En turquie

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Message  Caduce62 le Mer 10 Aoû - 0:34

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Re: En turquie

Message  Thuramir le Mer 10 Aoû - 7:13

Selon les articles de presse parus suite à la visite d'Erdogan en Russie, la Turquie devait impérativement renouer ses relations avec la Russie pour rendre du souffle à son économie exsangue et sortir de son isolement diplomatique. 

C'est un échange de bons procédés en somme, de la bonne vieille géopolitique s'asseyant sur les principes de droit international. Twisted Evil
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Message  Александр le Mer 10 Aoû - 8:20

Le hic, et ils l'ont rapplelé aux infos de la RTBF hier, le rapprochement avec la Russie signifie un éloignement de l'UE et de ses euros).
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Re: En turquie

Message  Thuramir le Jeu 11 Aoû - 7:48

Александр a écrit:Le hic, et ils l'ont rapplelé aux infos de la RTBF hier, le rapprochement avec la Russie signifie un éloignement de l'UE et de ses euros).

D'après les articles parus, la Turquie y gagnerait de toute manière au change dans son économie globale, car elle ne se fait guère d'illusions sur son avenir avec l'UE, les déclarations drapées d'orgueil des dirigeants turcs ne laissant d'ailleurs guère de doutes sur cette question.
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Re: En turquie

Message  Caduce62 le Mar 11 Oct - 9:32

La Russie et la Turquie signent le projet Turkstream, gazoduc sous la mer Noire

Poutine et Erdogan sont tombés d’accord sur les termes du projet, scellant leur réconciliation après une grave crise diplomatique née de la destruction par l’aviation turque d’un bombardier russe.

Le Monde.fr avec AFP | 10.10.2016 à 19h56 • Mis à jour le 10.10.2016 à 20h54

C’est un projet énergétique majeur. La Russie et la Turquie ont signé, lundi 10 octobre, un accord sur la réalisation du projet de gazoduc TurkStream pour acheminer du gaz russe à l’Europe sous la mer Noire, selon des journalistes présents sur place.

Au terme de plus d’une heure et quarante minutes d’entretien, les dirigeants russe, Vladimir Poutine, et turc, Recep Tayyip Erdogan, sont tombés d’accord sur les termes du projet, scellant leur réconciliation après une grave crise diplomatique née de la destruction par l’aviation turque d’un bombardier russe survolant la frontière syro-turque en novembre 2015.
Le projet TurkStream avait été rendu public fin 2014 en même temps que l’abandon, en pleine crise ukrainienne, du projet South Stream par la Mer Noire, bloqué par l’Union européenne.

L’accord signé « prévoit la construction de deux conduites » qui formeront ce gazoduc sous la mer Noire, a dit à la presse le PDG de Gazprom Alexeï Miller. « La capacité de chacune de ces conduites est de 15,75 milliards de mètres cubes de gaz par an », a-t-il précisé.

Cette signature du projet entre les ministres de l’énergie de chacun des pays, sous l’œil de MM. Poutine et Erdogan, est survenue lundi soir, quelques heures après le début du 23e congrès mondial de l’énergie organisé à Istanbul, à l’occasion duquel le chef de l’Etat russe faisait sa première visite en Turquie depuis la réconciliation bilatérale.

L’entretien entre les deux présidents est le troisième depuis que Moscou et Ankara ont décidé fin juin de normaliser leurs relations, mais le premier en Turquie. « Je fais entièrement confiance au processus de normalisation des relations entamé entre la Turquie et la Russie », a déclaré pendant une conférence de presse commune M. Erdogan.

En dépit de leur récent rapprochement, Russes et Turcs s’opposent toujours fermement sur le dossier syrien : les premiers sont des alliés de premier plan du régime du président Bachar al-Assad, alors que les seconds appuient la rébellion qui veut le chasser du pouvoir.
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Re: En turquie

Message  Александр le Mar 11 Oct - 9:39

Hier, je voyais que Erdogan avait fait une belle envolée: "La Russie n'est pas l'amie de la Turquie. Parce que la Turquie n'a pas d'amis" Laughing
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Re: En turquie

Message  Caduce62 le Ven 10 Mar - 13:58

Les russes n'ont pas de chance en Turquie  Cool 

AFP, publié le vendredi 10 mars 2017 à 12h42
Turquie: 5 morts dont des Russes dans le crash d'un hélicoptère à Istanbul

Au moins cinq personnes sont mortes lorsqu'un hélicoptère s'est écrasé vendredi à Istanbul avec sept passagers à bord, dont quatre Russes, ont rapporté les médias turcs, ajoutant que l'accident était vraisemblablement dû à une mauvaise visibilité.

"D'après les premières constatations, cinq personnes sont mortes", a déclaré le gouverneur d'Istanbul Vasip Sahin, interrogé par les télévisions turques sur le lieu de l'incident, ajoutant que l'appareil, de type Sikorsky S-76, avait décollé de l'aéroport international Atatürk.

Quatre Russes et un dirigeant du conglomérat Eczacibasi se trouvaient à bord de l'hélicoptère, a indiqué son président, Bülent Eczacibasi. "Il y avait l'un de nos dirigeants (...) et des invités russes, quatre", en plus des deux pilotes, a-t-il dit.

Le sort des deux autres personnes n'était pas connu dans l'immédiat. Des équipes de secours procédaient à des recherches dans le secteur, selon les images diffusées par les chaînes d'information. L'incident s'est produit à Büyükçekmece, dans l'ouest d'Istanbul.

Si les causes de la chute de l'appareil n'ont pas encore été officiellement déterminées, des témoins cités par les médias turcs affirment que l'hélicoptère a heurté une ancienne tour de télévision, et s'est disloqué sous l'impact avant de tomber.

La ville d'Istanbul a été enveloppée dans une épaisse couche de brouillard au cours des derniers jours et la visibilité dans cette zone était fortement réduite.

De nombreuses ambulances et des camions de pompiers ont été dépêchés sur les lieux, selon les médias turcs, qui montraient une épaisse colonne de fumée s'élever du site.
L'autoroute E5, où des morceaux de l'épave du Sikorsky sont tombés, a été fermée à la circulation dans les deux sens, selon l'agence de presse progouvernementale Anadolu.

Personne au sol ne semblait avoir été affecté par le crash de l'appareil, selon le maire de la municipalité de Büyükçekmece, Hasan Akgün.
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Re: En turquie

Message  Thuramir le Dim 12 Mar - 11:24

Il ne fait plus guère de doute que l'évolution politique en Turquie, et les vives tensions qui sont nées avec certains pays de l'UE et avec la Suisse, annoncent des conséquences économiques et politiques bien plus lourdes que la crise avec la Russie. Le Mussolini ottoman que constitue le dénommé Erdogan ne fait que commencer à causer des problèmes. Le pire est à venir ! 

