BREXIT : england out

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Re: BREXIT : england out

Message  Thuramir le Mer 29 Juin - 10:16

Bon débarras ! Que les anglais gèrent leur merde !
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Re: BREXIT : england out

Message  Александр le Mer 29 Juin - 13:00

Ecosse: Nicola Sturgeon à Bruxelles pour défendre le maintien dans l'UE

"Déterminée" à défendre la place de l'Ecosse dans l'Union européenne malgré le Brexit, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon se rendra mercredi à Bruxelles pour plaider sa cause auprès de l'exécutif et du Parlement européens, avec l'indépendance en ligne de mire.

La dirigeante du parti indépendantiste SNP sera reçue mercredi après-midi par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, dont les services avaient initialement indiqué qu'une telle rencontre n'était pas à l'ordre du jour.

Mme Sturgeon doit auparavant rencontrer en début de journée le président du Parlement européen, Martin Schulz, et les chefs des groupes politiques de cette assemblée.



La dirigeante écossaise tient ainsi une promesse faite des mois avant le référendum: défendre bec et ongles les intérêts de l'Ecosse en cas de Brexit, quitte à ajouter un peu plus à la confusion d'un Royaume-Uni complètement déboussolé.

"Je suis déterminée, complètement déterminée à préserver la relation et la place de l?Écosse dans l'UE", a déclaré, combative, Mme Sturgeon, au cours d'un débat consacré au Brexit devant le Parlement d'Edimbourg.

"Si nous sortions de l'Europe, ce serait contre notre gré" et "démocratiquement inacceptable", a-t-elle ajouté, soulignant que les Ecossais avaient voté "clairement pour le maintien (NDLR: à 62%)" dans le giron européen.

Selon un sondage réalisé pour le Sunday Times, 52% des Ecossais veulent que leur pays se sépare du reste du Royaume-Uni, et que l'Ecosse reste membre de l'Union européenne.



Mardi devant le parlement d'Edimbourg, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis pour protester contre le Brexit.

"Y a-t-il quelqu'un ici qui a voté pour rester dans l'UE? Ouiiiiii !", a lancé au mégaphone un jeune homme, encourageant la foule à se mobiliser pour que l'Ecosse reste dans l'Union.

"L'Ecosse souhaite la bienvenue à l'UE", "laissez l'Ecosse rester en Europe", pouvait-on lire sur plusieurs banderoles, au milieu de drapeaux européens ou écossais... mais sans un seul "Union Jack".
En allant évoquer le dossier écossais en plein sommet européen, Mme Sturgeon se place dans la situation délicate d'ouvrir des discussions alors que le Royaume-Uni n'a lui-même pas encore déclenché le processus de sortie de l'UE.



Le président du Conseil européen Donald Tusk a ainsi refusé de rencontrer Mme Sturgeon. "M. Tusk pense que ce n'est pas le bon moment", a-t-on dit de source européenne.

Lundi, le ministre écossais de l'Agriculture Fergus Ewing s'était rendu de son propre chef à Luxembourg, pour y rencontrer ses homologues européens. Un rendez-vous "pris de longue date", après sa récente nomination, selon une source à la Commission.

"Si le ministre écossais est là, il me l'a dit, c'est parce qu'au niveau du gouvernement écossais ils cherchent des contacts. Il m'a semblé tout à fait légitime de pouvoir le rencontrer", a pour sa part déclaré le ministre français Stéphane Le Foll.

- 'Fausse promesse' -

Dès vendredi et l'annonce des résultats, Mme Sturgeon avait jugé "hautement probable" un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse après celui de 2014, marqué par la victoire du "non".

"Toutes les options doivent être sur la table pour protéger notre place en Europe, y compris un second référendum d'indépendance", a-t-elle redit mardi, précisant toutefois qu'il ne s'agissait pas du "point de départ" des discussions.



Mme Sturgeon a également annoncé la création d'un groupe d'experts chargé d'aider son gouvernement à protéger les "intérêts" de l'Ecosse, une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni.

Gilbraltar, un rocher de 6 km2 collé à l'Andalousie où vivent 33.000 Britanniques qui ont voté à 95% contre le Brexit, cherche également à rester dans l'Union.

Des "experts techniques" écossais et de Gibraltar doivent se rencontrer pour examiner la possibilité pour les deux territoires de se maintenir dans l'UE, selon un communiqué des autorités de l'enclave britannique au sud de l'Espagne.

Bien que minoritaire au Parlement d'Edimbourg, le SNP de Mme Sturgeon peut compter sur le soutien des Verts écossais, favorables à l'indépendance.



