Et aux USA !

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Message  Caduce62 le Jeu 11 Mai - 19:41

Limogeage de Comey : l'invraisemblable légèreté de Donald Trump
Le président pensait que sa décision passerait comme une lettre à la poste. Il découvre tardivement que cette bombe peut détruire son mandat.

PAR HÉLÈNE VISSIÈRE
Publié le 11/05/2017 à 19:21 | Le Point.fr

Mardi soir, alors que Donald Trump s'est retiré dans son appartement privé pour dîner, il regarde comme tous les soirs la télévision. Et ce qu'il voit le rend fou de rage. Apparemment, ni lui ni ses conseillers n'avaient anticipé l'énorme tollé que le limogeage brutal et totalement inattendu de James Comey allait provoquer. L'équipe du président s'imaginait que les démocrates seraient plutôt contents : n'appelaient-ils pas à la démission du patron du FBI depuis des mois, à la suite du scandale sur les e-mails d'Hillary Clinton ? Raté ! Le renvoi de James Comey est présenté sur les chaînes d'info comme une obstruction à la justice et un remake du Watergate.

Prise de court devant l'émoi, la Maison-Blanche n'a pas mis en place de stratégie de com. Aucun porte-parole de l'administration n'est sur les plateaux pour défendre la décision. Et Donald Trump reste tout seul à fulminer devant sa télé.
Un loupé monumental

Cette incroyable légèreté est entièrement imputable à Donald Trump lui-même. Il n'a pas prévenu ses conseillers com. Il n'a pas anticipé la réaction de l'opposition démocrate, ce qui montre une méconnaissance effrayante de Washington. Il n'a pas plus anticipé la comparaison ignominieuse avec le Watergate. Sans doute parce que, comme il le dit, il ne « [s]'intéresse pas au passé, ce qui [l']intéresse, c'est le présent ». Mercredi, alors que le scandale enfle, Donald Trump reçoit à la Maison-Blanche le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, mais aussi Henry Kissinger, l'ex-secrétaire d'État de... Richard Nixon !

Si le président Trump espérait que le départ de James Comey ferait oublier l'affaire de l'ingérence des Russes dans les élections et les liens troublants d'un certain nombre de membres de son équipe avec Moscou, c'est un loupé monumental. Au contraire, les médias ne parlent plus que de cela, les démocrates se déchaînent… et l'affaire menace de paralyser un peu plus le Congrès et de remettre aux calendes grecques tout le programme de réformes sur la santé, le Code des impôts et les infrastructures qui a déjà pris beaucoup de retard.

Donald Trump a promis de nommer rapidement un remplaçant à James Comey. Mais il doit être confirmé par le Sénat, ce qui va donner lieu à une bataille féroce et faire perdre de nouveau un temps précieux. Les démocrates demandent un procureur indépendant, estimant que l'on ne peut pas faire confiance au ministère de la Justice pour gérer l'enquête. « Le Sénat doit tenir bon. Nous confirmerons seulement un directeur du FBI qui promet une enquête rigoureuse sur l'interférence et les connexions russes », tonne le sénateur démocrate Michael Bennet, sur Twitter.

Mais les démocrates n'ont pas la majorité et leur pouvoir reste limité. Alors que, mercredi, le Tout-Washington ne parle que de la nouvelle crise, au Sénat, les républicains s'efforcent de se comporter comme si de rien n'était. Mitch McConnell, leur leader, n'a quasiment pas évoqué l'affaire, se contentant de répéter qu'il était contre la nomination d'un procureur indépendant.
Opération escargot au Sénat

Les républicains jusqu'ici ont freiné des quatre fers sur l'enquête sur le scandale russe. Mais le limogeage de James Comey peut fissurer l'unité du parti et rendre encore plus difficile le vote de réformes. Il y a déjà des divisions entre les différentes factions sur la réforme de la santé, et surtout sur celle du Code des impôts. « Chaque fois que vous avez une controverse de ce genre, c'est un obstacle pour avancer des législations », admet dans Politico le républicain Pete King, qui siège à la chambre des Représentants. « Hier, tout le monde parlait de la réforme de la santé. Aujourd'hui, tout le monde parle de Comey, du FBI et de la Russie. »
Mercredi, les démocrates au Sénat ont lancé une opération escargot, utilisant toutes les tactiques de procédure à leur disposition pour bloquer ou retarder des auditions sur la Russie, la cybersécurité…, sabotant ainsi le programme de la journée. Et certains vont jusqu'à dire que, tant qu'un procureur indépendant n'est pas nommé, ils refuseront de collaborer à des projets de loi sur la santé ou sur la fiscalité qui auront du mal à passer sans quelques voix démocrates.
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Message  Caduce62 le Ven 12 Mai - 17:09

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Message  Caduce62 le Ven 12 Mai - 19:49

Vu des États-Unis. Donald Trump “trollé” par la Russie

COURRIER INTERNATIONAL - PARIS
Publié le 12/05/2017 - 18:00

Alors que la relation entre les États-Unis et la Russie semblait se diriger vers une reprise du dialogue après une rencontre officielle mercredi 10 mai, dès le lendemain, le torchon brûle entre les deux pays. Diffusion de photos gênantes, commentaires narquois, Vladimir Poutine se joue d’un Donald Trump furieux.

Mercredi 10 mai, le président américain Donald Trump recevait à la Maison-Blanche deux émissaires russes : le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et l’ambassadeur russe aux États-Unis, Sergueï Kislyak. Une rencontre à huis clos qui avait interpellé la presse américaine au lendemain du licenciement du chef du FBI, James Comey, en charge d’une enquête sur le rôle de la Russie dans l’élection présidentielle américaine.

The New York Times juge la date de la rencontre “embarrassante” pour Donald Trump qui est “en plein milieu d’une enquête sur ses relations avec la Russie”. À l’arrivée de Sergueï Lavrov, un journaliste interpelle immédiatement le ministre sur le limogeage de James Comey, ce à quoi le Russe répond candidement : “Il a été viré ? Vous plaisantez !” avant de disparaître hors de portée des médias.