Pays-Bas: deux ministres turcs refoulés

12 mars 2017
Les Pays-Bas ont expulsé la ministre turque de la Famille, en visite à Rotterdam, quelques heures après avoir empêché la venue du chef de la diplomatie turque qui devait assister dans la ville portuaire à un meeting de soutien au président Erdogan.
En réaction à l?interdiction faite samedi matin à l'avion du ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu de se poser sur le sol néerlandais, Ankara a bouclé ambassade et consulat néerlandais, qualifiant la décision de La Haye de "vestiges du nazisme".
M. Cavusoglu devait assister à un meeting organisé pour la communauté turque à Rotterdam dans le cadre de la campagne du référendum prévu en Turquie le 16 avril sur le renforcement des pouvoirs présidentiels.
Il a en revanche pu atterrir samedi soir dans l'est de la France, à Metz, où il doit participer dimanche à un meeting à l'invitation de la branche lorraine de l'Union des démocrates turcs européens (UETD), qui organise des meetings électoraux pour le parti AKP du président Recep Tayyip Erdogan.
Une source diplomatique française a confirmé que "le ministère des Affaires étrangères a été informé de la venue du ministre" turc, soulignant "le fait que le ministre turc puisse tenir son meeting tient (...) de la liberté de réunion".
- Visite 'irresponsable' -
A Rotterdam, la ministre turque de la Famille, Fatma Betül Sayan Kaya, arrivée par la route depuis Dusseldorf (Allemagne) samedi soir, a été empêchée dans le consulat par la police, qui l'a reconduite à la frontière dans la nuit.
Sa venue a été qualifiée d'"irresponsable" par le gouvernement néerlandais. "Nous avions fait savoir de manière répétée que Mme Kaya n'était pas la bienvenue aux Pays-Bas (...) Mais elle a quand même décidé de faire le voyage", a déploré le gouvernement dans un communiqué.
La ministre "a été expulsée vers le pays d'où elle était venue", a déclaré le maire de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb. Après plusieurs heures de négociations, il s'était révélé "impossible de trouver une solution", a-t-il dit.
"Je ne partirai pas tant que l'on ne m'aura pas permis de rencontrer nos concitoyens ne serait-ce que pour cinq minutes", avait déclaré la ministre.
Près d'un millier de manifestants munis de drapeaux turcs s'étaient rassemblés dans la soirée près du consulat de Turquie à Rotterdam, avant d'être dispersés par les policiers à l'aide de canons à eau.
La visite de M. Cavusoglu à Rotterdam nourrissait les tensions entre les deux pays depuis plusieurs jours, La Haye refusant de cautionner une visite gouvernementale destinée à "mener une campagne politique pour un référendum".
Dans l'après-midi, le président Erdogan a réagi en évoquant des "vestiges du nazisme". Des propos qualifiés de "fous" et "déplacés" par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.
Quelques heures après le refus de La Haye d'accueillir M. Cavusoglu, Ankara a annoncé avoir bloqué les accès à l'ambassade des Pays-Bas à Ankara et au consulat du royaume à Istanbul pour "raisons de sécurité".
"Les résidences du chargé d'affaires de l'ambassade et du consul sont soumises au même traitement", ont précisé des responsables du ministère turc des Affaires étrangères sous le couvert de l'anonymat.
A Istanbul, un millier de personnes environ se sont rassemblées devant le consulat des Pays-Bas, scandant des slogans en soutien à M. Erdogan, a constaté un journaliste de l'AFP.
Selon des images de la chaîne NTV, des manifestants ont jeté des oeufs et des oranges sur l'ambassade néerlandaise à Ankara.
M. Cavusoglu devait également participer dimanche à un rassemblement à Zurich, mais la rencontre a été annulée à la suite du refus de l'hôtel où elle devait avoir lieu, selon la Radio-télévision suisse (RTS).
Le ministre turc avait défié samedi matin les avertissements des autorités néerlandaises en maintenant sa visite prévue à Rotterdam et en les menaçant de "lourdes sanctions" si elles l'empêchaient de venir.
Le gouvernement néerlandais avait fait savoir jeudi son opposition à cette visite, et le meeting avait été annulé dès mercredi par le maire de Rotterdam - au motif de l'indisponibilité du gérant de la salle.
- Elections aux Pays-Bas -
Le ministère turc des Affaires étrangères a convoqué le chargé d'affaires néerlandais à Ankara et lui a signifié que la Turquie "ne souhaite pas que l'ambassadeur néerlandais, actuellement hors du pays, revienne au travail avant quelque temps".
L'exécutif turc misait sur sa campagne en Europe pour toucher la diaspora. Près de 400.000 personnes d'origine turque vivent aux Pays-Bas.
La crise entre les Pays-Bas et la Turquie survient à quelques jours du scrutin législatif néerlandais mercredi, au terme d'une campagne où l'islam a été un thème majeur. Le parti du député anti-islam Geert Wilders est donné en deuxième place par les derniers sondages.
La campagne pro-Erdogan en Europe a également provoqué des tensions avec l'Allemagne, plusieurs villes allemandes ayant annulé des rassemblements pro-Erdogan.
Le président turc a accusé le 5 mars l'Allemagne de "pratiques nazies", des propos qui ont suscité la colère à Berlin et à Bruxelles.
 AFP
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Re: En turquie

Message  Matt le Dim 12 Mar - 11:28

Et qu'a t'il à gagner dans tout ça?  Suspect

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Re: En turquie

Message  Thuramir le Dim 12 Mar - 11:42

Matt a écrit:Et qu'a t'il à gagner dans tout ça?  Suspect
"Il" =le dénommé Erdogan ? Le pouvoir absolu, et la reprise de l'émigration massive des réfugiés vers la Grèce et l'UE, ce qui générera de nouvelles tensions entre les membres de l'UE et de nouvelles tensions internes dans les pays en question. Sans compter qu'avec le Mussolini ottoman, une guerre éventuelle avec ses voisins (la Grèce, Chypre) pour mettre l'UE devant son impuissance militaire n'est pas exclue.
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Re: En turquie

Message  Matt le Dim 12 Mar - 12:50

Le pouvoir absolu, il l'a déjà et il l'a encore renforcé il y a peu.