"Ceux qui en 2014 ont voté (contre l'indépendance) l'ont fait sur la base de la fausse promesse que leur appartenance à l'UE serait protégée", a souligné le député écossais écologiste Patrick Harvie.

La dirigeante des conservateurs écossais Ruth Davidson a revanche accusé les indépendantistes de rendre la situation encore plus compliquée. "Vous n'atténuez pas le choc causé par un référendum en allumant le feu pour un autre", a-t-elle lancé.

Lundi, le gouvernement britannique avait estimé qu'un nouveau référendum sur l'indépendance était "la dernière chose dont a besoin l'Ecosse".
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Message  Caduce62 le Jeu 30 Juin - 12:38

Double sortie anglaise hors de l'Europe LaughingLaughing

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Re: BREXIT : england out

Message  pyxous le Jeu 30 Juin - 18:01

Excellent  Caduce  lol!
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Re: BREXIT : england out

Message  Caduce62 le Jeu 30 Juin - 19:53

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Re: BREXIT : england out

Message  Matt le Ven 1 Juil - 0:26

Ben tiens, après avoir lancé la grenade . . . c'est pas moi M'sieur!!

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Re: BREXIT : england out

Message  Александр le Ven 1 Juil - 12:30

Brexit : 12 bonnes nouvelles pour l'Europe

Le divorce avec le Royaume-Uni s'annonce long, inconfortable et plein d'incertitudes. Mais il est aussi une opportunité à saisir. Une invitation à donner un nouveau souffle au projet européen. Voici, dans douze domaines, les raisons d'espérer un rebond.



©️ Reuters



Quarante-trois ans après son entrée dans la famille européenne, le Royaume-Uni a décidé de claquer la porte. Le choc est rude. C'est la première fois que la maison Europe est abandonnée par l'un de ses occupants. Et non des moindres : le Brexit prive l'Union européenne de 15 % de son PIB, du poids de la City, première place financière mondiale, et d'un regard aiguisé sur le monde. L'Union perd un de ses deux sièges permanents au Conseil de sécurité des Nations unies et une de ses deux puissances dotées de la dissuasion nucléaire. La Belgique sera, elle aussi, affectée : la Grande-Bretagne est son 4e partenaire commercial et elle y exporte pour plus de 30 milliards d'euros.



Et si la catastrophe était une opportunité à saisir ? Selon les mots de Jean Monnet, "l'Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises" (Mémoires, 1976). Depuis trop longtemps, l'Europe a un pied sur l'accélérateur et un autre sur le frein. Cela commençait à sentir le brûlé. Le départ de la Grande-Bretagne, qui a soumis depuis plus de deux décennies l'Union au chantage permanent, peut être une chance de renouveau. Mais dans quel sens réorienter la construction européenne, alors que les avis divergent sur les solutions de rebond ? Quels sont les chantiers prioritaires ? Faut-il aller vers plus d'intégration, alors que cette perspective suscite de la défiance dans certains Etats membres ? Mais ne rien faire serait désastreux face à la montée des populismes en Europe. Voici 12 chances de voir l'Europe aller de l'avant.



1. Une chance pour une Europe a cercles concentriques

"Le Brexit est une formidable occasion à saisir de réorganiser l'architecture institutionnelle du continent", estime Mario Telo, de l'Institut d'études européennes de l'ULB. Sans devoir toucher aux traités, ce qui compliquerait tout, il faut, estime-t-il, mettre en marche l'Europe à cercles concentriques, pensée il y a vingt ans déjà par Jacques Delors. Le cercle le plus large, qui s'arrête aux frontières turque et ukrainienne, est celui de la paix ; le suivant est celui de la libre circulation des biens et des citoyens ; le cercle le plus petit est le "noyau dur", qui irait de l'avant grâce aux "coopérations renforcées". Cette avant-garde devrait approfondir la coopération dans trois domaines : sécurité-défense, immigration et gouvernance économique de la zone euro.



D'autres voix appellent l'euro-zone à se doter d'un budget propre, pour intervenir en cas de défaillance d'un Etat membre. Elle pourrait aussi avoir son propre Parlement, afin de légitimer la politique économique adoptée. "Le projet des cercles concentriques serait de l'intérêt global des Vingt-Sept, poursuit Mario Telo, car il stimulerait des choix clairs dans les pays restés hors de la ''kern-Europa'' : les oppositions hongroise, polonaise pro-européennes auraient une arme dans la bataille électorale nationale. Si l'Union donne des signaux d'efficacité, le consensus suivra."



