Et en Russie !

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Message  Matt le Jeu 30 Mai - 19:03

Tiens, c'est comme le pain d'un kilo en Belgique qui fait en réalité 800 gr. Laughing

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Message  Caduce62 le Lun 3 Juin - 1:21

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Message  Caduce62 le Mar 4 Juin - 12:47

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Message  Caduce62 le Jeu 6 Juin - 15:30

L’individu dans l’histoire. La Russie au XXe siècle", concours que l’association Memorial organise depuis 20 ans est quelque chose d’absolument formidable. Il se déroule tous les ans, sur un thème donné, et encourage des jeunes à mener des recherches historiques familiales et locales avec leurs enseignants (le succès dépend, donc, largement des enseignants qui acceptent, ou non, de s’engager dans le projet).
Rappelons qu’en Russie, des pages entières de l’histoire du XXe siècle restent très mal connues, car taboues, que le rapport à l’histoire et l’interprétation de celle-ci changent tous les 10/20 ans et que, dans de nombreuses familles, les grands-parents ne parlent pas de leur histoire vécue à leurs petits-enfants, sauf au sujet d’une « grande guerre patriotique » largement mythifiée. (Et maintenant, ils parlent des glaces et de la soi-disant stabilité heureuse des années Brejnev…). Des membres de la famille, des années entières et une bonne partie de la mémoire familiale sont passés sous silence et oubliés : ils sont «tombés du cadre »…
Si cette histoire du XXe siècle est si mal connue, c’est parce que, à l’exception de très brèves périodes, les autorités hésitent toujours à reconnaître, publiquement et sans ambiguïtés, que le pouvoir soviétique et des milliers de personnes impliquées dans ce pouvoir sont responsables des meurtres et des déportations de millions de leurs compatriotes, et que rien de rien ne justifiait ces meurtres et ces violences qui ont fait exploser pratiquement toutes les familles et ancré un sentiment d’insécurité, d’autant plus fort et destructeur qu’il n’est pas exprimé.
Du coup, on reflanque des statues de Staline et on laisse celles de Lénine en place.
Toutefois, depuis la perestroïka, et aujourd’hui encore, aujourd’hui de nouveau, il y a de nombreuses initiatives, au théâtre notamment, dans la littérature, dans certains musées, pour parler de cette douloureuse histoire du XXe siècle et des traumatismes qu’elle a engendrés. Et l’une de ces initiatives, c’est ce concours de Memorial : un thème est donné chaque année, et les mômes partent interroger leurs grands-mères et/ou explorer les archives locales avec leur enseignant. Puis ils écrivent un texte sur le sujet étudié à l’échelle de leur famille, de leur village, leur ville ou leur région. Bref, c’est un peu comme, en France, le Concours de la Résistance, mais sans l’appui de l’Etat, et sur des thématiques plus larges.
Un jury très prestigieux, actuellement présidé par la femme de lettres Ludmila Oulitskaïa, se réunit et prime les travaux qui sont ensuite publiés dans un livre (il y en a donc une vingtaine, cela n’a rien d’une opération clandestine…). Puis Memorial fait venir les lauréats et leurs enseignants à Moscou pour une fête, ce qui offre aussi aux provinciaux l’occasion de visiter certains lieux et expositions.
Bref, c’est un projet formidable, et environ 50.000 lycéens y ont participé au cours des vingt dernières années.
Sauf que. Sauf que, depuis quelques années, des « têtes rasées » viennent harceler les membres du jury, voire les couvrir de teinture verte, avec la complicité de chaînes d’Etat. Que, cette année, à la veille de la cérémonie, la chaîne Russie 24 a qualifié les organisateurs du concours de « Judas contemporains » (oui, c’est caractéristique de l’ambiance…). Ceux-ci, mais aussi les lycéens et leurs enseignants, sont accusés d’être des « anti-patriotes » et de « réécrire l’histoire ».
Le pompon, c’est que l’on a appris ces dernières semaines que de nombreux enseignants, dans la plupart des régions impliquées, ont été convoqués chez leurs directeurs d’établissement pour discuter (ah, les fameuses « discussions » soviétiques… Pas exactement autour d’une tasse de thé…) avec des représentants de l’administration locale et/ou du FSB (CV = ancien KGB).
« On demande aux enseignants de quelle façon se diffusent les informations sur le concours (CV : par pigeons voyageurs ?) ; on exige que ces enseignants présentent les textes des participants (y compris ceux des années précédentes) et on leur recommande avec insistance de cesser leur collaboration avec Memorial. Parfois, on a aussi convoqué les lycéens lauréats à ces discussions prophylactiques. »
Il semble bien qu’un ordre ait été donné « d’en haut » pour tenter d’effrayer les lycéens, leurs familles et leurs enseignants.
CV : et aujourd’hui, le Pou disait que l’histoire de la guerre était «réécrite » en Occident…
Cécile Vaissié

https://www.memo.ru/ru-ru/projects/men-in-history/news/267?fbclid=IwAR06gtDA0q6eIhX02bm74epvEhehlNENdo0v_NAdyNwzUD5yHTbzIJX2E70

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Message  Caduce62 le Ven 7 Juin - 12:53

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Message  Krispoluk le Ven 7 Juin - 13:34

Caduce62 a écrit: L’individu dans l’histoire. La Russie au XXe siècle", concours que l’association Memorial organise depuis 20 ans est quelque chose d’absolument formidable. Il se déroule tous les ans, sur un thème donné, et encourage des jeunes à mener des recherches historiques familiales et locales avec leurs enseignants (le succès dépend, donc, largement des enseignants qui acceptent, ou non, de s’engager dans le projet).
Rappelons qu’en Russie, des pages entières de l’histoire du XXe siècle restent très mal connues, car taboues, que le rapport à l’histoire et l’interprétation de celle-ci changent tous les 10/20 ans et que, dans de nombreuses familles, les grands-parents ne parlent pas de leur histoire vécue à leurs petits-enfants, sauf au sujet d’une « grande guerre patriotique » largement mythifiée. (Et maintenant, ils parlent des glaces et de la soi-disant stabilité heureuse des années Brejnev…). Des membres de la famille, des années entières et une bonne partie de la mémoire familiale sont passés sous silence et oubliés : ils sont «tombés du cadre »…
Si cette histoire du XXe siècle est si mal connue, c’est parce que, à l’exception de très brèves périodes, les autorités hésitent toujours à reconnaître, publiquement et sans ambiguïtés, que le pouvoir soviétique et des milliers de personnes impliquées dans ce pouvoir sont responsables des meurtres et des déportations de millions de leurs compatriotes, et que rien de rien ne justifiait ces meurtres et ces violences qui ont fait exploser pratiquement toutes les familles et ancré un sentiment d’insécurité, d’autant plus fort et destructeur qu’il n’est pas exprimé.
Du coup, on reflanque des statues de Staline et on laisse celles de Lénine en place.
Toutefois, depuis la perestroïka, et aujourd’hui encore, aujourd’hui de nouveau, il y a de nombreuses initiatives, au théâtre notamment, dans la littérature, dans certains musées, pour parler de cette douloureuse histoire du XXe siècle et des traumatismes qu’elle a engendrés. Et l’une de ces initiatives, c’est ce concours de Memorial : un thème est donné chaque année, et les mômes partent interroger leurs grands-mères et/ou explorer les archives locales avec leur enseignant. Puis ils écrivent un texte sur le sujet étudié à l’échelle de leur famille, de leur village, leur ville ou leur région. Bref, c’est un peu comme, en France, le Concours de la Résistance, mais sans l’appui de l’Etat, et sur des thématiques plus larges.
Un jury très prestigieux, actuellement présidé par la femme de lettres Ludmila Oulitskaïa, se réunit et prime les travaux qui sont ensuite publiés dans un livre (il y en a donc une vingtaine, cela n’a rien d’une opération clandestine…). Puis Memorial fait venir les lauréats et leurs enseignants à Moscou pour une fête, ce qui offre aussi aux provinciaux l’occasion de visiter certains lieux et expositions.
Bref, c’est un projet formidable, et environ 50.000 lycéens y ont participé au cours des vingt dernières années.
Sauf que. Sauf que, depuis quelques années, des « têtes rasées » viennent harceler les membres du jury, voire les couvrir de teinture verte, avec la complicité de chaînes d’Etat. Que, cette année, à la veille de la cérémonie, la chaîne Russie 24 a qualifié les organisateurs du concours de « Judas contemporains » (oui, c’est caractéristique de l’ambiance…). Ceux-ci, mais aussi les lycéens et leurs enseignants, sont accusés d’être des « anti-patriotes » et de « réécrire l’histoire ».
Le pompon, c’est que l’on a appris ces dernières semaines que de nombreux enseignants, dans la plupart des régions impliquées, ont été convoqués chez leurs directeurs d’établissement pour discuter (ah, les fameuses « discussions » soviétiques… Pas exactement autour d’une tasse de thé…) avec des représentants de l’administration locale et/ou du FSB (CV = ancien KGB).
« On demande aux enseignants de quelle façon se diffusent les informations sur le concours (CV : par pigeons voyageurs ?) ; on exige que ces enseignants présentent les textes des participants (y compris ceux des années précédentes) et on leur recommande avec insistance de cesser leur collaboration avec Memorial. Parfois, on a aussi convoqué les lycéens lauréats à ces discussions prophylactiques. »
Il semble bien qu’un ordre ait été donné « d’en haut » pour tenter d’effrayer les lycéens, leurs familles et leurs enseignants.
CV : et aujourd’hui, le Pou disait que l’histoire de la guerre était «réécrite » en Occident…
Cécile Vaissié

https://www.memo.ru/ru-ru/projects/men-in-history/news/267?fbclid=IwAR06gtDA0q6eIhX02bm74epvEhehlNENdo0v_NAdyNwzUD5yHTbzIJX2E70

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Il y a eu un "procès de Nuremberg" en Allemagne.