Une guerre, je n'y crois pas.
En plus, s'il n'y a pas de position européenne sur la défense (comme presque tout du reste), il ne faut pas négliger sa force militaire qui est bien réelle.
La France, la Grande Bretagne n'ont pas que des armées de pacotille. Même l'Allemagne a une armée assez forte.
Bon, je ne parle pas de la Belgique hein.  Very Happy  Wink

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Re: En turquie

Message  Matt le Dim 12 Mar - 17:26

La crise s'envenime entre la Turquie et les Pays-Bas : "Les Pays-Bas en paieront le prix"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan devait prononcer dimanche un discours, en pleine crise entre la Turquie et les Pays-Bas qui avaient refusé la veille d'accueillir le chef de la diplomatie turc Mevlut Cavusoglu, arrivé en France samedi soir.


Manifestant pro Ankara à Rotterdam, le 11 mars 2017 © Reuters

Interdiction d'atterrir aux Pays-Bas pour le ministre turc des Affaires étrangères

Alors que des manifestants ont brièvement remplacé dimanche le drapeau néerlandais par un drapeau turc au consulat des Pays-Bas à Istanbul, bouclé la veille par Ankara, la ministre turque de la Famille Fatma Betül Sayan Kaya, expulsée samedi soir par les Pays-Bas vers l'Allemagne, a dénoncé à son retour en Turquie la conduite "lamentable" des autorités néerlandaises.

Mme Kaya avait tenté samedi soir de se rendre au consulat turc de Rotterdam depuis l'Allemagne pour rencontrer la communauté turque, dans le cadre de la campagne du référendum prévu en Turquie le 16 avril sur le renforcement des pouvoirs présidentiels. C'est également à Rotterdam que voulait se rendre M. Cavusoglu pour un meeting de soutien à M. Erdogan qui avait été annulé par le maire de la ville.

"Nous avons été soumis à un traitement inhumain et immoral", a déclaré à la presse Mme Kaya, accueillie dimanche à l'aéroport Ataturk d'Istanbul par une foule brandissant des drapeaux turcs, "traiter ainsi une femme ministre est lamentable".


Une ministre turque expulsée hors des Pays-Bas depuis Rotterdam


"En tant que ministre détentrice d'un passeport diplomatique, je n'ai pas besoin d'autorisation pour venir rencontrer mes concitoyens à notre consulat, qui est considéré comme territoire turc", a-t-elle ajouté, soulignant: "nous n'avons aucune intention d'interférer dans les affaires intérieures des Pays-Bas". "Nous avons été stoppés à 30 mètres de notre consulat (...) et notre consul n'a pas été autorisé à sortir du bâtiment pour nous rencontrer", a-t-elle encore expliqué, "nous avons été retenus durant des heures".

"Irresponsable"

Dans la nuit, des incidents ont opposé près du consulat turc à Rotterdam un millier de manifestants munis de drapeaux turcs à la police néerlandaise qui a utilisé des canons à eau et des policiers montés sur des chevaux pour les disperser.

La venue de Mme Kaya avait été qualifiée samedi d'"irresponsable" par La Haye. "Nous avions fait savoir de manière répétée que Mme Kaya n'était pas la bienvenue aux Pays-Bas (...) Mais elle a quand même décidé de faire le voyage", a déploré le gouvernement.

Les tensions entre les deux pays étaient déjà croissantes depuis plusieurs jours en raison du projet de visite du ministre turc des Affaires étrangères, La Haye se refusant à cautionner une visite destinée à "mener une campagne politique pour un référendum".

Empêché d'aller aux Pays-Bas, le ministre turc des Affaires étrangères a en revanche pu atterrir samedi soir dans l'est de la France, à Metz, pour participer dimanche à un meeting à l'invitation de la branche lorraine de l'Union des démocrates turcs européens (UETD), qui organise des meetings électoraux pour le parti AKP du président Erdogan. Le meeting devait débuter à 14H00 locales (13H00 GMT).

Le ministre turc devait également participer dimanche à un rassemblement à Zurich mais la rencontre a été annulée à la suite du refus de l'hôtel où elle devait se tenir selon la Radio-télévision suisse (RTS).

Mevlüt Cavusoglu. © Reuters

M. Cavusoglu avait défié samedi matin les avertissements néerlandais en maintenant sa visite et en menaçant de "lourdes sanctions" s'il ne pouvait venir. La Haye a alors interdit à son avion d'atterrir, suscitant la colère du président Erdogan qui a évoqué des "vestiges du nazisme", des propos qualifiés de "fous" et "déplacés" par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Ankara a ensuite bouclé l'ambassade et le consulat néerlandais, ainsi que les résidences du chargé d'affaires de l'ambassade et du consul, pour "raisons de sécurité". Un millier de manifestants se sont rassemblés devant le consulat des Pays-Bas à Istanbul en criant des slogans pro-Erdogan tandis que d'autres manifestants jetaient des oeufs et des oranges sur l'ambassade néerlandaise à Ankara.

Dans une allocution à Istanbul, M. Erdogan a affirmé que le traitement réservé à sa ministre et d'autres responsable turcs en Europe traduisait une montée "du racisme et du fascisme".

"Les Pays-Bas paieront le prix", a-t-il ajouté.

M. Erdogan a en revanche remercié la France pour avoir autorisé une visite de son chef de la diplomatie Mevlut Cavusoglu. "La France n'est pas tombée dans ce piège", a-t-il dit.

Le ministère turc des Affaires étrangères a convoqué samedi le chargé d'affaires néerlandais à Ankara et lui a signifié que la Turquie "ne souhaite pas que l'ambassadeur néerlandais, actuellement hors du pays, revienne au travail avant quelque temps".

La crise entre les Pays-Bas et la Turquie survient à quelques jours du scrutin législatif néerlandais mercredi, au terme d'une campagne où l'islam a été un thème majeur. Le parti du député anti-islam Geert Wilders est donné en deuxième place par les derniers sondages.

La campagne pro-Erdogan en Europe a également provoqué des tensions avec l'Allemagne, plusieurs villes allemandes ayant annulé des rassemblements pro-Erdogan.

Le président turc a accusé le 5 mars l'Allemagne de "pratiques nazies", des propos qui ont suscité la colère à Berlin et à Bruxelles.

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Re: En turquie

Message  Thuramir le Dim 12 Mar - 19:01

Les tensions ne font qu'augmenter et ce n'est que le début :
 
Le Danemark demande au Premier ministre turc de reporter sa visite prévue fin mars
© BELGA
Le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen a "proposé" dimanche à son homologue turc Binali Yildirim de reporter une visite au Danemark prévue fin mars en raison de "l'escalade" entre Ankara et les Pays-Bas.
 
