Et en Russie !

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Et en Russie !

Message  Caduce62 le Jeu 29 Juin - 18:28

AFP, publié le jeudi 29 juin 2017 à 17h17
Cinq Tchétchènes accusés du meurtre de l'opposant russe Boris Nemtsov en février 2015 ont été reconnus "coupables" par une cour d'assises de Moscou à l'issue d'un procès qui n'a cependant pas permis de retrouver le commanditaire.  Evil or Very Mad

Accusés d'avoir organisé et exécuté ce meurtre commis en 2015 tout près des murailles du Kremlin, les cinq prévenus, originaires des républiques musulmanes de Tchétchénie et d'Ingouchie, "ne méritent pas d'indulgence", selon le verdict énoncé au terme de trois jours de délibérations.

Les douze jurés ne devaient se prononcer que sur la culpabilité des accusés. Les peines de prison ne seront connues que dans quelques jours et fixées par le juge.

Figure centrale de l'opposition au président Vladimir Poutine, Boris Nemtsov a été abattu de quatre balles dans le dos non loin du Kremlin le 27 février 2015.

A l'issue de l'énoncé du verdict, la famille de la victime a dénoncé un "fiasco total" de la justice.

"On ne peut pas dire que nous sommes satisfaits du verdict. Il n'y a ni l'organisateur, ni le commanditaire", a déclaré aux journalistes Vadim Prokhorov, l'avocat de la famille Nemtsov.

- "Parodie" de justice -

"Les enquêteurs et le tribunal ont littéralement persisté dans leur refus de reconnaître ce meurtre comme politique (...) et n'ont évidemment pas cherché à établir la vérité", a affirmé la fille de l'opposant, Janna Nemtsova, dans un message sur Facebook, qualifiant le procès de "parodie" de justice.

Les cinq hommes, parmi lesquels le tireur Zaour Dadaïev, ainsi que Chadid et Anzor Goubachev, Temirlan Eskerkhanov et Khamzat Bakhaïev, étaient jugés depuis octobre 2016.

Selon le Comité d'enquête, organe chargé des principales investigations criminelles, les prévenus s'étaient vu offrir en septembre 2014 une récompense de 15 millions de roubles, soit plus de 220.000 euros au taux actuel, pour perpétrer ce meurtre.

Arrêtés en mars 2015, les cinq prévenus ont plaidé non coupable.

Un sixième homme, tchétchène également, Rouslan Moukhoudinov, identifié en décembre 2015 comme le commanditaire présumé du crime, est toujours recherché par la police.

Des proches de Boris Nemtsov ont cependant accusé l'entourage de l'autoritaire dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, voire M. Kadyrov lui-même, d'être responsable de son assassinat. Début décembre, la justice russe a refusé de convoquer le président tchétchène en qualité de témoin.

Selon des médias russes, Rouslan Moukhoudinov a servi dans le bataillon "Sever" des forces spéciales tchétchènes, composé de soldats particulièrement loyaux à Ramzan Kadyrov.

- Leader charismatique -

Le meurtre de Boris Nemtsov, l'une des principales et plus charismatiques figures de l'opposition russe, avait provoqué une onde de choc en Russie et la consternation à travers le monde.

Après avoir été jeune gouverneur libéral de la région de Nijni-Novgorod, la troisième ville de Russie à 400 km à l'est de Moscou, sous la présidence de Boris Eltsine, il avait été nommé au gouvernement en 1997, incarnant la génération des jeunes ministres réformateurs de la Russie post-soviétique.

De mars 1997 à août 1998, il avait tenu le poste de vice-Premier ministre chargé du secteur énergétique et des monopoles, ce qui lui a valu, une fois dans l'opposition après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, d'être accusé de liens avec les oligarques ayant profité de la vague de privatisations des années 1990.

Lors de la vague de contestation sans précédent de 2011-2012, il s'était cependant imposé comme l'un des chefs de file de l'opposition libérale russe, avec le militant anticorruption Alexeï Navalny qui purge actuellement une peine de 25 jours de prison pour une manifestation non autorisée.

Coprésident du parti d'opposition RPR-Parnas, Boris Netmsov avait été élu en 2013 député au parlement de Iaroslavl, petite ville à quatre heures de route de Moscou.

Une semaine après sa mort, des dizaines milliers de personnes avaient défilé dans les rues de Moscou pour lui rendre hommage et demander justice.
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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Ven 30 Juin - 1:14

Russie. Des juristes russes vent debout contre une plaque en l’honneur de Staline

Courrier International
Publié le 29/06/2017 - 17:36



Un homme décapité tente d’accrocher au mur un portrait de Joseph Staline, dont la bouche dégouline de sang. Le dessinateur russe Sergueï Elkin réagit ici à la polémique qui fait rage ces jours-ci en Russie, suite à la décision de la direction de l’Académie de droit de Moscou d’accrocher à l’entrée d’un de ses amphithéâtres une plaque commémorative en l’honneur de l’ancien dirigeant soviétique.

Le 26 juin, le célèbre avocat Guenri Reznik claquait la porte de l’Académie, où il enseignait, rapporte le journal en ligne Gazeta.ru. Staline “a enterré le droit”, s’est insurgé Reznik dans son blog sur le site de la radio Echo Moskvy.

Une plaque en honneur du fossoyeur du droit […] est installée dans le temple de la science juridique. Non, merci. Trop c’est trop.”
En signe de protestation, professeurs et étudiants de l’Académie ont lancé une pétition, dénonçant “la réhabilitation du régime stalinien” et réclamant le démontage de la plaque.

Pourquoi la société russe n’a-t-elle pas été “vaccinée” une bonne fois pour toutes contre le fléau stalinien ? s’interroge Gazeta.ru. Parce qu’“il n’y a jamais eu de condamnation irrévocable des crimes de Staline contre son propre peuple, formalisée par une procédure juridique, telle que le procès de Nuremberg [procès de 1945-1946 contre les chefs du régime nazi]”. En attendant, “les dirigeants et le peuple russes se plaisent à rejouer le stalinisme, […] à croire qu’ils ont complètement perdu l’instinct de conservation”.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Ven 30 Juin - 10:38

Une autre des russes:

Conception de la Russie en mer Noire:
extension de la zone tampon

This commentary is the third in a series of essays on the geostrategic importance of the Black Sea that already includes a brief historical perspective and an assessment of NATO-Russia tensions in the region. As the White House is reflecting on the conditions for resuming dialogue with Russia, this commentary focuses on Russia’s use of territorial, cultural, and ethnic regional dynamics in the region to create a buffer zone against the West and presents options for Black Sea states and their allies and partners.


Reunite, Control, or Disperse

Russia’s current military doctrine (2014) and national security strategy (2015) reflect the Kremlin’s overarching obsession with fragmentation and subversion, especially in the Black Sea and Caucasus regions. Moscow shares the West’s assessment that unresolved regional conflicts, ethnic tensions, or violence from extremist groups create a risk of destabilization. However, Russia perceives its own actions as defensive and mirrors Western accusations by claiming foreign military buildup and intelligence services in its near abroad seek to destroy its unity and territorial integrity. No clear distinction is drawn by either document between Russia’s internal and external borders. On the contrary, neighbor countries allegedly serve as an entry point to shape Russia’s information space and its internal sphere, undermining its national interests. In this perspective, radical political change at Russia’s outskirts must be thwarted at any cost and could possibly lead to conflict.


The perceived need to recreate a buffer zone at Russia’s borders against the West has pervaded Russia’s leadership since the early 1990s. It started with the trauma of the fragmentation of the Soviet Union, the voluntary demise of which Vladimir Putin later called “the greatest geopolitical catastrophe of the 20th century.” At the turn of the 2000s, Russia, fearing unrest in the North Caucasus (Chechnya and later Dagestan, Ingushetia, or Kabardino-Balkaria) could lead to attempts at secession in its inner abroad, responded heavy handedly. Interestingly, it was in Chechnya, where the threat had been most salient, that Moscow gave the most leeway to local leaders—offering all-but-complete autonomy in exchange for unfailing support to the central government. In the meantime, in the Black Sea region, Russia’s policy to preserve its cordon sanitaire reached well beyond its inner borders to include most of its neighbors. Moscow was too weak to coerce former vassal entities in Eastern Europe and the Caucasus. It therefore struggled to preserve influence through diplomatic pressure, covert economic dominance, and regional integration instead.


