L'invasion Russe en Ukraine

Page 6 sur 40 Précédent  1 ... 5, 6, 7 ... 23 ... 40  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Александр le Ven 29 Avr - 14:40

Ukraine : l'ONU appelle à la cessation des hostilités sur fond de résurgence des combats

NEW YORK (Nations Unies), 28 avril (Xinhua) -- Le sous-secrétaire général de l'ONU aux affaires politiques, Tayé-Brook Zerihoun, a regretté l'escalade récente des combats en Ukraine, appelant les parties à mettre immédiatement un terme aux hostilités.

A l'heure où le conflit dans l'est de l'Ukraine entre ce mois-ci dans sa troisième année, "les combats se poursuivent au quotidien, d'après les rapports, et ont connu une escalade progressive ces dernières semaines, voire ces derniers mois, atteignant des niveaux que l'on n'avait pas observés depuis la phase la plus intense du conflit en août 2014", a regretté M. Zerihoun.

Le sous-secrétaire général a appelé les parties à cesser immédiatement les hostilités et à mettre en œuvre de bonne foi leurs engagements pris dans le cadre des Accords de Minsk, le 12 février 2015, ainsi que, plus récemment, au sein du Groupe de contact trilatéral et de son Groupe de travail sur la sécurité.

"Le nombre total des victimes du conflit continue d'augmenter", a par ailleurs déploré M. Zerihoun, rappelant que depuis le début du conflit, à la mi-avril 2014, 9.333 personnes ont été tuées et 21.396 autres blessées dans les combats.

Bien que certaines des victimes civiles les plus récentes aient été causées par des bombardements aveugles, la plupart d'entre elles sont liées à des mines, des pièges et des restes explosifs de guerre, a-t-il ajouté, soulignant le besoin urgent d'effectuer de vastes opérations de déminage.

Il a par ailleurs appelé les parties à cesser toute entrave à la circulation de la Mission spéciale d'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), conformément aux Accords de Minsk.

Un apaisement sur le plan sécuritaire, a-t-il dit, permettrait notamment de faire aboutir les négociations en cours pour organiser des élections qui soient conformes à la loi ukrainienne et aux standards internationaux dans les zones sous le contrôle des rebelles à Donetsk et Lougansk.
avatar
Александр

Messages : 5367
Date d'inscription : 23/03/2010
Localisation : Leuven, België

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  pyxous le Ven 29 Avr - 20:52

Ukraine: Kiev et les séparatistes conviennent d’une trêve pour Pâques


L’Ukraine et les séparatistes de l’est du pays ont convenu vendredi d’appliquer une trêve pour les fêtes de Pâques célébrées ce week-end par les orthodoxes.

Une porte-parole du représentant de la présidence ukrainienne dans les négociations tenues sous l‘égide de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a indiqué que le cessez-le-feu prendrait effet à minuit vendredi (21H00 GMT).

“Il a été convenu que l’ordre serait donné à tous les responsables sur le terrain d’observer strictement le cessez-le-feu”, ont indiqué les parties dans un communiqué conjoint dont le texte a été publié sur Facebook par la porte-parole ukrainienne Darka Olifer.

Le principal site internet des rebelles séparatistes a affirmé que l’OSCE s‘était engagée à surveiller le respect de la trêve.
Le site séparatiste a souligné cependant qu’au moins sept trêves avaient été décrétées depuis le début des négociations de paix fin 2014 à Minsk, au Bélarus. Chaque fois le cessez-le-feu a été violé, et le conflit, entamé en avril 2014, a fait à ce jour près de 9.300 morts.

La nouvelle trêve décrétée vendredi soir doit courir durant les fêtes de Pâques, et se poursuivre jusqu’aux commémorations de la victoire sur l’Allemagne nazie le 8 mai.

Elle survient alors que l’OSCE a mis en garde mercredi contre la recrudescence des violations de l’accord existant de cessez-le-feu, obtenu lors des accords de Minsk de février 2015.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Vadym Prystaiko, a souhaité jeudi, à l’issue d’un débat sur le conflit au Conseil de sécurité de l’ONU, la tenue début mai d’une réunion ministérielle du format “Normandie” (Allemagne, France, Russie, Ukraine) pour faire progresser le réglement de paix.
avatar
pyxous

Messages : 565
Date d'inscription : 03/01/2015
Age : 67
Localisation : Normandie

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Ven 29 Avr - 22:55

Veux rien dire, mais si tu regardais sur twitter, personne n'y crois et moi non plus Exclamation

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  pyxous le Ven 29 Avr - 23:48

Matt a écrit:Veux rien dire, mais si tu regardais sur twitter, personne n'y crois et moi non plus Exclamation

Pâques est important sur place, il peut y voir une trève espérons au moins pour quelques jours
avatar
pyxous

Messages : 565
Date d'inscription : 03/01/2015
Age : 67
Localisation : Normandie

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Sam 30 Avr - 12:19

J'ai vu que Zhakarenko veut même lancer une offensive . . .
Mais, on l'attend depuis trop longtemps pour que ce soit vrais.

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Sam 30 Avr - 13:12

avatar
Caduce62

Messages : 3650
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Sam 30 Avr - 13:18

pyxous a écrit:
Matt a écrit:Veux rien dire, mais si tu regardais sur twitter, personne n'y crois et moi non plus Exclamation

Pâques est important sur place, il peut y voir une trève espérons au moins pour quelques jours
L'armée ukrainienne leur a préparé des oeufs de Pâques  Laughing


avatar
Caduce62

Messages : 3650
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Sam 30 Avr - 20:08

D'une part je suis  Laughing
Mais d'autre part, je suis  Crying or Very sad 
Parce que Pâques est une fête Chrétienne.
Avec mon épouse, comme elle doit aller embrasser les icônes la veille de Pâques, nous avons été à Brugge à la basilique du Saint Sang nous recueillir.

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Krispoluk le Sam 30 Avr - 20:40

Matt a écrit:D'une part je suis  Laughing
Mais d'autre part, je suis  Crying or Very sad 
Parce que Pâques est une fête Chrétienne.
Avec mon épouse, comme elle doit aller embrasser les icônes la veille de Pâques, nous avons été à Brugge à la basilique du Saint Sang nous recueillir.

Oui, on est tous dans cet état d'esprit mais si ces enfoirés attaquent une nouvelle fois le jour de Pâques, il faudra bien que l'Ato se défende... Suspect

Sur la grenade aux couleurs de Praviy Sektor, inscription en ukrainien : "la liberté ou la mort" Suspect
avatar
Krispoluk

Messages : 4229
Date d'inscription : 03/06/2014
Localisation : Chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Sam 30 Avr - 22:44

Bien dans le style maison, il faut le reconnaitre . . . malheureusement.
Tout n'est pas rose en Ukraine.
Par exemple sur twitter je suis "follower" du bataillon Azov et je dois avouer qu'ils sont très très à droite pour ne pas dire plus . . .  Embarassed

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Dim 1 Mai - 18:49

Matt a écrit:Par exemple sur twitter je suis "follower" du bataillon Azov et je dois avouer qu'ils sont très très à droite pour ne pas dire plus . . .  Embarassed
Ils étaient même copains avec le FN autrefois avant que Marine ne se vende à Poutine  Twisted Evil
avatar
Caduce62

Messages : 3650
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Dim 1 Mai - 18:59

avatar
Caduce62

Messages : 3650
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  pyxous le Dim 1 Mai - 20:05

Trois morts dans l'Est malgré une trêve pour Pâques

Un soldat ukrainien et deux séparatistes prorusses ont été tués ces dernières 24 heures dans l'est de l'Ukraine, ont annoncé les parties belligérantes. Ceci en dépit d'une trêve conclue à l'occasion de la fête orthodoxe de Pâques.
"Du fait de bombardements des détachements punitifs ukrainiens, deux militaires ont été tués pendant la nuit de Pâques", a annoncé un porte-parole des rebelles, Edouard Bassourine.

Il a également accusé l'armée ukrainienne d'avoir tiré 160 fois en direction des territoires aux mains des séparatistes et d'avoir notamment visé les banlieues de Donetsk, la principale ville aux mains des rebelles.
De son côté, le porte-parole de l'armée ukrainienne Oleksandr Motouzianik a annoncé qu'un soldat avait été tué près du village de Svitlodarsk, dans la région de Donetsk.

Sept autres soldats ont été blessés près de la ville de Marioupol, grande ville de l'Est sous le contrôle des autorités de Kiev, a-t-il ajouté. Il a accusé les rebelles d'avoir visé les troupes ukrainiennes avec, en particulier, des grenades.

Jusqu'au 9 mai
Samedi, l'armée ukrainienne avait déjà fait état de la mort de deux soldats dans des affrontements entre l'armée et les forces séparatistes dans l'Est.
Ces incidents interviennent après qu'une trêve a été conclue vendredi par l'Ukraine et les rebelles prorusses au cours de négociations organisées à Minsk sous l'égide de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Elle a pris effet vendredi à minuit (23h00 en Suisse) dans les bastions rebelles de Lougansk et de Donetsk à l'occasion des fêtes de Pâques, célébrées ce week-end par les orthodoxes. Elle doit se poursuivre jusqu'aux commémorations, le 9 mai, dans les régions séparatistes, de la victoire sur l'Allemagne nazie.
Renforcer la trêve
Ce nouveau cessez-le-feu vise à renforcer la trêve déjà conclue à Minsk en septembre, mais fortement fragilisée par de récents affrontements entre l'armée ukrainienne et les rebelles.
avatar
pyxous

Messages : 565
Date d'inscription : 03/01/2015
Age : 67
Localisation : Normandie

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Lun 2 Mai - 0:45

avatar
Caduce62

Messages : 3650
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Александр le Mar 3 Mai - 9:05

Le rapport du jour de l'OSCE. (diminution significative des violations du cessez-le-feu).

Mais:

Russia is increasing its military presence in Luhansk region - Ukraine's officials


Leader of self-proclaimed Donetsk People's Republic (DNR) Alexander Zakharchenko and leader of self-proclaimed Lugansk People's Republic (LNR) Igor Plotnitskiy give a joint press conference on July 8, 2015 in Donetsk, Ukraine. (AP photo)

Kremlin supposedly wants to toughen its influence on separatist leaders 
       

Russia is increasing its military presence in Donbas, precisely in the militant-held Luhansk region, reports the Intelligence Chief Directorate at Ukraine's Defence Ministry.

According to the latest information from Defence Intelligence, Kremlin is eager to intensify pressure on the leader of the self-proclaimed Luhansk People's Republic Igor Plotnitsky in order to prolong its own control over the occupied territories.

Read also Russia allocates almost USD 12 mln to support militants in Ukraine's Donbas

On May 3, Russia is set to deploy an additional subdivision of special rapid response units ‘Rys' under command of colonel Vladislav Yershov, states Ukraine's Defence Ministry. Russian militants are reportedly supposed to remain in Ukraine nearly a month.

Ukraine's Defence Intelligence also reports on numerous military vehicles and equipment transported from Russia through the checkpoint Izvarino (the Luhansk region), including 10 armoured vehicles which arrived from Russia after repair works.

