Et en Russie !

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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Lun 12 Juin - 12:16

Selfies et agressions: l'opposant russe Navalny en campagne

AFP, publié le lundi 12 juin 2017 à 10h45

Les traits tirés par la fatigue mais tout sourire, Alexeï Navalny réunit ses partisans autour de lui pour un selfie: l'opposant parcourt la Russie pour défier Vladimir Poutine à la présidentielle l'année prochaine.

Ce jour-là, il est accueilli par des centaines de personnes à Tver, à 160 kilomètres de Moscou, sur la Volga. "Nous pouvons gagner les élections!", lance-t-il à la foule. "Nous pouvons gagner parce que la majorité est avec nous".

A 41 ans, l'opposant s'attaque aux puissants dans ses vidéos anticorruption partagées par des millions d'internautes et a fait descendre une nouvelle génération dans la rue.

Pendant que Vladimir Poutine refuse pour l'instant d'officialiser sa candidature à la présidentielle de mars prochain, Alexeï Navalny multiplie les déplacements en province pour ouvrir des bureaux de campagne. Son objectif: réunir les 300.000 signatures nécessaires pour se présenter en dépit des multiples embûches.

Alors qu'il s'adresse à ses partisans, son oeil droit reste mi-clos, conséquence d'une agression au colorant vert qui a nécessité un traitement en Espagne. Il est aussi encadré par deux hommes à la carrure massive qui semblent assurer sa sécurité.

Il assure dire "des choses banales" mais sans "peur de les dire à haute voix": "des dizaines de millions de nos concitoyens vivent dans le dénuement alors que l'Etat dispose d'une richesse colossale", dénonce-t-il.

- Mobilisation et arrestations -

Depuis qu'il s'est fait connaître par ses discours enflammés lors des manifestations accompagnant le retour au Kremlin de Vladimir Poutine en 2012, Alexeï Navalny s'est imposé comme son premier opposant.

Evoqué à la télévision publique uniquement sous un jour négatif, il se sert de YouTube, Twitter et Instagram pour s'adresser aux électeurs. Il multiplie aussi les apparitions publiques, un exercice auquel cet avocat de formation excelle.

Il a été la cible de nombreuses agressions mais aussi de plusieurs poursuites judiciaires, dont l'une a abouti à l'emprisonnement de son frère, visant selon ses partisans à entraver ses ambitions.

Il a été condamné à une peine de prison avec sursis cette année pour détournement de fonds, ce qui pourrait légalement l'empêcher de se présenter.

"Nous ne pouvons que les forcer à enregistrer ma candidature", insiste-t-il devant son public. "C'est évident que Poutine ne veut pas venir débattre avec moi".

Sa campagne commence pourtant à donner du fil à retordre aux autorités. En mars, l'une de ses vidéos accusant le Premier ministre Dmitri Medvedev de corruption a fait descendre dans la rue des milliers de personnes en plein centre de Moscou et dans des dizaines de villes.

Une telle mobilisation, marquée par un millier d'arrestations dans la capitale, n'avait plus été vue depuis plusieurs années et l'opposant espère répéter ce succès lundi avec de nouveaux rassemblements dans plusieurs villes du pays et dans le centre de Moscou.

Les dernières manifestations ont été marquées par la présence de nombreux jeunes, parfois encore adolescents, qui n'ont connu que Vladimir Poutine au pouvoir.

"Je veux vivre dans un pays libre, je veux une presse libre et une liberté d'expression", explique Ilia, étudiant en journalisme de 20 ans venu soutenir l'opposant à Tver.

- 'Conservateur modéré' -

A son QG de campagne à Moscou, Sergueï, un étudiant de 20 ans, se demande comment Alexeï Navalny trouve la force de continuer: "Il reste de bonne humeur alors que son frère est en prison et qu'il y a tout le temps des perquisitions chez lui..."

Les propriétaires de ce local cherchent d'ailleurs à se débarrasser de ce locataire encombrant, allant jusqu'à changer les serrures ou couper l'électricité.

Son directeur de campagne à Moscou, Nikolaï Liaskine, met en cause les autorités. "Nous ne partirons pas", martèle-t-il.

L'opposant n'en est pas à sa première campagne et avait créé la surprise en 2013 en arrivant deuxième à l'élection municipale à Moscou.

Ses opinions ont pourtant parfois créé un certain malaise parmi les libéraux. Dans le passé, il a participé à des manifestations également soutenues par des néo-nazis et a pris position en faveur de restrictions importantes à l'immigration des ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, à majorité musulmane.

"Quand nous nous sommes rencontrés, c'était un nationaliste russe modéré", concède l'activiste Olga Romanova, le comparant à la française Marine Le Pen. Mais selon elle, il a "changé assez sérieusement" et est devenu "un conservateur modéré".
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Message  Caduce62 le Lun 12 Juin - 12:59

AFP, publié le lundi 12 juin 2017 à 12h45
L'opposant russe Alexeï Navalny a été interpellé lundi alors qu'il devait se rendre à une manifestation anticorruption dans le centre de Moscou, non autorisée par les autorités, a annoncé sa femme sur Twitter.

"Salut, c'est Ioulia Navalnaïa. (...) Alexeï a été interpellé à l'entrée de l'immeuble. Il a demandé de vous transmettre que nos projets n'ont pas changé: Tverskaïa", la rue du centre de la capitale où le rassemblement est prévu, indique un message posté sur le compte officiel de l'opposant.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Lun 12 Juin - 13:03

Le Kremlin se protège:

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Message  Александр le Lun 12 Juin - 14:03

Mais le mal est fait:

« Le banditisme du Donbass fait tache d’huile à travers la Russie »

La Russie descend rapidement dans « un marais d’illégalité et de banditisme sans limite ». En grande partie parce que les caractéristiques des régimes du Donbass ukrainien que Moscou a créés se répandent rapidement à travers le pays, selon Arkady Babchenko, journaliste et écrivain russe travaillant au journal Novaya Gazeta.



Le journaliste rappelle qu’il a prédit cette situation lorsque le Kremlin a lancé ses efforts pour créer une «Nouvelle-Russie» en 2014 car l’absence de principe de légalité dans les différentes entités imposées par Moscou dans la partie orientale de l’Ukraine aurait inévitablement une répercussion sur la situation en Russie elle-même.

Les attaques contre les biens et personnes, dans les banques et les vols aux guichets automatiques sont devenus «presque quotidien. La loi n’est pas respectée. Elle existe certes dans une certaine mesure, mais de plus en plus réduite». Et même les responsables de l’application de la loi reconnaissent qu’ils ne sont pas capables de lutter contre le crime organisé ou la délinquance de rue.

Si la Russie ne change pas de politique interne, bientôt, Arkady Babchenko continue, c’est « le sort de la Somalie » qui l’attend. Et si l’on veut bien accepter cette réalité, « le niveau de criminalité en Russie dépasse maintenant celui connu dans les « sauvages années 1990 ». Les gens vont éviter de sortir la nuit, du moins sans être accompagnés.

Toujours selon le commentateur russe, « le régime actuel n’a pas besoin de sécurité et d’ordre juridique » parce qu’il partage les valeurs des criminels pour qui seul importe de s’enrichir par tous les moyens possibles. La loi pour eux n’est qu’un obstacle supplémentaire et, quand ils le peuvent, ignorent ou piétinent ses principes.

Arkady Babchenko n’est que le dernier écrivain russe à se préoccuper de cette situation. Auparavant, Alexandre Nevzorov, journaliste, présentateur de télévision et ancien député à la Douma, déclarait que ceux qui avaient vécu l’anarchie des « républiques » de Lougansk et de Donetsk représentaient «une menace directe pour les citoyens russes» chez eux, d’abord dans la partie sud du pays et ensuite partout, y compris Saint-Pétersbourg.

Les Russes qui ont combattu dans le Donbass, a prédit Alexandre Nevzorov, «ont goûté à l’argent facile, au sang facile et aux occasions faciles de se satisfaire», bref, à toutes les «joies criminelles». Et ils ne l’oublient pas lorsqu’ils rentrent chez eux en Russie. Une autre conséquence pernicieuse de la guerre que Poutine mène en Ukraine.
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Message  Александр le Lun 12 Juin - 14:49

Ca barde en Russie:

«Власть — миллионам, а не миллионерам»
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Message  pyxous le Mar 13 Juin - 9:57

Russie. L'opposant Navalny et un millier de manifestants arrêtés

A Moscou et Saint-Pétersbourg

OVD-Info, spécialisée dans le suivi des arrestations lors des manifestations, a compté 820 interpellations à Moscou et au moins 600 à Saint-Pétersbourg (nord-ouest). Elle avait auparavant fait état sur Twitter de plus d'une centaine d'arrestations dans des villes de province, de Vladivostok (Extrême-Orient) à l'enclave de Kaliningrad (Baltique) en passant par Norilsk (Grand Nord) et Sotchi (Sud).

