Accord sur Les Mistral

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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Krispoluk le Ven 7 Aoû - 12:28

Tibo a écrit:

C'est pas de la camelote non, mais ils coutent plusieurs millions d'euros par mois en entretien/maintenance. Faut pas non plus qu'ils restent des années à quai.

Après, c'est vrai que la position actuelle de l'euro peut peut-être motiver des acheteurs potentiels à ne pas faire tarder des négociations.

Oui, d'accord avec toi pour le coût de maintenance mais je crois qu'on aura aucun mal à les vendre rapidement, sans les brader. L'affaire Russe a mis un coup de projecteur, ce qui est la meilleure des pubs ! Si les Russes qui sont l'un des principaux exportateurs d'armes de la planète étaient prêts à mettre "le paquet" pour acheter 2 "rafiots" français, il y a une raison quelque part Wink

Du fait de la reprise économique mondiale (hors CEE), et des menaces terroristes, beaucoup de pays émergents veulent "muscler" leur défense.

Les Mistrals sont un excellent compromis pour les pays qui ne peuvent pas se payer de porte-avions : multitâches, économiques de coût et d'entretien, capacités de projection de forces aéroterrestres à longue distance...

Je ne suis pas dans le secret des Dieux bien entendu, mais je suis certain qu'il doit y avoir déjà au moins 5 ou 6 demandes d'achat sur le bureau de l'Elysée. En plus la faiblesse (bienvenue) de l'Euro va beaucoup jouer. Les Etats intéressés savent que s'ils hésitent trop à acheter un bâtiment immédiatement disponible, il leur faudra ensuite attendre 4 ou 5 ans pour en faire construire un neuf !!!
Pour conclure les contrats Egyptien et Indien, Hollande a du imposer à l'Armée de l'Air et à la Marine de livrer leur propre matériel en cours de livraison et de patienter pour les suivants... Les Mistrals, y en pas d'autres en construction...
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Александр le Ven 7 Aoû - 12:29

Un des soucis, c'est qu'ils ont été contruit pour la Russie et tout y est  . . . en russe bien sûr.

Hollande et les Mistral : l'hypocrisie de la droite nationaliste, qui idolâtre la Russie

La France ne livrera pas de Mistral à la Russie. Les deux navires, dont la vente avait été signée en 2011 par Nicolas Sarkozy, n'ont pas vocation à quitter le port de Saint-Nazaire pour le moment, et Le Drian assure qu'il existe d'autres interlocuteurs intéressés par ces bateaux. Depuis l'annonce, la droite se déchaîne sur l'Élysée. Pour Jean-Marcel Bouguereau, c'est hypocrite.

Entre ceux qui, non sans raison, reprochent à Hollande, après avoir refusé ces armes à la Russie, de les livrer à l'Arabie saoudite et le Qatar et ceux qui, du FN aux "Républicains", dénoncent l’alignement de la France sur les États-Unis, la polémique ne fait que commencer.
 
L'hypocrisie de la droite
   
Ces étranges partisans de l’indépendance nationale se trouvent être, à l’instar de Marine Le Pen, financée par la Russie ou, comme Thierry Mariani, invité récemment en Crimée par la Russie ! En condamnant ce biais atlantiste, peut-être pourraient-ils rappeler que c’est le président de leur formation, alors président de la République, qui avait décidé la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'Otan, un signe de sujétion et de soumission qui n'était même pas réclamé par les Américains !
 
C’est lui-aussi qui, en janvier 2011, signe avec les Russes l’accord portant sur la fabrication des porte-hélicoptères. Une telle vente est une première pour un pays de l'Otan. D’ailleurs, à l’époque de la signature une partie de l’état-major français s’y était fermement opposée. Cette vente intervient après que Sarkozy soit revenu, en août 2008, d’une médiation entreprise par l’Elysée sur le conflit Russie-Géorgie, présentée comme un cessez-le-feu miraculeux, amplement vanté comme des exploits dans la geste du président Sarkozy alors que tout indique qu’il s’est fait blouser par les Russes qui, sept plus tard, continuent d’occuper l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, dirigés par des exécutifs fantoches inféodés au Kremlin !
 
Fermeté et clarté
L’Europe et les États-Unis ont sans doute commis des erreurs au lendemain de l’effondrement de l’Union soviétique, en agissant avec arrogance. Fallait-il donc refuser de livrer les navires à la Russie ? Oui , car sans fermeté, rien n’est possible. Un an après, la "médiation" géorgienne le chef d’état-major de la marine russe, l’amiral Vissotski, n’avait-il pas déclaré qu'un navire comme le Mistral aurait permis aux forces russes de mener l'offensive de l'été 2008 en Géorgie "en quarante minutes au lieu de vingt-six heures" ?
 
Fermeté et clarté seront indispensables. Elles ne sauraient pour autant suffire à la formulation d'une politique européenne cohérente. L'objectif ne peut simplement consister à confiner la Russie. Il faut à l’évidence trouver le moyen de renouer avec elle et de faire émerger un compromis.
 
La Russie a obtenu que l’Ukraine n’entrerait pas dans l’Otan. Il faut que l’Ukraine retrouve sa souveraineté et son intégrité territoriale, la Cour constitutionnelle ukrainienne ayant donné fin juillet son feu vert à un projet de réforme constitutionnelle, donnant plus d'autonomie aux régions séparatistes de l'Est.
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Александр le Ven 7 Aoû - 14:14

Un peu plus de précisions sur les acheteurs potentiels:

Affaire des Mistral russes: A qui la France peut-elle revendre les deux navires?


Le navire classe Mistral Vladivostok photographié en mai 2014 dans le chantier naval de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). - SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA

Paris et Moscou ont trouvé un accord pour mettre un terme à l’épineux dossier des Mistral. La Russie sera remboursée et la France se retrouve avec deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) sur les bras. Il s’agit désormais de trouver un nouvel acquéreur ou une éventuelle reconversion pour ces deux porte-hélicoptères dont l’entretien et la maintenance coûte plusieurs millions d’euros par mois. 20 Minutes fait le point sur la « seconde vie » des deux navires.