Il n'en a jamais eu en Russie, sur les crimes du Stalinisme mais aussi, ceux du Léninisme...

De là, le malaise ambiant et les plaies non refermées le l'époque soviétique !  Twisted Evil

A cet égard, l'attitude de l'Ukraine est bien plus claire et libératrice de cette période (même parfois avec quelques excès).

Il est vrai que l'Ukraine a très souvent été traitée, en vassal méprisé de la Russie et prend sa revanche aujourd'hui...  Twisted Evil Smile
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Message  ght85 le Ven 7 Juin - 16:02

[size=33]Le Forum économique russe plombé par l'affaire Baring Vostok[/size]
Ce devait être l’occasion d’attirer de nouveaux investissements étrangers en Russie. Mais l’affaire Baring Vostok et les poursuites intentées contre deux entrepreneurs étrangers pèsent sur le Forum économique de Saint-Pétersbourg. Pour Vladimir Poutine, il devient de plus en plus difficile d’attirer en Russie les capitaux étrangers.
C’est l’objectif affiché par Vladimir Poutine à l’occasion du Forum économique de Saint-Pétersbourg, le rendez-vous d’affaires le plus prisé de Russie : convaincre les investisseurs étrangers de miser sur la Russie. Malgré les sanctions, malgré une économie atone (seulement 0,5% de croissance en rythme annuel au premier trimestre) et surtout malgré l’affaire Baring Vostok.
L’arrestation de Philippe Delpal et l’assignation à résidence de Michael Calvey - pour ce qui est considéré comme un litige commercial - ont rendu très pesant le climat des affaires en Russie. « 70% des hommes d’affaires estiment dangereux de créer une entreprise chez nous, s’est alarmé Alexei Koudrine, président de la Cour des comptes russe, lors de l’ouverture du Forum de Saint-Pétersbourg. C'est un travail compliqué, risqué, et la situation de Michael Calvey le prouve encore une fois. L’affaire Baring Vostok est un choc pour l’économie russe et depuis le début de l'année, la fuite des capitaux de Russie a doublé et atteint plus de 40 milliards de dollards. »
Une affaire qui fait peur

Si l’affaire Baring Vostok a suscité un tel émoi dans les milieux d’affaires en Russie, c’est qu’il s’agit du premier exemple de « vendetta judiciaire » à l’encontre d’entrepreneurs étrangers. « C’est vraiment la manière typique dont les Russes règlent ce type d’affaires qui sont des affaires civiles et qu’ils règlent au pénal, explique Emmanuel Quidet, président de la Chambre de commerce franco-russe. C’est très regrettable et on le dit aux Russes en permanence. Ceux qui ne sont jamais venus en Russie s’en inquiètent bien évidemment. Et ceux qui sont présents en Russie sont inquiets parce qu’ils se disent dit tous "ça pourrait nous arriver". » 
Pour Emmanuel Quidet, l’affaire Baring Vostok devrait cependant se résoudre positivement, « car les autorités russes ont compris l’impact négatif qu’elle pouvait avoir sur les investissements étrangers ». Et d’ajouter qu’aucune entreprise française n’avait décidé de quitter le pays : « LFrance reste le premier employeur étranger en Russie et les Français continuent d’y investir ». Même son de cloche du côté des entrepreneurs français : l’affaire Baring Vostok est regrettable, explique-t-on dans les couloirs du Forum, mais les affaires continuent. « Tant que les affaires ici sont intéressantes et qu’il y a des contrats importants, les sociétés viendront, admet Philippe Pegorier, président d’Alstom Russie. Les entreprises comme les Etats sont des "monstres froids" et quand il y a des intérêts ici importants, elles passeront dessus. »
Ralentissement de l’économie russe
Les affaires continuent, mais les chiffres sont inquiétants pour la Russie : la croissance qui avait repris en 2017 est de nouveau à l’arrêt, le pouvoir d’achat des Russes stagne et la popularité de Vladimir Poutine s’en ressent. Quant aux investissements directs étrangers, ils n’ont jamais été aussi bas depuis dix ans : seulement 8 milliards de dollars en 2018, presque trois fois moins qu’en 2017. Et la perspective de nouvelles sanctions américaines qui planent en permanence sur la Russie ne risque pas d’inverser la tendance.
Or, pour de nombreux observateurs, la Russie souffre des sanctions mais elle souffre aussi de problèmes structurels. Et parmi eux, cette incertitude juridique qui pèse sur les entreprises et sur les entrepreneurs, comme l’a démontré l’affaire Baring Vostok. « Sans réformes structurelles suffisamment énergiques », a prévenu Alexei Koudrine, la Russie n’atteindra jamais l’objectif des 3% de croissance. Objectif que s’était donné Vladimir Poutine, en mars 2018, après sa réélection pour un troisième mandat présidentiel. 
source : http://www.rfi.fr/europe/20190607-russie-investisseurs-etrangers-inquietude-climat-affaire-baring-vostok
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Message  Caduce62 le Ven 7 Juin - 19:52

AFP, publié le vendredi 07 juin 2019 à 19h26
La police russe a arrêté un journaliste d'investigation réputé sur des soupçons de détention de drogue, provoquant l'indignation de médias et d'ONG qui dénoncent une affaire montée de toutes pièces et un nouveau coup porté à la liberté de la presse. Twisted Evil

Une centaine de personnes dont de nombreux confrères d'Ivan Golounov, reporter au média indépendant en ligne Meduza, se sont rassemblées vendredi devant le siège du ministère de l'Intérieur à Moscou pour protester contre cette mesure. Certains d'entre eux ont à cette occasion à leur tour été interpellés avant d'être libérés quelques heures plus tard.

La police affirme avoir arrêté jeudi ce journaliste de 36 ans dans le centre de la capitale russe en possession de près de quatre grammes de méphédrone, une drogue de synthèse, trouvés dans son sac à dos. Elle assure avoir ensuite découvert au cours d'une perquisition à son domicile d'autres sachets contenant des stupéfiants et une balance.

Ivan Golounov est soupçonné de "trafic de drogue" et encourt jusqu'à 15 ans de prison. Il rejette les accusations portées contre lui et affirme que ces sachets de drogue ne lui appartiennent pas.

Il doit être présenté samedi à un juge qui décidera de son éventuel placement en détention préventive.

L'antenne locale du ministère de l'Intérieur a diffusé des photographies de ce qu'elle a présenté comme des appareils artisanaux servant à fabriquer de la drogue de synthèse. La plupart ont cependant ensuite été retirées, la police reconnaissant qu'elles étaient liées à une autre affaire.

Le Kremlin a dit être au courant de l'affaire, tandis que le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a ordonné au chef de la police de la capitale de placer l'enquête sous son contrôle direct. Le parquet a également promis d'étudier "en détail" le cas du journaliste.

Selon son avocat, Dmitri Djoulaï, Ivan Golounov a été frappé à deux reprises pendant sa détention par les policiers. "De nombreux éléments laissent à penser que les drogues ont été placées à son insu", a dit M. Djoulaï à l'AFP.

Une dizaine de personnes, dont les journalistes réputés Ilia Azar et Pavel Kanyguine, ont été brièvement arrêtées par la police vendredi. Elles tenaient des pancartes appelant à la libération de leur confrère.

Dans une lettre ouverte, des centaines de journalistes russes ont parallèlement exigé qu'Ivan Golounov soit immédiatement relâché, le disant victime d'une "grossière et ridicule provocation".

- "Reçu des menaces" -

"Nous sommes convaincus qu'Ivan Golounov est innocent. De plus, nous avons des raisons de croire que Golounov est poursuivi en liaison avec son activité journalistique", a réagi dans un communiqué la direction de Meduza, ajoutant que le journaliste avait "reçu des menaces ces derniers mois" à cause d'une enquête sur laquelle il travaillait.

Ivan Golounov a notamment écrit des articles sur les escroqueries dont se sont rendues coupables des entreprises de microcrédit, sur la crise des déchets à Moscou, sur le partage mafieux du business des cimetières et sur d'autres affaires de corruption et de détournements de fonds.

"La réputation professionnelle d'Ivan Golounov est sans faille. C'est un journaliste méticuleux, honnête et impartial", a ajouté la direction de Meduza, un média dont le siège est en Lettonie, à Riga, pour échapper au contrôle des autorités russes.

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'est pour sa part dite "très inquiète" de cette arrestation et du "comportement très suspect de la police", qui suggère, selon l'ONG, "des accusations montées de toutes pièces pour faire taire un journaliste d'investigation connu pour ses reportages percutants".

