la Crimée par la Russie. Infographie

Par



What excited some Crimeans about Russia coming to occupy Crimea back in spring 2014 were not only higher pensions and wages but also the prospect of the peninsula becoming a popular tourist destination. However, not only Russian beach bums have been pouring into the peninsula since, but also huge contingents of the Russian military.

Within four years, Crimea has turned into an “unsinkable aircraft carrier,” a giant military base. The number of the “little green men” has risen to 32,000, the number of aircraft – to 122, military ships – to 71, long-range surface-to-air missile systems – to 16, and up to seven submarines are now docked where there had been none. Furthermore, it is highly likely that Russian nuclear weapons have already been deployed to Crimea, not only to the secret “Feodosia-13” facility that was reactivated in 2016 but also on Russian military ships.

The infographics created by Ukrinform combines the data presented by Ukraine’s Ministry of Foreign Affairs at the UN event called “Militarization of occupied Crimea” and the results of OSINT research by international volunteer group InformNapalm from 2014 to 2018. It shows how Russia militarized a piece of Ukrainian land it had occupied.

Infographics based on research of Inform Napalm




Russian Officer Disclosed Secrets of ‘BAL’ Surface-to-Ship Missile Complex in Crimea

Large Accumulation of the Missiles for the Air Defense Systems Have Been Found in the Seaport of Sevastopol

‘Murmansk’ Electronic Warfare Complex Takes Root in Crimea

Militarization of Crimea: Bastion and BAL Coastal Defense Missile Systems

Russia’s Plans for Nuclear Weapons in Crimea: Works are Underway to Reactivate the Restricted Access Facility Feodosia-13

Russia deploys S-300VM SAM launchers to Crimea on the eve of Ukraine missiles tests over the Black Sea

More information about Russian Military Forces here

Infographics based on data presented by Ukraine’s Ministry of Foreign Affairs at UN hearings called “Militarization of Crimea”


Source of infographics UKRINFORM 
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Re: En Crimée

Message  Caduce62 le Ven 23 Nov - 1:03

[size=41]Le pont de Kertch s'effondre suite au déplacement dangereux de structures[/size]

  


Sur la base de la méthode interférométrique d'analyse d'images satellite du pont de Kertch (Crimée), il a été conclu que la structure subissait un déplacement actif. Le ministère des Territoires occupés temporaires attribue des valeurs spécifiques d'affaissement et d'élévation d'éléments arqués individuels dans la partie centrale du pont, dans la zone de l'île de Tuzla et dans le talus artificiel.
Dans certains cas, le taux de déplacement peut atteindre 9 centimètres par an et il est possible que ces processus destructeurs s'accélèrent avec le temps.
Tout cela constitue potentiellement une menace pour la vie et la santé des personnes qui utilisent le pont.
Rappel, au printemps, il a ouvert la route, la partie de chemin de fer est toujours en construction.

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Re: En Crimée

Message  Caduce62 le Lun 24 Déc - 16:10

L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution sur la Crimée

https://www.ukrinform.fr/rubric-polytics/2603388-lassemblee-generale-des-nations-unies-a-adopte-la-resolution-sur-la-crimee.html?fbclid=IwAR3M5-bgadRoFVhQ-SsnXuLv51r2Fwz6oucV4ekZVlvIRNXyF95WUHrZA_A

18.12.2018

L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution «Le problème de la militarisation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol en Ukraine, des régions de la mer Noire et de la mer d'Azov».
La résolution avait été soumise au vote par un groupe de quarante États dirigés par l'Ukraine. Au total,  66 pays ont voté pour, 19 contre et 72 pays se sont abstenus.

Le document souligne les menaces à la sécurité que la Russie crée pour l'Ukraine, la région de la mer Noire et l'ensemble de l'Europe en transférant des troupes et des armes en Crimée, en particulier des avions et des missiles capables de porter une charge nucléaire. Pour la première fois, la Russie est appelée à retirer immédiatement ses troupes de Crimée et à cesser immédiatement son occupation temporaire.

«L’Assemblée générale exhorte la Russie, en tant qu'État occupant, à retirer ses troupes de Crimée et à mettre fin immédiatement à l'occupation temporaire du territoire ukrainien», peut-on lire dans le texte du document.

Pour la première fois, la résolution de l'ONU note qu'en occupant la Crimée, la Russie a violé le mémorandum de Budapest de 1994.

« L’Assemblée générale de l’ONU rappelle que l'occupation temporaire de la Crimée, à l'instar de la menace ou de l'emploi de la force par la Fédération de Russie contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de l'Ukraine, constitue une violation des obligations découlant du mémorandum sur les garanties de sécurité liées à l'adhésion de l'Ukraine au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (Mémorandum de Budapest) du 5 décembre 1994 qui, entre autres choses, réaffirmait son attachement au respect de l’indépendance, de la souveraineté et des frontières existantes de l’Ukraine», soulignent les auteurs du document.