Les plus : un navire moderne et polyvalent

Commençons par les bonnes nouvelles. Le Mistral est un navire polyvalent à la pointe de la technologie. « Ce type de bateau peut convenir pour une palette d’opérations variées », souligne l’Amiral Alain Coldefy, directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste de la stratégie maritime et de l’industrie de défense. « Il a la capacité de diriger des opérations depuis un poste de commandement, ce qui intéressait principalement les Russes, mais aussi de mener des missions de maintien de la paix, des opérations humanitaires, sanitaires, d’assistance et d’évacuation ».
En effet, le Mistral permet à un état-major de mener des opérations militaires de grande ampleur, mais il dispose également d’un hôpital équivalent à celui d’une ville de 25.000 habitants. Cet aspect « couteau suisse » permet d’élargir la liste d’acquéreurs potentiels.
 


Les moins : un marché de la demande 

L’IHS Jane’s estime la demande mondiale pour ce type de navire autour de 26 pour les dix prochaines années. Pour autant, « l’industrie navale militaire est un marché de la demande », insiste Charles Forrester, analyste en industrie de la défense chez IHS Jane’s. Les clients font appel aux constructeurs selon leurs besoins, en leur fournissant un cahier des charges spécifiques. Or les Mistral ont été conçus pour répondre aux exigences russes.
En outre, « les Etats préfèrent souvent assembler les vaisseaux militaires sur leurs propres chantiers navals », explique-t-il, question de fierté.

Nouveau look pour une nouvelle vie

Le futur acquéreur devra également investir dans les équipements des navires. La Russie va en effet récupérer ses équipements, dont les systèmes d’information et de combat. Il faudra ensuite adapter le BPC aux exigences du client. En fonction des besoins et usages du repreneur, ce surcoût est estimé entre quelques dizaines à plusieurs centaines de millions d’euros.
Sur le Vladivostok et le Sébastopol, tout est adapté aux normes russes, des noms inscrits en cyrillique sur le flanc des coques de métal, à la documentation et au système électrique « qui fonctionne avec une fréquence de 50 Hz », note Alain Coldefy. « Or tous les navires occidentaux ont un système de 60 Hz, il faudra donc changer toutes les installations électriques ou vendre à un pays utilisant cette norme, comme l’Inde. »

Inde, Brésil, Canada…

Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian s’est malgré tout montré confiant ce jeudi, affirmant qu'« un certain nombre de pays, ils sont nombreux, ont fait connaître leur intérêt pour ces bateaux », sur RTL.

A 600 millions d’euros l’unité (prix initialement fixé dans le contrat de 2011), tout le monde ne peut pas se permettre un tel achat. Il faut avoir les moyens de manœuvrer un tel navire et disposer de marins bien formés. Selon les experts, les acheteurs les plus sérieux sont l’Inde, le Brésil et le Canada. Ce dernier a de réels besoins dans un contexte d’ouverture de la route de l’Arctique, « d’autant plus qu’Ottawa a perdu un navire ravitailleur fin 2014 dans un incendie », précise Charles Forrester.

Evoquées parmi les potentiels clients, l’OTAN et l’Union européenne ne font plus figure de repreneurs crédibles selon Alain Coldefy.

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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Janchik le Ven 7 Aoû - 15:51

Voilà, ça commence à se décanter :

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/08/07/l-egypte-et-l-arabie-saoudite-candidates-au-rachat-des-mistrals_4715520_3212.html
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Krispoluk le Ven 7 Aoû - 16:06

Bon, ben je m'en doutais un peu... Sans être dans le secret des Dieux, j'avais cité plus haut l'Egypte comme candidat potentiel...
L'Arabie Saoudite a le pognon et elle a établi une alliance stratégique avec l'Egypte, à la fois pour contrer les fondamentalistes islamiques mais aussi l'influence chiite qui peut déstabiliser toute la région. Les USA ne pouvant plus être considérés comme des partenaires "fiables" depuis le deal nucléaire avec l'Iran, ils sont donc contraints de réviser leur doctrine de défense et de renforcer en urgence leurs forces militaires. Il est certain qu'un bâtiment comme le Mistral aurait été d'une très grande utilité à l'armée saoudienne lors de l'intervention au Yemen. Quant à l'Egypte, un Mistral est l'instrument idéal pour "surveiller" le Canal ou les côtes Lybiennes.

Bon, on va avoir du boulot en perspective, va falloir passer du "blanco" sur toutes les inscriptions russes et les remplacer par des caractères arabes Laughing 

Vous allez voir qu'on va finir par les vendre plus cher aux Arabes, qu'a ces Russes ruinés par la crise du pétrole et les sanctions, ou alors, y'a qu'à les mettre aux enchères Laughing Laughing Laughing
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  tarkan le Mer 19 Aoû - 9:56

Fier d'avoir œuvrer afin de publier ce papier remettant les pendules à l'heure sur le dossier du Mistral dans un grand média national. Dorénavant, toute action devra être relayée par un quotidien national, sinon c'est pas la peine, vu la puissance de frappe d'en face. Voila l'illustration du "changement de braquet"





France / Russie : 2 milliards d'euros perdus à cause du Mistral ? Faux, pour 3 raisons





Par Dimitri Halby
"No Mistrals For Putin"


LE PLUS. En raison de la crise ukrainienne, la France a refusé de livrer deux Mistral, initialement commandés par Poutine, à la Russie. Un arrangement a été trouvé entre les deux pays. Mais selon le "Canard Enchaîné", la facture serait très salée pour la France. Vraiment ? Dimitri Halby, co- fondateur de "No Mistrals For Putin", démonte les calculs du palmipède.



Les 2 Mistrals initialement commandés par la Russie, toujours à quai en France, à Saint Nazaire (SALOM-GOMIS/SIPA)

 
La semaine dernière paraissait un article dans le "Canard Enchaîné" concernant  "le vrai coût de l’annulation du contrat Mistral". Comme la plupart des articles concernant le contrat sur les BPC (Bateau de Projection et de Commandement) de type Mistral ces derniers mois, l’AFP et plusieurs médias ont repris, en grande partie sans vérifier ni remettre en cause, l’article d’origine. Analyse détaillée.
 
1- Des contrats envolés… mais des contrats gagnés
 
Le "Canard Enchaîné" dresse une liste de manques à gagner en prenant en compte les contrats potentiels perdus avec la Russie. Or si des contrats ont été perdus à cause de l’annulation du contrat sur les porte-hélicoptères, d’autres ont été gagnés pour la même raison.
 
Le 29 septembre 2014, le ministre de la Défense polonais Tomasz Siemoniak déclarait qu’il serait difficile à la Pologne de choisir un fournisseur français pour un contrat d’armement si les Mistral étaient livrés à la Russie. 8 milliards d’euros de contrats étaient ainsi mis dans la balance. Le gouvernement français a visiblement bien compris le message.
 