Si cela se confirmait, cette affaire "marquerait une escalade significative dans la persécution du journalisme indépendant en Russie", a déclaré à l'AFP le responsable pour l'Europe de l'Est de RSF, Johann Bihr.

L'ONG Amnesty International a dénoncé des accusations "douteuses et qui suivent un schéma malheureusement bien connu" : "Ivan Golounov est une voix critique connue et ses enquêtes sur la corruption gouvernementale n'ont clairement pas plu aux autorités".
La Délégation de l'Union européenne en Russie et l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) ont quant à elles exprimé leur préoccupation.

La Russie figure à la 149e place du classement de la liberté de la presse de RSF en 2019, derrière le Mexique, le Zimbabwe ou encore l'Algérie. De nombreux journalistes y ont été agressés ou assassinés ces dernières années, les enquêtes de police ne débouchant que très rarement sur la condamnation des commanditaires réels.
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Message  Caduce62 le Ven 7 Juin - 20:01

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Message  Caduce62 le Dim 9 Juin - 19:06

Tinder et les services de renseignement russes: c'est un match!

Facebook et Twitter seront-ils les prochains?

PAR AMY MACKINNON | 7 JUIN 2019, 17H23
https://foreignpolicy.com/2019/06/07/tinder-and-the-russian-intelligence-services-its-a-match/?fbclid=IwAR32kEUPih09s6blJETf9ac7iDU-aMNUjYsCkR1rYWkY4-0kT60CB-mt8BQ

L'annonce faite cette semaine par les autorités russes d'avoir demandé à l'application de rencontres Tinder de lui remettre des photos et des messages échangés par des utilisateurs russes n'est que la dernière étape d'une campagne de répression radicale du président Vladimir Poutine contre la liberté d'expression dans le pays. l'absurde ces derniers temps.

L'année dernière, les autorités ont annulé les spectacles de dizaines de rappeurs et d'artistes hip-hop russes afin de protéger les jeunes du contenu immoral. En avril, un homme a été condamné à une amende de 470 dollars après avoir qualifié Poutine de "an unbelievable fuckwit", en violation d'une nouvelle loi contre les insultes envers les autorités. Et la semaine dernière, le bureau régional de Roskomnadzor de Kostroma - un organisme gouvernemental qui supervise les médias et Internet - a donné des instructions à des journalistes locaux sur la manière de couvrir des sujets sensibles tels que la drogue, le suicide et les insultes envers les autorités, selon le site d'information Mediazona . Depuis que les reportages détaillés sur les méthodes de suicide sont interdits en Russie, les journalistes ont reçu une feuille de triche sur la façon de rester du côté droit de la loi. Si un homme se jette devant un train, il est demandé aux journalistes de signaler que cet homme a été «accidentellement heurté par un train».

Tinder n'est pas la première société de technologie occidentale à faire l'objet d'un examen minutieux de la part de Roskomnadzor, qui assume un rôle de censure de plus en plus puissant au cours des dernières années. En 2016, le site de réseau LinkedIn LinkedIn a été bloqué en Russie pour avoir refusé de stocker les données des utilisateurs russes dans le pays. Dans une déclaration publiée à l'époque et rapportée par TechCrunch , LinkedIn, il estimait s'être conformé à toutes les lois russes applicables, mais la société n'avait pas été en mesure de parvenir à un accord avec Roskomnadzor en vue de la levée de l'interdiction.

En avril, Twitter a été condamné à une amende de 46 dollars pour avoir refusé de révéler aux autorités où il stockait les données des utilisateurs russes.

Néanmoins, l’idée que des agents des services de renseignement russes parcourent les messages Tinder d’utilisateurs russes semble particulièrement remarquable. Le site n’est pas vraiment un lieu d’échange d’opinions politiques - encore moins d’idées qui saperaient le régime.

L'un des premiers actes de Poutine à son arrivée au pouvoir en 2000 a été de museler la télévision et les médias imprimés indépendants. Mais Internet n'a pratiquement pas été touché pendant des années et une culture en ligne dynamique s'est épanouie.

Lorsque Poutine est revenu à la présidence en 2012 - après avoir échangé pour un mandat avec l'actuel Premier ministre, Dmitry Medvedev -, il a été accueilli par les plus grandes manifestations de rue que la Russie ait connues depuis des décennies. Ayant maîtrisé les médias traditionnels au cours des deux premiers mandats de Poutine, le Parlement russe a adopté une série de lois rédigées de manière vague allant de bizarres à draconiennes.

Rachel Denber, directrice adjointe de la Division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch, a déclaré que ces lois entraient dans deux grandes catégories.

«Il s'agit d'un contrôle visant à prévenir l'extrémisme, mais aussi à faire respecter la conformité, les normes culturelles et les valeurs traditionnelles sous prétexte de protéger les enfants et la famille, ainsi que la moralité», a-t-elle déclaré.

Une interdiction nationale de la propagande dite gay (toute discussion sur les questions LGBTQ autour des mineurs) est entrée en vigueur; les reportages sur le suicide sont devenus fortement censurés; et les organisations non gouvernementales qui reçoivent des fonds étrangers et se livrent à des activités politiques ont été qualifiées d'agents étrangers. En vertu d'une loi de 2013, les personnes réputées avoir offensé les sentiments des personnes religieuses peuvent être envoyées en prison.

Au début de l’année, Poutine a promulgué deux nouveaux projets de loi qui prévoient des amendes pour avoir diffusé de fausses informations ou manifesté un manque de respect flagrant envers les autorités.

«Combien de manières vagues de poursuivre en justice des personnes qui disent des choses qui ne vous plaisent pas ont-elles besoin?», A déclaré Tanya Lokot, professeur adjoint à la Dublin City University, qui étudie la liberté et la gouvernance d'Internet en Russie.

Les experts doutent que les autorités russes aient la capacité ou l'intention de faire respecter pleinement ces lois dans tout le pays. Mais ils créent un effet de refroidissement. Les lois sont suffisamment vagues pour que les autorités puissent les utiliser pour poursuivre presque tout le monde pour des choses dites en ligne ou hors ligne.

«C'est beaucoup plus facile de garder les gens sur leurs gardes et qu'ils ne sachent pas à quoi s'attendre de votre part, il est beaucoup plus facile d'essayer de les contrôler», a déclaré Lokot.

Alors que le vaste système de censure de la Chine a suivi le rythme du développement d'Internet, les Russes ont été en train de rattraper leur retard.

«Ils commencent enfin à comprendre ce qu'est Internet et son fonctionnement - qu'il ne s'agit pas uniquement de contenu et de flux d'informations, mais également d'infrastructures. Et pour contrôler le Web en Russie, vous devez également contrôler l’infrastructure », a déclaré Lokot.

Les lois russes ont pris une tournure plus technique ces dernières années, le régime cherchant à mieux contrôler les réseaux et les données. La législation adoptée en 2017 a interdit les réseaux privés virtuels, qui peuvent masquer l'activité de navigation, et les services de messagerie anonyme. Le propre médiateur russe sur Internet, nommé par Poutine, a qualifié la loi de " folie " . ”

Dans le cadre de la nouvelle politique sur Tinder, le bureau de Roskomnadzor a annoncé l’ajout de l’application au registre des «opérateurs de diffusion d’informations», ce qui inclut les services de messagerie. Les sites ou les applications qui apparaissent sur la liste doivent stocker les échanges de messages entre utilisateurs sur des serveurs en Russie pendant au moins six mois. Ils doivent également transmettre les informations aux services de sécurité sur demande.

Jeudi, l'agence de presse russe TASS a cité Alexander Zharov, qui dirige Roskomnadzor, affirmant que Tinder avait indiqué sa volonté de fournir des données aux agences de sécurité russes.

Tinder n'a pas répondu à une demande de commentaire de Foreign Policy .

Nate Schenkkan, directeur des recherches spéciales à Freedom House, a déclaré que les sociétés occidentales devraient faire preuve de prudence lorsqu'elles s'engagent avec les autorités russes sur ces questions. "Toute demande doit être examinée afin de déterminer la probabilité de son utilisation dans des persécutions politiques ou d'autres abus", a-t-il déclaré.

Les lois russes soulèvent des questions épineuses pour les entreprises de technologie occidentales, qui doivent faire face à un examen minutieux de la protection des données des utilisateurs.

En décembre 2018, Apple, qui s'est positionné aux États-Unis comme un champion de la protection de la vie privée des utilisateurs, a indiqué qu'il se conformerait aux lois régissant le stockage des données des utilisateurs russes sur des serveurs du pays, offrant ainsi aux services de sécurité un accès aux données confidentielles de milliers de personnes. des clients russes Apple.

Lorsque LinkedIn a été interdit en 2016, il a été largement interprété comme un avertissement aux grandes entreprises concernant les risques de non-respect de la loi.

Il reste à voir comment cela va se jouer avec les géants de la technologie tels que Facebook et Twitter, qui restent muets sur leurs projets. Moscou veut certes que ces entreprises se conforment aux lois russes, mais il serait difficile de les interdire.

Tatiana Stanovaya, fondatrice de la société d’analyse des risques R.Politik, a déclaré que le Kremlin était devenu le otage de sa propre politique lorsqu’il s’agissait d’attaquer les titans de la technologie.

