le retour de la guerre froide?

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Re: le retour de la guerre froide?

Message  lemonline le Mar 10 Avr - 20:06

Tu n'as jamais pensé à postuler comme conseiller du gouvernement?
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  travellergillou76 le Mar 10 Avr - 20:20

lemonline a écrit:Tu n'as jamais pensé à postuler comme conseiller du gouvernement?
il y a des gars plus qualifiés pour le poste. Very Happy
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  benoit77 le Mar 10 Avr - 21:27

lemonline a écrit:Tu n'as jamais pensé à postuler comme conseiller du gouvernement?
Tu n'a jamais pensé à postuler à sputnik parce que là tu a le niveau requis.
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  lemonline le Mar 10 Avr - 21:31

benoit77 a écrit:
lemonline a écrit:Tu n'as jamais pensé à postuler comme conseiller du gouvernement?
Tu n'a jamais pensé à postuler à sputnik parce que là tu a le niveau requis.
Si, mais j'ai trop peur de te croiser en orbite  affraid
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  Krispoluk le Mar 10 Avr - 22:17

Toutes les opinions sont à prendre en considération mais quand on très (trop) formatés par la vision otanesque/macronesque des choses, on a souvent du mal à accepter des points de vue différents... Mad Suspect
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  travellergillou76 le Mar 10 Avr - 22:49

Krispoluk a écrit:Toutes les opinions sont à prendre en considération mais quand on très (trop) formatés par la vision otanesque/macronesque des choses, on a souvent du mal à accepter des points de vue différents... Mad Suspect

on peut être tout simplement "formaté" par un truc qui s'appelle le patriotisme, le refus de "servir la soupe" à des puissances (la Russie principalement) qui nuisent aux intérêts de la France et de ses alliés traditionnels.  bounce bounce bounce

Et j'ai aussi une pensée pour l'Ukraine, agressée depuis 4 ans par le voisin russe qui se retrouve cette fois ci , enfin, sur la défensive. Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  Krispoluk le Mar 10 Avr - 22:59

travellergillou76 a écrit:
Krispoluk a écrit:Toutes les opinions sont à prendre en considération mais quand on très (trop) formatés par la vision otanesque/macronesque des choses, on a souvent du mal à accepter des points de vue différents... Mad Suspect

on peut être tout simplement "formaté" par un truc qui s'appelle le patriotisme, le refus de "servir la soupe" à des puissances (la Russie principalement) qui nuisent aux intérêts de la France et de ses alliés traditionnels.  bounce bounce bounce

Et j'ai aussi une pensée pour l'Ukraine, agressée depuis 4 ans par le voisin russe qui se retrouve cette fois ci , enfin, sur la défensive. Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil

Je répondais simplement à Benoit qui écrivait la chose suivante :

Re: le retour de la guerre froide?

  benoit77 Aujourd'hui à 21:27
lemonline a écrit:Tu n'as jamais pensé à postuler comme conseiller du gouvernement?
Tu n'a jamais pensé à postuler à sputnik parce que là tu a le niveau requis.

Qu'est-ce qui l'autorisait à porter ce jugement en dehors de sa vision personnelle des choses ? scratch
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  travellergillou76 le Mar 10 Avr - 23:10

[size=42]Tempête boursière en Russie après les nouvelles sanctions américaines[/size]
Dans le sillage d’Oleg Deripaska, le patron de la société d’aluminium Rusal, des oligarques ont vu leurs actifs fondre en une journée, entraînant la Bourse de Moscou dans leur chute.
LE MONDE ECONOMIE | 10.04.2018 à 10h27 | Par Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)
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image: http://img.lemde.fr/2018/04/10/0/0/768/436/534/0/60/0/620133e_31942-1y2on48.0ti.jpg

Les marchés financiers en Russie ont viré au rouge, lundi 9 avril, trois jours après l’annonce de nouvelles sanctions américaines contre 24 oligarques et responsables politiques russes proches du président Vladimir Poutine, et contre 14 groupes et entreprises soupçonnés d’être liés à des « activités malveillantes » envers les démocraties occidentales. Tout en haut de l’affiche adoptée dans le cadre de la loi « Contre les adversaires de l’Amérique » (CAATSA), Oleg Deripaska, 50 ans, surnommé le « roi de l’aluminium », a subi les pertes les plus grosses, évaluées au total par l’agence Bloomberg à 16 milliards de dollars (13 milliards d’euros) parmi les 50 hommes d’affaires russes les plus riches. Une somme partie en fumée en quelques heures.
Coté à Hongkong, Rusal, l’un des premiers producteurs mondiaux d’aluminium avec 6 % du marché, a fini la journée en chute de 50,4 %. Détenu par M. Deripaska, le groupe, qui réalisait jusqu’ici 14 % de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis, pourrait être dans l’incapacité d’honorer les échéances sur sa dette. « Tout est compliqué chez nous, témoignait, lundi, la direction de Rusal sur son compte Facebook. Nous avons beaucoup de travail, et l’entreprise étudie différents scénarios d’action dans l’intérêt du business, des actionnaires et de nos partenaires (…) Le management travaille pour minimiser les risques. »
A la Bourse de Londres, la holding En+ de M. Deripaska, qui avait été la première société russe à y faire son entrée, en novembre 2017, après les premières sanctions adoptées contre la Russie dans la foulée des événements en Ukraine de 2014, s’est également effondrée, perdant 34,2 % de sa valeur.