En outre, la résolution exprime son soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, la non-reconnaissance de l'annexion de la Crimée, l'inquiétude suscitée par la militarisation progressive de la péninsule et des zones maritimes adjacentes, le déploiement d'aéronefs et de missiles capables de porter des armes nucléaires, mentionne spécifiquement l'attaque des navires ukrainiens à la fin du mois de novembre, illustrant les actes d'agression russe. La résolution demande également à la Russie de ne pas entraver la liberté de navigation dans les mers Noire et d’Azov et le détroit de Kertch, de cesser de poursuivre les navires de commerce et elle condamne la construction illégale d'un pont traversant le détroit de Kertch.
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Re: En Crimée

Message  Caduce62 le Mar 1 Jan - 20:57

En Crimée, des auto­mo­bi­listes en colère démo­lissent 16 radars fixes en un mois


par   Ulyces   | 31 décembre 2018
https://www.ulyces.co/news/en-crimee-des-automobilistes-en-colere-demolissent-16-radars-fixes-en-un-mois/?fbclid=IwAR1Vu9EvqjhBbFcB8yDIdlPGENRAFVq6ps7s6XtXLKqOBqvU1zc0vLTvw60


Crédits : Forpost
Il ne fait pas bon être un radar dans la ville de Sébas­to­pol, en Crimée. Depuis le début du mois de décembre, ce sont pas moins de 16 radars fixes, ainsi que les panneaux solaires qui les alimentent, qui ont été sacca­gés par de mysté­rieux vandales. Le jour­nal local russo­phone Farpost rappor­tait le 27 décembre que les auto­ri­tés recherchent acti­ve­ment les coupables, qui se sont montrés des plus créa­tifs.
D’abord, ils ont commencé par briser les camé­ras avec des granu­lés de bois tirés par des pisto­lets à air comprimé. Et puis ils sont carré­ment passés à la masse, pour démo­lir les piliers de béton qui suréle­vaient les radars. Il y en aurait pour plusieurs dizaines de millions de roubles de dégâts, chaque radar valant entre un et deux millions de roubles (entre 12 500 et 25 000 euros).

Les auto­mo­bi­listes de Sébas­to­pol menacent depuis long­temps de démo­lir les radars de la ville. Ils ont fini par passer à l’acte. Laughing Laughing Laughing
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Re: En Crimée

Message  Thuramir le Jeu 3 Jan - 0:28

Caduce62 a écrit:En Crimée, des auto­mo­bi­listes en colère démo­lissent 16 radars fixes en un mois

Inutile de dépenser tant d'énergie pour les démolir ! Un coup de peinture bien collante sur la lentille suffit. 
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Re: En Crimée

Message  Caduce62 le Lun 4 Fév - 13:20

En Crimée, les occupants ont détruit une partie du barrage qui fixe le dépôt de déchets toxiques

https://www.ukrinform.fr/rubric-polytics/2633206-en-crimee-les-occupants-ont-detruit-une-partie-du-barrage-qui-fixe-le-depot-de-dechets-toxiques.html
04.02.2019 11:48

L'extraction illégale de sable de la parcelle de Plavni sur le territoire de la décharge de Nizhne-Tchurbashensk, à Kertch, a entraîné la destruction d'une partie du barrage, qui empêchait les déchets de partir en mer.

Cette information a été communiquée par radio Kertch.FM.

«L'extraction de sable de la décharge de Nizhne-Churbashensk, en dépit des indignations des écologistes, du public et des forces de l'ordre, augmente chaque jour. Le pire est le lavage direct du sable, lorsque le déversement a lieu directement dans le canal relié à la mer. Ainsi, toute la saleté provenant du lavage et de l'extraction du sable de dépose sur la plage de la ville», peut-on lire dans le communiqué.

En outre, comme le rapportent les médias, les environnementalistes parlent de la menace que représente le dépôt des résidus pour la santé humaine. L'extraction et le lavage du sable provoquent diverses maladies, le sable lui-même contient des produits chimiques - arsenic, vanadium, phosphore et fer - à une concentration dépassant de loin les normes admissibles pour la vie et la santé.

Les activistes environnementaux et les scientifiques s'opposent constamment à l'exploitation illégale du sable, mais son extraction se poursuit. Selon les médias, ce sable toxique est utilisé pour la construction du pont de Kertch.
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Re: En Crimée

Message  Caduce62 le Ven 8 Fév - 20:12

La Fédération de Russie a systématiquement refusé aux missions de surveillance internationales l'accès à la Crimée. 

La Péninsule était inaccessible jusqu'à ce que les représentants des maisons de défense des droits de l'homme aient réussi à entrer au cours des 14 et 18 septembre 2018. Récemment, les conclusions de cette visite ont été résumées dans le rapport et présentées à Strasbourg à la session Ci-dessous est un résumé abrégé des principales méthodes que la Russie utilise pour écraser l'opposition dans la Crimée.

http://euromaidanpress.com/2019/02/07/first-intl-human-rights-mission-since-occupation-reports-on-how-russia-crushes-opposition-in-crimea/?fbclid=IwAR0yk6PosVH-dUg3jDqBk2wPlnk7DLhPuIUiigSrtFZKyKLulgOE1Wr0gx0

[size=55]Première mission internationale de défense des droits de l'homme depuis l'occupation, qui explique comment la Russie écrase l'opposition en Crimée[/size]


Source: Inform Napalm

2019/02/07 - 23:30 • [size=10]CRIMÉE , PRISONNIERS POLITIQUES



Près de cinq ans se sont écoulés depuis l'occupation de la Crimée par la Fédération de Russie en 2014. La Fédération de Russie a toujours refusé aux missions internationales de surveillance l'accès à la péninsule. La Crimée était inaccessible jusqu'à l'arrivée des représentants des Maisons des droits de l'homme des 14 au 18 septembre 2018. Récemment, les conclusions de cette visite ont été résumées dans le rapport et présentées à Strasbourg lors de la session de janvier de l'APCE.
La mission en Crimée a rencontré plus de 50 personnes, dont des victimes de violations des droits de l'homme et leurs proches. mères et épouses de prisonniers politiques; ainsi que des journalistes, des avocats et des militants civiques. Beaucoup de gens ont parlé de se sentir abandonnés et oubliés.
[/size]
«Le soutien venant de l'extérieur de la Crimée est très important. Pour ceux qui sont derrière les barreaux, quand ils reçoivent des lettres, quand ils savent que quelqu'un de l'extérieur parle de leur cas et attire l'attention de la communauté internationale sur ce qui se passe ici, quand quelqu'un vient en Crimée pour écouter leurs histoires, tout cela est extrêmement important. Ce n'est pas une façon de vivre, mais c'est un moyen de résister », a déclaré un avocat défendant des prisonniers politiques en Crimée.
[size]
Pendant les premières semaines de l'occupation par la Fédération de Russie, des groupes paramilitaires ont été déployés dans toute la péninsule, semant la peur parmi la population, effectuant des raids et des perquisitions, et enlevant et assassinant des personnes. Au cours des mois qui ont suivi l'occupation, la Fédération de Russie a progressivement renforcé son contrôle institutionnel et renforcé ses structures étatiques en Crimée. Les méthodes de répression ont changé, devenant de plus en plus systématiques et coordonnées.