«Le Kremlin ne veut pas interdire Facebook. Je pense qu'il est clair qu'une nouvelle génération de Russes a grandi et qu'ils vivent sur Internet », a-t-elle déclaré. "S'ils le bloquaient en ligne, cela pourrait conduire à une révolution."
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Message  Caduce62 le Dim 9 Juin - 19:35

Quel dialogue avec la Russie et sur quels principes l'Occident a-t-il besoin?

https://www.dw.com/ru/какой-диалог-с-россией-и-на-каких-принципах-нужен-западу/a-49082434?maca=rus-facebook-dw&fbclid=IwAR20XwiI_FjKoKuEE-a13naICsW3JMqsRjEncrCk1Ozpq84bSRU6padRIZk

Pourquoi Moscou construit sa politique étrangère pour faire face à l'Occident et quel dialogue doit-il avoir avec la Russie, a expliqué le scientifique britannique Keir Giles, expert britannique à Chatham House.

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La caricature de la politique étrangère russe de Sergey Yolkin: un ours qui se promène le long d'une bûche reliant deux rochers - l'Europe et l'Asie.

Le mercredi 5 juin, l'Institut royal britannique des relations internationales (Chatham House) à Bruxelles a présenté le livre "Les règles de Moscou: ce qui fait que la Russie s'oppose à l'Occident". Son auteur est Keir Giles, consultant principal à Chatham House, directeur du Centre de recherche sur les conflits.

Lors de son discours, il a souligné à plusieurs reprises que les politiciens russes vivaient dans un monde de leurs propres principes et de leur propre compréhension de ce qui est considéré comme universel en Occident. Parmi eux, par exemple, le concept de "démocratie" ou "élection". Pourquoi est-il important de comprendre cette caractéristique et pourquoi, à son avis, les sanctions sont le meilleur moyen de convaincre le Kremlin de revenir au cadre du droit international, a déclaré Giles dans un entretien avec DW.

DW : M. Giles, qu'est-ce qui pousse la Russie à se confronter à l'Occident?

Keir Giles : Malheureusement, il est difficile de tirer une conclusion sans équivoque à ce sujet. La plus courte explication que je puisse donner est mon livre de 250 pages. En effet, derrière ce phénomène se cachent de nombreux facteurs déterminants. L’un des points essentiels est que les vues sur le monde et sur les relations internationales, même sur les relations d’un pays et de ses sujets, ne se sont pas développées de la même manière qu’en Europe et sont donc fondamentalement différentes .

En Occident, beaucoup de choses sont considérées comme allant de soi. Par exemple, le fait que les droits de l'homme et les intérêts des citoyens soient la plus haute priorité de l'État, que les pays devraient coopérer les uns avec les autres et ne pas appliquer d'approches nationalistes à la résolution des conflits internationaux. Aucun de ces principes n'est valable en Russie. Et donc pour ceux qui ne sont pas attentifs à de tels détails, la Russie présente toujours des surprises.

- Et comment l'Occident devrait-il agir? Par exemple, à l' Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), apparemment, ils proposent d'oublier les violations par la Russie des normes du droit international afin de pouvoir dialoguer avec Moscou. Soutenez-vous cette approche ?

- Nous croyons fermement au dialogue avec la Russie. Mais l’essentiel est ce qui sera dit au cours de ce dialogue. Les précédents historiques montrent de manière très cohérente et convaincante que l'apaisement de la Russie et les tentatives de réconciliation avec ses actions hostiles constituent l'une des pires approches politiques. Parce qu'il encourage la Russie à des manifestations d'agression encore plus grandes.

Au lieu de cela, nous proposons de créer une base pour des relations plus stables et moins conflictuelles. Leur essence est de reconnaître les différences fondamentales d'approches et les différences de priorités géopolitiques entre la Russie et l'Occident, au lieu de prétendre que nous partageons des valeurs et des aspirations communes en matière de sécurité européenne.

« Mais la vision géopolitique du président Poutine, par exemple l’Ukraine ou la Géorgie, est claire. Mais cela ne signifie-t-il pas qu’après avoir reconnu cette approche, l’Occident abandonnera effectivement ces pays sous la pleine influence de la Russie?

- Non, il y a une différence significative. Reconnaître ce que veut Poutine n’est pas la même chose que reconnaître son droit de le recevoir. Autrement dit, vous comprenez quelle est la principale aspiration de la Russie, mais sans essayer de la justifier ni de l’encourager.

Une fois que vous comprenez les objectifs de la Russie en matière de sécurité européenne, vous pouvez comprendre l'ampleur des différences entre ces aspirations et ce que les pays européens considèrent comme acceptable. Comprendre la Russie et dialoguer avec elle est vital. Mais le dialogue ne signifie pas un accord complet avec la Russie à n'importe quel prix.

- Récemment, l'Union européenne a de plus en plus déclaré que les sanctions contre la Fédération de Russie n'aboutissaient pas. Que pensez-vous de l'efficacité de la politique de sanctions?

- Il ne fait aucun doute que les sanctions sont beaucoup plus efficaces qu'elles ne le disent , en particulier dans les commentaires à la télévision russe. Et nous pouvons juger à quel point ils sont agaçants pour les autorités russes actuelles, par le volume et la netteté avec lesquels la Russie tente à tous égards de montrer que les sanctions n’ont pas de sens. Les sanctions n'ont pas été introduites comme solution rapide. Ce sont des mesures à long terme qui ont été développées et mises en œuvre sur une période assez importante.

Ils ont également un effet secondaire. Par exemple, les sanctions interdisant l’échange de technologies militaires entravent considérablement l’intention des autorités russes de doter leur armée de développements ultra-modernes. Par conséquent, nous ne devrions pas sous-estimer l'efficacité des sanctions, même si leurs résultats ne sont ni immédiats ni évidents.
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Message  Caduce62 le Mar 11 Juin - 1:38

Un expert français dit que l'Occident serait stupide d'accorder la Russie à l'APCE


Et en Russie ! - Page 37 Dsc-0190

Oeuvre: Oleksiy Kustovsky

2019/06/10 - 16:49 • INTERNATIONAL
http://euromaidanpress.com/2019/06/10/french-expert-says-west-would-be-foolish-to-indulge-russia-in-pace/?fbclid=IwAR1_dmfDAfR_E0Dq9Se8okly_0ZtO05uEn2JGOLi2j8WYluWAwCauhztl5o
Article de: Nataliya Kanevska