2. Une chance pour l'Europe sociale

"Depuis que je travaille sur les matières sociales, ce sont les Britanniques qui ont toujours freiné", nous assure une source haut placée au SPF Emploi, Travail et Concertation sociale. Et celle-ci de citer la directive européenne sur les règles minimales concernant le temps de travail, dont Londres a obtenu une série de dérogations. Autre exemple récent : les Britanniques ont refusé que l'Union européenne émette une déclaration pointant les discriminations affectant les hôtesses de l'air de Qatar Airways. "Quand Londres disait non, on adaptait tout en fonction de leurs desiderata. Ce sont eux qui ont exigé qu'au début de chaque déclaration de l'Union européenne, on ajoute ''et ses Etats membres'' parce qu'ils refusaient de considérer l'UE comme une entité au-dessus des gouvernements". Le Brexit va-t-il changer la donne ? "L'Europe sociale ne va pas redémarrer d'un coup, tempère le fonctionnaire. Nous vivons dans un système ultralibéral, que la majorité au pouvoir en Belgique ne cherche pas à combattre." Pas plus que les pays d'Europe centrale et orientale, "dont les élites ont été formées à Londres", et qui pourraient prendre le relais des positions britanniques de l'autre côté du continent.



3. Une chance pour l'économie

Depuis le Brexit, c'est l'instabilité qui prévaut sur la place financière de Londres vu la chute des valeurs, y compris celle de la livre sterling. Tout profit pour les autres Etats membres ? En Belgique, les investissements britanniques étaient déjà en hausse. D'autres sociétés pourraient établir leur quartier général sur le continent afin d'être au coeur du marché unique. Et pourquoi pas en Belgique où sont déjà actifs de nombreux bureaux d'avocats, de traduction et autres services. Ce ne sera sans doute pas le cas pour l'industrie, du fait du coût de la main-d'oeuvre. Si elles sont délocalisées, les usines iront davantage en Tchéquie, en Roumanie ou en Pologne. Quant aux banques non européennes installées dans la City, elles pourraient jeter leur dévolu sur Francfort, Paris, ou Luxembourg à moins que la City n'assouplisse les règles pour maintenir l'activité financière à Londres.



4. Une chance pour la diplomatie commune

"Si Londres ne faisait pas obstruction à des initiatives de politique extérieure européenne dans les enceintes intergouvernementales, elle a toujours contrarié l'émergence d'une structure diplomatique supranationale, confie un responsable du SEAE, le Service européen pour l'action extérieure, outil de la diplomatie des Vingt-Huit. C'était déjà le cas dans les années 2009-2014, quand la Britannique Catherine Ashton était la Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères. On s'est demandé, lors de sa nomination, si Londres n'avait pas placé intentionnellement cette néophyte unilingue et sans éclat à la tête de la diplomatie européenne."



Dans le projet de Constitution européenne, il était prévu de créer un poste de ministre des Affaires étrangères de l'Union. Mais certains Etats membres ont jugé cette dénomination trop hardie et elle a été sacrifiée au profit du titre alambiqué de "Haut Représentant". Selon notre interlocuteur, "le départ des Britanniques lève l'un des obstacles qui freinent, au niveau des structures comme sur le fond, le développement d'une politique étrangère plus forte." Pour Federica Mogherini, l'actuelle Haute Représentante, l'Europe doit désormais "définir une stratégie, partager une vision et agir de concert. C'est encore plus vrai après le référendum britannique." D'autant que les sondages Eurobaromètre indiquent, depuis des lustres, que pour près de 7 citoyens européens sur 10, l'Union doit avoir une politique étrangère plus efficace. Les trois quarts disent ne pas comprendre pourquoi le géant économique peine à faire entendre sa voix dans l'arène mondiale.



5. une chance pour le service de renseignement de l'Union

Le fonctionnement de l'IntCen, le service de renseignement de l'Union, va-t-il pâtir du départ de la Grande-Bretagne ? "Nous perdons l'une de nos sources d'informations, nous glisse l'un de ses agents. Mais pas de quoi s'inquiéter : parmi les services de renseignement européens qui nous transmettent des données ''top secret'', ceux de Sa Majesté étaient peu coopératifs ! En revanche, nous allons perdre deux excellents analystes britanniques." Peu connu du grand public, l'IntCen compte quelque 75 agents, pour la plupart des experts détachés par les Etats membres. Dirigé par Gerhard Conrad, ancien haut responsable du BND, le service fédéral de renseignement allemand, le service européen n'a ni écoutes, ni agents secrets sur le terrain. Ce n'est donc pas une CIA à l'européenne. Les spécialistes de l'IntCen préparent des synthèses géographiques et thématiques centrées sur les différentes menaces qui peuvent avoir un impact sur l'Europe. "Le travail fourni est de qualité, nous confient certaines sources, mais souffre du manque de soutien des Etats membres." Le Brexit pourrait être l'occasion de renforcer la structure.