"Une telle visite ne pourrait se tenir en faisant abstraction des attaques actuelles de la Turquie contre les Pays-Bas. J'ai donc proposé à mon collègue turc de reporter notre rencontre", a écrit le chef du gouvernement danois dans un communiqué.
"En temps normal, ce serait un plaisir d'accueillir le Premier ministre Turc Yildirim avec lequel j'ai eu un dialogue franc et constructif le 10 décembre à Ankara", a-t-il ajouté.
M. Rasmussen a souligné que le Danemark "voyait avec une vive préoccupation l'évolution de la Turquie, où les principes démocratiques sont sous forte pression".
Une visite du Premier ministre turc pourrait être perçue comme la manifestation "d'une vision plus complaisante" du Danemark quant à l'évolution politique en Turquie, "ce qui est loin d'être le cas", a-t-il assuré.
La visite officielle de M. Yildirim devait se tenir le 20 mars, selon la radio danoise DR.
La participation de ministres turcs à des meetings visant à promouvoir auprès de la diaspora turque le vote du "oui" lors du référendum du 16 avril sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan a donné lieu ces derniers semaines à des passes d'armes entre Ankara et plusieurs capitales européennes.

M. Erdogan a dénoncé dimanche un comportement rappelant "le nazisme et le fascisme" après l'expulsion par les Pays-Bas d'une ministre turque qui devait participer à un meeting.


Meetings pro-Erdogan - Jambon suit la situation de près et invite à ne pas céder à la panique
Belga
Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon suit la situation de près concernant la tenue éventuelle de meetings sur le sol belge invitant à soutenir la politique du président turc Recep Tayyip Erdogan qui souhaite voir ses pouvoirs renforcés par un referendum organisé le 16 avril prochain. Des meetings de l'AKP, le parti de M. Erdogan, sont organisés dans plusieurs pays européens et une grave crise diplomatique a éclaté avec les Pays-Bas qui ont empêché la venue dans ce cadre, sur leur territoire, du ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu et fait reconduire à la frontière allemande une secrétaire d'Etat turque.
En Belgique, le ministre Jambon dit suivre l'affaire de près et invite à ne pas céder à la panique. Il n'envisage pas d'envoyer une instruction aux bourgmestres comme l'y invite le sp.a. "Mais nous sommes prêts à agir, avec des mots et des actes, si cela s'avère nécessaire", a-t-il fait savoir.
Jeudi à la Chambre, le ministre a rappelé que la loi était claire, laissant aux bourgmestres le soin de prendre des mesures en matière de maintien de l'ordre sur le territoire de leurs communes. Le ministre peut lui-même intervenir s'il dispose d'informations complémentaire, en provenance par exemple de l'OCAM, l'organisation d'analyse de la menace.
Le bourgmestre de Gand Daniel Termont (sp.a) et le président du sp.a John Crombez ont invité le ministre N-VA à publier une instruction aux communes à la suite des échauffourées qui ont émaillé des rassemblements dans la ville de Rotterdam, aux Pays-Bas. Du côté socialiste, on estime qu'une telle instruction permettrait aux bourgmestres de savoir quelles mesures prendre dans l'hypothèse où ils devraient faire face à l'organisation de tels meetings sur le territoire de leurs communes.
"Personne dans ce pays ne souhaite importer la politique turque et tout qui y exerce une quelconque autorité est invité à contrer toute perturbation de l'ordre public et de la sécurité, cela dans les limites de l'Etat de droit", a réagi le cabinet Jambon. "Nous comptons sur les bourgmestres afin qu'ils prennent leurs responsabilités mais nous n'entendons pas les mettre sous tutelle", a-t-il précisé.

Le porte-parole du ministre a ajouté que ce dernier avait eu des contacts intenses ces derniers jours avec le centre fédéral de crise et diverses autorités locales.

On ne peut que donner raison à la droite française. Quelle pluie d'indignation ce serait si la Russie tentait - ou exigeait - de tenir de meetings politiques dans les trois pays baltes, où vivent des minorités russes importantes ! 


France: le meeting du chef de la diplomatie turc critiqué par la droite
Belga
Empêché la veille d'aller aux Pays-Bas, le chef de la diplomatie turque a tenu meeting devant un millier de personnes dimanche à Metz (nord-est de la France), provoquant l'indignation de l'opposition de droite et d'extrême droite française en pleine campagne électorale.
Arrivé à Metz la veille au soir, le ministre turc des Affaires Étrangères, Mevlut Cavusoglu, s'est exprimé au Palais des congrès de la ville à l'invitation d'une association locale.
Dans son allocution, retransmise en directe par des chaînes turques, M. Cavusoglu s'en est pris aux-Pays-Bas, qualifiés de "capitale du fascisme", un terme déjà utilisé ces derniers jours par M. Erdogan après la décision de la Haye de ne pas autoriser la venue de M. Cavusoglu.
Il a plaidé pour l'adoption du projet de révision constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui sera soumis à référendum le 16 avril. Une initiative controversée, M. Erdogan étant accusé par ses détracteurs de dérive autoritaire, notamment depuis le putsch avorté de l'été dernier.
Face à lui, nombre de spectateurs tenaient des drapeaux turcs à la main ou arboraient sur les épaules la bannière rouge et blanc au croissant et à l'étoile.
Le meeting de Metz, prévu depuis plusieurs semaines, a suscité un intérêt médiatique inattendu en pleine crise diplomatique entre Ankara et La Haye.
L'affaire s'est invitée dimanche dans la campagne présidentielle française, à six semaines du premier tour de l'élection.
"Pourquoi devrait-on tolérer sur notre sol des propos que d'autres démocraties refusent? Pas de campagne électorale turque en France", a tweeté la candidate du Front national (extrême droite), Marine Le Pen, en tête des intentions de vote au premier tour dans la plupart des sondages récents.
Le candidat de la droite François Fillon a lui accusé le président socialiste François Hollande de rompre "de manière flagrante la solidarité européenne", alors que des meetings turcs similaires ont été annulés ces derniers jours en Allemagne, en Autriche, en Suisse et aux Pays-Bas.
"Une position commune aurait dû prévaloir pour gérer les demandes turques. Le gouvernement français aurait dû empêcher la tenue de ce meeting", a-t-il écrit dans un communiqué.
Le gouvernement français a fait valoir de son côté, par la voix de son chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault, que la réunion relevait du "régime de la liberté de réunion", et a appelé à "l'apaisement" dans la crise turco-néerlandaise.

M. Erdogan a remercié dimanche la France pour avoir autorisé la visite de son chef de la diplomatie et l'a félicitée de ne pas être "tombée dans ce piège".
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Re: En turquie

Message  Александр le Lun 13 Mar - 13:13

Que se passe-t-il entre la Turquie et les Pays-Bas ?