Lois sur le terrorisme et l'extrémisme

La législation russe anti-extrémiste a commencé avec la loi sur l'extrémisme adoptée en 2002.
La loi ne contient pas de définition claire de l'extrémisme. Au lieu de cela, il fournit une liste peu claire et hétérogène d'activités violentes et non-violentes pouvant être considérées comme extrémistes.
À la suite de modifications apportées en 2007 et en 2014, des actions dites «extrémistes» ont fait l'objet de poursuites, quels que soient leur nature ou le niveau de danger que représente le public. Les avocats qui ont parlé à la mission ont expliqué que les tribunaux fonctionnent correctement dans les affaires civiles et dans certaines affaires administratives, à condition que les affaires ne soient pas "politiques". Dans les affaires à motivation politique jugées arbitrairement, le système judiciaire reste un outil majeur de persécution et est utilisé par les autorités exécutives pour dissuader les critiques et étouffer la dissidence.
Alors que la Crimée était reconnue comme faisant partie de l’Ukraine, le concept d’extrémisme n’existait pas non plus.
[/size]
«Avant, il n'y avait pas de littérature interdite; il était possible d'aller à la mosquée quand tu veux, lis ce que tu veux; la personne elle-même a choisi ce dont elle avait besoin ou non. La situation est complètement différente en Russie: vous ne pouvez pas penser de cette façon; dire quelque chose de cette façon; on ne peut pas marcher comme ça, il faut être à la mosquée à une heure donnée », a expliqué une personne interrogée par la mission.
[size]
Désormais, l'opposition à l'occupation et le fait que la Crimée fait partie de l'Ukraine constituent un délit. Ces actions sont poursuivies par les autorités de la Fédération de Russie.
De plus, la Douma d'Etat de la Fédération de Russie a introduit rétroactivement l'application du droit pénal de la Fédération de Russie aux actes commis en Crimée avant le 18 mars 2014. Cela contrevient à un principe fondamental du droit international, qui figure également dans la Constitution de la Fédération de Russie.

Ré-enregistrement de toutes les ONG et médias

Après l'occupation, les médias, les organisations de la société civile et les communautés religieuses, qui fonctionnaient auparavant ouvertement sous le droit ukrainien, ont été obligés de se faire ré-enregistrer en vertu de la nouvelle législation russe, extrêmement restrictive. De nombreuses organisations ont quitté la péninsule à cause de la persécution et pour des raisons de sécurité. D'autres, parce qu'ils ont refusé de passer par le processus de réenregistrement imposé par la Russie.
Lors de l'examen, en date du 4 septembre 2017, 1 852 ONG étaient enregistrées en Crimée, contre 4 090 à la mi-mars 2014 - presque la moitié d'entre elles étaient absentes. Depuis l'occupation, le nombre d'organisations religieuses s'est également rapproché de la moitié. Les rédacteurs en chef des médias ont été avertis à plusieurs reprises qu'ils ne seraient pas autorisés à s'enregistrer s'ils diffusaient des documents "extrémistes". Seuls 232 médias ont réussi à se réinscrire, contre plus de 3 000 enregistrés avant l'occupation.
Certains médias ont réussi à survivre, comme le journal hebdomadaire tatar de Crimée, Avdet, mais avec des difficultés. La loi n'exige pas l'enregistrement des publications périodiques dont le tirage est inférieur à 1 000 exemplaires. Avdet imprime 999 exemplaires, qui sont ensuite diffusés par des personnes de toutes les régions de la Crimée. En 2016, une copie du journal a été envoyée au bureau du procureur à Moscou pour examen. Le bureau a conclu qu'Avdet contenait un «extrémisme caché». Shevket Kaibullaev, rédacteur en chef du journal, a reçu à plusieurs reprises des avertissements et des menaces. L'équipe éditoriale du journal a commencé à travailler de chez elle «pour éviter d'être ensemble au même endroit».
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Les membres de la mission, Tatsiana Reviaka (Maison des droits de l'homme biélorusses Barys Zvozskau) et Kyrylo Yekymov (Maison des droits de l'homme éducatifs Chernihiv), avec Shevket Kaybullaev (rédacteur en chef du journal Avdet). Photo: Centre d'information sur les droits de l'homme.
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Lois sur les médias