6. Une chance pour un siège permanent européen a l'ONU

Une fois la Grande-Bretagne sortie des institutions européennes, la France restera le seul pays de l'Union à bénéficier d'un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Elle seule parmi les Vingt-Sept aura, comme la Chine, les Etats-Unis, la Russie et le Royaume-Uni, un droit de veto lui permettant de bloquer un processus de décision. Ce statut sera-t-il pleinement justifié, alors que l'Hexagone n'est plus une grande puissance, qu'il n'a plus les moyens économiques et politiques de peser sur la scène internationale, et que l'Allemagne, du fait de son histoire, n'a pas le même privilège ? Seule une diplomatie européenne efficace et ambitieuse permettra à Paris de conserver une position d'influence. Se posera donc, à terme, la question de faire de ce siège français un siège européen. Une telle réforme permettrait de mieux refléter les rapports de force existant aujourd'hui sur la scène internationale. "Encore faut-il que la France, capable en certaines grandes occasions de créer la surprise, soit prête à remettre en cause des décennies d'orgueil national, confie un diplomate de l'UE. Et que la diplomatie européenne soit, dans le même temps, pilotée par une personnalité politique de premier plan."



7. Une chance pour apaiser les relations avec la Russie

"Le Royaume-Uni figurait parmi les plus durs partisans des sanctions européennes à l'égard de Moscou pour son rôle en Ukraine, relève Federico Santopinto, du Grip, le Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité. Le Brexit ne peut donc que réjouir la Russie." L'Union pourrait-elle arrondir les angles avec les Russes et trouver des terrains d'entente pour coopérer ? C'est ce qu'espèrent les exportateurs occidentaux et tous ceux qui craignent une déflagration aux frontières orientales de l'Union. Tout dépendra de la ligne qu'adoptera l'Allemagne. En Syrie, l'Union européenne n'a pas d'autre politique commune que celle des sanctions, là aussi. "Quand le jeu est musclé, les Etats membres agissent en pleine souveraineté", résume Federico Santopinto. Ainsi, certains ont fermé leurs ambassades à Damas, d'autres pas. Si un rapprochement avec Moscou se confirmait sur la question des sanctions, il pourrait peut-être faciliter la transition vers la fin du conflit syrien.



8. Une chance pour le QG européen de Bruxelles

Le Brexit peut avoir un véritable impact positif dans le déblocage du dossier du quartier général européen à établir à Bruxelles, afin de gérer les crises civiles et militaires (Mali, Centrafrique...). Londres s'est toujours opposé à ce projet d'installer, dans la caserne Panquin à Tervuren, un QG militaire indépendant de la chaîne de commandement de l'Otan. "Ce centre opérationnel doit assurer la planification militaire et la coordination des opérations civiles et militaires de l'Union lors d'opérations entreprises sans recours aux capacités de l'Alliance", explique le haut gradé belge. Le projet pourrait renaître de ses cendres, porté par le plan stratégique européen de sécurité que prépare, à la demande du Conseil, la Haute Représentante Federica Mogherini. "En ce sens, le départ de la Grande-Bretagne est une bonne nouvelle pour la défense européenne, estime l'officier supérieur. Depuis des lustres, cette politique commune est poussée par Paris, Bruxelles et d'autres, et contrecarrée par Londres."



9. Une chance pour l'Agence européenne de la défense

Londres a exercé son droit de veto pour bloquer tout accroissement du budget de l'Agence européenne de défense (AED). Portée sur les fonts baptismaux en 2004, ce projet ambitieux devait permettre de développer des programmes d'armement en partant de l'identification des capacités militaires nécessaires à l'Union. Le but était de consolider une industrie européenne trop dispersée face aux géants américains et à la montée en puissance des industriels des pays émergents. Douze ans plus tard, c'est le constat d'échec : aucun programme n'est né au sein de cette structure, où travaillent 125 personnes et dont le budget ne dépasse pas les 30 millions d'euros. Mais les idées ne manquent pas, en interne, pour relancer la coopération. L'AED travaille sur des incitations fiscales et la création d'un fonds destiné à financer les programmes européens.