A la suite du report de la livraison, un premier contrat de plus de 2 milliards d’euros était attribué au constructeur français Airbus pour 50 hélicoptères de type Caracal. [1]
 
Trois autres contrats pourraient suivre pour un montant avoisinant les 4 milliards d’euros. [2]
 
Selon le "Canard Enchaîné", l'annulation du contrat Mistral représente 2 milliards d'euros de pertes. Résultat des courses en tenant compte du contrat attribué à Airbus, la balance s'équilibre.                                                         
 
2- L’entretien mensuel des navires, 5 millions d’euros ?
 
Le chiffre de 5 millions d'euros pour l'entretien des navires remet en question les sources de l’article du "Canard". Ce chiffre a été démenti par Hervé Guillou, le PDG de DCNS. Celui-ci expliquait il y a peu lors d’une conférence de presse que le vrai chiffre se situe autour de 1 million d'euros par mois.
 
3- Transfert de technologie et construction de navires équivalents aux Mistral
 
Le "Canard", prenant comme source un "spécialiste du chantier" précise que grâce au transfert technologique, les Russes ont commencé la construction d’un navire équivalent au Mistral.
 
Les Russes peuvent déjà construire leurs propres porte-hélicoptères. Pour preuve, ils en construisent un depuis 10 ans. Il s’agit du "Ivan Gren" dont la construction a commencé en 2004 et devait être achevée en 2007. En 2015, il se fait toujours attendre.
 
Malgré la non livraison de ce dernier, il y a peu les médias russes clamaient haut et fort qu'en prévision de l’annulation de la livraison des BPC, ils avaient démarré la construction d’un porte-hélicoptère équivalent à ceux du type Mistral. Ce porte-hélicoptère ne peut transporter qu’un seul hélicoptère. Il s’agit d'un second "Ivan Gren". On est bien loin des déclarations tonitruantes de la presse russe et d’un navire équivalent aux Mistral. [3]
 
On peut ajouter à tout cela que d’autre frais révélés par le "Canard" (remboursement du port de Vladivostok, adaptation d’hélicoptères, formation des marins russes) sont des revendications de la Russie et que rien ne vient confirmer que ces revendications aient été acceptées lors des négociations entre l’Elysée et le Kremlin. [4]
 
En ajoutant a l'addition le prix de revente des Mistral, la France aura empochée un bénéfice de plusieurs centaines de millions d'euros dans l'affaire. Mais il ne s'agit ici que de compte d'apothicaires. Le plus important, et de loin, est que la France ne s'est pas rendue coupable de livrer des navires d'invasion a un pays qui ne respecte pas les lois internationales en annexant une partie d'un autre pays. [5]
 
 
 
[1] L'appareil H225M Caracal du constructeur de Marignane a passé avec succès fin mai 2015 les essais en vol en Pologne. L’heure est désormais aux négociations des précisions à apporter au contrat final. Le résultat final devrait être connu fin septembre 2015.
 
[2] Trois gros contrats polonais peuvent également être attribués à la France suite à l’annulation de la livraison.
- 3 sous-marins de type Scorpène pour une valeur totale estimée à 1,8 milliard d'euros
- 6 corvettes Gowind pour une valeur totale estimée à 1,3 milliard d'euros
- 32 hélicoptères d’attaque pour une valeur totale estimée à plus d’un milliard d'euros
 
Les deux premiers contrats concernent DCNS et contrebalanceraient aisément le manque à gagner mentionné par le "Canard Enchaîné". Le troisième contrat serait à nouveau pour Airbus Helicopter. Le total de ces trois contrats serait donc de 4,1 milliards d'euros, contrats que la France aurait définitivement perdus en cas de livraison des Mistral à la Russie.
 
[3] Capacité du porte-hélicoptères en construction : UN hélicoptère, 300 marins, 40 véhicules blindés. Capacité d’un Mistral : 16 hélicoptères, 900 marins, 60 véhicules blindés. L’amiral Viktor Chirkov, commandant en chef de la marine russe, a déclaré il y a peu que les chantiers navals et la technologie russe devaient s’adapter en vue de produire des porte-hélicoptère plus larges. Pour atteindre la capacité d’un Mistral, toujours selon M. Chirkov, il faudra attendre 2050.
 
[4] A titre d’exemple, les 32 hélicoptères Ka-52K (et non pas K52 comme le "Canard Enchaîné" l’écrit) ont été adaptés pour servir sur les Mistral mais le Kremlin a déjà annoncé que ces hélicoptères seraient utilisés pour d’autres projets. Il n’y a donc sûrement pas lieu de payer pour ceux-ci.
 
[5] A l'occasion du premier l'anniversaire de l'annexion de la Crimée, Vladimir Poutine a avoué lors d'un long documentaire télévisée, avoir planifié cette annexion et que les militaires qui avaient pris le contrôle de la péninsule Ukrainienne étaient bien des militaires russes sans insignes et non des milices d'autodéfense comme il le prétendait jusque la
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Krispoluk le Mer 19 Aoû - 10:52

Excellent travail de recherche Tarkan study 

1 million par mois en coût d'entretien c'est pas énorme vu la valeur des engins...

Je suis persuadé qu'on les vendra rapidement, si c'est pas Egypte+Arabie, ça peut être aussi bien l'Inde, le Canada ou le Brésil. On a bien revendu par le passé l'ancien porte-avion Foch au Brésil...

De plus je suis persuadé qu'on a plus intérêt à vendre à l'Egypte ou au Brésil car un porte-hélicoptère c'est fait pour porter des hélicoptères et en cette matière, on produits des trucs les plus performants au monde Wink
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  tarkan le Jeu 20 Aoû - 23:41

Et pour enfoncer le clou et balayer les articles de merde genre Paris Match et autre suceur de queues du Kremlin:


IRIS, c'est d'un autre niveau qu'un palmypède...