Les «lois Yarovaya» adoptées en 2016 prévoient des peines de prison pouvant aller jusqu'à sept ans pour avoir soi-disant encouragé ou justifié le terrorisme, que ce soit publiquement ou en ligne.L'ambiguïté de ces lois permet aux autorités de porter des accusations contre presque tous les messages postés sur Internet qui caractérisent de manière positive les activistes ukrainiens ou ukrainiens.
Roskomnadzor, le régulateur russe des médias, est habilité à déterminer de manière extrajudiciaire si les informations en ligne incluent un "contenu interdit" et à imposer des sanctions, telles que le retrait de cette page, la mise en liste noire de pages Web et de sites Web, et même en ordonnant aux fournisseurs de services de bloquer le contenu. .
À compter de juillet 2016, les fournisseurs et les opérateurs sont tenus de stocker des informations sur les activités de communication des utilisateurs et, à compter de juillet 2018, de stocker tout le contenu de la communication. Les informations doivent être stockées pendant au moins six mois et les services de sécurité y ont pleinement accès.
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«La Crimée était une région politiquement active, avec sa propre mentalité. Maintenant, c'est comme si tout le monde avait inhalé une sorte de gaz - personne ne parle, il y a un silence ici, comme dans un cimetière ", a déclaré une personne à la mission de Human Rights Houses, parlant du climat d'incertitude et de peur.
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Lors de raids sur les maisons des Tatars de Crimée, des habitants des environs se rassemblent pour regarder et prendre des photos et des vidéos à partager en ligne. Ils sont souvent menacés d'arrestation pour avoir retransmis les événements. Ces journalistes et blogueurs «citoyens» qui relatent de manière indépendante ce qui se passe en Crimée sont en train de devenir les nouvelles cibles de la répression.

Associations et assemblées retenues

La loi russe de 2004 sur les réunions, rassemblements, manifestations, marches et piquets de grève a été modifiée à plusieurs reprises, en ajoutant de plus en plus de restrictions, en particulier en 2012 et 2014. Les nombreux changements ont de facto créé un système fondé sur des autorisations. et introduit des infractions administratives.
La mission a entendu des personnes accusées d'infractions administratives dans le cadre de réunions.Des accusations sont également portées contre des «rassemblements non autorisés» contre des manifestations individuelles, bien que, conformément à la législation de la Fédération de Russie, les manifestations individuelles ne nécessitent pas d'autorisation préalable. En octobre 2017, une centaine d'hommes tartres de Crimée ont organisé des manifestations d'une personne contre les arrestations dans divers lieux de Crimée. La très grande majorité d'entre eux ont été arrêtés et condamnés à des amendes élevées. Souvent, lorsque les petits groupes se réunissent, même dans des lieux tels que les jardins et les cours, les forces de l’ordre surveillent ce qu’ils font.
Les manifestations sociales apolitiques sont également limitées. Le syndicat des entrepreneurs de Sébastopol a voulu organiser une manifestation car un grand centre commercial de Sébastopol était en cours de fermeture. Ils ont reçu l'ordre de se rassembler uniquement dans les banlieues de la ville, où ils seraient le moins efficaces. Les responsables ont affirmé que la tenue d'un rassemblement «restreindrait l'accès aux infrastructures, gênerait les piétons et créerait des obstacles pour la circulation de groupes organisés de touristes».
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Source: le rapport
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Limitations de la culture tatare ukrainienne et criméenne

Le programme dans les écoles de Crimée est exclusivement consacré à la culture russe. Les écoles de langue ukrainienne ont disparu et seules certaines des écoles restantes ont des classes séparées en ukrainien.
Pour qu'un sujet soit offert en ukrainien ou en tatar de Crimée, les parents doivent faire une demande officielle par écrit - un grand nombre sont nécessaires pour recevoir la permission. Faire une demande n'est cependant pas encouragé et de plus en plus de parents s'abstiennent de le faire par peur d'être réprimandé En conséquence, un nombre décroissant de cours d'ukrainien est demandé en raison d'un "manque de demande".
Le centre pour enfants tatar de Crimée «Elif» a été soumis à de prétendues «inspections complexes». Les jeunes enfants ont été effrayés par cette agression et se sont cachés sous leur bureau. Au cours de l'inspection, une vingtaine de livres ont été saisis pour «expertise linguistique» et conservés pendant près d'un an, sans excuse.

Raids et recherches

Au cours d'un raid, les services spéciaux portant des masques et des fusils automatiques coupent les rues avoisinantes. Personne n'est autorisé à sortir, pas même les enfants. À Bakhchisaray, au cours de l'un de ces raids, six rues ont été coupées et les badauds ont été photographiés et leurs documents vérifiés par les autorités.
Lors d'un autre raid à Bakhchisaray en mai 2016, Seyran Saliev, une militante tatare de Crimée, s'est réfugiée dans la mosquée de la ville et a averti la population, au micro, qu'une perquisition était en cours dans quatre maisons de Tatars de Crimée. Il a appelé à la solidarité et a ensuite été arrêté et placé en détention administrative. Sans se décourager, il a continué à s'engager dans l'activisme. En octobre 2017, il a été arrêté avec cinq autres résidents de Bakhchisaray et inculpé de terrorisme pour appartenance au groupe civique Hizb-ut-Tahrir.
À Simferopol, la mission a également été informée de fréquents raids, qui ont généralement lieu le jeudi (la population les appelle «jeudi propre»). Les gens croient que ces «shows» sont organisés pour imposer une pression psychologique et instiller la peur. La mission a entendu de nombreux cas de personnes fouillées, emmenées pour interrogatoire et se faisant confisquer téléphones portables et ordinateurs, qui ont ensuite été relâchées sans explication.
Zarema Kulametova a fait arrêter son fils par la police lors d'une perquisition de leur maison.Lorsqu'elle s'est rendue au poste de police pour s'enquérir de lui, elle a été accusée d'avoir insulté un policier. Selon un avocat qui s'est entretenu avec la mission, elle a été condamnée à 250 heures de travaux communautaires pour nettoyer le parc de la ville. Lorsque les gens ont commencé à se rassembler dans le parc pour montrer leur soutien, la police l'a saisie, s'est rendue chez elle et a procédé à une perquisition sans mandat. Ils lui ont infligé une amende de 1 000 roubles pour une vidéo qu'elle avait republiée en ligne quelques années auparavant. Sa fille et son mari, qui se trouvaient à la maison, se sont opposés et ont par conséquent reçu des sanctions administratives.