L’ampleur des manifestations prévues dans plus de 180 villes dira si Alexeï Navalny peut prolonger le succès desrassemblements du 26 mars dernier, organisés pour réclamer la démission du Premier ministre, Dmitri Medvedev.Des milliers de personnes, dont de nombreux jeunes, s’étaient rassemblées dans des manifestations d’une ampleur inédite depuis la vague de contestation de 2011 et 2012.

Les autorités avaient interpellé plus de 1 000 manifestants. Incarcéré pendant 15 jours à la suite de ces manifestations, l’avocat de 41 ans n’apparaît pas pour l’heure en mesure de détrôner Vladimir Poutine dans les sondages, et on ignore même si le Kremlin le laissera se porter candidat.
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Message  Александр le Mar 13 Juin - 10:38

Navalny est condamné à 30 jours de prison . . . Twisted Evil
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Message  Caduce62 le Mar 13 Juin - 12:42

AFP, publié le mardi 13 juin 2017 à 11h57
Les partisans de l'opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, condamné dans la nuit à 30 jours de détention, passaient à leur tour mardi devant la justice, au lendemain d'une journée de mobilisation contre Vladimir Poutine marquée par plus de 1.500 arrestations.

Plusieurs enseignements peuvent être tirés de cette journée de contestation: les "enfants" de Poutine, ces lycéens et étudiants nés au moment de l'arrivée au pouvoir de ce président, ont confirmé leur mobilisation malgré les condamnations dont ils avaient fait l'objet lors de leur irruption en tête des manifestations du 26 mars.

Par ailleurs, la police a interpellé un plus grand nombre de personnes (1.500) que lors du précédent du 26 mars (1.000).

Toutefois, il est trop tôt pour dire si ces manifestations constituent un mouvement ancré et durable alors que l'immense majorité des Russes les snobe et considère Vladimir Poutine comme le garant de la stabilité.

Alexeï Navalny a été condamné à 30 jours de détention - une sanction administrative - pour avoir appelé à des manifestations non autorisées qui ont mis dans la rue des milliers de Russes dans plusieurs villes du pays depuis Vladivostok, dans l'Extrême-Orient, à l'enclave de Kaliningrad sur la mer Baltique.
Arrêté dès la sortie de son immeuble à Moscou, le blogueur anticorruption, qui espère défier Vladimir Poutine lors de la présidentielle de mars prochain, avait appelé ses partisans de la capitale à se rassembler sur la Tverskaïa, l'avenue la plus célèbre de Moscou et qui termine au pied du Kremlin.

Les forces de l'ordre ont réagi avec fermeté, dispersant les milliers de manifestants présents parfois à coups de matraques et embarquant les manifestants par cars entiers.
Selon l'ONG spécialisée OVD-Info, elles ont arrêté plus de 1.500 personnes à travers le pays, dont au moins 866 manifestants à Moscou et 600 à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), selon des chiffres actualisés mardi matin.

Mardi, les manifestants commençaient à comparaître, recevant souvent des peines de quelques jours de détention. Ils risquent jusqu'à quinze jours d'enfermement, une peine qui peut être alourdie s'ils sont reconnus coupables de violence contre les forces de l'ordre.
"Mon arrestation a été comique: j'ai été interpellé après être resté seulement trois minutes sur place", a raconté l'opposant Ilia Iachine à l'AFP en attendant de comparaître.
Deux autres manifestants font l'objet d'enquêtes judiciaires pour avoir fait usage de violences contre des membres des forces de l'ordre, et risquent jusqu'à cinq ans de prison, selon le Comité d'enquête.

Après des manifestations déjà d'une ampleur inattendue le 26 mars, cette nouvelle mobilisation intervient alors que Vladimir Poutine doit tenir jeudi son émission annuelle de questions-réponses avec les Russes.

A neuf mois de la présidentielle, elle montre aussi la volonté d'Alexeï Navalny de  défier frontalement le Kremlin. Il a en effet choisi de déplacer in extremis la manifestation au coeur de Moscou alors que la mairie avait autorisé un autre lieu de rassemblement, au motif que, selon lui, les autorités empêchaient les prestataires de lui louer une scène et des équipements sonores.

Ce choix de la confrontation, impliquant de nombreux jeunes, lui valait des critiques mardi.
Alexeï Navalny "s'est marginalisé: nombre de ses partisans le considèrent désormais comme un provocateur (...) et refuseront à l'avenir de le suivre", a affirmé à l'AFP le politologue Dmitri Orlov, proche du pouvoir.

L'opposant cherche à "atteindre un très haut niveau de conflit politique afin que l'acceptation de sa candidature paraisse un moindre mal pour les autorités", explique l'expert Gleb Pavlovski, ancien conseiller en images du président, dans les pages du quotidien Vedomosti. "Mais pour l'instant, le nombre de personnes qu'il mobilise n'est pas suffisant".
Il est difficile de se prononcer sur le nombre de personnes ayant répondu à l'appel de M. Navalny, les manifestants s'étant réunis dans une rue déjà noire de monde.

En revanche, l'irruption de très nombreux étudiants voire lycéens et collégiens se confirme malgré les peines et amendes infligées après le 26 mars et les avertissements de leurs universités et écoles contre leur participation à l'action du 12 juin.

En parallèle de ces manifestations, le pouvoir doit aussi faire face à un mouvement de protestation à Moscou contre un grand plan d'urbanisme.
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Message  Caduce62 le Mer 14 Juin - 16:03



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Message  Caduce62 le Jeu 15 Juin - 12:51

AFP, publié le jeudi 15 juin 2017 à 12h22
Vladimir Poutine a jugé jeudi "préoccupante" la progression de la pauvreté subie par les Russes ces dernières années à cause de la crise, promettant des mesures pour leur niveau de vie et appelant à augmenter la productivité du travail pour favoriser l'emploi.

A neuf mois de la présidentielle, la traditionnelle émission de questions-réponses que tient chaque année le président russe en direct à la télévision s'est ouverte sur plusieurs questions sur la situation économique et la faiblesse des revenus d'une grande partie de la population, notamment en province.

"La récession est terminée", a insisté M. Poutine, soulignant que l'économie russe avait connu trois trimestres de croissance "modeste" après deux ans de crise due à l'effondrement des prix du pétrole et aux sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne. Laughing

Pour autant, "les revenus réels de nos concitoyens ont reculé ces dernières années. Et ce qui est particulièrement préoccupant, c'est que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté", a-t-il relevé.

"Dans l'ensemble, nous devons avancer dans une direction faisant que les gens ressentent réellement des changements pour le meilleur", a poursuivi le président russe.

La crise, marquée par une envolée des prix, s'est caractérisée par une baisse marquée du pouvoir d'achat des Russes qui peine à rebondir malgré la reprise actuelle.

Selon les statistiques officielles russes, le nombre de Russes vivant sous le seuil de pauvreté a approché l'an dernier 19,8 millions, soit 13% de la population, plus de trois millions et demi de plus par rapport à 2014 et un bond en arrière de dix ans en termes d'amélioration du niveau de vie après d'importants progrès au début des années 2000.

"Il y des problèmes non résolus dans l'économie et cela se reflète, avant tout sur les revenus", a estimé Vladimir Poutine.

"Quels sont ces problèmes? C'est la structure de l'économie qui ne nous convient pas et à ce sujet on peut parler de la faible productivité du travail. Si nous ne l'augmentons pas, il n'y aura pas de créations d'emplois et les revenus n'augmenteront pas", a-t-il prévenu.

Les autorités russes ont reconnu que l'économie russe risquait de devoir se contenter de très faibles taux de croissance faute de réformes importantes répondant à des freins structurels, tels que sa dépendance au pétrole et au gaz, la faible productivité du travail et la baisse de sa population active.
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Message  Caduce62 le Jeu 15 Juin - 17:48

Poutine répond en direct aux doléances des Russes en détresse
AFP
Modifié le 15/06/2017 à 15:53 - Publié le 15/06/2017 à 14:23 | AFP

Poutine répond en direct aux doléances des Russes en détressePoutine répond en direct aux doléances des Russes en détresse © AFP / Kirill KUDRYAVTSEV
Pauvreté, décharge à ciel ouvert, prix des médicaments ou art d'être grand-père: Vladimir Poutine a répondu jeudi pendant plusieurs heures aux doléances des Russes lors d'une émission télévisée dominée par la détresse d'une population frappée par des années de crise.

Cette exercice médiatique minutieusement rodé a cette année été troublé par une série de SMS malveillants affichés en direct à l'écran à l'intention de M. Poutine, qui n'a toujours pas annoncé s'il serait candidat à un quatrième mandat, à neuf mois de la présidentielle de 2018. Shocked
"Trois mandats présidentiels, c'est assez !", "Quand cesserez-vous de violer la Constitution ?", "Quand rendrez-vous le pouvoir aux communistes ?", figuraient parmi les messages affichés dans un cadre bleu à droite de l'écran. Laughing
Le président n'a pas eu à répondre à ces questions, et n'avait pas non plus été interrogé après plus de trois heures d'émission sur l'arrestation de plus de 1.720 manifestants sortis lundi dans les rues à l'appel de l'opposant Alexeï Navalny pour protester contre la corruption des élites.