L’annulation du contrat Mistral : le choix de la raison
Tribune
20 août 2015
Par Jean-Pierre Maulny


Avec toute la croyance et tous les espoirs que l’on pouvait avoir quant à une issue heureuse de la vente des bateaux Mistral à la Russie, les chances que ceux-ci soient livrés apparaissaient de plus en plus en plus minces et l’annulation du contrat au début du mois d’août 2015 n’est malheureusement que la conclusion la plus prévisible de cette affaire. Il y eut beaucoup de commentaires sur le sujet tant sur la vente elle-même et sur son annulation que sur le coût du remboursement. Le moins que l’on puisse dire est qu’en général ces commentaires manquent singulièrement de nuances sur un dossier qui est complexe tant sur le plan politique que sur le plan commercial.
Sur un plan politique, la position « naturelle », et la plus opportune de la France n’est pas d’être alignée sur les Etats-Unis ou l’Otan ni d’être « pro-russe » et ce, si on reprend le jargon de nombre de commentateurs. La fin de la guerre froide a ouvert une période qui devait être mise à profit pour mettre en place une politique de sécurité pan européenne qui englobe la Russie et pour nouer un partenariat stratégique avec ce pays, nécessaire tant pour des questions de sécurité que pour des raisons économiques.

Le résultat de cette politique au moment du début de la crise ukrainienne était bancal et explique pour partie la situation actuelle. La Russie a dramatiquement souffert de son insertion dans l’économie de marché dans les années 90. Sur le plan de la sécurité, le dialogue avec la Russie s’est inscrit dans le cadre de l’Otan ce qui était paradoxal puisque l’organisation avait été constituée en 1949 pour faire face à la menace soviétique. Quand Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir au début des années 2000, son objectif était donc de redresser la Russie sur le plan économique et politique. Autocrate à la fibre patriotique « sur-développée », son objectif fut donc de regagner le terrain perdu en termes d’influence, de ne plus céder un pouce de terrain face à ce qu’il considère comme un expansionnisme occidental. L’Otan en tant que telle n’était pas et n’est pas une menace pour la Russie mais Vladimir Poutine et la Russie considèrent que c’est une menace. Les Occidentaux ont toujours négligé cette perception russe.

Quant à la France, elle va vivre ces années dans une forme d’insouciance face à des développements qui ne peuvent conduire qu’à une forme de crispation avec la Russie. Le partenariat stratégique entre la France et la Russie se noue bien de fait au niveau économique mais, parallèlement, il n’y a pas de vrai dialogue politique. Le cadre bilatéral ne traite pas vraiment des questions de sécurité. Nous n’avons pas durant cette période essayé d’influer sur la politique de l’Union européenne, notamment sur les effets potentiellement négatifs de la politique de voisinage à l’Est ou sur celle de l’Otan. Quant à la Russie, elle a repris, face à cette situation, sa bonne vieille tactique utilisée du temps de la guerre froide qui consiste à essayer de diviser les Occidentaux par le biais des dialogues bilatéraux et d’avoir une politique de renseignement agressive qui n’est pas faite pour rassurer sur les intentions russes.

Quand la perspective de pouvoir vendre les bateaux Mistral à la Russie s’est ouverte, nous étions dans cette situation « d’entre-deux », la Russie est devenue le parfait « frenemy ». D’un côté, il y avait toujours de la part de la France cette volonté de nouer un partenariat stratégique avec la Russie. Les Etats-Unis et Barack Obama avaient également lancé en 2009 leur politique du « reset », preuve que l’objectif restait d’avoir un rapport apaisé avec ce pays. Mais les Etats-Unis sous la présidence Bush ont eu une attitude ambigüe dans la crise géorgienne, donnant le sentiment qu’ils soutiendraient le président Saakashvili en cas d’opération militaire en Ossétie du Sud et précipitant sans doute par là même le déclenchement du conflit. De plus, l’OTAN a décidé depuis le sommet de Bucarest d’avril 2008 que « l’Ukraine et la Géorgie avaient vocation à rejoindre l’Otan », et le désaccord sur le volet européen de la défense anti-missile persiste malgré la nouvelle mouture de ce projet présentée par Barack Obama en septembre 2009 qui repousse à 2016 la date de déploiement des systèmes susceptibles de remettre en cause la force de dissuasion russe. La relation de sécurité avec la Russie est donc passablement dégradée, ce qu’a traduit le discours de Vladimir Poutine à la conférence sur la sécurité de Munich, en février 2007, véritable réquisitoire contre la politique de sécurité des Etats-Unis.

La décision de la France de signer le contrat Mistral ne fut donc pas aisée à prendre en 2011. Les administrations des ministères concernées étaient divisées et il en allait de même dans la classe politique où le débat transcendait les clivages entre les deux principales familles politiques même si ce débat restait feutré.

Dans un tel cas de figure, il faut essayer d’être le plus objectif possible et nous avions à notre disposition la position commune de l’Union européenne de 2008 qui définit les lignes directrices encadrant les exportations d’armes des pays membres de l’Union européenne. Le quatrième critère de celle-ci dispose notamment :
« Les Etats membres ne délivreront pas d’autorisation d’exportation s’il existe un risque manifeste que le destinataire envisagé utilise l’exportation en question de manière agressive contre un autre pays ou pour faire valoir par la force une revendication territoriale.
Lorsqu’ils examineront ces risques, les Etats membres tiendront en compte notamment les éléments suivants :
a) L’existence ou la probabilité d’un conflit armé entre le destinataire et un autre pays.
b) Une revendication sur le territoire d’un pays voisin que le destinataire a, par le passé, tenté ou menacé de faire valoir par la force.
c) La probabilité que l’équipement soit utilisé à des fins autres que la sécurité et la défense nationales légitimes du destinataire. »

Etant donné la situation qui résultait du conflit géorgien de 2008, on ne pouvait balayer d’un revers de main les lignes directrices en matière d’exportation de la position commune sur les exportations d’armement. La légalité de la vente du Mistral à la Russie devait donc être discutée à l’aune de ce texte. Peut-on dire qu’il y avait un risque « manifeste » d’utilisation du Mistral pour faire valoir par la force une revendication territoriale ? En 2011, sans doute pas. Il n’y avait alors aucune raison de penser que la situation puisse se dégrader en Géorgie et certainement pas en Ukraine. C’est la réponse qui fut en tout cas donnée par le président Sarkozy qui autorisa la signature du contrat et qui ne fut pas remise en cause par François Hollande lors de son élection à la présidence de la République en 2012.
A cette époque, la France ne fut pas le seul pays européen à avoir considéré que l’on pouvait vendre des armes à la Russie. Les Espagnols et les Néerlandais étaient en 2011 nos concurrents pour vendre les porte-hélicoptères que souhaitaient acquérir les Russes. Nous avons vu avec l’embargo sur les exportations d’armes décrété en juillet 2014 que l’entreprise allemande Rheinmetall avait dû annuler un contrat pour un centre d’entraînement et de formation militaire pour un montant de 100 millions d’euros. Quant à l'Italie, elle était peut-être le pays le plus engagé sur des projets de coopération structurelle avec celui d'un sous-marin commun entre l’entreprise italienne Fincantieri et l’entreprise russe Rubin et des projets de vente de blindés fabriqués par Iveco. Faire de la Russie un ennemi « rétro-actif » est donc pour le moins exagéré, même si la question des exportations d’armement vers ce pays devait naturellement faire débat dès 2011.