Volodymyr Balukh. Cinq ans de prison pour avoir battu pavillon ukrainien

Volodymyr Balukh est un agriculteur du village de Serebryanka, dans le nord de la Crimée, où il vit avec son épouse et sa mère. Ne dissimulant pas sa désapprobation de l'occupation russe de la Crimée, il a fait flotter le drapeau ukrainien à son domicile et n'a pas demandé la citoyenneté russe comme il est maintenant requis. En conséquence, il risque cinq ans de prison et une amende sévère de 10 000 roubles. "Ils ne peuvent pas l'arrêter pour un drapeau alors ils ont fabriqué des accusations", a proclamé sa mère, Nataliya Balukh.
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Volodymyr Balukh avec sa mère. Source: Droits de l'homme en Ukraine
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Au printemps 2015, la police a de nouveau fouillé sa maison, à la recherche de pièces «volées» pour un tracteur. Ils sont revenus en novembre, cette fois-ci sous le prétexte d'une voiture "volée". Ils l'ont battu et il a été condamné à une peine de 10 jours de détention administrative pour avoir «refusé d'obéir à un ordre de la police». Il a néanmoins hissé le drapeau à nouveau et placé une pancarte indiquant «Вулиця Героїв Небесної Cотні» («Rue du céleste centenaire» - titre honoré des 100 manifestants tués par des tirs de tireurs d’élite lors des manifestations Euromaidan).
Deux semaines plus tard, lorsque le FSB a procédé à une nouvelle perquisition de son domicile, il a affirmé avoir trouvé des munitions militaires dans le grenier. Son épouse et sa mère ont parlé du jour de leur arrestation: «Ils sont arrivés à 6 h 30, à 16 heures. Ils montèrent dans le grenier et trouvèrent les munitions - 89 balles. Le grenier est grand, mais ils les ont trouvés en cinq minutes. »Une chasse accélérée avec suspicion.
Il a été arrêté et accusé de possession illégale d’armes. Après avoir passé un an en détention provisoire, il a été placé en résidence surveillée en décembre 2017, mais a été de nouveau emprisonné le mois suivant. Baluch a fait appel de ces condamnations, mais en mars, la Cour suprême de Crimée a confirmé sa condamnation pour possession illégale d'armes. En signe de protestation, il a entamé une grève de la faim qu'il a maintenue jusqu'en octobre 2018. «Volodymyr a permis à la famille et au ménage de continuer», ont déclaré sa femme et sa mère, bien qu'ils soient confrontés à des difficultés et à l'isolement. Chaque fois qu'ils entendent une voiture passer ou un chien aboyer, ils vivent dans la crainte d'une autre recherche.
De nombreuses personnes qui vivaient dans le village ont maintenant déménagé en Ukraine continentale, y compris celles qui l'ont soutenu. Sa mère dit: «Il y a encore des gens dans le village qui le soutiennent, mais ils restent silencieux. Ils doivent le faire - ils ont des familles et des enfants et ont peur des conséquences. "
Edité par Vidan Klube[/size]
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Re: En Crimée

Message  Caduce62 le Dim 10 Fév - 16:49

Crimea is Ukraine! La Crimée c'est l'Ukraine !
На добраніч, Українці!
Патріоти Севастополя бажають всім мирного неба! Слава Україні! Крим-це Україна, був тай буде!????????




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Re: En Crimée

Message  Caduce62 le Mer 13 Fév - 21:39

[size=55]La déportation par la Russie d'Ukrainiens et de Tatars de Crimée de la Crimée occupée est un «outil politique néo-impérial» - rapport[/size]