La session d'été de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) commencera à Strasbourg à la fin du mois de juin. La principale question à l'ordre du jour est de savoir si l'APCE restituera le droit de vote à la Russie, dont elle a été privée peu de temps après l'occupation et l'annexion de la Crimée et le début de la guerre dans l'est de l'Ukraine. En 2016, Moscou a claqué la porte à l'APCE et, un an plus tard, elle a cessé de payer ses cotisations au Conseil de l'Europe.
La Commission de l'APCE a récemment approuvé un projet de résolution proposant de modifier la charte du Conseil afin que ses membres, même si leurs pouvoirs sont contestés ou révisés, ne puissent être privés de leur droit de vote, ainsi que de leur droit de parole et de représentation l'assemblée et ses différentes divisions. Moscou a été invité à envoyer une délégation pour participer à la session de juin et à payer les contributions dues.
Et en Russie ! - Page 37 2-1
L'ancien président de l'Ukraine, Petro Porochenko, inaugure une plaque commémorative du Cent céleste des Ukrainiens au Conseil de l'Europe, Strasbourg, le 11 octobre 2017
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En réponse, le chef de la commission des affaires internationales de la Douma d'Etat, Leonid Slutskiy, a déclaré que la délégation russe retournerait à l'APCE si, le premier jour de la session de juin, l'assemblée approuvait effectivement les propositions susmentionnées.
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«Les sanctions demeurent et c'est ce à quoi nous nous attendions.Maintenant, c'est une question de réglementation de l'APCE… les sanctions restent, mais les choses qui ne nous convenaient pas ont été abandonnées.De notre point de vue, ce qui suit ne peut pas être appliqué aux délégations parlementaires: privation du droit de vote, etc. »a déclaré Slutsky.
[size]
Les portes du retour de la Russie à l'APCE ont été ouvertes lors d'une réunion à Helsinki en mai 2019 par le Comité des Ministres des Affaires étrangères des États membres du Conseil de l'Europe. Selon le ministre finlandais des Affaires étrangères, Timo Soini, les représentants "ont donné un signal politique positif pour résoudre le problème russe" . Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a assuré à ses collègues européens que Moscou ne cherchait pas à se retirer de l'APCE ni à s'acquitter de ses obligations financières vis-à-vis du budget du Conseil de l'Europe. Les lobbyistes du Kremlin soutiennent également que sans la Russie, l'APCE ne peut résoudre de nombreux problèmes humains et financiers. Il y a cinq ans, l'APCE a privé la délégation russe de son droit de vote en raison de son occupation, de l'annexion de la Crimée et de son assistance dans la guerre menée par Moscou dans l'est de l'Ukraine.
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Et en Russie ! - Page 37 3
Expert français Nicholas Tenzer
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Le retour possible de délégués russes à l'APCE a provoqué de nombreuses réactions ambiguës dans les pays représentés à l'APCE. Les politiciens ukrainiens, polonais, britanniques et baltes sont fermement opposés. Le Kremlin semble avoir plus de faveur avec Berlin et Paris. Cependant, tout n'est pas aussi clair en France et en Allemagne, comme on l'a vu lors du récent séminaire de la Commission ukraino-russe-européenne - Vérité, Justice, Réconciliation - qui s'est tenu en Normandie dans le cadre du Forum international de la paix.
L'un des participants au séminaire, Nicholas Tenzer, expert en relations internationales à l'Institut de sciences politiques de Paris, a commenté la situation actuelle:
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«Tant que la Russie violera les principes fondamentaux du droit international et de la Convention européenne des droits de l'homme, le Conseil de l'Europe ne pourra pas rétablir ses droits.
Le régime russe continue d’agir de manière agressive. Nous voyons leur agression dans deux régions. Tout d'abord, la Syrie, où Moscou soutient non seulement le régime de Bachar al-Assad, responsable de crimes contre l'humanité - 500 000 morts et 12 millions de personnes déplacées pendant la guerre civile, mais la Russie a également commencé à commettre des crimes de guerre depuis son intensification sa présence militaire en Syrie à partir de septembre 2015 - bombardements d'hôpitaux, d'installations civiles, d'écoles, de marchés, etc. L'armée russe utilise des armes interdites aux civils, telles que des munitions incendiaires. "
[size]
L’expert français explique que la question reste ouverte quant aux raisons pour lesquelles la Russie poursuit une telle politique et aux raisons pour lesquelles les dirigeants politiques du monde ne disent rien ou refusent de prendre des mesures de rétorsion.
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«Une situation similaire, bien que de moindre ampleur, peut être constatée en Ukraine. Tout en participant effectivement à la guerre dans l'est de l'Ukraine, la Russie est également responsable des crimes de guerre commis dans la région.
Plus de 13 000 personnes ont été tuées dans le Donbass en cinq ans de guerre… une guerre à trois heures de vol en avion de Paris, une guerre dont la plupart des Français ne connaissent rien, je crains bien, parce qu'il n'y a aucune nouvelle à ce sujet dans le journal. médias. À cette fin, des violations massives des droits de l'homme, en particulier des droits de la population tatare en Crimée occupée, l'emprisonnement illégal de prisonniers politiques, dont au moins 70 citoyens ukrainiens et 24 marins ukrainiens détenus dans le détroit de Kertch, ainsi que des persécutions et du harcèlement systématiques contre défenseurs des droits de l'homme. Je dois souligner le grand courage des dissidents russes - journalistes d’investigation, défenseurs des droits de l’homme et ONG de défense de l’environnement, qui disparaissent parfois dans des circonstances mystérieuses - et personne n’est en mesure de déterminer qui est réellement à l’origine de ces crimes. Les cinéastes et les journaux d'opposition sont également des cibles.
C'est la troisième catégorie de la politique agressive du Kremlin. La quatrième catégorie est l'organisation par le Kremlin d'attaques contre les démocraties occidentales. Je parle d'une ingérence massive dans le processus électoral, comme c'est le cas aux États-Unis et dans plusieurs pays européens, dont la France, lors de l'élection présidentielle de 2017. Je parle de la diffusion de la propagande du Kremlin par le biais de médias appartenant à l'État, tels que Russia Today ou Sputnik, et de diverses ressources Internet. "

Et en Russie ! - Page 37 4-1
Manifestation en faveur de marins ukrainiens et de prisonniers politiques incarcérés illégalement, Kiev, décembre 2018
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Nicholas Tenzer pense que l'objectif de la Russie est de semer le doute, de secouer nos fondements démocratiques et d'affaiblir la capacité de résistance de l'Occident. Il ne s'agit pas des Européens qui craignent pour la propagande de Poutine, mais plutôt des Européens qui perdent confiance en leur propre système et en leur propre capacité d'agir. Selon lui, le régime de Poutine a déjà gagné dans une certaine mesure, comme en témoigne l'absence de réactions des pays occidentaux:
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«Tant que l'Occident continuera à appliquer une politique de deux poids, deux mesures, il sera impossible d'obtenir une condamnation sans condition pour les crimes de guerre ou les violations du droit international commises par la Russie et d'autres États. Bien entendu, chaque cas doit être considéré séparément. Tout d'abord, vous devez appeler les choses par leurs noms propres. Tous les crimes - les actions de la Russie aux côtés du régime Assad en Syrie, les actions de l'Arabie saoudite au Yémen, la persécution de la minorité Rohingya au Myanmar, la politique de la Chine contre les dissidents et la minorité Ouïghour - doivent être condamnés et punis. Les catégories juridiques peuvent être différentes: dans un cas, il s'agit de crimes de guerre, dans un autre, de violations des droits de l'homme, dans le troisième, de crimes contre l'humanité. Je travaille principalement sur la Syrie et suis en désaccord avec le consensus mondial actuel selon lequel la Russie soutient le régime d'Assad, seul pouvoir pour commettre de tels crimes de guerre. Oui, le régime Assad a commis des crimes odieux, mais la Russie les commet également directement. "

Et en Russie ! - Page 37 Utin-visits-Assad-in-December-2017
Poutine et Assad à la base aérienne de Khmeimim, décembre 2017
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Nicholas Tenzer dit que l'Occident doit cesser de mettre en œuvre une politique de deux poids deux mesures, sinon les pays européens continueront à perdre du terrain dans la guerre hybride actuelle:
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“Nous devons être plus cohérents! Il est totalement faux de condamner la Russie pour ses actions militaires en Syrie et dans le Donbass, pour violation des droits et libertés de la personne, pour ingérence dans les élections et, dans le même temps, pour le retour du droit de vote de la Russie à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. De plus, poursuivez les relations commerciales et économiques! Les dirigeants européens devraient parler plus souvent de ces sujets. Encore une fois, je le répète: la plupart des Français, des Espagnols et des Italiens ne savent pas qu’une guerre en Ukraine a tué des milliers de personnes et transformé un million et demi en réfugiés. Tout le monde en a oublié, car personne n'en parle.
Nous avons également besoin de plus de clarté dans la terminologie utilisée. Quand je parle du régime russe, je ne parle pas du peuple russe. De plus, lorsque nous disons que la Russie est hostile à nos principes, nos valeurs et le droit international, nous ne devrions pas avoir peur d'utiliser le mot «ennemi». Comment appeler le régime le plus hostile au monde? Nous devons cesser d'utiliser des discours déformés, comme l'a fait l'ancien président français François Hollande, qui, lors du sommet de l'OTAN à Varsovie en 2016, répondant à une question sur la nature des relations entre la France et la Russie, a répondu que la Russie était un partenaire et non un opposant. ”
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Nicholas Tenzer a le sentiment que le public est déconcerté par cette rhétorique diplomatique ambiguë:
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«Je ne vois pas comment la politique de Moscou si ouvertement pourrait servir les intérêts nationaux de la France. Au contraire, la Russie d'aujourd'hui représente une menace systémique pour tous les pays européens et la démocratie dans son ensemble: une menace pour notre liberté, notre sécurité, nos institutions gouvernementales et nos valeurs. La Russie tente de montrer au monde que les valeurs occidentales ne veulent rien dire. Comme nous n'avons pas réagi de manière adéquate, Moscou continue d'affirmer que les principes des démocraties libérales ne fonctionnent pas. La Russie a exposé toutes nos faiblesses. "
[size]
Selon lui, si les droits de vote de la Russie sont restitués à l'APCE, l'Occident créera un précédent et encouragera la politique d'agression du Kremlin.
Les autorités russes nient leur participation directe à la guerre du Donbass. En Syrie, malgré les déclarations répétées du Kremlin sur le retrait des troupes russes, le personnel militaire russe est toujours activement déployé à la base aérienne de Khmeimim, près de Lattaquié, en Syrie. Moscou rapporte régulièrement que des avions russes apportent un soutien actif aux forces d'Assad dans des opérations de combat, principalement contre des militants de l'État islamique. Moscou a nié toute implication dans des attaques aériennes contre des cibles civiles ou des attaques chimiques contre la population civile en Syrie.[/size]
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Message  Caduce62 le Mar 11 Juin - 2:00

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Message  Caduce62 le Mar 11 Juin - 12:56

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Message  Caduce62 le Mar 11 Juin - 18:13

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Les Unes de trois principaux journaux russes clamant "Je suis, nous sommes Ivan Golounov", le 10 juin 2019, en soutien au journaliste arrêté

AFP, publié le mardi 11 juin 2019 à 18h00
Les autorités russes ont disculpé mardi le journaliste d'investigation Ivan Golounov, accusé de trafic de drogue, opérant un recul rarissime, à la mesure de l'indignation et de la mobilisation suscitées par cette affaire dans la société civile.

"Le pouvoir a entendu la société", s'est aussitôt félicité le site internet indépendant Meduza qui emploie ce reporter de 36 ans, promettant de poursuivre son travail d'enquête pour déterminer les responsables de "l'opération" orchestrée contre lui.