Western buildup around the Black Sea region progressively challenged the notion that Russia could maintain regional dominance through nonmilitary means. As the European Union and NATO filled the post-Soviet power vacuum, Russia soon became aware that it was unable to stop the alliance’s expansion eastward to Bulgaria and Romania. It also failed to deter NATO from pledging eventual membership to Georgia and Ukraine at the Bucharest summit (2008), while establishing closer partnerships with Azerbaijan, Armenia (2005), and Moldova (2006). Having stretched eastwards and driven by bureaucratic dynamics, the European Union in 2009 proposed its Eastern Partnership to all countries around the Black Sea, a move that accelerated the decay of Russia’s post-Soviet economic sphere of influence. In the early 2010s, as Russia was already increasing pressure on its near abroad, it sought again to revive its projects of regional integration and launched a competing economic platform, the Eurasian Economic Union (EAEU), but garnered limited success in the region—only Armenia joined, with reservations.


After the “colored revolutions” in Georgia (2003) and Ukraine (2004), Russia’s focus increasingly switched to hard power to preserve its sphere of influence. Only Armenia, due to its specific situation, was allowed to cultivate ties with outside powers while maintaining excellent relations with Moscow—it still belongs to the Russia-led Collective Security Treaty Organization (CSTO). But in general, Moscow made clear to states in the region that political independence was not really an option. From a geopolitical perspective, Russia’s move aimed at restoring the strategic depth it felt it had lost in Europe after the Cold War and avoiding what it considered to be hostile military forces at its borders—even if it implied encroaching over its neighbors’ territory. Then, following economic recovery, Russia undertook with the annexation of Crimea to maintain access to a key strategic area, perceived as critical to restoring its global reach. Putin’s repeated allusions to potential use of nuclear weapons in the broader context of the crisis in Ukraine was a message to the United States that Ukraine belongs to Russia’s buffer zone and that Crimea potentially pertained to Russia’s “vital interests.”

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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Sam 1 Juil - 1:32

Caduce62 a écrit:Russie. Des juristes russes vent debout contre une plaque en l’honneur de Staline

Courrier International
Publié le 29/06/2017 - 17:36



Un homme décapité tente d’accrocher au mur un portrait de Joseph Staline, dont la bouche dégouline de sang. Le dessinateur russe Sergueï Elkin réagit ici à la polémique qui fait rage ces jours-ci en Russie, suite à la décision de la direction de l’Académie de droit de Moscou d’accrocher à l’entrée d’un de ses amphithéâtres une plaque commémorative en l’honneur de l’ancien dirigeant soviétique.

Le 26 juin, le célèbre avocat Guenri Reznik claquait la porte de l’Académie, où il enseignait, rapporte le journal en ligne Gazeta.ru. Staline “a enterré le droit”, s’est insurgé Reznik dans son blog sur le site de la radio Echo Moskvy.

Une plaque en honneur du fossoyeur du droit […] est installée dans le temple de la science juridique. Non, merci. Trop c’est trop.”
En signe de protestation, professeurs et étudiants de l’Académie ont lancé une pétition, dénonçant “la réhabilitation du régime stalinien” et réclamant le démontage de la plaque.

Pourquoi la société russe n’a-t-elle pas été “vaccinée” une bonne fois pour toutes contre le fléau stalinien ? s’interroge Gazeta.ru. Parce qu’“il n’y a jamais eu de condamnation irrévocable des crimes de Staline contre son propre peuple, formalisée par une procédure juridique, telle que le procès de Nuremberg [procès de 1945-1946 contre les chefs du régime nazi]”. En attendant, “les dirigeants et le peuple russes se plaisent à rejouer le stalinisme, […] à croire qu’ils ont complètement perdu l’instinct de conservation”.

Non seulement je comprends les protestataires, mais je les approuve pleinement ! Staline, le criminel de guerre et le criminel contre l'humanité !!! Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Lun 3 Juil - 9:01

Conséquence de la politique poutinienne:

’14 million Russians don’t have enough money even for food’ and other neglected Russian stories


Image: Alexander Petrosyan 

The flood of news stories from a country as large, diverse and strange as the Russian Federation often appears to be is far too large for anyone to keep up with. But there needs to be a way to mark those which can’t be discussed in detail but which are too indicative of broader developments to ignore.
Consequently, Windows on Eurasia each week presents a selection of 13 of these other and typically neglected stories at the end of each week. This is the 89th such compilation, and it is again a double issue. Even then, it is only suggestive and far from complete, but perhaps one or more of these stories will prove of broader interest.

1. Putin Isn’t Taking a Vacation This Year

The Kremlin has announced that Vladimir Putin won’t be taking a vacation this year because of his enormous responsibilities. Among them are trips abroad where he cannot control the outcomes and travel within Russia where his apparatus is working to ensure that there won’t be any problems.
Residents of Izhevsk for example have been told not to open windows or go on their balconies while Putin is in town.
In addition, he appears to be working on his reelection campaign, one in which a few decisions have been announced: The Kremlin plans to run him on a program of trust and respect with few new policies announced, even though Russians increasingly say they support him even though he isn’t doing what he promises in some key areas.
Quotations from Putin are now going up in Moscow subways but they aren’t going to be featured at least anytime soon in the regions.

2. Trumpism has Same Roots as Islamist Terrorism – People’s Desire for Simple Solutions to Complicated Problems, Writer Says

A commentator for Kyiv’s Delovaya stolitsa says that the roots of Trumpism in the United States and ISIS in the Islamic world are the same, the desire of many people for simple solutions to complicated problems.

3. Fourteen Million Russians Don’t Have Enough Money Even for Food

There are now 22 million people in Russia living in poverty, 15 percent of the total population and seven million more than five years ago (rufabula.com, ng.ru and charter97.org).

  • Two-thirds of these people are really poor because they do not have enough money to put food on their tables on a daily basis.
  • Ever more stores and restaurants are closing in Moscow.
  • The economic situation in Russia’s regions is deteriorating even more rapidly than in the capitals.
  • Dacha prices have collapsed to fire-sale levels as Russians try to raise cash.
  • Housing vacancies in Moscow are rising as people are unwilling or unable to pay the prices asked.
  • And experts are warning that the Russian banking system is heading toward collapse, even as Vladimir Putin and his propagandists paint a rosy picture of economic improvement.


4. Problems of Russian Society Diversify and Intensify

Social problems in Russia are diversifying with ever more sectors facing difficulties and intensifying in often unexpected ways.
Among such developments this week are the following:

  • In some regions, the authorities can’t find anyone willing to take a position as mayor.
  • The demographic collapse in Russia – births are down 10 percent this year compared to last – is now so severe that even the Kremlin has had to acknowledge it.
  • Russians are reportedly drinking and smoking less but gaining weight as they shift to less expensive foods.
  • Unidentified hooligans are blocking efforts by rights activists to investigate torture in prisons.
  • The Moscow Patriarchate wants Russian schools to teach old church Slavonic.
  • Russian young people increasingly say they want to be priests or policemen, two growth professions under Putin.
  • Russian screening for cancer isn’t working and fails to find tumors which might be successfully treated.
  • Moscow is ending subsidies to farmers for equipment almost certainly ensuring new rises for food products.
  • A school director has found an interesting way to boost her salary: she has fired most teachers and taken theirs.
  • Suit by Aeroflot stewardesses dismissed because of age and weight gains the support of a petition drive.
  • Some Russians are angry that the language used by Russian scholars is excessively anglicized.
  • And Russian parents face a difficult summer: camps for their children are now fewer in number and much more expensive than even a year ago.


5. Moscow Treats Chechnya Even More Differently than Many Thought

Most federal subjects have to go through a lengthy process of presenting their budgetary needs and then negotiating with Moscow over how much they will get, but the country’s finance minister says that one subject doesn’t have to do that. Chechnya simply prepares its budget, indicates how much it needs, and Moscow sends the money needed to make up any deficit (znak.com/2017-06-26/ministr_finansov_rossii_rasskazal_kak_napolnyaetsya_byudzhet_chechni).
Other developments on the nationalities front this week include the following:

  • Buryatia’s incumbent government is seeking to use shamans and spirit forces to help it win re-election.
  • Because they drink less, residents of Ingushetia and Daghestan have longer life expectancies than do Russians in Moscow.
  • North Caucasians identify corruption among officials as most serious problem they face.
  • Khanty-Mansiisk leaders reject charges that they are separatists.
  • Altay head accused of exacerbating ethnic tensions.
  • Russian Orthodox churchman says his organization played key role in development of Sakha nation.
  • Women still tortured in Mordvin camps.
  • Pressed to use Russian more, some republics back down while others double down in support of their own languages.