Video shows a column of military equipment moving along streets of the militant-occupied Lugansk

 
Ukrainian forces informed the OSCE watchdogs about tanks, 122 mm multiple rocket launchers "Grad", and self-propelled guns that are stationed near Donetsk and neighbouring towns in eastern Ukraine.

Russian aggression against Ukraine and international law: 25 key theses




Article by: Oleksiy Rohovyk, head of Free Voice Information Analysis Center; Olga Lozova, analyst of Free Voice Information Analysis Center





For almost 2 years Ukraine is still one of the central issues of international politics. The unprecedented Revolution in 2013 launched no less unprecedented aggressive actions of Russian Federation in Crimea and eastern Ukraine. These events marked the new reality of international politics and law.



1) The comprehension of the consequences of aggression is still in progress. It would be too early to assume that the outcome of Russian aggression has been determined so far. These aftermaths will be determined by the ability or disability of the leading actors to make right conclusions and to learn “Ukrainian lessons”.



2) Russian aggression has its historical background. The crisis in Ukraine is impossible to present as an unexpected failure of world politics as something illogical. During 1999-2013, the world faced an array of events that undermined principles of international law and the role of U.N. Security Council concerning the regulation of conflicts (Yugoslavia 1999, Afghanistan 2001, Iraq 2003, Kosovo 2008, Russian-Georgian war 2008, Libya 2011 and the fomenting of a conflict in Syria). It also should be stressed that after Russia had invaded Georgia in 2008, after all, it did not provoke an overreaction; moreover, it obtained the possibility for the “restart of relations with the United States”. The aggressor was forgiven.



3) Russian aggression against Ukraine had three “waves“. The first “wave” of Russian aggression should be considered as the military occupation of Crimea by means of aggressive acts. The second “wave” is an act of aggression in the east of Ukraine, namely, the process of creation of the “LNR” and the “DNR” that is connected with the sending of irregular groups and mercenaries. The third “wave” should be considered as direct invasion of Russian regular armed forces in eastern part of Ukraine since the August 2014.



4) The Russian Federation tried to justify its aggression as a response to the Revolution of Dignity (Euromaidan). Russia insisted on the following assertions: 1) Viktor Yanukovych continues to be legitimate President, 2) lack of any efficient or reliable leadership in post-revolution Ukraine, 3) presence of permanent threat for the Russian-speaking citizens of Ukraine.  Apparently, arguments of the Russian side stood no chance against criticism of Ukrainian constitutionalists. From the very beginning, Yanukovych had been an “illegitimate inviting agent” (in accordance with paragraph 23 of article 85 of the Constitution of Ukraine). This means that he had no right to invite foreign mercenaries to Ukraine. As regards the threat for Russian-speaking citizens of Ukraine there were no reports published by authoritative international organisations confirming human rights abuse in the Autonomous Republic of Crimea or in Ukraine. Taking into account the abovementioned, one can conclude that reference to protection of citizens / humanitarian intervention was groundless.



5) The Russian Federation has chosen a rather inconsequent strategy regarding the new reality in Ukraine. In its declarations, the former indicated that it is not bound by any international obligation in respect of the latter, as for instance in the Budapest memorandum on Security Assurances to Ukraine. The Russian argument has been fairly weak. In accordance with the 1997 decision of the International Court of Justice in the Gabčíkovo-Nagymaros case, a clear distinction has been denoted that a revolution or a change of political regime provides no ground for revision of the undertaken international obligations. Furthermore, Russia has not severed its diplomatic relations with and recalled diplomatic recognition of Ukraine.



6) The so-called “Crimean referendum” is illegitimate from the perspective of national law. The “referendum” took place with multiple violations of the Constitution of Ukraine, the law on the all-Ukrainian referendum, and the law on local governance in Ukraine. In 2014 in its court ruling the Constitutional Court of Ukraine also recognised the referendum as such that conflicts with the Constitution.



7) The “Crimean referendum” is illegitimate in terms of international law. The so called “referendum” was held under the conditions of the Russian Federation’s aggression against Ukraine according to regulations ‘a’, ‘b’, ‘d’ and ‘g’ of United Nations General Assembly Resolution 3314, that is sending armed groups, irregular troops or mercenaries who carried out acts of armed force by or on behalf of the State (forceful seizure of Crimea’s authorities). The absence of resistance does not cancel the fact of an act of aggression (follows from Article 2 of the Geneva Conventions of 1949). The fact of Russian military involvement in the special Crimea’s return operation was recognized by Vladimir Putin. On March 27, 2014 by a vote of 100 in favour, the Assembly adopted a resolution titled “Territorial integrity of Ukraine”, calling on States, international organizations and specialized agencies not to recognize any change in the status of Crimea or the Black Sea port city of Sevastopol, and to refrain from actions or dealings that might be interpreted as such.



“Referendum” was held in violation of international standards for international observers, the duration of preparation (less than 20 days), transparency and freedom of agitation. The questions of the “referendum” in Ukrainian and Russian, as well as Crimean Tatar language were different. In the first case, they used the term “reunification”, in the second case it was “accession”. The “referendum” could not be a form of the principle of self-determination of nations for the reason that the subject of such self-determination is Crimean Tatars, who already had autonomy. Position of Ukraine concerning Autonomous Republic of Crimea was supported in various ways by G7, EU, Council of Europe, NATO, the UN Security Council, the OSCE, the International Civil Aviation Organization (ICAO), and by a number of states.



Cool The Russian Federation has carried out a military occupation of Crimea. The fact of military occupation is confirmed by international humanitarian law and the summary of the International Court of Justice’s case of the legal consequences arising from the construction of the wall being built by Israel, the occupying Power, in the Occupied Palestinian Territory: “Territory which came under the control of the occupying power is considered occupied”. Here the control takes place.



9) Since the beginning of the military occupation of Crimea, Ukraine and Russia are in a state of international armed conflict. The international armed conflict is taking place as a result of the commission of an act of aggression against Crimea.



10) The Russian Federation is fully responsible for the crimes committed by it under the conditions of military occupation. The terrible situation concerning human rights in the Crimea under the conditions of military occupation is confirmed in the reports of the UN, Amnesty International, Human Rights Watch, and Freedom House. The fact that the responsibility for human rights in the occupied territory lies on the Russian Federation is confirmed by the European Court of Human Rights, particularly by Ilascu and others against Moldova and Russia, where Russia has been recognized as “responsible for human rights in Transnistria.”



11) The Russian Federation has conducted an act of aggression in Eastern Ukraine, in particular, according to regulations ‘a’, ‘b’, ‘c’, ‘d’, ‘e’ of United Nations General Assembly Resolution 3314. In the world, Russia’s actions are recognized as military aggression/acts of aggression and interference in the internal affairs of Ukraine (The Council of the EU, NATO, PACE, UN, etc.).



12) The Republic of Nicaragua v. The United States of America case is a legal basis for international legal assessment of the Russia’s actions in Ukraine. In the context of the “Nicaragua” case, it can be deduced that:


  1. “The interference in the internal affairs of Ukraine” should be considered as “training, arming, supplying, financing and other means of support”
  2. Illegal flights are a violation of state sovereignty
  3. Losses are to be compensated


On the basis of this case, it can also be affirmed, that the very fact of sending armored groups and providing financial support is an armed attack on Ukraine, which confirms the act of an aggression.



13) The newly-created “LNR” and “DNR” have become the main tool of the Russian aggression. Those are separatist formations and terrorist organizations. The “LNR” and “DNR” are illegal in the framework of Ukrainian legislation on local self-government and are covered by Article 110 of the Criminal Code of Ukraine: “encroachment on the sovereignty of the territorial integrity”. The “LNR” and “DNR” are terrorist organizations (according to Article 258 of the Criminal Code of Ukraine) as a result of committing war crimes and crimes against humanity. One of the Russian Federation’s acts of aggression is particularly the creating of the “LNR” and “DNR,” conducting illegitimate “referendums”, on which soldiers of Armed Forces of the Russian Federation have voted. For these purposes, intelligence and diversionary groups were sent to Ukraine, headed by staff officers of the General Staff of the Armed Forces of Russia.



14) The “LNR” and “DNR” are the authorities of Russia and act as official representatives of the government of the Russian Federation. There is a real connection between the “LNR” and “DNR” on the one side and Russia on the other, in a form of control, heading and planning. There is plenty of evidence of Russia providing the “LNR” and “DNR” with military, logistical, economic and financial support, particularly by sending the illegal “humanitarian convoys”. On the basis of 2007 Bosnia and Herzegovina vSerbia case an effective control of Russia over the “LNR” and “DNR” can be proved (“an effective control over the activity, particularly by giving them instructions for conducting operations”.) On the basis of International Criminal Tribunal for the former Yugoslavia case on Duško Tadić a general control of the Russian Federation over the “LNR” and “DNR” can be proved (“ an overall control over the activity, for instance, financing, armoring and training”). An effective or general control shows that the “LNR” and “DNR” are official authorities of the Russian Federation’s government. Actions of the “LNR” and “DNR” may be directly considered as actions of Russian regular army.



15) Since the beginning of the aggression in eastern Ukraine, our country and the Russian Federation are in the state of international armed conflict. Based on the decision of the International Criminal Tribunal for the former Yugoslavia in the case of Duško Tadić and the case of Boskoski (“characteristics of an armed conflict are defined by organization of forces, duration of armed clashes, the area of ​​clashes and their intensity”), it can be asserted that an international armed conflict in eastern Ukraine does exist. The fact that “LNR” and “DNR” are the authorities of the Russian Federation only confirms this conclusion.



16) Minsk agreement is for the time being the only legal basis for the settlement of the conflict in eastern Ukraine. These agreements initially had the status of modus vivendi (informal agreement between the parties involved in the confrontation), which means they were a political declaration. The state considered the international armed conflict to be a counterterrorist operation and continued to negotiate with the aggressor state. Ukraine declared Russia to be the aggressor state, but did not impose martial law. “Hybrid war” resulted in “hybrid” Minsk agreement and “hybrid” Minsk diplomatic process. Minsk-2 was a framework and questionable document from the point of view of international law. Along with this all has changed after the approval of the text of Minsk-2 by the UN Security Council Resolution 2202. Since the adoption of this Resolution the text shall come into obligatory legal force.



17) Acts of Russia against Ukraine are the grounds for bringing the Russian state and senior officials of the Russian Federation to the international legal responsibility. The use of mechanisms within the UN Security Council (recognizing Russia as the aggressor, applying coercive or military measures against it) seems to be futile given the Russia’s “bloody” veto. The use of the mechanism of the UN Security Council Resolution “Uniting for Peace” (removal of the aggressor from the session by the ¾ majority vote, i.e. 129 votes of the General Assembly) is more realistic. It should be noted that the UN General Assembly can take a political decision on the recognition of Russia as the aggressor.



