L'invasion Russe en Ukraine

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Tkatchenko le Lun 1 Sep - 20:36

Matt a écrit:Un pas en avant, un en arrière: Shocked

Ukraine: L'armée russe se retire de l'aéroport de Lougansk, Moscou veut un cessez-le-feu immédiat

Salut Matt, je crois qu'il y a une erreur dans le titre, tel que je le comprends, c'est l'armée Ukrainienne qui a quitté l'aéroport de Lougansk.
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Lun 1 Sep - 23:09

Matt a écrit:Bon, pas la meilleure des sources, mais:

«Si je veux, j'entre à Kiev dans deux semaines», lance Poutine à Barroso

«Si je veux, je peux être à Kiev dans deux semaines.» Selon La Repubblica, c'est ce qu'a lancé le 29 août Vladimir Poutine au président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui a rapporté le lendemain l'anecdote aux chefs d'État et de gouvernement réunis en sommet extraordinaire à Bruxelles. Une citation que rapporte également Libération.
Le quotidien italien explique que l'idée de renforcer les sanctions économiques contre la Russie n'a pas fait l'unanimité, trois pays très dépendants de l'économie russe, la Hongrie, la Slovaquie et Chypre, ayant manifesté les plus vives résistances. À l'inverse, la chancelière allemande Angela Merkel s'est inquiétée d'une «escalade militaire» qui, après l'Ukraine, pourrait toucher l'Estonie et la Lettonie et, de concert avec plusieurs de ses collègues, a estimé qu'«il n'y a pas de limites à l'imprévisibilité de Poutine». Le Premier ministre britannique David Cameron a lui aussi dramatisé la situation, toujours selon La Repubblica:
«Cette fois, nous ne pouvons pas répondre aux demandes de Poutine, qui a déjà pris la Crimée. Nous ne pouvons pas permettre qu'il prenne le pays. Nous risquons de répéter les erreurs commises à Munich en 1938, nous ne savons pas ce qui va se passer.»
A l'issue de la réunion, l'Union européenne a exigé de la Russie de «retirer toutes ses forces militaires» de l'Ukraine et s'est dite prête à «prendre de nouvelles mesures significatives» d'ici une semaine si la situation sur le terrain n'évoluait pas.

slate.fr
Militairement, ce que dit Poutine, c'est exact, mais économiquement, ce serait très coûteux en hommes et en matériel, sans compter que l'occupation d'un pays coûte financièrement très cher, et que cette occupation provoquerait un problème politique majeur au niveau international.
Cependant, comme je l'ai déjà écrit dans des messages précédents, cette crise constitue un révélateur de la faiblesse politique de l'UE, qui s'est élargie sans se réformer préalablement, et qui a mené une politique extérieure sans aucune vision à moyen terme (ne parlons même pas du long terme). Aujourd'hui, les citoyens de l'UE payent le prix politique de l'absence de contrôle démocratique des instances exécutives et législatives de l'UE en constatant que l'UE est un tigre de papier, comme le disaient les chinois du temps de Mao, et qu'en dehors de l'économie, l'UE n'existe pas.
En somme, toute cette crise est due à l'absence d'intelligence politique et à l'absence d'unité des Etats constituant l'UE.
A moyen terme, comme je l'ai dit hier, cela scindera durablement l'UE, et cela provoquera très probablement l'émergence d'une nouvelle UE, plus resserrée mais avec moins d'Etats.
Quant aux sanctions que pourrait prendre l'UE dans le cadre de cette crise, nous verrons ce qu'il en sortira, mais cela risque d'être un pétard mouillé si l'un des trois pays en question y opposait son veto.
A tout le moins, cette crise sera l'étincelle qui permettra à l'UE de réfléchir à son avenir et à sa forme politique.
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Invité le Mar 2 Sep - 8:52

Thuramir........../...... a écrit:Militairement, ce que dit Poutine, c'est exact, mais économiquement, ce serait très coûteux en hommes et en matériel, sans compter que l'occupation d'un pays coûte financièrement très cher,
.............../.................

...... à moins de faire payer par le pays occupé ......

En 40, sous l'occupation, la France ne finançait-elle pas cette "protection" de l'Allemagne ? Il me semble bien que oui ......


Les blockhaus de l'Atlantique = le béton français, le fer français, la MO française ..........

..... pour la Belgique, je ne saurais dire, le Roi ayant signé la reddition, favorisant plus les Flamands que les Wallons .....