Des photos embarrassantes

C’est dans cette atmosphère suspicieuse, où les relations entre les États-Unis et la Russie sont lourdement questionnées, que l’agence gouvernementale de presse russe, Tass, dévoile des photos de la rencontre privée du 10 mai entre le président américain et Sergueï Lavrov. Sur les clichés Donald Trump “fait un large sourire” aux officiels russes. Pour une chroniqueuse du Washington Post, il ne faudra “pas oublier ces photos”.

“Les photos prises depuis le bureau Ovale mercredi sont joviales et montrent la bonne humeur des deux parties. Le président Donald Trump, qui a viré le directeur du FBI la veille, sourit aux appareils photo et serre les mains” des deux dignitaires russes. “Eux aussi sourient et rigolent, se délectant de l’ironie de la rencontre”, raille le journal de la capitale.

Les photos sont aussi diffusées le jour même sur le compte Twitter officiel du ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov.

“Les responsables de la Maison-Blanche étaient furieux et accusaient leurs homologues russes de les avoir piégés. Exclure les médias, dit un haut responsable, avait pour but d’empêcher la parution d’images d’une rencontre qui, pour dire le moins, arrive au mauvais moment”, rapporte The New York Times.

Les Russes s’étonnent

Maria Zakharova, porte-parole du ministre des Affaires étrangères, répond sur son compte Twitter, jeudi que : “Le protocole de la rencontre ne spécifiait pas que les photos devaient rester secrètes”, rapporte CNN.

Et, alors que The Atlantic se demande “comment la journée de mercredi pourrait être pire pour la Maison-Blanche”, la réponse lui vient de Vladimir Poutine vêtu d’une tenue complète de hockey sur glace rouge vif. The Atlantic raconte, très ironique :

[Poutine] est alpagué par un journaliste américain, soigneusement placé dans la foule, qui lui demande ce que le licenciement de Comey signifie pour les relations entre la Russie et les États-Unis. ‘Il n’y aura aucun impact’, répond Poutine, son visage fendu d’un sourire. ‘Votre question est très étonnante pour moi. Ne soyez pas en colère. Nous n’avons rien à voir avec ça. Le président Trump agit conformément à son pouvoir, conformément aux lois et à la constitution. Quel rapport avec nous ? Pourquoi nous ?’”

Une réponse “condescendante” pour le magazine qui estime que “les Américains ont expérimenté l’équivalent international du ‘trolling’ – ce qui est souvent à la fois le but et la méthode de la politique étrangère russe. Et cette fois, les Russes ont trouvé un partenaire qui est plus que partant pour les respecter, faire des accords, et, comme ils disent, se faire mener par le bout du nez.”

Une affaire rondement menée puisque à la Maison-Blanche “la journée de mercredi s’est achevée avec la crainte que les Russes aient caché des micros dans le bureau Ovale et avec des sénateurs demandant au directeur de la NSA [l’agence de sécurité nationale américaine] Mike Rogers si les Russes avaient apporté du matériel électronique”.

Maïder Gérard
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Message  Thuramir le Dim 14 Mai - 18:58

Un intéressant schéma illustrant de manière claire et circonstanciée "qui est quoi" dans l'affaire dite des négociations secrètes/discrètes entre Trump et la Russie : http://www.liberation.fr/apps/2017/05/liaisons-dangereuses-trump-russie/
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Message  Александр le Jeu 18 Mai - 14:54

Etats-Unis: un procureur spécial va enquêter sur Trump et la Russie

Un ancien chef du FBI a été nommé mercredi procureur spécial aux Etats-Unis pour garantir l'indépendance de l'enquête sur une éventuelle collusion entre des proches de Donald Trump et la Russie, un rebondissement qui assombrit le mandat du président américain.

Le numéro deux du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, a annoncé la nomination de Robert Mueller, 72 ans, très respecté directeur du FBI de 2001 à 2013, sous George W. Bush puis Barack Obama.

La nomination vise à isoler les investigations du pouvoir politique en réduisant au minimum la supervision du ministère de la Justice, tutelle du FBI qui enquête depuis l'été dernier dans cette affaire mêlant politique et espionnage.

Le ministre de la Justice, Jeff Sessions, proche du président, avait dû se récuser en mars dans cette enquête sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016, après avoir reconnu avoir rencontré l'ambassadeur russe à deux reprises l'an dernier.

M. Trump, qui se plaignait encore le matin d'être maltraité par les médias, a réagi sèchement par voie de communiqué sans mentionner M. Mueller.

"Comme je l'ai dit à de nombreuses reprises, une enquête complète confirmera ce que nous savons déjà: il n'y a eu aucune collusion entre mon équipe de campagne et une entité étrangère", a déclaré le président, ajoutant: "je suis impatient que cette affaire se conclue rapidement".

La nomination représente un revers et une surprise pour la Maison Blanche, pour qui l'enquête actuelle se suffisait à elle-même.

Concrètement, M. Mueller devient le chef de l'enquête et sera beaucoup plus indépendant qu'un procureur normal ou que le patron du FBI. Il ne peut être démis que pour faute.



Dans un consensus rare, élus républicains et démocrates ont applaudi sa nomination.

"Bob était un bon procureur fédéral, un grand directeur du FBI et on ne pourrait pas trouver de meilleure personne pour assumer cette fonction", a déclaré la sénatrice démocrate Dianne Feinstein.

"Mueller est un superbe choix. Un CV impeccable. Il sera largement accepté", a tweeté l'élu républicain Jason Chaffetz. "Un choix excellent", a abondé la sénatrice républicaine Susan Collins.
"Nous avons besoin des faits", a dit le président républicain de la Chambre Paul Ryan.

M. Mueller est chargé d'enquêter sur "tout lien et/ou coordination entre le gouvernement russe et des individus associés à la campagne du président Donald Trump", mais aussi "tout sujet" découlant de ces investigations, ce qui lui donne de facto les coudées franches.

C'est un magistrat équipé de pouvoirs similaires, Kenneth Starr, qui avait failli faire tomber le président Bill Clinton dans l'affaire Whitewater, devenue affaire Monica Lewinsky, dans les années 1990.

- Première tournée internationale -

Les élus démocrates du Congrès ont crié victoire, bien que certains estiment qu'il ne s'agisse que d'une première étape et réclament la création d'une commission spéciale sur la Russie, au mandat plus large que la stricte enquête policière.