6. Russian Regions Want Referenda and Elected Mayors

The predominantly ethnic federal subjects have taken the lead in calling for the expanded use of referenda and restoring the election of mayors.
The regions, which are often ignored, also are leaders in the development of civil society, especially among Siberian cities.
And some of them are now thinking about joining trans-border groups like the Northern Council of Scandinavian Countries.

7. Murmansk Protesters Win Big Victory

One of the reasons protests continue to spread in Russia is that people there have no other way to express their views; but another that may be becoming increasingly important is that protests work, forcing officials to modify objectionable policies or even to back down completely.
A case of the latter happened in Murmansk this week where residents successfully protested against the electric company which had been charging them for heat for the last ten years but had not provided them with any.
Protests by truckers, scholars, and those opposed to demolishing the five-storey apartment buildings in Moscow continued as well (themoscowtimes.com, newizv.ru, fedpress.ru and rbc.ru).
Two other new protests were notable: In Yugra, the Russian Orthodox bishopric launched a petition drive to can the controversial film Mathilda and in Irkutsk, residents staged a demonstration to demand the restoration of elected governors.

8. US Says Russia Operates Labor Camps for North Korea

The US says that the Russian government is operating labor camps whose inmates are North Koreans who have reportedly been used as slave laborers. Given earlier reports about the use of North Korean slave laborers on World Cup construction projects, such a charge is entirely plausible; but Moscow will do everything it can to prevent anyone from finding out.

9. Poetic ‘Justice’

Ousted Mari El head Leonid Markelov has appealed to Vladimir Putin for pardon in a poem he has written from jail.
Meanwhile, Russian Orthodox activists have decided to go above Putin’s head to secure a ban on the Mathilda film: they are praying to God that he take steps to make sure that happens.

10. Moscow Comes Up with a New Way to Fight the Internet

The Russian government, convinced that the Internet threatens Russia with revolution (apostrophe.ua and kasparov.ru) has come up with a new way of fighting it: planning increases in tariffs on computers so that fewer Russians will be able to afford to go online.
Meanwhile, however, it has kept up all its old tactics: blocking stories it doesn’t like, continuing to impose sanctions and fines on provides, and proposing legislation that would require foreign Russian language media to register with Moscow as foreign agents.

11. ‘Honored’ Russian Citizens and Dishonored Ones

A Russian senator has proposed creating the status of “honored citizen” in order to distinguish those who are more worthy than most but not about to receive more serious awards.
Meanwhile, a St. Petersburg legislator wants to impose criminal penalties on Russian men who betray their wives.

12. Two Capitals Divide on Monuments War

One Ingrian commentator has suggested that “a metaphysical border” exists between St. Petersburg where people are fighting over a Mannerheim memorial and Moscow where they are debating one to Stalin, even though he concedes there are many similar problems in both cities.
In St. Petersburg, the Russian Orthodox Church has shifted to a longer-term strategy to get back St. Isaac’s, confident that it has the government in its corner (portal-credo.ru, novayagazeta.ru and spektr.press).
In Moscow, the Stalin memorial at the Legal Academy has sparked serious conflicts among the capital’s scholars and rights activists (newsland.com and meduza.io).
The monuments war continued elsewhere as well: the Russian Orthodox Church wants to take over and close the Gagarin Museum, possibly because of the cosmonaut’s dismissive words about god (znak.com), and conservative activists continue to press for the closure of the Yeltsin Center in Yekaterinburg.

13. Russia’s Hosting of 2018 World Cup Threatened from Within and Without

Ever more voices are being raised against what many Russians see as the wasteful spending for venues for the 2018 World Cup. They point out that the money could be better used to help increasingly impoverished Russians, and Sochi residents are pointing out that despite Moscow’s promises, athletic facilities are often white elephants that pass into disuse after competitions (kavpolit.com and newsland.com).
Such appeals are gaining traction because of reports that officials are destroying the houses of some residents to build facilities without informing the residents in advance.
Meanwhile, British and German athletes say they don’t want to go to Moscow for the World Cup, something that has infuriated Russian commentators (newsland.com and svpressa.ru).
Moscow writers also suspect that Ukraine is planning to demonstratively refuse to take part in order to cause other countries to follow.
The doping scandal continues to spread: the International Anti-Doping Agency says Russia’s counterpart can only conduct tests under international supervision. And now some Russians are asking the unthinkable: will Russia itself be allowed to take part in the 2018 World Cup.

14. Russia Restricts Entry of Those Bearing Only “LNR” and “DNR” Passports

Fearful that those who have been taking part in Moscow’s war against Ukraine in the Donbas may reimport violence into Russia, the Russian authorities have stopped admitting people who hold only “LNR” or “DNR” passports.
In a related development, official treatment of the mother of a soldier who died in the Donbas highlighted for all that Moscow is failing to keep it promises to the families of those killed in battle.
Meanwhile, Chechnya is expanding the number of its citizens who can legally carry guns, and Moscow is mulling increasing the age of draft exposure in order to be able to meet quotas for the military.

15. Has Russia Slipped to Third Place among World’s Navies?

To the outrage of some in Russia, Chinese media are suggesting that China, not Russia, now ranks second among the world’s navies with Russia’s only advantage over China now being in submarines.
The Chinese claims are exaggerated but that they can be made at all reflects both China’s rise and Russia’s fall in defense matters. Moscow is cutting the military budget by five percent this year, its military industry is in trouble, and officials acknowledge it won’t have a real aircraft carrier until at least 2030 (apostrophe.ua, svpressa.ru and forum-msk.org). It is claiming increased arms sales but since most of the information about them is classified, no one is sure whether Moscow is exaggerating on this point (iz.ru and svpressa.ru).
And in one development with important defense implications, Daghestani analysts are reporting that Russia is losing out to other Caspian littoral states because it has failed to develop its own ports.

16. Russia Cutting Itself Off from World Growth, Kudrin Group Says

By moving in the direction of autarchy, Aleksey Kudrin’s group of analysts says, Russia is marginalizing itself from growth in the rest of the world and thus falling further and further behind. Only reintegration and soon can slow this process, it says.

17. Russians Don’t Trust Businessmen Except Themselves

Russians have a very negative view of businessmen, according to a new study, but they are more entrepreneurial than many think and will find ways to end run any effort to ban self-employment as the government would like to do.

18. Russian Tourists Caught Stealing Toilet Paper from Turkish Hotel

A group of Russian tourists in Turkey was caught stealing toilet paper from the rooms of a hotel there.

19. Russian Nationalists Say They’re Open to Alliances with All Opposition Groups

Ivan Beletsky, a leading Russian extra-systemic nationalist, says that Russian nationalists are now ready to form alliances with any group that opposes the reelection of Vladimir Putin.

20. Russia a Paradise of Criminologists, One of Their Number Says

Not only is there a lot of crime in Russia, but various government agencies collect an impressive volume of data about it, thus making that country “a paradise” for those who study crime, according to one Russian criminologist.

21. By Two to One, Russians Favor Restoring Moscow’s Control over Former Soviet States

A new poll shows that Russians support by a margin of two to one Vladimir Putin’s efforts to restore Russian influence in and even control over former Soviet republics on Russia’s periphery.

22. It’s Easier to Become a Saint in Russia than Almost Anywhere Else

The Moscow Patriarchate official who oversees canonization says that the Russian Orthodox Church currently venerates about 5,000 saints, half of which were made saints only over the last 25 years.

23. New Muslim Internet Radio in Syria Broadcasts in Russian, Other Post-Soviet Languages

A new Internet radio project in Syria which positions itself as an independent Islamic voice is now broadcasting in Russian as well as the languages of Central Asia and the Caucasus, an indication of the numbers of people from those locations now in Syria on various sides of the conflict.

24. Kremlin Pollster Says 15 Percent of Russians are ‘Unpatriotic Shit’

VTsIOM pollster Valery Fedorov says that “25 percent of Russians are unpatriotic shit,” presumably including in that number all those who are ready to declare that they do not support Vladimir Putin and his policies.