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mar 2 Sep - 16:35

Oui, et bien en attendant, les "côlis 200" augmentent:

Mort sans gloire pour Poutine


Anton Tumanov en Ukraine

Au début de Juillet, Anton écrit à sa mère qu'il est envoyé à Rostov, à la frontière russo-ukrainienne. Sa mère, Hélèna Petrovna n'était pas inquiète. A Rostov il fait chaud, l’Ukraine est loin.  Elle lui demande: «Qu'est-ce que vous mangez? » « Des Doshirak » (spaghettis préfabriqués). « Avez- vous une cuisine de campagne? » – « Non » répond-il. »

Sa mère se scandalise de voir que le garçon était mal nourri. La femme d’Anton, Anastasia appelle son mari tous les jours. Il est plus bavard avec elle qu’avec sa mère. Le 23 ou 25 Juillet pour la première fois, il lui dit: « Nous allons à la guerre. » Effrayée, elle lui répond, Mais en Ukraine, il n'y a pas d'armée russe? » « Nous y allons comme miliciens. » Les trois ou quatre jours suivants, ils n’ont pas eu de contact.  La deuxième fois, Anton prévient sa femme Anastasia qu’ils seront envoyés en Ukraine le 3 août pour deux jours, sans plus de précisions.

Puis le 10 août, Anton appelle sa mère et lui dit : « Maman, on nous envoie au Donetsk ». Sa mère lui répond : « Mais il y a la guerre. »  Anton répond : « Ne le crois pas, On nous envoie simplement pour aider les miliciens, Je pourrais rester en Ukraine deux ou trois mois sans possibilités de contact. Peut-être jusqu’en novembre ». On leur a retiré papiers d’identité, téléphone portable et donné deux grenades et 150 cartouches depuis elle n’aura plus de nouvelle de lui.  

Voici la dernière photo d’Anton Tumanova (à l’extrême droite) au bivouac dans la région de Donetsk à Snejnoe. (Le lieu a été géolocalisé grâce aux photos publiées dans "VKontakte"). A côté de lui, Robert Harutyunyan qui a été tué avec Anton.

Les compagnons d’Anton disent que le commandement a menacé de poursuivre en conseil de guerre tous ceux qui refuseraient de partir en Ukraine. Environ 1200 d’entre eux ont été envoyés. Selon eux, l'ordre de franchir la frontière ukrainienne a été donné le 11 Août.  Le 12 août, ils ont cantonné dans une usine à Snejnoe. Le lendemain, ils ont subit un bombardement de GRAD. 120 d’entre eux ont été tués et 450 blessés.

La colonne est rentrée en Russie avec à son bord 120 cadavres. Le 16 août, la mère d’Anton a reçu du commandant militaire de la République de Mari-EL, l’avis de décès ci-joint ne comportant aucune explication du lieu et causes de la mort de son fils.

Anton a été enterré dans son village Nijnaya en Mari-EL.

(extrait de Novyagazeta)

L'armée russe fait la guerre en Ukraine.


Faire part de decès l'armée


Tombe Tumanov Anton

mediapart.fr

Le terminal de l'aéroport de Donetsk encore sous contrôle ukrainien

Pour combien de temps?

leparisien.fr

La nouvelle chef de la diplomatie européenne ferme à l’égard de Moscou


Federica Mogherini à Bruxelles, le 30 août 2014.

L'Europe prépare de nouvelles sanctions contre la Russie. La décision sera prise d'ici vendredi 5 septembre, c'est ce qu'a annoncé la nouvelle chef de la diplomatie européenne, à deux jours de l'ouverture d'un sommet de l'Otan au pays de Galles. Federica Mogherini a prononcé un discours ce mardi devant le Parlement européen pour déterminer les grandes lignes de la politique des 28 face à ce qui a été qualifié d'« invasion russe » par l'Ukraine.

Avec notre bureau à Bruxelles

C’est donc la fermeté qui prédomine dans le discours de Federica Mogherini. La diplomate européenne s’est en particulier attardée sur la question de ces nouvelles sanctions européennes à l’encontre de la Russie en confirmant que leur champ d’actions porterait sur l’énergie, l’armement ou encore les marchés financiers. On avait entendu Federica Mogherini ces derniers mois émettre des doutes quant à l’impact des sanctions. Mais son ton d’aujourd’hui montre qu’elle ne doute plus de leur nécessité, face à la Russie, qui n’est plus, a-t-elle répété, un partenaire stratégique pour l’Union européenne.