La grande majorité des doléances ont porté cette année sur les difficultés économiques rencontrées par les habitants à travers le vaste pays, notamment en province: salaires minuscules, amateurisme des responsables locaux et inefficacité de l'administration, désastres écologiques et infrastructures inexistantes.
"Aidez-nous, Vladimir Vladimirovitch ! Nous voulons vivre et non plus survivre", a notamment interpellé une jeune femme de la région de Mourmansk (nord) malade du cancer, devant un hôpital dont la construction n'a jamais été terminée.
Plusieurs années de crise économique et monétaire, aggravée par la chute des prix du pétrole et les sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne, ont fait plonger le pouvoir d'achat et les revenus de la population.
"La récession est terminée", a insisté M. Poutine, reconnaissant néanmoins que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté avait augmenté de manière "préoccupante" dans le pays et promettant de travailler à l'amélioration du niveau de vie.
Le nombre de Russes vivant sous le seuil de pauvreté a approché l'an dernier 20 millions, plus de trois millions et demi de plus qu'en 2014. Un bond en arrière de dix ans en termes d'amélioration du niveau de vie après d'importants progrès au début des années 2000.

'Asile' pour Comey

Ces doléances interviennent au lendemain de l'adoption de nouvelles sanctions contre la Russie par le Sénat américain, décision vivement critiquée par M. Poutine et qui relève selon lui d'une politique d'"endiguement" de Washington à l'égard de Moscou.
"A chaque fois que nos partenaires dans le monde ont senti que la Russie était un concurrent important, ils ont adopté des restrictions sous différents prétextes", a-t-il affirmé.
M. Poutine a néanmoins appelé les Etats-Unis à coopérer avec la Russie sur les principaux problèmes internationaux. "Nous ne considérons pas l'Amérique comme notre ennemi", a-t-il affirmé.
Interrogé sur l'ancien chef du FBI James Comey, limogé par Donald Trump en plein coeur d'une tempête politique sur une ingérence présumée du Kremlin dans la campagne présidentielle américaine, M. Poutine a répondu par la plaisanterie en comparant M. Comey à Edward Snowden, réfugié en Russie après ses révélations sur la surveillance de la NSA.
"Si une enquête est ouverte à son encontre, nous sommes prêts à lui accorder l'asile politique en Russie. Il doit le savoir", a lancé le président russe.

Vladimir Poutine n'a également pas manqué de tourner en ridicule l'Ukraine, avec laquelle les relations sont au plus bas après l'annexion en mars 2014 de la péninsule de Crimée et trois ans d'un conflit meurtrier dans l'Est séparatiste.
En prenant en compte la hausse des charges et la baisse des revenus de la population consécutifs aux réformes exigées de Kiev par le Fonds monétaire international, les Ukrainiens n'auront bientôt plus les moyens de se laver, a-t-il lancé. Evil or Very Mad
Le président a également évoqué pour la première fois ses petits-enfants et dit souhaiter qu'ils vivent "normalement", révélant pour la première fois leur existence à la télévision russe.
15/06/2017 15:52:52 -          Moscou (AFP) -          © 2017 AFP
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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Ven 16 Juin - 0:15

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Message  Александр le Ven 16 Juin - 11:57

Vladimir Poutine dénonce les sanctions adoptées par le Sénat américain


Le président Vladimir Poutine et son porte-parole Dmitri Peskov, à New York, le 28 septembre 2015.

Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé jeudi l'adoption de nouvelles sanctions contre la Russie par le Sénat américain, dernier épisode selon lui de la politique d'"endiguement" de Washington à l'égard de Moscou.

Le Sénat a approuvé mercredi un projet de sanctions qui empêcherait le président Donald Trump de relâcher unilatéralement la pression sur Moscou, accusé par Washington d'ingérence dans la campagne présidentielle américaine de 2016, ainsi que d'ingérence en Ukraine dont la péninsule de Crimée avait été annexée en 2014 par la Russie.

"Pour quelle raison recommence-t-on à parler de sanctions sans aucun fondement?", s'est interrogé M. Poutine, lors d'une séance télévisée de questions-réponses avec la population.

"Il s'agit évidemment d'une nouvelle preuve de la poursuite des luttes politiques internes aux Etats-Unis", a estimé le président russe. "Mais je considère malgré tout que cela n'a aucun fondement", a-t-il ajouté avant de critiquer la politique de l'administration américaine à l'égard de son pays.

"S'il n'y avait pas eu la Crimée (...), ils auraient inventé quelque chose d'autre pour leur politique d'endiguement de la Russie", a assuré le président russe en référence à la stratégie américaine adoptée par Washington après la Seconde Guerre mondiale pour stopper l'influence soviétique.

Selon le président russe, la Russie, qui fait l'objet de lourdes sanctions économiques américaines et européennes depuis 2014, est habituée à cette stratégie de la part des Occidentaux.

"A chaque fois que nos partenaires dans le monde ont senti que la Russie était un concurrent important, ils ont adopté des restrictions sous différents prétextes", a-t-il rappelé. "Cela avait lieu à l'époque soviétique et même avant la Révolution d'octobre (en 1917, ndlr). Il n'y a rien d'extraordinaire ici", a ajouté le président russe.


Ben tient Exclamation
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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Mar 20 Juin - 14:37

AFP, publié le mardi 20 juin 2017 à 14h08
La Cour européenne des droits de l'homme a épinglé mardi la Russie pour sa législation réprimant la "propagande" homosexuelle envers les mineurs: cette loi "encourage l'homophobie" et n'est "pas compatible" avec les valeurs démocratiques, selon la CEDH.

Ce texte de 2013, qui réprime la "promotion des relations sexuelles non traditionnelles auprès des mineurs", a "renforcé la stigmatisation" des homosexuels, ont estimé les magistrats européens.

Ils ont jugé que les trois militants de la cause homosexuelle qui les avaient saisis - après avoir été condamnés sur la base de cette loi controversée - avaient été victimes d'une violation de leur liberté d'expression, ainsi que de discrimination. En conséquence, la Cour a ordonné aux autorités russes de leur verser un total de 43.000 euros, au titre du dédommagement moral.

Le ministère russe de la Justice s'est déclaré "pas d'accord" avec les conclusions de la Cour et a annoncé son intention de demander un nouvel examen de ce dossier - ce que la CEDH n'est toutefois pas tenue de lui accorder.

Les trois requérants avaient été condamnés à des amendes, notamment pour avoir déployé - devant un lycée, une bibliothèque pour enfants et un bâtiment administratif - une banderole proclamant que l'homosexualité est "normale" et non "une perversion".

La décision des juges européens est "une énorme victoire judiciaire pour les LGBT en Russie", s'est félicité l'un des trois requérants, Nikolaï Alexeïev, président de GayRussia.ru, dans un communiqué envoyé à l'AFP.

"Ces lois discriminatoires doivent maintenant être annulées", a-t-il ajouté, car elles n'ont "pas d'avenir dans un pays libre, civilisé et démocratique du XXIe siècle".

M. Alexeïev et les deux autres requérants avaient vu tous leurs recours rejetés en Russie contre leur condamnation. La Cour constitutionnelle russe leur avait donné tort, en estimant que l'interdiction était justifiée par le risque "de créer une impression déformée d'équivalence sociale entre les relations maritales traditionnelles et non traditionnelles" et "d'orienter les enfants sur la voie des relations sexuelles non traditionnelles".

- Pas de "but légitime" -

Les trois militants avaient alors saisi la Cour européenne, en soulignant que non seulement la loi de 2013 "les empêchait de faire campagne pour les droits LGBT", mais qu'en outre "elle les contraignait à dissimuler leur orientation sexuelle à chaque fois qu'ils se trouvaient en présence d'un mineur".

Pour la CEDH, le gouvernement russe "n'a pas montré en quoi la liberté d'expression sur les questions LGBT aurait pour effet de dévaloriser les +familles traditionnelles+ actuelles et existantes, de leur nuire d'une autre manière ou de remettre en cause leur avenir".

La Cour européenne "a toujours refusé d'approuver les politiques et les décisions qui traduisaient les préjugés d'une majorité hétérosexuelle envers une minorité homosexuelle", a-t-elle expliqué.

En outre, Moscou "n'a pas été en mesure de fournir une quelconque explication quant au mécanisme par lequel un mineur pourrait être induit à adopter un +mode de vie homosexuel+, et encore moins des preuves scientifiques montrant que l'orientation ou l'identité sexuelles d'une personne seraient susceptibles d'être modifiées par une influence extérieure", selon la Cour.

Le but de la loi controversée, ainsi que la manière dont elle a été appliquée, "n'ont servi aucun intérêt public légitime", ont estimé les juges européens. "Pour autant que des mineurs témoins de la campagne des requérants ont été exposés à des idées de diversité, d'égalité et de tolérance, l'adoption de ces points de vue n'a pu que favoriser la cohésion sociale", ont-ils ajouté.