25. What is Best for Russia: Revolution, Chaos or Disintegration?

A Moscow commentator says that the situation in his country is now so dire that it is time to ask which of the three most likely outcomes would be the worst for the country: revolution, a descent into chaos, or disintegration.

26. There are Good Russians

Two women in Volgograd are part of an organization that sends people to the homes of those who are sick and have no family members or friends to look after them, but in reporting this story, Takie Dela notes that there are only two of them in a city with a million people.
And twelve more from countries in Russia’s neighborhood:

1. In Belarus, There Really is a Russian Bear in the Woods

Residents of eastern Belarus have been terrorized by a Russian bear which has wandered over the border from his homeland.

2. Belarusians Petition for Cancelling Future Military Parades

After the latest victory day military parade in Minsk tore up the streets and led to the destruction of numerous trees along the roadside, a group of Belarusians has petitioned to cancel all future military parades there (charter97.org and charter97.org).

3. Belarus Gets Its First Zombie Apocalypse Novel

The first-ever zombie apocalypse novel has now appeared in Belarusian, a development that reflects the expanding role of the titular language there.

4. 75 Percent of Targets of Petya Virus were in Ukraine

While some commentators suggested that the Petyah virus had originated in Ukraine, subsequent research has shown that 75 percent of the institutions targeted by it were in Ukraine, a pattern that suggests it and not anyone else was the target and that Russian forces were almost certainly behind it.

5. Ukraine Passes Russia on World Social Progress Index

Ukraine now ranks 64th on the Social Progress Index, surpassing Russia which now ranks 67th.

6. Few in Ukraine Want to Admit They’ve Fought on Russian Side

A major problem with statistics about losses as a result of Russian intervention in Ukraine is that ethnic Ukrainians and even some Russians now do not want to acknowledge that they or their relatives fought for the pro-Moscow side.

7. Many in Donbas Now Hate Russia But Don’t Necessarily Want to Be Part of Ukraine

Many assume that residents in the Donbas look either to Moscow or to Kyiv, but new surveys suggest that an increasing fraction of them now hate Russia because it hasn’t supported them as they expected. At the same time, however, many of them don’t want to be part of Ukraine either.

8. Newspeak Spreads in Russian-Occupied Portions of Ukraine

Those in control of Russian-occupied portions of Ukraine are now employing a language of euphemisms and distortions that resembles nothing so much as the newspeak George Orwell described in his novel 1984.

9. Russia’s Kerch Bridge Already Harming Environment

An ecologist has warned that the Kerch bridge Moscow is building and now says is half done is irreversibly damaging the environment of surrounding waters (qha.com.ua and newsland.com).

10. Russian Occupiers in Sevastopol Now Give 17 Times as Much Money to Cossacks as to Invalids

A measure of the priorities of the illegal Russian occupation of Crimea is that officials in Sevastopol are now giving 17 times as much money to Cossack organizations than to the care of invalids in the population as a whole).

11. Kazakhstan and Kyrgyzstan Deny Moscow Reports They’ll Be Sending Troops to Syria

Both Astana and Bishkek deny reports in the Russian media that they plan to send troops in support of Russia’s war effort in Syria.

12. Nazarbayev Wants to Accelerate Shift to Latin Script

Kazakhstan President Nursultan Nazarbayev has indicated that he wants to push for a more rapid shift from Cyrillic to the Latin script for his country’s national language, a move that has infuriated Moscow and may spark further ethnic Russian outmigration from Kazakhstan.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Lun 3 Juil - 15:12

'PUTIN WAS MEDIOCRE' Feared Russian president Vladimir Putin was not an impressive KGB agent, claims his former spy boss  Laughing

Retired general Nikolai Leonov says Putin was sent to an unimportant posting in East Germany

RUSSIAN president Vladimir Putin was a “mediocre” KGB agent, according to his former boss at the sinister Soviet spy agency.
Retired general Nikolai Leonov says Putin was sent to an unimportant posting in East Germany after he was recruited as a spy.




3
Vladimir Putin was a mediocre KGB agent, his former boss said



Getty Images
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Putin admits he was in a ‘minor position’ in the KGB but is said to enjoy the sinister mystique it gives him



Alamy
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Former Russian general Nikolai Leonov was a powerful figure in the KGB
Leonov was in the KGB from 1956 to 1991 and was the number two in the dreaded Soviet secret service when Putin served in Dresden between 1985 and 1990.
He told Brazilian newspaper Folha de S.Paulo: “When we had a cadet fluent in German, as was Putin’s case, if he was good he would go to West Germany or Austria.
“But he went to the eastern side, which was communist.”
He added that promising officers would be sent to Berlin to work with the Stasi – the secret police of the East German regime – not Dresden.
Leonov, a former Latin America expert for Soviet Russia, also claims Putin was often late for appointments – a habit that was “strange and scandalous” to KGB officers.
Putin admits he was in a “minor position” in the KGB but Russian state media often claims he bravely defended the Soviet Union, even threatening an angry crowd with a gun to stop them from ransacking the spy agency’s offices after the collapse of the USSR.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Jeu 6 Juil - 9:50

Certain feraient mieux de se taire:

Selon un religieux russe, la barbe protège de l’homosexualité  Shocked



Selon ce prédicateur orthodoxe, le meilleur moyen d’être hétéro et de se protéger de l’homosexualité reste de porter… la barbe.

Voilà un conseil particulièrement « éclairé » de la part d’un prédicateur orthodoxe vieux-croyant. Il s’agit d’un groupe s’étant séparé de l’Église orthodoxe en 1666, suite au refus des réformes introduites par le patriarche Nikon. 

Le dénommé Kornily a déclaré lors d’une interview accordée à la chaine d’informations nationale russe que les hommes devraient cesser de se raser pour se « protéger de l’homosexualité » :

« Dieu nous a donné des règles. Il est écrit dans la Bible que Dieu a créé tous les hommes avec un barbe. »

« En Occident, l’Église catholique a complètement délaissé cela. C’est pourtant évident : tous les saints portent une barbe, et nous ne pouvons pas imaginer le Christ sans barbe. »

« Il ne faut pas s’opposer à son créateur. Il est affreux de voir les vêtements et les coiffures des hommes changer. »

Kornily a ensuite ajouté que se raser était un véritable blasphème, et que le port de la barbe avait peu à peu été abandonné par les catholiques des pays occidentaux, ce qui expliquait l’homosexualité croissante en Russie.



Poutine ne porte pourtant pas la barbe, lui....

Comme nous l’évoquons depuis plusieurs semaines déjà, des homosexuels sont torturés à mort en Tchétchénie. Plusieurs témoignages des victimes de ces « camps de concentration » ont depuis été recueillis. Les autorités tchétchènes ont évidemment nié en bloc ces accusations, ce qui a eu pour effet de déclencher un véritable tollé international.

Il est peut-être un exemple d'hétérosexualité? Laughing
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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Jeu 6 Juil - 10:18

C'est sûr que la barbe protège de l'homosexualité hein ! C'est vieux comme le monde cette recette là... Twisted Evil 

Illustration par l'image (éloignez les gosses de l'écran...) :





Ayez, je sens que je vais me faire tirer les oreilles par Svoboda... affraid
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Jeu 6 Juil - 13:04

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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Lun 10 Juil - 16:11

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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Mer 12 Juil - 19:42

Le ballet Noureev censuré au Bolchoï pour « propagande homosexuelle »

LE MONDE | 11.07.2017 à 19h56 • Mis à jour le 12.07.2017 à 10h16 | Par Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)

La première du ballet Noureev, prévue mardi 11 juillet, au théâtre Bolchoï, à Moscou, n’a pas eu lieu. A la dernière minute, la représentation consacrée au légendaire danseur Rudolf Noureev, telle que l’avait imaginée le metteur en scène Kirill Serebrennikov, a été reportée « au mois de mai 2018 » au motif, selon Vladimir Ourine, directeur de l’établissement, que le spectacle n’était « pas prêt ». La dernière répétition générale, le 7 juillet, s’était pourtant achevée par une longue salve d’applaudissements en présence de nombreux invités, dont le milliardaire Roman Abramovitch.

