Média: reportage, débat, enquete

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Média: reportage, débat, enquete  - Page 11 Empty Décès d'une des fondatrices de Femen

Message  Thuramir le Mar 24 Juil - 22:41

Oksana Chatchko, devenue réfugiée politique en France, s’est suicidée par pendaison dans son squat à Paris. Un article du journal Libération est plutôt pas mal fait sur cette Femen, qui a décidé de mettre fin à ses jours :

Oksana Chatchko : mort d'une Femen désabusée
Par Quentin Girard — 24 juillet 2018 à 17:36

La cofondatrice des Femen et artiste peintre s'est suicidée à 31 ans.

Des Femen, ce n’était pas en France la plus médiatique. Mais c’était la plus brillante, artiste, atypique, radicale, anarchiste. L’Ukrainienne Oksana Chatchko, 31 ans, a été retrouvée pendue chez elle lundi 23 juillet, dans son petit appartement en banlieue parisienne. Depuis plusieurs jours, l’artiste peintre ne donnait plus de nouvelles, ses amis s’inquiétaient. Elle a laissé une lettre politique, dénonçant, simplement, l’hypocrisie de la société et des hommes. Ce n’était pas sa première tentative de suicide.

L’annonce de sa mort a été rendue publique par Inna Shevchenko, la leader actuelle en France de ce mouvement féministe. «Oksana Chatchko est une des femmes les plus remarquables de notre époque, une des plus grandes combattantes ayant lutté durement contre les injustices auxquelles elle a dû faire face», écrit-elle. Ou encore : «Oksana nous a quittées mais elle est ici et partout. Elle est en chacune de nous qui s’est tenue à ses côtés, elle est en Femen qu’elle a cofondé. Elle est dans sa peinture à travers laquelle elle exprimait ses talents artistiques. Elle est dans l’histoire du féminisme.»


«La vie était très dure»

Ironie tragique de cette annonce : les deux femmes se parlaient à peine depuis plus de trois ans. Si elles s’étaient connues en Ukraine, Inna ayant rejoint le groupe Femen dans un deuxième temps, leurs arrivées successives à Paris, en 2012, avaient entraîné de graves disputes, dissensions et brouilles internes. Pas d’accord sur les différentes méthodes à adopter, Inna, plus stratège et politique, avait pris peu à peu le pouvoir face à une Oksana plus romantique, plus anarchiste aussi, ne croyant pas dans les organisations pyramidales. Jusqu’à la rupture en 2014 et l’exclusion de facto d’Oksana et d’une autre des fondatrices, Sasha Shevchenko. «Lorsque je vais dans leur QG [à Clichy, ndlr], elles me demandent ce que je fais là, elles me disent que je dois partir, que je n’ai pas le droit de venir», nous racontait-elle à l’époque.

A Inna Schevchenko, dont le groupe est toujours actif même si les actions peinent à avoir la même portée, la gloire médiatique et les récompenses. A Oksana Chatchko, la précarité, les squats, les problèmes pour renouveler ses papiers, la galère. «Ça a été très compliqué la vie à Paris, nous raconte au téléphone des larmes dans la voix son amie, l’artiste Apolonia Breuil, qui avait accueilli les réfugiées politiques dans son théâtre alternatif du XVIIe arrondissement, le Lavoir moderne, aujourd’hui fermé. «On a vécu dans le même lit de squat en squat pendant cinq ans, elle est devenue comme ma sœur. Elle avait fini par trouver un tout petit truc à Montrouge, avec rien, aucune décoration, à part la penderie dans laquelle elle s’est pendue. C’est très dur. La vie était très dure.»

Oksana Chatchko est née en 1987 en Ukraine, dans la ville de Khmelnitski, à l’est du pays. Très jeune, elle s’intéresse au dessin et se passionne pour les icônes religieuses orthodoxes, entrant à 8 ans dans une école spécialisée, normalement réservée aux adultes. «Elle avait le droit d’aller peindre dans des églises dans des endroits normalement interdits aux femmes, parce que c’était une enfant», raconte Apolonia. A 12 ans, elle a une crise de foi, veut partir au couvent épouser Dieu. Sa mère la retient.

Oksana découvre petit à petit la corruption dans la religion, le pouvoir du patriarcat, et s’intéresse au militantisme. Elle est des premières actions des Femen, en 2008, quand elles ne sont pas encore seins nus. De toutes, c’était celle qui était restée la plus proche de la pureté originelle du projet, c’est-à-dire un mouvement de guerilla-communication, arnacho-féministe et athée, familier de l’idée d’activistes à la Luther Blissett où le militant doit rester anonyme, ne pas rechercher sa propre gloire. «Tout le monde peut se déclarer Femen», nous expliquait-elle un jour. Elle a hautement contribué à la popularité de cet activisme qui, au-delà de sa folie médiatique, eut le mérite de porter au cœur de l’actualité des combats féministes et politiques oubliés et réprimés dans l’est de l’Europe, mais aussi chez nous.


Iconoclaste

Nous, on ne la connaissait, malheureusement, pas beaucoup. Mais, les quelques fois où on l’a croisée, il était facile de voir à quel point elle était différente, pas seulement parce qu’elle était brune et petite dans un monde de grandes blondes. Souvent légèrement à part, plus posée, détachée, profonde, poète, jetant une moue sceptique sur tout ce barouf.

Depuis 2014, donc, elle avait pris ses distances avec les Femen, et s’était concentrée sur sa passion première, l’art. En 2016, elle avait exposé son travail sur les icônes religieuses, en bois et feuille d’or, à la galerie Mansart à Paris. Toujours engagée, Oksana détournait les représentations traditionnelles, pour mettre en avant des scènes montrant le désintérêt des religions chrétiennes pour les réfugiés, des partouzes avec Jésus sur la croix, des femmes en burqa, des Saints avec des kalashs, etc. «Apprenant que c’était une ancienne Femen, j’étais sceptique au départ, raconte, très abattu, le commissaire d’exposition Azad Asifovich qui préparait avec elle de nouvelles représentations, mais c’était une vraie artiste, qui maîtrisait des techniques très particulières.» Il est possible encore de voir les images sur Instagram de celle qui avait intégré les Beaux-Arts, à Paris, l’année dernière. Une bonne idée en apparence, qui ne lui a pas forcément fait du bien, selon son amie Sasha Shevchenko : «C’était déjà une artiste accomplie qui s’est retrouvée entourée de gamins beaucoup plus jeunes. Elle est complètement hors système et les Beaux-Arts restent un milieu très structuré et prétentieux. Elle se sentait en décalage, surtout avec tout ce qu’elle avait vécu avant.»