L'ONG Reporters sans frontières a salué une "mobilisation historique de la société civile, réclamant que "ceux qui ont essayé de monter ce coup contre lui (soient) jugés".

Les doutes planaient depuis jeudi sur les conditions dans lesquelles s'est déroulée l'arrestation et sur la pertinence des accusations portées contre ce journaliste connu pour ses enquêtes sur la corruption des élites et les malversations dans des secteurs opaques comme le microcrédit et les pompes funèbres.

"Golounov sera libéré aujourd'hui (mardi) de son assignation à résidence et les accusations sont abandonnées", a annoncé dans un communiqué le ministre de l'Intérieur Vladimir Kolokoltsev.

La justice russe devra désormais évaluer "la légalité des actions des policiers qui ont interpellé" le journaliste jeudi à Moscou et qui affirmaient avoir trouvé d'importantes quantités de drogue dans son sac à dos puis au cours d'une perquisition dans son appartement.

Selon M. Kolokoltsev, les policiers ayant procédé à l'arrestation ont été suspendus de leurs fonctions le temps de l'enquête, tandis que deux hauts responsables de la police moscovite seront limogés.

Le puissant Comité d'enquête, qui dépend directement du Kremlin et examine les principales affaires, a promis d'éclaircir "toutes les circonstances" dans lesquelles l'interpellation a eu lieu et que des conclusions en seraient tirées.

Il s'agit d'une issue pratiquement sans précédent en Russie, où les services de sécurité et la police sont souvent accusés de monter des affaires de drogue de toutes pièces pour se débarrasser des voix critiques et où les acquittements devant la justice sont extrêmement rares.

Les soutiens d'Ivan Golounov dénonçaient un coup monté en rétorsion à ses enquêtes. Le journaliste affirmait que les stupéfiants découverts par les policiers ne lui appartenaient pas et avaient été placés à son insu.

Les analyses réalisées à la demande de la justice n'avaient révélé aucune trace de drogue dans son sang et aucun des sachets saisis ne portait ses empreintes, selon ses avocats.

- Vague de mobilisation -

"C'est un exemple inspirant et motivant de ce qu'une simple solidarité peut accomplir pour les gens qui sont persécutés", a salué l'opposant Alexeï Navalny, visé par de multiples poursuites judiciaires ces dernières années.

Plusieurs représentants du pouvoir se sont également félicités de ce dénouement, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova disant son "bonheur" sur Facebook.

Le sénateur pro-Kremlin Alexeï Pouchkov s'est empressé de juger que l'abandon des poursuites montrait que l'"arrestation n'était pas liée à une attaque contre la liberté d'expression et des médias". Evil or Very Mad

L'affaire Golounov a provoqué une onde de solidarité rare dans la société russe, les soutiens s'accumulant de le part des journaux indépendants jusqu'aux médias d'Etat, aux artistes et même à certains hauts responsables politiques.

Depuis vendredi, les Russes se succédaient devant le siège de la police moscovite pour manifester, chacun leur tour, avec une pancarte, la seule forme de manifestation en Russie qui ne requiert pas d'accord préalable des autorités. Des centaines de personnes s'étaient également rassemblées samedi autour du tribunal qui a réclamé l'assignation à résidence du journaliste.

Pour la première fois de leur histoire, les trois quotidiens russes les plus respectés, Kommersant, Vedomosti et RBK, ont fait paraître lundi une "Une" commune pour soutenir Ivan Golounov et appeler à faire toute la lumière sur ce qui s'est passé.

Le Kremlin avait dit "suivre attentivement" l'enquête et reconnu lundi que l'affaire posait "beaucoup de questions", sans pour autant aller jusqu'à blâmer le système judiciaire. Evil or Very Mad

La présidente du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, a de son côté estimé mardi que les incohérences de la police, telle que la publication de fausses photographies présentées comme liées à l'affaire avant d'être retirées, faisaient craindre une "bavure" ou une "provocation".

Alexeï Navalny a publié mardi une enquête accusant de corruption la famille d'un haut responsable des puissants services de sécurité, le FSB, dont le nom est cité par plusieurs médias en tant que possible "commanditaire" des poursuites contre Ivan Golounov, en raison de ses liens avec la "mafia des cimetières" sur laquelle le journaliste cherchait à fournir des informations.

Une marche en soutien à Ivan Golounov était prévue pour mercredi dans le centre de Moscou, tandis qu'une pétition exigeant sa libération a permis de collecter près de 180.000 signatures.
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Message  Krispoluk le Mar 11 Juin - 18:26

Peut-être un début de "fin de règne" de l'époque poutinienne ???

Même si il existe une "unanimité de façade" du peuple russe vis-à-vis de l'étranger, il n'empêche que beaucoup de dogmes du régime commencent à être mis à mal ces derniers temps dans l'opinion...

- L'opportunité des interventions en Crimée, dans le Donbass et en Syrie remises en question scratch
- L'impact réel des sanctions économiques et le sentiment que "cela ne conduit nulle part"...  confused

- La réforme des retraites, très contestée et incomprise, compte tenu de la faible espérance de vie en CEI  Suspect


Quand on dit que le "Tsar" est fatigué et n'aspire qu'à se retirer, je me dis que tout est possible dans cette Russie imprévisible... Laughing
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Message  Caduce62 le Mar 11 Juin - 18:59

AFP, publié le mardi 11 juin 2019 à 18h12
Les poursuites visant le journaliste Ivan Golounov, disculpé à la suite d'une importante mobilisation de la société civile, mettent en lumière son employeur, le site internet Meduza, qui s'est installé en Lettonie pour échapper aux pressions des autorités russes.

Fondé en 2014 par un groupe de journalistes, ce média indépendant a rapidement gagné ses lettres de noblesse et s'est imposé comme étant un des plus lus de Russie.

-Comment Meduza a-t-il commencé ? -

L'équipe à l'origine de Meduza travaillait auparavant pour un site en ligne d'information fondé dans les années 1990 et connu pour ses enquêtes fouillées, Lenta.ru.

Mais en 2014, son propriétaire, l'oligarque proche du Kremlin Alexandre Mamout, démet de ses fonctions la rédactrice en chef Galina Timtchenko en poste depuis une décennie. En plein éclatement de la crise ukrainienne, il lui est reproché d'avoir diffusé un entretien avec un membre d'un groupe ultranationaliste ukrainien en pointe dans le mouvement du Maïdan.

Ce licenciement provoque un psychodrame dans la rédaction de Lenta.ru, alors un média très lu et couvrant en détail l'opposition, et une onde de choc dans le monde des médias russes.

Près de la moitié de la rédaction démissionne en signe de soutien à Galina Timtchenko, avant de créer Meduza. Le site s'installe dès sa fondation à Riga, en Lettonie, pour échapper au contrôle des autorités russes, mais garde des journalistes sur le territoire russe.

Si Meduza a rapidement gagné en popularité, Lenta.ru a perdu en audience et en influence avec une ligne éditoriale favorable au Kremlin.

- Quelle est son audience ? -

"Meduza est l'une des publications indépendantes les plus connues de Russie, nous sommes surpris nous-mêmes de voir à quel point ça a marché", a déclaré dimanche à l'AFP le rédacteur en chef de ce site, Ivan Kolpakov.

Il revendique 12 millions de visites par mois. Selon les données du site spécialisé Alexa, Meduza est le 223e site internet le plus visité de Russie avec 2,5 millions de visiteurs uniques mensuellement.

Meduza a aussi conclu un partenariat avec le journal britannique The Guardian, qui a fait paraître plusieurs de ses articles en anglais sur son site internet. Meduza dispose de son côté de sa propre version dans cette langue.

- Quels sont les thèmes couverts ? -

Depuis sa fondation, Meduza, avec son équipe jeune, couvre l'actualité chaude avec des articles courts et pédagogiques, notamment sur la politique, les sujets de société et la pop-culture, côtoyant des brèves insolites. Le site produit aussi des formats plus long, enquêtes sur la corruption ou reportages de terrain sur de grands faits divers (genre peu fréquent dans les médias russes), se penchant sur les malaises de la société russe.

En 2016, Meduza avait rendu publique une lettre d'Ildar Dadine, un opposant condamné à de la prison ferme pour avoir organisé plusieurs manifestations non autorisées, dans laquelle il disait subir des violences à l'intérieur de l'établissement où il était détenu.

Ce média est également l'un des premiers de Russie à s'être mis au "fact checking". En 2017, il avait par exemple révélé qu'une vidéo mentionnée par Vladimir Poutine et censée montrer des frappes russes en Syrie contenait en fait des images sur un bombardement américain en Afghanistan.

Ivan Golounov, "l'un des plus talentueux journalistes d'investigation" selon son rédacteur en chef Ivan Kolpakov, avait récemment publié une enquête sur des entreprises de micro-finance ayant provoqué l'expulsion de leur appartement de plus de 500 Moscovites, liées à un réseau de blanchiment d'argent en Lettonie.

Le journaliste a lié son arrestation à une enquête en cours sur les organisations mafieuses se partageant le marché des obsèques, où seraient impliqués des officiers des services de sécurité.