L'opposition réclamait unanimement la nomination d'un procureur spécial depuis le limogeage soudain du directeur du FBI James Comey, le 9 mai, soupçonnant une tentative d'entrave à la justice.

Depuis cette éviction brutale, la presse a rapporté que Donald Trump aurait fait pression sur M. Comey pour qu'il classe le volet de l'enquête concernant Michael Flynn, son éphémère conseiller à la sécurité nationale soupçonné de jeux troubles avec les Russes. Il aurait refusé, mais consigné cette conversation dans des notes qui ont commencé à fuiter dans les médias.

M. Trump, qui a démenti toute pression sur M. Comey, a admis dans une interview que le limogeage était lié à son exaspération vis-à-vis de l'enquête sur les ingérences russes.

M. Comey a été invité à s'expliquer lors d'auditions publiques au Congrès mais n'avait pas encore accepté mercredi soir.

Le New York Times a rapporté mercredi soir que Michael Flynn avait informé l'équipe du président élu dès le 4 janvier, avant la prise de fonctions de M. Trump, qu'il faisait l'objet d'une enquête fédérale, ce qui n'a pas empêché sa nomination à un poste sensible qu'il a dû quitter le 13 février.

Au Congrès, la majorité républicaine avait rejeté les appels à un procureur spécial mais exprimait depuis des jours son malaise face aux interventions du président dans l'enquête.

L'inquiétude a atteint les milieux d'affaires. Wall Steet a terminé mercredi sur sa plus forte baisse depuis l'élection de novembre. Jeudi, la Bourse de Tokyo a chuté de 1,32%, plombée par la chute du dollar découlant des déconvenues politiques de M. Trump.

A ces événements s'ajoutait une affaire distincte reflétant selon les détracteurs de M. Trump son incapacité à exercer la fonction suprême. Il aurait donné au chef de la diplomatie et à l'ambassadeur russes le 10 mai des informations secrètes sur un projet d'opération du groupe Etat islamique, déclenchant la consternation parmi les élus et dans les milieux du renseignement.

Pour M. Trump, le calendrier est particulièrement inopportun car il doit s'envoler vendredi pour une tournée internationale de huit jours.

Voilà qui devrait faire taire pas mal de langues.
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Message  Thuramir le Jeu 18 Mai - 22:37


Pour que le problème qui est posé soit compréhensible, un brin d'explications s'impose. Chaque pays (du moins la quasi totalité des pays) a un système de classification de confidentialité de certaines informations dites sensibles ou obtenues de la part de services secrets étrangers. Les responsables politiques qui ont accès à ces informations ont l'obligation légale de ne pas les divulguer ou de ne les divulguer que lorsque certaines autorisations ou procédures légales auront été respectées. C'est ainsi que, en Belgique, lorsque les parlementaires se sont penchés sur certaines questions qui pouvaient mettre en cause des informations confidentielles (qualifiées de "secret défense" en France) après les attentats de Bruxelles, pour éviter de répandre ces informations confidentielles entre un trop grand nombre de personnes, le parlement a désigné en son sein un parlementaire qui était, seul, dépositaire du secret et qui devait attester auprès de ses collègues de la réalité de certains renseignements sans pouvoir en révéler la source.

Il va de soi que toute personne dépositaire de ce secret est elle-même tenue par l'obligation au secret, fut-elle le chef d'Etat du pays, et il faut préalablement déclassifier l'information (selon une procédure ad hoc) avant de pouvoir la divulguer. Ici, il est fait grief à Trump d'avoir divulgué une telle information confidentielle transmise par un Etat étranger, peu importe qu'il l'ait fait volontairement ou involontairement, dans le feu de la discussion.
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Message  Caduce62 le Ven 19 Mai - 11:17

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Message  Александр le Ven 19 Mai - 12:05

La deuxième, attendont les résultats de l'enquête.
La première, je pense que le guébiste est très déçu et ses espoirs ne sont pas exhaucé.
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Message  Александр le Mar 23 Mai - 11:58

Les odeurs de roussi commencent?

Trump a demandé à des responsables du renseignement de nier tout lien avec la Russie

Donald Trump a demandé en mars à deux responsables du renseignement américain de l'aider à contrer l'enquête du FBI à son encontre à propos de liens entre son équipe de campagne et la Russie, selon le Washington Post lundi.


Donald Trump ©️ REUTERS

Le quotidien affirme que le président américain a demandé à Mike Rogers, directeur de l'Agence de sécurité nationale (NSA), et à Dan Coats, directeur du Renseignement américain, de nier publiquement qu'il existe des preuves de collusion entre son équipe et la Russie durant la campagne de l'année passée. Il a effectué ces demandes après les révélations du directeur de la police fédérale (FBI) de l'époque, James Comey, selon lesquelles ses services s'intéressaient à l'ingérence russe dans les élections, enquêtant sur des faits remontant à juin 2016.

Citant des responsables du renseignement actuels et passés, le Washington Post précise que les deux hommes n'ont pas répondu aux souhaits de M. Trump.

La semaine passée, plusieurs médias américains avaient déjà rapporté que M. Trump avait demandé à James Comey lui-même, dans des réunions et par téléphone, d'abandonner cette enquête.

Des affirmations niées farouchement par la Maison-Blanche. Mais ces demandes avaient été consignées par M. Comey, renvoyé il y a deux semaines, dans ses comptes-rendus écrits des réunions qu'il avait eues avec le président.

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Message  Caduce62 le Mar 23 Mai - 20:12


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Message  Caduce62 le Sam 27 Mai - 13:01

AFP, publié le samedi 27 mai 2017 à 11h49
La pression monte sur la Maison Blanche, empêtrée dans l'affaire des ingérences russes dans la présidentielle américaine: le gendre de Donald Trump est visé par l'enquête du FBI dont l'ex-directeur limogé par le président doit bientôt témoigner devant le Congrès.

Le Washington Post a affirmé vendredi soir que Jared Kushner aurait demandé, lors d'une rencontre avec l'ambassadeur russe Sergueï Kisliak à la Trump Tower le 1er ou le 2 décembre, avant l'entrée en fonctions de M. Trump, que soit établi un canal secret de communication avec le Kremlin. L'ex-conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche Michael Flynn aurait été présent.