«On s’était vus il y a trois semaines, elle avait l’air très motivée, raconte Azad. Je l’ai connue dans des moments plus dépressifs, plus "down", où il n’y avait rien, où elle n’arrivait pas à travailler. Là, elle avait des projets.» «Elle était gaie, elle avait la pêche, elle était venue me voir en Suisse récemment», confirme le réalisateur Alain Margot qui avait réalisé un documentaire sur elle, Je suis Femen. Même s’il raconte, que parfois, «elle se demandait "qu’est-ce que je fais ?, pourquoi je ne fais plus d’actions ?"»


Spirale tragique

«Les gens ne peuvent pas comprendre par quoi elle est passée, tranche Apolonia Breuil. Les arrestations en Ukraine par la police ou en Biélorussie par les services politiques, les trahisons de ses amis.» En 2014, alors que les deux amies assistaient ensemble à une représentation théâtrale au Lavoir moderne, à Paris, un homme, look de skinhead, était entré et avait poignardé deux personnes, les laissant dans un état grave. Il visait les Femen, qui ne vivaient déjà plus là. «C’était avant les attentats, la prise de conscience de tout ça. On n’avait pas été soutenues. On était rentrées au Lavoir et on avait dû éponger le sang, par terre, toutes seules, se souvient Apolonia. Ça nous avait beaucoup marquées. Oksana se disait que ces gens avaient été attaqués à cause d’elle.»

On ne sait pas ce qui a fait replonger, il y a quelques jours, Oksana Chatchko dans une spirale tragique. Sur son avant-dernier post Instagram, daté de vendredi, elle a écrit en anglais «je ne pense rien de ce que j’écris». Sur le dernier, le lendemain: «Vous êtes faux.»


Quentin Girard
 
Un précédent article de Libé, paru en 2014, détaillait de manière assez complète les motifs de la mésentente entre les anciennes fondatrices ukrainiennes de Femen : http://www.liberation.fr/societe/2014/09/18/les-femen-combien-de-divisions_1102640
 
On peut cependant s’interroger sur les motifs qui l’on conduit à se suicider. Personnellement, je pense qu’elle était désabusée : pas de changement fondamental intervenu en Ukraine, où elle restait sous le coup de poursuites pénales, désintérêt du public pour leurs actions, et surtout une voie de garage pour elle : pas de mari, pas d’enfants, pas de vie de famille et pas de rêves réalisables. La dernière phrase prononcée par Oksana Shachko figurant au bas de cet article paru dans le journal Midi Libre me paraît très significative à cet égard. Une triste fin…
 
Mort d'Oksana Shachko : "Je ne suis pas suicidaire", avait-elle dit à Midi Libre
Publié le 24/07/2018
Société, Alès, Monde (Midi Libre)

Oksana Shachko, cofondatrice et ex-membre du groupe féministe des Femen, se serait donné la mort dans son appartement à Paris, à l'âge de 31 ans. En mars 2015, Oksana Schachko était venue à Alès, dans le cadre du festival de cinéma Itinérances, qui diffusait un documentaire intitulé "Je suis Femen".

    "Moi je préfère vivre, bien sûr, je ne suis pas suicidaire. C’est vrai que je mets ma vie en jeu pour ce combat"

La jeune Ukrainienne racontait alors son engagement, non seulement pour la cause des femmes, mais aussi son engagement politique au sens large, notamment contre la corruption et les dangers auxquels elle s'était exposés. "Quand j’ai été emmenée dans une forêt en Biélorussie par les services secrets et qu’on m’a mis un couteau à la gorge, je me suis rendu compte que je pourrais mourir", avait-elle notamment raconté.

    "Je ne supporterais pas de vivre et de ne rien essayer pour changer les choses"

A la question "Doit-on mettre sa vie en jeu pour venir en aide aux autres ?" Elle avait répondu "Moi je préfère vivre, bien sûr, je ne suis pas suicidaire. C’est vrai que je mets ma vie en jeu pour ce combat. Avant, quand j’avais 15 ans, je ne me préoccupais pas de ma famille, d’avoir des enfants. Aujourd’hui, je vis à Paris, dans un squat, je n’ai pas vu ma famille depuis longtemps... Et je peux être expulsée à tout moment. Des fois je me dis que je devrais avoir une jolie vie, avec des amis, peut-être un mari, des enfants... Mais en tout cas, je ne supporterais pas de vivre et de ne rien essayer pour changer les choses."

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Message  benoit77 le Mer 25 Juil - 0:13

La guerre des gazoducs:
en particulier nord stream 2
https://www.arte.tv/fr/videos/073053-000-A/la-guerre-des-gazoducs/
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Message  Matt le Mer 25 Juil - 1:01

Pour répondre à Serge, je suis entièrement d'accord avec toi, une bien triste fin.
Je l'avais rencontrée en juin 2010 avec Inna Chevchenko, elles étaient motivées à l'époque . . . triste d'en arriver là Exclamation

Benoit, pour Nord Stream, même le Trump s'y oppose, c'est tout dire.
En pleine crise commerciale avec l'UE . . .  Sad

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Message  Thuramir le Mer 25 Juil - 11:08

Matt a écrit:
Benoit, pour Nord Stream, même le Trump s'y oppose, c'est tout dire.
En pleine crise commerciale avec l'UE . . .  Sad

Objectivement, l'opposition de Trump ne peut que bénéficier au projet Nord Stream 2. Vu son antireuropéanisme primaire et sa guerre commerciale, ses critiques finissent par avoir un effet opposé à celui qu'il souhaite.
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Message  Krispoluk le Mer 25 Juil - 13:04

Thuramir a écrit:
Matt a écrit:
Benoit, pour Nord Stream, même le Trump s'y oppose, c'est tout dire.
En pleine crise commerciale avec l'UE . . .  Sad

Objectivement, l'opposition de Trump ne peut que bénéficier au projet Nord Stream 2. Vu son antireuropéanisme primaire et sa guerre commerciale, ses critiques finissent par avoir un effet opposé à celui qu'il souhaite.

Je ne crois pas qu'il soit un "anti-européen" primaire... Je crois seulement qu'il examine les relations mondiales à la seule aune de son expérience et de son domaine (limité), celui de la lutte commerciale privée où tous les coups sont permis pour "réussir" et dégommer ses concurrents.