18) Ukraine has a wide range of opportunities to sue Russia in the international courts. Ukraine may apply to the International Court of Justice on the basis of: a) International Convention for the Suppression of the Financing of Terrorism, 2001, b) Convention against Torture and Other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment or Punishment, 1984, a) International Convention on the Elimination of All Forms of Racial Discrimination, 1965 (on the Crimean Tatars), d) International Convention for the Suppression of Terrorist Bombings, 1997, e) the Convention on International Civil Aviation, 1944 in the context of shooting down the Malaysian Boeing flight MH17. The application of the mechanism of advisory opinions of the International Court of Justice (concerning the issues of the Russian aggression in the east of Ukraine or the illegal occupation of Crimea) is also promising.



Ukraine may initiate proceedings in the International Criminal Court, the European Court of Human Rights, the International Tribunal for the Law of the Sea, the Permanent Arbitration court in The Hague, the High Court of London (as “debt dispute”) and under the special procedures of the Council of Europe, OSCE etc.



19) “Ukrainian precedent” of the Russia’s hybrid aggression caused the appearance of “Ukrainian lessons”. These “lessons” became the basis for partial destructive crisis of International law. This crisis means that today not law, but power regulates key “geopolitical” relations between states.



20) The world is still divided into those states and leaders that respect International law, and those who despise it. Russia continues to claim that it respects and even rescues the International law, while its leader has already committed enough crimes to be judged by the international tribunal. Russia violated at least 300 international agreements and it still remains unpunished.



21) The International law crisis means an informal review of international commitments regarding everyone, including Russia. The world is entering into a phase of strengthening International relations’ chaos on a background of reducing its safeness, which threatens as a general “war of all against all”.



22) The world today faces the appeal against the International legal reality. Putin defies the fundamental basics of the West foreign policy. The Kremlin demands for a status of International politics equal participant. The manifestation of such recognition, according to Moscow, is an obsolete Cold War principle, namely dividing the spheres of influence. According to the Kremlin, in such divide Ukraine has a role of satellite dependent on Russia.



23) An artificial crisis of International law system in Ukraine means gradual “smoothing” and the actual dismantling of International relations system developed after World War II. What is happening in Ukraine is a matter of basic principles governing relations between States in the 21st century. Confrontation between Ukraine and Russia is not another local conflict, but it marks the beginning of the change of “international rules.”



24) At the present stage Ukraine has to act as a subject of the World politics with significant dependence on other international actors. Ukraine did not use its brilliant geopolitical and geostrategic potential. In this regard, in the 2013-2016 our state had not got a full capability to realize its geopolitical project. Ukraine found itself in so-called intersystem periphery or geopolitical turbulence zone. At the same time Russia was unable to fully achieve its goals. Russia failed to destroy an independent Ukrainian state and Ukrainian prospect.



25) The most effective strategy against Putin’s aggression is the strategy of his “elimination”. Such elimination, on the one hand, includes international economic, informational, political, security and legal measures, and on the other hand, it means a formation of successful, reformed and economically prosperous Ukraine.





Source: iac.org.ua

avatar
Александр

Messages : 5367
Date d'inscription : 23/03/2010
Localisation : Leuven, België

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Александр le Mer 4 Mai - 10:54

Le rapport du jour de l'OSCE. Les violations diminuent encore.

Three instruments of Kremlin against Ukraine

Originally published by eurointegration.com.ua , translated by UaPosition

In recent months, due to the relative calm in Russian-Ukrainian war in Donbas, many Western observers began to classify this confrontation as another “frozen conflict” on the former Soviet Union territory.
Yet even if large-scale Russian military actions have stopped, this analogy is misleading. Not everyone in the West understands that the eastern neighbor Ukraine actively uses three tools in order to extend the shaky state of the Ukraine.

First, Ukraine fell victim (even if informal) of a “traditional” military aggression of Russia, which reduced, but still continues.

 Secondly, it also suffers from the serious economic consequences of this classic war.


Finally, the Kremlin is – as part of its “hybrid” war – both unarmed multi-vector attack against Ukraine, which is only partly seen in the West.

This carefully coordinated and partially hidden undermine of Ukrainian state is achieved by applying a wide range of different non-military methods: economic sanctions, operations of the security services, propaganda campaigns, targeted cyber attacks, diplomatic clashes, and political pressure. For example, Moscow has provided its puppet regimes in Donbas with one of Europe’s largest tank armies – far bigger than the tanks park of Ukraine or Germany.

Huge and rapid build-up of military strength of the so-called “people’s republics” is probably not only the preparation for a new military offensive. It is used primarily for projection the Kremlin authorities in Eastern Ukraine and making a permanent threat for Kyiv, which in military sense is weaker than Moscow.


Russia’s arming of two pseudo-satellites in Donbas and significant deployment of Russian forces along the Russian-Ukrainian border don’t let Ukrainian society to focus on its internal problems. A dangerous situation in the East depletes physical, financial and human resources that are used to strengthen the defense capacity of Ukraine, and not for other pressing needs.

Perhaps the most important aspect of the “hybrid” war of the Kremlin is not its direct impact on Ukraine, but rather psycho-social, political, and economic calculation that lie at its core. Ukrainians should be exhausted by such uncertainty that continues over many years, being between calm periods and tensions, war and peace, instability and silence.

This should lead, in particular, to constant instability in those Russian speaking regions that are bordering with Russia, and along the Black and Azov Seas. Local entrepreneurs might be embarrassed, graduates – not sure in the future, civil society activists should be paralyzed, international partners – desperate further cooperation, and foreign investors – scared.

This tactic, after all, will deteriorate the territories of the so-called “Novorossia”, the South-Eastern Ukraine, to the extent that they will drown in isolation, depression, radicalization, and violence. By the logic of the Kremlin’s approach, this tired region should sooner or later turn itself towards Moscow.

“Hybrid” war of Moscow should distract Kyiv from the necessary reforms, in some sense making them meaningless.

Undoubtedly, the major internal factors such as the vitality of oligarchic corruption networks, crime among officials, and venality of many politicians, are primarily responsible for the failure of reforms in Ukraine.

But the effects of multilevel Russian “hybrid” war against Ukrainian state, economy and civil society, largely explain the fact that reformative efforts of Ukrainians so far have not given results.

Development and implementation of reforms are constantly undermined by economic, political, psychological, military and diplomatic harassment from the Russian side.

After all, even thoroughly reformed Ukraine will remain a dysfunctional state in the conditions of continuing Russian threat, pressure and sabotage. Russia is too close, very powerful and ruthless and it has too long border with Ukraine so Kyiv can’t afford simply to cut itself from its neighbor.

The Kremlin’s “hybrid” war can kill three birds with one stone:

First, it prevents consolidation, recovery and Europeanization of Ukraine, but at the same time the appearance of East Slavic counter model as an alternative to Putin’s system.

Second, Moscow weakens European integration project because the EU will have to invest large sums in Ukraine for many years to keep intact the basic functions of the Ukrainian state.

Third, Kremlin forms the basis for a new territorial expansion if its tactics of destabilizing and frustration in southeastern Ukraine is successful.
avatar
Александр

Messages : 5367
Date d'inscription : 23/03/2010
Localisation : Leuven, België

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Jeu 5 Mai - 1:52

avatar
Caduce62

Messages : 3650
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Jeu 5 Mai - 9:09

En tout cas, l'absence de mesures de sécurité dans les mines n'a pas changé d'un iota dans les zones occupées :

Ukraine: un mort et 9 disparus lors d'un coup de grisou dans une mine de charbon
 (Belga) Un mineur ukrainien a été tué mercredi et neuf autres sont portés disparus après un coup de grisou dans une mine de charbon dans l'Est rebelle de l'Ukraine, à 40 kilomètres de la frontière russe, ont annoncé les autorités séparatistes.
Vingt mineurs se trouvaient dans la mine lorsqu'une explosion de gaz de méthane a fait s'écrouler une galerie, selon l'agence de presse officielle de la République autoproclamée de Lougansk, l'un des fiefs des rebelles prorusses.
"Quatre mineurs ont été hospitalisés avec des brûlures. Un corps a été retrouvé, et neuf autres mineurs sont toujours sous les décombres", a expliqué à l'agence Larissa Aïrapetian, "responsable" du département de la Santé.
"Les chances de les retrouver vivants sont minces, l'accumulation de gaz est très importante", a-t-elle ajouté.
Les six mineurs restants n'ont pas été blessés et sont sains et saufs.
Selon les autorités locales, l'explosion s'est produite à une profondeur de 210 mètres sous terre.
Les accidents mortels dans les mines d'Ukraine, comme ailleurs en ex-URSS, sont fréquents, souvent causés par la vétusté des infrastructures ou la violation des règles de sécurité.
avatar
Thuramir

Messages : 2250
Date d'inscription : 11/07/2010
Localisation : Bruxelles

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Jeu 5 Mai - 22:25

Tu n'espères quand même pas que les russes vont "sécuriser" des mines en Ukraine?
Ce serait bien naïf Exclamation

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6268
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Александр le Ven 6 Mai - 8:29

Le rapport du jour de l'OSCE: il fait plus calme.

Moscou ne voit aucuns liens entre les sanctions et la mise en application de Minsk2. A voir sur RT (bonjour la source).

Une nouvelle division russe (de Toliatti) est arrivée à Donetsk: Source Unian et:

Another Russian Military Unit Arrived At Donetsk, – Intelligence



According to the Main directorate of intelligence of the Ministry of Defence of Ukraine, a unit of the 3rd separate Special Forces brigade (Toliatti) of the Central Military District of the Russian Armed Forces arrived at Donetsk.

“We draw a special attention that two servicemen of this formation Captain of the Russian Armed Forces Yevhen Yerofieiev and Sergeant of the Russian Armed Forces Oleksandr Aleksandrov, according to the decision of Holosiiv district court of Kyiv city from April 18, 2016, were sentenced for 14 years in prison”, the intelligence emphasized.

In particular, they were convicted in engaging in aggressive war by previous concert of membership group, contributing of terrorist organization activities, execution of terrorist attack, weapon employment for provoking of war conflict.

The brigade’s commander is Colonel of the Russian Armed Forces Shchepin Serhii Anatoliiovych.



NATO Should Support Ukraine And Provide Weapons For Defense, – New NATO Commander In Europe

The newly appointed Commander of NATO Forces in Europe, US Army General Curtis Scaparotti intends to find out what kind of weapons Ukraine needs for its defense.

He announced this in Mons, at a press conference in NATO Headquarters, UNIAN reports.


“I believe we should provide Ukraine with things it needs for a successful defense of its territory and sovereignty. I have to estimate the weapons and capacities that can be used by Ukraine today and what can be added in the future”, – said Scaparotti.

As known, during the hearings in the committee of the Senate, General called for to give Ukraine weapons that “Ukraine is able to use effectively”, including anti-tank weapons.

It should be recalled that on May 3, US Secretary of Defense Ashton Carter presented the new Commander of NATO forces in Europe – General Curtis Scaparrotti.

Ce serait pas mal d'avoir ce soutient . . .
avatar
Александр

Messages : 5367
Date d'inscription : 23/03/2010
Localisation : Leuven, België

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Александр le Lun 9 Mai - 8:15

Le rapport du jour de l'OSCE.