10. Une chance pour la coopération militaire avec... Londres

Le Brexit permettra de poursuivre la coopération militaire avec le Royaume-Uni sans subir les pressions politiques de Londres. Principale puissance navale de l'Union européenne, les Britanniques sont présents dans les opérations menées au large de la Somalie - opération Atalanta - et de la Libye. Le quartier général d'Atalanta se trouve même à Northwood, dans la banlieue nord de Londres. "Sans doute ce QG sera-t-il délocalisé, mais cela n'empêchera pas les Britanniques de continuer à participer à des opérations européennes", note Federico Santopinto, du Grip. La Norvège, par exemple, participe à des missions humanitaires ou d'observation électorale sous le drapeau aux douze étoiles. Des pays extra-européens sont eux aussi parfois associés à des opérations européennes.



11. Une chance pour la communication au sein des institutions européennes

L'anglais, langue la plus parlée en Europe, ne figurera plus parmi les langues officielles de l'Union après le départ du Royaume-Uni. En effet, seule la Grande-Bretagne l'a déclarée auprès de l'Union en tant que langue officielle ; l'Irlande et Malte ont choisi la gaélique et le maltais. "Sans le Royaume-Uni, plus d'anglais, a fait savoir l'eurodéputée allemande Danuta Hubner. Il pourrait rester la langue de travail, mais le maintien de son statut de langue officielle suppose l'aval de tous les Etats membres." Une certitude : le français ne redeviendra pas pour autant la langue dominante qu'il était jusque dans les années 1990. L'arrivée de la Suède, de la Finlande, de l'Autriche et des pays d'Europe centrale et orientale a fait pencher la balance côté anglais.



"L'anglais international va d'autant plus s'affirmer comme première langue de travail dans les institutions européennes que plus personne ne bénéficiera d'un avantage lorsque cette langue sera utilisée, prévoit Paul Nihoul, professeur de droit européen à l'UCL. Jusqu'ici, les Britanniques étaient en position de force dans les discussions et négociations, car ils avaient une maîtrise supérieure de l'anglais." Mario Telo (ULB) confirme : "Le ''globish'', version simplifiée de l'anglais, deviendra, de facto, la langue officielle de l'Union. Lors de la rédaction d'un rapport ou lors d'une intervention dans une réunion, il y avait un décalage injuste en faveur des Britanniques. Il sera surmonté une fois le Royaume-Uni parti. Il ne faudrait pas que le Brexit relance la querelle des langues entre Français, Allemands, Espagnols et Italiens."



12. Une chance pour l'Europe de la culture

Marchande dans l'âme, la Grande-Bretagne voulait réduire l'Europe à un grand marché où circuleraient librement biens et capitaux. Un peu court ? "Si c'était à refaire, je commencerais par la culture", aurait dit Jean Monnet, père fondateur de l'Europe. Même si la phrase n'a jamais été authentifiée, le Brexit donne l'occasion aux Vingt-Sept de mettre les moyens pour refinancer l'industrie culturelle. Pour Jimmy Jamar, directeur de la représentation en Belgique de la Commission européenne, il ne s'agit pas d'opposer culture à économie, "mais de rappeler le rôle de la culture et de la science dans le patrimoine génétique de l'Europe et de lui rendre la place qui lui revient dans le projet commun" (in Pourquoi aimer l'Europe... maintenant, La Boîte à Pandore, 2014). Pour l'ancien commissaire Pascal Lamy, les écrivains et artistes sont les mieux placés pour protéger l'Europe "des égoïsmes nationalistes, des peurs et des haines ancestrales, des préjugés et des idées reçues qui nous dressent les uns contre les autres". Symptomatique : la quasi-totalité des professionnels britanniques de la culture se sont prononcés pour le maintien de leur pays dans l'Union. Comme s'ils ressentaient ce qu'ils allaient perdre : ce supplément d'âme que recèle l'Europe, et qui reste le véritable lien entre tous ses citoyens.



Sans les empêcheurs de tourner . . . Very Happy
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Message  Matt le Dim 3 Juil - 18:37

Une confirmation de Christine Lagarde (FMI):

Les Européens doivent sortir du Brexit "par le haut"

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a estimé dimanche que les Européens se devaient de "sortir du Brexit par le haut", en s'attaquant enfin à des dossiers qu'ils pensaient condamnés à un veto britannique, et surtout améliorer leur communication.