Bien sûr qu'il a tort au plan international car les choses sont infiniment différentes et les enjeux autrement plus dramatiques en termes de conséquences possibles mais c'est pas maintenant qu'on arrivera à le changer... What a Face
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Message  benoit77 le Jeu 9 Aoû - 18:52

les ukrainiens en ont marre de la corruption: voir celle de Russie explique sans doute que la corruption modérée de l'ouest  soit préférable  au lieu de l'infecte sauce Poutine!

Poutine, le parrain
Le 18 mars 2018, les Russes étaient invités aux urnes pour l'élection présidentielle avec un seul favori depuis l'an 2000 : Vladimir Vladimirovitch Poutine. Depuis des années, il n'est pas seulement le président de la Russie, il a mis sur pied un système qui gère et gangrène le pays. Gouvernement, services secrets et crime organisé travaillent main dans la main.

https://www.france.tv/documentaires/politique/596129-poutine-le-parrain.html
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Message  benoit77 le Mar 4 Sep - 23:54



Dernière édition par benoit77 le Mer 5 Sep - 0:01, édité 1 fois
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Message  benoit77 le Mar 4 Sep - 23:56

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Message  steven21 le Mer 5 Sep - 0:42

benoit77 a écrit:Biélorussie, une dictature ordinaire

https://www.arte.tv/fr/videos/072482-000-A/bielorussie-une-dictature-ordinaire/

haaaa je voulais le poster aussi , bon je met la video quand meme :


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Message  Matt le Jeu 15 Nov - 21:16

Un reportage sur les avions cargos.
Le Myria (AN124) ukrainien y est présenté comme le plus gros du monde.  Laughing
A voir sur RTL Play (en rediffusion)

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Message  benoit77 le Dim 2 Déc - 19:18

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Message  Thuramir le Mar 25 Déc - 19:53

Voici un intéressant article datant du 20 décembre écoulé, issu d'un média internet américain, sur certains individus des élites ukrainiennes dont on parle fort peu mais dont les actes ont pu avoir (ou ont eu) des conséquences non négligeables sur la politique du pays.

En anglais : https://medium.com/@nestor.ivanovych.makhno1/ukrainian-elite-parallel-lives-a55427f004ee

Et en russe : https://medium.com/@nestor.ivanovych.makhno1/2-8e2e9f5173e8
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Message  Caduce62 le Jeu 7 Fév - 1:53

Inquiétudes sur la liberté de la presse en Ukraine


http://www.rfi.fr/emission/20190205-inquietudes-liberte-presse-ukraine?fbclid=IwAR2KCtMiHNlQp1_1ykpdz3OtBDIYa9wAext4K-5GI8kZU4kfkwy1zCxvMmo
Par Sébastien Gobert Diffusion : mardi 5 février 2019

Une vague d'inquiétudes pour la liberté de la presse en Ukraine. A moins de deux mois d’une élection présidentielle très disputée. Le chef de la première chaîne de télévision publique « Souspilné » a été limogé la semaine dernière. Un renvoi sans prévenir, pour des raisons qui sont encore tenues secrètes. Il avait réformé la chaîne possédée par l’Etat pour la rendre indépendante du pouvoir politique. Beaucoup voient donc son renvoi comme un acte de censure. A-t-il vraiment été limogé pour des raisons politiques ? Pour en parler, Sébastien Gobert est notre correspondant à Kiev.

Tout porte à le croire… Compte tenu du contexte de la campagne électorale, et des conflits qui ont opposé ce directeur, Zourab Alasania, à des anciens politiciens. Il a été renvoyé au mépris des procédures établies, par une décision prise à huis clos. Les seuls éléments qui ont filtré, c’est qu’on reproche à Zourab Alasania de ne pas suffisamment avoir couvert des évènements politiques où est apparu le Président, Petro Porochenko. La présidence dément avoir influencé la décision.

L’onde de choc est assez importante, car la chaîne Souspilné est considérée comme l’une des grandes réformes qui a suivi la révolution de Maïdan de 2014. La télévision publique était auparavant la voix officielle du gouvernement. Un effort commun de la société civile et des donateurs internationaux étaient parvenus à la découpler du politique. L’idée étant de développer du contenu de qualité, objectif et équilibré, qui fasse de la chaîne publique un nouveau France 24, ou un nouveau BBC. Mais c’est peut-être aussi au titre de ces réformes de fond que Zourab Alasania aurait été limogé: certains lui reprochent des mauvaises décisions, même des erreurs financières. On ne sait pas encore pourquoi exactement il a été renvoyé. Mais l’affaire est prise très au sérieux en Ukraine.

Elle a même poussé un groupe de journalistes indépendants à créer un groupe de lutte contre la censure d’Etat. Sur quoi cela peut-il déboucher?

Oui, vous évoquez « l’Initiative 34 », en référence à l’article 34 de la Constitution de l’Ukraine, qui garantit la liberté d’expression. Pour l’instant, cela reste un groupe informel, mais ses inquiétudes sont relayées par de nombreux représentants de la société civile, même par le ministre des Affaires étrangères. Il faut noter que l’affaire intervient dans un climat délétère: les attaques, y compris les attaques physiques, se multiplient contre les tenants de la liberté d’expression en général, c’est-à-dire les journalistes, les groupes anti-corruption et les défenseurs des droits de l’homme. Le limogeage de Zourab Alasania, champion de l’indépendance des médias ces dernières années, est très mal accueilli.

On dit de cette campagne qu’elle est la plus manipulée, et la plus chère de l’histoire de l’Ukraine depuis son indépendance en 1991. Cela peut expliquer ces pressions contre les journalistes. Voit-on d’autres risques sur le terrain?

Il faut dire que l’enjeu de l’élection est considérable, dans un pays en guerre et en grave crise économique. Petro Porochenko veut être réélu, mais il fait face à plus de 30 candidats, un record. Et il est moins bien placé que l’ancienne Première ministre Ioulia Timochenko ou même un outsider, l’acteur Volodymyr Zelenskiy.

La campagne est donc très tendue. La police nationale a rapporté plus de 100 incidents liés à la campagne, les candidats s’accusent déjà de fraudes en tout genre, et de pression sur les médias. Il est fort possible que Souspilné soit la nouvelle victime de la campagne électorale.
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Message  Caduce62 le Ven 8 Fév - 13:44

http://euromaidanpress.com/2019/02/07/sudden-dismissal-of-ukrainian-public-broadcaster-chief-political-or-apolitical-reasons/?fbclid=IwAR23Syll_q6x1AVGmr80AlfQg7RjMzDVhb7wptTu2IRPJXcniCjG-Vf-1zA

Licenciement soudain du chef d'un radiodiffuseur public ukrainien: des raisons politiques ou apolitiques?