U.S., France foreign ministers to discuss Ukraine crisis


France's Foreign Minister Jean-Marc Ayrault, and U.S. Secretary of State John Kerry arrive for a working session of their meetings in Hiroshima, western Japan April 11, 2016. (AP Photo)

Kerry to meet with Ayrault on his visit to Paris 
       

U.S. Secretary of State John Kerry will travel to Paris on May 9–10 to meet with French Foreign Minister Jean-Marc Ayrault for bilateral discussions on a range of issues, including Syria and Ukraine, the U.S. Department of State reported.

The U.S. Secretary of State will also travel to the United Kingdom on May 10–12, where he will head the U.S. delegation to the Anti-Corruption Summit in London and visit Oxford University, according to the statement.

Read also Kerry to Lavrov: U.S. firmly committed to Ukraine's territorial integrity, including Crimea

Kerry will also hold bilateral talks with British Foreign Secretary Philip Hammond.

Intelligence: Russian Officer Makes Money On Kidnappings


According to the intelligence, the position of the Commander of Commandant’s Service Company (Debaltseve) of the 2nd Army Corps (Luhansk) of Russian Armed Forces is held by Russian Major Leonid Pashkevych Volodymyrovych.



This was reported by the Main directorate of intelligence of the Ministry of Defence of Ukraine.



Major Pashkevych was sent to Ukraine in January of 2015. In Debaltseve he is now known as a cruel and mentally unstable person involved in a number of groundless detentions of people who were released after ransom payments.



In case a detained person refused or had no opportunity to pay the ransom, they were subjected to forced labor and kept in separate cells for long period of time.



Reportedly, a part of the profit was supposed to be given to Russian Colonel O. Bushuyev, the Commander of 7th separate motorized brigade (Debaltseve), who is considered to be the main in the town.



As previously reported, intelligence established name of Russian Major involved in hostilities near Horlivka.


Pas de russes dans le Donbass hein!

Putin Awards Title Of Hero Of Russia To Commander Of Russian Invasion To Donbas

The Chief of General Staff of Russia Valery Gerasimov was awarded with the title of the Hero of Russia by President Vladimir Putin.

This is confirmed on the website of Russia’s Defence Ministry, Ukrinform reports.

The star of the Hero of Russia may now be seen in Gerasimov’s photo on the website. Besides, the fact that he was awarded with this title is mentioned in his biography.
Also, the title of Hero was awarded to Russia’s Minister of Defence Dmytro Bulgakov.

Earlier, Gerasimov was in absentia arrested by Shevchenkivsky district court in Kyiv.

Previously, on 5 August, the Security Service of Ukraine has announced that it suspects Valeriy Herasymov, Chief of the General Staff of Russia Gerasimov and 10 Russian military personnel in committing tragedy near Ilovaisk.

RFE/RL: Belarusian militant in Luhansk confirms presence of Russian army


Russian-backed separatist forces in Donbas, Ukraine (GettyImages Photo)

Pro-separatist fighter Igor Katok names specific divisions Moscow sent to Donbas 
       

Belarusian pro-separatist militant Igor Katok revealed information about the involvement of the Russian armed forces in the military conflict in Donbas. According to him, the Kremlin sent several battalions to both fight the Ukrainian soldiers and control the local separatists.

"I can tell, at least three divisions were stationed in Luhansk in 2014. The one from the Russian city of Tomsk, the 76th air assault division from Pskov and marines from the Russian Northern fleet. There was someone else, whom I can't recall", Katok said in an interview with RFE/RL.

The militant added, some of the Russian soldiers were relocated to Syria after Moscow decided to deploy its troops to support country's President Bashar Al-Assad. However, he said the separatists still received direct military support from the Kremlin.

Watch also: More Russian tanks arrive in eastern Ukraine

"They help us. But without Putin's say-so they won't allow us to at least try to reach the borders of the Donetsk and Luhansk regions", Katok told.

Igor Katok also reported, a "private military campaign", created by the Russian Federal Security Service [FSB] and controlled by "Colonel Wagner" (real name is reportedly Dmitriy Utkin) was deployed in Donbas to supervise the separatists.

"I served under Colonel Wagner's command, who was in charge of this "private campaign". I even have a photo with him", Katok claimed.

Read also: Operation "Matryoshka": Russian mafia penetrates European football clubs

He also explained he couldn't return to Belarus due to a criminal investigation against him.
avatar
Александр

Messages : 5367
Date d'inscription : 23/03/2010
Localisation : Leuven, België

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Александр le Lun 9 Mai - 15:15

Et encore des forces russes entrant en Ukraine:

Echelon Carrying Military Hardware And Troops Arrived From RF To Occupied Khartsyzk, – Intelligence
 

Russia continues to supply militants in Donbas with weapon, ammunition, fuels and lubricants, and manpower.


This was reported by the Main directorate of intelligence of the Ministry of Defence of Ukraine.

Reportedly, an echelon carrying troops (up to 100 persons) and military hardware (three tanks, eight IFVs, two 122mm Grads, six trucks) arrived to Khartsyzk, Donetsk region.

It was also proved that Russian soldiers (men of Chechen nationality) serve at 100th separate motorized brigade (Donetsk) of 1st Army Corps. These are Renat Elmulirzayev, born in 1981, and Khalid Umarov, born in 1982.

Poroshenko: Ukraine proves to all that enemy can be stopped not only with force of arms

Over the two years of war, Ukraine has proven to the world that the enemy is stopped not only by the force of arms, but also by the spiritual strength and unity of the Ukrainian people, said Ukrainian President Petro Poroshenko, according to an UaPosition correspondent reporting from a Prayer for Peace ceremony held in Kyiv`s St.Volodymyr Hill.

”Over the two years of the Patriotic War for our independence, we have proved to the world that the enemy can be stopped not only with the force of arms of the Ukrainian fighters, but also with the spiritual power and unity of the Ukrainian people,” the president said.


”In the severe tests of strength of our Homeland, a very powerful national movement of volunteers was born. I am sure that there is another movement which we have now –military chaplains,” Petro Poroshenko said.


As UaPosition reported earlier, on May 8 during the First Minute of Peace ceremony on a Day of Remembrance and Reconciliation, Poroshenko said: ”We try to minimize the impact of war on the life of every Ukrainian The only thing I cannot promise is that there will be no mobilization this year. Its prospects and scale depend not only on our plans, but also on the situation at the front line.”


« L’Europe de l’est est comme celle de l’époque de Hitler et de Staline »

«Des violations du droit international jamais vues depuis l’époque de Hitler et de Staline se produisent aujourd’hui en Europe de l’est » a déclaré Porochenko

Le chef d’Etat ukrainien Petro Porochenko a prononcé un discours lors de la conférence intitulée « La première minute de la paix » tenue au musée de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale à l’occasion de l’anniversaire du retrait de l’Allemagne mettant fin à la guerre.

Petro Porochenko a évoqué la crise qui sévit actuellement dans l’Europe de l’est.

« Des violations du droit international jamais vues depuis l’époque de Hitler et de Staline se produisent aujourd’hui en Europe de l’est. Un empire féroce et avide néglige à nouveau les frontières nationales et agrandit son soi-disant espace vital. L’Ukraine livre de nouveau une lutte. La seule différence c’est que cette menace ne provient pas de l’Ouest mais de l’Est du continent » a-t-il déclaré.

Poroshenko: Violation Of International Law By Russia Is Without Precedent Since Hitler Era

Crimes against international law committed by Russia in occupied Donbas have no precedent since the era of Hitler and Stalin.

This was stated by the President of Ukraine Petro Poroshenko during his speech at the occasion of the day of Remembrance and Reconciliation.

He has emphasized that even though Russia has annexed Crimea and invaded Donbas, Ukraine believes the conflict may only be resolved in diplomatic way.

According to him, Ukraine continues exerting efforts to continue both sectorial and economic sanctions against the Russian Federation introduced by the EU, USA, Canada and other countries in a sign of solidarity with Ukraine. “In some European countries it is sometimes possible to hear opinions concerning low efficiency of sanctions. Well, if sanctions seem ineffective to someone, this only means they should not be cancelled or eased. On the contrary, they should be continued and strengthened!” the President stressed.

Also, Poroshenko emphasized that elections in Donbas may only be conducted in full correspondence to Ukrainian legislations and OSCE standards.

“I believe Ukraine has chosen the correct path”, said Poroshenko by adding that Minsk Agreements have no alternative, “My aim is to return Donbas and then Crimea in a diplomatic way.”

Occupied Donbas holds military parade with weapons banned under Minsk agreement



Donetsk and Luhansk, occupied by combined Russian-separatist forces, held a military parade with heavy weapons banned by the Minsk agreements.

First regiments of armed militants of the self-proclaimed marched to music of an army orchestra, then military equipment followed, both modern and restored from times of World War II.

Altogether, 45 items of military equipment took part in the parade – three items of each type: tanks, howitzers, APCs, MTLBs, ICCA-Bs, Grad rocket systems, hromadske reported.





All photos by twitter.com/loogunda


After the parade in Donetsk, a march of the “Immortal regiment” was held. Several thousands of people came with portraits of their relatives killed in World War II. Such a march was also held in Luhansk, as well as a parade of military equipment which is also banned under the Minsk agreements.











All photos by twitter.com/loogunda

According to the Minsk agreements, artillery systems of caliber of 100 and more were to be withdrawn to create a security zone of 50 km, MLRS – a zone of 70 km, MLRS Tornado-S, Uragan, Smerch and Tactical Missile Systems – a 140-km zone.
avatar
Александр

Messages : 5367
Date d'inscription : 23/03/2010
Localisation : Leuven, België

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Александр le Mar 10 Mai - 8:28

Le rapport du jour de l'OSCE. Augmentation des violations du cessez-le-feu.

Reuters: OSCE says open to sending armed monitors to Ukraine conflict zone


An OSCE official gives a thumbs up during an exchange of prisoners-of-war between representatives of the Ukrainian government and Russian-backed militants, in Shchastia, on the line of contact. (Getty Images)

OSCE's current mandate in Ukraine is as an unarmed civilian mission to monitor and help implement the ceasefire 
       

The Organization for Security and Co-operation in Europe, which is monitoring a fragile ceasefire in militant-controlled eastern Ukraine, is open to sending armed personnel there, but only if that is agreed by all sides, its chief said on Monday.

OSCE Secretary General Lamberto Zannier's comments are a measure of the threat to unarmed staff observing a ceasefire between Ukrainian forces and Russian-backed separatists that is constantly violated, killing soldiers and civilians.

During a trip to Kyiv, Zannier said monitors had been threatened, shot at, had their access restricted, and harassed — mainly on the rebel side.

Petro Poroshenko: Ukraine is now defending eastern borders of Europe

Un coup de propagande. Wink




President Petro Poroshenko took part in the “First Minute of Peace” rally on the occasion of the Day of Remembrance and Reconciliation.



“Long-awaited peace in Europe was established on May 8, 1945 after six years of war. Last year, Ukraine joined European countries in their celebration of the Day of Remembrance and Reconciliation. This new tradition does not replace, but complements and enhances usual state holiday - Victory Day over Nazism in World War II,” the Head of State noted.