© AFP

"Il est très fondamental pour l'économie que les Européens décident de sortir du Brexit par le haut", a déclaré Mme Lagarde, intervenant à un forum économique à Aix-en-Provence (sud de la France).


"Maintenant que les Anglais sont, entre guillemets, sortis (...), au moins il y a un certain nombre de choses dont j'ai entendu les commissaires européens les uns après les autres dire c'est tellement compliqué, on ne peut pas le faire à cause des Britanniques", a-t-elle ironisé. "Peut-être qu'il y a des choses qu'il faut envisager de faire puisque les Britanniques ne vont pas s'asseoir à la table?"


La patronne du FMI a estimé qu'il faut surtout que l'Union européenne améliore sa communication. Il faut "évidemment", pour elle, "travailler sur la réalité économique, mais aussi impérativement s'occuper des perceptions".


"S'il y a un décalage massif entre les perceptions des peuples européens et la réalité de ce qui se passe, il y a un réel problème de communication", a-t-elle déploré.


"Quand par exemple la Banque européenne d'investissement fait des investissements très importants dans les territoires sans en dire grand chose, sans que ça se sache, sans qu'il y ait une mesure de l'efficacité économique de l'Europe, c'est dramatique, parce que le langage va continuer à être excès de règlementations, bureaucratie, c'est la faute à Bruxelles, etc.", a estimé Christine Lagarde.


"C'est complètement sur une autre dimension de communication que les choses doivent se faire".


Christine Lagarde a par ailleurs regretté que les efforts déployés pour expliquer les conséquences négatives d'un éventuel Brexit pendant la récente campagne référendaire au Royaume-Uni aient "été absolument vains".


"Autant les marchés ont eu tout faux en anticipant que tout allait bien se passer, autant je crains que les experts aient probablement tout juste. Comment se fait-il qu'on n'ait pas été entendus?", s'est-elle interrogée.

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Re: BREXIT : england out

Message  Matt le Dim 3 Juil - 23:10

Pas pour rien les manifs à Londre ce we.
Objet: on ne nous a pas vendu la vérité du brexit (pas tort non plus).

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Re: BREXIT : england out

Message  Александр le Lun 4 Juil - 12:15

Il a suffisement menti pour faire basculer le référendum . . .
Par contre maintenant, les anglais ouvrent les yeux et réalisent les mensonges.
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Re: BREXIT : england out

Message  Caduce62 le Mar 5 Juil - 19:46

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Re: BREXIT : england out

Message  benoit77 le Mar 5 Juil - 22:08

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Re: BREXIT : england out

Message  Caduce62 le Jeu 7 Juil - 9:45

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Re: BREXIT : england out

Message  Александр le Jeu 7 Juil - 10:07

Comme disait l'autre; certains qui y sont veulent en sortir et d'autres qui n'y sont pas veulent y entrer:

Poroshenko proposes remedy for Brexit fever

Ukrainian President Petro Poroshenko says what a remedy for Brexit fever is, according to POLITICO, a Brussels-based English-language media outlet covering politics and policy in the European Union.

”These aren`t the easiest days for a united Europe. Both Eastern and Western Europe are suffering from Brexit fever. The destiny of those who want to be out has been decided — just like the destiny of those who want be in. But it is not a time for despair. It is a time for unity, responsibility and vision,” Poroshenko wrote in his opinion piece titled ”We believe in Europe,” which was published on Wednesday, July 6.


According to the Ukrainian president, the memories of war and oppression are short in the EU, as the Brexit shows, but not in Ukraine.


In his words, the Brexit is a crisis of faith and many Europeans are less appreciative of what it brings – peace, stability, freedom of movement, than of what it takes – solidarity and patience. ”No price is too high for peace and freedom,” Poroshenko wrote.


”In a crisis of faith, those who have faith are a part of the solution, not the problem. Nowhere in Europe will you see as much faith in the EU as you do in Ukraine. Not because we are not aware of the EU`s drawbacks, but because we are all too conscious of the alternatives,” he added.


Poroshenko is sure that ”without a drive for freedom, without political courage or a vision for the future, Europe isn`t an entity, only a space.”


”We think Europe should stick together more strongly. There is no reason for selfishness or retreat. Europe needs resolute solidarity,” he wrote.
The Ukrainian president reiterated Ukraine had not changed its stance on integration into the EU.


”So, where is Ukraine on this scale between in and out, faith and fear, inspiration and blindness? Ukraine is a part of Europe deeply aware of its own sins — and it wants to move forward. Despite war, despite Europe`s crisis of faith, no price is too high for Ukrainians to become a better nation. Brexit or not, crisis or not, war or not, we will go the way of EU integration,” he wrote.