Dans la salle, rapporte Alexeï Venediktov, rédacteur en chef de la radio Echo de Moscou, s’étaient glissés ce jour-là des représentants de l’Eglise orthodoxe habillés en civil. « Ils ont couru voir l’évêque Tikhon [réputé être le confesseur de Vladimir Poutine] », indique-t-il. Dans les heures qui ont suivi, le ministre de la culture, Vladimir Medinski, aurait donné pour consigne de suspendre le ballet. Lundi, l’agence Tass, citant une source anonyme proche du ministre, affirmait que ce dernier, en colère, avait invoqué une « propagande des valeurs sexuelles non traditionnelles » contraire à la législation russe en vigueur. Le ballet devait retracer la vie du célèbre danseur (mort du sida à l’âge de 54 ans en France après avoir fui l’URSS en 1961), en exposant une photo de lui dénudé.

Démenti du ministère
Depuis, la dépêche de Tass a disparu. Le ministère a démenti. Mais d’autres médias ont confirmé l’information. « Le ballet était mauvais », a tenté de justifier M. Ourine. Vladislav Lantratov, qui devait jouer le rôle principal du ballet, a pour sa part réagi avec amertume sur son compte Instagram. « Les mots me manquent. Je commençais à aimer et à m’approprier le rôle. Tout prenait forme et c’est à ce moment-là que l’on te déracine de cette nouvelle “vie”… Le pire pour un artiste. »

Mardi, Kirill Serebrennikov est à son tour sorti de son silence. « Aujourd’hui devait avoir lieu la première mais “Roudik” [diminutif de Rudolf] ne peut pas exister sans liberté. Il s’est de nouveau envolé », écrit-il sur son compte Facebook en publiant l’image incriminée du danseur, le sexe masqué par un panneau « Bolchoï », et d’autres clichés de la troupe assortis de ce commentaire : « Merci à tous pour votre énorme travail qui continue d’exister. Je vous aime ! Je suis sûr que Roudik est content de nous. »

Depuis plusieurs semaines, le metteur en scène, 47 ans, homosexuel revendiqué, est dans le collimateur des autorités russes. Le 23 mai, soupçonné de détournement de fonds portant sur 200 millions de roubles (environ 3 millions d’euros) d’argent public perçus pour sa troupe, il avait fait l’objet d’une perquisition musclée à son domicile, tout comme au Centre Gogol, qu’il dirige depuis 2012. L’ex-directeur, Alexeï Malobrodski, a été placé en détention provisoire. S’adressant aux acteurs du centre réunis samedi pour la clôture de la saison, celui qui est présenté comme l’une des figures les plus talentueuses de la scène russe a lancé : « Les maux s’en vont, les régimes changent, les personnalités aussi, mais l’art reste. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/07/11/le-ballet-noureev-censure-au-bolchoi-pour-propagande-homosexuelle_5159235_3214.html#bPvduxf1cfgY1XVf.99
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Jeu 13 Juil - 14:05

Le ministère des Affaires Étrangères de l’Ukraine exhorte les Ukrainiens à se joindre à la campagne de soutien d’Oleg Sentsov



Le ministère des Affaires Étrangères de l’Ukraine demande aux ukrainiens de se joindre à la campagne de soutien envers Sentsov, otage politique du Kremlin #FreeSentsov qui se déroulera le 13 juillet, soit le jour de son anniversaire.

Cette information a été communiquée par le Ministère des Affaires Étrangères.

«Pour le soutenir moralement , le ministère vous invite à vous joindre à la campagne #FreeSentsov, venir au ministère et vous prendre en photo avec un décor installé en l'honneur d’Oleg Sentsov. En publiant cette photo sur les réseaux sociaux, nous prouverons que nous ne l'avons pas oublié et continuons de nous battre pour sa libération», peut-on lire dans le communiqué.

Le 13 juillet, Oleg Sentsov, metteur en scéne ukrainien, originaire de la Crimée, emprisonné illégalement par le pouvoir de la Fédération de Russie, aura 41 ans. En août 2015, le tribunal russe a reconnu Oleg Sentsov et Olexandre Koltchenko coupables d'avoir créé une «organisation terroriste » en Crimée, d'avoir participé «à deux actes terroristes » et d'en avoir préparé un autre, ainsi que la détention illégale d'armes et le projet d’acheter des engins explosifs. Oleg Sentsov a été condamné à 20 ans de prison, Koltchenko à 10 ans.

Et tant qu'à faire, un autre otage du Kremlin:

La Cour de Moscou laisse Souchtchenko en état d'arrestation jusqu'au 30 septembre 2017



La Cour de la ville de Moscou a rejeté une plainte déposée par l'équipe de défense de Roman Souchtchenko, correspondant permanent d'Ukrinform détenu illégalement en Russie, contre la prolongation du délai de son arrestation pendant trois mois supplémentaires, jusqu'au 30 septembre prochain.

Mark Feyguine, avocat du journaliste ukrainien, a communiqué cette information sur son compte Twitter :

« La Cour de la ville de Moscou a confirmé la décision de la Cour de Lefortovo de prolonger la détention de Roman Souchtchenko de trois mois », a-t-il écrit.

Selon une autre information de Mark Feyguine, Souchtchenko a été autorisé à faire trois appels téléphoniques à ses proches en Ukraine. « Le fils de Roman Souchtchenko, Maksym, fête ses 10 ans le 15 juillet. Maintenant, Roman le félicitera! », a précisé Feyguine.

Pour rappel, Roman Souchtchenko, correspondant permanent en France de l’agence de presse ukrainienne Ukrinform depuis 2010, a été arrêté sans aucun respect des règles internationales le 30 septembre dernier à Moscou, où il s'était rendu avec une visite privée.

Tout en l'accusant d'espionnage, le FSB de la Russie a déclaré que le journaliste était un employé de la Direction générale du renseignement du ministère de la Défense ukrainien. Cette dernière a démenti la déclaration et les accusations d'espionnage, soulignant qu'elle n'était pas conforme à la réalité.

Auparavant, la Cour de Lefortovo à Moscou avait prolongé la détention de Roman Souchtchenko jusqu'au 30 septembre 2017.
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Re: Et en Russie !

Message  benoit77 le Jeu 13 Juil - 14:31

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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Jeu 13 Juil - 14:46

Exactement ça.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mar 18 Juil - 14:37

Liza Peskov en France (en haut) et en Tchétchénie (en dessous).



Faculté d'adaptation. Laughing
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Re: Et en Russie !

Message  benoit77 le Dim 23 Juil - 21:51

ET en Russie ?
la poste de Rostov pille les colis : https://youtu.be/4WPwXgwpljg
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Lun 24 Juil - 10:03

Il n'y a pas qu'en Russie que c'est le cas.
Des brebis galeuses, il y en a partout, même chez nous. Twisted Evil
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mar 25 Juil - 9:36

10 cartes qui expliquent la stratégie de la Russie

Many people think of maps in terms of their basic purpose: showing a country’s geography and topography. But maps can speak to all dimensions—political, military, and economic. 
In fact, they are the first place to start thinking about a country’s strategy, which can reveal factors that are otherwise not obvious.
The 10 maps below show Russia’s difficult position since the Soviet Union collapsed and explain Putin’s long-term intentions in Europe.

Russia is almost landlocked


Mauldin Economics

Sometimes a single map can reveal the most important thing about a country. In the case of Russia, it is this map.
One of the keys to understanding Russia’s strategy is to look at its position relative to the rest of Europe. 
The European Peninsula is surrounded on three sides by the Baltic and North Seas, the Atlantic Ocean, and the Mediterranean and Black Seas. The easternmost limit of the peninsula extends from the eastern tip of the Baltic Sea south to the Black Sea.
In this map, this division is indicated by the line from St. Petersburg to Rostov-on-Don. This line also roughly defines the eastern boundaries of the Baltic states, Belarus and Ukraine. These countries are the eastern edge of the European Peninsula.
Hardly any part of Europe is more than 400 miles from the sea, and most of Europe is less than 300 miles away. Much of Russia, on the other hand, is effectively landlocked. The Arctic Ocean is far away from Russia’s population centers, and the few ports that do exist are mostly unusable in the winter.


Europe controls Russia’s access to the oceans


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Russia’s access to the world’s oceans, aside from the Arctic, is also limited. What access it does have is blocked by other countries, which can be seen through this map.
European Russia has three potential points from which to access global maritime trade. One is through the Black Sea and the Bosporus, a narrow waterway controlled by Turkey that can easily be closed to Russia. Another is from St. Petersburg, where ships can sail through Danish waters, but this passageway can also be easily blocked. The third is the long Arctic Ocean route, starting from Murmansk and then extending through the gaps between Greenland, Iceland, and the United Kingdom.
During the Cold War, air bases in Norway, Scotland, and Iceland, coupled with carrier battle groups, worked to deny Russia access to the sea. This demonstrates the vulnerability Russia faces due to its lack of access to oceans and waterways.
It also reveals why Russia is, for all intents and purposes, a landlocked country.
A country’s access to the sea can greatly influence its economic and political strength.