M. Kisliak, surpris par cette proposition, l'aurait transmise au Kremlin, poursuit le journal.

La Maison Blanche s'est refusée à tout commentaire. M. Trump boucle ce week-end sa première tournée présidentielle à l'étranger.

Homme d'affaires devenu conseiller du président en politique étrangère, M. Kushner, 36 ans, est le mari d'Ivanka Trump, fille préférée de M. Trump.

S'il est sur l'écran radar du FBI, le Post comme d'autres médias américains soulignent qu'il n'est ni la "cible" principale de la tentaculaire enquête fédérale tentaculaire et encore moins soupçonné du moindre délit.

Selon la télévision NBC, les policiers "pensent que Kushner a des informations importantes".

L'avocat de M. Kushner, Jamie Gorelick, a répondu que son client "s'était déjà volontairement proposé de partager avec le Congrès ce qu'il sait de ces rencontres. Il en fera de même pour toute autre enquête".

Citant des sources proches de l'enquête, le Washington Post avait affirmé plus tôt vendredi que "les enquêteurs se concentrent sur une série de réunions qu'a eues Jared Kushner (...) dans le cadre de leur enquête sur l'ingérence russe dans l'élection de 2016", avec l'ambassadeur russe et Sergueï Gorkov, président de la banque publique russe Vnesheconombank, sanctionnée par Washington depuis 2014 en raison du conflit en Ukraine.

"Ne pas révéler des contacts est devenu une habitude, cela pose question", a relevé l'élu démocrate du Connecticut Jim Himes, membre de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants. "S'il est vrai que quelqu'un a demandé une sorte de ligne privée, de mode de communication sécurisé inhabituel, cela soulève réellement toutes sortes de questions".

- 'Coordination' -

L'enquête du FBI, désormais dirigée par le procureur spécial Robert Mueller, doit faire la lumière sur une possible "coordination" entre l'équipe de campagne de Donald Trump et des responsables russes.

Les services de renseignement américains ont depuis longtemps la conviction qu'il y a eu des "interactions" entre l'entourage de M. Trump et des cadres de Moscou. L'ancien directeur de la CIA John Brennan l'a réaffirmé cette semaine devant le Congrès.

De même, James Comey, le patron du FBI limogé avec fracas par M. Trump le 9 mai, avait confirmé en mars une enquête sur des interférences russes dans la présidentielle.

De quelle type d'ingérence précisément des responsables russes sont-ils accusés?

Par un piratage de moyens de communications du parti démocrate et de l'équipe de campagne de Hillary Clinton, ces responsables de Moscou ont jeté le discrédit sur elle, faisant potentiellement pencher la balance électorale en faveur du milliardaire.

On ne sait pas en revanche si Moscou l'aurait fait en concertation avec l'équipe du candidat Trump.

Le parti démocrate a jugé vendredi  que "l'enquête du FBI sur la Russie touchait maintenant la maison Trump".

Outre les investigations du FBI et du ministère de la Justice, le Congrès, où les républicains sont majoritaires, enquête.

Selon le Post, la commission du Renseignement du Sénat a demandé à l'équipe politique de M. Trump de "rassembler et fournir tous les documents, courriels et enregistrements téléphoniques liés à la Russie depuis le lancement de sa campagne en juin 2015".

Selon le New York Times, le milliardaire russe Oleg Deripaska, propriétaire du géant de l'aluminium Rusal et un temps proche de l'ancien directeur de la campagne Trump Paul Manafort qui est également visé par l'enquête du FBI, a offert de collaborer avec les commissions du Congrès.

A partir du 30 mai, après le long week-end du Memorial Day, James Comey devrait témoigner devant les commissions du Renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants.

- Onde de choc -

Il déclencherait une onde de choc s'il confirmait avoir subi des pressions de Donald Trump.

Car selon des notes de M. Comey révélées par le New York Times, le président lui aurait demandé de clore son enquête sur Michael Flynn qui avait dû démissionner en février, trois semaines après l'investiture de M. Trump, pour avoir dissimulé ses contacts fin 2016 avec l'ambassadeur russe.

Sous le coup d'une injonction du Congrès et accusé d'avoir reçu des paiements non déclarés de la part d'entités russes, M. Flynn a invoqué son droit au silence.

Le président américain a toujours nié le moindre lien personnel avec Moscou. Il a même qualifié les enquêtes de "chasse aux sorcières" et de "coup monté" des démocrates.

Lorsqu'il était candidat et au début de son mandat, M. Trump ne cessait de prôner un rapprochement avec la Russie. Il a depuis durci sa position et, vendredi, en marge du sommet du G7 en Sicile, le conseiller économique de la Maison Blanche Gary Cohn a exclu tout allégement des sanctions contre Moscou.
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Message  Caduce62 le Mar 30 Mai - 9:47

Macron, nouvelle coqueluche des anti-Trump


Libération Par Frédéric Autran, correspondant à New York — 30 mai 2017 à 08:55
 
Lors de sa conférence de presse avec Vladimir Poutine, le président français a vivement critiqué les «organes de propagande» russes. Des propos salués par les opposants américains à Donald Trump, qui soulignent le contraste entre Macron et le locataire de la Maison Blanche.

Retransmise en direct sur CNN International, largement couverte par les médias américains, la première rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, lundi à Versailles, a suscité un vif intérêt bien au-delà des frontières françaises et russes. Outre la «ligne rouge» évoquée par le nouveau président français à propos de futures attaques chimiques en Syrie, écho à celle tracée - mais jamais appliquée - par Barack Obama à l’été 2013, les journalistes et commentateurs américains ont surtout retenu les propos cinglants de Macron sur Russia Today (RT) et Sputnik, deux médias financés par Moscou.