- Meduza a-t-il eu des problèmes avec la loi ? -

La direction de Meduza affirme qu'avoir son siège en Lettonie lui a épargné les pressions des autorités russes. Reste que ce site a déjà été bloqué en Ouzbékistan et au Kazakhstan, deux pays d'Asie centrale sur lesquels il diffuse parfois des enquêtes, expliquait l'an passé Ivan Kolpakov.

Meduza a aussi été au coeur de la controverse quand Ivan Kolpakov a démissionné après avoir été accusé de harcèlement sexuel, en fin d'année dernière. Galina Timtchenko l'a réinstallé à son poste en mars, provoquant les critiques de certains journalistes.

L'affaire reste toutefois l'un des rares cas de harcèlement sexuel ayant été médiatisés en Russie, où la vague #MeToo n'a eu que très peu d'impact.
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Message  travellergillou76 le Mar 11 Juin - 19:58

Effectivement la reculade du pouvoir russe est tout à fait inhabituelle.
Le vent est peut être en train de tourner...
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Message  Caduce62 le Mer 12 Juin - 19:26

En Russie, plus de 400 personnes arrêtées lors d’une marche en soutien au journaliste Ivan Golounov Evil or Very Mad

A la suite de l’arrestation, puis de la libération du journaliste russe, une manifestation était organisée mercredi pour dénoncer les agissements de la police dans cette affaire.
Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 12h59, mis à jour à 17h49

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/12/en-russie-une-centaine-de-personnes-arretees-lors-d-une-marche-en-soutien-au-journaliste-ivan-golounov_5475222_3210.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR3C0AEpxwEsNgDrmWvuETziyTJ9upEut97wpebhDQA4cXj-DUhhZMDlvp4#Echobox=1560342746
Et en Russie ! - Page 37 Fe5f858_MOS248_RUSSIA-JOURNALIST-PROTESTS_0612_11
Plusieurs centaines de personnes défilaient mercredi 12 juin pour soutenir le journaliste Ivan Golounov. SHAMIL ZHUMATOV / REUTERS

Alors qu’ils défilaient à Moscou lors d’une marche en soutien au journaliste Ivan Golounov, journaliste accusé à tort de trafic de drogue, plus de 400 personnes ont été arrêtées mercredi 12 juin, a annoncé l’ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des arrestations.

Contrastant avec la clémence inhabituelle dont elles ont fait preuve les jours précédents, les autorités n’ont pas traîné pour mettre fin à la marche organisée dans le centre de la capitale russe contre les abus de la police, qui n’avait pas reçu l’autorisation officielle de la mairie. La police est allée jusqu’à fermer au public la Place Rouge, l’une des principales artères du centre et un parc populaire de la capitale.

Navalny arrêté

Parmi les personnes arrêtées figure le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui a fait l’objet de nombreuses procédures judiciaires et détentions ces dernières années. « Le pouvoir a terriblement peur de la démonstration de solidarité fantastique et unanime dans l’affaire Golounov. Il est donc important pour eux de détruire d’abord la solidarité générale, puis d’intimider et d’emprisonner ceux qui insistent », a dénoncé sur Twitter M. Navalny, qui encourt jusqu’à trente jours de détention.

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Plusieurs journalistes, dont des collaborateurs du journal d’opposition Novaïa Gazeta, du quotidien Kommersant et du magazine allemand Der Spiegel, ont également été arrêtés. Selon Meduza, l’un de ses correspondants a été interpellé alors qu’il se plaignait de la répression policière par téléphone avec le vice-maire de Moscou.

« Ce qui s’est passé avec Ivan Golounov arrive tous les jours dans tout le pays. Il y a des tonnes de [fausses] histoires de drogue comme ça. Nous avons eu de la chance qu’il ait été libéré mais ce n’est qu’une petite victoire. La guerre n’est pas gagnée », a déclaré à l’AFP Egor, un manifestant de 15 ans portant un t-shirt avec le slogan « Je suis Ivan Golounov ». Le Kremlin avait dit craindre mardi que la marche ne « gêne l’atmosphère festive » de mercredi, jour férié célébrant l’indépendance de la Russie vis-à-vis de l’URSS.

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La police arrête des manifestants, le 12 juin à Moscou. Pavel Golovkin / AP

Recul rarissime des autorités

Cette marche, qui a rassemblé plus d’un millier de personnes, était destinée à dénoncer les agissements de la police dans l’affaire Golounov, qui a provoqué une mobilisation quasi sans précédent de la société civile. Arrêté vendredi 7 juin à Moscou par des policiers qui affirmaient avoir découvert dans son sac à dos puis dans son appartement d’importantes quantités de drogue, Ivan Golounov avait été assigné à résidence samedi avant d’être disculpé et libéré mardi – un recul rarissime des autorités.

Le reporter de 36 ans, qui travaille pour le site d’information indépendant Meduza, a promis de « continuer à faire [son] travail, à enquêter, (…) pour être à la hauteur de la confiance de ceux [l]’ont soutenu ». Interrogé pour savoir s’il allait demander des compensations, le reporter a sobrement dit espérer « que personne d’autre ne connaîtra une telle situation ».

Une enquête a été ouverte sur les agissements des policiers ayant interpellé Ivan Golounov, qui ont été suspendus de leurs fonctions le temps des investigations, tandis que deux responsables de haut rang de la police moscovite seront limogés.

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L’un des manifestants avec une pancarte « Poutine ment », le 12 juin à Moscou. SHAMIL ZHUMATOV / REUTERS

Encore six journalistes détenus

Il s’agit d’un dénouement hors norme en Russie, où les services de sécurité et la police sont souvent accusés de monter des affaires de drogue de toutes pièces pour se débarrasser des voix critiques ou simplement pour atteindre leurs quotas mensuels d’arrestations.

L’organisation Reporters sans frontières (RSF), tout en saluant le « niveau historique de pression de la société civile russe » ayant permis la libération d’Ivan Golounov, rappelle que six autres journalistes restent détenus pour diverses accusations en Russie. « L’arrestation d’Ivan Golounov met en lumière l’impunité complète dont jouissent les policiers corrompus », indique RSF dans un communiqué. « Si leur comportement a choqué Moscou, il est assez courant dans le reste de la Russie. »

L’affaire du journaliste avait provoqué une onde de solidarité rare, les soutiens s’accumulant de la part de simples Russes, des journaux indépendants jusqu’aux médias d’Etat, aux artistes et même à certains hauts responsables politiques.
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Message  Caduce62 le Jeu 13 Juin - 14:30

"Иван, ты свободен!" - но прекращение уголовного дела в отношении Ивана Голунова и освобождение журналиста - это не повод обманываться насчет соблюдения прав граждан в России, считает карикатурист Sergey Elkin. Другие карикатуры Елкина
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Message  Caduce62 le Jeu 13 Juin - 19:39

Russie : la réaction policière se durcit face à l’opposition

Dès le lendemain de la libération du journaliste Golounov, la police a réprimé les opposants au Kremlin qui manifestaient dans les rues de Moscou, mercredi.
Par Nicolas Ruisseau  Publié aujourd’hui à 10h48, mis à jour à 11h17
https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/13/russie-le-pouvoir-procede-a-de-nouvelles-arrestations_5475680_3210.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR3d4MoekjTlqApgRwarDNpMIQ8qVlfbaF_ZSgqF-qFby6_KmUIfLWooH0g#Echobox=1560419277

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Arrestations de manifestants, à Moscou, le 12 juin 2019. ALEXANDER NEMENOV / AFP

« Après l’espoir d’ouverture, le retour de la répression… » Katia Bychkova, 45 ans, simple Moscovite de cette nouvelle classe moyenne russe prête à protester contre le Kremlin de Vladimir Poutine, n’est pas surprise par le durcissement de la réaction policière en quelques heures face à l’opposition.

Le 11 juin au soir, cette mère de famille célébrait la libération du journaliste d’investigation Ivan Golounov qui, arrêté pour trafic de drogue dans une affaire aux allures de coup monté, a été disculpé après une vague d’indignation inédite de la société civile. Le 12 juin après-midi, jour de fête nationale, Katia Bychkova a, en revanche, retrouvé les habituelles scènes de violence concluant les manifestations anti-Kremlin. Les unités antiémeute sont intervenues de manière musclée pour arrêter « toute personne ne respectant pas l’ordre public », prévenait le message de la police diffusé par haut-parleurs.

« Le pouvoir, humilié la veille d’avoir dû céder sur l’affaire Golounov à cause de notre mobilisation, a retrouvé ses vieux réflexes : arrêter les protestataires présents, faire peur aux autres », regrette Katia Bychkova.

Près de 500 personnes arrêtées

Quelque 500 personnes ont été arrêtées, selon le réseau OVD-Info. Le rassemblement, non autorisé, a commencé au métro Tchisty-Prudy, en plein Moscou, et devait se transformer en marche dans le centre. Initialement organisé pour demander la libération d’Ivan Golounov, il a été maintenu pour protester de manière plus large contre les abus policiers et le régime de Vladimir Poutine. Mais l’omniprésence des forces de l’ordre, qui ont fermé plusieurs rues, a contraint les manifestants à tourner en rond. Moins de 1 000 personnes s’étaient rassemblées au point de départ. Le mouvement, improvisé et disparate, a ensuite grossi, comptant jusqu’à 3 000 participants criant : « Russie libre ! » et « Russie sans Poutine ! 