« On a compris l’échelle de la menace possible »


Le magnat russe, soupçonné d’avoir été en lien avec Paul Manafort, l’ancien conseiller de Donald Trump, est dans le collimateur de Washington, qui enquête sur l’ingérence russe lors de l’élection présidentielle américaine de 2016. Mais la liste est plus large, et celle, plus vaste encore, établie le 29 janvier par le Trésor américain sans sanctions immédiates, alors raillée à Moscou comme le « Bottin du Kremlin », ne fait aujourd’hui plus sourire personne. « Contre une quantité somme toute restreinte de compagnies, la frappe financière est assez forte : on a compris l’échelle de la menace possible », juge Sergueï Romantchouk, responsable des opérations en devises et monétaires chez Metallinvestbank.
« En se tournant sans cesse vers des sanctions, en particulier pour retirer ses concurrents des marchés étrangers par des méthodes administratives, Washington est devenu un adversaire de l’économie de marché et de la concurrence libre et honnête », a fustigé le ministère russe des affaires étrangères sur son site Internet. « C’est une histoire scandaleuse », a renchéri, lundi, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. De son côté, le premier ministre Dmitri Medvedev a promis de soutenir les entreprises en difficulté et de préparer une riposte.
Lire aussi :   Washington met sur sa liste noire 200 proches de Poutine sans les sanctionner

« C’est le début d’une étape très désagréable  »


Dans le sillage d’Oleg Deripaska, d’autres milliardaires russes ont vu leurs actifs dévisser. Parmi les sept oligarques concernés par les sanctions, Viktor Vekselberg, patron de la société d’investissements Renova, a perdu le contrôle de l’industriel suisse Sultzer, qu’il détenait depuis 2015. Réuni en urgence, le conseil d’administration du fabricant suisse de pompes, turbines et équipements pour l’industrie chimique, a annoncé qu’il allait racheter cinq millions d’actions de Renova pour ramener sa participation en dessous de 50 % – seuil en deçà duquel les sanctions américaines ne s’appliquent pas aux partenaires.
Les obligations émises par Polyus, premier producteur d’or russe, ont elles aussi fortement baissé : l’entreprise est détenue par la famille du milliardaire et sénateur Souleymane Kerimov, sanctionné et, par ailleurs, sous le coup de poursuites judiciaires en France pour blanchiment d’argent.
D’autres ne figuraient même pas sur la liste noire américaine mais ils ont connu une journée tout aussi difficile, comme Vladimir Potanine, patron de Norilsk Nickel, ou Sberbank, la première banque russe, en recul de 20 %. La Bourse de Moscou a perdu 8,34 %, et l’indice RTS, libellé en dollars, 11,44 %, tandis que le rouble s’est échangé à 74 contre 1 euro, rappelant les heures sombres de 2014. « C’est le début d’une étape très désagréable car ces sanctions sont qualitativement différentes des précédentes, relève Igor Nikolaï, directeur de l’Institut d’analyse stratégique. Elles impliquent une baisse des revenus en devises, et cela ne peut pas ne pas jouer sur le cours du rouble, surtout qu’il a été soutenu artificiellement l’année dernière. » « Dans le meilleur des cas l’économie va stagner, ajoute-t-il. Les prix du pétrole sont à un niveau relativement haut, mais s’ils venaient à baisser, cela pourrait devenir critique. » Déjà, la timide reprise de la croissance russe paraît menacée.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/04/10/tempete-boursiere-en-russie-apres-les-nouvelles-sanctions-americaines_5283282_3234.html#svR2ZxcrKus4Puav.99

Et vlan!!! cheers cheers cheers






Ça soulage Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  benoit77 le Mar 10 Avr - 23:21

Ce qui m'autorise à dire qq chose ici est mentionné en en-tête de ce forum.
Mais j'ai oublié que le comité de censure veille : on ne doit dire ici que ce qui plait a une minorité d’inscrit sous peine de se faire pourrir illico presto.
donc voila : "Toutes les opinions sont à prendre en considération .... du moment qu'on ferme sa gueule et qu'on lèche le cul des censeurs
tongue tongue
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  Krispoluk le Mer 11 Avr - 0:06

benoit77 a écrit:Ce qui m'autorise à dire qq chose ici est mentionné en en-tête de ce forum.
Mais j'ai oublié que le comité de censure veille : on ne doit dire ici que ce qui plait a une minorité d’inscrit sous peine de se faire pourrir illico presto.
donc voila : "Toutes les opinions sont à prendre en considération .... du moment qu'on ferme sa gueule et qu'on lèche le cul des censeurs
tongue tongue

Ton commentaire est idiot Twisted Evil

C'est toi qui a commencé à agresser Lemonline en l'accusant de rouler pour Sputnik alors que rien dans ses écrits ne permettait de l'affirmer...  Evil or Very Mad
(Tu n'as jamais pensé à postuler à sputnik parce que là tu a le niveau requis.)

Alors il ne faut pas inverser ensuite la charge de la preuve et se poser en victime...affraid

Nous avons ici des "sensibilités" politiques différentes mais nous roulons pour la même cause : l'indépendance de l'Ukraine !

Alors, pourquoi se "bouffer la gueule" pour des peccadilles... scratch  Twisted Evil
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  travellergillou76 le Mer 11 Avr - 7:47



Nous avons ici des "sensibilités" politiques différentes mais nous roulons pour la même cause : l'indépendance de l'Ukraine !

Alors, pourquoi se "bouffer la gueule" pour des peccadilles... scratch  Twisted Evil

Je vais encore mettre mon grain de sel, mais à la décharge de Benoit, je ne sens pas lemonline spécialement préoccupé par le sort de l'Ukraine quand je lis qu'on met sur le même plan de manière répétée le pays agresseur (la Russie) et ceux qui soutiennent l'Ukraine (les occidentaux).

D’où le malaise bounce bounce bounce
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  travellergillou76 le Mer 11 Avr - 8:04

[size=41]Syrie: le dispositif militaire des États-Unis et de leurs alliés[/size]





Par Le figaro.fr 
Mis à jour le 10/04/2018 à 21h03 | Publié le 10/04/2018 à 21h01