Most of Russia's population lives along the western border


Mauldin Economics
Russia’s population clusters along its western border with Europe and its southern border with the Caucasus (the area between the Black Sea and Caspian Sea to the south). Siberia is lightly populated. Rivers and infrastructure flow west.


Russian agriculture is in the southwest.


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The heartland of Russian agriculture is to the southwest. Northern Russia’s climate cannot sustain extensive agriculture, which makes the Russian frontier with Ukraine and the Russian frontier in the Caucasus and Central Asia vital. As with population, Russia’s west and south are its most vital and productive agricultural areas.



Russia's railroad network is critical


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The importance of the western and southern regions can also be seen in the country’s transportation structure.
Rail transportation remains critical to Russia. Observe how it is oriented toward the west and the former Soviet republics. Again, the focus is the west and south—only two rail lines link European Russia to Russia’s Pacific maritime region, and most of Siberia is outside the range of transport.
 


Russia has lost its buffer against the West


Mauldin Economics

The next three maps show a basic internal pattern for Russia. The primary focus and vulnerability of Russia is in the west… with a secondary interest in the Caucasus. Siberia looms large on a map, but most of it is minimally populated and of little value strategically.
The first of the three maps shows that the current western border of Russia coincides with the base of the European Peninsula. The other maps show that population, agriculture, and transportation are located along the western border (with a secondary cluster in the Caucasus). This area is the Russian core, and all other areas eastward in Asia represent the periphery.
As a land power, Russia is inherently vulnerable. It sits on the European plain with few natural barriers to stop an enemy coming from the west. East of the Carpathian Mountains, the plain pivots southward, and the door to Russia opens. 
In addition, Russia has few rivers, which makes internal transport difficult and further reduces economic efficiency. What agricultural output there is must be transported to markets, and that means the transport system must function well. 
And with so much of its economic activity located close to the border, and so few natural barriers, Russia is at risk.



Russia wants to move its frontier as far west as possible


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It should be no surprise then that Russia’s national strategy is to move its frontier as far west as possible. The first tier of countries on the European Peninsula’s eastern edge—the Baltics, Belarus, and Ukraine—provide depth from which Russia can protect itself, and also provide additional economic opportunities. 
Consider Russia’s position in 1914, just before World War I began.
Russia had absorbed the first tier completely and some of the second tier countries, such as present-day Poland and Romania. Its control over the bulk of Poland was particularly significant.
When Germany and the Austro-Hungarian Empire attacked Russia in 1914, the depth this buffer gave the Russians allowed them to resist without the fight extending into Russia itself until 1917.


Germany has


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In 1941, when Germany again attacked Russia, its penetration was more extreme. This map shows the extent of the advance. Germany held all of this territory at one point but not all at the same time.
The Germans seized almost all of the European Peninsula and, in their final thrust, moved east and south into the Caucasus. Ultimately, Russia defeated Germany through depth and the toughness of its troops.
The former exhausted the Germans, and the latter imposed a war of attrition that broke them. If the Russians didn’t have that strategic depth, they would have lost the war.
Therefore, the Russian strategy at the close of World War II was to push its frontiers as far west as possible.




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This was the furthest Russia extended—and it ultimately broke the Soviet Union. Russia had seized the first tier of countries—the Baltics, Belarus, and Ukraine – and pushed westward seizing the second tier, as well as the eastern half of Germany.
The ideal position of Russia posed an existential threat to the rest of Europe. The Europeans and the US had two advantages. They had a broad encirclement of Russia and could close its access to the sea when they wished. 
But more important, they created a maritime trading block that generated massive wealth compared to the Soviet alliance (dragged down as it was by landlocked Russia). The arms race that resulted was a minor strain on the West but created an insurmountable cost to Russia. 
When oil prices fell in the 1980s, the Russians could not sustain the decline of revenue. This crippled the Soviet Union.


Now Russia has nothing to lose


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Returning to the first map, the retreat of Russian forces back to the line separating the country from the European Peninsula was unprecedented. Since the 18th century, Russia controlled the first tier of the peninsula. After 1991, it lost control of both tiers. Russia’s border had not been that close to Moscow in a very long time.
The West absorbed the Baltics into NATO, bringing St. Petersburg within a hundred miles of a NATO country. There was nothing that the Russians could do about that. Instead, they concentrated on stabilizing the situation—from their point of view, this involved fighting Chechen insurgents on their side of the frontier, intervening in Georgia, sending troops to Armenia, and so on.
But as you can tell from these maps, the key country for Russia after 1991 was Ukraine. The Baltics were beyond reach for now, and Belarus had a pro-Russian government. But either way, Ukraine was the key, because the Ukrainian border went through Russia’s agricultural heartland, as well as large population centers and transportation networks.
This was one of the reasons the Germans in World War II pushed to, and beyond, the Ukrainian border to reach Russia.
With regard to the current battle over Ukraine, the Russians have to assume that the Euro-American interest in creating a pro-Western regime has a purpose beyond Ukraine. From the Russian point of view, not only have they lost a critical buffer zone, but Ukrainian forces hostile to Russia have moved toward the Russian border.
It should be noted that the area that the Russians defend most heavily is the area just west of the Russian border, buying as much space as they can.
The fact that this scenario leaves Russia in a precarious position means that the Russians are unlikely to leave the Ukrainian question where it is. Russia does not have the option of assuming that the West’s interest in the region comes from good intentions.
At the same time, the West cannot assume that Russia—if it reclaims Ukraine—will stop there. Therefore, we are in the classic case where two forces assume the worst about each other. But Russia occupies the weaker position, having lost the first tier of the European Peninsula. It is struggling to maintain the physical integrity of the Motherland.
Russia does not have the ability to project significant force because its naval force is bottled up and because you cannot support major forces from the air alone. Although it became involved in the Syrian conflict to demonstrate its military capabilities and gain leverage with the West, this operation is peripheral to Russia’s main interests. The primary issue is the western frontier and Ukraine. In the south, the focus is on the Caucasus. 
    
It is clear that Russia’s economy, based as it is on energy exports, is in serious trouble given the plummeting price of oil in the past year and a half. But Russia has always been in serious economic trouble. Its economy was catastrophic prior to World War II, but it won the war anyway… at a cost that few other countries could bear.




Difficulties unite the Russians


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Thucydides distinguished between Athens and Sparta by pointing out that Athens was close to the sea and had an excellent port, Piraeus. Sparta, on the other hand, was not a maritime power. Athens was much wealthier than Sparta. A maritime power can engage in international trade in a way that a landlocked power cannot.
Therefore, the Athenian is wealthy, but in that wealth there are two defects. First, wealth creates luxury and luxury corrupts. Second, wider experience in the world creates moral ambiguity.
Sparta enjoyed far less wealth than Athens. It was not built through trade but through hard labor. And thus, it did not know the world, but instead had a simple and robust sense of right and wrong.
The struggle between strength from wealth and strength through effort has been a historical one. It can be seen in the distinction between the European Peninsula and Russia. Europe is worldly and derives great power from its wealth, but it is also prone to internecine infighting. 
Russia, though provincial, is more united than divided and derives power from the strength that comes from overcoming difficulty. The country is in a geographically vulnerable position; its core is inherently landlocked, and the choke points that its ships would have to traverse to gain access to oceans could be easily cut off. 
Therefore, Russia can’t be Athens. It must be Sparta, and that means it must be a land power and assume the cultural character of a Spartan nation. Russia must have tough if not sophisticated troops fighting ground wars. It must also be able to produce enough wealth to sustain its military as well as provide a reasonable standard of living for its people—but Russia will not be able to match Europe in this regard.
So it isn’t prosperity that binds the country together, but a shared idealized vision of and loyalty toward Mother Russia. And in this sense, there is a deep chasm between both Europe and the United States (which use prosperity as a justification for loyalty) and Russia (for whom loyalty derives from the power of the state and the inherent definition of being Russian). 
This support for the Russian nation remains powerful, despite the existence of diverse ethnic groups throughout the country.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mar 25 Juil - 9:59

10 cartes qui expliquent la stratégie de la Russie

Beaucoup de gens pensent aux cartes en fonction de leur but fondamental: montrer la géographie et la topographie d'un pays. Mais les cartes peuvent parler à toutes les dimensions - politiques, militaires et économiques.