Ferme à l'égard du Kremlin

Elle a tenu aussi à écarter les critiques venues de l’Europe orientale avant sa nomination qui l’accusaient d’être trop conciliante avec le Kremlin rappelant que son premier déplacement a été à Kiev au début de la présidence tournante de l’UE, assurée par l’Italie depuis juillet. Federica Mogherini a vivement critiqué Vladimir Poutine.

Si elle emploie un discours de fermeté, ce en quoi elle se rapproche du Premier ministre polonais Donald Tusk, appelé à prendre la présidence du Conseil européen, Federica Mogherini a toutefois renouvelé ses déclarations sur le fait qu’une option militaire était impossible. Mais elle a tenu à réaffirmer que la défense collective de l’Otan garantirait la sécurité des pays de l’Europe orientale. Un message destiné à rassurer mais aussi à montrer à Vladimir Poutine que les Européens ne reculeront pas. Rappelons que Vladimir Poutine a dénoncé le renforcement de l'Otan à l’est.

On peut pressentir que Federica Mogherini apportera des orientations nouvelles par rapport à celle qui l’a précédée à ce poste, Catherine Ashton. D'abord, elle ne refuse pas de se pencher sur les questions de sécurité-défense alors que, pendant cinq ans, Catherine Ashton n’y a porté strictement aucun intérêt. Et puis un ton nouveau car si Catherine Ashton a eu recours à la langue de bois quand on lui posait une question, Federica Mogherini, elle, ne recule pas devant les questions même si elle veut y répondre avec fermeté. Et enfin, Federica Mogherini bénéficie peut-être de son expérience puisqu’elle arrive à son futur poste, avec derrière elle, six mois d’expérience à la tête de la diplomatie italienne.

rfi.fr

Et toujours les sanctions:

Ukraine : La commission Européenne dévoile une nouvelle liste de sanctions à l’encontre de la Russie

Nous avons une liste de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie, publiée par la commission Européenne :

Elle suggère :

  • Interdire aux entreprises d’état et aux banques d’emprunter en Europe
  • Réduire à 30 jours (vs 90 avant) la maturité des instruments de dette des banques et entreprises d’état Russes qui peuvent être vendus en Europe
  • Étendre l’interdiction de vente de matériel pouvant avoir des utilisations militaires à l’armée Russe mais aussi à toutes les entreprises Russes
  • Étendre le bannissement des ventes de nouvelles technologies dans le secteur de l’énergie

D’autres sanctions telles que interdire la participation de la Russie aux événements culturels, économiques et sportifs (Suppression de la prochaine coupe du monde qui doit avoir lieu en Russie donc…) ou encore mettre le ministre de la défense Sergei Shoigu sur la liste des bannis (+ gèle des fonds à l’étranger).

L’aversion pour le risque grandit… Cela pèse sur EUR/USD, doucement, mais sûrement.

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mar 2 Sep - 16:54

Il n'y a pas de militaires russes en Ukraine, mais . . . d'où viennent ces rations qu'on trouve partout dans l'Est?


pete_leonard

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Mar 2 Sep - 18:39


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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Mar 2 Sep - 19:57

Les sanctions à venir pourraient se révéler bien plus dévastatrices que les jappements du chient sur le dessin, puisque le projet de couper la Russie du système de payement international Swift est envisagé :
The UK Has A Plan To Cut Off Russian Businesses From The Rest Of The World

BRETT LOGIURATO


The United Kingdom will push the European Union this weekend to consider the most punitive sanctions yet against Russia for its involvement in escalating the crisis in Ukraine.
 
According to Bloomberg, the U.K. plans to propose blocking Russia from the SWIFT banking transaction system, a move analysts say would effectively cut off Russian businesses from the rest of the world's financial system. U.K. Prime Minister David Cameron will put forward the proposal during a meeting with E.U. leaders in Brussels on Saturday.
"This would be a major escalation of the sanctions. Most international payments flow through SWIFT. Banning Russian banks and companies from SWIFT would effectively cut off Russian businesses from the rest of world," said Bruce Johnston, a London-based analyst at Morgan, Lewis & Bockius.
"It would also have a major impact on European businesses who need to paid by Russians, and want to consume Russian energy."
The move would have a significant effect on Russia's banking sector, as many financial institutions across the world use the system. According to SWIFT's website, it transmitted more than 21 million financial messages per day in July. It helped process payments among more than 10,500 financial institutions and corporations across 215 different countries.
Mark Dubowitz, the executive director of the Foundation for Defense of Democracies, compared the potential move to one leveled on Iranian institutions in 2012.
"SWIFT is the electronic bloodstream of the global financial system," he told Business Insider in an email. "Cancelling Putin's credit card could have far reaching consequences for the Russian economy as Iran discovered when scores of its financial institutions were expelled from SWIFT in 2012."
 