« Le code pénal permet de plus en plus d’arrêter un citoyen rebelle pour drogue, extrémisme ou offense aux autorités. »

Beaucoup de journalistes sont venus par solidarité pour Ivan Golounov. « Il est loin d’être le seul. Les arrestations sur de fausses accusations sont courantes en Russie », confie un jeune reporter de Dojd, une chaîne de télévision indépendante. « Il y a tous ces articles du code pénal qui, de plus en plus, permettent d’arrêter un citoyen rebelle pour drogue, extrémisme et désormais… offense aux autorités. »
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Message  Caduce62 le Ven 14 Juin - 19:48

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Message  Caduce62 le Jeu 20 Juin - 12:54

AFP, publié le jeudi 20 juin 2019 à 13h55
Vladimir Poutine, confronté à un mécontentement croissant, a reconnu jeudi que le niveau de vie des Russes s'était dégradé ces dernières années et a promis d'y remédier lors de sa traditionnelle session de doléances en direct à la télévision.

Salaires trop faibles, hausse des prix et des tarifs des services publics, disparités régionales: la majorité des questions adressées au président russe lors de cet exercice annuel portaient sur les difficultés vécues par la population.

Fait rare lors de cet exercice médiatique annuel bien rodé, M. Poutine a reconnu que la vie de ses concitoyens était devenue plus dure, blâmant les sanctions occidentales visant son pays et la chute des prix des hydrocarbures, qui représentent une grande part des exportations de la Russie.

Il a également reconnu des difficultés provisoires liées à la mise en oeuvre il y a tout juste un an de mesures impopulaires telles que le relèvement de l'âge de la retraite ou la hausse de la TVA, tout en assurant qu'elles commençaient à porter leurs fruits et à bénéficier à la situation économique.

Il a immédiatement promis, une nouvelle fois, d'"augmenter le niveau de vie, le niveau de revenus" de la population qui baisse sans discontinuer depuis plusieurs années et a assuré vouloir régler des problèmes pressants comme l'état du système de santé ou le problème des ordures.

La "Ligne directe" avec le président donne lieu chaque année à des promesses de régler les problèmes quotidiens de la population, à des remontées de bretelles de responsables régionaux ainsi qu'à des confidences sur la vie privée du maître du Kremlin.

Organisé pour la 17e fois depuis l'arrivée au pouvoir de M. Poutine en 1999, cet exercice intervient alors que le président a vu sa popularité sensiblement chuter et le mécontentement et l'inquiétude de la population croître.

"Une seule question: quand partez-vous?", "Que va-t-on faire lorsqu'il ne restera plus de pétrole et de gaz?", "S'il vous plaît, sauvez la Russie", pouvait-on lire affiché à l'écran parmi les 1,8 million de questions adressées au total au président.

- Une pauvreté "honteuse" -

Selon l'institut indépendant Levada, les deux tiers des Russes approuvent la politique de leur président, un chiffre élevé mais en net retrait après avoir évolué entre 80% et 90% après l'annexion de la Crimée en 2014.

Alors que le pays est frappé depuis 2014 par des sanctions économiques européennes et américaines sans précédent en raison de la crise ukrainienne, "la pauvreté est devenue une honte pour la Russie", a déclaré lundi l'influent chef de la Chambre des comptes russe, Alexeï Koudrine, n'excluant pas une explosion sociale.

Si les autorités russes n'ont pas été jusqu'alors confrontées à un mouvement social d'ampleur, le mécontentement s'est exprimé ces derniers mois dans une série de contestations locales sur des sujets de proximité comme le traitement des déchets ou la construction d'une cathédrale dans l'Oural.

"L'objectif principal de la Ligne directe est de montrer que Vladimir Poutine est le meilleur défenseur des intérêts du peuple, que c'est le président le plus humain et le dernier espoir pour la justice", explique à l'AFP l'analyste politique Konstantin Kalatchev.

Selon l'analyste, l'objectif est avant tout d'"augmenter l'optimisme social" : "Le président joue ainsi le rôle d'une personne à qui on peut s'adresser quand on est déjà complètement désespéré. Et dans ce style, il plaît à beaucoup de Russes".

La politique étrangère de Russie préoccupe aussi les esprits des Russes au moment où les relations entre Moscou et les Occidentaux sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide, empoisonnées par des désaccords sur la Syrie et l'Ukraine, des scandales d'ingérence électorale présumée et d'espionnage.

Au-delà des problèmes économiques et politiques, la personnalité du président suscite la curiosité et il glisse généralement dans l'émission quelques allusions sur sa vie privée, strictement protégée.

"Avez-vous du temps pour lire des livres et quel est votre écrivain préféré?", "Pourquoi portez-vous votre montre sur votre bras droit?", "C'est comment d'être président? Est-ce dur ou pas?", veulent par exemple savoir les Russes qui ont déjà envoyé leurs questions.


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Message  Matt le Mer 26 Juin - 19:15

Le monde à l'envers:

La Russie prolonge les sanctions contre l'Ukraine, les États-Unis et l'UE

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La Russie a prolongé l'embargo sur les produits alimentaires en provenance de l'Ukraine, des États-Unis et de l'Union européenne.

Le décret pertinent signé par le premier ministre russe Dmitri Medvedev a été publié sur le portail officiel de l'information juridique.
L'embargo sur les produits alimentaires a été prolongé jusqu'au 31 décembre 2020. Il s'applique aux produits provenant des États-Unis, des pays de l'Union européenne, de l'Australie, du Canada, de la Norvège et de l'Ukraine.


Le 20 juin dernier, le Conseil de l'Union européenne a prolongé les mesures restrictives, introduites en réponse à l'annexion illégale de la Crimée et de Sébastopol par la Russie, jusqu'au 23 juin 2020.


Pour rappel, en juillet 2014, l'Union européenne a imposé des sanctions économiques à la Russie pour son annexion illégale de la Crimée et ses actions déstabilisant la situation dans l'est de l'Ukraine. Les sanctions ont été renforcées en septembre 2014.

En mars 2015, le Conseil européen a lié l'effet des mesures restrictives au non-respect par la Russie des accords de Minsk. Depuis lors, l'UE prolonge des sanctions économiques à égard de la Russie tous les six mois.


C'est la Russie qui ne respecte pas les règles internationales et qui sanctionne ceux qui les respectent.  Shocked

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Message  Caduce62 le Jeu 27 Juin - 16:38

Agrobusiness : Les oligarques ont mis la main sur l'agriculture russe

https://www.courrierinternational.com/article/agrobusiness-les-oligarques-ont-mis-la-main-sur-lagriculture-russe?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&Echobox=1561621043&fbclid=IwAR3kCdj-6xfXqEYKNPPVf6o_ypFBQcGP2h14rwkc7t8cnqliEkUDhbcGfDQ

Publié le 27/06/2019 - 05:57

Et en Russie ! - Page 37 Paysan10
Dessin de Kazanevzky, Ukraine

En Russie, les terres contrôlées par les cinq principaux groupes agroalimentaires représentent une surface supérieure à celle d’un pays comme la Moldavie.

La société Miratorg occupe la première place du classement 2019 des plus gros propriétaires terriens publié en mai. Le cabinet de conseil [moscovite] BEFL a recensé en tout 44 holdings agroalimentaires propriétaires de plus de 100 000 hectares et 12 exploitations agricoles de 100 000 hectares.

Les cinq premiers ont de quoi impressionner : Miratorg [1 million d’hectares] est le plus gros producteur de bœuf et de porc de Russie, Prodimex [865 000 ha], le premier producteur de sucre, EkoNiva [504 000 ha], le leader du lait. Ce groupe de tête compte également Rousagro [650 000 ha] et Agrocomplex [645 000 ha]. Les fondateurs de trois de ces groupes, Vadim Mochkovitch, Alexandre et Victor Linnik et enfin Igor Khoudokormov sont les premières fortunes basées sur l’agriculture du classement de Forbes.

Il y a une quinzaine d’années, la fusion d’une multitude d’anciens kolkhozes et sovkhozes a permis la création des premiers grands domaines, lorsque l’agriculture a commencé à être lucrative. D’immenses étendues de champs et de pâtures étaient alors à l’abandon. Il fallait de l’argent pour les ramener à la vie. Les agriculteurs n’en avaient pas, à l’inverse des producteurs de pétrole et de minerai, des directeurs de banque ou des importateurs de produits agroalimentaires. Rien d’étonnant alors que ces derniers se soient retrouvés à la tête des plus grandes parcelles après avoir racheté leurs parts aux anciens ouvriers des kolkhozes, voire des entreprises agricoles entières.

Les jumeaux Linnik ont fait fortune en important de la viande des Pays-Bas et du Brésil. Igor Khoudokormov et Vadim Mochkovitch ont prospéré grâce au sucre ukrainien. On peut encore citer le groupe agroalimentaire Volgo-Don Agroinvest, créé par l’ancien vice-président de la compagnie pétrolière Loukoil Sergueï Koukoura, et la société Step, propriété de la société d’investissement AFK Sistema, du milliardaire Vladimir Evtouchenkov.

Avec le retour d'une noblesse terrienne et des serfs, on peut bruler la momie de Lénine lol!
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