Après l'attaque chimique présumée qui aurait fait des dizaines de morts samedi dans la ville de Douma, dernier bastion rebelle aux portes de Damas, dans la Ghouta, voici le dispositif militaire qui pourrait être utilisé par les États-Unis et leurs alliés en cas de représailles contre le régime du président syrien Bachar el Assad .
États-Unis
Quand le président Donald Trump a donné l'ordre l'an dernier de frapper le régime syrien après une attaque meurtrière au gaz sarin contre la ville rebelle de Khan Cheikhoun, l'US Navy a lancé 59 missiles de croisière Tomahawk depuis les destroyers USS Porter et USS Ross qui croisaient en Méditerranée. Les Tomahawks utilisés l'an dernier ont frappé des avions, des abris, des stocks de carburant et de munition, des systèmes antimissile et des radars de la base aérienne de Chayrat, contrôlée par le régime syrien.
» LIRE AUSSI -
Cette année, le Porter et le Ross sont en mission dans l'Atlantique Nord, beaucoup trop loin de la côte syrienne. Mais l'USS Donald Cook, un destroyer de la classe Arleigh Burke, a quitté lundi le port chypriote de Larnaca, où il faisait escale, et se trouve dans une zone d'où il peut facilement frapper la Syrie. En outre, l'USS New York croise en Méditerranée, mais il est peu probable que ce navire de transport amphibie soit directement impliqué dans une frappe de ce genre.
Huit sous-marins de l'US Navy sont en outre déployés actuellement dans le monde. Leur emplacement est tenu secret mais si l'un d'eux se trouve actuellement en Méditerranée, il pourrait être utilisé pour lancer des missiles. L'US Navy n'a actuellement aucun porte-avions en Méditerranée, mais le groupe aéronaval de l'USS Harry S. Truman doit quitter mercredi le port de Norfolk, en Virginie, dans le cadre d'un déploiement prévu de longue date. Si le Pentagone voulait utiliser des drones, il dispose d'un réseau étendu dans la région, où les États-Unis dirigent la coalition internationale contre le groupe État islamique (EI), en Irak et Syrie, depuis 2014.
France
La France annoncera «dans les prochains jours» sa réponse à l'attaque chimique présumée en Syrie et, si elle décide de frappes, celles-ci viseront les «capacités chimiques» du régime et en aucun cas ses «alliés» russe et iranien, a déclaré mardi le président français Emmanuel Macron.
Parmi les scénarios possibles côté français figure l'envoi d'avions Rafale armés de missiles de croisière Scalp. La portée de ces missiles, supérieure à 250 kilomètres, permet des frappes sans que les avions n'aient à survoler la Syrie, dont le ciel est protégé par les défenses antiaériennes russes. Les appareils pourraient décoller de Jordanie ou des Émirats arabes unis, pays qui accueillent chacun une base française.
Mais Paris pourrait aussi décider de faire décoller ses avions Rafale de son territoire national, et organiser deux ou trois ravitaillements en vol pour leur faire rejoindre la zone. Une option qui a le mérite de la discrétion, souligne une source militaire. «En métropole, personne ne voit ce qu'on prépare».
C'est l'option qu'avait choisie le président François Hollande en août 2013, après des attaques chimiques dans la Ghouta qui avaient fait plus de 1.400 morts. Mais Barack Obama avait finalement renoncé à lancer une opération en Syrie, forçant Paris à se raviser alors que plusieurs Rafale armés se tenaient prêts à décoller de la base de Saint-Dizier (est).
Autre possibilité: lancer des frappes depuis une frégate multimissions (FREMM) équipée de missiles de croisière navals (MdCN), dont la portée de plusieurs centaines de kilomètres permet de viser en profondeur des objectifs stratégiques, en restant dans les eaux internationales. Actuellement, la FREMM Aquitaine croise en Méditerranée orientale, dans le cadre de l'opération Chammal au Levant.
Royaume-Uni
Comme la France et les États-Unis, le Royaume-Uni s'est largement implanté militairement au Proche-Orient dans le cadre de la coalition antijihadiste: au 13 février 2018, les militaires britanniques avaient mené 1.700 frappes aériennes contre l'État islamique en Irak et Syrie. La Royal Air Force dispose d'une base aérienne importante à Chypre, celle d'Akrotiki d'où ont été menés de nombreux raids contre l'EI en Syrie.
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  lemonline le Mer 11 Avr - 9:55

travellergillou76 a écrit:


Nous avons ici des "sensibilités" politiques différentes mais nous roulons pour la même cause : l'indépendance de l'Ukraine !

Alors, pourquoi se "bouffer la gueule" pour des peccadilles... scratch  Twisted Evil

Je vais encore mettre mon grain de sel, mais à la décharge de Benoit, je ne sens pas lemonline spécialement préoccupé par le sort de l'Ukraine quand je lis qu'on met sur le même plan de manière répétée le pays agresseur (la Russie) et ceux qui soutiennent l'Ukraine (les occidentaux).

D’où le malaise bounce bounce bounce
Ça me conforte dans mes opinions. Tu es en permanence dans ton interprétation personnelle.
Je pense qu'on a tous ici des affinités avec l'Ukraine. Ça ne doit pas faire de nous des anti-russes primaires pour autant. Ou des pro-américains. Ce que je dis depuis le début et que je répèterai à chaque fois que c'est nécessaire, c'est que rien n'est tout blanc ou tout noir. Et que tout le monde ment! Je n'ai jamais excusé les actes d'agression russes, et je n'en ferai pas plus pour les conneries des autres.
Si je te comprend bien, il faut que je choisisse mon camp? Si je ne suis pas anti-russe, je suis obligatoirement pro-russe? Si je ne suis pas pro-américain, je suis pro-russe?
Le propre d'un forum est d'échanger des expériences, et des idées. A plus forte raison celui-ci puisque le mot d'ordre est "liberté d'expression"

Pour revenir sur le lien que tu fais avec la Syrie et l'Ukraine, je te dirai que pour moi le seul point commun est que la Russie défend ses intérêts. Je ne dis certainement pas qu'ils ont raison, je constate juste qu'ils défendent leurs intérêts avec le seul moyen qu'ils ont. La force!
En Syrie ils défendent le régime de Bachar El Assad qui les autorise à avoir des bases militaires sur le sol Syrien avec accès direct à la méditerranée. Et probablement, ils se préservent également du Gazoduc que le moyen-orient entend faire passer en Syrie, et approvisionner l'Europe en gaz aux dépends des russes. Et comme par hasard, c'est au moment ou les américains ont du gaz de Schiste à vendre.
En Ukraine, ils ont annexé la Crimée pour préserver le port militaire de Sébastopol au vu de la tournure des évènements avec la chute de l'ancienne présidence et des velléités d'entrée dans l'UE. Et ils alimentent le conflit dans le Donbass pour empêcher l'Ukraine de rejoindre l'OTAN, et l'UE. Et je suis persuadé qu'à moins d'y être contraints par la force, ils ne lâcheront jamais l'Ukraine.
Ça fait de moi un pro-russe de dire ça? C'est un constat, et on peut tous s'en indigner, je ne suis pas sûr que ce soit suffisant pour faire bouger les choses.