Reuters
David Cameron will propose blocking Russia from the SWIFT network.
The U.S. and E.U. have imposed multiple rounds of sanctions on Russia over the conflict in Ukraine. Most recently last month, they leveled targeted sanctions on Russia's energy, arms, and finance sectors. But so far, the sanctions have not changed the calculus of Russia or President Vladimir Putin.
This week, the conflict has sharply escalated, as Ukraine, NATO, and the West said Russia sent troops across the border to fight with pro-Russian separatist rebels in eastern regions of the country.
This week, the rebels have opened a new front in the cities of Amvrosiivka and Starobeshevo. One fear is that Russia is attempting to create a land link between Russia and the strategic peninsula of Crimea, which Russia annexed with special forces troops in March. Poroshenko said Russian troops are leading a separatist counteroffensive in the east, bringing in tanks and firing artillery from inside Ukrainian territory.
President Barack Obama and European leaders have agreed on the need for new "costs" in the wake of the latest escalation, but officials in both areas are questioning the legitimacy of the strategy. In the U.S., multiple Republican lawmakers have called on Obama to provide military assistance to Ukraine, saying a political resolution to the conflict is not possible if Russia continues to pursue its goals through military means.
In Europe, geopolitical expert Ian Bremmer of the Eurasia Group told Business Insider he expected there to be high-profile breaks among leaders on the sanctions strategy.
"It's hard to see the west holding off for much longer in not calling Russian forces an invasion. That leads to more 'level 3' (sector wide) sanctions on Russia, yes, but we'll now see a real fragmentation of European leaders publicly calling the policy a failure and looking to break from further coordination," Bremmer said.
"After all, many Europeans have been deeply skeptical of Russian sanctions from the beginning, and to the extent that the purpose of sanctions was to prevent an invasion. That's clearly failed."
Senior Obama administration officials declined to comment about possible new sanctions on Russia during a conference call with reporters Friday about new sanctions leveled on individuals and businesses in relation to Iran's nuclear program. An administration official did not immediately respond to a subsequent request for comment.
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Mar 2 Sep - 20:10

La réaction russe sur les propos tenus par Poutine (la publication de l'enregistrement de l'entretien téléphonique paraît souhaitable pour permettre aux citoyens d'établir les faits dans leur portée réelle) :

Poutine "peut prendre Kiev en deux semaines" : le Kremlin s'explique
Le Kremlin s'est déclaré mardi prêt à rendre public l'enregistrement de la conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, pour prouver que le président russe n'a pas dit qu'il pouvait prendre Kiev "en deux semaines".
L'administration présidentielle "est prête à rendre public le contenu (de l'entretien téléphonique) pour lever tout malentendu", a indiqué dans une lettre à M. Barroso le représentant russe auprès de l'UE Vladimir Tchijov, cité par l'agence officielle de presse russe Itar-Tass.
L'enregistrement de la conversation sera rendu public, si l'Union européenne n'informe pas la partie russe de son objection à une telle publication au cours de deux jours à venir, a précisé M. Tchijov.
Dans un article publié lundi par le quotidien italien La Repubblica, le président de la Commission européenne rapporte que M. Poutine n'a pas voulu répondre à ses questions sur les soldats russes présents en Ukraine et s'est montré menaçant : "Si je le veux, en deux semaines je prends Kiev".
A l'issue de l'entretien téléphonique entre les deux dirigeants, qui avait eu lieu vendredi, la Commission européenne avait publié un communiqué, évoquant un "échange de points de vue très franc".
"Ce n'est pas approprié", a déclaré peu après Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin pour les questions internationales. "Cela va au-delà des pratiques diplomatiques, si cela a été fait. Cela n'est pas du niveau d'une personnalité politique sérieuse".
"Que ces mots aient été prononcés ou non, je pense que ces citations ont été retirées de leur contexte et avaient une signification totalement différente", a dénoncé M. Ouchakov.
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mar 2 Sep - 21:34

Ben tient, il se rend compte de la bévue et essaye de "rattraper" le coup.
Bien essayé, mais pense pas que ça marche!!