Le week-end dernier a été le théâtre d'un psychodrame diplomatique entre les Pays-Bas et la Turquie. Mais que se passe-t-il exactement ? Et qu'en est-il en Belgique et dans le reste de l'Europe ? Le point sur la question.


Des manifestants à Rotterdam © Reuters
Les acteurs principaux sont le premier ministre batave Mark Rutte, le bourgmestre de Rotterdam Ahmed Aboutaleb, la ministre turque de la famille Fatma Betül Sayan Kaya, Mevlüt Cavusoglu, le ministre turc des affaires étrangères et le président turc Recep Erdogan.

À la base de la crise se trouve le référendum turc du 16 avril. La population turque doit voter une proposition de loi qui transforme le régime parlementaire en régime présidentiel. Ce qui donnerait encore plus de pouvoir à Erdogan. Pour cela des membres du gouvernement turc se sont lancés dans une tournée européenne pour promouvoir le "oui" à travers la diaspora turque.

Récit d'un week-end mouvementé

Tout commence ce vendredi. Ce soir-là, la ministre Kaya doit faire des discours dans les communes hollandaises de Hengelo et Wehl. Mais au dernier moment, on refuse de leur louer une salle. Sans lieux, les meetings tombent à l'eau.


Samedi, il y avait un autre meeting de prévu avec le ministre Cavusoglu. Il devait voir lieu au consulat de Rotterdam. Le vendredi soir, Rutte annonçait que cette visite serait maintenue. Sauf que le samedi, changement d'attitude, il interdit à la délégation turque d'atterrir sur le territoire et il annonce sur Facebook qu'il se fait du souci pour la sécurité depuis que la Turquie a lancé un appel à manifester à Rotterdam.


Dans ce même temps, la ministre Kaya, qui se trouvait en Allemagne, décide de se rendre voiture à Rotterdam. Samedi, en soirée, on l'empêche de rejoindre le consulat turc et elle doit retourner dans sa voiture. Une voiture qui était entourée de centaine de manifestants turcs qui protestaient contre les interdictions frappant les leaders turcs.


Kaya va rester quelques heures dans sa voiture avant que celle-ci ne soit remorquée. Selon la chaîne hollandaise NOS, elle aurait été ramenée de force à la frontière avec l'Allemagne. Une information qui a été confirmée par le bourgmestre Aboutaleb. Ce dernier a précisé que la voiture et son service de sécurité avaient eux aussi été reconduits à la frontière. Ces images montrent bien que la ministre n'a que peu goûté son "expulsion".







En retour, le bourgmestre de Rotterdam, Aboutaleb, n'a pas non plus mâché ses mots: "cela a commencé par une perfidie de la part du consul général turc qui nous a délibérément menti en nous annonçant qu'il n'attendait plus personne alors qu'il rameutait un maximum de gens pour venir au consulat."








Après que Kaya ait été raccompagnée à la frontière, des émeutes ont eu lieu dans le centre de Rotterdam. Des manifestants ont jeté des pavés et des dalles de trottoirs aux policiers qui ont répliqué à l'aide de canon à eau, policiers à cheval et de brigades canines. 12 personnes seront arrêtées avant d'être relâchées.
Erdogan, pas content. Pas content du tout.

Le président Erdogan a promis aux Pays-Bas de leur faire "payer le prix" de leur refus de la venue de ministres turcs à des meetings. Lors de deux allocutions au vitriol, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé dimanche un comportement rappelant selon lui "le nazisme et le fascisme". Lorsque le Premier ministre néerlandais Mark Rutte lui propose dans un premier temps "une désescalade", M. Erdogan lui oppose une fin de non-recevoir.

"Vous n'avez pas encore payé le prix pour parler d'une réparation de vos relations avec la Turquie", a tonné M. Erdogan devant des milliers de partisans à Kocaeli, dans le nord-ouest du pays. "Vous devez encore rendre des comptes pour votre effronterie", a-t-il lancé, qualifiant les Pays-Bas de "république bananière".


M. Erdogan a critiqué la force selon lui excessive employée par les policiers de Rotterdam samedi soir. "Si vous lâchez des chevaux, des chiens sur mes concitoyens, alors vous devez rendre des comptes", a prévenu M. Erdogan, faisant référence aux brigades canines utilisées par la police néerlandaise, en plus des canons à eau et des policiers à cheval.


Dimanche matin, des manifestants turcs ont brièvement remplacé le drapeau néerlandais par un drapeau turc au consulat des Pays-Bas à Istanbul, bouclé la veille par Ankara.


Dimanche toujours, Rutte a dit, lors d'un talk-show de WNL, que le gouvernement néerlandais avait tenté vaille que vaille la voie diplomatique. "Le ministre des Affaires étrangères et moi-même tentions depuis 4 jours de faire baisser la tension. J'ai eu huit fois des contacts avec mon homologue turc." dira-t-il.


Mais face aux multiples déclarations d'Erdogan, le Premier ministre néerlandais va lui aussi durcir le ton. "Il est hors de question que des excuses soient faites, ce sont eux qui devraient faire des excuses pour ce qu'ils ont fait hier", déclare-t-il dimanche après-midi. "C'est une requête folle et totalement impossible", a-t-il ajouté.


Gain politique


C'est une étrange bisbrouille que voilà. Mais, il n'y a pas de hasard, une qui arrange particulièrement bien Rutte. Ce mercredi ont lieu des élections aux Pays-Bas. Rutte y est au coude à coude avec Wilders. Une situation comme celle-ci lui permet de montrer aux électeurs qu'il sait diriger un pays puisqu'il le fait depuis des années et qu'il n'a pas peur des décisions musclées. Erdogan peut à son tour montrer que, même à distance, il peut mobiliser les Turcs pour le référendum. En tentant de prouver que dans un pays démocratique ont interdit aussi parfois des meetings, il souhaite relativiser la critique que son changement de constitution est anti-démocratique.

Aux Pays-Bas, il y a 260.000 Turcs qui ont le droit de voter en Turquie.
Et en Belgique ?
Mercredi dernier, l'ancien ministre turc Taner Yildiz a pris la parole à Saint-Josse-ten-Node. La commune n'avait pas été prévenue, mais la porte-parole du bourgmestre Emir Kir (PS) précisera : "L'organisation n'a demandé aucune autorisation, mais elle n'en avait pas besoin, il s'agit d'une initiative privée."

D'ailleurs, l'initiative privée ne fera guère de remous.