Quand l’embargo sur les exportations d’armes de l’Union européenne est décidé en juillet 2014, la situation est bien différente. La Russie a téléguidé le référendum en Crimée dans des conditions ne respectant pas la constitution ukrainienne et ce, quelle que soit la légitimité du résultat. La guerre fait rage dans l’Est de l’Ukraine et la Russie fournit de l’aide aux insurgés du Donbass.

A ce moment-là, la règle non écrite qui existe depuis la fin de la guerre froide et qui a été mise en vigueur durant les guerres balkaniques devait s’appliquer : recherche d’une solution diplomatique à la crise et embargo sur les exportations d’armes aux belligérants, ce qu’est devenue indirectement la Russie. La France va alors obtenir que les bâtiments Mistral soient écartés de l’embargo au motif que le contrat avait été signé en 2011 avant l’embargo. En réalité, dès ce moment-là, il est impossible de livrer les Mistral. Mais il n’y a pas de raison de se précipiter. En juillet 2014, les bâtiments n’ont pas fini d’être construits et il n’y a donc pas de licence d’exportation à délivrer pour opérer le transfert en douane. Il faut de toute manière donner sa chance à la négociation et à la résolution de la crise : la Russie n’est pas un ennemi mais nous ne pouvons pas livrer le bâtiment tant que la crise ukrainienne n’est pas réglée. En octobre de l’année dernière, j’ai ainsi écrit qu’il fallait différer la livraison des Mistral le temps de trouver une solution à la crise, ajoutant toutefois qu’il fallait avoir une perspective claire de chance de succès à la mi-2015 car nous ne pouvions différer éternellement cette livraison. Le retard à livrer nous mettait en effet dans une situation peu confortable : paiement de pénalités pour retard dans l’exécution du contrat, frais de gardiennage, qui ne pouvaient durer indéfiniment. Il en allait de même pour les Russes qui avaient payé les bateaux et qui étaient en droit de les obtenir. A cette époque, un confrère américain m’avait critiqué pour ne pas avoir prôné l’annulation pure et simple du contrat et m’être prononcé pour une simple suspension de la livraison. A mon sens, annuler le contrat en octobre 2014 revenait à qualifier la Russie d’ennemie, ce qui était en l’état une vision subjective, seule la résolution de la crise ukrainienne dans des conditions satisfaisantes devant être le critère permettant la livraison ou non du bateau, c’est-à-dire en se basant sur une vision objective de la situation. Or, en octobre 2014, nous pouvions encore donner du temps au temps quant à la livraison du bateau alors que les accords de Minsk, signés en septembre 2014, fixaient les bases théoriques d’un règlement du conflit ukrainien.

Aujourd’hui, la situation est la suivante : grâce aux efforts communs de la France et de l’Allemagne, les accords de Minsk ont acquis une légitimité internationale. Il reste maintenant à les appliquer et on peut espérer un règlement de la crise même si malheureusement les combats ont repris récemment dans le Donbass. Mais la perspective de règlement définitif de cette crise devrait dépasser la fin de l'année, terme fixé par les dits accords. Ce délai est donc désormais incompatible avec un calendrier raisonnable de livraison des bâtiments. On ne peut pas imaginer une livraison des bateaux à la mi-2016, un an et demi après leur construction. La pérennisation du contrat Mistral n’est donc plus possible, ce que la Russie et la France ont constaté d’un commun accord en annulant le contrat. Nous ne pouvions livrer le bâtiment aujourd’hui car, si l’on se réfère à la position commune, le risque de voir les bâtiments être utilisés pour des revendications territoriales subsistent encore et ce, tant que la crise ukrainienne n’est pas réglée.

Enfin, il faut noter que la France a parallèlement refusé, lors du dernier sommet de l’OTAN à Newport en septembre 2014, que soit décidée la livraison d’armes à l’Ukraine afin de pouvoir jouer un rôle constructif dans le règlement du conflit et d’éviter une escalade des opérations militaires dans l’Est de l’Ukraine. La France applique donc bien la règle qui devrait être appliquée par tous : pas de livraison d’armes tant qu’une solution à la crise n’a pas été trouvée.

Ainsi, la décision de la France de ne pas exporter les bâtiments Mistral est une décision conjoncturelle liée au non règlement de la crise ukrainienne. C’est une décision raisonnable, que l’on pourrait rattacher au principe de précaution, qui ne présage absolument pas de nos rapports futurs avec la Russie puisque les objectifs que nous nous étions fixés à l’issue de la guerre froide, nouvel ordre de sécurité en Europe et partenariat stratégique avec la Russie, restent pleinement valables.