Petro Poroshenko emphasizes that crucial and the most fierce battles on the Soviet-German frontline were related to Ukraine. 29 of 76 military operations of the World War II took place on the territory of Ukraine.

“Ukrainians fought in the Red Army, Soviet partisan units, resistance movement in Europe, Canadian, American, Australian and British armies,” he noted.



“It was, is and will be our victory,” the President said.



According to the President, present Day of Remembrance and Reconciliation is symbolically combined with Mother’s Day. The role of Ukrainian women and mothers in Soviet partisan units and Ukrainian underground was crucial. Now, modern Ukrainian women also face hard days and sleepless nights.



“Since times of Hitler and Stalin unprecedented violation of international law takes place in the East of Europe. Predatory and voracious empire ignores state borders and tries to expand its so-called living space. Ukraine resists again. The only difference is that the enemy came from the East,” the President said.



According to the Head of State, Ukraine spends almost ⅕ of its state budget for defense and security. It is justified, for those who save money at the cost of their army, feed enemy’s troops.



“Every Ukrainian can be proud of the fact that we have created modern army in two years,” Petro Poroshenko said.



According to the President, the Armed Forces have liberated major part of Donbas and hold the line reliably. We fulfill the Minsk agreements, but our warriors have the order to open fire in response if necessary.



The rebuff provocations of the enemy.



At the same time, the President takes into account all factors: military, international, economic etc. Thus, he will try to return temporarily occupied territories under Ukrainian sovereignty in political and diplomatic manner.



We increase the number of professional contractors in the army enhancing our defense capability. Minimum wage of the military has been significantly raised since the beginning of the year. Almost every soldier mobilized last year during the fourth wave of mobilization has been demobilized in April-May. Pay attention that we haven’t announced the seventh wave of mobilization yet,” he said.



“We have substituted demobilized warriors by professional contractors. We are trying to minimize the influence of war on the life of every Ukrainian. The only thing I cannot promise yet is total absence of mobilization. Its scale will depend on the situation on the frontline,” the President noted.



According to Petro Poroshenko, national diplomacy makes every effort to prolong sectoral and economic sanctions against Russia implemented by the EU, USA and other countries in solidarity with Ukraine. “From time to time, several European countries say that sanctions are inefficient. Well, if it is so, sanctions should be enhanced and prolonged, not lifted or reduced,” the Head of State added.


Et pendant ce temps:

La Russie envoie dans le Donbass ses forces du maintien de la paix



Dans le cadre d’une collecte des données à partir des sources ouvertes (OSINT) les bénévoles de la Communauté internationale InformNapalm ont trouvé des informations prouvant la présence sur le territoire occupé de l’ Ukraine des soldats russes de la 15e Brigade d’infanterie des Forces du maintien de la paix de la Fédération de Russie.


 La présence des troupes de la brigade peut témoigner des projets du Kremlin, liées à une nouvelle escalade du conflit dans le Donbass comme prétexte pour légaliser la présence de ces « gardiens de la paix » et d’étendre l’occupation de l’Ukraine.


Au cours de la surveillance des profils sur des réseaux sociaux, dans le champ de vision du groupe d’experts en OSINT de la Communauté InformNapalm s’est retrouvé un mercenaire russe, affecté à l’un des gangs armés illégaux de la Novorossiya, opérant dans les intérêts de la Fédération de Russie sur le territoire de l’Ukraine. L’analyse approfondie de ces données a démonté les informations suivantes :

Kachirtsv Anatoly, grade de sergent, 24 ans (date de naissance estimée le 26 août, 1992), originaire du village. de Kvitok, district de Taychet, de la région d’Irkoutsk, Fédération de Russie.Il utilise un alias de « Motya », ce qui, cependant, ne nous a pas empêché d’établir sa véritable identité. Descendance du père militaire Konstantin Kachirtsev , ancien adjudant de la Flotte du Pacifique de la marine russe, qui aurait servi sur le croiseur lance – missiles « Varyag ». Son frère : Vladimir Kashirtsev, officier des Forces armées russes qui a servi à l’Extrême – Orient de la Fédération de Russie.
Anatoly Kachirtsev a fait son  service militaire dans les années 2013- 2014 dans le 649e régiment de la 60e Division des missiles RVSN (de l’unité militaire 93412, du district de tatychevo de la région de Saratov, .ville de Svetliy).  Pendant le service militaire, il a fait une formation dans le domaine des transmissions. En 2014, en grade de sergent il a signé un contrat avec le Ministère de la Défense russe pour continuer le service au sein de la 15e Brigade motorisée des Forces du maintien de la paix (unité n°90600, du garnison Rochtchino du district de la Volga de la région de Samara.) de la Régiont militaire Centre des Forces armées de la Fédération de Russie.
Depuis avril 2015, fait partie des formations militaires illégales dans le Donbass occupé.  Pages sur les réseaux sociaux:  » VK  » (archives profil , album photo , contacts );  » Vk-bis  » (Archives Profil , album );  » OK–1 « ;  » OK-2 « ;  » OK-3 ‘;  » OK-4 « .
Suivons son parcours du combattant, en utilisant les photos qu’il partage sur des réseaux sociaux.
Le soldat du 15e brigade motorisée des « pacificateurs » à partir de l’
automne 2014 dans le garnison de Rochtchino de la région de Samara.


La formation de combat avant d’ être envoyé en Ukraine,ici, en février à 2015 . A. Kachirtsev et d’autres soldats de la 15e Brigade motorisée ont été entraînés à prendre part aux combats sur le terrain dans la région de Kazan.


La mission du sergent Kachirtsev en Ukraine a commencé le avril 2015 Probablement, il se trouve toujours sur le territoire ukrainien, au moment de la rédaction de cet article.






L’étude de la liste des contacts d’A. Kachirtsev a identifié un groupe de ses collègues de la 15e Brigade : des «vétérans» de la guerre dans le Donbass et / ou des participants à l’opération de l’annexion de la la Crimée:








Comme indiqué dans les précédents enquêtes d’InformNapalm , depuis le début du printemps 2014 , la Russie a commencé à concentrer une force de frappe puissante. À la frontière de l’Ukraine, des groupes tactiques composées des unités de l’armée de terre des 4 Régions militaires ont été déployés , les forces aéroportées, les troupes côtières de la Marine. La plus grande concentration de troupes est et continue d’être déployée dans la région de Rostov, près de la frontière avec l’Ukraine, d’où, au début du conflit, des attaques, des tirs et des opérations tactiques ont été menés. À l’avant-garde des forces et des unités d’invasion russes il y avait la 15e Brigade, composée des mercenaires expérimentés. La faible intensité des combats dans le Donbass, suite à la signature des accords de Minsk, a permis aux autorités militaires de la Fédération de Russie de formater des forces des « DNR » et « LNR » où ont échoué, comme chair à canons, des collabos et des mercenaires russes, ainsi que (dans le grand secret) des militaires de carrière des Forces armées russes et des subordonnés au Ministère de l’intérieur russe. La plupart de ces militaires russes occupe des postes clés dans l’armée au sein des formations militaires illégales de la Novorossiya ou des postes en lien avec le domaine militaire (logistique) . Cette tendance se poursuit tout au long du processus de mise en œuvre des accords de Minsk.
Il est intéressant de noter que la Communauté InformNapalm a présenté à plusieurs reprises des preuves solides de la participation des Forces du maintien de la paix de Samara de la 15e Brigade motorisée dans le Donbass. Cette tendance nous permet de parler non pas des cas individuels mais de l’implication systémique des militaires de carrière par l’armée russe pour participer aux missions de combat à l’étranger, et en particulier en Ukraine.
 
Par Irakli Komaxidze et Vidal Sorokine en exclusivité pour InformNapalm
avatar
Александр

Messages : 5367
Date d'inscription : 23/03/2010
Localisation : Leuven, België

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Александр le Mar 10 Mai - 10:07

Pas de russes, vrai qu'un certain nombre resteront dans le Donbass:

Появились новые фото массовых захоронений россиян на Донбассе



Появились новые фото массовых захоронений россиян на Донбассе. Речь идет об одном из участков кладбища боевиков «ДНР» и российских оккупантов в Пролетарском районе Донецка у шахты Капитальная. Репортаж с места массового захоронения россиян опубликовал один из сайтов соратников оккупантов.

Фото сделаны 6 мая. В поминальные дни там почти нет людей и венков на могилах, и почти нет надгробий, кроме креста. Больше никто не ухаживает за могилами. Это одно из многих мест захоронений боевиков. На этом кладбище в Донецке захоронено много граждан РФ, которых никто из родственников не захотел или не смог вывезти для захоронения на родину.

Как отмечает в facebook журналист Юрий Бутусов, это — «один из самых больших памятников «русскому миру» на Донбассе». Сюда не зашел «Бессмертный полк», сюда не заехал ни Захарченко, ни какой-то другой главарь российских наемников.
«Забытые, никому не нужные ямы — почти все без надгробий! Без надгробий, хотя могилы здесь копают постоянно с мая 2014-го. На надгробия у Путина денег не хватает. На танки, артиллерию и радиолокаторы, на станции РЭБ хватает — а самые скромные могильные памятники в ассортимент «гумковоев» не включили», — отмечает он.
И местные жители не хотят тратиться на трупы носителей «русского мира». На оккупированных территориях нужны только живые террористы, а отработанный материал зарывают и забывают. Неизвестно кому набросанные холмики с трех-четырехзначными цифрами, множество неопознанных, ведь в отличие от Украины в «ДНР» никто не морочит себе голову опознанием убитых и экспертизами.
«Зарыли, номерок повесили, и роют ямы на новом участке. Да, для показухи, кое-где для телевидения какие-то могилы украшают и ставят памятники — а тысячам боевиков, особенно из РФ, почести не предусмотрены. Их не встречают на коленях в селах, их детям не положены социальные льготы, им не положена даже память — централизованного учета погибших РФ на Донбассе для своих солдат и своих наемников не ведет. Еще бы, ведь если показать какую страшную цену войны платит Донбасс и РФ за путинскую авантюру, если увидят это бесконечную череду одурманенных и подкупленных Кремлем мертвых голов, то даже у самых оголтелых почитателей Киселева что-то шевельнется в душе», — написал Бутусов.
Как отмечают на сайте сепаратистов, новая часть погоста, которую в народе уже называют «дэнээровским кладбищем», или официально — «Аллеей Славы», затерялась в тыловом Пролетарском районе Донецка. «Военный некрополь» появился после первых боев за аэропорт и разрастается ежедневно, подминая под себя бескрайнее поле. Сюда везут небольшую часть погибших бойцов, но масштаба утрат достаточно, чтобы кладбище уверенно ползло к горизонту…

Яндекс.Директ
Эксклюзивные новости ДонбассаЧитайте оперативные новости наших спецкоров Донбасса на nation-news.ru!nation-news.ruАдрес и телефонПерейтиСкрыть объявление
Спасибо. Объявление скрыто.