L'homosexualité était considérée comme un crime en Russie jusqu'en 1993 et comme une maladie mentale jusqu'en 1999. Les +gay prides+ y sont systématiquement interdites, l'homophobie s'y exprime souvent ouvertement et il est très difficile pour la communauté gay de se mobiliser publiquement en nombre.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Ven 23 Juin - 8:51

Le guébiste pris en flagrant délit de mensonge: Laughing

« The Putin Interviews » : Quand le chef du Kremlin impressionne Oliver Stone avec une vidéo bidonnée !



A peine diffusé aux Etats-Unis sur la chaîne câblée Showtime, qui appartient à CBS, et en cours de diffusion ces jours-ci en Russie via Perviy Kanal, l’une des principales chaînes d’état, le documentaire d’Oliver Stone en quatre volets d’entretiens avec le chef du Kremlin suscite un intérêt poli. Mais aussi embarras et ricanement.


Outre le ton élogieux, voire carrément promotionnel à l’égard du président russe, largement critiqué par les commentateurs, c’est une déclaration très remarquée de Poutine sur les femmes qui a provoqué une aimable polémique outre-Atlantique : « Je ne suis pas une femme, donc je n’ai pas de mauvais jours. Je ne veux insulter personne. C’est juste la nature des choses. Il y a des cycles qui sont naturels ».

Mais le buzz est arrivé ces tous derniers jours de l’est avec la diffusion en Russie des premiers volets du documentaire « The Putin Interviews ».



La scène qui suscite les commentaires les plus acerbes sur l’Internet survient lorsque le président Poutine, smartphone en main, impressionne Oliver Stone sur le « travail de l’aviation russe » contre les terroristes en Syrie. Or, après enquête, il s’avère qu’il s’agit d’images bidonnées. Elles montrent en fait les prouesses d’hélicoptères Apaches dans leur chasse aux Talibans, en 2009 en Afghanistan !


Le président russe vantant les prouesses de « son » aviation en Syrie. Capture écran Youtube.
Quant au dialogue en russe qui accompagne la vidéo montrée au réalisateur de Platoon, censé être celui entre aviateurs russes, il s’agit vraisemblablement de l’enregistrement de pilotes ukrainiens ayant participé à des combats près de Donetsk à une date indéterminée.



Ci-dessous, la vidéo « arrangée » dont Vladimir Poutine se sert, ignorant probablement son inauthenticité.







Et maintenant, la vidéo d’origine.







« Pas une simple anecdote mais un diagnostic »



L’utilisation par Vladimir Poutine d’une vidéo montrant les prouesses de l’aviation américaine pour impressionner Oliver Stone sur la puissance des Russes n’est « pas une simple anecdote mais plutôt un diagnostic », commente Igor Eidman, un journaliste très suivi sur Facebook (12 000 abonnés) qui travaille pour Deutsche Welle.



« Dans la Russie de Poutine », poursuit Igor Eidman, « tout est faux de la base au sommet » parce que les officiels mentent constamment confiant que seules les apparences comptent et que personne ne contrôlera ». Et Igor Eidman de conclure : « Une situation kafkaïenne survient : Poutine dans le film d’Oliver Stone essaie d’effrayer les Américains avec la puissance de son appareil militaire » mais dans la société russe d’aujourd’hui « tout secret se sait tôt ou tard ».

Source principale : Meduza.io
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Mer 28 Juin - 12:28

Poutine se prépare à lutter contre le peuple russe

This article first appeared on the Atlantic Council site.

To paraphrase Pravda in 1929, Putin is the Stalin of today.

Nobody since Stalin’s death has achieved such longevity or uncontested power over Russia as Putin has.

Nevertheless, tomorrow he may be remembered as the Brezhnev of today, for he has presided over a galloping stagnation of the economy and public morality.

At the same time, like many former Russian leaders—including Brezhnev, Stalin, and Nicholas I—he seeks to imprison Russia in a straightjacket of repression and mandated official thinking that glorifies autocracy and Russian state nationalism.

Under Nicholas I, this system was called “official nationality” and it put Russia into an ice age during the last years of his reign. Other despots like Alexander III, Stalin, and Brezhnev presided over such stagnation after they refused to make any reforms that might weaken their leadership and it became clear that their governments had nothing to offer.

The results of such policies are well known to Russian historians and observers and are of particular significance on this centennial anniversary of the Russian Revolution of 1917. Today, the same phenomenon is apparent under Putin.
 
 Vladimir Putin watching a missile launch,18 February 2004 at the Artic cosmodrome in Plesetsk.  MAXIM MARMUR/AFP/Getty

Nevertheless, recent trends suggest that the pressure inside Putin’s regime is growing steadily. The generational and geographic scope of the anti-regime demonstrations of June 12 and at his June 15 call-in show point to a widespread disenchantment with Putin’s regime among the most volatile generation: the young. This is everywhere and always a dangerous sign for the stability of despots.

Nor is dissatisfaction confined to the intelligentsia or professional classes, as the increase in strikes in the last few years—including the ongoing truckers’ strike—as well as growing emigration and the increasing demographic, health, and economic crises suggest.

There is reason to suspect that the stagnation will worsen, intensify, and potentially result in a sudden upheaval based on an unexpected incident or crisis. This upheaval may not constitute a revolution, but it will be a shock to the system and belie the government’s efforts to assure everyone that Russia is on the right track domestically.

Many analysts in the West and in Russia dispute this formulation, even if they acknowledge the scope of the overall crisis. They invoke public opinion polls, Russians’ capacity for endurance and suffering, the absence of alternative leadership, the strength of repression, and the weakness of the opposition.

All of these are factors that must be taken into account. However, none of them appears to have convinced the key audience that the regime can simply ignore the mounting protests.

That audience, of course, is Vladimir Putin. The increasing intensity, pervasiveness, and coerciveness of repressive activity strongly suggests that he feels the ground shifting beneath his feet.

Perhaps the most telling example of the regime’s fears can be found in recent decrees outlining the subordination of the Russian Army to the forces of the National Guard, as the latter organization attempts to fulfill its mission to forcefully suppress unrest.

The National Guard, a force of about 400,000, may be likened to the Praetorian Guard in ancient Rome, whose mission was protection of the Emperor. Their function is to protect Putin and his regime. This guard exists alongside the regular forces of the Ministry of Interior, FSB, border, railroad, regular army troops, and hundreds of thousands of other paramilitary forces.

The potential subordination of the army to the guard is, as Russian observers note, unprecedented in Russian history. It graphically underscores just how afraid the regime is of its own people and how it is prepared to drown any unrest in blood.

In other words, Putin is not only prepared to wage wars of aggression against Russia’s neighbors and potentially members of NATO, he is also getting ready to wage war against his own people.

Putin and his entourage have no intention of emulating Gorbachev and leaving without a fight. Instead, they will defend their kleptocracy with force. The increasing militarization inherent in these new decrees, other forms of repression, spending priorities on defense, and the refusal to abandon the current economic structure that provides maximum rents to the elite is powerful evidence that the regime does not believe its own story about its prospects for stability.

In this respect, Putin’s determination to impose his regime upon Russia well into the future even surpasses that of Brezhnev and his Tsarist forbears.

Stalin, of course, remains in a class by himself, making the analogy at the beginning of this article even more telling. Historians write that Nicholas I’s regime was a mistake, and that Stalin’s reign was a catastrophe for the Soviet people.

What verdict will historians give of a would-be Tsar who has shown that he is prepared to inflict a strategy of last resort upon his citizens? If the collapse of the USSR was a major catastrophe of the twentieth century, what can we say about what looks to be the increasingly inevitable collapse of Putinism?

Stephen Blank is a senior fellow at the American Foreign Policy Council.

Cet article est apparu pour la première fois sur le site de Atlantic Council.

Pour paraphraser Pravda en 1929, Poutine est le Stalin d'aujourd'hui.

Personne depuis la mort de Staline n'a atteint une telle longévité ou un pouvoir incontesté sur la Russie comme l'a fait Poutine.

Néanmoins, demain, il se souvient comme le Brezhnev d'aujourd'hui, car il a présidé une stagnation galopante de l'économie et de la moralité publique.

Dans le même temps, comme beaucoup d'anciens dirigeants russes - y compris Brezhnev, Staline et Nicolas I ', il cherche à emprisonner la Russie dans une gueule de répression et une pensée officielle mandatée qui glorifie l'autocratie et le nationalisme d'Etat russe.

Sous Nicolas Ier, ce système s'appelait «nationalité officielle» et il a transformé la Russie en une période glaciaire au cours des dernières années de son règne.
D'autres despotes comme Alexandre III, Staline et Brezhnev ont présidé une telle stagnation après avoir refusé de faire des réformes susceptibles d'affaiblir leur leadership et il est apparu clairement que leurs gouvernements n'avaient rien à offrir.

Les résultats de ces politiques sont bien connus des historiens et des observateurs russes et revêtent une importance particulière pour cet anniversaire du centenaire de la Révolution russe de 1917. Aujourd'hui, le même phénomène est apparu sous Poutine.


Néanmoins, les tendances récentes suggèrent que la pression à l'intérieur du régime de Poutine augmente régulièrement. La portée générationnelle et géographique des manifestations anti-régime du 12 juin et lors de son spectacle d'appel du 15 juin révèle un désenchantement répandu avec le régime de Poutine parmi les générations les plus instables: les jeunes. C'est partout et toujours un signe dangereux pour la stabilité des despotes.