Les personnes déplacées des Tatars de Crimée à Lviv. Photo: Krymr.org

2019/02/13 - 20:05 • [size=10]CRIMÉE , AGRESSION RUSSE



Après avoir occupé la Crimée, Moscou a remodelé la composition ethnique de la population locale en faisant venir des centaines de milliers de personnes de toute la Russie. En mai 2018, selon les statistiques officielles russes, quelque 247 000 Russes ont déménagé en Crimée depuis l'annexion, tandis qu'environ 140 000 personnes sont parties, principalement des Ukrainiens et des Tatars de Crimée. Cependant, les autorités ukrainiennes affirment que les chiffres réels sont bien plus importants, par centaines de milliers.
Lire aussi: Les Russes entrant dans la Crimée occupée forment désormais un cinquième de sa population
Certains de ceux qui ont dû quitter la Crimée pour l'Ukraine continentale ont été expulsés de force par les décisions des tribunaux d'occupation. La recherche intitulée «Les expulsions forcées de la population civile du territoire occupé par la Russie», numéro spécial de l’examen thématique de la situation des droits de l’homme sous l’occupation «La Crimée au-delà des règles», mentionne2 425 cas identifiés d’expulsions de ce type. Les auteurs du rapport les considèrent comme une sorte de "nettoyage" pour la poursuite de la colonisation de la Crimée par les Russes, qui est en soi un outil politique néo-impérial, comme cela a été déclaré lors d'une manifestation parallèle de l'APCE en juin 2018, où le rapport a été présenté. .
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Le but d'une telle politique est d'utiliser à l'avenir la thèse sur la réticence du" peuple de Crimée "à retourner sous la juridiction de l'Ukraine" , notent les auteurs du document.
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Le document a été publié par les trois ONG de défense des droits de l'homme - le Centre régional pour les droits de l'homme, l'Union ukrainienne des droits de l'homme à Helsinki et un groupe d'analyse qui souhaitait rester anonyme - CHROT - en juillet 2018.
En février 2014, la Russie a lancé une opération militaire visant à occuper et à annexer une partie de l’Ukraine - la péninsule de Crimée. En quelques semaines, des troupes russes sans insignes ont pris le contrôle des organes officiels locaux, des infrastructures essentielles, y compris des aéroports, et des installations militaires ukrainiennes.
Lire aussi: La Russie disposée à occuper la Crimée en 2010 et d'autres enseignements tirés du procès pour trahison de Ianoukovitch
Le 16 mars 2014, un soi-disant «référendum» a été organisé en Crimée pour justifier l'annexion ultérieure du territoire ukrainien. Ce «référendum» était illégal au regard de la législation ukrainienne et son résultat n'a pas été reconnu par la communauté internationale depuis lors. Le 27 mars 2014, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution soulignant que le référendum n'avait aucune validité et affirmant l'intégrité territoriale de l'Ukraine à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues. Deux ans plus tard, l'AGNU a reconnu que la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol avaient été temporairement occupées par la Russie.
Deux jours seulement après le référendum organisé par la Russie, le 18 mars 2014, le président russe Vladimir Poutine a signé le " Traité d'adhésion de la République de Crimée à la Fédération de Russie " avec Sergey Aksyonov, Vladimir Konstantinov et Alexey Chaly. Aksyonov a été proclamé Premier ministre de Crimée par les forces d'occupation lorsque les troupes russes ont saisi et contrôlé le bâtiment du parlement de Crimée à Simferopol. Chaly était un citoyen russe qu'une foule à Sébastopol a qualifié de «maire du peuple» de la ville. Konstantinov est le seul responsable ukrainien à avoir signé le traité illégal d' annexion. Il était à la tête du parlement de Crimée au moment de l'occupation, trois semaines seulement avant la signature du traité avec Poutine.
L'article 5 du «traité d'adhésion» reconnaît automatiquement à tous les citoyens ukrainiens et les apatrides résidant en Crimée le statut de ressortissants russes. Le seul moyen d'éviter de se faire naturaliser de force était d'informer les autorités de facto de l'intention de se retirer de la citoyenneté russe avant le 18 avril 2014.
Pour la plupart des Criméens, il était presque impossible de révoquer la citoyenneté russe car ils risquaient d'avoir des problèmes d'emploi, de soins médicaux, d'enregistrement des enfants à l'école, etc. jusqu'à l'expulsion forcée de leur patrie occupée.
Cependant, de nombreux résidents de Crimée ont refusé d’obtenir des documents russes.

Les étrangers dans leur propre pays

Les lois russes sur l’immigration autorisent les citoyens étrangers ou les apatrides à rester sur le territoire du pays jusqu’à 90 jours sur 180 jours.
Le 15 juin 2014, 90 jours se sont écoulés depuis le jour de la signature du traité d'annexion et les Criméens qui sont restés citoyens ukrainiens mais n'ont pas obtenu de permis de séjour dans la Fédération de Russie sont automatiquement violés le droit de l'immigration russe. Les ressortissants étrangers (à l'exception des citoyens de la Fédération de Russie) et les apatrides entrés en Crimée avant le 18 mars 2014 ou y résidant ont subi le même sort.
L'étude «Les expulsions forcées de la population civile du territoire occupé par la Russie» indique: «Les expulsions forcées de citoyens ukrainiens qui se trouvaient en Crimée au moment de l'occupation ont commencé en juillet 2014».
Les auteurs de l'article notent que le problème de l'expulsion forcée de citoyens non russes de la péninsule occupée «a un caractère systémique prononcé» et «couvre l'ensemble du territoire de la péninsule de Crimée occupée et toutes les catégories de personnes protégées aux termes de l'article 4 de la Convention IV de Genève (citoyens ukrainiens, citoyens étrangers et apatrides). "
Ces expulsions forcées devaient être effectuées contrairement à la volonté des personnes expulsées, sur le fondement de décisions judiciaires des tribunaux occupants.

La Russie a expulsé 2 425 Criméens

Au total, les tribunaux russes de Crimée occupée ont jugé 9 538 affaires passibles d'expulsion forcée.L'étude indique que les chercheurs ont eu accès à des données sur 9 484 décisions de justice, dont 8 261 ont abouti à l'imposition de sanctions administratives. Parmi les données disponibles, les chercheurs ont indiqué que les tribunaux avaient infligé la peine à 2425 personnes, sous la forme d'une mesure d'expulsion administrative.
Lors de leur expulsion de la péninsule occupée, il est interdit aux Criméens d'obtenir un permis de séjour en Russie pendant cinq ans ou, s'ils sont soumis à plusieurs reprises à une expulsion administrative ou à une expulsion, pendant dix ans. Étant donné que la Russie considère la Crimée occupée comme son territoire, les personnes expulsées sont effectivement privées de la possibilité d'entrer sur leur territoire, y compris à des fins de regroupement familial, ou de disposer des biens qui restent en Crimée.