«Je ne céderai rien»
Interrogé par une journaliste de RT sur les raisons qui l’avaient poussé à interdire l’accès de son siège de campagne aux représentants de ces deux médias, le dirigeant français n’a pas mâché ses mots. «J’ai toujours eu une relation exemplaire avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu’ils soient journalistes», a-t-il d’abord lancé. Avant d’ajouter : «Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d’influence. Russia Today et Sputnik ont été des organes d’influence durant cette campagne qui ont à plusieurs reprises produit des contre-vérités infamantes sur ma personne et ma campagne. Et donc j’ai considéré qu’ils n’avaient pas leur place, je vous le confirme, à mon quartier général. […] Et à cela, je ne céderai rien.» Debout à ses côtés, Vladimir Poutine n’a pas tiqué.

Aux Etats-Unis, beaucoup ont aussitôt fait la comparaison avec Donald Trump, accusé d’être trop conciliant avec le maître du Kremlin, qu’il n’a encore jamais rencontré. «S’il vous plaît, Donald Trump, étudiez cet exemple de leadership. Vous pourriez faire la même chose lorsque vous rencontrerez Poutine cet été», lui a lancé sur Twitter Michael McFaul, ambassadeur américain en Russie de 2012 à 2014.

«Imaginez un leader courageux, curieux intellectuellement, rassembleur, sérieux et qui dit la vérité. Oui, Macron me fait souffrir de jalousie présidentielle aigüe», s’est moquée Ana Navarro, consultante républicaine modéré et critique féroce de Donald Trump. Avant d’ajouter, dans un second tweet : «Macron a confronté Poutine au sujet de la Russie qui répand des fausses informations. Trump a reçu des espions russes dans le Bureau ovale, et il a bavardé sur des renseignements.»

Plus acerbe, le créateur de la série culte The Wire, David Simon, s’est lui aussi lâché sur Twitter : «Cela doit être agréable d’avoir à la tête de sa nation un vertébré qui peut regarder un fils de pute dans les yeux. Et qui, bien sûr, ne lui est pas redevable».

Ces nombreuses réactions - parfois violentes - s’expliquent par le fait que les propos d’Emmanuel Macron font directement écho à la récente campagne présidentielle américaine. Dans un rapport rendu public début janvier, les services de renseignement américains concluaient que le Kremlin avait mené une campagne visant à «saper la confiance de l’opinion dans le processus démocratique américain, à discréditer Hillary Clinton et nuire à ses chances d’êtres élues ou à sa potentielle présidence».

Soupçons de collusion
Selon ce rapport, certains médias comme Russia Today ont directement participé à cette «campagne d’influence» menée l’an dernier par Moscou. Lors d’une audition devant le Sénat, l’ancien directeur national du renseignement, James Clapper, décrivait de manière plus précise les efforts de la Russie pour interférer dans le processus électoral américain. L’opération russe, expliquait-il, comprenait le piratage des emails du parti démocrate, leur publication via WikiLeaks et la manipulation des réseaux sociaux pour répandre des «fake news» et des messages pro-Trump.

Depuis sa victoire face à Hillary Clinton, Donald Trump n’a jamais dénoncé publiquement cette interférence de la Russie. Pire : des soupçons de collusion entre des membres de sa campagne et des responsables russes ont émergé à la suite de contacts impliquant entre autres le ministre de la Justice Jeff Sessions, l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Trump, Michael Flynn, ainsi que le gendre du président, Jared Kushner, désormais dans le viseur du FBI. Compte tenu de l’ampleur de cette enquête et de son extrême sensibilité politique, le ministre adjoint de la Justice a décidé il y a deux semaines de la confier à un procureur spécial, l’ancien patron du FBI Robert Mueller.
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Message  pyxous le Mar 30 Mai - 10:02

«Je ne céderai rien»
Interrogé par une journaliste de RT sur les raisons qui l’avaient poussé à interdire l’accès de son siège de campagne aux représentants de ces deux médias, le dirigeant français n’a pas mâché ses mots. «J’ai toujours eu une relation exemplaire avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu’ils soient journalistes», a-t-il d’abord lancé. Avant d’ajouter : «Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d’influence. Russia Today et Sputnik ont été des organes d’influence durant cette campagne qui ont à plusieurs reprises produit des contre-vérités infamantes sur ma personne et ma campagne. Et donc j’ai considéré qu’ils n’avaient pas leur place, je vous le confirme, à mon quartier général. […] Et à cela, je ne céderai rien.» Debout à ses côtés, Vladimir Poutine n’a pas tiqué.

Bravo, il fallait oser devant le huilot ! Pour l'instant, notre jeune président à fait un sans faute;
Il me plait de plus en plus celui-là  Smile
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Message  Caduce62 le Lun 5 Juin - 0:51


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Message  Александр le Mar 6 Juin - 12:00

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Re: Et aux USA !

Message  Caduce62 le Jeu 8 Juin - 17:11

James Comey accuse l'administration Donald Trump de mensonges et diffamation


http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/38144-comey-trump-usa-james-comey-accuse-administration.html
Publié le 08/06/17 à 16:59

L'audition-événement de l'ex-directeur du FBI James Comey a commencé jeudi au Sénat américain, où il doit raconter les interventions du président Donald Trump dans l'enquête sur la Russie avant son limogeage le mois dernier.

Après avoir prêter serment, James Comey explique : "Quand j'ai vu le président à la télévision dire que j'avais été limogé à cause de l'enquête sur la Russie, je n'ai pas compris. Quand il a dit que j'avais été limogé pour mes choix durant la campagne, je n'ai pas compris non plus. Cela n'avait aucun sens."

"Cette administration a choisi de me diffamer et, plus grave, de diffamer le FBI en disant que le FBI était en ruines. C'étaient des mensonges, tout simplement, et je suis désolé que le FBI, et le peuple américain, aient dû entendre ces mensonges."

"Je veux que le peuple américain sache cette vérité : le FBI est honnête, fort et indépendant. A mes anciens collègues, je veux dire que c'était l'honneur de ma vie de servir à leurs côtés", a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, James Comey explique qu'il a choisi d'écrire des rapports détaillés après chaque rencontre par crainte que Donald Trump ne "mente par la suite sur la nature de ces rencontres".

Lors d'un dîner le 27 janvier avec le président, l'ex-directeur du FBI soutient avoir ressenti une tentative du président de l'amadouer. Cependant, il a assuré que le président ne lui a pas spécifiquement demander d'"arrêter" l'enquête sur l'ingérence russe aux Etats-Unis.
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Re: Et aux USA !