L'insensibilité n'est pas non plus limitée à l'intelligentsia ou aux classes professionnelles, car l'augmentation des grèves au cours des dernières années, y compris la grève des camionneurs en cours, ainsi que l'émigration croissante et les crises démographiques, sanitaires et économiques croissantes suggèrent.

Il y a lieu de soupçonner que la stagnation s'aggravera, s'intensifiera et pourrait provoquer un bouleversement soudain basé sur un incident ou une crise inattendu.
Ce bouleversement peut ne pas constituer une révolution, mais ce sera un choc pour le système et déconcerter les efforts du gouvernement pour assurer à tous que la Russie est sur le bon chemin au pays.

De nombreux analystes en Occident et en Russie contestent cette formulation, même s'ils reconnaissent la portée de la crise globale. Ils invoquent les sondages d'opinion publique, la capacité de résistance et de souffrance des Russes, l'absence de leadership alternatif, la force de la répression et la faiblesse de l'opposition.


Tous ces facteurs sont à prendre en compte. Cependant, aucun d'entre eux ne semble avoir convaincu le public clé que le régime peut simplement ignorer les protestations croissantes.

Ce public, bien sûr, est Vladimir Poutine.
L'intensité, l'omniprésence et la coercition croissante de l'activité répressive suggèrent fortement qu'il sent que le sol se déplace sous ses pieds.

Peut-être l'exemple le plus révélateur des peurs du régime se trouve-t-il dans les récents décrets décrivant la subordination de l'armée russe aux forces de la garde nationale, alors que cette dernière s'efforce d'accomplir sa mission pour réprimer de manière forcée les troubles.

La garde nationale, d'environ 400 000 personnes, peut être assimilée à la garde prétorienne de la Rome antique, dont la mission était la protection de l'empereur. Leur fonction est de protéger Poutine et son régime.
Cette garde existe à côté des forces régulières du ministère de l'Intérieur, du FSB, de la frontière, du chemin de fer, des troupes régulières de l'armée et des centaines de milliers d'autres forces paramilitaires.

La subordination potentielle de l'armée à la garde est, comme l'observent les observateurs russes, sans précédent dans l'histoire de la Russie.
Il souligne graphiquement combien le régime est de son propre peuple et comment il est prêt à noyer les troubles du sang.

En d'autres termes, Poutine n'est pas seulement prêt à faire des guerres d'agression contre les voisins russes et potentiellement membres de l'OTAN, il se prépare également à faire des guerres contre son propre peuple.

Poutine et son entourage n'ont aucune intention d'émuler Gorbatchev et de partir sans combattre. Au lieu de cela, ils défendront leur kleptocratie avec force. La militarisation croissante inhérente à ces nouveaux décrets, d'autres formes de répression, les priorités de la défense et le refus d'abandonner la structure économique actuelle qui offre des loyers maximaux à l'élite est une preuve puissante que le régime ne croit pas sa propre histoire sur ses perspectives
Pour la stabilité.

À cet égard, la détermination de Poutine à imposer son régime à la Russie dans le futur dépasse même celle de Brezhnev et de ses ancêtres tsaristes.

Staline, bien sûr, reste dans une classe par lui-même, ce qui rend l'analogie au début de cet article encore plus révélatrice.
Les historiens écrivent que le régime de Nicolas Ier était une erreur, et que le règne de Staline était une catastrophe pour le peuple soviétique.

Quel verdict les historiens donneront-ils à un futur tsar qui a montré qu'il était prêt à infliger une stratégie de dernier recours à ses citoyens?
Si l'effondrement de l'URSS était une catastrophe majeure du XXe siècle, que pouvons-nous dire de ce qui semble être l'effondrement de plus en plus inévitable du Poutinisme?

Stephen Blank est un étudiant principal au American Foreign Policy Council.
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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Jeu 29 Juin - 18:28

AFP, publié le jeudi 29 juin 2017 à 17h17
Cinq Tchétchènes accusés du meurtre de l'opposant russe Boris Nemtsov en février 2015 ont été reconnus "coupables" par une cour d'assises de Moscou à l'issue d'un procès qui n'a cependant pas permis de retrouver le commanditaire.  Evil or Very Mad

Accusés d'avoir organisé et exécuté ce meurtre commis en 2015 tout près des murailles du Kremlin, les cinq prévenus, originaires des républiques musulmanes de Tchétchénie et d'Ingouchie, "ne méritent pas d'indulgence", selon le verdict énoncé au terme de trois jours de délibérations.

Les douze jurés ne devaient se prononcer que sur la culpabilité des accusés. Les peines de prison ne seront connues que dans quelques jours et fixées par le juge.

Figure centrale de l'opposition au président Vladimir Poutine, Boris Nemtsov a été abattu de quatre balles dans le dos non loin du Kremlin le 27 février 2015.

A l'issue de l'énoncé du verdict, la famille de la victime a dénoncé un "fiasco total" de la justice.

"On ne peut pas dire que nous sommes satisfaits du verdict. Il n'y a ni l'organisateur, ni le commanditaire", a déclaré aux journalistes Vadim Prokhorov, l'avocat de la famille Nemtsov.

- "Parodie" de justice -

"Les enquêteurs et le tribunal ont littéralement persisté dans leur refus de reconnaître ce meurtre comme politique (...) et n'ont évidemment pas cherché à établir la vérité", a affirmé la fille de l'opposant, Janna Nemtsova, dans un message sur Facebook, qualifiant le procès de "parodie" de justice.

Les cinq hommes, parmi lesquels le tireur Zaour Dadaïev, ainsi que Chadid et Anzor Goubachev, Temirlan Eskerkhanov et Khamzat Bakhaïev, étaient jugés depuis octobre 2016.

Selon le Comité d'enquête, organe chargé des principales investigations criminelles, les prévenus s'étaient vu offrir en septembre 2014 une récompense de 15 millions de roubles, soit plus de 220.000 euros au taux actuel, pour perpétrer ce meurtre.

Arrêtés en mars 2015, les cinq prévenus ont plaidé non coupable.

Un sixième homme, tchétchène également, Rouslan Moukhoudinov, identifié en décembre 2015 comme le commanditaire présumé du crime, est toujours recherché par la police.

Des proches de Boris Nemtsov ont cependant accusé l'entourage de l'autoritaire dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, voire M. Kadyrov lui-même, d'être responsable de son assassinat. Début décembre, la justice russe a refusé de convoquer le président tchétchène en qualité de témoin.

Selon des médias russes, Rouslan Moukhoudinov a servi dans le bataillon "Sever" des forces spéciales tchétchènes, composé de soldats particulièrement loyaux à Ramzan Kadyrov.

- Leader charismatique -

Le meurtre de Boris Nemtsov, l'une des principales et plus charismatiques figures de l'opposition russe, avait provoqué une onde de choc en Russie et la consternation à travers le monde.

Après avoir été jeune gouverneur libéral de la région de Nijni-Novgorod, la troisième ville de Russie à 400 km à l'est de Moscou, sous la présidence de Boris Eltsine, il avait été nommé au gouvernement en 1997, incarnant la génération des jeunes ministres réformateurs de la Russie post-soviétique.

De mars 1997 à août 1998, il avait tenu le poste de vice-Premier ministre chargé du secteur énergétique et des monopoles, ce qui lui a valu, une fois dans l'opposition après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, d'être accusé de liens avec les oligarques ayant profité de la vague de privatisations des années 1990.

Lors de la vague de contestation sans précédent de 2011-2012, il s'était cependant imposé comme l'un des chefs de file de l'opposition libérale russe, avec le militant anticorruption Alexeï Navalny qui purge actuellement une peine de 25 jours de prison pour une manifestation non autorisée.

Coprésident du parti d'opposition RPR-Parnas, Boris Netmsov avait été élu en 2013 député au parlement de Iaroslavl, petite ville à quatre heures de route de Moscou.

Une semaine après sa mort, des dizaines milliers de personnes avaient défilé dans les rues de Moscou pour lui rendre hommage et demander justice.
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Re: Et en Russie !

Message  Caduce62 le Ven 30 Juin - 1:14

Russie. Des juristes russes vent debout contre une plaque en l’honneur de Staline

Courrier International
Publié le 29/06/2017 - 17:36



Un homme décapité tente d’accrocher au mur un portrait de Joseph Staline, dont la bouche dégouline de sang. Le dessinateur russe Sergueï Elkin réagit ici à la polémique qui fait rage ces jours-ci en Russie, suite à la décision de la direction de l’Académie de droit de Moscou d’accrocher à l’entrée d’un de ses amphithéâtres une plaque commémorative en l’honneur de l’ancien dirigeant soviétique.

Le 26 juin, le célèbre avocat Guenri Reznik claquait la porte de l’Académie, où il enseignait, rapporte le journal en ligne Gazeta.ru. Staline “a enterré le droit”, s’est insurgé Reznik dans son blog sur le site de la radio Echo Moskvy.