«И главный вопрос возникне «А ведь следующим стану могу стать я? А может война-то — проиграна? Может и нет никакого «хитрого плана», а есть только «хреновый план»? И вот чтобы не было таких вопросов, до сих пор в «ЛДНР» засекречиваются все потери, не ведется учет жертв, не установлены льготы, не признаны права убитых наемников. А надгробия — демаскирующий признак — чем быстрее дожди эти холмики размоют, тем быстрее все это забудется, как страшный сон. За всю послевоенную историю СССР, который запускал ракеты в космос, не удосужился разыскать и захоронить миллионы своих солдат. На костях погибших вели стройки пятилетки, строили города, мертвые тела на полях распахивали, словно удобрения. В расход», — говорится в сообщении Бутусова.
Журналист отмечает, что Украина гордится своими павшими героями, и плачет за каждым: «Мы переживаем историю войны, анализируем и исправляем ошибки. А Путин зарывает своих наемников под кличками, номерами без славы и признания, специально, чтобы никто не знал, где эти могилы, и никто сюда не ходил — так как будто РФ на Донбассе хоронит не людей, а животных…»
«Но сколько бы ни тратил Кремль на войны, парады, ракеты, космодромы, балеты, концерты и блокбастеры, — но это всего лишь деньги. А главный признак культуры и цивилизации — это отношение к человеку. Это жизнь человеческая — самая великая ценность, и самое дорогое достояние своей страны, которая выше любой показухи и политических амбиций», — подчеркнул он.


Фото — evitadn.ru






avatar
Александр

Messages : 5367
Date d'inscription : 23/03/2010
Localisation : Leuven, België

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Александр le Mar 10 Mai - 12:12

Les perspectives politiques et militaires des accords de Minsk 2



Un an après la signature des accords de Minsk 2, le 15 février 2015, la guerre dans le Donbass ukrainien se dirige inexorablement vers l’impasse tant militaire que diplomatique. Au niveau militaire, le conflit oscille entre gel des positions et fluidité provoquée par les violations permanentes du cessez-le-feu le long de la ligne de contact avec les « Républiques » séparatistes de Donetsk et de Lougansk. Au niveau diplomatique, l’Ukraine et la Russie sont retranchées dans des contradictions insolubles et des interprétations divergentes quant à l’application des accords de Minsk 2. Le règlement du conflit bute aujourd’hui principalement sur d’épineux problèmes politiques, à savoir la mise en place d’un « statut spécial » pour le Donbass et l’organisation d’élections locales. Sans l’intervention d’acteurs extérieurs, la situation pourrait rester bloquée de nombreuses années, avec le risque de voir les territoires séparatistes se transformer en enclave morte au sein de l’Ukraine.
 

Un peu plus d’un an après la signature des accords de Minsk 2, le 12 février 2015, par l’Ukraine, la Russie, la France et l’Allemagne, force est de constater que le règlement du conflit est dans l’impasse. Après l’échec de nombreux tours de négociation, Kiev et Moscou sont aujourd’hui retranchés dans des contradictions insolubles et des interprétations divergentes quant à l’application des accords. Sur le front, le cessez-le-feu n’est pas respecté et les échanges de tirs sont constants des deux côtés de la ligne de contact entre l’Ukraine et le Donbass séparatiste.

Il est par conséquent important de faire un état des lieux des blocages politiques et militaires relatifs aux accords de Minsk 2. Comment évolue la situation militaire sur le terrain entre l’Ukraine et les « Républiques Populaires » de Donetsk (RPD) et Lougansk (RPL) ? Du point de vue politique, quels sont les points d’échauffement entre Kiev et Moscou et quelles sont les possibles évolutions de ce qui risque de devenir, à terme, un « conflit gelé » aux portes de l’Europe ?

Une ligne de front militairement instable

Les positions militaires restent inchangées le long de la ligne de contact entre les deux parties au conflit depuis la bataille de Debalsteve mi-février 2015


La fermeture de la saillie de Debalsteve, juste après la signature des accords de Minsk 2, marque la dernière opération militaire d’envergure menée par les forces séparatistes et a provoqué la fixation de la ligne de front sur les positions actuelles.
: la phase active des combats s’est progressivement transformée en guerre de position et de tranchées. Des provocations – prenant la forme de tirs au fusil automatique et de tirs d’artillerie ciblés


Notamment des tirs au mortier et à l’arme lourde (120 mm et 82 mm), armes censées avoir été retirées de la ligne de contact par les forces séparatistes depuis la signature des accords de Minsk 2.
– sont enregistrées chaque jour et concentrées sur des points de passage du front désormais « habituels »


Points de passage de l’armée ukrainienne à Trotskye, Opytne, Makiivka, Mariinka, Zaitseve, Gorlivka, Mayorsk, etc. aux alentours de Donetsk, là où est concentrée la majeure partie des troupes ukrainiennes.
dans le secteur de Donetsk.


Sans pour autant chercher à provoquer une reprise des hostilités, les tirs des séparatistes répondent à l’impératif tactique de maintenir une tension militaire contrôlée et calibrée le long de la ligne de contact mais sans escalade majeure de la violence. Ceci offre d’une part l’avantage de forcer les troupes ukrainiennes à réciproquer par les armes, piège que les séparatistes peuvent ensuite utiliser contre Kiev en le blâmant pour non-respect du cessez-le-feu. D’autre part, cette tactique permet de détourner l’attention de Kiev des réformes et d’épuiser l’Ukraine militairement et économiquement, tout en cherchant à affaiblir les demandes et les revendications ukrainiennes dans le cadre des négociations du Groupe de Minsk.

Il est toutefois important de faire la différence entre les tirs ciblés entre les forces rebelles et l’armée ukrainienne et les autres échanges de coups de feu provoqués par l’usure du conflit


Usure à la fois psychologique côté ukrainien et éthylique côté séparatiste.
et les règlements de compte entre groupes criminels se livrant à des trafics illégaux de part et d’autre de la ligne de contact


Ces trafics très lucratifs, principalement de drogues, de charbon et de métaux, sont d’ailleurs l’une des sources principales de revenus pour les bataillons armés des « Républiques Populaires ».
. Si tous les tirs sont comptabilisés de la même manière par l’OSCE et l’armée ukrainienne, leur nature est pourtant fortement différente d’une situation à l’autre. Face à cela, l’OSCE, dont la Mission Spéciale est en charge du suivi de l’application du cessez-le-feu et du retrait des armes lourdes, est très limitée dans son action et n’est pas en mesure d’accéder à l’intégralité des territoires sécessionnistes, et au final incapable de mener à bien sa mission de contrôle objectif du retrait effectif.


En plus des tentatives permanentes de déstabilisation par les forces séparatistes, des éléments affiliés aux forces de sécurité russes


Principalement des unités du renseignement militaire (GRU) et des services de sécurité (FSB). A cela s’ajouteraient entre 6 000 et 9 000 « troupes » russes (contractuels et membres de bataillons de volontaires) présentes sur le territoire de la RPD et de la RPL.
se livrent à des opérations sur le territoire des « Républiques » de Donetsk et de Lougansk. Au-delà de la nécessaire appropriation tactique de ces territoires et de leur rationalisation militaire, les forces armées russes se livrent directement à des opérations sur le front. En effet, des petits groupes d’infanterie russe réalisent régulièrement des tentatives d’incursion en territoire ukrainien, autant de « tests » de reconnaissance, d’appréciation de la solidité du front et de la réaction des forces ukrainiennes ou encore de la possibilité de passage éventuel de blindés. Ces actions sont aujourd’hui concentrées essentiellement dans le secteur de Donetsk, et notamment en direction de Marioupol, entre les localités de Kominternovo et Krasnoarmiisk. Les dernières violations du cessez-le-feu enregistrées ces derniers mois, toutes concentrées sur les mêmes points de passage dans le secteur de Donetsk, permettent à Moscou d’élargir sa zone de contrôle le long de la ligne de front et d’ainsi tester in situ les réactions des troupes ukrainiennes.


Ces derniers mois, la montée en gamme des équipements militaires de surveillance et d’interception fournis par Moscou (station de brouillage dernier cri


« Ground-based Battlefield Surveillance Radar Station ‘Leopard’ Spotted in Donbas », Inform Napalm, 25 avril 2016.
, drones, etc.) aux séparatistes atteste d’ailleurs de l’acceptation par le Kremlin du gel des positions militaires le long de la ligne de contact. A noter que les équipements de surveillance russe pourront aussi bien être utilisés par les formateurs du FSB et le GRU pour contrôler les mouvements et les actions des forces séparatistes.

Un conflit réellement gelé ?

Par le biais d’une « diplomatie de la zone grise »


Mathieu Boulègue, « La recomposition de « l'étranger proche » à la lumière des événements en Ukraine », Notes de la FRS, Fondation pour la recherche stratégique, note n°17/15, 30 juillet 2015.
, la Russie est parvenue à transformer le Donbass en une zone de guerre dont la définition tant sémantique que conceptuelle est problématique. En effet, si on peut parler d’un conflit en phase de « gel », la ligne de contact conserve une certaine fluidité. De la même manière, si les positions militaires sont « gelées », la guerre de basse intensité se change peu à peu en une guerre d’attrition


Les positions militaires restent inchangées depuis plus d’un an, de même que la plupart des officiers supérieurs présents sur le front côté ukrainien. Le phénomène d’attrition se retrouve également dans les négociations politiques dans le cadre de Minsk, avec en arrière-plan une certaine « fatigue de l’Ukraine » (voir infra), ainsi qu’au niveau économique et social dans l’ensemble du pays. L’effort de guerre reste très présent et visible mais de moins en moins soutenu par la population.
. Le Donbass séparatiste est désormais une zone tampon militairement instable et volontairement maintenue en l’état. La situation dans le Donbass ressemble aujourd’hui de plus en plus à celle de la Transnistrie, tant sur le plan politique (séparation de fait entre les territoires) qu’en matière économique et sociale


Matthew Rojansky, « An Enduring Confrontation », in Paul J. Saunders (ed.), The United States and Russia after the Ukraine Crisis: Three Scenarios, Center for the National Interest, 2015.
. Le rôle de la Russie, entre instrumentalisation du territoire et aide directe à la survie des entités séparatistes, est également relativement similaire. En effet, la guerre dans l’Est de l’Ukraine a été créée et entretenue artificiellement de l’extérieur, la Russie ayant une responsabilité totale dans le maintien actuel du conflit. Ceci est d’autant plus commode pour le Kremlin que la Russie utilise toujours la rhétorique de la « réfutabilité plausible » quant à la présence de ses troupes sur le territoire du Donbass occupé – ce qui implique qu’elle ne soit (officiellement du moins) considérée ni comme un agresseur direct ni comme partie au conflit.

Il faudrait alors parler de « conservation du conflit » pour désigner la guerre dans le Donbass


Vladimir Socor, « Conserved Conflict: Russia’s Pattern in Ukraine’s East », Eurasia Daily Monitor, 17 décembre 2015.
, où une situation de « ni paix, ni guerre » l’emporte sur le terrain en faveur des forces séparatistes et de Moscou. Dans ce cadre, la Russie dispose du monopole de la gradation de la violence et des hostilités (escalation dominance).