Message  Caduce62 le Jeu 8 Juin - 18:57

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Message  Caduce62 le Ven 9 Juin - 0:08

Trump: de l'entrave à la destitution, beaucoup de questions

AFP, publié le jeudi 08 juin 2017 à 18h03

Les interférences de Donald Trump dans l'enquête du FBI sur les liens entre son équipe de campagne et la Russie constituent-elles une entrave à la justice, qui est un délit, et cela pourrait-il entraîner sa destitution? Voici quelques éléments de réponse.

- Qu'est-ce qu'une entrave à la justice ?

Selon le code des Etats-Unis (US Code), qui rassemble l'ensemble des lois fédérales américaines, "quiconque essaye, de manière corruptrice, (...) d'influencer, d'entraver ou d'empêcher la bonne administration de la justice, doit être puni". Le délit est passible d'une peine d'emprisonnement n'excédant pas cinq ans.

- Trump a-t-il entravé la justice ?

Les faits portent surtout sur ce qu'a pu faire le président des Etats-Unis pour empêcher le déroulement normal de l'enquête sur les liens entre son équipe de campagne et des responsables russes.

Lors d'une conversation en tête à tête avec le directeur du FBI, James Comey, Donald Trump a notamment laissé entendre qu'il souhaitait que M. Comey renonce à son enquête sur les relations entre l'ancien conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, et la Russie.

Début mai, le président a limogé M. Comey et se serait vanté à des diplomates russes d'avoir ainsi fait dérailler l'enquête, selon le New York Times.

"La clé", explique Brandon Garrett, professeur de droit à l'université de Virginie, "c'est qu'il doit y avoir une intention" de contrecarrer, en connaissance de cause, le bon fonctionnement de la justice.

Pour les juristes interrogés par l'AFP, ce n'est pas établi à ce stade.

"Le limogeage de Comey est jusqu'ici la meilleure preuve que Trump a agi de manière corruptrice", explique Joshua Dresser, professeur à l'université d'Etat de l'Ohio.

Pour autant, aucun procureur ne prendrait le risque de poursuivre sur cette base, selon lui, car il lui faut "des preuves qu'il estime suffisantes pour déclarer coupable, au-delà du doute raisonable, et nous n'en sommes pas encore là".

Autre réserve des spécialistes, il existe un débat sur le fait de savoir si une enquête du FBI entre bien dans le champ du fonctionnement du système judiciaire et peut donc être l'objet d'une entrave à la justice.

- Le président peut-il être inculpé ?

Les avis sont partagés, en partie faute de précédent. "Il y a des doutes considérables quant à savoir si un président en exercice peut être inculpé, sans parler d'être condamné", explique Charles Collier, professeur à l'université de Floride.

- L'entrave à la justice peut-elle servir de base à une procédure en destitution ?

Oui, même si le concept d'entrave à la justice relève du système judiciaire, alors que la procédure de destitution est entièrement politique.

Elle pourrait ainsi être lancée même si Donald Trump n'est pas formellement mis en cause par la justice. C'est ce qui s'était produit pour l'ancien président Richard Nixon, en 1974.

Il appartient au Congrès, à majorité républicaine, de destituer le président, s'il estime qu'il s'est rendu coupable de "trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs". En pareil cas, le Congrès peut s'appuyer sur les éléments de preuve éventuellement exposés par la justice.
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Message  Caduce62 le Mar 13 Juin - 1:22

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Message  Caduce62 le Jeu 15 Juin - 17:44

La Russie prête à offrir "l'asile politique" à Comey  Shocked 

Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 15/06/2017 à 17:17 Publié le 15/06/2017 à 15:06

Vladimir Poutine s'est moqué aujourd'hui de la déposition de l'ancien patron du FBI limogé par Donald Trump alors qu'il enquêtait sur l'éventuelle ingérence de Moscou dans l'élection américaine et a proposé sur le ton de la plaisanterie de lui donner "l'asile politique". Le président russe a également accusé de nouveau les Etats-Unis d'ingérence partout dans le monde.
"Si des poursuites judiciaires sont lancées contre lui (James Comey), nous sommes prêts à lui donner l'asile politique en Russie", a déclaré, en plaisantant, le président russe, qui s'exprimait lors d'une émission annuelle de questions-réponses. "Il faut qu'il le sache", a-t-il insisté.

Poutine est revenu sur les déboires de son homologue américain Donald Trump englué dans un bras de fer sur la Russie avec l'ex-chef du FBI. Comey a été limogé le 9 mai par Donald Trump. Il a ensuite déclaré que si le président américain ne l'avait pas directement enjoint d'abandonner l'enquête sur les liens de l'ancien conseiller Michael Flynn avec la Russie, il avait compris le message de M. Trump comme un ordre.
Lors de son audition devant le Sénat américain, l'ex-directeur du FBI "a déclaré croire qu'il y a eu ingérence dans le processus électoral, il n'a montré aucune preuve, mais +il y a eu une influence sur nos esprits+, comme il dit", a résumé Vladimir Poutine.
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Message  benoit77 le Mar 20 Juin - 8:49

Accord de sécurité: les États-Unis pourraient déployer des troupes en Ukraine

Les troupes américaines pourraient être déployés en Ukraine en cas de signature d'un accord bilatéral de sécurité

http://news.liga.net/news/politics/14771786-soglashenie_o_bezopasnosti_ssha_mogut_razmestit_voyska_v_ukraine.htm
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Re: Et aux USA !

Message  Александр le Mar 20 Juin - 13:55

Voilà qui va faire plaisir au guébiste . . . Laughing
Porochenko est aux USA en ce moment pour une visite officielle et une rencontre avec Trump est au propgramme.
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Message  Александр le Mer 21 Juin - 9:57

Comme disait Benoit:

L’accord de sécurité avec les États-Unis prévoit que des réserves militaires américaines seront basées en Ukraine

Mais pas que:



Si l’Ukraine et les États-Unis signent un accord de sécurité, alors des réserves militaires américaines seront basées en Ukraine.

Cette information a été communiquée par Andriy Paroubiy, président du Parlement ukrainien, en direct dans l’émission « Svoboda slova » sur ICTV.