Après, pour faire des analogies avec l'histoire, quand les russes ont fait le blocus de Berlin, les conseillers de Kennedy lui ont dit que les russes n'étaient pas prêts à mourir pour cette ville allemande. D’où le pont aérien.
Et bien concernant la Syrie, je pense que c'est pareil mais vu de l'autre côté. Tant que les russes auront des intérêts en Syrie, personne n'y enverra de troupes.

Pour résumé, le message que je veux faire passer, c'est que le comportement des occidentaux n'est probablement pas étranger aux réactions condamnables russes. Rien n'est tout blanc ou tout noir!

Conflits, guerre froide, sanctions diplomatiques, on peut faire tout ce qu'on veut, si il y a bien une chose qui ne s’arrêtera probablement jamais, c'est la guerre économique! Et celle-là, c'est les américains qui la mènent! Et c'est sûrement ce que leur président élu par les grands électeurs avec moins de voix que son adversaire, sait faire de mieux...
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  steven21 le Mer 11 Avr - 10:08

lemonline a écrit:


Je pense qu'on a tous ici des affinités avec l'Ukraine. Ça ne doit pas faire de nous des anti-russes primaires pour autant. Ou des pro-américains. Ce que je dis depuis le début et que je répèterai à chaque fois que c'est nécessaire, c'est que rien n'est tout blanc ou tout noir. Et que tout le monde ment! Je n'ai jamais excusé les actes d'agression russes, et je n'en ferai pas plus pour les conneries des autres.
Si je te comprend bien, il faut que je choisisse mon camp? Si je ne suis pas anti-russe, je suis obligatoirement pro-russe? Si je ne suis pas pro-américain, je suis pro-russe?


tu sais que je t'aime toi  cheers
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  Capalest le Mer 11 Avr - 12:19

[size=33]Caroline Galactéros: «Pourquoi la France ne doit pas s'associer aux frappes en Syrie»[/size]

[size=33]Par  Caroline Galactéros  [/size]


[size=33]Mis à jour le 11/04/2018 à 10:06  Publié le 10/04/2018 à 19:06[/size]

FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que la France s'apprête vraisemblablement à frapper la Syrie, en représailles aux attaques chimiques supposées, Caroline Galactéros plaide pour un sursaut d'indépendance nationale. Selon elle, la France ne doit pas s'aventurer dans une nouvelle coalition.

Docteur en science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros est présidente du think tank Geopragma. Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a notamment publié Guerre, Technologie et société (éd. Nuvis, 2014).

La messe semble dite et une atmosphère de veillée d'armes plane sur Paris, tandis que le jeune prince d'Arabie Saoudite quitte la capitale et que notre président est en étroit dialogue avec son homologue américain. La France pourrait, en coordination avec Washington, frapper de manière imminente les forces du régime syrien en représailles d'une nouvelle attaque chimique imputée de manière «très probable» mais en amont de toute enquête, aux forces de l'abominable tyran Assad soutenu par les non moins affreux régimes russe et iranien.

Il faudrait agir vite, se montrer ferme, intraitable, juste! Il s'agirait là d'un «devoir moral»! On a bien entendu et lu. Le discours moralisateur sur la sauvegarde des civils innocents, pourtant inaudible après sept ans de guerre et de déstabilisation de la Syrie, est toujours le même. C'est là le comble du cynisme en relations internationales, que nous pratiquons pourtant sans états d'âme depuis des décennies. Pendant ce temps, la guerre silencieuse du Yémen continue. Ces civils-là n'existent pas, ne comptent pas.

Mais certaines images de guerre et de civils otages d'une sauvagerie généralisée irritent plus que d'autres nos consciences lasses d'Européens déshabitués de la violence et gonflés d'une prétention à connaître, dire et faire le Bien. Soit.

Mais agir contre qui? Qui faut-il punir? Le régime de «l'animal Assad», comme l'a appelé Trump? L'Iran? La Russie? Vraiment? Et si ce trio noir que l'on désigne exclusivement depuis des mois à la vindicte populaire internationale n'était qu'un leurre, proposé à notre indignation sélective pour ne pas réfléchir à nos propres incohérences?

Personne ne se demande pourquoi cette nouvelle attaque chimique arrive maintenant, au moment même où la Ghouta orientale repasse sous contrôle gouvernemental syrien et parachève sa reconquête territoriale, face à des groupuscules rebelles rivaux globalement en déroute et plus que jamais prêts à se vendre au plus offrant pour survivre et espérer compter? Personne ne s'autorise à douter un instant, quand le ministre russe des affaires étrangères rapporte que les observateurs du Croissant rouge syrien envoyés sur place n'ont rien vu ressemblant à une attaque? Serguei Lavrov ment-il carrément au Conseil de Sécurité des Nations unies ou bien faut-il penser que Moscou ne contrôle pas tout ce qui se fait au plan militaire sur le théâtre? Ou que des éléments de l'armée syrienne elle-même agiraient en électrons libres ou auraient été «retournés»? À qui profite le crime? C'est cette vieille question, mais toujours pertinente, qui paraît désormais indécente.


Quel serait pourtant l'intérêt de la Russie de laisser perpétrer une telle attaque, alors que, ne nous en déplaise, bien davantage que notre «Coalition internationale», elle cherche la paix, l'organise pragmatiquement, et est la seule depuis sept ans à engranger quelques résultats qui évidemment contreviennent à nos intérêts et à ceux de nos alliés régionaux?

On semble aussi avoir totalement oublié une donnée fondamentale du conflit: les malheureux civils de la Ghouta, comme ceux des ultimes portions du territoire syrien encore aux mains des «rebelles» djihadistes ou de Daech, sont des boucliers humains, peut-être même, en l'espèce, sacrifiés par ces mêmes apprentis démocrates suppôts d'al-Qaïda et consorts pour entraîner l'Occident dans une guerre ouverte avec Moscou et Téhéran.