Charles Michel se bornera à dire que "La règle générale, c'est la liberté d'expression, je la défends en Belgique et partout dans le monde. Il y a une deuxième règle, c'est le respect de l'ordre public, et là les bourgmestres ont une responsabilité, ils doivent pouvoir prendre des décisions, si nécessaire avec le soutien du ministre de l'Intérieur."


L'ex-ministre de l'Energie s'était rendu rue Royale à l'invitation de l'Union des Turcs européens démocrates (UETD), qui y dispose de bureaux. Cette même association voit désormais plus grand. Soit un important rassemblement à Gand, au Flanders Expo. Ceci dit selon les mêmes organisateurs, il pourrait avoir prendre place ailleurs, car l'endroit n'est pas assez vaste. "Nous souhaiterions un lieu qui puisse accueillir 30.000 ou 40.000 milles personne. Le Sportpaleis aurait été bien, mais ils ont refusé" dit le président de l'UETD. Ce dernier ne s'attend pas à des problèmes. "Nous avons déjà organisé de nombreux évènements et nous n'avons encore jamais eu de problèmes. Nous travaillons en bonne relation avec les autorités."
Partout en Europe

Si plusieurs meetings ont été annulés, aucun pays européen n'avait pris jusqu'alors la décision d'interdire la venue de ministres turcs. Dimanche, le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen a "proposé" à son homologue turc Binali Yildirim de reporter une visite au Danemark prévue fin mars en raison de "l'escalade" entre Ankara et les Pays-Bas.

En Allemagne, le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière s'est dit opposé à la venue de ministres turcs pour des meetings. "Une campagne (électorale) turque n'a rien à faire ici, en Allemagne", a-t-il déclaré dans une interview télévisée. Le ministre ne s'est pas prononcé pour une interdiction pure et simple de ces rassemblements. "Mais il y a des limites, des limites bien définies, dans le Code pénal, par exemple", a-t-il dit. "Celui qui insulte et fustige l'Allemagne ou son ordre constitutionnel en toute mauvaise foi enfreint la loi. Et là se trouve la limite". Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a pour sa part souhaité que la Turquie "revienne à la raison", dans une interview à la chaîne ZDF.
M. Cavusoglu devait également participer dimanche à un rassemblement à Zurich, mais la rencontre a été annulée à la suite du refus de l'hôtel où elle devait se tenir, selon la Radio-télévision suisse (RTS). En Autriche, une commune a interdit vendredi la tenue d'un meeting électoral turc, en raison de "risques de trouble à l'ordre public".

Notons enfin que si le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu était Indésirable aux Pays-Bas, il a en revanche pu participer dimanche à un meeting dans l'est de la France, à Metz. Dans son allocution, il s'en est pris aux Pays-Bas, une nouvelle fois qualifiés de "capitale du fascisme". M. Erdogan a remercié les autorités françaises pour avoir autorisé cette visite. "La France n'est pas tombée dans ce piège", a-t-il dit. Comme aux Pays-Bas, l'affaire s'est invitée dans la campagne présidentielle française, à six semaines du premier tour. Les candidats de droite François Fillon et d'extrême droite Marine Le Pen ont estimé que la France n'aurait pas dû autoriser ce meeting.

Asli Erdogan : "Mon procès est absurde"

L'auteure turque Asli Erdoan a passé 132 jours en prison l'an dernier pour sa participation au quotidien pro-kurde Özgur Gündem, interdit depuis. A un mois d'un référendum crucial, l'écrivaine dénonce un pouvoir quasiment omnipotent, proche du nazisme.



L'auteure turque Asli Erdogan. © Capture d'écran Youtube



Asli Erdogan a passé 132 jours en prison l'an dernier. La romancière traduite en sept langues a rejoint les quelques 150 journalistes et chroniqueurs incarcérés en Turquie depuis le coup d'état manqué du 15 juillet 2016. Libérée sous conditions fin décembre, Asli Erdogan (sans lien de parenté avec le président turc Recep Tayyip Erdogan) sera à nouveau face aux juges ce mardi 14 mars au tribunal d'Istanbul. A un mois d'un référendum crucial, l'écrivaine dénonce un pouvoir quasiment omnipotent, proche du nazisme.

Vous êtes jugée pour "appartenance à un groupe terroriste" et "atteinte à l'unité de l'Etat". Que pensez-vous de ces accusations ?



Ce procès est absurde. Je risque la prison à vie simplement pour avoir tenu un rôle de conseiller auprès d'un quotidien alors qu'il était publié légalement en Turquie. C'est une première de toute l'histoire : jamais un rôle de conseiller n'a été passible de la perpétuité. Il est tellement évident que les autorités ont choisi ce prétexte pour m'arrêter. Le procureur a décrété que le fait que je sois conseillère d'Özgur Gündem faisait de moi un membre du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, organisation terroriste selon la Turquie, les Etats-Unis et l'UE). Comme preuve, il a mis quatre de mes chroniques écrites pour ce journal dans le dossier. Mais est-ce que quelqu'un qui écrit sur la mafia par exemple est forcément un membre de l'organisation? D'ailleurs, ni dans mes romans ni dans mes chroniques je n'utilise l'acronyme PKK ou le nom du groupe. Ce procès est politique. C'est une guerre psychologique et une chasse aux sorcières. Je pouvoir teste pour savoir jusqu'où il peut aller.

Pourquoi les autorités voudraient-elles vous faire taire ?

Je ne comprends toujours pas pourquoi j'ai été arrêtée. Dans un sens, mon cas est totalement ridicule, car je suis avant tout une auteure de prose poétique. Mon audience est limitée. Je ne suis pas une auteure très populaire et ne l'ai jamais été. Mon style est difficile pour beaucoup de gens. Dans un autre sens, c'est peut-être ce qui a mis en colère le pouvoir. Je suis une écrivaine traduite en sept langues, une femme et non kurde. Les autorités se sont demandées ce que je faisais à Özgur Gündem. Je pense qu'ils ont voulu me punir et faire de moi un exemple.

Etes-vous toujours en mesure d'écrire librement en Turquie ?

Une des raisons pour lesquelles j'ai été arrêtée était de m'empêcher de travailler. Quand de telles forces essaient de vous réduire au silence, votre première réaction est de résister, mais en même temps, quelque chose s'est cassé en moi. Soudain, je me retrouve à porter une croix. L'ironie est que je ne suis pas la grande figure politique que le monde s'imagine. Je ne suis qu'une écrivaine qui écrit dans les marges de la littérature. Je suis une existentialiste. Je m'intéresse à la mortalité et à la condition humaine. Je suis devenue un symbole de la pression contre les médias et les intellectuels en Turquie. Je suis libre, mais plus de cent journalistes et écrivains sont encore en prison. Je sais que si je dis un mot de travers, je peux retourner en prison.