«Cet accord de sécurité prévoit l’élaboration d’opérations spéciales, un développement scientifique et technologique commun ainsi que l'hébergement de réserves militaires américaines sur le sol ukrainien. L’accord apporte un nouveau degré de coopération entre l'Ukraine et les Etats-Unis », a-t-il déclaré.

Andriy Paroubiy a souligné que ce n’était pas le premier accord sur la sécurité signé par les États-Unis : Des documents semblables ont déjà été signés avec le Japon, l’Australie et Israël et cet accord donnerait à l’Ukraine la prérogative de recevoir des Etats-Unis des armes létales de défense.

Au cours de sa visite de travail aux États –Unis qui s’est déroulé du 12 au 16 juin, Andriy Paroubiy a proposé de signer un accord bilatéral entre l’Ukraine et les États-Unis. Selon lui, cet accord contribuera à l’intégration d’Ukraine à l’OTAN.

Petro Porochenko et Donald Trump ont discuté des Accords de Minsk



Petro Porochenko, le président ukrainien, a discuté avec Donald Trump, son homologue américain qui participera bientôt au Sommet du G20, des étapes de la réalisation des Accords de Minsk que la Russie ne voudrait toujours pas remplir.

Cette information a été communiquée par Petro Porochenko en personne après son entretien avec Donald Trump et Mike Pence, vice-président américain.

«Il a été noté que les États –Unis soutenaient les Accords de Minsk. Je suis certain que nous devons exiger de la Russie une mise en place totale des Accords de Minsk. Il faut arrêter les tirs, retirer les armes lourdes russes, assurer à la mission spéciale de l’OSCE l’accès libre sur tout le territoire, y compris sur la zone frontalière. Et nous avons discuté en détails de toutes les étapes incontournables de ces Accords de Minsk,  la veille du voyage du président Trump en Europe », a-t-il précisé.

Le Sommet du G20 se déroulera à Hambourg les 7 et 8 juillet. Dans le cadre du Sommet, Donald Trump pourrait être amené à rencontrer Vladimir Poutine, le président russe.
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Re: Et aux USA !

Message  Александр le Mer 21 Juin - 10:44

Donald Trump a parlé du progrès important atteint lors de son entretien avec Petro Porochenko



Donald Trump, président des États-Unis a déclaré qu’il était très honoré de recevoir Petro Porochenko, son homologue ukrainien, et que leur entretient s’était soldé par un progrès important.

Cette déclaration a été faite par Donald Trump lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche.

«C’est un grand honneur d'être ici avec le président Porochenko. L’Ukraine est un endroit qui attire toute notre attention. Vous avez vu cela et vous avez lu cela. Nous avons eu une très bonne discussion et ses négociations dureront toute la journée. Et c’est un grand honneur pour moi de vous recevoir, Monsieur le Président. Je vous en remercie. Vraiment », a-t-il déclaré.

De son côté Porochenko a aussi remercié Donald Trump pour avoir l’honneur de le rencontrer à Washington et a souligné que les États-Unis resteront un des partenaires les plus fiables de l’Ukraine.

Le président ukrainien a souligné que l’Ukraine bénéficiait de soutiens très importants, de la part, de Washington dans le domaine de sécurité et de la réalisation des réformes.


Sur le site du Président:

President Poroshenko: President Trump can help bring peace to Ukraine

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Re: Et aux USA !

Message  Александр le Mer 21 Juin - 14:25

Réaction russe:

Le kremlin espère que les états-UNIS tiennent compte de la guerre civile en Ukraine, lors de la VCO avec Kiev

Provoquée par la Russie et avec des foreces russes en Ukraine

MOSCOU, le 21 juin. /TASS/. Le kremlin espère que Washington lors de l’examen de l’approvisionnement mortelle des armes à l’Ukraine prendra en compte que dans ce pays à une guerre civile.

« Nous espérons que Washington, lors de la résolution de la question de la fourniture mortelle des armes à Kiev) ne sera pas oublier que l’Ukraine est un pays en proie à la guerre civile », – a déclaré le secrétaire de presse du président de la fédération de RUSSIE, Dmitri Peskov.

Porte-parole du Kremlin a ajouté que les questions de coopération militaro-technique de Washington à Kiev – « c’est une affaire interne des deux pays – l’Ukraine et les etats-UNIS ».

En réponse aux déclarations de Washington que les etats-UNIS veulent que la Russie a quitté l’est de l’Ukraine, les Sables a rappelé que des troupes russes dans le Donbass n’est pas. « La russie n’est pas sur le territoire de la Donbass, par conséquent, de telles déclarations pensons inappropriées et les » mauvaises », a – t-il.

Porte-parole du Kremlin n’a fait aucun commentaire court le format de la rencontre des présidents de l’Ukraine et les etats – UNIS Porochenko et Donald Trump, qui s’est tenue le 20 juin. Il a souligné que cette affaire ukrainienne et des politologues américains. « Nous souhaiterions, si à la suite de ces contacts Kiev a reçu le signal d’alarme sur la nécessité d’effectuer de minsk, des accords », a ajouté le Sable (Peskov).

Texte original, les fautes ne sont pas de moi.
Jolie propagande. Laughing

Après l'UE:

Les Etats-Unis imposent de nouvelles sanctions à la Russie en raison de ses actions en Ukraine

Les Etats-Unis ont imposé mardi de nouvelles sanctions contre la Russie en raison de ses actions en Ukraine, en plaçant sur liste noire 38 personnes et organisations, a annoncé le département américain du Trésor. 

Les individus et organisations visés comprennent entre autres une organisation ayant travaillé à contourner les sanctions déjà en place, deux membres du gouvernement russe, et deux individus agissant pour ou au nom d'un responsable du gouvernement russe, a précisé le département du Trésor dans un communiqué.

La liste noire établie par les Etats-Unis comprend également deux organisations qui appartiennent ou sont contrôlées par un individu déjà visé par des sanctions, ainsi que onze individus et entités opérant en Crimée.

Suite à cette décision, tous les avoirs et intérêts de ces individus et organisations aux Etats-Unis seront bloqués, et les citoyens américains n'auront plus le droit de se livrer à des transactions avec eux. 

"Ces mesures permettront de maintenir la pression sur la Russie, afin de l'amener à une solution diplomatique", a déclaré le Secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

"Notre administration est déterminée à travailler en direction d'un processus diplomatique qui garantirait la souveraineté ukrainienne. Il n'y aura aucun apaisement des sanctions tant que la Russie ne remplira pas les obligations stipulées par le Protocole de Minsk", a-t-il ajouté.

Cette décision du gouvernement Trump survient quelques jours après que le Sénat américain a lui aussi voté de nouvelles sanctions contre la Russie - une réponse ferme du Congrès à l'ingérence présumée de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016.

Les nouvelles sanctions votées par le Sénat obligent également la Maison Blanche à obtenir l'aval du Congrès avant toute tentative pour assouplir, suspendre ou mettre fin aux sanctions contre la Russie.

Le Secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson avait pourtant appelé les sénateurs à accorder plus de "souplesse" à la Maison Blanche dans ses relations avec la Russie.

Il a notamment demandé au Congrès de "garantir que toute nouvelle loi laisse au président une marge de manœuvre suffisante pour ajuster ces sanctions, afin de répondre aux besoins d'une situation diplomatique en constante évolution".

Samedi, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que les nouvelles sanctions américaines contre la Russie, si elles sont appliquées, nuiraient aux relations bilatérales entre les deux pays.

"Cela ne mènera ni à un blocage ni à un effondrement... mais cela va certainement compliquer les relations russo-américaines. Je pense que c'est très nocif", a affirmé M. Poutine selon l'agence de presse russe Tass.

Et du coup:

Moscou menace les USA de réciprocité après de nouvelles sanctions

MOSCOU (Reuters) - Moscou envisage différentes mesures de représailles contre les Etats-Unis après l'annonce par Washington de l'adoption de nouvelles sanctions contre la Russie pour son rôle dans le conflit ukrainien, a annoncé mercredi le Kremlin.

"Il va sans dire que le premier principe en réponse aux sanctions est la réciprocité", a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole de Vladimir Poutine.

"Au niveau de nos experts, évidemment, plusieurs types de sanctions (contre Washington) sont en préparation et proposées", a-t-il ajouté.

Le département américain du Trésor a annoncé mardi avoir imposé des sanctions à 38 personnalités et entités liées à la Russie, au moment où le président ukrainien Petro Porochenko était reçu à la Maison blanche par le vice-président Mike Pence, puis par Donald Trump.

Son porte-parole, Sean Spicer, a déclaré peu après que les sanctions visant Moscou ne seraient pas levées tant que les Russes ne se seront pas totalement retirés de l'est de l'Ukraine.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dénoncé dès mardi soir une décision "regrettable" illustrant selon lui la "russophobie" rampante à Washington.

Dans un communiqué publié mercredi, le Kremlin qualifie pour sa part d'"inappropriées et incorrectes" les accusations américaines.

"Nous avons dit à maintes reprises que la Russie n'est pas présente sur le territoire du Donbass", dit Dmitri Peskov en référence à la région de l'est de l'Ukraine en partie contrôlée par les séparatistes prorusses.

"Ces pourquoi nous considérons que de telles déclarations sont inappropriées et incorrectes", ajoute-t-il dans son communiqué.

(Dmitri Soloviov; Tangi Salaün pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Première rencontre entre Porochenko et Trump


Le président ukrainien Petro Porochenko (à gauche) et son homologue américain Donald Trump. (à droite) Reuters/Jonathan Ernst

Le président ukrainien Petro Porochenko et son homologue américain, Donald Trump, se sont rencontrés pour la première fois, à la Maison Blanche. Une rencontre très attendue, surtout du côté des Ukrainiens qui aimeraient rebattre les cartes pour le règlement du conflit.

Cela fait maintenant plusieurs mois que l’administration présidentielle de Kiev nourrit une seule et unique obsession : organiser une rencontre entre Petro Porochenko et le président américain, Donald Trump.

Dans leur idéal, ils souhaitaient que leur président rencontre le nouveau locataire de la Maison Blanche avant que ce dernier ne rencontre en personne Vladimir Poutine. Mission réussie pour Kiev puisque Donald Trump n'approchera Vladmir Poutine que le mois prochain, en marge du G20 qui doit se tenir à Hambourg les 7 et 8 juillet.

Une relation ukraino-américaine compliquée

Les relations diplomatiques ont dû être reprises depuis le début avec l’administration Trump alors qu’au temps de Barak Obama, le gouvernement américain avait des orientations plutôt pro-ukrainiennes.

Malheureusement pour Kiev, durant la campagne américaine, les élites post-Maidan, dans leur quasi-intégralité, ont misé sur Hillary Clinton. La victoire de son rival républicain fut un tel choc que les officiels ont été contraints de supprimer certains tweets anti-Trump qu’ils avaient rédigés pendant la campagne.

En Ukraine, le nouveau président des Etats-Unis suscite beaucoup de craintes en raison des suspicions de collusion avec la Russie. Et inversement, selon des sources diplomatiques, Porochenko n’est pas considéré comme un partenaire fiable à Washington.

La rencontre

Bien que Petro Porochenko ait rempli son objectif de réaliser un coup médiatique, notamment avec la photo de sa poignée de main dans le Bureau ovale, il semblerait que l’accueil ait été très minimaliste. Les médias américains soulignent une rencontre discrète, loin du cérémoniel déployé pour les autres rencontres de ce genre.

Porochenko en a tout de même profité pour tenter de persuader Trump de la nécessité de poursuivre les sanctions contre la Russie. Il a essayé de faire peser les positions ukrainiennes dans la reconfiguration diplomatique en cours, autour du règlement du conflit dans le Donbass. En effet, sur le terrain les accords de Minsk ne fonctionnent pas et la guerre, à l’est de l’Ukraine, a dépassé les 10 000 morts.

Récemment, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a plaidé pour un nouveau format diplomatique en abandonnant le cadre de Minsk pour adopter une nouvelle formule impliquant Washington, en prise directe avec Moscou. C’est ce scénario que craint Kiev, où l’on pense qu’un deal Poutine-Trump se ferait aux dépens de l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
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