Car si l'on quitte le microscope pour la longue-vue, il est permis de décrire à partir de cette dernière séquence syrienne un contexte stratégique global infiniment préoccupant pour l'Europe, et singulièrement pour la France, qui risque de prendre les avant-postes d'une guerre qui n'est pas la sienne, dont elle fera les frais et qui neutralisera durablement l'ambition présidentielle affirmée de prendre le leadership politique et moral de l'Union européenne. Nos amis allemands ou italiens sont d'ailleurs moins cynico-idéalistes, mais plus prosaïques que nous. Ils avancent prudemment, vont et viennent entre Beyrouth et Damas pour pousser leurs pions en cette phase douloureuse et recueilleront les fruits de notre marginalisation radicale quand la reconstruction syrienne arrivera.

La guerre en Syrie a été gagnée militairement par l'armée gouvernementale. Militairement, mais pas politiquement.

La ficelle est si grosse et la pelote si bien déroulée depuis des mois qu'on ne la voit plus en effet. On punit la Russie. On la punit d'être la Russie, déjà, et d'avoir réussi son retour sur la scène mondiale. On la punit de vouloir la paix en Syrie et de chercher à la mettre en musique politiquement à Astana ou à Sotchi. On la punit d'avoir sauvé Damas et son régime diabolisé du dépècement qu'on leur promettait et qui s'est fracassé sur la résilience populaire et gouvernementale syrienne et a déjoué partiellement au moins la confessionnalisation des affrontements politiques et sociaux que l'Occident encourage, sans en comprendre le danger insigne pour ses propres sociétés, et notamment en Europe.

La guerre en Syrie a été gagnée militairement par l'armée gouvernementale. Militairement, mais pas politiquement. Cette victoire sur le terrain au prix d'une guerre brutale (comme toutes les guerres, même celles menées depuis les airs et qui n'ont de chirurgicales que le nom), nous est proprement insupportable car cela nous force à faire la paix, ce que nul ne veut mis à part… Moscou. Ah, Moscou! L'impudent Vladimir Poutine trop bien réélu qui nous nargue avec sa coupe du monde, où des millions de gens vont découvrir un visage de la Russie qui ne les terrifiera pas.

Et puis derrière Moscou, on vise évidemment Téhéran, dont Israël, en pleine idylle officielle avec le centre mondial du salafisme - l'Arabie saoudite - qui a toutefois opportunément décidé de faire peau neuve, ne peut tolérer l'émergence régionale, tant le niveau sociétal, culturel, technologique et commercial de ce pays lui fait de l'ombre bien au-delà de la seule crainte d'un (dés)équilibre stratégique modifié par sa nucléarisation ultime.

Bref, nous sommes en train de tomber dans un vaste piège qui se joue sur plusieurs fronts, et de nous ruer, en croyant ainsi exister, sur le premier os qu'on nous jette. De ce point de vue, l'affaire Skripal pourrait bien n'avoir été que le hors-d'œuvre de la séquence actuelle. Elle a posé le premier étage d'une repolarisation politique et sécuritaire de l'Europe autour de Londres, et surtout sous la bannière de l'OTAN. Car c'est là l'ultime manœuvre: remettre au garde-à-vous les Européens qui, depuis l'arrivée de Donald Trump et le Brexit, s'étaient pris à rêver d'une autonomie européenne en matière de politique et de défense… Péril suprême pour le leadership américain sur le Vieux Continent, heureusement contrebalancé par les rodomontades de quelques nouveaux européens qui refusent leur arasement identitaire et mettent à mal tout projet d'affranchissement sécuritaire collectif. Le Secrétaire américain à la défense, le général Mattis, a d'ailleurs été très clair: les Européens doivent en effet consacrer 2 % de leur PIB à la défense, mais pour acheter des armes américaines et demeurer dans l'orbite otanienne évidemment, l'Alliance constituant le cadre naturel et nécessaire de la défense de l'Europe. Fermez le ban!


Nous sommes en train de tomber dans un vaste piège qui se joue sur plusieurs fronts.
Nous sommes donc en train d'être clairement repris en main par l'OTAN, mais on ne s'en rend pas compte car on nous vend la nécessité d'une solidarité sans failles, donc manichéenne, face à une «offensive russe» pour diviser l'Europe (comme si nous n'étions pas assez grands pour nous diviser nous-mêmes) et dominer le Levant. C'était probablement l'objet de l'affaire Skripal comme de la présente montée au front sur la Syrie. La volte-face aujourd'hui même d'Angela Merkel sur le projet Northstream-2 ne fait qu'amplifier cette polarisation. Moscou est poussé à se crisper donc à s'isoler par tous les moyens. Par les sanctions, par les vrais faux empoisonnements d'espions en plein Londres et jusqu'à cette décision allemande qui ne peut que durcir la position russe en Syrie et assurer la montée des tensions, le Kremlin n'ayant plus d'autre alternative que de jouer le tracé Qatari qui passe par la Syrie… Redoutable manœuvre anglo-américaine donc, à laquelle Paris et Berlin semblent ne voir que du feu.

Il faut donc s'y résoudre: l'Amérique d'Obama a vécu. Celle de Trump et de ceux - néoconservateurs de toutes obédiences - qui l'environnent très fermement désormais, a radicalement changé de posture. Certes le président américain annonce son souhait de quitter la Syrie, mais il avoue pouvoir changer d'avis si l'Arabie saoudite payait le coût de cette présence! On ne peut être plus clair et c'était aussi tout le sens de son premier voyage à Riyad au printemps dernier: réassurer l'allié du Quincy (dont le Pacte éponyme était rendu caduc par la nouvelle indépendance énergétique américaine) contre 400 milliards de dollars de contrats pour l'économie américaine. Et puis, tandis qu'il déclare au grand dam de ses généraux et pour tromper son monde qu'il veut partir, il se consolide une vaste zone d'influence américaine à l'est de l'Euphrate avec les FDS arabo-kurdes.