Média: reportage, débat, enquete  - Page 11 SVV_5848
Zurab Alasania, président du conseil d'administration du radiodiffuseur public, qui a été démis de ses fonctions, a été démis de ses fonctions. Photo: Société de radiodiffusion publique de l'Ukraine.

Le limogeage brutal du directeur du radiodiffuseur public ukrainien, Zurab Alasania, a suscité la colère des médias en Ukraine, accusations allant de la censure à la contrainte exercée par l'État avant les élections. Alasania a reçu de nombreux critiques qui affirment que sa tentative sans précédent (pour l'Ukraine) de désengager un média majeur de ceux qui détiennent le pouvoir a fini par se retourner contre lui, l'accusant de devenir totalement apolitique. Cependant, la télévision était diffusée sur les ondes de la chaîne de télévision: des émissions faisant des enquêtes journalistiques contre le président Porochenko et son entourage ont été diffusées. Alasania cite ces programmes parmi les motifs de son renvoi.

Le 31 janvier 2019, l'Ukraine a été secouée par un énorme scandale médiatique. Le Conseil de surveillance de la Société nationale de radiodiffusion publique (PBC) a rompu son contrat avec le directeur, Zurab Alasania , le renvoyant de fait. Des représentants de la société civile, des journalistes et des hommes politiques ont accusé les membres du conseil de surveillance de déstabiliser le diffuseur public deux mois seulement avant l'élection présidentielle et de menacer la liberté d'expression.


Neuf membres du conseil ont voté pour le licenciement d'Alasania et trois contre. Depuis le vote, de nombreuses critiques ont été adressées au conseil de surveillance, notamment en ce qui concerne le format de la réunion à huis clos. Les dirigeants municipaux avaient demandé des raisons précises pour justifier la décision de mettre fin à leurs fonctions mais, conformément à la réglementation, la commission disposait de cinq jours ouvrables et n'a publié le protocole que le 6 février au soir.


Svitlana Ostapa , l'un des trois membres du conseil qui ont voté contre le licenciement, a déclaré que ses membres avaient été prudents. Ils ne voulaient pas divulguer un document officiel, car l'affaire pourrait faire l'objet d'un appel.


Pourquoi le radiodiffuseur public est-il important pour l'Ukraine?



Média: reportage, débat, enquete  - Page 11 SVV_5791
Tour de télévision à Kiev Photo fournie par la Société de radiodiffusion publique d'Ukraine.

Le paysage médiatique ukrainien est façonné par les groupes oligarchiques contrôlant les plus grandes chaînes de télévision. Alors que la plupart des citoyens obtiennent leurs informations de la télévision, le contrôle des récits diffusés est le moyen le plus direct permettant aux oligarques de conserver leur emprise sur la vie politique ukrainienne dysfonctionnelle et contrôlée par les oligarchiques. La National Public Broadcasting Company a été créée à la suite de la révolution Euromaidan dans le but de redresser la situation en stimulant le débat médiatique sans les coulisses des maîtres fantoches. Il y a eu plusieurs tentatives de création de la PBC avant 2014, mais toutes se sont réunies pour répondre à la demande de renouvellement d'Euromaidan.

Ayant commencé à fonctionner à grande échelle en 2017, la société est le successeur de la Société nationale de télévision et de radio. Débordée de salariés et réputée pour ses émissions obsolètes, la Société nationale de télévision et de radio a souvent paru au service des puissants et ignorait la corruption généralisée. La création du nouveau radiodiffuseur public avait pour objectif de fournir un moyen indépendant d’informer le grand public sans le contrôle externe d’entreprises privées ou d’oligarques. Ces médias privés servent souvent les intérêts de leurs propriétaires et non ceux du téléspectateur, mais aussi des citoyens. Les avantages d'un radiodiffuseur public comprennent la possibilité d'un dialogue diversifié et d'une variété d'opinions, loin des médias rigides et contrôlés par l'État de la Russie voisine.

Dès le début, le chemin du nouveau radiodiffuseur public nouvellement créé était semé d'embûches. La nouvelle direction a immédiatement relevé le défi de réorganiser la société, y compris les points de vente locaux à travers le pays. Dans le même temps, ils devaient commencer à produire des contenus intéressants et attrayants et à moderniser leur production. Cette tâche nécessiterait un financement adéquat, mais le radiodiffuseur a été entravé dès le début par un grave sous-financement.


Sous financement


Selon la législation, le radiodiffuseur avait droit à 0,2% des dépenses budgétaires de l’année précédente. Ce n'est pas le montant qu'ils ont reçu et, ce qui n'est pas surprenant, les dettes bientôt accumulées.

Par exemple, en 2017, le Parlement a alloué 776 millions de UAH (28,55 millions de dollars) au radiodiffuseur, soit la moitié de ce qui était requis par la loi. La direction a fait part de ses préoccupations régulièrement. Ils étaient déjà sous pression pour obtenir des résultats et le sous-financement constituerait un obstacle majeur au succès. Tout au long de l’année, ils ont eu du mal à trouver des moyens de réduire les coûts tout en maintenant un standard d’excellence. À la fin de 2018, ils n'avaient pas réussi à éviter l'accumulation d'une dette s'élevant à 200 millions de UAH (7,35 millions de dollars). Le déficit croissant était clair pour Alasania et, à la mi-année, il pouvait prévoir que la société subirait à nouveau un sous-financement l'année prochaine, ce qui aggraverait inévitablement la dette.

«Si ce montant est inférieur à 1 milliard de UAH (36,79 millions de dollars), les succursales régionales devront être fermées. Il n'y a pas d'autre moyen,"   A déclaré Alasania en octobre 2018, faisant référence au réseau de 48 chaînes de télévision et de radio régionales de la PBC .

En fin de compte, les députés ont décidé d'allouer 1,05 milliard de UAH (36,97 millions de USD), ce qui représente plus d'un milliard, mais il ne reste que 57% de ce qui aurait dû être alloué.

«J'admire les compétences exquises de ceux qui sont au pouvoir. Ils vous ont coupé les mains, mais vous respirez avec soulagement, car ils auraient aussi pu vous couper la tête, mais vous ne l'avez pas fait », a déclaré Alasania .

Il a ajouté que la société serait obligée d'accéder à sa réserve interne pour continuer à se développer en tant qu'entreprise - en d'autres termes, réduire encore les dépenses et redimensionner à nouveau.
En novembre 2017, Euromaidan Press a interviewé Alasania. Il a commenté l'attitude des politiciens qui, dans le passé, considéraient les médias comme un instrument de gouvernement.

« Tout le pays fonctionne de cette façon», a-t-il déclaré. «Et quand vous ne le faites pas pendant trois ans de suite, ils commencent à se demander à qui vous appartenez… le président…? …le gouvernement? En Ukraine, les politiciens ne comprennent pas en quoi cela peut être différent, car ici, vous devriez appartenir à quelqu'un. Mais quand dans la quatrième année, il devient clair que vous n'appartenez à personne, ils vous étiquettent comme "incapable de négocier."

À la fin, Alasania était si prudent avec la PBC qu'il ne servait pas ses intérêts politiques qu'il commença à éviter complètement la politique. Son approche apolitique est devenue l'un de ses points principaux pour la critique.

L'héritage hérité d'Alasania


Média: reportage, débat, enquete  - Page 11 Uapershiy12
Le bâtiment du centre de télévision à Kiev Photo: Euromaidan Press

Être à la tête de la nouvelle chaîne de télévision n'était pas une tâche facile pour Alasania. Surtout que la société n'était pas réellement nouvelle. D'un monstre obsolète, il a fallu le transformer en un diffuseur moderne, ce qui a entraîné de nombreux bagages. Alasania a reçu une relique semée d'embûches. Dans son entretien avec Euromaidan Press , il a décrit l'héritage qu'il a hérité d'une société contrôlée par l'État.  

Au sommet de la liste, Alasania a mis le système dysfonctionnel lui-même.

« Ce système composé de plusieurs bureaux à Kiev et dans les régions est un énorme monstre qui ne fonctionne que pour lui-même. Sur l’argent du budget de l’État qu’elle a reçu chaque année, 2,6% ont financé la production de programmes. Le reste, près de 97%, a été dépensé pour soutenir le système lui-même. "

Un autre problème auquel il a été confronté est que depuis 26 ans, les habitants de tout le pays se sont habitués à une radiodiffusion obsolète. L'équipe d'Alasania a dû changer les perspectives de la population - il s'agissait à la fois d'un défi social et de la programmation.

« Nous ne ferons pas concurrence aux chaînes commerciales», déclare Alasania. «Ils existent pour les affaires… nous devons parfois nous arrêter nous-mêmes. Par exemple, pouvons-nous montrer des combats sanglants, [comme] les arts martiaux mixtes? Oui. Est-ce interdit par la loi? Les gens vont le regarder? Oui. C'est un sport légal? Cela apportera de l'argent. Mais quelque chose nous arrête car nous sommes un radiodiffuseur public. Nous avons cette situation avec la guerre dans le pays. Nos gars meurent presque tous les jours en première ligne et montrer que ce programme agressif serait une erreur. "

L’équipe a également rencontré le problème suivant: les points de vente locaux eux-mêmes gagnaient de l’argent par le biais d’entreprises non officielles - une pratique sous la table devenue généralisée et même acceptable.

« Le moyen principal de gagner des fonds supplémentaires était de faire de la publicité cachée. Les articles dans l'actualité économique étaient pratiquement tous sponsorisés, sans révéler les sponsors. La plupart du temps, ils ont payé le diffuseur national en «espèces». Et cela a aidé la direction à faire des choses pour lesquelles l'État n'avait pas alloué d'argent.Par exemple, pour diffuser les Jeux Olympiques », a expliqué Alasania.

À la tête du radiodiffuseur public, Alasania a dû éliminer ces points de vente, ce qui a entraîné une pression financière accrue.

Politique ou apolitique?

La nouvelle du licenciement d'Alasania a immédiatement soulevé la question de l'influence politique.Des rumeurs se sont répandues selon lesquelles le changement de direction aurait été opéré pour modifier la politique des médias du radiodiffuseur à l'approche du pays, à l'approche des élections présidentielles du 31 mars.

Mais les raisons du licenciement d'Alasania étaient-elles politiques ou apolitiques? La pensée était double et pas sans ambiguïté. D'une part, en ce qui concerne la chaîne principale de l'UA: Pershiy, les représentants de l'État et les politiciens avaient presque été éliminés des bulletins de nouvelles. Par ailleurs, UA: Pershiy a diffusé les conclusions des enquêtes de corruption, à la fois sur Schemy (Radio Svoboda) et Nashi Hroshi (Notre argent) avec Denys Bihus. Les deux programmes sont connus pour enquêter sur une possible corruption du président Porochenko et d'autres membres de son gouvernement. Serhiy Semochko , sous-chef des services de sécurité ukrainiens, a établi des liens avec la Russie. Ils ont examiné certaines des activités du candidat à la présidence, Volodymyr Zelenskyi , et ont également examiné d'autres responsables.

Malgré le retard dans la publication du rapport de licenciement d’Alasania, certains faits sont apparus.Au cours de la réunion du conseil d’administration, Alasania a utilisé son téléphone portable pourphotographier la page du rapport où figurait son prétendu parti pris politique. Apparemment, le conseil avait déterminé qu'en 2018, Alasania avait mis en œuvre le "principe erroné de séparation des autorités", ce qui contredit la mission de la radiodiffusion publique nationale consistant à "fournir à la société des informations fiables et équilibrées sur l'Ukraine et le monde". Alasania de ne pas avoir organisé l'UA: Pershyi en tant que "chaîne socio-politique" qui aurait conduit à rater plusieurs événements importants dans le pays. Ils ont énuméré plusieurs événements importants qui n'étaient pas couverts: la procession de soutien à l'autocéphalie de l'église orthodoxe ukrainienne à Kiev en juillet; la réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies sur l'Ukraine à New York en septembre; et le Forum économique à Kharkov, également en septembre; à chacune desquelles le président Porochenko a prononcé des discours.

La présidente du conseil de surveillance, Tetiana Lebedeva , a publié la photo de la version intégrale du rapport. Elle y précisait que l'absence de couverture des événements de Porochenko n'était pas une raison pour le licenciement d'Alasania. Selon elle, cette question avait été suggérée par un membre du conseil et n’était incluse que de manière tangentielle. Le rapport complet comprend cinq points. Parmi ceux-ci figurent la «politique financière contradictoire» et «l'incapacité de rationaliser les états financiers de l'entreprise».  

la voix de la raison


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La réunion du conseil de surveillance du 31 janvier. Photo de Facebook de Svitlana Ostapa.

Svitlana Ostapa, vice-président du conseil de surveillance et rédacteur en chef adjoint de l'organisme de surveillance des médias, Detektor Media, a présenté de manière équilibrée le licenciement d'Alasania.Elle a noté qu'Alasania avait remporté le vote pour devenir le chef du radiodiffuseur en 2017 avec un avantage d'une seule voix. En 2017, ses opposants n’avaient plus commencé à l’aimer, car ils ne représentaient pas les intérêts de leurs propres factions politiques qui les avaient initialement nommés au conseil d’administration; autrement dit, des factions à qui ils étaient redevables.

Certains membres du conseil des factions parlementaires ont sincèrement pensé qu'ils devraient représenter les intérêts de la force politique qui les a nommés et a présenté des revendications à Zurab, car les représentants de leurs factions ou groupes ne sont pas montrés par le diffuseur", a écrit Ostapa.

En outre, elle a déclaré que certains de ses partisans en 2017 avaient été déçus par lui au cours des deux prochaines années.
Le principal opposant d’Alasania, et membre du conseil qui a initié le vote de destitution, était Viacheslav Kozak , qui a été nommé au conseil par le Parti radical d’Oleh Liashko.

Ostapa dit que pour elle, le vote est sorti de nulle part. Rétrospectivement, elle peut voir les signes que d'autres membres l'avaient prévu à l'avance. Bien que Ostapa n’ait pas soutenu le vote en faveur de la destitution de Alasania, elle avait quelques critiques à son égard.

« Tout d'abord, Zurab a détruit les chaînes de télévision publiques et brisé tous les liens avec le pouvoir central et le pouvoir local. Personne d'autre parmi les candidats [au directeur de la PBC] ayant postulé pour le concours en 2017 ne pourrait le faire. D'une part, je lui en suis reconnaissant. D'autre part, cela a conduit à l'apolitisme total du radiodiffuseur public. "

Ostapa a expliqué que, parce qu'Alasania avait refusé de promouvoir les autorités, elles avaient complètement disparu de la télévision publique.

"Vous devriez contrôler les personnes au pouvoir, mais les autorités de l'Etat sont également une source d'informations que vous devriez apprendre à distinguer de [leur] promotion personnelle."

Malgré ses critiques, Ostapa estime toujours que le licenciement d’Alasania a été un pas en avant.«Nous aurions dû être dans un bateau. Nous aurions dû construire le radiodiffuseur public. Je considère tout ce qui s'est passé comme non démocratique.

Taras Shevchenko est directeur général du Centre pour la démocratie et l'état de droit (CEDEM), une ONG qui participe activement à la réforme des médias. Shevchenko a évoqué son rapport de 2017 dans lequel le CEDEM a fait part de sa préoccupation quant à la définition des multiples options de licenciement avant terme. Ils ont déclaré que l'inclusion de motifs excessifs justifiant un tel licenciement constituait une menace pour l'indépendance du radiodiffuseur et de son organe directeur.

Le jour de la destitution d'Alasania, le conseil a également voté en faveur de la nomination de Mykola Chernotytskyi à la tête par intérim du radiodiffuseur public jusqu'au départ d'Alasania, le 14 février.Tchernotytskyi, cependant, n'était pas présent à la réunion du 31 janvier et n'a appris la décision qu'après coup. Il a dit très clairement qu'il était aux côtés de l'équipe d'Alasania.

Par la suite, le 4 février, des producteurs de 20 chaînes régionales du radiodiffuseur public ont signéune lettre ouverte au conseil de surveillance demandant l'annulation du licenciement. Réagissant à la nouvelle, Alasania a exprimé son intention de faire appel de la décision devant les tribunaux.

Le 6 février, tard dans la nuit, le procès-verbal de la réunion ayant abouti au limogeage d'Alasania a été publié. Il a clairement indiqué que la question de son licenciement n'aurait pas dû figurer à l'ordre du jour et qu'elle avait été poussée par Viacheslav Kozak, membre du conseil d'administration issu du quota du parti radical d'Oleh Liashko. D'autres membres du Conseil ont tenté d'empêcher l'examen de cette question lors de cette réunion, en se référant aux procédures.Svitlana Ostapa et Vadym Miskyi ont également noté qu'une telle décision avant les élections pourrait soulever des scandales. Cependant, les partisans de l'idée de licenciement ont réussi à faire adopter la décision. Certaines parties de la réunion sont toujours classées.

Les principaux arguments de ses arguments étaient les suivants:

  • Qu'Alasania ait créé une structure exécutive dirigée par le directeur exécutif parallèlement au conseil des radiodiffuseurs existant, et y a consacré 8 millions de UAH (296 056 USD) en 15 mois;
  • La politique financière déséquilibrée de l'entreprise;
  • Les états financiers en désordre de la société;
  • Et les raisons susmentionnées de ne pas couvrir les événements socio-politiques et l'apolitisme.


Auparavant, Svitlana Ostapa avait décrit le scénario possible après la publication du protocole. Le conseil de surveillance pourrait se réunir une nouvelle fois pour examiner toutes les questions examinées le 31 janvier. À la même séance, la question de l’annulation du licenciement pourrait être soulevée. L’expert a également insisté sur la nécessité de tenir une nouvelle réunion du conseil de surveillance afin d’examiner des documents cruciaux, car des questions aussi importantes que les débats présidentiels et le financement actuel de la société sont maintenant en cause. La décision de rejeter Alasania pourrait-elle être annulée? La prochaine réunion montrera.
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Message  Matt le Mer 10 Avr - 12:33

KGB : le sabre et le bouclier (1/3)

Tout est dans le titre.
Un très intérressant reportage hier soir sur ARTE.
A revoir en suivant le lien du titre.
En conclusion, le journaliste disait: KGB, habituellement, un état a son service de renseignement. Là, c'est un service de renseignement qui a son état.

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Message  Krispoluk le Mer 10 Avr - 13:23

Matt a écrit:KGB : le sabre et le bouclier (1/3)

Tout est dans le titre.
Un très intérressant reportage hier soir sur ARTE.
A revoir en suivant le lien du titre.
En conclusion, le journaliste disait: KGB, habituellement, un état a son service de renseignement. Là, c'est un service de renseignement qui a son état.

Oui, intéressant. Je l'avais déjà vu autrefois. L'historique du KGB dans l'histoire avec ses différents noms : Tchéka, NKVD, KGB, FSB.

Autrefois, du temps de CCCP, Les "arrangements politiques" pour gouverner l'Empire, se faisaient par des tractations ardues et l'équilibre entre les "3 pouvoirs" : le Parti, l'Armée Rouge, le KGB : un coup c'est toi, un coup c'est moi (pour le poste de Premier Secrétaire de l'Union).

Le bouleversement de 1991, que nous connaissons tous, a chamboulé de fond en comble, cette donne historique...

Le Parti a disparu corps et biens, l'Armée n'était plus que l'ombre d'elle même et ses chefs complètement déboussolés (Alors, c'est vrai ? l'Occident n'est plus "l'ennemi héréditaire" ?) 

La seule force à rester épargnée a été le KGB (devenu FSB) car aucun pays ne peut se priver d'un organisme de sécurité intérieur et extérieur. De plus quand on a l'habitude de la clandestinité, on survit à toutes les crises...

On connait la suite... Le serpent très malin de St-Petersburg, s'est trouvé une nouvelle vocation politique. 
Il avait une ambition : la "Grandeur de la Russie" 
Une haine : celle de l'Occident qui a attisé selon lui la désagrégation de CCCP. 
Une hantise : voir le scénario de la chute de la DDR qu'il a observée en direct quand il était en poste à Leipzig en 1990, toucher la Russie.

Eltsine élu, il l'a manoeuvré avec tact et maestria dans ses derniers instants politiques imbibés de vodka, pour devenir "le digne successeur"...  Suspect

Un fois désigné Président de la Russie, sa première visite a été pour rendre visite à ses anciens potes de la place Dzherdzinski (siège du KGB) pour clamer haut et fort à ses copains : "Nous sommes de retour et nous avons repris le contrôle de la maison Russie..."

Tout un programme...  Suspect  What a Face
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Message  lemonline le Mer 10 Avr - 13:32

Gorbachev a dit: “ L’URSS, c’était une bataille entre le Parti communiste et le KGB. C’est le KGB qui a gagné...”
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Message  Matt le Mer 10 Avr - 14:36

Krispoluk a écrit:
Eltsine élu, il l'a manoeuvré avec tact et maestria dans ses derniers instants politiques imbibés de vodka, pour devenir "le digne successeur"...  Suspect
. . .
Tout un programme...  Suspect  What a Face
Le pou l'a surtout sauvé d'enquête de corruption (en éliminant les responsables de l'enquête. C'est repris dans le reportage).

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Message  Matt le Mar 28 Mai - 19:46

Hier soir sur Média: reportage, débat, enquete  - Page 11 78

Un reportage très bien fait:

Apocalypse Staline

Média: reportage, débat, enquete  - Page 11 EyJiYXNlIjoiaHR0cDpcL1wvcGhvdG9zLnBsdXJpbWVkaWEuZnJcL3Bob3Rvc1wvMjY5OTZkYzQtYWIwMi00ZDVjLWE3ZjMtMTlkZmY4MTE2NDE0LmpwZyIsIm1hc2siOiI0MTd4MzM3In0

En trois épisodes, Isabelle Clarke et Daniel Costelle dressent le portrait de celui qui fut sans doute l'un des plus féroces tyrans du XXe siècle.

A revoir sur France.tv

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Message  Thuramir le Mar 28 Mai - 22:45

Matt a écrit:Hier soir sur Média: reportage, débat, enquete  - Page 11 78

Un reportage très bien fait:

Apocalypse Staline

Excellent reportage en effet.
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Message  Krispoluk le Mer 29 Mai - 9:15

Oui, je l'avais déjà enregistré il y a plusieurs années et je le regarde régulièrement car on connait finalement très peu la vie privée de Staline, sentimentale et familiale, et ont y apprend une foule de choses intéressantes...
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Message  Caduce62 le Mer 29 Mai - 14:30

Le dirigeant militant russe du Donbass Girkin admet avoir utilisé des civils comme boucliers humains et autres crimes de guerre Twisted EvilTwisted EvilTwisted Evil

http://khpg.org/en/index.php?id=1559081415&fbclid=IwAR0RHHAb-A9e3h9uKC5eKSkuPbb_2_EwbsbzWJGaX-wyepGa5jMwEdPh1Hk
Média: reportage, débat, enquete  - Page 11 15590810
Igor Girkin, dans un entretien accordé en 2014 à Komsomolskaïa Pravda, l'appelle "commandant de l'autodéfense de Sloviansk", bien que lui et ses hommes se soient emparés de Sloviansk, qui a reconnu avoir tiré les premiers coups de feu.


Igor Girkin (Strelkov), ancien officier des services de renseignement russes à la tête de la confiscation de Sloviansk en avril 2014, a admis avoir utilisé des civils comme boucliers humains et les avoir exposés à des bombardements en 2014. Ce n'est pas le seul crime de guerre que Girkin a reconnu au cours de cette La dernière interview, dans laquelle il donne plus de détails sur la manière dont il a personnellement choisi les cibles d'assassinats extrajudiciaires. Après l'indignation des journalistes ukrainiens, Girkin affirma que toutes leurs actions étaient justifiées et regrettait seulement de ne pas avoir tué plus d'Ukrainiens.

L'interview a été accordée le 24 mai et peut toujours être consultée ici https://www.youtube.com/watch?v=vn-ztUNkGWk&t=331s À en juger par les précédentes admissions de crimes de guerre de Girkin, la vidéo pourrait être supprimée. , mais des copies des parties pertinentes peuvent être trouvées ici et ici .

Girkin dit que là où ils ont essayé de se battre loin des zones bâties, ils ont été vaincus. "Des militaires ukrainiens nous ont expliqué pourquoi vous êtes comme des lâches, allez sur le terrain, ne vous cachez pas derrière des civils. Bien désolé! Aller sur le terrain pour être tué? Je ne suis pas Don Quichotte, après tout! "

Il convient de souligner que Girkins et ses combattants n'étaient pas seulement "assis" derrière des civils, ils tiraient et très souvent tuaient des soldats et des volontaires ukrainiens.

Girkin a également été interrogé sur les "rumeurs" d’exécutions, ce que Girkin a été ouvertement reconnu . Il dit que quatre hommes ont été exécutés, dont deux chefs d'unité, dont les hommes auraient commis des crimes. Il a ajouté que, dans l'un des cas, le "chef du chef" n'avait pas connaissance des crimes, mais il a quand même été tué, bien que les coupables, a-t-il déclaré, aient été envoyés dans une chambre des peines.

Girkin affirme qu'au départ, ces exécutions constituaient une "condamnation" de ce qu'il a appelé un tribunal, composé de commandants de formations armées, mais qu'elles n'ont plus été "jugées" par la suite. Rien n'indique si l'une des victimes aurait eu la possibilité de se défendre et c'est Girkin qui a effectivement décidé qui devait être tué.

Il a ajouté que "plusieurs espions et saboteurs ukrainiens" avaient été tués sans aucune explication sur la manière dont leurs décisions avaient été prises.

Il n'a pas précisé si le conseiller de Horlivka, Volodymyr Rybak; Yuri Popravka, étudiant de 19 ans; Et l'étudiant Yuri Dyakovsky, âgé de 25 ans, dont les corps ont été retrouvés affreusement mutilés dans la rivière, étaient considérés comme des "espions" ou des "saboteurs". Tous ont été enlevés et assassinés par les militants sous son contrôle quelques jours à peine après la prise de Sloviansk.

Il y a peu de choses que l'on peut appeler nouvelles dans l'interview. Dès le début, il était certainement connu que les militants utilisaient des civils comme boucliers humains. En effet, en mai 2014, à Kramatorsk, deux femmes courageuses sont vraiment confrontées à des militants qui leur disent de sortir de la rue et de ne plus mettre leurs enfants en danger. Ils ont été forcés de fuir en guise de punition pour leur courage.

La Russie était également consciente du fait que les militants russes et pro-russes étaient lourdement armés et financés par des civils. Ces méthodes étaient en fait utiles pour la propagande russe qui ne mentionnait pas le fait que les militants pilonnaient les positions ukrainiennes depuis des zones résidentielles, ne pleurant que si les soldats ukrainiens ripostaient.

La première preuve d'assassinats extrajudiciaires a été rapportée par des journalistes occidentaux après que Girkin et ses hommes eurent été forcés de se retirer de Sloviansk au début du mois de juillet. C’est après cela et quelques autres défaites que la Russie a cessé de s’appuyer sur des officiers de Spetsnaz officiellement en retraite, tels que Girkin et les recruteurs, et a commencé à déployer ses propres soldats, avec ses premières pertes militaires qui auraient eu lieu fin août.

Début août 2014, Igor Druz, un conseiller principal Girkin, a déclaré à la BBC que des militants avaient exécuté des personnes à Sloviansk. Il a affirmé qu'un certain nombre de personnes avaient été tuées "pour empêcher le chaos".

Girkin a peut-être quitté le service de renseignement militaire russe [GRU] en 2013, mais il est difficile de considérer cette "retraite" sans rapport avec ses actes ultérieurs. Alors que la Russie essaie toujours de prétendre qu'elle n'est pas partie à la guerre contre le Donbass, elle n'a pas pu continuer à nier son rôle en Crimée. Girkin est à juste titre sous les sanctions de l'UE à ce jour pour son rôle de chef de file des paramilitaires qui ont aidé des soldats russes sans insignes à prendre le contrôle de l'invasion et de l'annexion de la Crimée par la Russie. Il est arrivé à Donbass le 12 avril 2014 avec environ 50 hommes lourdement armés, venus de Crimée et passant par la Russie. Il est tout simplement inconcevable que Moscou n'ait pas été soutenue, sinon organisée et contrôlée directement.

En mars 2016, Girkin a de nouveau admis publiquement avoir ordonné l'exécution d'exécutions extrajudiciaires lors d'un entretien avec la publication russe Komsomolskaya Pravda. L'interview a été retirée, probablement après que suffisamment de commentateurs aient noté que Girkin avait publiquement avoué des crimes de guerre.

On y demandait à Girkin comment ils avaient été réprimés par des pillages et répondaient "par des exécutions" en utilisant les "tribunaux militaires" mis en place par le dictateur soviétique Joseph Staline en 1941. Il a admis avoir procédé à quatre exécutions de ce type à Sloviansk, dont une personne ". un partisan idéologique "du" secteur de droite "nationaliste ukrainien. Il est possible que Girkin en ait mentionné quatre, sachant qu'il existe des preuves écrites de quatre exécutions depuis l'interrogatoire du 24 mai. Il utilise certainement des mots qui suggèrent d'autres exécutions.

L’URL de la Komsomolskaïa Pravda contient à présent un texte tout à fait différent, mais l’entretien a été très largement rapporté et, sans aucun doute, consigné comme élément de preuve pour la Cour pénale internationale à La Haye.

L'interview a incité un St. Arkady Chaplygin, avocat de Saint-Pétersbourg, demande officiellement à la Russie d'engager une procédure pénale contre Girkin pour avoir commis des crimes de guerre sans conditions dans l'est de l'Ukraine.

C'était un geste courageux, mais clairement ignoré par les autorités russes. Girkin se déplace librement en Russie, confiant qu'il ne sera jamais remis à l'Ukraine ni à la Cour de La Haye. Il est possible que son ouverture face aux crimes de guerre et à la guerre dans le Donbass soit une politique délibérée visant à protéger sa propre peau. Un très grand nombre de militants sont morts de morts violentes sans lien avec les combats et on soupçonne qu'ils ont été enlevés à cause de tout ce qu'ils pourraient révéler. Tout en veillant à suivre le récit de Moscou sur les points les plus sensibles du Kremlin ("tous les volontaires" et "la majorité étaient ukrainiens"), Girkin semble tout révéler et le fait en toute impunité.
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Message  Matt le Mer 29 Mai - 16:36

Krispoluk a écrit:Oui, je l'avais déjà enregistré il y a plusieurs années et je le regarde régulièrement car on connait finalement très peu la vie privée de Staline, sentimentale et familiale, et ont y apprend une foule de choses intéressantes...
Je l'ai regardé avec plaisir même si ce n'est pas de bonnes choses.
Par exemple, Hitler n'a pas inventé les camps de concentration, c'est Staline qui a fait les goulags.
Idem pour les juifs, Staline n'a jamais reconnu les crime nazi . . . il en faisiat autant.
Idem pour l'holodomor dont l'Ukraine a été une des princimpaldes victime. Twisted Evil

Caduce, on sait que Girkin est un criminel de guerre mandaté par le maître du Kremlin. Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil

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Message  lemonline le Mer 29 Mai - 17:24

Faudrait quand même voir à ne pas faire passer Hitler pour un enfant de cœur...
D’ailleurs, il y a ce même documentaire sur la 1ère guerre mondiale, sur Verdun, sur la 2ème guerre mondiale, et sur Hitler!
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Message  Krispoluk le Mer 29 Mai - 18:47

lemonline a écrit:Faudrait quand même voir à ne pas faire passer Hitler pour un enfant de cœur...

Personne n'a dit cela il me semble...  scratch

Mais quand ont examine objectivement l'Histoire du 20e siècle, il faut reconnaître que Staline est responsable de plus de crimes qu'Hitler !

Je ne vais pas faire ici une comptabilité morbide mais c'est établi par tous les historiens sérieux.

Si Hitler a exterminé ses ennemis "de race" ou ses ennemis politiques : juifs, communistes, tziganes, résistants, Staline a exterminé son propre peuple : russes "blancs", démocrates, ukrainiens et purges diverses.
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