Poroshenko: ‘We believe in Europe'

Memories of war and oppression are short in the EU, not in Ukraine, Ukraine's President says 
       
These aren't the easiest days for a united Europe. Both Eastern and Western Europe are suffering from Brexit fever. The destiny of those who want to be out has been decided — just like the destiny of those who want be in. But it is not a time for despair. It is a time for unity, responsibility and vision. A time to understand how we got to this point and how to find our way out together, Ukraine'a President Petro Poroshenko writes in his op-ed for Politico

Brexit is, above all, a crisis of faith. After 59 years of the European project — the most successful in human history — many Europeans are less appreciative of what it brings (peace, stability, freedom of movement) than of what it takes (solidarity and patience). No price is too high for peace and freedom. This simple truth fades in people's minds as they forget what war and authoritarianism feel like.

Read also How will Brexit affect Ukraine's future? Experts sharing thoughts

Memories are short. This is particularly true in Ukraine, where the same voices that only two years ago were shocked by Moscow's disgraceful aggression against Ukraine today call for a return to normal relations with Russia, when the Kremlin is still far from delivering on its obligations.

In a crisis of faith, those who have faith are a part of the solution, not the problem. Nowhere in Europe will you see as much faith in the EU as you do in Ukraine. Not because we are not aware of the EU's drawbacks, but because we are all too conscious of the alternatives.

Read also Visa liberalization postponed over Brexit and migrants – Ukrainian official

Wherever the European idea is in retreat, it leaves a vacuum that gets filled with something painfully familiar in Europe's history: national egoism. The European idea does not get replaced with something new — far from it. It is replaced with greed and narrow-mindedness masked as pragmatism. We're not talking about Churchillian pragmatism and vision. Those who demand an exit from the EU aren't visionaries but people who long for more power and less responsibility.
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Re: BREXIT : england out

Message  Thuramir le Jeu 7 Juil - 12:59

Александр a écrit:Comme disait l'autre; certains qui y sont veulent en sortir et d'autres qui n'y sont pas veulent y entrer:

Poroshenko proposes remedy for Brexit fever

Et s'il proposait plutôt quelque chose pour combattre réellement la corruption en Ukraine et pour une saine gestion des finances publiques ukrainiennes ? Evil or Very Mad
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Re: BREXIT : england out

Message  Krispoluk le Jeu 7 Juil - 13:07

Thuramir a écrit:
Александр a écrit:Comme disait l'autre; certains qui y sont veulent en sortir et d'autres qui n'y sont pas veulent y entrer:

Poroshenko proposes remedy for Brexit fever

Et s'il proposait plutôt quelque chose pour combattre réellement la corruption en Ukraine et pour une saine gestion des finances publiques ukrainiennes ? Evil or Very Mad

+ 100  Cool Laughing Wink

Mais c'est aussi une constante des hommes politiques dans tous les pays : quand c'est la merde chez soi, vaut mieux aller voir chez le voisin pour proposer ses "bonnes recettes" Twisted Evil

Cf : Poutine, Hollande, Cameron et tant d'autres... Twisted Evil Wink
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Re: BREXIT : england out

Message  Александр le Jeu 7 Juil - 13:07

Il le fait . . . à doses homéopathiques qui sont vite diluées . . .
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Re: BREXIT : england out

Message  Caduce62 le Sam 29 Oct - 21:10

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Re: BREXIT : england out

Message  Matt le Sam 29 Oct - 23:41

Le pire, c'est que c'est proche de la réalité . . .  Embarassed

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Re: BREXIT : england out

Message  Александр le Jeu 3 Nov - 16:20

Et bien, ce n'est pas (encore) fait:

BREAKING: No Brexit for UK government without Parliament's approval


Financial entrepreneur Gina Miller, one of the claimants who challenged plans for Brexit, leaves the High Court in London, Thursday Nov. 3, 2016. (AP Photo)

England's High Court rules that government requires parliament's approval to trigger EU divorce 
       

The court ruling says that parliamentarians must approve Article 50 process. The UK Government already announced it will appeal against the decision. 

Article 50 of Lisbon treaty describes the procedure of going out of European Union. It should start with formal discussions, which are now impossible without the parliament's consent. 

Read more Britain will need months of preparation to start Brexit talks

A government spokesman said the government "is disappointed" by the High Court's judgment. 