Washington, dans le vaste mouvement de repolarisation du monde, entend en tout état de cause demeurer le môle principal d'arrimage d'un Occident qui doute face à une Chine qui structure à son rythme et via un affrontement de basse intensité mais tous azimuts, un véritable «contre-monde». L'Amérique, fébrile, joue son va-tout pour renverser la vapeur d'un ordre international qu'elle ne contrôle plus mais qu'elle veut encore dominer coûte que coûte. Elle veut l'affrontement pour réinstaller sa préséance face à Moscou, Téhéran et Pékin, cible ultime de l'intimidation. C'est là pourtant un combat profondément à contresens de l'évolution du monde. Affligés du syndrome postmoderne de la vue basse et celui de l'hybris technologique, nous oublions que la vie est longue.

Au-delà, cette affaire, comme d'innombrables autres, met en évidence une évolution dangereuse: la substitution à la réalité non d'une image déformée, mais carrément d'une autre réalité et le retour de la tentation de la guerre préventive préemptive, qui évite d'enquêter. La question est vraiment très grave pour l'essence même de la politique internationale. Préfère-t-on l'image au réel, les fake news à l'analyse, le sensationnalisme à la rigueur?

Alors que voulons-nous? Ce sera bientôt clair: si nous voulons sauver la Syrie, il nous faut surtout ne pas nous joindre à une coalition qui agira hors de tout mandat de l'ONU et qui portera le poids d'une guerre dont le peuple syrien est la dernière roue du carrosse et sera la victime immédiate. La grande question est donc: mais que vient faire Paris dans cette galère? On se trompe comme souvent d'ennemi, d'allié, de posture, de tout en somme. Et si l'on essayait l'audace, le courage et la singularité? Notre siège au Conseil de Sécurité, que guigne l'Allemagne de plus en plus ouvertement, en serait relégitimé. Nous posons-nous seulement la question de notre intérêt national (qui ne se réduit pas à des contrats d'armement) et des raisons pour lesquelles on nous sert ainsi l'injonction d'un alignement sur le thème du Bien contre le Mal et de la guerre préventive?

Dans ce nouveau grand jeu, la France a encore l'opportunité inespérée de compter plus que son poids démographique ou même économique ne le lui permet.
La France est désormais, en Syrie comme ailleurs, au pied du mur. Elle a l'occasion inespérée de faire valoir une approche prudente et rigoureuse, une voix pour la paix, une singularité. Nous avons déjà une influence au plus bas dans la région. Si nous voulons compter de nouveau, nous devons regarder la réalité dans les yeux et admettre que «nous avons eu tout faux» depuis 2011. Il n'est jamais trop tard et notre président peut encore choisir de compter véritablement au regard de l'Histoire et dans le cœur des peuples

Une guerre contre l'Iran et la Russie n'est pas la nôtre. Elle ne correspond nullement aux intérêts stratégiques français, ni à ceux de l'Europe. Nous avons déjà si naïvement collé aux Britanniques qui veulent quitter l'Union, sans preuve et par principe, dans l'affaire Skripal. Pourquoi cette fuite en avant?

Dans ce nouveau grand jeu, la France a encore l'opportunité inespérée de compter plus que son poids démographique ou même économique ne le lui permet, en affirmant une singularité et une cohérence. Plus que jamais le réalisme, aux antipodes du cynisme, doit être le bouclier et la lance de notre nouvelle posture internationale. Il nous rapproche non d'une justice abstraite mais de l'équité et de la clairvoyance. La France n'a pas le droit et aucun intérêt à être malhonnête dans son interprétation des faits. Elle a tout à gagner à la lucidité et elle doit d'urgence montrer au monde comme aux peuples et pouvoirs du Moyen-Orient qu'on ne l'égare ni ne la soumet si facilement.

Caroline Galactéros

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/04/10/31002-20180410ARTFIG00277-pourquoi-la-france-ne-doit-pas-s-associer-aux-frappes-en-syrie.php









Capalest

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Re: le retour de la guerre froide?

Message  Caduce62 le Mer 11 Avr - 12:58

Capalest a écrit:
Docteur en science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros est présidente du think tank Geopragma. Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a notamment publié Guerre, Technologie et société (éd. Nuvis, 2014).

En tant qu'officier de réserve, je m'abstiendrai de critiquer par devoir de réserve mais comme dirai Audiard, il y aurai des baffes à perdre  Laughing Laughing Laughing
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  Pegase76 le Mer 11 Avr - 13:36

lemonline a écrit:
travellergillou76 a écrit:
Cool

Nous avons ici des "sensibilités" politiques différentes mais nous roulons pour la même cause : l'indépendance de l'Ukraine !

Alors, pourquoi se "bouffer la gueule" pour des peccadilles... scratch  Twisted Evil

Je vais encore mettre mon grain de sel, mais à la décharge de Benoit, je ne sens pas lemonline spécialement préoccupé par le sort de l'Ukraine quand je lis qu'on met sur le même plan de manière répétée le pays agresseur (la Russie) et ceux qui soutiennent l'Ukraine (les occidentaux).

D’où le malaise bounce bounce bounce
Ça me conforte dans mes opinions. Tu es en permanence dans ton interprétation personnelle.
Je pense qu'on a tous ici des affinités avec l'Ukraine. Ça ne doit pas faire de nous des anti-russes primaires pour autant. Ou des pro-américains. Ce que je dis depuis le début et que je répèterai à chaque fois que c'est nécessaire, c'est que rien n'est tout blanc ou tout noir. Et que tout le monde ment! Je n'ai jamais excusé les actes d'agression russes, et je n'en ferai pas plus pour les conneries des autres.
Si je te comprend bien, il faut que je choisisse mon camp? Si je ne suis pas anti-russe, je suis obligatoirement pro-russe? Si je ne suis pas pro-américain, je suis pro-russe?
Le propre d'un forum est d'échanger des expériences, et des idées. A plus forte raison celui-ci puisque le mot d'ordre est "liberté d'expression"