En fait, ils sont le premier endroit à commencer à penser à la stratégie d'un pays, ce qui peut révéler des facteurs non évidents.

Les 10 cartes ci-dessous montrent la position difficile de la Russie depuis l'effondrement de l'Union soviétique et expliquent les intentions à long terme de Poutine en Europe.


La Russie est presque enclavée

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Parfois, une seule carte peut révéler le plus important sur un pays. Dans le cas de la Russie, c'est cette carte.

L'une des clés de la compréhension de la stratégie de la Russie est d'examiner sa position par rapport au reste de l'Europe.

La péninsule européenne est entourée de trois côtés par la mer Baltique et la mer du Nord, l'océan Atlantique et la Méditerranée et la mer Noire.
La limite la plus à l'est de la péninsule s'étend de l'extrémité orientale de la mer Baltique au sud jusqu'à la mer Noire.

Dans cette carte, cette division est indiquée par la ligne de Saint-Pétersbourg à Rostov-on-Don. Cette ligne définit aussi grossièrement les limites orientales des pays baltes, la Biélorussie et l'Ukraine.
Ces pays sont à l'est de la péninsule européenne.

À peine une partie de l'Europe se trouve à plus de 400 milles de la mer, et la plupart de l'Europe se trouve à moins de 300 milles de distance. Une grande partie de la Russie, d'autre part, est effectivement enclavée. L'océan Arctique est loin des centres de population russes, et les quelques ports qui existent sont en grande partie inutilisables en hiver.


L'Europe contrôle l'accès de la Russie aux océans

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L'accès de la Russie aux océans du monde, en dehors de l'Arctique, est également limité. L'accès qu'il possède est bloqué par d'autres pays, ce qui peut être vu à travers cette carte.

La Russie européenne a trois points potentiels pour accéder au commerce maritime mondial. L'une est à travers la mer Noire et le Bosphore, une voie navigable étroite contrôlée par la Turquie qui peut facilement être fermée à la Russie. Un autre est de Saint-Pétersbourg, où les navires peuvent naviguer à travers les eaux danoises, mais ce passage peut également être facilement bloqué.
La troisième est la longue route de l'océan Arctique, à partir de Murmansk, puis s'étendant entre les écarts entre le Groenland, l'Islande et le Royaume-Uni.

Au cours de la guerre froide, les bases aériennes en Norvège, en Écosse et en Islande, associées à des groupes de bataille porteurs, ont travaillé à nier l'accès de la Russie à la mer.
Cela démontre la vulnérabilité de la Russie en raison de son manque d'accès aux océans et aux cours d'eau.

Il révèle également pourquoi la Russie est, à toutes fins pratiques, un pays enclavé.

L'accès d'un pays à la mer peut influencer grandement sa force économique et politique.

La majeure partie de la population de la Russie vit le long de la frontière occidentale

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La population de la Russie se regroupe le long de sa frontière occidentale avec l'Europe et sa frontière sud avec le Caucase (la zone entre la mer Noire et la mer Caspienne vers le sud). La Sibérie est peu peuplée. Les rivières et les infrastructures s'écoulent vers l'ouest.

L'agriculture russe se trouve dans le sud-ouest.

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Le cœur de l'agriculture russe est au sud-ouest. Le climat de la Russie du Nord ne peut pas soutenir une agriculture extensive, ce qui rend vitale la frontière russe avec l'Ukraine et la frontière russe dans le Caucase et l'Asie centrale. Comme pour la population, l'ouest et le sud de la Russie sont les zones agricoles les plus vitales et les plus productives.

Le réseau ferroviaire de la Russie est critique

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L'importance des régions occidentales et méridionales peut également être observée dans la structure de transport du pays.

Le transport ferroviaire reste essentiel pour la Russie. Observez comment il est orienté vers l'ouest et les anciennes républiques soviétiques. Encore une fois, l'accent est mis sur les deux lignes ferroviaires ouest et sud qui relient la Russie européenne à la région maritime maritime de la Russie, et la plupart de la Sibérie est en dehors de la gamme des transports.


La Russie a perdu son tampon contre l'Occident

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Les trois cartes suivantes montrent un modèle interne de base pour la Russie. L'accent principal et la vulnérabilité de la Russie est à l'ouest ... avec un intérêt secondaire dans le Caucase. La Sibérie se profile en grande partie sur une carte, mais la plupart sont peu peuplées et peu valorisées stratégiquement.

La première des trois cartes montre que la frontière occidentale actuelle de la Russie coïncide avec la base de la péninsule européenne. Les autres cartes montrent que la population, l'agriculture et les transports sont situés le long de la frontière occidentale (avec un groupe secondaire dans le Caucase).
Cette zone est le noyau russe, et toutes les autres régions vers l'est en Asie représentent la périphérie.

En tant que puissance terrestre, la Russie est intrinsèquement vulnérable. Il se trouve sur la plaine européenne avec peu de barrières naturelles pour empêcher un ennemi venant de l'ouest.
À l'est des Carpates, la plaine pivote vers le sud, et la porte vers la Russie s'ouvre.

En outre, la Russie a peu de rivières, ce qui rend le transport interne difficile et réduit encore l'efficacité économique.
Il faut transporter les produits agricoles sur les marchés, ce qui signifie que le système de transport doit bien fonctionner.

Et avec tant de son activité économique située à proximité de la frontière, et si peu de barrières naturelles, la Russie est à risque.


La Russie veut déplacer sa frontière aussi loin que possible à l'ouest

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Il ne faut donc pas surprendre que la stratégie nationale de la Russie soit de passer sa frontière aussi loin que possible à l'ouest. Le premier niveau de pays sur le bord de l'est de la péninsule européenne - les pays baltes, la Biélorussie et l'Ukraine - fournissent une profondeur à partir de laquelle la Russie peut se protéger et offre également d'autres opportunités économiques.

Considérons la position de la Russie en 1914, juste avant la Première Guerre mondiale.

La Russie avait complètement absorbé le premier niveau et certains pays de second rang, tels que la Pologne actuelle et la Roumanie. Son contrôle sur la majeure partie de la Pologne était particulièrement important.

Lorsque l'Allemagne et l'Empire austro-hongrois ont attaqué la Russie en 1914, la profondeur de ce tampon a donné aux Russes leur a permis de résister sans que le combat ne s'étende jusqu'à la Russie elle-même jusqu'en 1917.


L'Allemagne a

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En 1941, lorsque l'Allemagne a de nouveau attaqué la Russie, sa pénétration était plus extrême. Cette carte montre l'étendue de l'avance. L'Allemagne a tenu tout ce territoire à un moment donné, mais pas tous en même temps.

Les Allemands ont saisi presque toute la péninsule européenne et, dans leur but final, se sont déplacés vers l'est et vers le sud dans le Caucase. Finalement, la Russie a vaincu l'Allemagne par la profondeur et la dureté de ses troupes.

Le premier a épuisé les Allemands, et celui-ci a imposé une guerre d'attrition qui les a cassés. Si les Russes n'avaient pas cette profondeur stratégique, ils auraient perdu la guerre.

Par conséquent, la stratégie russe à la fin de la Seconde Guerre mondiale était de pousser ses frontières aussi loin que possible à l'ouest.



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C'était la Russie la plus éloignée, et finalement elle brisait l'Union Soviétique. La Russie a saisi le premier niveau de pays - les pays baltes, la Biélorussie et l'Ukraine - et a poussé vers l'ouest en saisissant le deuxième niveau, ainsi que la moitié orientale de l'Allemagne.

La position idéale de la Russie représentait une menace existentielle pour le reste de l'Europe. Les Européens et les États-Unis avaient deux avantages. Ils avaient un large cercle de Russie et pouvaient fermer son accès à la mer quand ils le souhaitaient.

Mais plus important encore, ils ont créé un bloc commercial maritime qui a généré des richesses massives par rapport à l'alliance soviétique (traîné comme il l'était par la Russie enclavée). La course aux armements qui a résulté était une contrainte mineure sur l'Ouest, mais a créé un coût insurmontable pour la Russie.