Par contre, au niveau des sanctions, c'est simplement mettre la Russie à terre, si je ne me trompe. Non?
S'ils sont retiré du système SWIFT, pour le commun des mortels, il sera impossible de payer par bancomat, ou retirer de l'argent du bancomat d'une autre banque que la sienne.
Idem pour les entreprises, elles seront obligées de payer . . . en cash, puisque plus de transactions possible.
Ce qui veut dire un besoin de liquidité . . . que n'ont pas les banques russes (ni ailleurs  du reste).
Bref, c'est tout le système bancaire et économique qui s'effondre.

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mar 2 Sep - 21:53

Militairement, il semble y avoir un mieux:

La compagnie Pskov, fait part de dizaines de militaires (russes) tué:

slon.ru

Et "ze" nouvelles si elle se confirme:

UK Defence Minister Julian Brazier says British troops may take part in a military exercise in Ukraine later this month.
Je demande à voir mais bon . . .

BBCDanielS

Correction, il s'agit d'exercices programmé:

Manoeuvres occidentales en septembre dans l'ouest de l'Ukraine

zonebourse.com

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Mar 2 Sep - 22:33

Matt a écrit:Ben tient, il se rend compte de la bévue et essaye de "rattraper" le coup.
Bien essayé, mais pense pas que ça marche!!

Par contre, au niveau des sanctions, c'est simplement mettre la Russie à terre, si je ne me trompe. Non?
S'ils sont retiré du système SWIFT, pour le commun des mortels, il sera impossible de payer par bancomat, ou retirer de l'argent du bancomat d'une autre banque que la sienne.
Idem pour les entreprises, elles seront obligées de payer . . . en cash, puisque plus de transactions possible.
Ce qui veut dire un besoin de liquidité . . . que n'ont pas les banques russes (ni ailleurs  du reste).
Bref, c'est tout le système bancaire et économique qui s'effondre.
C'est en partie exact, mais c'est un peu plus complexe que cela !  Smile
En fait cela ne perturbera pas les grosses transactions mais uniquement celles des particuliers et des entreprises (lu sur le site de Bloomberg) :
U.K. Wants EU to Block Russia From SWIFT Banking Network
By Robert Hutton and Ian Wishart  Aug 30, 2014 12:00 AM GMT+0200

“Blocking Russia from the SWIFT system would be a very serious escalation in sanctions against Russia and would most certainly result in equally tough retaliatory actions by Russia,” said Chris Weafer, a senior partner at Moscow-based consulting firm Macro Advisory. “An exclusion from SWIFT would not block major trade deals but would cause problems in cross-border banking and that would disrupt trade flows.”
Alan Crawford at acrawford6@bloomberg.net Patrick Henry

Il faut toujours être prudent dans la prise de sanctions, car elles peuvent avoir un effet de boomerang inattendu quelquefois et très pernicieux. En effet, il y aura des mesures de rétorsion économiques de la part de la Russie, qui feront aussi très mal à l'UE. En outre, la Russie s'est déjà préparée un système de substitution, qui vaut ce qu'il vaut, mais qui compensera en partie les dommages d'une sortie du système Swift.
Cela, la Russie le sait bien, et elle sait aussi que cela constitue un facteur de dissension supplémentaire entre les Etats de l'UE. Citation issue du même site Bloomberg :

Russian System
Faced with the risk of losing access to the network, Russia’s government has already drafted a bill to create a new Russian system for domestic bank transfers, Deputy Finance Minister Alexey Moiseev said on Aug. 27, according to the Itar-Tass news service.
The system transmitted more than 21 million financial messages a day last month, facilitating payments between more than 10,500 financial institutions and corporations in 215 countries, the organization said on its website.
“There’s no doubt that in the short term restricting Russian usage of SWIFT would be extremely disruptive to Russian financial and commercial activities,” said Richard Reid, a research fellow for finance and regulation at the University of Dundee in Scotland. “However, it may carry a longer-term downside, namely the likelihood that large chunks of Russian international payments flows would move to much less well monitored and measured financial channels and thus be beyond sanctions at any future point.
Alan Crawford at acrawford6@bloomberg.net Patrick Henry
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Mar 2 Sep - 22:41