Sur le volet commercial, la situation est également moins caricaturale qu’on ne la présente parfois. Il faut tout d'abord rappeler que les bâtiments de projection et de commandement (BPC) sont des matériels de guerre soumis à une législation particulière en matière d’exportation. On ne vend pas n’importe quelle arme à n’importe qui. Et il s’écoule en général plusieurs mois ou plusieurs années entre le moment où un contrat est signé et le moment où le matériel est livré après fabrication. Or, la situation internationale, qui justifie l’autorisation ou le refus d’exporter, peut changer entre les dates de signature des contrats et les dates de livraison des matériels. L’annulation du contrat Mistral n’est donc pas un événement exceptionnel. C’est une situation plus fréquente qu’on ne le croit et il n’y a pas que la France qui est soumise à ce type d’imprévu.
Rien que pour la France, on peut citer comme exemples de ventes d’armes qui ont été annulées, celle du sous-marin construit pour l’Afrique du Sud et dont la livraison a été bloquée en 1977 du fait de l’embargo décidé face au régime d’apartheid pratiqué par l’Afrique du Sud, ou l’arrêt des ventes d’armes à l’Irak suite à la guerre du Golfe de 1990 après que le Koweit eut été envahi par l’Irak. Plus proche dans le temps, il y eut l’embargo sur les exportations d’armes vers la Libye du colonel Kadhafi en 2011 qui a été décrété quatre ans après qu’un accord de coopération militaire ait été signé, l’embargo conduisant à stopper la modernisation des missiles anti-char Milan. Il avait même été envisagé de vendre des Rafale à la Libye. Dans tous ces cas de figure, il est heureux que « la parole de la France » n’ait pas été respectée.
Sur les estimations du coût du remboursement du Mistral, beaucoup de choses ont également été dites sachant… que nous ne savons rien. Nous ne connaissons pas les termes du contrat signé avec les Russes, qu'il s'agisse de son montant, de son contenu exact, des différentes clauses en cas d’annulation. Pour l'heure, nous ne connaissons pas non plus le coût exact du remboursement, donné à environ 1 milliard d’euros, sachant que ce montant sera communiqué au Parlement. Or, certains parlent d’un coût pour la France d’1,5 milliards à 2 milliards d’euros, des chiffres qui paraissent bien exagérés si on fait preuve d’un tant soit peu de bon sens.
Il faut en effet rappeler que le contrat a été signé avec DCNS, STX construisant la coque. Cela veut dire que, pendant trois ans, les ouvriers de STX et DCNS ont pu travailler grâce à ce contrat et à l’argent russe, que les tôles et les équipements ont dû être achetés et que donc toute la chaîne de sous-traitance française impliquée sur la fabrication des Mistral a pu vivre grâce à ce contrat. En remboursant les Russes, tout se passe donc aujourd’hui comme si c’était l’Etat français qui avait commandé ces deux bâtiments et non les Russes. L’argent de l’Etat a ainsi servi à payer des entreprises françaises et des emplois ont été générés ou préservés grâce à la commande de ces deux bateaux. On ne peut donc dire que cet argent a été perdu ; il est simplement, tant que les bateaux ne sont pas revendus à un autre pays, mal employé puisque la marine française n’a pas besoin de ces deux bâtiments.

Il a également été évoqué dans le coût des deux bateaux la marge bénéficiaire de DCNS de 350 millions d’euros. Cela voudrait dire que DCNS fait une marge de près de 30% sur ses ventes, puisque les deux bateaux ont été vendus 1,2 milliards d’euros. Cette nouvelle devrait ravir le PDG de DCNS et ses actionnaires, l’Etat et Thales, et faire pâlir de jalousie les entreprises d’armement américaines. Avec une telle marge, il est clair que tous les fonds d’investissement vont se ruer pour investir dans les entreprises françaises de défense... Plus sérieusement, il suffit de regarder les bilans financiers de n’importe quelle entreprise pour comprendre qu’une marge bénéficiaire de simplement 10% est extrêmement rare dans le monde industriel. Ce chiffre n’est pas sérieux.

Le coût de gardiennage et de maintenance serait de 5 millions d’euros par mois ? On ne connait pas son montant mais on peut penser que c’est la maintenance qui représente la part la plus importante de ce chiffre et non le gardiennage. Toujours est-il que tant que les bateaux ne sont pas vendus, et si cette somme, qui n’a jamais été officiellement confirmée, est exacte, cela représente 60 millions d’euros par an, soit 5% de la valeur du contrat. C’est à la fois beaucoup en valeur absolue et peu rapporté à la valeur du contrat. Cela explique aussi qu’il était possible d’attendre un peu avant d’annuler le contrat avec la Russie.

Il reste le coût de démontage du matériel russe dont on ne connait pas le montant mais qui est de toute manière largement inférieur au coût du montage. En effet, lors du montage des équipements, il fallait intégrer les matériels russes à un système complexe et les tester, tâches qui n’ont plus lieu d’être lors du démontage. Quant au coût du montage d’équipements de remplacement, il ne peut se comprendre… que si nous trouvons un nouvel acquéreur. Il est aujourd’hui impossible de déterminer le montant des équipements de substitution des équipements russes puisque nous n’avons pas d’acheteur pour le moment et que donc nous ne connaissons pas ses besoins. De plus, ces nouveaux équipements devront être payés par l’acquéreur. Si celui-ci est un pays du Golfe, sans industrie de défense, il est probable que les équipements vendus pourront être français et non russes, ce qui fera un profit supplémentaire pour l’industrie de défense française.
En tout état de cause, on ne peut à la fois, pour calculer la charge supportée par l’Etat, additionner le coût des bateaux si nous ne les vendons pas et les coûts des équipements à intégrer si nous les vendons sans prendre en compte, dans ce dernier cas, le bénéfice de la nouvelle vente des Mistral. Dans le premier cas de figure, le coût sera celui qui sera présenté au Parlement français, c’est-à-dire plus ou moins 1 milliard d’euros, sachant que cet argent a déjà bénéficié aux entreprises françaises et aux emplois en France.

Si les bateaux sont revendus, l’objectif sera bien entendu pour l’Etat français de se rembourser intégralement. Cela ne sera sans doute pas totalement possible (coût de démontage des équipements russes, frais de gardiennage et de maintenance, sur le contrat) mais le coût n’avoisinera certainement que quelques dizaines de millions d’euros et non d’1,5 milliards à 2 milliards d’euros comme l’ont annoncé certains. Les dettes ne se multiplient pas comme les pains, et c’est bien heureux.
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Matt le Ven 21 Aoû - 0:30

Pfff, il y a beaucoup à dire sur la situation en Ukraine et également en Géorgie.
Le "problème" vient de la même source, comme au Daghestan aussi (on l'oublie trop vite).
Le vrai problème à régler est là: le guébiste.

Celui qui a une solution aura un prix Nobel. . .

______________________________________________
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Krispoluk le Ven 21 Aoû - 1:12

Réponse à Tarkan sur son dernier article :
Article de Jean-Pierre Maulny :

Oh Putain ! Qu'il est ennuyeux ce mec ! Style lourd, emprunté, ampoulé !!! J'ai réussi à lire 10 lignes mais pas plus... Il se dit journaliste ce mec ??? Moi je le qualifierai plutôt "d'hypnotiseur ou d'emmerdeur public" Twisted Evil 
Bon peu importe.... Trouve d'autres "penseurs" plus inspirés Kamarade Laughing Laughing Laughing
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  tarkan le Ven 21 Aoû - 1:34

Kris, ne t'arrête pas au style ennuyeux. C'est un excellent article, sourcé et argumenté. Ca change des merde de Paris Match ou du Canard Enchainé Wink
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Krispoluk le Mer 26 Aoû - 9:57

Pour les "fanas-mili" Le Mistral disséqué, capacités et armement :







Dans les entrailles du navire Mistr


Un navire construit à Saint-Nazaire

Photo 1/12© © François Poulain/www.lunetlautre.fr
Longs de 199 m, les navires de la classe Mistral (la France en possède trois) sont fabriqués à Saint-Nazaire par le chantier coréen STX, sous la direction du groupe public DCNS.