Vous êtes toujours privée de passeport ?

Oui, mon passeport a été confisqué. C'est d'autant plus frustrant qu'au cours des derniers mois j'ai reçu quatre prix littéraires en Europe et que je ne peux pas m'y rendre. Dans le passé, j'ai été écrivaine en résidence en Belgique, en France, en Allemagne et dans d'autres pays. Ces programmes me permettaient de me concentrer sur l'écriture. Je ne peux plus en profiter. Ma source de revenus est coupée. Je ne peux pas écrire chez moi le soir à Istanbul dans la crainte que la police revienne me chercher. Si cette situation se prolonge, ce sera un autre coup fatal pour moi.

Dans le recueil "Le silence même n'est plus à toi*" vous décrivez des scènes très douloureuses de l'histoire récente de votre pays...

Les tragédies humaines sont ma principale obsession. Dans mon premier ouvrage, "Le Mandarin miraculeux*", mon personnage est une femme qui ne voit que d'un seul oeil. Par cette image, je confessais déjà que je ne vois qu'un côté des choses, la face noire du monde. Dans ce cas, en Turquie, vous ne pouvez éviter la question kurde ou arménienne. Cette terre a tellement de tragédies. "Le Bâtiment de pierre"* est un ouvrage sur la torture et la trahison, mais j'utilise aussi des thèmes comme les anges ou la folie. Donc clairement, ce n'est pas un ouvrage politique au premier regard. Mais sous la surface, je traite d'un système qui oppresse l'individu.

Est-ce que vous avez les moyens de résister ?

Ma seule forme de résistance pour le moment c'est de parler et d'écrire. Je dis la vérité, la réalité telle que je la perçois. Mon procès échappe à toute logique. Je vais continuer à le dire non seulement pour ma défense, mais aussi pour donner une image claire de ce qui se passe en Turquie.

Que pensez-vous du référendum constitutionnel du 16 avril en vue d'établir une "superprésidence" en Turquie ?

J'essaie d'avoir le recul et l'analyse d'une intellectuelle. Ce n'est pas une question d'être pour ou contre l'AKP (Parti islamo-conservateur de la Justice et du Développement, majoritaire, fondé par le président Erdogan en 2001). Pour moi, les signaux sont terrifiants. Le régime est en passe de devenir omnipotent. Ma crainte n'est pas liée à la personnalité ou à l'idéologie politique de telle ou telle personne. Je serais très inquiète même si un parti de gauche accumulait autant de pouvoirs. Le pouvoir est trop dangereux, il doit être contrôlé. Je suis la preuve parfaite que si le système judicaire est sous le contrôle total du parti au pouvoir, c'est la fin. On est proche du nazisme. Pendant le nazisme, si vous étiez contre le pouvoir, on vous mettait dans un camp de concentration, sans procès. Nous sommes plus ou moins dans la même situation.

Croyez-vous que le oui va l'emporter ?

Je suis plus pessimiste que mes amis. En effet, je crois que le oui va l'emporter. Les autorités turques ont un mobile : elles veulent montrer au monde qu'elles ont le peuple derrière elles. Elles sont en quête de légitimation.

Propos recueillis par Stéphanie Fontenoy

* publiés chez Actes Sud
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Re: En turquie

Message  Krispoluk le Lun 13 Mar - 14:15

Question difficile que celle de l'interdiction ou pas, de la visite électorale de ministres turcs en Europe. J'avoue que ça me laisse assez partagé et interrogatif...  scratch 

Analyse sommaire des différents facteurs :

1) Ça me dérange un peu qu'un ministre étranger vienne faire une campagne tonitruante et fortement teintée de nationalisme exclusif (cf :quid des Kurdes ?) en Europe...
Qu'en serait-il si on faisait la même chose en Turquie ? Essayez d'imaginer un meeting de MLP auprès des français d'Ankara ??? (bon, elle n'ira pas parce qu'elle n'a rien à gagner là bas Laughing )

2) Quels sont les motifs invoqués par l'Allemagne et les Pays-Bas pour justifier l'interdiction ? J'avoue que j'ai un peu de mal à discerner des motifs sérieux et légitimes...

3) La France a autorisé la venue au motif que ça ne "troublait pas l'ordre public", un peu rigolo alors que la France a souvent interdit préalablement des manifestations internes au motif "qu'il y avait un RISQUE de troubles à l'ordre public"  Twisted Evil 

4) Résultat : une Europe qui apparait plus que jamais éclatée au plan de la politique internationale, ce qui n'est pas pour m'étonner...
C'est une utopie complète que de penser que l'UE peut se transformer ainsi, d'un coup de baguette magique, en une fédération dotée d'un exécutif unique... D'aussi vieilles nations avec une longue histoire, des traditions, une culture, des intérêts différents ne peuvent se fondre dans le même moule uniforme !
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Re: En turquie

Message  Matt le Mar 14 Mar - 1:05

Bien difficile d'avoir une opinion "neutre" sur ce coup là.
Néanmoins, que des politiques viennent faire campagne à l'étranger me choque.
D'autant plus que ces politiques sont opposé aux pays où ils font campagne.
A méditer et surtout réagir Exclamation

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Re: En turquie

Message  Thuramir le Mar 14 Mar - 16:12

Un Etat étranger n'a pas à mener de campagne électorale sur le terrain dans un autre Etat, c'est aussi simple que cela. Que l'Eat étrangers'adresse à ses nationaux par mail, par Twitter, par des sites internet, ou par tous les autres médias possibles existants, c'est possible, mais on ne peut quand même pas venir s'imposer chez les autres en se comportant comme sur ses terres !!! 
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Re: En turquie

Message  Krispoluk le Mar 14 Mar - 21:28

Thuramir a écrit:Un Etat étranger n'a pas à mener de campagne électorale sur le terrain dans un autre Etat, c'est aussi simple que cela. Que l'Eat étrangers'adresse à ses nationaux par mail, par Twitter, par des sites internet, ou par tous les autres médias possibles existants, c'est possible, mais on ne peut quand même pas venir s'imposer chez les autres en se comportant comme sur ses terres !!! 

Ca s'est passé à de multiples reprises en France, on a vu des politiques de haut rang : Martin Schultz, des responsables espagnols ou grecs venir soutenir leurs amis en France...

Bon ça n'était pas dans le cadre d'une campagne électorale étrangère, c'est vrai !!! Quoique je ne suis pas sur que Netanyaou n'ait pas fait sa campagne électorale en France !