Transfert forcé en Russie avant l'expulsion

Selon le journal, la législation russe en matière d'immigration était particulièrement préjudiciable pour les ressortissants ukrainiens vivant en Crimée qui refusaient d'accepter la citoyenneté russe. Les autres Ukrainiens touchés étaient ceux qui vivaient en Crimée sans enregistrement officiel (les citoyens ukrainiens ont le droit de vivre n'importe où en Ukraine sans être enregistrés) et ceux qui sont arrivés après le début de l'occupation.
Une autre catégorie de personnes expulsées de Crimée par la Russie comprend les étrangers de nationalité non russe.
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Citoyenneté des personnes expulsées de la Crimée occupée par la Russie. «Au total, pendant l'occupation, outre les citoyens ukrainiens, des citoyens de 37 autres pays et quatre apatrides ont été expulsés», indique l'étude.
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En droit russe, les personnes soumises à l'expulsion administrative devraient être placées dans des lieux de détention spéciaux jusqu'à l'exécution des décisions de justice. Comme il n’existe pas de telles installations en Crimée occupée, la Russie transfère les personnes expulsées du territoire ukrainien occupé vers la Russie, souligne l’étude.
De nombreuses personnes placées dans de telles installations attendent l'expulsion pendant plusieurs mois, voire plus d'un an.
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Nedim Khalilov.navigator.org.ua
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«Le Tatar de Crimée Nedim Khalilov, arrivé en Crimée en 1986 en provenance d'Ouzbékistan, où ses parents ont été déportés en 1944 par le régime de Staline et qui y vivait légalement, a été expulsé du territoire de la Crimée en novembre 2016 et placé dans une institution spécialisée. hébergement temporaire de citoyens étrangers dans la colonie de Vardane, dans le territoire de Krasnodar. Plus tard, il a été transféré dans une institution spécialisée dans l'hébergement temporaire de citoyens étrangers Gulkevichsky, où il est resté jusqu'au 15 mai 2018, après quoi il a été emmené de force en Ouzbékistan par avion. Jusqu'à sa déportation, M. Khalilov a passé plus d'un an et demi dans une institution spécialisée dans l'hébergement temporaire de ressortissants étrangers en conditions d'emprisonnement », lit-on dans l'étude.
Quelques mois avant son transfert du territoire de Crimée, Khalilov, un citoyen ouzbek âgé de 57 ans, était un activiste tatare de Crimée. Il a engagé une action en justice devant l'un des tribunaux de Simferopol, lui demandant de «reconnaître les actes des autorités occupantes, ainsi que le président de la Cour suprême ». Fédération de Russie Vladimir Poutine, illégale, d'accorder un statut spécial au peuple tatare de Crimée et de le reconnaître en tant que peuple autochtone de Crimée. ”

"Staline a donné trois heures aux Tatars pour se préparer, je ne vous laisserai pas le temps"

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Konstantin Sizarev. Photo: RFE / RL
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Le cas du citoyen ukrainien Konstantin Sizarev, âgé de 58 ans et né en Crimée, est un exemple typique d'expulsion forcée.
Après l'annexion, M. Sizarev a continué à vivre dans sa ville natale d'Yevpatoria sans obtenir de passeport russe. À la fin de 2016, le tribunal municipal d'Yevpatoria l'a déclaré coupable de violation du régime d'immigration russe et l'a condamné à une amende de 2 000 roubles (31 dollars) et à une expulsion. Le juge a rejeté les arguments selon lesquels M. Sizarev aurait vécu dans le crime toute sa vie, résidant avec son épouse civile et ses fils, de même qu'une cour d'appel supplémentaire.
Konstantin Sizarev a refusé de se conformer à la décision du tribunal d’occupation et n’a pas quitté la Crimée. Un mois plus tard, le 20 janvier 2017, le tribunal municipal d'Yevpatoria a condamné Sizarev à une amende de 3 000 roubles et à une «expulsion forcée hors de la Fédération de Russie».
À la fin de l'audience, Sizarev a demandé au juge Lobanova s'il pouvait récupérer ses effets personnels, son argent et ses documents. Sa réponse fut : «Si Staline en 1944, le 18 mai, donnait trois heures aux Tatars pour se préparer à partir, je ne vous laisserai pas le temps. Pars maintenant!"
Du 21 au 21 janvier 2017, Sizarev a été transporté de Crimée vers le territoire russe et placé dans un centre de détention dans le Krai de Krasnodar, où il a été emprisonné pendant 27 jours, jusqu'à ce que les autorités russes l'expulsent vers l'Ukraine.
Maintenant en exil dans la ville de Odessa dans le sud de l'Ukraine, Sizarev ne pourra pas se réunir avec sa famille en Crimée avant au moins cinq ans.

Rien de nouveau

L'utilisation des déportations et de la colonisation n'est pas nouvelle pour la Russie. Depuis la première annexion de la Crimée par la Russie en 1783, cette population remplace méthodiquement la population indigène tatare de Crimée par des Russes de souche. Après la déportation des Tatars de Crimée par Staline après la Seconde Guerre mondiale, qui a tué 46,2% de leur population totale, leur nombre en Crimée est tombé à zéro. Les Tatars de Crimée reviennent lentement de l'Asie centrale dans leur patrie ancestrale après l'indépendance de l'Ukraine en 1991, mais l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014 est pour beaucoup une seconde déportation.[/size]
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Re: En Crimée

Message  Caduce62 le Mer 20 Fév - 1:12

La Russie revendique "plus de liberté de parole en Crimée qu'en Europe", tout en faisant taire un autre journaliste ukrainien  Evil or Very Mad


http://khpg.org/en/index.php?id=1550534619&fbclid=IwAR3Gy8K7Nj5Ku-TdIjLKZSxwo-wPYBHBk68OzMdaD-d7O5jKl-pbqp9Lr5M

Sergei Lavrov at MSC2019 Photo Andreas Gebert, Reuters, Alina Smutko, Photo Facebook


Trois jours après que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré publiquement que quiconque pouvait venir en Crimée et constater qu'il n'y avait pas de violations des droits de l'homme, la Russie a interdit à un autre journaliste ukrainien originaire de Crimée de couvrir les prisonniers politiques. Alina Smutko est la troisième journaliste ou militante à se voir interdire l'accès à la Crimée occupée au cours des trois derniers mois seulement.