Des armements défensifs russes installés après livraison

Photo 2/12© © François Poulain/www.lunetlautre.fr
Des lance-missiles antiaériens 3M-47 Gibka seront placés sur la proue ainsi que sur la poupe, avec deux canons AK-630 montés sur tourelles. Six mitrailleuses seront réparties sur les flancs du navire.


Un pont d'envol aussi long qu'une rame de TGV

Photo 3/12© © François Poulain/www.lunetlautre.fr
Sur près de 200 m2, avec une surface de 5.200 m2, il comprend six spots de décollage et est équipé d'un dispositif de dégivrage pour la navigation en zones froides.



Des cabines confortables pour les 650 militaires embarqués

Photo 4/12© © François Poulain/www.lunetlautre.fr
Les 200 marins et les 450 pilotes et soldats qui seront embarqués dormiront dans des cabines modulaires d'une à huit places (selon les grades) avec blocs sanitaires intégrés. Le commandant et ses officiers supérieurs, eux, seront logés dans le "château", près de la passerelle de navigation.





Un poste de commandement pour les opérations interarmées

Photo 5/12© © François Poulain/www.lunetlautre.fr
Pas moins de 150 stations de travail sont rassemblées dans cet espace modulaire de 850 m2 conçu pour servir de PC opérationnel aux états-majors embarqués. Le système de communication permet de faire transiter plusieurs mégabits de données par seconde.


Un système de combat ultraperformant Made in France

Photo 6/12© © François Poulain/www.lunetlautre.fr
Installé dans la passerelle de navigation, le dispositif Senit-9 conçu par le groupe DCNS permet d'informatiser et de synthétiser sur des consoles toutes les données tactiques du bâtiment en temps réel.


Des équipements de surveillance hypersophistiqués

Photo 7/12© © François Poulain/www.lunetlautre.fr
Le navire dispose entre autres du radar MRR 3D NG fabriqué par Thales, qui assure la veille aérienne 3D jusqu'à 180 km avec un temps de réaction très court et du système de surveillance panoramique infrarouge Vampir NG, produit par Sagem (groupe Safran).
 


Un hôpital de campagne avec deux blocs opératoires

Photo 8/12© © François Poulain/www.lunetlautre.fr
Sur 750 m2, il abrite aussi une salle de radiologie et 69 lits, dont 19 médicalisés. Il peut servir aussi pour les évacuations de civils, lors de catastrophes naturelles.


Un bassin intérieur pour les engins de débarquement

Photo 9/12© © François Poulain/www.lunetlautre.fr
Grâce à ses dimensions XXL (58 m de long, 15 de large et 8,2 de hauteur), ce bassin immergeable peut accueillir quatre chalands de transport de matériels chargés d'engins blindés, ou deux aéroglisseurs de débarquement.


Un parking pour chars est situé au deuxième sous-sol

Photo 10/12© © François Poulain/www.lunetlautre.fr
Ce hangar de 2.650 m2, aménagé sur deux ponts, permet de stocker 60 chars, engins blindés légers et véhicules de transport de troupes. Des rampes intérieures permettent leurs déplacements vers les chalands de débarquement.


Un hangar-atelier sur mesure pour les hélicoptères russes

Photo 11/12© © François Poulain/www.lunetlautre.fr
16 hélicoptères d'attaque Ka-52K Alligator et de transport Kamov 29 peuvent être parqués (par les repliées) et réparés dans cet espace de 1800 m2. Ces aéronefs à double rotor étant plus hauts que les hélicos de la marine française, le plafond du hangar a dû être surélevé.


Des monte-charge de 13 tonnes

Photo 12/12© © François Poulain/www.lunetlautre.fr
Avec ses 225 m2 (15 x 15 m), la plate-forme élévatrice arrière a été conçue pour pouvoir monter sur le pont un hélicoptère avec ses pales déployées, et écourter ainsi son délai de décollage. La seconde dispose d'une grue de 17 tonnes de charge.
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Александр le Mer 26 Aoû - 12:13

Du bel ouvrage!! Wink

A noter que l'armement russe sera enlevé (logique).
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Tibo le Mer 26 Aoû - 12:35

Mouais ça manque d'une piscine quand même.
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Caduce62 le Mer 26 Aoû - 12:49

Tibo a écrit:Mouais ça manque d'une piscine quand même.
et aussi d'un casino !!  Laughing
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  pyxous le Mer 26 Aoû - 12:49

On n'achète pas 2 bateaux comme ça, d'un tel montant et armés jusqu'aux dents sans le projet d'attaquer son voisin pour lui prendre une partie du territoire;
Le petit joueur d'échec n'avait pas tout prévu   bounce
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Krispoluk le Mer 26 Aoû - 16:27

pyxous a écrit:On n'achète pas 2 bateaux comme ça, d'un tel montant et armés jusqu'aux dents sans le projet d'attaquer son voisin pour lui prendre une partie du territoire;
Le petit joueur d'échec n'avait pas tout prévu   bounce

Ben oui ! On imagine déjà aisément quelles étaient les destinations des 2 Mistrals d'après leur appellation russes : Sevastopol et Vladivostok. Le premier serait devenu le navire-amiral de la Flotte de la Mer Noire, basé à Sévasto et qui aurait maintenu une menace potentielle permanente sur tout les pays bordant la Mer Noire, no comment ! D'autant plus qu'aux termes de la convention de Montreux, il est interdit à toutes les puissances de la région d'entretenir un porte-avion en Mer Noire ou de lui faire franchir le détroit des Dardanelles, d'où l'immense intérêt d'un BPC (qui n'entre pas dans ces interdictions) qui est aussi accessoirement un porte-hélicoptère (voire par extension une plate-forme pour avions à décollage vertical) Laughing

Le second basé en extrême-orient aurait permis de maintenir une forte présence Russe en Mer de Chine, face au menaces grandissantes dans la région ainsi qu'en mer du Japon où l'ex-empire du Soleil-Levant qui réarme doucement ne verrait pas d'un mauvais oeil le retour au bercail des Kouriles et Sakahaline, occupées en 1945 par les Russes...
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Krispoluk le Mer 26 Aoû - 16:47

News de ce jour :

Je vous l'avais dit auparavant les gars ! Sans être dans les secret des Dieux, il doit y avoir une dizaine de propositions d'achat des Mistrals sur le bureau de l'Elysée. J'avais mis dans le mille ! Vous allez voir qu'on va finir par gagner du fric sur ces rafiots car ne pas oublier que tout ces pays, à part le Canada, peut-être, ne possèdent pas les systèmes d'armes défensives que les Russes voulaient y installer eux-mêmes, sans compter les hélicos qui vont avec !!!