Une plaque en honneur du fossoyeur du droit […] est installée dans le temple de la science juridique. Non, merci. Trop c’est trop.”
En signe de protestation, professeurs et étudiants de l’Académie ont lancé une pétition, dénonçant “la réhabilitation du régime stalinien” et réclamant le démontage de la plaque.

Pourquoi la société russe n’a-t-elle pas été “vaccinée” une bonne fois pour toutes contre le fléau stalinien ? s’interroge Gazeta.ru. Parce qu’“il n’y a jamais eu de condamnation irrévocable des crimes de Staline contre son propre peuple, formalisée par une procédure juridique, telle que le procès de Nuremberg [procès de 1945-1946 contre les chefs du régime nazi]”. En attendant, “les dirigeants et le peuple russes se plaisent à rejouer le stalinisme, […] à croire qu’ils ont complètement perdu l’instinct de conservation”.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Ven 30 Juin - 10:38

Une autre des russes:

Conception de la Russie en mer Noire:
extension de la zone tampon

This commentary is the third in a series of essays on the geostrategic importance of the Black Sea that already includes a brief historical perspective and an assessment of NATO-Russia tensions in the region. As the White House is reflecting on the conditions for resuming dialogue with Russia, this commentary focuses on Russia’s use of territorial, cultural, and ethnic regional dynamics in the region to create a buffer zone against the West and presents options for Black Sea states and their allies and partners.


Reunite, Control, or Disperse

Russia’s current military doctrine (2014) and national security strategy (2015) reflect the Kremlin’s overarching obsession with fragmentation and subversion, especially in the Black Sea and Caucasus regions. Moscow shares the West’s assessment that unresolved regional conflicts, ethnic tensions, or violence from extremist groups create a risk of destabilization. However, Russia perceives its own actions as defensive and mirrors Western accusations by claiming foreign military buildup and intelligence services in its near abroad seek to destroy its unity and territorial integrity. No clear distinction is drawn by either document between Russia’s internal and external borders. On the contrary, neighbor countries allegedly serve as an entry point to shape Russia’s information space and its internal sphere, undermining its national interests. In this perspective, radical political change at Russia’s outskirts must be thwarted at any cost and could possibly lead to conflict.


The perceived need to recreate a buffer zone at Russia’s borders against the West has pervaded Russia’s leadership since the early 1990s. It started with the trauma of the fragmentation of the Soviet Union, the voluntary demise of which Vladimir Putin later called “the greatest geopolitical catastrophe of the 20th century.” At the turn of the 2000s, Russia, fearing unrest in the North Caucasus (Chechnya and later Dagestan, Ingushetia, or Kabardino-Balkaria) could lead to attempts at secession in its inner abroad, responded heavy handedly. Interestingly, it was in Chechnya, where the threat had been most salient, that Moscow gave the most leeway to local leaders—offering all-but-complete autonomy in exchange for unfailing support to the central government. In the meantime, in the Black Sea region, Russia’s policy to preserve its cordon sanitaire reached well beyond its inner borders to include most of its neighbors. Moscow was too weak to coerce former vassal entities in Eastern Europe and the Caucasus. It therefore struggled to preserve influence through diplomatic pressure, covert economic dominance, and regional integration instead.


Western buildup around the Black Sea region progressively challenged the notion that Russia could maintain regional dominance through nonmilitary means. As the European Union and NATO filled the post-Soviet power vacuum, Russia soon became aware that it was unable to stop the alliance’s expansion eastward to Bulgaria and Romania. It also failed to deter NATO from pledging eventual membership to Georgia and Ukraine at the Bucharest summit (2008), while establishing closer partnerships with Azerbaijan, Armenia (2005), and Moldova (2006). Having stretched eastwards and driven by bureaucratic dynamics, the European Union in 2009 proposed its Eastern Partnership to all countries around the Black Sea, a move that accelerated the decay of Russia’s post-Soviet economic sphere of influence. In the early 2010s, as Russia was already increasing pressure on its near abroad, it sought again to revive its projects of regional integration and launched a competing economic platform, the Eurasian Economic Union (EAEU), but garnered limited success in the region—only Armenia joined, with reservations.


After the “colored revolutions” in Georgia (2003) and Ukraine (2004), Russia’s focus increasingly switched to hard power to preserve its sphere of influence. Only Armenia, due to its specific situation, was allowed to cultivate ties with outside powers while maintaining excellent relations with Moscow—it still belongs to the Russia-led Collective Security Treaty Organization (CSTO). But in general, Moscow made clear to states in the region that political independence was not really an option. From a geopolitical perspective, Russia’s move aimed at restoring the strategic depth it felt it had lost in Europe after the Cold War and avoiding what it considered to be hostile military forces at its borders—even if it implied encroaching over its neighbors’ territory. Then, following economic recovery, Russia undertook with the annexation of Crimea to maintain access to a key strategic area, perceived as critical to restoring its global reach. Putin’s repeated allusions to potential use of nuclear weapons in the broader context of the crisis in Ukraine was a message to the United States that Ukraine belongs to Russia’s buffer zone and that Crimea potentially pertained to Russia’s “vital interests.”

Lire la suite en suivant le lien en titre.
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Re: Et en Russie !

Message  Thuramir le Sam 1 Juil - 1:32

Caduce62 a écrit:Russie. Des juristes russes vent debout contre une plaque en l’honneur de Staline

Courrier International
Publié le 29/06/2017 - 17:36



Un homme décapité tente d’accrocher au mur un portrait de Joseph Staline, dont la bouche dégouline de sang. Le dessinateur russe Sergueï Elkin réagit ici à la polémique qui fait rage ces jours-ci en Russie, suite à la décision de la direction de l’Académie de droit de Moscou d’accrocher à l’entrée d’un de ses amphithéâtres une plaque commémorative en l’honneur de l’ancien dirigeant soviétique.

Le 26 juin, le célèbre avocat Guenri Reznik claquait la porte de l’Académie, où il enseignait, rapporte le journal en ligne Gazeta.ru. Staline “a enterré le droit”, s’est insurgé Reznik dans son blog sur le site de la radio Echo Moskvy.

Une plaque en honneur du fossoyeur du droit […] est installée dans le temple de la science juridique. Non, merci. Trop c’est trop.”
En signe de protestation, professeurs et étudiants de l’Académie ont lancé une pétition, dénonçant “la réhabilitation du régime stalinien” et réclamant le démontage de la plaque.

Pourquoi la société russe n’a-t-elle pas été “vaccinée” une bonne fois pour toutes contre le fléau stalinien ? s’interroge Gazeta.ru. Parce qu’“il n’y a jamais eu de condamnation irrévocable des crimes de Staline contre son propre peuple, formalisée par une procédure juridique, telle que le procès de Nuremberg [procès de 1945-1946 contre les chefs du régime nazi]”. En attendant, “les dirigeants et le peuple russes se plaisent à rejouer le stalinisme, […] à croire qu’ils ont complètement perdu l’instinct de conservation”.

Non seulement je comprends les protestataires, mais je les approuve pleinement ! Staline, le criminel de guerre et le criminel contre l'humanité !!! Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Lun 3 Juil - 9:01

Conséquence de la politique poutinienne:

’14 million Russians don’t have enough money even for food’ and other neglected Russian stories


Image: Alexander Petrosyan 

The flood of news stories from a country as large, diverse and strange as the Russian Federation often appears to be is far too large for anyone to keep up with. But there needs to be a way to mark those which can’t be discussed in detail but which are too indicative of broader developments to ignore.
Consequently, Windows on Eurasia each week presents a selection of 13 of these other and typically neglected stories at the end of each week. This is the 89th such compilation, and it is again a double issue. Even then, it is only suggestive and far from complete, but perhaps one or more of these stories will prove of broader interest.

1. Putin Isn’t Taking a Vacation This Year

The Kremlin has announced that Vladimir Putin won’t be taking a vacation this year because of his enormous responsibilities. Among them are trips abroad where he cannot control the outcomes and travel within Russia where his apparatus is working to ensure that there won’t be any problems.
Residents of Izhevsk for example have been told not to open windows or go on their balconies while Putin is in town.
In addition, he appears to be working on his reelection campaign, one in which a few decisions have been announced: The Kremlin plans to run him on a program of trust and respect with few new policies announced, even though Russians increasingly say they support him even though he isn’t doing what he promises in some key areas.
Quotations from Putin are now going up in Moscow subways but they aren’t going to be featured at least anytime soon in the regions.

2. Trumpism has Same Roots as Islamist Terrorism – People’s Desire for Simple Solutions to Complicated Problems, Writer Says

A commentator for Kyiv’s Delovaya stolitsa says that the roots of Trumpism in the United States and ISIS in the Islamic world are the same, the desire of many people for simple solutions to complicated problems.

3. Fourteen Million Russians Don’t Have Enough Money Even for Food

There are now 22 million people in Russia living in poverty, 15 percent of the total population and seven million more than five years ago (rufabula.com, ng.ru and charter97.org).

  • Two-thirds of these people are really poor because they do not have enough money to put food on their tables on a daily basis.
  • Ever more stores and restaurants are closing in Moscow.
  • The economic situation in Russia’s regions is deteriorating even more rapidly than in the capitals.
  • Dacha prices have collapsed to fire-sale levels as Russians try to raise cash.
  • Housing vacancies in Moscow are rising as people are unwilling or unable to pay the prices asked.
  • And experts are warning that the Russian banking system is heading toward collapse, even as Vladimir Putin and his propagandists paint a rosy picture of economic improvement.


4. Problems of Russian Society Diversify and Intensify

Social problems in Russia are diversifying with ever more sectors facing difficulties and intensifying in often unexpected ways.
Among such developments this week are the following:

  • In some regions, the authorities can’t find anyone willing to take a position as mayor.
  • The demographic collapse in Russia – births are down 10 percent this year compared to last – is now so severe that even the Kremlin has had to acknowledge it.
  • Russians are reportedly drinking and smoking less but gaining weight as they shift to less expensive foods.
  • Unidentified hooligans are blocking efforts by rights activists to investigate torture in prisons.
  • The Moscow Patriarchate wants Russian schools to teach old church Slavonic.
  • Russian young people increasingly say they want to be priests or policemen, two growth professions under Putin.
  • Russian screening for cancer isn’t working and fails to find tumors which might be successfully treated.
  • Moscow is ending subsidies to farmers for equipment almost certainly ensuring new rises for food products.
  • A school director has found an interesting way to boost her salary: she has fired most teachers and taken theirs.
  • Suit by Aeroflot stewardesses dismissed because of age and weight gains the support of a petition drive.
  • Some Russians are angry that the language used by Russian scholars is excessively anglicized.
  • And Russian parents face a difficult summer: camps for their children are now fewer in number and much more expensive than even a year ago.


5. Moscow Treats Chechnya Even More Differently than Many Thought

Most federal subjects have to go through a lengthy process of presenting their budgetary needs and then negotiating with Moscow over how much they will get, but the country’s finance minister says that one subject doesn’t have to do that. Chechnya simply prepares its budget, indicates how much it needs, and Moscow sends the money needed to make up any deficit (znak.com/2017-06-26/ministr_finansov_rossii_rasskazal_kak_napolnyaetsya_byudzhet_chechni).
Other developments on the nationalities front this week include the following:

  • Buryatia’s incumbent government is seeking to use shamans and spirit forces to help it win re-election.
  • Because they drink less, residents of Ingushetia and Daghestan have longer life expectancies than do Russians in Moscow.
  • North Caucasians identify corruption among officials as most serious problem they face.
  • Khanty-Mansiisk leaders reject charges that they are separatists.
  • Altay head accused of exacerbating ethnic tensions.
  • Russian Orthodox churchman says his organization played key role in development of Sakha nation.
  • Women still tortured in Mordvin camps.
  • Pressed to use Russian more, some republics back down while others double down in support of their own languages.


6. Russian Regions Want Referenda and Elected Mayors

The predominantly ethnic federal subjects have taken the lead in calling for the expanded use of referenda and restoring the election of mayors.
The regions, which are often ignored, also are leaders in the development of civil society, especially among Siberian cities.
And some of them are now thinking about joining trans-border groups like the Northern Council of Scandinavian Countries.

7. Murmansk Protesters Win Big Victory

One of the reasons protests continue to spread in Russia is that people there have no other way to express their views; but another that may be becoming increasingly important is that protests work, forcing officials to modify objectionable policies or even to back down completely.
A case of the latter happened in Murmansk this week where residents successfully protested against the electric company which had been charging them for heat for the last ten years but had not provided them with any.
Protests by truckers, scholars, and those opposed to demolishing the five-storey apartment buildings in Moscow continued as well (themoscowtimes.com, newizv.ru, fedpress.ru and rbc.ru).
Two other new protests were notable: In Yugra, the Russian Orthodox bishopric launched a petition drive to can the controversial film Mathilda and in Irkutsk, residents staged a demonstration to demand the restoration of elected governors.

8. US Says Russia Operates Labor Camps for North Korea

The US says that the Russian government is operating labor camps whose inmates are North Koreans who have reportedly been used as slave laborers. Given earlier reports about the use of North Korean slave laborers on World Cup construction projects, such a charge is entirely plausible; but Moscow will do everything it can to prevent anyone from finding out.

9. Poetic ‘Justice’

Ousted Mari El head Leonid Markelov has appealed to Vladimir Putin for pardon in a poem he has written from jail.
Meanwhile, Russian Orthodox activists have decided to go above Putin’s head to secure a ban on the Mathilda film: they are praying to God that he take steps to make sure that happens.

10. Moscow Comes Up with a New Way to Fight the Internet

The Russian government, convinced that the Internet threatens Russia with revolution (apostrophe.ua and kasparov.ru) has come up with a new way of fighting it: planning increases in tariffs on computers so that fewer Russians will be able to afford to go online.
Meanwhile, however, it has kept up all its old tactics: blocking stories it doesn’t like, continuing to impose sanctions and fines on provides, and proposing legislation that would require foreign Russian language media to register with Moscow as foreign agents.

11. ‘Honored’ Russian Citizens and Dishonored Ones

A Russian senator has proposed creating the status of “honored citizen” in order to distinguish those who are more worthy than most but not about to receive more serious awards.
Meanwhile, a St. Petersburg legislator wants to impose criminal penalties on Russian men who betray their wives.

12. Two Capitals Divide on Monuments War

One Ingrian commentator has suggested that “a metaphysical border” exists between St. Petersburg where people are fighting over a Mannerheim memorial and Moscow where they are debating one to Stalin, even though he concedes there are many similar problems in both cities.
In St. Petersburg, the Russian Orthodox Church has shifted to a longer-term strategy to get back St. Isaac’s, confident that it has the government in its corner (portal-credo.ru, novayagazeta.ru and spektr.press).
In Moscow, the Stalin memorial at the Legal Academy has sparked serious conflicts among the capital’s scholars and rights activists (newsland.com and meduza.io).
The monuments war continued elsewhere as well: the Russian Orthodox Church wants to take over and close the Gagarin Museum, possibly because of the cosmonaut’s dismissive words about god (znak.com), and conservative activists continue to press for the closure of the Yeltsin Center in Yekaterinburg.

13. Russia’s Hosting of 2018 World Cup Threatened from Within and Without

Ever more voices are being raised against what many Russians see as the wasteful spending for venues for the 2018 World Cup. They point out that the money could be better used to help increasingly impoverished Russians, and Sochi residents are pointing out that despite Moscow’s promises, athletic facilities are often white elephants that pass into disuse after competitions (kavpolit.com and newsland.com).
Such appeals are gaining traction because of reports that officials are destroying the houses of some residents to build facilities without informing the residents in advance.
Meanwhile, British and German athletes say they don’t want to go to Moscow for the World Cup, something that has infuriated Russian commentators (newsland.com and svpressa.ru).
Moscow writers also suspect that Ukraine is planning to demonstratively refuse to take part in order to cause other countries to follow.
The doping scandal continues to spread: the International Anti-Doping Agency says Russia’s counterpart can only conduct tests under international supervision. And now some Russians are asking the unthinkable: will Russia itself be allowed to take part in the 2018 World Cup.

14. Russia Restricts Entry of Those Bearing Only “LNR” and “DNR” Passports

Fearful that those who have been taking part in Moscow’s war against Ukraine in the Donbas may reimport violence into Russia, the Russian authorities have stopped admitting people who hold only “LNR” or “DNR” passports.
In a related development, official treatment of the mother of a soldier who died in the Donbas highlighted for all that Moscow is failing to keep it promises to the families of those killed in battle.
Meanwhile, Chechnya is expanding the number of its citizens who can legally carry guns, and Moscow is mulling increasing the age of draft exposure in order to be able to meet quotas for the military.

15. Has Russia Slipped to Third Place among World’s Navies?

To the outrage of some in Russia, Chinese media are suggesting that China, not Russia, now ranks second among the world’s navies with Russia’s only advantage over China now being in submarines.
The Chinese claims are exaggerated but that they can be made at all reflects both China’s rise and Russia’s fall in defense matters. Moscow is cutting the military budget by five percent this year, its military industry is in trouble, and officials acknowledge it won’t have a real aircraft carrier until at least 2030 (apostrophe.ua, svpressa.ru and forum-msk.org). It is claiming increased arms sales but since most of the information about them is classified, no one is sure whether Moscow is exaggerating on this point (iz.ru and svpressa.ru).
And in one development with important defense implications, Daghestani analysts are reporting that Russia is losing out to other Caspian littoral states because it has failed to develop its own ports.

16. Russia Cutting Itself Off from World Growth, Kudrin Group Says

By moving in the direction of autarchy, Aleksey Kudrin’s group of analysts says, Russia is marginalizing itself from growth in the rest of the world and thus falling further and further behind. Only reintegration and soon can slow this process, it says.

17. Russians Don’t Trust Businessmen Except Themselves

Russians have a very negative view of businessmen, according to a new study, but they are more entrepreneurial than many think and will find ways to end run any effort to ban self-employment as the government would like to do.