Toutefois, il serait faux de croire que la Russie contrôle l’intégralité de la vie politique et sécuritaire dans les entités séparatistes : si Moscou conserve son emprise sur le leadership, la représentation politique dans le cadre des groupes de travail de Minsk et les structures militaires primaires au sein des « Républiques Populaires », les relations entre les bataillons et entre les politiques locaux sont relativement peu supervisées par Moscou, et laissées à la discrétion des « autorités » locales


International Crisis Group, « Russia and the Separatists in Eastern Ukraine », Europe and Central Asia Briefing, n° 79, 5 février 2016.
.

Cette évolution est potentiellement dangereuse pour la Russie, qui doit maintenir le contrôle sur les services de sécurité locaux et ainsi éviter une perte de contrôle sur des pans des territoires séparatistes entre les mains de « seigneurs de guerre » retranchés dans leurs fiefs


Kimberly Marten, « The Security Costs and Benefits of Non-State Militias: The Example of Eastern Ukraine », Russia in Global Affairs, 23 décembre 2015.
. C’est pourquoi les troupes du GRU et du FSB mènent depuis mi-2015 au sein des entités sécessionnistes des opérations de mise au pas des bataillons rebelles ne répondant pas au commandement des troupes de sécurité de l’Intérieur locales (Oplot). Plusieurs assassinats ciblés et autres opérations de « nettoyage » dans les rangs des troupes séparatistes ont ainsi été constatés ces derniers mois


« Nettoyage » du commandement des bataillons « Sparte » et « Somalie » en RPD, assassinats de commandants militaires comme Pavel Dremov, Alexey Mozgovoy, Evgeny Kononov et Alexander Bednov, etc.
.

La dernière (et impressionnante) opération en date a mis en lumière les tentatives avortées du « président » de la RPD, Aleksandr Zakhartchenko, soutenu par Moscou, de reprendre le contrôle de la localité de Yasinovota, fief d’Aleksandr Khodakovsky, le leader du bataillon « Vostok »


« Khodakovskiï zayavil po svoeï vozmojnoï likvidatsii po prikazu Moskvy », Novoe Vremiya, 22 février 2016.
. En dehors de l’appui direct des forces russes, les Oplot ne disposent que de moyens militaires internes relativement limités pour reprendre le contrôle sur les bastions territoriaux des « seigneurs de guerre » locaux, certains étant devenus gênants pour Moscou


Khodakovsky tire ses revenus en grande partie d’un système mafieux organisé autour de la revente du charbon. La localité de Yasinovota, son fief, est un noeud ferroviaire pour le transbordement du charbon extrait des mines contrôlées par les séparatistes et revendues à l’Ukraine.
. Les leaders séparatistes, y compris les têtes politiques, prennent pour leur part de plus en plus conscience qu’ils sont tout sauf indispensables – ce qui contribue à la fuite en avant de la violence interne et à l’explosion de l’économie grise dans la région, auxquelles ils participent. Cette situation est le corollaire d’une paupérisation massive du Donbass, qui ne survit que grâce au développement d’une économie de guerre.

La zone grise du Donbass est victime du phénomène de prédation pour le peu de ressources restantes


Captation des subsides de Moscou, nationalisation de force des entreprises locales, trafics illégaux, réseaux de corruption, etc.
, des guerres de territoires entre les différents bataillons, d’une économie de subsistance et d’une déliquescence institutionnelle totale. La Russie n’a aucun intérêt à reconstruire ou développer le Donbass séparatiste mais au contraire y pratique une politique de démantèlement économique à grande échelle


Entre autres par le biais de la récupération des technologies et du capital humain d’entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien ou encore par une stratégie de la « terre brûlée » (destruction d’usines non productives, inondation des mines, etc.).
visant à rendre le coût de la réhabilitation intolérable pour Kiev.

Minsk 2, un processus hybride propre à une « guerre hybride »

Des divergences d’interprétation
Si la guerre dans le Donbass est en phase de glaciation, le processus de règlement du conflit, incarné par les accords de Minsk 2, l’est tout autant. En effet, depuis février 2015, aucune avancée réelle n’a été observée de part et d’autre de la ligne de démarcation entre l’Ukraine d’un côté et les entités séparatistes et la Russie de l’autre. Après plusieurs mois de négociations infructueuses, le dialogue est complètement bloqué, sans espoir réel de déblocage du fait des positions maximalistes et peu enclines au compromis de l’Ukraine et de la Russie. Le coeur du problème réside dans l’interprétation divergente entre Kiev et Moscou de ce que doit être la séquence d’application des clauses militaires (respect entier du cessez-le-feu, retrait des troupes et des armes lourdes, échanges de prisonniers, etc.) et des clauses politiques (principalement élections locales et « statut spécial »).

L’Ukraine insiste sur une interprétation avant tout militaire de Minsk 2 comme condition du séquençage politique : pour Kiev, les élections dans le Donbass ne pourront être organisées que si les conditions sécuritaires sur le terrain sont remplies. La diplomatie ukrainienne estime également que les conditions politiques proposées par Minsk 2 violent la loi ukrainienne – notamment la reconnaissance de facto des entités séparatistes


La création d’un « statut spécial » pour le Donbass séparatiste implique une telle reconnaissance de facto, de même que son inscription dans la Constitution ukrainienne et que l’organisation d’un scrutin local par le biais d’une loi électorale séparée.
– et que malgré les efforts de Kiev pour trouver des solutions, les représentants séparatistes ne proposent pas d’avancées constructives.

A l’inverse, la Russie souhaite un règlement d’abord politique du conflit entre Kiev et les « autorités » du Donbass


Moscou ne s’estime pas partie au conflit mais seulement médiateur dans le cadre Minsk 2.
: selon Moscou, les élections locales et le vote du « statut spécial » pour les régions sécessionnistes sont des préconditions à la stabilisation sécuritaire. Le Kremlin déplore également que les « Républiques populaires » ne soient officiellement représentées ni dans le Groupe de Contact


Les représentants des « Républiques Populaires » sont en revanche présents au sein des quatre groupes de travail trilatéraux dans le Groupe de Contact de l’OSCE.
, ni à la Rada ukrainienne. Enfin, la diplomatie russe reproche à l’Ukraine de « jouer la montre » (non sans raison) en repoussant juridiquement le vote de la loi sur le « statut spécial » et la réforme constitutionnelle sur la décentralisation.


[th]Etape[/th][th]Séquençage russe[/th][th]Séquençage ukrainien[/th]
1Application de la loi d’amnistie générale en RPD/RPLCessez-le-feu complet sur une période prolongée et constaté par l’OSCE
2Négociation et validation avec la RPD/RPL d’une loi électorale spécialeRetrait des troupes illégales et des armes lourdes de RPD/RPL sous la supervision de l’OSCE
3Validation du résultat des élections locales par KievEchanges de prisonniers
4Application de la loi sur le « statut spécial » et son inscription dans la Constitution ukrainienneRestauration du contrôle de la frontière aux forces armées ukrainiennes
5Ensuite seulement application des clauses militairesEnsuite seulement application des clauses politiques
DemandesReprésentation des RPD/RPL dans le Groupe de Contact de MinskAccroître le nombre d’acteurs présents dont Etats-Unis, Turquie et Pologne
Faute d’avancées réelles, la communauté internationale a progressivement fait le deuil du respect total du cessez-le-feu et des clauses militaires de Minsk 2, au risque de pencher inexorablement vers l’interprétation politique (et donc russe) des accords de février 2015 au détriment des clauses militaires. Ceci afin d’éviter l’échec total des négociations, quitte à pousser l’Ukraine à encore plus de compromis quant au respect de son intégrité territoriale et l’inviolabilité de ses frontières. Sur le papier, les jalons posés par Minsk 2 impliquent que la souveraineté étatique de l’Ukraine soit désormais conditionnelle à l’application des clauses politiques de l’accord de février 2015, et par conséquent négociable selon les efforts fournis par Kiev. Cet état de fait renforce la position russe dans le conflit, notamment sa volonté de faire appliquer sa propre interprétation des accords de Minsk 2 à l’Ukraine tout en lui faisant porter la responsabilité des échecs diplomatiques successifs.

La création de solutions alternatives

Les chancelleries occidentales, en lien avec Moscou, se sont efforcées, depuis l’été 2015 et sans succès à ce jour, de trouver des solutions « alternatives » aux blocages répétés dans le règlement du conflit. Le 2 octobre 2015, un sommet organisé à l’Élysée posait sur la table des négociations le « plan Morel »


Benoît Vitkine, « Ukraine : le sommet de Paris acte le report de l’application des accords de Minsk », Le Monde, 2 octobre 2015.
, feuille de route prévoyant la mise en place d’une séquence d’implémentation des clauses politiques et militaires des accords de Minsk 2


Comprendre faire passer les clauses politiques avant les clauses militaires, donc une interprétation proche de celle de la Russie.
. Le projet a été rejeté par Kiev du fait qu’il envisageait, dans le cadre des élections locales, le vote d’une loi spéciale séparée du droit ukrainien et réalisée en consultation avec les « autorités » séparatistes – ce qui n’était pas prévu par le texte signé en février 2015. Les préconditions politiques du « plan Morel », intenables pour Kiev, auraient provoqué la reconnaissance de facto de l’existence des « Républiques Populaires » sous un vernis légaliste et électoral. De plus, la « fabrication » d’une nouvelle loi électorale sous la supervision des représentants séparatistes (donc sous la supervision de Moscou) pose d’évidents problèmes…


Début 2016, la « formule Steinmeier », inau-gurée par le ministre des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier dans le cadre de groupe de travail politique trilatéral de l’OSCE, représente le dernier effort en date, depuis avorté, en vue d’un déblocage de l’impasse diplomatique. Cette formule purement politique prévoyait l’organisation rapide d’élections locales dans les « Républiques » séparatistes et validées par l’OSCE ainsi que le passage puis l’inscription de la loi sur le « statut spécial » dans la Constitution ukrainienne – proposition complètement inacceptable pour Kiev.

Face au gênant mais grandissant phénomène de « fatigue » de l’Ukraine en Occident, Washington et Moscou ont, depuis le prin-temps 2015, organisé des réunions bilatérales pour tenter de trouver un terrain d’entente, en laissant de fait Kiev à la marge des discussions. Cette diplomatie parallèle s’est illustrée notamment par le biais de la courroie diplomatique créée dès avril 2015 entre la sous-secrétaire d’Etat américaine Victoria Nuland et le vice-ministre russe des Affaires étran-gères Grigory Karasin. La courroie parallèle américano-russe a évolué en début d’année 2016 avec l’arrivée de Vladislav Sourkov, idéologue du Kremlin et proche du président Poutine : les deux officiels s’étaient rencontrés mi-janvier 2016 pour aborder le règlement du conflit dans le Donbass au cours de plusieurs heures de discussions jugées par les parties « constructives et utiles »


« Top U.S., Kremlin Officials Meet for Ukraine Talks near Kaliningrad », Radio Liberty/Radio Free Europe, 15 janvier 2016.
.