Ci dessous, les liens de ce qui a choqué la France lors de la visite de Netanyaou en 2012.

Ne te méprends pas mon cher Serge, je ne m'en prend absolument pas à tes origines familiales, mais c'est le seul exemple récent qui me soit tombé sous la main pour illustrer cette attitude difficile des états, face à une propagande étrangère qui prétend imposer ses propres règles à l'étranger...

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/11/08/hollande-estime-que-netanyahou-n-a-pas-ete-correct-lors-de-sa-visite-en-france_1788109_823448.html
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/01/12/la-visite-tres-politique-de-m-netanyahou-a-paris_4554387_3218.html

Je sais que nous nous comprenons parfaitement, donc prend cette remarque comme un ajout à la réflexion commune sur ce sujet...

Amicalement,
Kris
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Re: En turquie

Message  Thuramir le Mar 14 Mar - 23:21

Mais personne, ni Netanyaou, ni aucun autre chef d’Etat, chef de gouvernement, ministre, ou homme politique ne peut prétendre se rendre dans un autre Etat pour y mener une campagne électorale pour ses nationaux. La souveraineté des Etats n’est pas un concept à géométrie variable ! 
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Re: En turquie

Message  Caduce62 le Mar 18 Avr - 12:53

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Re: En turquie

Message  Caduce62 le Mer 19 Avr - 12:02

Если б я был султан... Минуточку Shocked 

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Re: En turquie

Message  Caduce62 le Lun 24 Avr - 16:29

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Re: En turquie

Message  Caduce62 le Lun 24 Avr - 16:51

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Re: En turquie

Message  Caduce62 le Dim 30 Avr - 15:00

Comme en Russie Twisted Evil


AFP, publié le dimanche 30 avril 2017 à 14h42
Turquie: le gouvernement islamo-conservateur interdit les émissions télévisées de rencontres amoureuses, congédie près de 4.000 fonctionnaires et bloque Wikipedia

Le gouvernement du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a interdit samedi les émissions télévisées de rencontres amoureuses et congédié près de 4.000 fonctionnaires, tout en bloquant l'accès à l'encyclopédie en ligne Wikipedia.

Selon un décret publié samedi en vertu de l'état d'urgence imposé après la tentative de coup d'État de juillet, les 3.974 fonctionnaires révoqués comprennent un millier d'employés du ministère de la Justice et un millier d'autres dépendant de l'armée.

Le décret donne le nom de tous les fonctionnaires concernés, au nombre desquels figurent notamment une centaine de pilotes et près de 500 universitaires.

Le 26 avril, la Turquie avait déjà arrêté plus de 1.000 personnes et suspendu plus de 9.100 policiers dans le cadre d'une nouvelle purge contre ceux qui sont présentés comme des partisans du prédicateur réfugié aux États-Unis Fethullah Gulen, auquel Ankara fait porter la responsabilité du coup d'État avorté du 15 juillet.

Dans le cadre de l'état d'urgence, 47.000 personnes ont déjà été arrêtées. Fethullah Gulen a démenti être à l'origine du coup d'Etat avorté, mais les autorités affirment que les purges sont nécessaires pour éradiquer ce "virus" de la société turque.

Dans un deuxième décret, le gouvernement a interdit les émissions télévisées très populaires de rencontres, une décision auquel le gouvernement préparait l'opinion depuis plusieurs mois.

Le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus avait critiqué en mars ces "programmes étranges qui mettent à la casse l'institution de la famille et lui retirent sa noblesse et sa sainteté". "Si Dieu le veut, dans un proche avenir, nous allons y remédier grâce à des décrets d'urgence", avait-il averti.

Les opposants du parti islamo-conservateur AKP (au pouvoir) expriment fréquemment la crainte que la Turquie penche vers un islam conservateur, mais l'AKP répond que ces émissions suscitent des milliers de plaintes chaque année et que l'interdiction est dans l'intérêt du public.

- "L'accès à l'information, un droit humain fondamental" -

Ces décrets s'inscrivent dans le durcissement ayant suivi la victoire du président Recep Tayyip Erdogan au référendum du 16 avril qui lui a permis de renforcer ses pouvoirs.

Les autorités turques ont en outre bloqué samedi l'accès à Wikipedia. Ce blocage serait lié à des articles de l'encyclopédie établissant un lien entre Ankara et des organisations extrémistes.

La fermeture de l'accès en toutes langues du site en Turquie a été détectée à 5H00 GMT, à la suite d'une mesure administrative des autorités, selon Turkey Blocks, un organisme de surveillance en ligne.

L'Autorité des technologies de communication et d'information (BTK) a ensuite confirmé qu'elle avait appliqué cette mesure, sans toutefois la motiver: "Après une analyse technique et une évaluation juridique basée sur la loi 5651, une mesure administrative a été prise pour le site internet wikipedia.org".

La loi 5651, approuvée en 2014 par le Parlement, confère des pouvoirs substantiels à la BTK en matière de régulation d'internet, mais elle est aussi critiquée par les défenseurs de la liberté d'expression qui voient en elle un instrument de musèlement.

Réagissant au blocage de Wikipedia, son fondateur Jimmy Wales a souligné sur Twitter que "l'accès à l'information est un droit humain fondamental. Peuple turc, je serai toujours à vos côtés pour défendre ce droit".

D'après l'agence de presse progouvernementale Anadolu, citant le ministère des Transports et des Télécommunications, les autorités ont pris la décision de bloquer le site après que Wikipedia a refusé de retirer des articles dans lesquels la Turquie serait "mise sur le même plan" que des groupes extrémistes et accusée de "collaborer" avec eux.

De même source, le blocage pourrait être levé dès que ces articles auront été retirés.

Les autorités ne précisent pas de quelles organisations il s'agit, mais la Turquie réagit toujours très vivement à ce qu'elle assimile à de la "propagande terroriste" en faveur du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, engagé dans une sanglante lutte armée contre Ankara depuis 1984.

Certains critiques, dont des militants kurdes, accusent Ankara de parfois collaborer avec les jihadistes en Syrie, une allégation fermement rejetée par les autorités turques.

Ces dernières années, les autorités turques ont bloqué temporairement à plusieurs reprises les accès à Facebook et Twitter, à l'occasion de grandes manifestations contre le pouvoir ou d'attentats.
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Re: En turquie

Message  travellergillou76 le Dim 30 Avr - 16:21

La soeur de ma tatyana a épousé un turc et doit le rejoindre là bas en juin.
C'est un peu l'angoisse, compte tenu de l'évolution du pays. affraid

Je ne suis pas sur que la turquie soit si accueillante pour les épouses d'origine étrangère.

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