"The country voted to leave the European Union in a referendum approved by Act of Parliament," he said "And the government is determined to respect the result of the referendum. We will appeal this judgment ", reports BBC.

Read more Brexit could take up to six years to complete - Foreign Secretary

Prime Minister Theresa May earlier said she would be ready to start the procedures as early as in March 2017. 
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Re: BREXIT : england out

Message  Александр le Jeu 3 Nov - 16:42

Confirmation:

La justice britannique accorde au Parlement le droit de voter sur le Brexit



La Haute Cour de justice a porté un coup jeudi au gouvernement de Theresa May en décidant que le parlement britannique devrait voter sur le processus de sortie de l'UE, ce qui pourrait ralentir le Brexit et peser sur la stratégie des négociations.

Le gouvernement, désavoué, a immédiatement annoncé faire appel de la décision devant la Cour Suprême, qui devrait se prononcer "début décembre", selon un porte-parole.

"La Cour n'accepte pas l'argument avancé par le gouvernement" qui ne jugeait pas ce vote utile. "La Cour accepte l'argument principal des requérants", ont annoncé les trois juges de la Haute Cour.

"Le gouvernement est déçu" et "déterminé à respecter le résultat du référendum. Nous ferons appel", a immédiatement réagi un porte-parole de Downing Street.

La Première ministre Theresa May, qui s'est engagée à déclencher le Brexit avant fin mars 2017, a dans la foulée demandé un entretien téléphonique au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui aura lieu vendredi matin, a indiqué un porte-parole de la Commission.

Le déclenchement de la procédure du Brexit, qui doit durer deux ans maximum, pourrait en effet être retardé par des débats au Parlement - d'autant qu'une majorité des députés avait défendu un maintien au sein du bloc des 28.

Mais les observateurs ne s'attendent pas à ce que les députés aillent à l'encontre de la décision exprimée par le peuple lors du référendum du 23 juin, où le Non à l'UE l'avait emporté avec 52% des voix.

Et un porte-parole de Downing Street a précisé que le gouvernement comptait toujours activer l'article 50 d'ici fin mars, estimant que "le calendrier judiciaire devrait le permettre".
Pour autant, cette décision est "un bouleversement et un embarras d'ampleur pour le gouvernement", selon Tony Travers, un expert de la London School of Economics (LSE) qui y voit un "bazar constitutionnel".

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney y a lui aussi vu "un exemple de l'incertitude qui va marquer le processus" de sortie de l'UE.

Risque d'une 'colère populaire' 

La livre britannique, qui a chuté récemment en raison des craintes associées au Brexit, a quant à elle réagi positivement en s'appréciant nettement face au dollar et à l'euro sur le marché.
Craignant "une trahison", Nigel Farage, le leader historique et chef intérimaire du parti europhobe Ukip, qui a mené campagne pour le Brexit, a jugé qu'en cas de non respect du résultat du référendum, les politiques devraient faire face à "la colère populaire".

Mais pour le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn, qui a fait campagne pour le maintien dans l'UE, ce jugement ne remet pas en cause le Brexit et ne fait que confirmer la nécessité "de transparence" et d'engager "la responsabilité du Parlement" sur "les conditions du Brexit".

L'un des avocats des plaignants, David Greene, s'est réjoui, au nom de son client Deir Dos Santos, d'une "victoire pour la démocratie parlementaire".

"Le résultat d'aujourd'hui nous concerne tous. Nous avons tous voté pour un meilleur pays et un meilleur avenir", a fait valoir à l'AFP Gina Miller, une autre plaignante qui a espéré que cette décision permette "un véritable débat au sein du Parlement souverain".

En rappelant le caractère "consultatif" du référendum, les plaignants faisaient valoir que quitter l'UE sans consulter le Parlement serait une violation des droits garantis par l'Acte des communautés européennes de 1972 qui a incorporé la législation européenne dans celle du Royaume-Uni.

Theresa May estimait ne pas avoir besoin du vote du Parlement pour déclencher l'article 50, en arguant de "prérogatives historiques" du gouvernement et de la volonté populaire exprimée lors du référendum.

Vendredi dernier, la Haute Cour de justice d'Irlande du Nord a pour sa part rejeté un recours contre le Brexit qui réclamait notamment un droit de vote du parlement régional.
 
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Re: BREXIT : england out

Message  Thuramir le Jeu 3 Nov - 23:35


En pratique, cela signifie que des élections législatives auront lieu si la Cour d'appel confirme la décision, Theresa May devant obtenir une majorité parlementaire favorable au Brexit.
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