D’épineux problèmes politiques à résoudre

En plus des divergences d’interprétation du séquençage des accords de Minsk 2, l’Ukraine et la Russie diffèrent quant au contenu des deux dossiers politiques (faute de discuter des clauses militaires) les plus épineux : la loi sur le « statut spécial » et l’organisation d’élec-tions locales dans les territoires séparatistes.

La loi sur le « statut spécial » était prévue dans les accords de Minsk 2 (Article 4) mais son interprétation implique désormais la reconnaissance au niveau légal des « Répu-bliques Populaires » comme des entités séparées du reste du territoire national ukrainien. L’Occident, au travers aussi bien du « plan Morel » que de la « formule Steinmeier », pousse même pour sa reconnaissance constitutionnelle (ce qui n’était pas prévu par Minsk 2). Au regard de ces préconditions politiques jugées inacceptables, Kiev a volontairement indexé le passage de la loi sur le « statut spécial » à la réussite de la réforme constitutionnelle sur la décentralisation de l’État. Choix judicieux puisque ce dossier est constamment retardé par des moyens juridiques et légalistes, faute de mieux pour gagner du temps


La seconde lecture de la loi de décentralisation a été retardée début 2016 par la saisine de la Cour constitutionnelle au sujet d’une obscure interprétation du sens de l’Article 155 de la Constitution. Légalement, la Rada pourra potentiellement voter la loi avant la fin de la prochaine session du Parlement fin juillet 2016.
. Si la décentralisation est jugée comme une réforme nécessaire à l’État ukrainien, il nécessite l’approbation de 300 parlementaires, une majorité dont la Rada, en pleine crise politique, ne dispose pas. Dans l’impasse, la prochaine étape devrait porter sur les tentatives russes – implicitement soutenues par l’Occident – de créer un « statut spécial » permanent par le biais de la reconnaissance électorale à l’issue d’un éventuel scrutin local.

La tenue d’élections dans les territoires rebelles est un épineux dossier soutenu par la communauté internationale et la Russie au détriment de Kiev. Si tout le monde s’accorde sur leur nécessité (ne serait-ce que pour débloquer le processus de Minsk), Kiev et Moscou ont là encore des divergences d’intérêt quant à leur organisation. Le Kremlin, en lien avec les dernières propositions occidentales, demande à l’Ukraine de négocier directement avec les « autorités » séparatistes dans le but de créer une nouvelle loi électorale spéciale, sorte de texte hybride prenant en compte les considérations des « Républiques » rebelles et reconnaissant qui plus est de facto l’existence légale des entités, tout cela validé par le sceau de l’OSCE. Pendant ce temps, les « autorités » séparatistes proposent invariablement des dates, complètement fictives et sans cesse repoussées


« Date of Elections in the So-Called Donetsk People's Republic Moved to July 24 », UA Wire, 20 avril 2015.
, pour la tenue du scrutin local.

A l’inverse, Kiev estime que les élections locales ne pourront se dérouler que lorsque des conditions sécuritaires strictes seront remplies


Respect intégral du cessez-le-feu, retrait total des troupes séparatistes et des armes lourdes, restitution du contrôle de la frontière aux forces armées ukrainiennes.
. A cela s’ajoutent les conditions poli-tiques que les déplacés internes puissent voter, que les représentants séparatistes ne bénéficient pas d’une loi d’amnistie pré-électorale et que la compétition politique soit assurée pour tous les partis politiques ukrainiens


Ce point, improbable aujourd’hui, envisage que les candidats des partis représentés en Ukraine puissent faire campagne librement et soient accompagnés par les médias nationaux et des observateurs.
. Devant ces positions difficilement conciliables, la communauté inter-nationale pourrait être tentée de forcer l’organisation des élections locales avec des standards démocratiques revus à la baisse.

Ces dernières semaines, Moscou et Kiev semblent avoir avancé vers l’éventuel déploiement d’une mission de police internationale armée sur le territoire des « Républiques » de Donetsk et de Lougansk et placée sous mandat de l’OSCE. Cette force serait en charge d’assurer la sécurité du scrutin local et de protéger les candidats et les observateurs. Toutefois, le contenu et le mandat exacts de cette force de police sont autant de sources de querelles supplémentaires entre l’Ukraine et la Russie : alors que le Kremlin aurait donné son accord pour une présence temporaire et limitée


« Russia 'Backs Deployment of OSCE Armed Police Mission to Donbas' », Kyiv Post, 25 avril 2016.
, Kiev souhaite la mise en place d’une mission élargie.


Quelles évolutions possibles pour le Donbass ?

Compte tenu des positions intransigeantes de l’Ukraine et de la Russie, seul un facteur exogène serait en mesure de débloquer la situation et de dépasser les échecs diplo-matiques répétés dans le cadre des accords de Minsk 2. En ce sens, la décision d’avancer (ou non) dans les prochains mois viendra probablement de Moscou : plusieurs signaux faibles quant à l’évolution du dossier sont d’ailleurs détectables, preuve de l’adaptabilité de la stratégie russe vis-à-vis de l’existence et de la survie du Donbass séparatiste.

Rattrapée par les réalités économiques et face à l’impossibilité de maintenir plusieurs fronts ouverts (Crimée, sauvegarde de l’économie nationale, etc.), la Russie pourrait être amenée à devoir abandonner le Donbass. La majeure partie des sanctions internationales contre la Russie étant indexée au respect des accords de Minsk 2, le constat de la nécessité de se débarrasser des régions rebelles serait né du fait que le maintien des entités séparatistes est devenu contre-productif pour le Kremlin, lui imposant de lâcher du lest vis-à-vis du Donbass et de trouver une issue politique négociée envisageant un retour des territoires rebelles à l’Ukraine. A l’inverse, Kiev aurait besoin de capitaliser sur une « victoire » politique, faute de pouvoir récupérer la Crimée et réaliser des réformes profondes. Le Donbass deviendrait alors le plus petit dénominateur commun dans la résolution du conflit entre les deux États.

La position russe est aujourd’hui concentrée sur la priorité d’organiser des élections locales, premier pas vers le règlement politique du conflit et le retour éventuel du Donbass à l’Ukraine.
L’option la plus plausible serait que le Kremlin rende le contrôle juridique et territorial des « Républiques » au gouvernement ukrainien sous la forme d’un statut d’autonomie avancée, proche de la situation au Kosovo avant la déclaration d’indépendance de 2008. Reste que leur réintégration au sein de l’Ukraine serait beaucoup moins claire dans les faits, et notamment concernant le contrôle de la frontière.
Cette « option Kosovo »


Timothy Ash, « Is Ukraine-Russian Peace Deal Brewing behind the Scenes? », Kyiv Post, 18 janvier 2016.
serait d’autant plus avantageuse pour le Kremlin que le coût de la réintégration et de la réhabilitation du Donbass serait pris en charge par Kiev (et donc ultimement par les impôts européens et les prêts internationaux). C’est aussi Kiev qui hériterait des problèmes politiques locaux et de la prise en charge de la réappropriation territoriale de la région. Rendre le contrôle effectif du Donbass à l’Ukraine reviendrait par conséquent à offrir un « cadeau empoisonné » à Kiev, dans la continuité de la stratégie russe de déstabilisation de l’Ukraine. Aussi, le conflit à l’Est étant considéré comme politiquement « réglé », la Russie s’estimerait en droit d’attendre une levée des sanctions internationales.


De fait, de nouveaux négociateurs russes sont apparus sur le devant de la scène diplo-matique début 2016 : Boris Gryzlov, ancien président de la Douma d’Etat et membre du Conseil de Sécurité de la Fédération de Russie, comme représentant russe pour le Groupe de Minsk, et Dmitri Kozak, ancien envoyé spécial pour le Nord Caucase et initiateur du « mémorandum Kozak » pour la Transnistrie, comme représentant auprès des « Répu-bliques » du Donbass. Ces deux nominations ne sont pas intervenues par hasard : les deux hommes sont proches du président Poutine, et il est espéré que leur expérience dans la gestion de crise leur permettra de trouver des terrains d’entente avec Kiev concernant l’organisation des élections locales et de briser les velléités des « autorités » séparatistes


Anders Åslund, « New Russian Management of the Donbas Signifies Putin May Be Ready to Negotiate », Atlantic Council, 4 janvier 2016.
.

Côté ukrainien, plusieurs propositions contradictoires circulent pour tenter de débloquer le volet politique des négociations. D’un côté, le « plan Medvedchuk », du nom de l’oligarque ukrainien proche de Moscou Viktor Medvedchuk, propose d’offrir la gouvernance des entités séparatistes à des leaders « acceptables » par l’Ukraine et la Russie – à savoir les oligarques Rinat Akhmetov et Yuriy Boiko


« Poroshenko Shows Interest in 'Medvedchuk's Plan' to Set up Administrations in Donbas Led by Akhmetov, Boiko », Interfax, 12 février 2016.
. De l’autre, le Bloc d’Opposition pousserait pour la création dans le Donbass séparatiste d’une « association territoriale inter-régionale » (MTO) au sein du territoire ukrainien avec un système administratif indépendant


« V oppozitsionnom bloke predlagaiout sozdat’ nekoe ‘MTODonbass’ », Comitet.su, 29 mars 2016.
, ce qui reviendrait à une fédéralisation formelle du pays. Il est probable qu’aucun de ces projets ne sera appliqué mais leur existence continue de polluer le débat politique interne.

Pour Kiev, une solution serait de transférer le « cadeau empoisonné » à Moscou, du moins temporairement, en forçant la reconnaissance légale du « gel » du conflit par le biais d’une loi sur les territoires occupés. Une évolution peu souhaitable vue de Moscou, qui n’a aucun intérêt à reconnaître le conflit comme gelé, avec le risque attaché d’avoir indéfiniment à sa charge le poids mort du Donbass.

Conclusion

Sans l’intervention résolue d’acteurs exté-rieurs, l’inextricable situation dans laquelle se trouve aujourd’hui l’Ukraine au sujet du Donbass pourra encore continuer pendant de nombreuses années, au risque de voir les territoires séparatistes devenir progressi-vement une enclave morte au sein de ce pays, empoisonnant les perspectives d’intégration européenne et dans l’OTAN de Kiev. Reste à savoir si le Donbass entrera dans les manuels de géopolitique comme un énième « conflit gelé » dans l’espace post-soviétique, dans une catégorie certes à part, mais au même titre que l’Abkhazie, l’Ossétie du Sud, la Transnistrie ou le Haut-Karabakh. Ce faisant, la Russie sera parvenue à imposer un nouveau précédent en termes de pratiques internationales, dont l’éventuelle reproductibilité pourrait devenir problématique pour les frontières de l’Europe et de l’OTAN.

Télécharger au format PDF
avatar
Александр

Messages : 5367
Date d'inscription : 23/03/2010
Localisation : Leuven, België

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 6 sur 40 Précédent  1 ... 5, 6, 7 ... 23 ... 40  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum