L'invasion Russe en Ukraine

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  tarkan le Mar 17 Fév - 11:34

Debaltseve sous les tirs
Publication: 17/02/2015 06h48 CET Mis à jour: il y a 3 heures


UKRAINE - La phrase "que dieu nous garde et nous protège" est écrite sur un tableau noir dans un des nombreux abris de fortune utilisés pour se mettre à l'abri des bombardements à Debaltseve, un nœud ferroviaire stratégique en Ukraine orientale. Plus d'une centaine de personnes -dont des enfants et des personnes âgées- viennent se réfugier sur place pendant les pilonnages. Le cessez-le-feu signé récemment devant entrer en vigueur à minuit samedi 14 février, il n'y aura pas d'accalmie entre-temps car les forces rebelles soutenues par la Russie essaient de prendre le contrôle de la ville et de redessiner les premières lignes du conflit.


Ces dernières semaines, les pilonnages et les attaques aveugles à la roquette -tactique privilégiée dans le cadre du conflit en Ukraine- se sont fortement intensifiés. Les civils de Debaltseve, une ville de front dont l'Ukraine conserve à peine le contrôle, vivent dans la peur.
Les hostilités ont commencé à Debaltseve fin juillet 2014, ce qui signifie que cette ville vient d'endurer six mois de bombardements quasi-continus. Mais les résidents affirment que ces dernières semaines ont constitué la pire période de ce conflit. Depuis début janvier, une crise humanitaire aiguë s'ajoute à la détresse de la population. Les lignes électriques ont été coupées, il n'y a plus d'eau courante et les magasins et marchés ont fermé. Compte tenu de la rudesse de l'hiver ukrainien, vivre à Debaltseve est presque impossible.
Et pourtant, comme je l'ai découvert quand je me suis rendue dans cette ville la semaine dernière, Debaltseve est loin d'être déserte. Lorsque je suis descendue dans des sous-sols surpeuplés remplis de lits, j'ai rencontré des personnes qui espéraient survivre aux combats en restant sous terre. Elles dépendaient de l'aide humanitaire pour se nourrir, récupéraient de l'eau dans des flaques boueuses, se blottissaient sous des couvertures et brûlaient des bouts de bois pour rester au chaud.
"Nous vivons comme des souris", s'est exclamée une femme, "cachés sous terre dans l'obscurité".
Ville comptant quelque 25.000 résidents en temps normal, Debaltseve n'a désormais plus que quelques milliers d'habitants. La majorité des résidents ont fui pendant l'été, certains avant même que les combats ne commencent dans cette zone, d'autres sont partis à l'automne, et le nombre d'évacuations a très fortement augmenté ces deux dernières semaines.
Mais alors que certains faisaient la queue pour monter à bord du bus qui les emmènerait en lieu sûr, d'autres voulaient catégoriquement rester.
"Où pourrais-je aller?" est une question que j'ai entendue plusieurs fois. "Je n'ai nulle part où aller."
Parmi les personnes se trouvant à Debaltseve figurent les plus âgées, les plus pauvres et celles dont la situation est la plus désespérée, qui se raccrochent au peu qu'elles ont. La plupart des habitants plus aisés et disposant d'autres solutions sont partis depuis longtemps. Si j'ai vu des familles et des jeunes enfants à Debaltseve, ils étaient largement surpassés en nombre par des retraités, en particulier des veuves, qui ont de très faibles revenus et peu d'épargne.

"Nous ne voulons pas abandonner notre maison", a dit une femme, expliquant pourquoi elle et son époux étaient restés. "C'est tout ce que nous avons." Pourtant, la maison en question n'a pas échappé aux pilonnages, son toit est endommagé et ses fenêtres sont cassées, et ils vivent tous les deux dans un abri anti-bombes du quartier.
La mort frappe de manière extrêmement arbitraire ceux qui restent. Anna Korennaya, une veuve de 50 ans, est sortie pour essayer d'aller chercher de l'eau un après-midi et a été touchée par des éclats d'obus juste après avoir quitté son immeuble.
"C'était calme", m'a dit un témoin à propos de cette attaque à la roquette, "et puis il y a eu un fort retentissement. Je suis tombé, j'ai couru me réfugier à l'intérieur, et quand je suis sorti, après la fin de l'attaque, j'ai trouvé son corps à terre".
La mère d'Anna Korennaya, âgée de 75 ans, effondrée, n'avait pas les moyens de lui offrir des funérailles. "Nous n'avons rien", m'a dit cette dame. "Nous avons payé les obsèques à crédit. Nous devons de l'argent aux fossoyeurs."

Ces dernières semaines, les décès ont continué à se multiplier à Debaltseve. Lidia Tarakanova, âgée d'une cinquantaine d'années, a été tuée par des éclats d'obus la semaine dernière. Leonid Tsymbal, une cinquantaine d'années, Natalia Lipovskaya, 59 ans, et Alexander Bronitsky, 37 ans, sont également parmi ceux qui ont perdu la vie récemment.
Le directeur de la morgue la plus proche encore en fonctionnement, à Artemovsk, a déclaré qu'il était choqué par l'augmentation du nombre de victimes civiles qu'il voyait passer. Celles-ci, a-t-il dit, incluent des enfants qui avaient à peine un an et ont presque toutes été tuées par des éclats provenant d'obus de roquettes et de mortiers. Il a également déclaré que les personnes âgées mourraient plus fréquemment de crises cardiaques, de pneumonies et d'autres maladies, en raison de la pénurie de médicaments et de la difficulté à obtenir des soins.
Beaucoup se sont rendus à la gare de la ville de Sloviansk, où j'ai vu des bénévoles servir un repas chaud à des personnes évacuées de Debaltseve avant que celles-ci ne soient relogées dans d'autres villes. Non loin, dans une salle d'attente bondée, des personnes faisaient la queue pour obtenir des tickets gratuits vers Kiev et d'autres destinations.

"Nous nous faisions bombarder, trois maisons de ma rue ont été touchées hier", a déclaré une veuve de 76 ans lorsque je lui ai demandé pourquoi elle avait quitté la ville. "Et nous n'avions plus d'eau, plus d'électricité, ni de chauffage dans notre maison depuis un mois. Il fait trop froid pour survivre sur place."
Valentina Chaika, 65 ans, a déclaré qu'elle avait passé un mois dans le sous-sol de son immeuble avant de fuir la ville. "Il n'y a plus de fenêtres dans mon appartement", a-t-elle expliqué. Comme d'autres à qui j'ai parlé à Sloviansk, Valentina ne savait pas où elle irait ensuite. Elle se demandait également quand elle pourrait retourner chez elle, le cas échéant.
Compte tenu de la sévérité des combats en cours, il est loin d'être certain que la ville soit apte à accueillir ceux qui souhaitent revenir.
Billet publié à l'origine sur Le Huffington Post (Monde).
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  tarkan le Mar 17 Fév - 15:11

Messieurs, la chute de Debaltseve est une question d'heures, tout au plus!!!!
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Tibo le Mar 17 Fév - 15:39

Quel gâchis...
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quel gâchis ....

Message  pyxous le Mar 17 Fév - 16:58

Les rebelles prorusses sont entrés mardi dans la ville stratégique de Debaltseve où des combats acharnés ont éclaté dans les rues, une dégradation de la situation survenue malgré la nouvelle trêve et un round de négociations téléphoniques au plus haut niveau.
Les combats qui faisaient rage depuis des semaines autour de cette ville quasiment encerclée "se sont déplacés à l'intérieur de la ville" et se déroulent en "face à face", a indiqué à l'AFP le chef adjoint de la police régionale, Ilia Kiva, qui se trouve à Debaltseve.
"Les rebelles utilisent des mortiers, des lance-grenades et des armes à feu. Il y a des morts et des blessés mais je n'ai pas de chiffres précis car les combats continuent", a-t-il poursuivi.
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  benoit77 le Mar 17 Fév - 18:08

Démonstration implacable que la Russie tire sur l'Ukraine :

https://www.bellingcat.com/news/uk-and-europe/2015/02/17/%D0%BF%D1%80%D0%BE%D0%B8%D1%81%D1%85%D0%BE%D0%B6%D0%B4%D0%B5%D0%BD%D0%B8%D0%B5-%D0%B0%D1%80%D1%82%D0%B8%D0%BB%D0%BB%D0%B5%D1%80%D0%B8%D0%B9%D1%81%D0%BA%D0%B8%D1%85-%D1%83%D0%B4%D0%B0%D1%80%D0%BE%D0%B2/


et sur youtube : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=s5bB1726gLg
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Poutine à BUDAPEST le 17 février 2015

Message  pyxous le Mer 18 Fév - 1:34

Poutine demande à Kiev de laisser la reddition des troupes de l'armée après l'accord du cessez-le-feu en l'Ukraine 



NIKISHINE, Budapest-

Le Président russe Vladimir Poutine demande à Kiev de laisser la reddition des soldats ukrainiens aux rebelles pro-russes, lesquelles ont rejeté un cessez-le-feu en Ukraine orientale et ont combattu avec leur façon mardi dans la ville de Debaltseve, encerclant des milliers de troupes gouvernementales.

Un accord de paix a été signé suite aux pourparlers de Minsk dans la capitale biélorusse la semaine dernière. C'était presque réussi des deux côtés mais échouant à commencer à retirer les lourdes armes à feu comme exigé après que les rebelles ont refusé d'interrompre leur avance.


Poutine, que des pays Occidentaux accusent de diriger l'assaut rebelle avec des soldats russes et des armes, a dit que Kiev devrait permettre à ses soldats de se rendre aux rebelles s'avançant.



"J'espère que les responsables dans la direction(le leadership) ukrainienne ne gêneront pas les soldats dans l'armée ukrainienne de déposer leurs armes," a dit Poutine.

"S'ils ne sont pas capables de prise de décision eux-mêmes et ne donnant pas cet ordre, alors j'espère qu'ils ne poursuivront pas ceux qui veulent économiser leurs vies et les vies des autres."

Il a ajouté qu'il espère que les rebelles permettraient aux Ukrainiens de retourner dans leurs familles, après la prise de la ville.

Les journalistes de Reuters près de la ligne de front complètement enneigée ont dit que les rounds d'artillerie était tirés sur Debaltseve toutes les cinq secondes et la fumée noire montaient vers le ciel martelant la ville.



Les rebelles disent que le cessez-le-feu annoncé la semaine dernière ne s'applique pas du tout au front de bataille principal à Debaltseve, un centre de chemin de fer dans une poche entre les deux principales zones tenues .

"LA REDDITION PARLE"

"Quatre-vingts pour cent de Debaltseve sont déjà les nôtres," a dit Eduard Basurin, un chef des rebelles. "Un nettoyage de la ville est en cours."

Il a dit plus tard que les négociations étaient en cours pour 5,000 troupes ukrainiennes pour se rendre. "Des centaines" avaient été capturées et seraient finalement donné à leurs familles. L'Ukraine a nié que le nombre de captifs était si haut.

Malgré que Poutine appelle à une reddition, la Russie a parrainé une résolution adoptée par le Conseil de Sécurité de l'ONU qui invite à tous les côtés à mettre en œuvre l'accord de trêve, exprimant "la profonde inquiétude" de la violence.



Poutine visitait la Hongrie mardi, son premier voyage bilatéral à un pays de l'Union européenne depuis juillet dernier, quand Moscou a été laissé isolé après qu'un avion de ligne malais a été abattu sur le territoire tenu de rebelle avec ce que des pays Occidentaux disent que c'était un missile Fourni par les russes.

L'espoir 
jeudi dernier que l'accord se réalise, terminerait un conflit qui a tué plus de 5,000 personnes.
Mais les pays Occidentaux ont apparu étonnés que les rebelles avaient refusé même de manifester un intérêt de pure forme pour le cessez-le-feu à Debaltseve.

La Russie a déjà annexé la Péninsule Criméenne de l'Ukraine et les pays Occidentaux croient que le but de Poutine est d'établir "un conflit gelé" en Ukraine orientale, gagnant par la force, sur un pays de 45 millions de personnes qui recherche l'intégration avec l'Europe.


Le président ukrainien Petro Poroshenko a appelé l'assaut rebelle sur la ville "une attaque cynique" sur l'accord de Minsk.

Les États-Unis "GRAVEMENT CONCERNÉ (PRÉOCCUPÉ)"

L'armée (Les militaires) de Kiev a nié que la ville, qui avait une population de temps de paix de 25000, mais est maintenant bombardée et ressemble à un terrain vague.


Kiev et l'OTAN disent que l'assaut rebelle sur Debaltseve est renforcé par des chars russes, de l'artillerie et des soldats. Moscou nie qu'il a envoyé ses forces pour participer à la bataille pour une région que Poutine a surnommé "la Nouvelle Russie".
Washington a dit qu'il était "gravement concerné" par le combat et qu'il contrôlait l'envoi d'une nouvelle colonne d'équipement militaire russe se dirigeant vers la zone.



Les États-Unis ont envisagé d'envoyer des armes pour aider Kiev, bien que le Département d'État ait dit mardi entrant à une guerre de procuration avec la Russie n'était pas dans les intérêts de l'Ukraine ni du monde. Poutine a répondu que des armes étrangères étaient déjà fournies à Kiev.

Le chef de politique étrangère de l'Union européenne Francesca Mogherini a dit mardi les batailles "n'encourageait pas" mais a ajouté : "tant qu'il y a un accord signé auquel les partis se réfèrent c'est toujours quelque chose. Cet accord doit être mis en œuvre, je ne dirai pas qu'il y a un échec."

L'accord signifiait des deux côtés que mardi, le délai des lourdes armes à feu devait se retirer de la ligne de front. Kiev dit qu'il ne peut pas se retirer tant que les rebelles continuent leur avance.



Des camions militaires et des tanks sont venus et repartis dans le village de Nikishine en grande partie détruit que les rebelles ont martelé tout près de Debaltseve avec des roquettes, la lourde artillerie et les bombes de mortier.

"Nous prendrons Debaltseve. Tout cela sera à nous. Notre patrie restera notre patrie," a dit qu'un opérateur de char rebelle qui a donné son nom seulement comme la Basse, son nom de guerre.

Les observateurs du groupe de sécurité de l'OSCE, délégué pour contrôler le cessez-le-feu conformément à l'accord de la semaine dernière, ont été mis à l'écart de Debaltseve par les rebelles.

"Nous n'avons pas le droit d'arrêter de nous battre sans la prise de Debaltseve. C'est même une chose morale. C'est le territoire interne," a dit Denis Pushilin, une figure séparatiste senior. Le but est de détruire les positions de combat de l'ennemi".
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  tarkan le Mer 18 Fév - 2:52

Messieurs, Debaltseve est tombé, entrainant dans sa chute le peu de crédibilité du ministère de la défense ukrainien.

Encore que, si il n'y avait que ça, je pense surtout aux pauvres bougres aux mains de ces fous...
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Pegase76 le Mer 18 Fév - 10:37

Confirmation de tes dires Tarkan  :

Les forces ukrainiennes sont en train de se retirer de la ville stratégique de Debaltseve où elles étaient encerclées par les séparatistes pro-russes, a déclaré à l'agence de presse RIA un député et chef d'un bataillon de volontaires favorables au gouvernement ukrainien.

"Le retrait des troupes de Debaltseve est mené d'une manière planifiée et organisée", a déclaré Semen Sementchenko selon l'agence de presse russe. Semen Sementchenko, qui dirige l'unité paramilitaire Donbass, a confirmé cette information sur Facebook. "L'ennemi essaie de couper les routes et d'empêcher la sortie des soldats", écrit-il sur le réseau social.

Des centaines de soldats du gouvernement sont en train de se rendre aux séparatistes pro-russes à Debaltseve, a confirmé un responsable rebelle pro-russe selon le service de presse des séparatistes, DAN.

"A Debaltseve, il y a une reddition massive des armes par les forces (ukrainiennes). Ces gens se comptent par centaines", a déclaré Maksim Lechtchenko à DAN.

(http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/18/97001-20150218FILWWW00098-les-forces-ukrainiennes-se-retirent-de-debaltseve.php)
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Mer 18 Fév - 13:35

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  benoit77 le Mer 18 Fév - 13:57

Encore le général Lentsov.
Le club novomerda lui a offert un séjour touristique avec animation par les gentils organisateur (vous savez les types tout en vert avec lien blanc sur le bras et qui ne cessent de vous dires avec un accent de yakoute qu'ils sont des locaux ) . L'animation consiste à savoir compter des prisonniers devant une camera !

http://news.liga.net/news/politics/5114896-v_debaltsevo_zamechen_zamkomanduyushchego_sukhoputnykh_voysk_rf_video.htm

https://twitter.com/DajeyPetros/status/567806611876753408

https://twitter.com/OnlineMagazin/status/567798214305533952
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  tarkan le Mer 18 Fév - 14:21

Comme je l'ai dit chez Orkeny:

A Artemivsk, ville de repli des unités de Debaltseve, ils sont obligés de stocker les cercueils dehors tellement il y en a.

Je suis révolté. Putain ils fument quoi à Kiev? Parce que la dernière déclaration de Porochenko, que tout est planifié, c'est du flan... Les soldats arrivent à Artemivsk à pied ou par quelques véhicules civils...

Ailleurs, les forces ukrainiennes se sont retirées de: Kolonia Eniakivo, Aleksandrovskoe, Olenovka & Kamyshatka, Bulavinskoe, Kamyshatka, Olkhovatka, Kamenka & Danilovo....

Au doc: ta femme fut bien inspirée de partir, car d'après ce que je sais, Enakievo est aux mains des russes...
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mer 18 Fév - 16:21

Ukraine: la prise de Debaltseve néfaste pour les espoirs de paix

(Le mot est faible)

Berlin - Le gouvernement allemand a condamné mercredi la prise de la ville de Debaltseve dans l'est de l'Ukraine par les séparatistes prorusses la jugeant très néfaste pour les espoirs de paix.

Le gouvernement allemand condamne fermement l'opération militaire des séparatistes à Debaltseve (...). C'est une violation massive du cessez-le-feu prévu depuis dimanche (...) C'est aussi très néfaste pour les espoirs de paix dans l'Est de l'Ukraine, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.

Cette opération militaire sans ménagement cause une grande souffrance, plonge encore plus dans la misère la population de la région, a-t-il souligné. C'est une violation du paquet de mesures, tout juste signé jeudi, pour la mise en oeuvre des accords de Minsk visant à instaurer une trêve dans le conflit.

Désormais, il faut observer la situation, a ajouté le porte-parole, se disant incapable de dire si oui ou non les accords de Minsk signés jeudi avaient déjà échoué. Mais il a rappelé que Berlin et Paris avaient dit dès le départ qu'ils s'attendaient à des difficultés dans le processus de désescalade.

Soulignant que de nouvelles sanctions contre Moscou pourraient être nécessaires en cas de nouvelle escalade, M. Seibert a cependant répété que l'Allemagne restait opposée à la livraison d'armes aux troupes ukrainiennes.

Les autorités de Kiev ont demandé aux Occidentaux d'infliger une réponse sévère à l'égard de Moscou après l'entrée des rebelles prorusses dans Debaltseve, un noeud ferroviaire important situé entre deux capitales rebelles de Donetsk et de Lougansk.

Cette offensive est survenue au troisième jour de la trêve dans l'est de l'Ukraine, arrachée la semaine passée à l'issue des négociations de presque 17 heures à Minsk par les chefs d'Etat allemand, français, russe et ukrainien.

Kiev et les Occidentaux accusent la Russie d'armer les rebelles et d'avoir déployé ses troupes en Ukraine, ce que Moscou dément.


L'UE condamne une "claire violation du cessez-le-feu" en Ukraine

La prise de la ville de Debaltseve dans l'est de l'Ukraine par les séparatistes prorusses constitue une "claire violation du cessez-le-feu", a dénoncé mercredi l'Union européenne, qui a ordonné aux rebelles "de cesser toutes leurs activités militaires".

Les combats autour de cette ville stratégique ne s'étaient jamais arrêtés malgré un accord signé il y a une semaine à Minsk visant à instaurer une trêve. Devant l'avancée des rebelles, l'armée ukrainienne a abandonné Debaltseve mercredi matin.

"La Russie et les séparatistes doivent immédiatement et pleinement mettre en oeuvre les engagements pris à Minsk (...) à commencer par le respect du cessez-le-feu et le retrait de toutes les armes lourdes", a insisté la chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, dans un communiqué.

"Des passages sûrs pour tous ceux qui veulent quitter la zone doivent aussi être garantis", a-t-elle ajouté, appelant par ailleurs à laisser entrer les observateurs de la mission de l'OSCE, auxquels les rebelles ont jusqu'ici refusé tout accès à la zone.

"L'UE se tient prête à prendre toute action appropriée au cas où les combats et d'autres développements négatifs violant l'accord de Minsk se poursuiveraient", a mis en garde Mme Mogherini, sans toutefois faire référence à de nouvelles sanctions.

Des journalistes de l'AFP ont observé mercredi à Artemivsk, à environ 35 kilomètres de Debaltseve, des dizaines de chars, blindés légers et véhicules militaires ukrainiens transportant des militaires visiblement épuisés qui venaient d'être évacués de la ville.

Ukraine: Washington condamne la violation du cessez-le-feu, met en garde Moscou

Washington - Le vice-président américain Joe Biden a mis en garde mardi la Russie, condamnant fermement la violation du cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine par des séparatistes agissant de concert avec les forces russes.

Lors d'un entretien téléphonique mardi avec le président ukrainien Petro Porochenko, Joe Biden a affirmé que si Moscou continuait à violer les accords de Minsk, trois jours à peine après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, le prix à payer pour la Russie serait plus lourd.

La violation du cessez-le-feu, entré en vigueur dimanche selon les accords de Minsk conclus le 12 février dernier, a été officiellement confirmée par les observateurs de l'OSCE (organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), ont noté les deux dirigeants lors de leur conversation.

Les rebelles ukrainiens sont entrés mardi dans Debaltseve, une ville stratégique pour le contrôle de l'Est de l'Ukraine qui était ces dernières semaines le point le plus chaud de la ligne du front.

Le vice-président a également fermement condamné le fait que la Russie et les séparatistes empêchent l'accès de Debaltseve aux observateurs de l'OSCE, permettant ainsi aux séparatistes de poursuivre leur offensive sans aucune inhibition, précise encore le communiqué de la Maison Blanche.


J'ai même vu que l'OTAN se disait choquée par la prise de Debaltseve . . .
My god, les russes ne sont pas fiables?

Un article de fond:

Ukraine: du "data journalisme" pour démontrer l'implication russe

De nombreuses zones d'ombres subsistent quant à la situation dans l'Est de l'Ukraine. La position russe dans ce conflit soulève bien des interrogations et les théories abondent sur Internet. Un groupe de journalistes britanniques a mené l'enquête en utilisant des données et images satellite publiques pour démontrer que le géant russe a bel et bien participé aux combats. Un exemple de "data journalisme" relativement convaincant.

Depuis les années 2000 et le développement de l'informatique et d'Internet, le data journalisme (ou journalisme de données) tente de renouveler le journalisme d'investigation en exploitant les données statistiques mises à dispositions du public.

À l'heure où autorités ukrainiennes et séparatistes prorusses ont bien du mal à respecter un cessez-le-feu conclu à Minsk conclu le 12 février dernier, le site Bellingcat, qui se présente comme un groupe de "journalistes d'investigation par et pour les citoyens", en donne un brillant exemple.

Feu nourri venu de Russie ?
Comme l'explique le quotidien The Guardian dans une vidéo, ce collectif a analysé les images satellites mises à disposition par Google Earth entre le 14 juillet et le 8 août 2014 pour tenter de tirer au clair les événements de l'été dernier dans l'Est du pays. Les forces ukrainiennes avaient en effet dû faire face à un feu nourri particulièrement surprenant, prouvant non seulement que les séparatistes faisaient preuve d'une résistance féroce, mais aussi qu'ils étaient très organisés.

Mais ce ne serait pas tout. La Russie est depuis longtemps accusée par Kiev d'apporter un soutien en hommes, munitions et véhicules aux séparatistes de l'Est ukrainien, voire de combattre à leur côté. Une chose que Moscou a toujours catégoriquement nié, et que peu d'éléments concrets ont permis jusqu'ici de démontrer officiellement. Ce groupe de journalistes donnent cette fois des preuves quelque peu concluantes.

Traces de pneus et de combustion
Ils ont analysé les cratères laissés par des obus sur trois champs de bataille où les attaques contre l'armée ukrainienne ont été particulièrement violentes. Grâce aux trajectoires estimées, ceux-ci les ont mené à des traces de pneus, en territoire russe, qui concordent avec celles que laissent des lance-roquettes russes.

Des informations qu'ils ont également pu déterminer grâce des images disponibles sur Youtube et le réseau social VK, notamment pour une position de tir proche de la ville de Goukovo. Six vidéos émanant de la population locale montrent ainsi sous différents angles des salves de roquettes tirées de LRM (lance-roquettes multiples) le 16 juillet 2014.

En analysant la direction et les coordonnées géographiques de ces vidéos, Bellingcat a pu identifier deux positions de tir près de Goukovo. À ces endroits, les photos satellite révèlent des traces de pneus et des marques de brûlures au sol, qui, selon le collectif de journalistes, sont une preuve concrète de l'implication russe.

Méthode "expérimentale et sujette à l'inexactitude"
Une version qu'il convient de relativiser selon Stephen Johnson, expert en armement au Cranfield Forensic Institute, lié à l'Académie de la Défense du Royaume-Uni. Pour lui, les techniques d'analyse de cratères par imagerie satellite sont une méthode "très expérimentale et sujette à l'inexactitude".

"Cela ne signifie pas que cette méthode n'a aucune valeur, mais que tout résultat en émanant doit être considéré avec beaucoup de prudence et nécessite vérification, ajoute-t-il, indiquant toutefois que les marques mises en évidence par la recherche "font état d'une orientation de véhicules qui ne serait pas inhabituelle pour des véhicules d'artillerie."

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mer 18 Fév - 16:22

J'oubliais le meilleur pour la fin:

Poutine demande à Kiev de laisser ses soldats déposer les armes

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  benoit77 le Mer 18 Fév - 18:12

toute chose à une explication:
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  tarkan le Mer 18 Fév - 19:10

Selon les premières infos que je possède, il y aurait une bonne cinquantaine de mort à la morgue d'Artemivsk. C'est 50 de trop, ok, néanmoins, ce n'est pas non plus le bain de sang revendiqué par les russes qui en font un peu de trop niveau propagande!!

La retraite semble se faire sans trop de pagaille, le moral reste bon, le soldat ukrainien est admirable... 


https://twitter.com/crcuf/status/568075908885712896
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  tarkan le Mer 18 Fév - 19:25

Un "mineur du Donbass" selon Poutine:

https://twitter.com/DajeyPetros/status/568030597190422529

z'ont bien changé en 1 an les "mineurs du Donbass"...


Les combats continuent à Shyrokyne continuent, duels d'artillerie, mais les troupes ukrainiennes, notamment Azov tiennent la dragée haute aux russes
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  benoit77 le Mer 18 Fév - 19:30

Peut-être qu'a force de se faire enculer par Poutine ça tire les traits du visage en arrière affraid
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  tarkan le Mer 18 Fév - 20:10

Il est quand même inquiétant et symptomatique que ce soit les officiers sur le terrain qui ont organisé dans le plus grand secret, de craintes de fuites à Kiev dans les hautes sphères, l'évacuation déjà 2 jours avant.

Inquiétant. D'autant plus que l'on apprend que certains bataillons étaient sans commandant depuis des semaines, et que, fin du fin, tout le monde était au courant, de Kiev au QG de l'ATO dans le Donbass!!!
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  benoit77 le Mer 18 Fév - 23:51

y a quelqu'un pour la faire taire définitivement ?

http://www.washingtonpost.com/blogs/worldviews/wp/2015/02/18/europes-far-right-still-loves-putin/

Merde, entre elle et le sarko, restera qui de digne pour la prochaine présidentielle!

Je vais foutre le camp au Canada si ça continue
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Jeu 19 Fév - 0:29

Perso, je suis de plus en plus dégouté . . . avec le menteur botoxé qui bat tous les records du monde du mensonge . . . 
Vais être franc, "y en a marre".

Le pire, c'est que comme le dit Merkel, il n'y a pas de solution militaire.
Explication:
Lors de la bataille de Kurzk, les allemands avait leur tigre, bien supérieur au char russe (T33?, suis pas sûr).
Le soucis, c'est que quand ils en détruisaient 10, 40 nouveaux étaient lancé dans la bataille par les soviétiques.
C'est le même problème auxquel est confronté l'Ukraine aujourd'hui.
Armer l'Ukraine, oui, mais à quel niveau? quelques drones armé?
Pfff, cacahouettes.

J'en reviens à mon idée d'un déploiment des pays signataires du mémorendum de Budapest. Et fermer la frontière avec la Russie.
Il serait imaginable d'une force d'interposition qui fermerait cette frontière.

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  tarkan le Jeu 19 Fév - 0:34

c'était des T34... De bons chars au demeurant, bien que le Tigre était largement supérieur à quoi que ce soit à l'époque... Le canon de 88 allemand couplé à une MG42 bien alimenté, tu pouvais en sacrifier des vie pour prendre la position...
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Jeu 19 Fév - 9:00

CQFD . . . Embarassed

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Jeu 19 Fév - 10:07

Alors là . . . Shocked

L'Ukraine demande une aide internationale pour maintenir la paix dans l'est


Un soldat ukrainien en position le 14 février près de la ville de Debaltseve, dans la région de Donetsk, en Ukraine. (Photo Anatolii Stepanov. AFP)

Petro Porochenko considère que la sécurité dans l'est du pays n'est aujourd'hui pas assurée.

Le président ukrainien Petro Porochenko a annoncé mercredi que son pays allait demander l’envoi d’une mission policière de l’Union européenne mandatée par l’ONU pour maintenir la paix dans la zone de guerre de l’Est rebelle prorusse. «Nous considérons une mission policière de l’Union européenne comme la meilleure option (...) pour garantir la sécurité, dans une situation où le cessez-le-feu n’est respecté ni par la Russie, ni par ceux qui la soutiennent», a-t-il déclaré en ouvrant une réunion du Conseil de sécurité nationale et de défense consacré notamment à cette question.

Cette déclaration, une première de la part de Kiev, intervient après la prise par les rebelles prorusses de la ville stratégique de Debaltseve, survenue quelque jours après l’entrée en vigueur d’une nouvelle trêve dans l’Est séparatiste de l’Ukraine. «Après la décision qui, je l’espère, sera adoptée aujourd’hui, nous allons lancer des consultations officielles avec nos partenaires étrangers» en ce sens, a-t-il ajouté.

Petro Porochenko a indiqué avoir abordé cette question lors des négociations de paix de Minsk avec les dirigeants allemand, français et russe il y a une semaine, qui ont débouché sur cette nouvelle trêve. «J’ai discuté de cette question de façon préliminaire (...) lors des négociations de Minsk prévoyant que les accords de Minsk n’allaient pas être respectés», a-t-il dit.

Réaction russe:

Moscou accuse Kiev de détruire les accords de Minsk

En demandant un contingent international de maintien de la paix, le président ukrainien semble vouloir "détruire les accords de Minsk" conclus entre Kiev et les rebelles, a accusé jeudi l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine.
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"Quand quelqu'un, au lieu de faire ce sur quoi il s'est mis d'accord, promeut un nouveau schéma, alors d'emblée, cela soulève la suspicion qu'il souhaite détruire les accords de Minsk", a-t-il lancé, cité par l'agence de presse russe RIA Novosti. Ces accords "viennent juste d'être conclus (...) Si on propose tout de suite d'autres schémas, la question se pose de savoir si oui ou non, ils seront respectés", a martelé l'ambassadeur russe.

Face aux avancées des rebelles prorusses qui ont pris le contrôle mercredi de Debaltseve, verrou ferroviaire stratégique pour le contrôle de l'Est du pays, le président ukrainien Petro Porochenko a annoncé mercredi soir que Kiev demanderait l'envoi d'une mission policière de l'Union européenne sous mandat de l'ONU. Le principe d'un contingent de paix international, qui surveillerait la frontière russo-ukrainienne, poreuse, et la ligne séparant l'Ukraine des territoires séparatistes, a déjà été adopté par le Conseil ukrainien de sécurité nationale et de défense, mais doit encore être voté au Parlement.

Il y a une semaine, après plus de 16 heures de négociations, le Groupe de contact sur l'Ukraine, composé de représentants de Moscou, Kiev et de l'OSCE, a signé un accord avec les rebelles séparatistes, avec comme points principaux l'instauration d'un cessez-le-feu et le retrait des armes lourdes dans une zone tampon élargie. Ce cessez-le-feu, entré en vigueur dans la nuit de samedi à dimanche, a été fragilisé par la prise de Debaltseve par les rebelles.


Ben tient!!
Rappel que les russes ont envoyé des chars en Ukraine le jour de la signature à Minsk.

Le Royaume-Uni demande une extension des sanctions de l'UE contre la Russie si le cessez-le-feu échoue

Après la visite (controversée) du botoxé à Budapest:

Après la visite de Poutine, la Hongrie peut reprendre une activité normale

Si le cœur du Premier ministre Viktor Orban se trouve plus à l’Est qu’à l’Ouest, si le modèle de société qu’il veut façonner emprunte autant à l’Orient qu’à l’Occident, la Hongrie reste un pays membre de l’Otan et de l’Union européenne. Et c’est finalement ce qui a primé lors de cette quinzaine de jours d’équilibrisme.


  • 2 000 manifestants anti-Poutine lundi soir à Budapest
  • 2 heures de rencontre privée entre Orban et Poutine, contre 15 minutes officiellement annoncées
  • Une entente sur les livraisons de gaz russe à la Hongrie, mais pas d’accord formellement signé
  • 5 accords de coopération bilatérale signés
  • Pas de dénonciation de la part du Premier ministre hongrois de la déstabilisation de l’Ukraine par la Russie, mais un appel à la paix, condition de la normalisation des relations EU-Russie

Se sachant épié, le gouvernement hongrois a fait profil bas en amont de cette rencontre bilatérale, alors qu’il a commencé à se rabibocher avec ses partenaires de l’Ouest avec la visite d’Angela Merkel le 2 février. La réaffirmation par Budapest de son soutien aux sanctions contre la Russie et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine ainsi que plusieurs signes d’apaisement y ont contribué.
Pas de parade militaire ni de comité d’accueil enthousiaste pour Vladimir Poutine. La Hongrie n’est pas la Serbie et si les convergences de vues entre Messieurs Orban et Poutine sont nombreuses (exercice autoritaire du pouvoir, conservatisme social, remise en cause du leadership américain), il ne fallait surtout pas en extrapoler une quelconque affinité entre les deux pays. Plusieurs enquêtes d’opinion ont d’ailleurs illustré clairement la méfiance – sinon le rejet – de la majorité des Hongrois vis-à-vis de la Russie et de l’orientation diplomatique actuelle de Budapest.
Il y a tout de même eu quelques personnes pour accueillir le président russe : quelques dizaines devant l’ambassade de Russie et sur la place Vörösmarty. Mais loin des 2 000 personnes qui ont défilé entre les gares Keleti et Nyugati (un retour vers l’Ouest symbolique) la veille de son arrivée.


(J'aime la source) Laughing

A coups d’images et de vidéos d’archives, la presse et les internautes s’en sont donné à cœur joie toute la journée pour moquer le revirement du Premier ministre hongrois vis-à-vis de la Russie : la légende de Viktor Orban bâtie sur les fondations (un peu fissurées maintenant) du « Ruszkik Haza! » lancé sur la place des Héros en 1989 et la fureur qu’avait causé à droite – et encore plus  l’extrême-droite – la visite de M. Poutine à Budapest en 2007, alors reçu par le Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany.
La lettre ouverte adressée à Vladimir Poutine par le journaliste Zsolt Bayer, la « grande gueule » de la droite, a suscité beaucoup de réactions. Dans cette lettre il félicite le président russe de n’avoir pas vendu son pays aux Américains, illustrant l’admiration que voue le camp nationaliste en Hongrie (comme ailleurs en Europe) au leader russe.
Csaba Molnár, le second de la Coalition démocratique (DK) a déploré que le Premier ministre Viktor Orbán n’ait pas « condamné l’agression de la Russie contre l’Ukraine« . Son parti soumettra une proposition au parlement hongrois en ce sens.

South Stream est mort, vive Turkish Stream !

Messieurs Poutine et Orbán ont signé plusieurs accords de coopération bilatérale : concernant l’ouverture d’un consulat général de Hongrie à Kazan au Tatarstan, ainsi que la coopération dans l’enseignement et la santé publique. Dans le domaine énergétique, le groupe nucléaire public russe Rosatom et le ministère hongrois des Ressources sociales ont signé un mémorandum sur la formation de cadres pour le nucléaire civil.
La Russie et la Hongrie se sont entendues sur la question des livraisons de gaz russe à la Hongrie, mais aucun accord n’a été signé encore.
Le premier ministre hongrois :
« L’accord gazier russo-hongrois expire en 2015. Nous avons réglé le problème. Nous sommes parvenus à une entente politique, il reste à régler les questions techniques », a indiqué M.Orban lors d’une conférence de presse conjointe avec le président Poutine. […] La Hongrie a besoin de la Russie. La Hongrie souhaite avoir des garanties pour les livraisons énergétiques russes. »
En conférence de presse, V. Poutine et V. Orban ont aussi affirmé leur volonté de coopérer dans le cadre du nouveau projet de gazoduc Turkish Stream, une alternative au défunt South Stream. Le tracé de ce gazoduc acheminerait le gaz russe via la Turquie, la Grèce, la Macédoine et la Serbie.
Le Président russe :
« Vous savez que nous avons malheureusement dû renoncer au projet de gazoduc South Stream. Mais je considère que notre nouvelle coentreprise russo-hongroise peut servir à élargir la coopération avec la Turquie dans le cadre de Turkish Stream. Il y a plusieurs variantes ici et nous sommes prêts à les étudier avec ceux qui souhaitent coopérer avec nous », a indiqué M.Poutine, selon des propos rapportés par le site Sputnik News.


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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  benoit77 le Jeu 19 Fév - 10:21

Chute de Debaltseve en Ukraine: et maintenant?
En Ukraine, la ville de Debaltseve, et la petite région qui l’entoure, sont tombées ce mercredi aux mains des séparatistes pro-russes. L’armée ukrainienne a dû abandonner cette localité stratégique. Certes, cette armée ukrainienne demeure très faible, malgré un patriotisme qui se relève ces derniers mois. Mais l’armée rebelle, manifestement armée voire encadrée par la Russie, se montre très puissante et disciplinée.
Grâce aux témoignages des soldats ukrainiens qui ont quitté la « poche » de Debaltseve mercredi dans la journée, recueillis notamment par notre envoyé spécial dans le Donbass Régis Genté, on en sait un peu plus sur le déroulé de la chute de la ville. On comprend que cela a été une bataille féroce, qui a gagné en puissance au fil des jours. Les Ukrainiens racontent à la presse combien les combats ont redoublé sitôt l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur, dimanche dernier. Ils racontent l'encerclement, les tirs incessants de mortiers et de roquettes, le repli dans des tranchées secouées par les explosions.
Kiev ne cessait de tirer la sonnette d’alarme depuis la semaine passée. Les responsables ukrainiens disaient que les séparatistes pro-russes amassaient de l’armement lourd et sophistiqué autour de localité. On l'a ressenti pendant plusieurs jours à Donetsk : les séparatistes étaient particulièrement déterminés à reprendre Debaltseve, quitte à inventer des arguments, qui sont d'ailleurs ceux des plus hautes autorités de Moscou également, expliquant que la région de Debaltseve n'était pas concernée par le cessez-le-feu.
Derrière les pro-russes, toujours l'ombre de Moscou
Mardi 17 février, les forces ukrainiennes ont donc finalement lâché. A la tombée de la nuit, les rebelles contrôlaient 80% de la ville. Du coup, mercredi matin, ce conducteur de tank pro-russe se montrait sûr de la victoire : « Petit à petit, on avance. C’est calme déjà, retour à la normale. Mais non, non, je ne dis rien de plus… Rien de plus précis. » Pas question d’en dire trop en effet ; l’armée rebelle contrôle bien sa communication et se montre, d’une façon générale, très organisée.
Il faut y voir un indice supplémentaire qu’elle est encadrée par des officiers russes et pleine de soldats expérimentés venus de chez le grand frère. Ces derniers se présentent comme des volontaires. A titre d'exemple, au poste de contrôle de Vouglegirsk, les équipes de tankistes ainsi qu’un groupe de tireurs d’élite se distinguaient ce mercredi par leurs yeux bridés, par leur type asiatique. Des hommes venus de Sibérie.
Le feu va-t-il cesser, ou les rebelles veulent-ils plus ?
Debaltseve est tombée. Dès lors, le cessez-le-feu est-il mort, comme les bonnes intentions du sommet de Minsk ? C'est ce qu'il va falloir observer à présent. Mais une autre facette de la question est la suivante : les séparatistes veulent-ils poursuivre l'offensive et prendre le reste du Donbass ? A l'heure actuelle, ils en contrôlent environ un tiers. Certains craignent la poursuite du grignotage du territoire ukrainien, afin de déstabiliser et affaiblir davantage l'Ukraine.
Eduard Basourine, du ministère de la Défense de la République populaire de Donetsk, affirmait néanmoins ce mercredi soir que son gouvernement voulait désormais, lorsque la situation le permettra, retirer ses armes lourdes de la ligne de front, seconde étape après l'arrêt des hostilités selon les termes des accords de Minsk 2. Des observateurs pensent qu'il en sera ainsi. Car Vladimir Poutine, par l'intermédiaire des séparatistes que la Russie arme et encadre, a obtenu ce qu'il voulait pour le moment.
Au sommet de l'Etat ukrainien, un certain désarroi
Côté ukrainien, le président Petro Porochenko a tenu une réunion d’urgence de son Conseil de défense et de sécurité. Il en appelle à l’envoi d’une force internationale de maintien de la paix, comme l'explique notre correspondant à Kiev Sébastien Gobert. Le plus efficace, ce serait une mission de police de l’Union européenne. Petro Porochenko s’était longtemps opposé à l’idée d’une force d’interposition internationale déployée sur le terrain de l’est de l’Ukraine. Mais force est de constater que ses troupes ne sont pas de taille à contenir les avancées des forces pro-russes et russes.
La stratégie de Kiev dans le Donbass suscite de nombreuses critiques. Petro Porochenko est accusé de vouloir transformer une défaite en victoire politique et de sous-estimer les pertes subies à Debaltseve. Aussi, il serait temps pour une force internationale de maintien de la paix - à condition que celle-ci ne comporte pas d’éléments russes. Il n’est cependant pas dit que l’UE accepte d'envoyer des troupes. Cela reviendrait à déployer des forces de l’Otan en face de groupes armés liés plus ou moins directement à l’armée russe. Mais en lançant cet appel, les Ukrainiens montrent à nouveau à quel point ils sont démunis face à cette guerre hybride.

source :

http://www.rfi.fr/europe/20150219-ukraine-chute-debaltseve-facilitee-appui-russe-vouglegirsk-porochenko-poutine/
Titre d'origine de l'article :

Ukraine: la chute de Debaltseve facilitée par l'appui russe

Vous noterez le changement politiquement correct du titre qui prouve la modération et l'auto-censure des médias.
Chut !!!! il ne faut pas troubler la ménagère par la vérité
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Jeu 19 Fév - 10:25

Oui, ben:

Chaîne russe Life News a démasqué la 136ème Brigade d’Infanterie Motorisée à Debaltseve.

Aujourd’hui de la chaîne de propagande russe Life News a diffusé le sujet  dénommé « Le reportage sur les événements à Debaltseve du 15.02.2015″ .
La caméra du groupe de tournage a filmé le matériel militaire portant les insignes tactiques de la 136ème Brigade d’Infanterie Motorisée.

Il est à noter que les militaires de la 136ème Brigade spéciale d’Infanterie motorisée  (unité militaire n° 63354, de Daghestan, la ville de Bouynaksk, hameau de Botlikh) ont déjà été sujets de nos publications.

Au fait, sur le réseau social russe VKontakte,  la page de cette brigade regorge de commentaires de condoléances.
Est-ce encore la faute des « entraînements » à la frontière avec l’Ukraine?

la vidéo

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

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