Y faut les mettre aux enchères, on va les vendre le double du prix Laughing Laughing Laughing





Mistral russes, des navires qui séduisent les marines étrangères


Par Michel Cabirol   |   26/08/2015, 6:56   |   734   mots  
 Où vont accoster les deux Mistral russes ? (Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)    Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Egypte, Afrique du Sud, Brésil, Canada, Inde, Malaisie, Singapour... Une dizaine de pays sont intéressés par les deux Mistral initialement destinés à la Russie.  
Les deux Bâtiments de projection et de commandement (BPC), de type Mistral, destinés initialement à la Russie, intéressent une dizaine de pays, qui veulent acquérir ce type de navire de guerre. Parmi les pays cités régulièrement dans la presse figurent Singapour, l'Inde, le Brésil, l'Egypte, l'Arabie Saoudite,le Canada et le Brésil... A cette liste, il faut rajouter désormais la Malaisie, qui souhaite depuis une dizaine d'années s'offrir un tel bâtiment. Deux autres pays ont également exprimé un intérêt, selon nos informations, pour les Mistral russes : les Emirats Arabes Unis et l'Afrique du Sud. Selon un responsable français s'exprimant sous couvert d'anonymat et cité par les agences Reuters et AFP, les discussions sont "assez avancées".
Mandaté par Bercy, le groupe naval DCNS est chargé de la vente des Mistral. D'autant que la France va récupérer la propriété des deux navires de guerre une fois réalisé le remboursement à la Russie. Le projet de loi entérinant l'accord intervenu début août entre Paris et Moscou après la décision de la France de ne pas livrer deux navires de guerre Mistral à la Russie a été présenté ce mercredi en conseil des ministres. Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a précisé à l'issue du conseil le remboursement des deux bâtiments sera "inférieur à un milliard d'euros".
"Ce sera présenté de manière précise devant les parlementaires et ça comprend le remboursement de toutes les avances qui avaient été faites par les Russes", a-t-il déclaré devant la presse lors de son compte-rendu du Conseil des ministres. Ce projet de loi était "nécessaire parce qu'il y avait un traité international avec des conséquences budgétaires", a relevé Stéphane Le Foll, réaffirmant que "le coût pour la France est inférieur à un milliard d'euros" et que "le chiffre précis sera présenté devant les parlementaires".

Deux à trois propositions sérieuses

Sur la dizaine d'acquéreurs potentiels, "deux à trois pays sont sérieux", explique un proche du dossier. Pour autant, chaque pays a des besoins opérationnels nécessitant l'acquisition de ces bâtiments. Par exemple, le Canada, lequel a un intérêt pour un navire conçu pour les froids arctiques, se montre donc relativement pressant pour obtenir la vente des deux Mistral. Ottawa est prêt à les mettre aux normes canadiennes dans un chantier naval local. C'est le cas également de Singapour, qui a déjà envoyé une mission en France pour examiner l'intérêt d'une telle acquisition.
L'Inde et la Malaisie sont également des pays intéressés par de tels bâtiments. Notamment New Delhi. Pour l'Inde, très proche en matière d'achats d'armes avec Moscou, l'achat de ces deux bâtiments modernes et russifiés permettrait de monter en gamme face à la puissance de feu de la marine chinoise. Pour Kuala Lumpur, les tensions en Mer de Chine sont aussi un puissant moteur pour en acquérir au moins un exemplaire. En revanche, le Brésil, qui est intéressé, devrait passer son tour compte tenu du marasme économique et budgétaire dans lequel il se trouve. Tout comme en Afrique du Sud où le projet Millenium ne semble pas encore mur.

Quels besoins pour les pays du Golfe?

Enfin, l'intérêt opérationnel des deux pays du Golfe (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis) est limité pour ces navires de projection. D'autant que ces deux marines plutôt côtières ne sont pas du tout habituées à disposer de tels navires de guerre. Ce qui est aussi le cas de l'Egypte. Mais la différence majeure réside dans la bonne formation des marins égyptiens, considérés comme très professionnels.
L'acquisition d'un ou de deux bâtiments pourrait se réaliser dans le cadre d'une force pan-arabe, qui pourrait notamment intervenir en Libye et au Yémen. L'Egypte et l'Arabie Saoudite se sont notamment engagées lors de la déclaration du Caire du 30 juillet à développer la coopération militaire et à oeuvrer à la création d'une force arabe conjointe. . "Normalement, c'est l'Égypte" avec "une partie du financement (qui) viendra de pays du Golfe", a précisé ce responsable français s'exprimant sous couvert d'anonymat et cité par les agences Reuters et AFP.

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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Krispoluk le Jeu 27 Aoû - 10:36

Je me permets de relayer l'excellent article de fond sur la question rédigé par notre camarade du forum Symmaque sur son propre blog :

http://cestpassecretcestdisret.blogspot.fr/2015/08/pour-en-finir-avec-le-mistral.html
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Caduce62 le Jeu 10 Sep - 12:42

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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Krispoluk le Jeu 10 Sep - 13:02

Caduce62 a écrit:

Laughing Laughing Laughing lol!  Et tes patients  affraid Ils deviennent quoi pendant ce temps là  ?  Razz Rolling Eyes Twisted Evil geek
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Caduce62 le Jeu 10 Sep - 13:08

Krispoluk a écrit:

Laughing Laughing Laughing lol!  Et tes patients  affraid Ils deviennent quoi pendant ce temps là  ?  Razz Rolling Eyes Twisted Evil geek
Je bosse comme un fou depuis mon retour (retard à rattraper !!)
Vivement mon prochain départ pour Kiev fin octobre (mariage) LaughingLaughingLaughing
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Александр le Jeu 10 Sep - 13:44

Fini de rigoler Exclamation


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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Krispoluk le Jeu 10 Sep - 13:52

Александр a écrit:Fini de rigoler Exclamation


Laughing

Ouaip, bientôt un malheureux (esclave) de plus sur terre Sad Sad Sad
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Re: Accord sur Les Mistral

Message  Caduce62 le Jeu 10 Sep - 14:08

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