Pour revenir sur le lien que tu fais avec la Syrie et l'Ukraine, je te dirai que pour moi le seul point commun est que la Russie défend ses intérêts. Je ne dis certainement pas qu'ils ont raison, je constate juste qu'ils défendent leurs intérêts avec le seul moyen qu'ils ont. La force!
En Syrie ils défendent le régime de Bachar El Assad qui les autorise à avoir des bases militaires sur le sol Syrien avec accès direct à la méditerranée. Et probablement, ils se préservent également du Gazoduc que le moyen-orient entend faire passer en Syrie, et approvisionner l'Europe en gaz aux dépends des russes. Et comme par hasard, c'est au moment ou les américains ont du gaz de Schiste à vendre.
En Ukraine, ils ont annexé la Crimée pour préserver le port militaire de Sébastopol au vu de la tournure des évènements avec la chute de l'ancienne présidence et des velléités d'entrée dans l'UE. Et ils alimentent le conflit dans le Donbass pour empêcher l'Ukraine de rejoindre l'OTAN, et l'UE. Et je suis persuadé qu'à moins d'y être contraints par la force, ils ne lâcheront jamais l'Ukraine.
Ça fait de moi un pro-russe de dire ça? C'est un constat, et on peut tous s'en indigner, je ne suis pas sûr que ce soit suffisant pour faire bouger les choses.

Après, pour faire des analogies avec l'histoire, quand les russes ont fait le blocus de Berlin, les conseillers de Kennedy lui ont dit que les russes n'étaient pas prêts à mourir pour cette ville allemande. D’où le pont aérien.
Et bien concernant la Syrie, je pense que c'est pareil mais vu de l'autre côté. Tant que les russes auront des intérêts en Syrie, personne n'y enverra de troupes.

Pour résumé, le message que je veux faire passer, c'est que le comportement des occidentaux n'est probablement pas étranger aux réactions condamnables russes. Rien n'est tout blanc ou tout noir!

Conflits, guerre froide, sanctions diplomatiques, on peut faire tout ce qu'on veut, si il y a bien une chose qui ne s’arrêtera probablement jamais, c'est la guerre économique! Et celle-là, c'est les américains qui la mènent! Et c'est sûrement ce que leur président élu par les grands électeurs avec moins de voix que son adversaire, sait faire de mieux...
Ça c’est une réponse  Cool
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  travellergillou76 le Mer 11 Avr - 13:57


Ça fait de moi un pro-russe de dire ça? C'est un constat, et on peut tous s'en indigner, je ne suis pas sûr que ce soit suffisant pour faire bouger les choses.

T'as bien raison, il faut donc se coucher devant la Russie Very Happy Very Happy Very Happy

C'est un discours quasi collaborationniste que tu nous tiens. Tu "sers la soupe" à un pays qui nuit à nos intérêts et à ceux de nos alliés.
L'URSS avait ses idiots utiles communistes français pendant la guerre froide. Je constate que la relève est assurée. cheers cheers cheers

Inutile de perdre son temps en conjectures. Maintenant les armes vont parler et c'est très bien ainsi. Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  travellergillou76 le Mer 11 Avr - 14:05



Conflits, guerre froide, sanctions diplomatiques, on peut faire tout ce qu'on veut, si il y a bien une chose qui ne s’arrêtera probablement jamais, c'est la guerre économique! Et celle-là, c'est les américains qui la mènent! Et c'est sûrement ce que leur président élu par les grands électeurs avec moins de voix que son adversaire, sait faire de mieux...
Et les russes qui coupaient le gaz aux ukrainiens en plein hiver, c'est pas de la guerre économique peut être????
Quelles pratiques sympathiques. cheers cheers cheers

C'est vrai que Poutine a lui été élu "démocratiquement" avec 76% des voies dès le 1er tour  Very Happy Very Happy Very Happy
Trump a été élu démocratiquement alors qu'il avait , contrairement à Poutine, quasiment tous les médias contre lui.
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  Janchik le Mer 11 Avr - 14:16

Pour faire simple, moi en fait, j'adore la Russie.... c'est Poutine et ses actes qui me font vomir  Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  travellergillou76 le Mer 11 Avr - 14:18

[size=50]Trump menace de lancer des missiles sur la Syrie, le Cac 40 s’enfonce[/size]

[size=40]ACTUALITÉS DES MARCHÉS[/size]





PAR JOHN WIBURG | INVESTIR.FR | LE 11/04/18 À 13:37 | MIS À JOUR LE 11/04/18 À 14:14 @JohnWiburg


La Bourse de Paris recule, les menaces de Donald Trump de lancer des missiles sur la Syrie prenant le pas sur l’attente des chiffres de l’inflation aux Etats-Unis.



image: https://investir.lesechos.fr/medias/2018/04/11/1755717_1523430639_paris9_565x377p.jpg
La séance de Bourse du 11 avril | Crédits photo : Shutterstock
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La Bourse de Paris recule, les tensions géopolitiques en Syrie occultant l’accalmie sur le front commercial entre la Chine et les Etats-Unis. Comme à son habitude, c’est sur Twitter que [url=https://investir.lesechos.fr/recherche/actualites/?exec=1&texte=Donald Trump]Donald Trump[/url]a menacé la Syrie de tirs de missiles américains. « La Russie promet de détruire tout missile tiré sur la Syrie. Russie, prépare-toi, parce qu’ils vont arriver, tout beaux, tout neufs et ‘smart !’ », écrit le président américain. Eurocontrol, l’agence européenne du contrôle du trafic aérien a invité les compagnies à la prudence dans les prochaines 72 heures en Méditerranée orientale en raison du risque de tirs de missiles sur la Syrie.
 « Le sentiment du marché c’est à nouveau détérioré alors que les investisseurs s’inquiètent de plus en plus de la possibilité d’une réponse militaire des Etats-Unis à l’utilisation présumée d’armes chimiques sur Douma [en Syrie] le week-end dernier », indiquent les analystes d’UniCredit dans une note.