18. Russian Tourists Caught Stealing Toilet Paper from Turkish Hotel

A group of Russian tourists in Turkey was caught stealing toilet paper from the rooms of a hotel there.

19. Russian Nationalists Say They’re Open to Alliances with All Opposition Groups

Ivan Beletsky, a leading Russian extra-systemic nationalist, says that Russian nationalists are now ready to form alliances with any group that opposes the reelection of Vladimir Putin.

20. Russia a Paradise of Criminologists, One of Their Number Says

Not only is there a lot of crime in Russia, but various government agencies collect an impressive volume of data about it, thus making that country “a paradise” for those who study crime, according to one Russian criminologist.

21. By Two to One, Russians Favor Restoring Moscow’s Control over Former Soviet States

A new poll shows that Russians support by a margin of two to one Vladimir Putin’s efforts to restore Russian influence in and even control over former Soviet republics on Russia’s periphery.

22. It’s Easier to Become a Saint in Russia than Almost Anywhere Else

The Moscow Patriarchate official who oversees canonization says that the Russian Orthodox Church currently venerates about 5,000 saints, half of which were made saints only over the last 25 years.

23. New Muslim Internet Radio in Syria Broadcasts in Russian, Other Post-Soviet Languages

A new Internet radio project in Syria which positions itself as an independent Islamic voice is now broadcasting in Russian as well as the languages of Central Asia and the Caucasus, an indication of the numbers of people from those locations now in Syria on various sides of the conflict.

24. Kremlin Pollster Says 15 Percent of Russians are ‘Unpatriotic Shit’

VTsIOM pollster Valery Fedorov says that “25 percent of Russians are unpatriotic shit,” presumably including in that number all those who are ready to declare that they do not support Vladimir Putin and his policies.

25. What is Best for Russia: Revolution, Chaos or Disintegration?

A Moscow commentator says that the situation in his country is now so dire that it is time to ask which of the three most likely outcomes would be the worst for the country: revolution, a descent into chaos, or disintegration.

26. There are Good Russians

Two women in Volgograd are part of an organization that sends people to the homes of those who are sick and have no family members or friends to look after them, but in reporting this story, Takie Dela notes that there are only two of them in a city with a million people.
And twelve more from countries in Russia’s neighborhood:

1. In Belarus, There Really is a Russian Bear in the Woods

Residents of eastern Belarus have been terrorized by a Russian bear which has wandered over the border from his homeland.

2. Belarusians Petition for Cancelling Future Military Parades

After the latest victory day military parade in Minsk tore up the streets and led to the destruction of numerous trees along the roadside, a group of Belarusians has petitioned to cancel all future military parades there (charter97.org and charter97.org).

3. Belarus Gets Its First Zombie Apocalypse Novel

The first-ever zombie apocalypse novel has now appeared in Belarusian, a development that reflects the expanding role of the titular language there.

4. 75 Percent of Targets of Petya Virus were in Ukraine

While some commentators suggested that the Petyah virus had originated in Ukraine, subsequent research has shown that 75 percent of the institutions targeted by it were in Ukraine, a pattern that suggests it and not anyone else was the target and that Russian forces were almost certainly behind it.

5. Ukraine Passes Russia on World Social Progress Index

Ukraine now ranks 64th on the Social Progress Index, surpassing Russia which now ranks 67th.

6. Few in Ukraine Want to Admit They’ve Fought on Russian Side

A major problem with statistics about losses as a result of Russian intervention in Ukraine is that ethnic Ukrainians and even some Russians now do not want to acknowledge that they or their relatives fought for the pro-Moscow side.

7. Many in Donbas Now Hate Russia But Don’t Necessarily Want to Be Part of Ukraine

Many assume that residents in the Donbas look either to Moscow or to Kyiv, but new surveys suggest that an increasing fraction of them now hate Russia because it hasn’t supported them as they expected. At the same time, however, many of them don’t want to be part of Ukraine either.

8. Newspeak Spreads in Russian-Occupied Portions of Ukraine

Those in control of Russian-occupied portions of Ukraine are now employing a language of euphemisms and distortions that resembles nothing so much as the newspeak George Orwell described in his novel 1984.

9. Russia’s Kerch Bridge Already Harming Environment

An ecologist has warned that the Kerch bridge Moscow is building and now says is half done is irreversibly damaging the environment of surrounding waters (qha.com.ua and newsland.com).

10. Russian Occupiers in Sevastopol Now Give 17 Times as Much Money to Cossacks as to Invalids

A measure of the priorities of the illegal Russian occupation of Crimea is that officials in Sevastopol are now giving 17 times as much money to Cossack organizations than to the care of invalids in the population as a whole).

11. Kazakhstan and Kyrgyzstan Deny Moscow Reports They’ll Be Sending Troops to Syria

Both Astana and Bishkek deny reports in the Russian media that they plan to send troops in support of Russia’s war effort in Syria.

12. Nazarbayev Wants to Accelerate Shift to Latin Script

Kazakhstan President Nursultan Nazarbayev has indicated that he wants to push for a more rapid shift from Cyrillic to the Latin script for his country’s national language, a move that has infuriated Moscow and may spark further ethnic Russian outmigration from Kazakhstan.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Lun 3 Juil - 15:12

'PUTIN WAS MEDIOCRE' Feared Russian president Vladimir Putin was not an impressive KGB agent, claims his former spy boss  Laughing

Retired general Nikolai Leonov says Putin was sent to an unimportant posting in East Germany

RUSSIAN president Vladimir Putin was a “mediocre” KGB agent, according to his former boss at the sinister Soviet spy agency.
Retired general Nikolai Leonov says Putin was sent to an unimportant posting in East Germany after he was recruited as a spy.




3
Vladimir Putin was a mediocre KGB agent, his former boss said



Getty Images
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Putin admits he was in a ‘minor position’ in the KGB but is said to enjoy the sinister mystique it gives him



Alamy
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Former Russian general Nikolai Leonov was a powerful figure in the KGB
Leonov was in the KGB from 1956 to 1991 and was the number two in the dreaded Soviet secret service when Putin served in Dresden between 1985 and 1990.
He told Brazilian newspaper Folha de S.Paulo: “When we had a cadet fluent in German, as was Putin’s case, if he was good he would go to West Germany or Austria.
“But he went to the eastern side, which was communist.”
He added that promising officers would be sent to Berlin to work with the Stasi – the secret police of the East German regime – not Dresden.
Leonov, a former Latin America expert for Soviet Russia, also claims Putin was often late for appointments – a habit that was “strange and scandalous” to KGB officers.
Putin admits he was in a “minor position” in the KGB but Russian state media often claims he bravely defended the Soviet Union, even threatening an angry crowd with a gun to stop them from ransacking the spy agency’s offices after the collapse of the USSR.
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Jeu 6 Juil - 9:50

Certain feraient mieux de se taire:

Selon un religieux russe, la barbe protège de l’homosexualité  Shocked



Selon ce prédicateur orthodoxe, le meilleur moyen d’être hétéro et de se protéger de l’homosexualité reste de porter… la barbe.

Voilà un conseil particulièrement « éclairé » de la part d’un prédicateur orthodoxe vieux-croyant. Il s’agit d’un groupe s’étant séparé de l’Église orthodoxe en 1666, suite au refus des réformes introduites par le patriarche Nikon. 

Le dénommé Kornily a déclaré lors d’une interview accordée à la chaine d’informations nationale russe que les hommes devraient cesser de se raser pour se « protéger de l’homosexualité » :

« Dieu nous a donné des règles. Il est écrit dans la Bible que Dieu a créé tous les hommes avec un barbe. »

« En Occident, l’Église catholique a complètement délaissé cela. C’est pourtant évident : tous les saints portent une barbe, et nous ne pouvons pas imaginer le Christ sans barbe. »

« Il ne faut pas s’opposer à son créateur. Il est affreux de voir les vêtements et les coiffures des hommes changer. »

Kornily a ensuite ajouté que se raser était un véritable blasphème, et que le port de la barbe avait peu à peu été abandonné par les catholiques des pays occidentaux, ce qui expliquait l’homosexualité croissante en Russie.



Poutine ne porte pourtant pas la barbe, lui....

Comme nous l’évoquons depuis plusieurs semaines déjà, des homosexuels sont torturés à mort en Tchétchénie. Plusieurs témoignages des victimes de ces « camps de concentration » ont depuis été recueillis. Les autorités tchétchènes ont évidemment nié en bloc ces accusations, ce qui a eu pour effet de déclencher un véritable tollé international.

Il est peut-être un exemple d'hétérosexualité? Laughing
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Re: Et en Russie !

Message  Krispoluk le Jeu 6 Juil - 10:18

C'est sûr que la barbe protège de l'homosexualité hein ! C'est vieux comme le monde cette recette là... Twisted Evil 

Illustration par l'image (éloignez les gosses de l'écran...) :





Ayez, je sens que je vais me faire tirer les oreilles par Svoboda... affraid
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Re: Et en Russie !

Message  Александр le Jeu 6 Juil - 13:04

Tout compte fait:

Casablanca: deux homosexuels pourchassés et violentés par des "barbus"  Very Happy
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Re: Et en Russie !

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