Smutko, journaliste et photographe ukrainienne, s'est vu remettre le document lui interdisant d'entrer "jusqu'au 26 mai 2028" lorsqu'elle a tenté de pénétrer dans la Crimée depuis le poste de contrôle de Chonhar le 18 février. Le document ne fournit aucune raison particulière, mais l'interdiction intervient presque exactement trois mois après l'interdiction d'une autre journaliste ukrainienne, Alyona Savchuk, depuis 10 ans. Dans les deux cas, le document cite l'article 27 § 1.1 de la "Procédure d'entrée et de sortie de la Fédération de Russie", ce qui justifie une interdiction comme étant "aux fins d'assurer la capacité de défense ou la sécurité de l'État, ou l'ordre public". Savchuk et Smutko ont tous deux joué un rôle inestimable en donnant une voix et des visages au nombre toujours croissant de prisonniers politiques russes et de leurs familles. En fait, Smutko se rendait en Crimée afin de préparer du matériel pour Radio Svoboda [RFERL] sur les familles des prisonniers politiques.

Si la Russie pensait que la voix de ces deux jeunes Ukrainiens constituait une menace à la sécurité digne d'une interdiction de dix ans, elle considérait clairement que le danger posé par Oliver Loode, un militant civique estonien, était encore plus grand. Le 16 décembre 2018, Loode apprit qu'il avait été banni de Russie et de Crimée, alors que celle-ci reste sous occupation russe jusqu'en 2073! Dans le cas de Loode, cela est probablement dû à son implication dans le mouvement international #LiberateCrimea. La Russie vient de " lancer un mandat d'arrêt" contre Eskender Bariev, membre exilé des Tatar de Crimée, et cofondateur de ce mouvement.

À la lumière des affirmations de Lavrov, il convient de rappeler que la "menace" posée par les deux journalistes était qu'ils disaient la vérité sur les prisonniers politiques en Crimée occupée, pas plus. Ils n'ont «que» été bannis d'une partie de leur pays sous occupation russe illégale, contrairement à plusieurs Ukrainiens vivant en Crimée. Nariman Memedeminov est un journaliste civique actif dans Crimean Solidarity, une initiative citoyenne défendant les prisonniers politiques et leurs familles et faisant le point sur la répression en Crimée. Il est emprisonné depuis mars 2018 et fait face à des accusations absurdes concernant des vidéos anodines publiées sur YouTube avant l'annexion de la Russie. Le journaliste Mykola Semena, âgé de 68 ans, a été condamné à deux ans et demi d' emprisonnement avec sursis et à une ordonnance de suspension totale pour un article dans lequel il a exprimé son opposition à l'occupation russe de son domicile. On l' empêche toujours de se rendre à Kiev pour un traitement médical urgent.

Lavrov n'a pas comparu à la Conférence de Munich sur la sécurité le 15 février seulement. Elle était accompagnée de Maria Volkonskaya, rédactrice en chef de la Krymskaya Gazeta, fidèle au Kremlin, qui a présenté un brillant «Journal de Crimée» en anglais visant à «prouver» la qualité des choses en Crimée. Cette publication, qui a même l’ air soviétique, prétend raconter «l’histoire intérieure» sur les médias de Crimée et la Crimée, et contrer «les mensonges» et les «faux» que les peuples occidentaux entendent. Une section commence même par l'affirmation selon laquelle «la Crimée a beaucoup plus de liberté de parole qu'en Europe».

Ilmi Umerov, vice-président du Mejlis du peuple tatare de Crimée, connaît également la «liberté de parole» sous l'occupation russe. Cet homme de 60 ans, atteint d'un certain nombre de maladies graves, a été condamné en 2017 à une peine de deux ans d'emprisonnement sur la base d'une traduction falsifiée d'un entretien dans lequel il s'est félicité des sanctions plus sévères pour contraindre la Russie à cesser d'occuper la Crimée. . Il a ensuite été échangé avec le dirigeant du prisonnier politique Akhtem Chiygoz, dirigeant du tatar de Crimée Mejlis, presque certainement contre deux assassins présumés de l'Etat russe emprisonnés en Turquie. Les deux hommes sont désormais dans l'impossibilité de retourner dans leur pays d'origine, de même que de nombreux Tatars de Crimée et d'autres Ukrainiens dont les opinions sont clairement considérées par la Russie comme une menace pour sa "sécurité nationale".

Umerov était furieux face aux tentatives de Lavrov à Munich de nier la discrimination à l'égard des Tatars de Crimée. Les quelques "réalisations" citées par Lavrov étaient essentiellement à des fins de propagande, a-t-il déclaré, et le statut supposé de "langue officielle" de la langue tatare de Crimée était une pure fiction. La Russie est en train de détruire le patrimoine culturel tatare de Crimée, comme en témoigne sa supposée "restauration", bien qu'il s'agisse en réalité de la destruction du célèbre palais du Khan à Bakhchysarai. Des perquisitions et des arrestations à main armée sont en cours, avec un nombre croissant de prisonniers politiques et plus de 100 enfants privés de leur père. La militarisation de la Crimée par la Russie a atteint des proportions monstrueuses, note Umerov, et Moscou modifie la composition de la Crimée en faisant venir des gens de Russie.

Le discours de Lavrov à Munich a suscité la dérision du public à Munich. Lui et la dernière publication de propagande en langue anglaise de Moscou pourraient être écartés sans l'intensification manifeste des efforts visant à faire taire les informations faisant état de violations des droits de l'homme en Crimée occupée. Les interdictions frappant les journalistes indépendants coïncident avec une nouvelle offensive contre Emil Kurbedinov, l'avocat des droits des Tatars de Crimée, et les tentatives de la censure russe Roskomnadzor, avec la collaboration de YouTube , d'obliger les publications ukrainiennes à supprimer des informations sur les prisonniers politiques.
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