En savoir plus sur https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/cac-40-inflation-americaine-fed-euro-dollar-la-seance-de-bourse-du-11-avril-1755717.php#hFx2O3wAWtvFbYtD.99


Il est très bien ce Trump cheers cheers cheers
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  lemonline le Mer 11 Avr - 14:30

travellergillou76 a écrit:

Ça fait de moi un pro-russe de dire ça? C'est un constat, et on peut tous s'en indigner, je ne suis pas sûr que ce soit suffisant pour faire bouger les choses.

T'as bien raison, il faut donc se coucher devant la Russie Very Happy Very Happy Very Happy

C'est un discours quasi collaborationniste que tu nous tiens. Tu "sers la soupe" à un pays qui nuit à nos intérêts et à ceux de nos alliés.
L'URSS avait ses idiots utiles communistes français pendant la guerre froide. Je constate que la relève est assurée. cheers cheers cheers

Inutile de perdre son temps en conjectures. Maintenant les armes vont parler et c'est très bien ainsi. Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
Enlève tes œillères et regarde le monde autrement. En fait, le plus nostalgique de l'Urss ici, c'est toi! Ça te conforte dans ton idée des gentils et des méchants!
D'habitude tu dis des trucs plus sensés, pas objectifs, mais qui s'appuient au moins sur une part de faits avérés. Qui a dit qu'il fallait se coucher devant la Russie, si ce n'est toi? Qui sert la soupe à qui? Tu comprends rien ou quoi? Tu te rappelles de De Gaulle? C'était quoi sa position?

D'où tu me taxes de collabo toi l'être supérieur qui juge les peuples?

Et alors le va t'en guerre? C'est comme ça qu'on résout tous les conflits? Mais qu'est ce que tu attends pour t'engager au bataillon Azov?
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  lemonline le Mer 11 Avr - 14:31

travellergillou76 a écrit:


Conflits, guerre froide, sanctions diplomatiques, on peut faire tout ce qu'on veut, si il y a bien une chose qui ne s’arrêtera probablement jamais, c'est la guerre économique! Et celle-là, c'est les américains qui la mènent! Et c'est sûrement ce que leur président élu par les grands électeurs avec moins de voix que son adversaire, sait faire de mieux...
Et les russes qui coupaient le gaz aux ukrainiens en plein hiver, c'est pas de la guerre économique peut être????
Quelles pratiques sympathiques. cheers cheers cheers

C'est vrai que Poutine a lui été élu "démocratiquement" avec 76% des voies dès le 1er tour  Very Happy Very Happy Very Happy
Trump a été élu démocratiquement alors qu'il avait , contrairement à Poutine, quasiment tous les médias contre lui.
Pourquoi toujours tout ramener à la Russie? C'est ta raison de vivre?
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  travellergillou76 le Mer 11 Avr - 14:54

[size=41]NOUVEAUSyrie : «Tiens-toi prête, Russie, les missiles arrivent», prévient Trump[/size]





Par Le figaro.fr, AFP agence et agence ReutersMis à jour le 11/04/2018 à 14h41 | Publié le 11/04/2018 à 14h24

Dans un tweet matinal, le président américain a averti mercredi la Russie de frappes imminentes contre la Syrie, ajoutant que les relations entre les deux pays étaient «pires aujourd'hui qu'elles ne l'ont jamais été, y compris pendant la Guerre froide».
«Tiens-toi prête, Russie, car ils arrivent, beaux, nouveaux et ‘intelligents!' Vous ne devriez pas vous associer à un Animal qui Tue avec du Gaz, qui tue son peuple et aime cela». Le président américain Donald Trump a ainsi menacé directement la Russie - alliée de Bachar el-Assad - sur son compte Twitter en lui annonçant que les missiles en direction de la Syrie arrivaient.



Il a renchéri dans un second tweet en affirmant que les relations avec la Russie étaient pires que durant la Guerre froide. «Notre relation avec la Russie est pire aujourd'hui qu'elle ne l'a jamais été, y compris pendant la Guerre froide. Il n'y a pas de raison à cela. La Russie a besoin qu'on l'aide sur son économie, ce qui devrait être très facile à faire, et nous avons besoin que toutes les nations travaillent ensemble. Arrêtons la course aux armements?», a tweeté le président Trump.



Cette nouvelle menace de Trump laisse présager une attaque imminente des États-Unis sur la Syrie, en réaction à l'attaque chimique présumée du régime syrien à Douma. Donald Trump avait déjà promis lundi qu'il prendrait «une décision majeure dans les prochaines 24 à 48 heures» concernant la réponse à adopter concernant la dernière attaque chimique en Syrie.

Moscou insinue que Washington veut «effacer les traces de provocations»


Mardi soir au Conseil de sécurité de l'ONU réuni en urgence, Moscou a posé son veto à la résolution américaine prévoyant de créer un mécanisme d'enquête sur le recours aux armes chimiques. «En cas de frappe américaine(...), les missiles seront abattus et même les sources d'où proviennent ces missiles seront prises pour cibles», avait déclaré le même jour l'ambassadeur russe au Liban, Alexander Zassipkine, interrogé sur la chaîne de télévision du Hezbollah Al Manar.
«Les missiles intelligents doivent voler en direction des terroristes et non pas en direction du gouvernement légitime, qui lutte depuis plusieurs années contre le terrorisme international sur son territoire», a réagi ce mercredi sur Facebook la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. «L'idée serait-elle d'effacer rapidement les traces de provocations par des frappes de missiles intelligents, et les inspecteurs n'auront plus rien à trouver en termes de preuves», s'est interrogée la porte-parole.



Mais pourquoi toujours tout ramener à la Russie???? Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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Re: le retour de la guerre froide?

Message  Thuramir le Mer 11 Avr - 21:41

Très simplement, ni les européens, ni les américains ne sont prêts à faire la guerre à la Russie pour sauver la population syrienne ou même l'Ukraine. Ce ne sont pas des points stratégiques primordiaux pour le camp occidental. Les déclarations de Trump et de la Russie ne sont que des postures internationales où l'on montre ses muscles militaires en répétant "Je peux faire un malheur, mais je me contenterais d'un sérieux avertissement". Cela sert uniquement à montrer que l'on existe et que l'on ne craint pas l'autre. Et en outre, cela permet de faire étalage de sa technologie récente.
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Re: le retour de la guerre froide?

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