Lorsque les prix du pétrole ont diminué dans les années 80, les Russes n'ont pas pu supporter la baisse des revenus. Cela a paralysé l'Union soviétique.




Maintenant, la Russie n'a rien à perdre



 

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En revenant à la première carte, la retraite des forces russes dans la ligne séparant le pays de la péninsule européenne était sans précédent. Depuis le 18ème siècle, la Russie contrôlait le premier niveau de la péninsule. Après 1991, il a perdu le contrôle des deux niveaux. La frontière de la Russie n'était pas si proche de Moscou depuis très longtemps.

L'Occident a absorbé les pays baltes dans l'OTAN, amenant Saint-Pétersbourg à une centaine de kilomètres d'un pays de l'OTAN. Il n'y avait rien que les Russes pouvaient faire à ce sujet.
Au lieu de cela, ils se sont concentrés sur la stabilisation de la situation - de leur point de vue, il s'agissait de lutter contre les insurgés tchétchènes de leur côté de la frontière, d'intervenir en Géorgie, d'envoyer des troupes en Arménie, etc.

Mais comme vous pouvez le dire à partir de ces cartes, le pays clé pour la Russie après 1991 était l'Ukraine. Les pays baltes étaient au-delà de la portée pour le moment, et la Biélorussie avait un gouvernement pro-russe.
Mais de toute façon, l'Ukraine était la clé, parce que la frontière ukrainienne traversait le centre agricole agricole de la Russie, ainsi que les grands centres de population et les réseaux de transport.

C'était l'une des raisons pour lesquelles les Allemands de la Seconde Guerre mondiale ont poussé, et au-delà, la frontière ukrainienne à rejoindre la Russie.




En ce qui concerne la bataille actuelle contre l'Ukraine, les Russes doivent supposer que l'intérêt euro-américain dans la création d'un régime pro-occidental a un but au-delà de l'Ukraine. Du point de vue de la Russie, non seulement ils ont perdu une zone tampon critique, mais les forces ukrainiennes hostiles à la Russie se sont dirigées vers la frontière russe.

Il convient de noter que la zone que les Russes défendent le plus fortement est la zone juste à l'ouest de la frontière russe, en achetant autant d'espace qu'ils le peuvent.

Le fait que ce scénario laisse la Russie dans une situation précaire signifie que les Russes sont peu susceptibles de laisser la question ukrainienne où elle se trouve.
La Russie n'a pas la possibilité de supposer que l'intérêt de l'Ouest dans la région provient de bonnes intentions.

Dans le même temps, l'Occident ne peut pas supposer que la Russie - si elle réclame l'Ukraine - s'arrêtera là. Par conséquent, nous sommes dans le cas classique où deux forces assument le pire l'un de l'autre. Mais la Russie occupe la position la plus faible, après avoir perdu le premier niveau de la péninsule européenne.
Il est difficile de maintenir l'intégrité physique de la patrie.

La Russie n'a pas la capacité de projeter une force significative parce que sa force navale est embouteillée et que vous ne pouvez supporter que les forces majeures de l'air seul. Bien qu'il ait été impliqué dans le conflit syrien pour démontrer ses capacités militaires et prendre de l'influence sur l'Occident, cette opération est périphérique pour les intérêts principaux de la Russie. Le problème principal est la frontière occidentale et l'Ukraine.
Dans le sud, l'accent est mis sur le Caucase.
    
Il est clair que l'économie russe, basée sur les exportations d'énergie, pose de sérieux problèmes compte tenu de la chute du prix du pétrole au cours de la dernière année et demi. Mais la Russie a toujours eu de sérieux problèmes économiques. Son économie a été catastrophique avant la Seconde Guerre mondiale, mais elle a gagné la guerre de toute façon ... à un prix que peu d'autres pays pourraient supporter.




Les difficultés unissent les Russes


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Thucydide a distingué entre Athènes et Sparte en soulignant qu'Athènes était proche de la mer et avait un excellent port, le Pirée. Sparte, en revanche, n'était pas une puissance maritime. Athènes était beaucoup plus riche que Sparte. Une puissance maritime peut s'engager dans le commerce international de manière à ce que le pouvoir sans littoral ne puisse pas.

Par conséquent, l'athénien est riche, mais dans cette richesse il y a deux défauts. Tout d'abord, la richesse crée des corrupts de luxe et de luxe.
Deuxièmement, une expérience plus large dans le monde crée une ambiguïté morale.

Sparte jouissait d'une richesse beaucoup moins élevée que celle d'Athènes. Il n'a pas été construit par le commerce mais par le travail acharné.
Et donc, il ne connaissait pas le monde, mais avait plutôt un sens simple et robuste du bien et du mal.

La lutte entre la force de la richesse et la force par l'effort a été historique. On le voit dans la distinction entre la péninsule européenne et la Russie.
L'Europe est mondaine et tire son grand pouvoir de sa richesse, mais elle est également enclin à lutter contre les conflits intérieurs.

La Russie, bien que provinciale, est plus unie que divisée et tire le pouvoir de la force qui résulte de la difficulté de surmonter. Le pays est dans un poste géographiquement vulnérable;
Son noyau est intrinsèquement enclavé, et les points d'étranglement que ses navires devraient parcourir pour accéder aux océans pourraient être facilement coupés.

Par conséquent, la Russie ne peut pas être Athènes. Il doit être Sparte, et cela signifie qu'il doit s'agir d'une puissance terrestre et d'assumer le caractère culturel d'une nation spartiate. La Russie doit avoir des troupes difficiles, sinon sophistiquées, qui combattent les guerres terrestres. Il doit également pouvoir produire suffisamment de richesses pour soutenir ses militaires et fournir un niveau de vie raisonnable à son peuple, mais la Russie ne pourra pas égaliser l'Europe à cet égard.




Ce n'est donc pas une prospérité qui lie le pays ensemble, mais une vision et une fidélité idéalement partagées envers la mère Russie. Et en ce sens, il existe un profond abîme entre l'Europe et les États-Unis (qui utilisent la prospérité comme justification de la loyauté) et la Russie (pour qui la loyauté découle du pouvoir de l'État et de la définition intrinsèque de la Russie).

Ce soutien à la nation russe reste puissant, malgré l'existence de groupes ethniques diversifiés dans tout le pays.
  
  Tout cela donne aux Russes une opportunité. Quelle que soit la mauvaise économie de leur économie, la simplicité de leur position géographique à tous égards leur donne des capacités qui peuvent surprendre leurs adversaires et peut-être même rendre les Russes plus dangereux.
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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Mar 25 Juil - 10:01

Article assez bien vu qui reprend l'évolution géo-stratégique à différents moments historiques de la Russie.

Maintenant, voir en la Russie actuelle une Sparte pure et dure qui se prépare à la guerre avec l'Occident est très excessif. D'abord parce que l'armée russe actuelle n'est plus qu'un lointain souvenir en comparaison de l'Armée Rouge toute puissante de 1945-1960.

On a beau posséder des matériels militaires très destructeurs, encore faut-il avoir les hommes motivés au moral d'acier pour les servir ! Ce qui est loin d'être le cas actuellement...

La jeune génération russe est plus intéressée à faire de l'argent, fréquente les réseaux sociaux occidentaux et les plus aisés vont se prélasser sur les plages d'Espagne, d'Egypte ou de Thaïlande... Le pouvoir aurait bien du mal à les mobiliser dans une guerre offensive contre l'Ouest Twisted Evil
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Re: Et en Russie !

Message  Janchik le Mar 25 Juil - 10:05

Excellent article!
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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Mar 25 Juil - 10:36

Sparte, c'était l'URSS. La Russie n'est plus Sparte, en effet, comme le relève Chris, mais un état en transition entre modernité et confort occidentaux et l'ancienne URSS, en quête d'une nouvelle identité.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mar 25 Juil - 10:38

Avoir les gens est une chose, mais il faut aussi que le matériel soit à la hauteur.

Quand on voit un certain porte avion de notre connaissance . . . il y a de quoi s'interroger. Wink
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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Mar 25 Juil - 10:39

Thuramir a écrit:Sparte, c'était l'URSS. La Russie n'est plus Sparte, en effet, comme le relève Chris, mais un état en transition entre modernité et confort occidentaux et l'ancienne URSS, en quête d'une nouvelle identité.

Exactement, parfaitement résumé en quelques mots mon ami ! Wink Cool
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mar 25 Juil - 15:02

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