Une information financière de dernière minute :
Ukraine: le FMI prévient que son plan de sauvetage pourrait ne pas suffire
AFP 2 SEPTEMBRE 2014 À 17:09 (MIS À JOUR : 2 SEPTEMBRE 2014 À 18:20)
 
Poul Thomsen, directeur du FMI pour l'Europe, à Athènes le 11 décembre 2013 (Photo Aris Messinis. AFP)
Le Fonds monétaire international a reconnu mardi que son plan de sauvetage de l’Ukraine de 17 milliards de dollars était soumis à des risques croissants et pourrait se révéler insuffisant vu les combats meurtriers dans l’Est industriel.
«Nous nous basons sur l’hypothèse que le conflit va commencer à s’apaiser dans les mois à venir», a averti Poul Thomsen, directeur du FMI pour l’Europe dans un communiqué, évoquant une situation «exceptionnellement difficile».
«Si cette hypothèse ne se réalise pas, nous devrions revoir certains éléments de notre stratégie et la viabilité du programme pourrait dépendre d’une augmentation de l’aide des partenaires internationaux de l’Ukraine», a poursuivi le responsable.
En cas du pire scénario, l’Ukraine va avoir besoin de 19 milliards de dollars d’aide supplémentaires d’ici fin 2015.
Pour éviter à Kiev la faillite après l’arrivée d’autorités proeuropéennes et le retrait du soutien financer russe, le Fonds a ouvert en avril une ligne de crédit de 17 milliards de dollars, dans le cadre d’un vaste plan d’aide occidental de 27 milliards de dollars.
Le déblocage par tranches est conditionné à un programme de réformes drastiques et impopulaires (réduction des dépenses publiques, hausse des prix du gaz,...).
Ces mesures difficiles pour la population, ajoutées à une économie en plein effondrement et une inflation galopante, compliquent la tâche pour les autorités à la peine face aux séparatistes dans l’Est, à moins de deux mois d’élections législatives.
Critiqué pour des réformes jugées insuffisantes, le ministre de l’Économie Pavlo Cheremeta a présenté sa démission, validée mardi par le Parlement ukrainien.
Vendredi, le FMI a approuvé le versement d’une deuxième tranche de 1,4 milliard de dollars mais n’a pas caché que le conflit dans l’Est avait poussé Kiev à des «écarts».
«L’environnement économique est devenu bien plus difficile qu’au moment de l’ouverture du programme», a reconnu mardi M. Thomsen, énumérant les «risques» identifiés: combats dans l’Est entre séparatistes prorusses et forces loyalistes mais aussi conflit gazier avec Moscou qui s’annonce particulièrement douloureux pendant l’hiver.
Ces éléments ont entraîné «une détérioration notable des perspectives économiques, des performances budgétaires et des flux de la balance de paiement», a ajouté le responsable.
Le FMI prévoit désormais une chute de 6,5% du produit intérieur brut de l’ex-république soviétique, en récession quasi ininterrompue depuis deux ans, et une inflation de 19%.
Les combats actuels font rage dans le bassin houiller du Donbass, cœur industriel du pays bien que sinistré par des années de crise de la métallurgie. Il représente à lui seul plus de 15% du PIB et le quart de la production du pays.
Dans ces régions (Donetsk et Lougansk), le Fonds prévoit une contraction comprise entre 15% et 20% du PIB. «La situation dans l’Est est très grave», a souligné le chef de la mission du FMI en Ukraine, Nikolay Gueorguiev, lors d’une conférence téléphonique.
L’institution multilatérale relève aussi que les combats dans l’Est ont conduit à des retraits massifs des dépôts bancaires de la part de la population paniquée. Malgré les mesures prises pour la banque centrale, la monnaie est par conséquent tombée à des niveaux jamais vus face au dollar et à l’euro et a perdu environ 40% depuis le début de l’année, poussant les prix vers le haut.
Dans ces conditions des «mesures compensatoires», notamment budgétaires et collecte des factures gazières, sont nécessaires pour assurer la viabilité du programme, a prévenu M. Thomsen.

AFP
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mer 3 Sep - 11:11

Rien de surprenant, la guerre a un coût, tout le monde le sait et c'est justement l'argumentation américaine à l'encontre de la Russie.

Note positive?

Les présidents russe et ukrainien "d'accord" sur une sortie de crise

Au cours d'une conversation téléphonique, Vladimir Poutine et Petro Porochenko se sont dits "largement d'accord" sur les moyens de sortir de la crise en Ukraine, a déclaré le Kremlin mercredi.

Cité par l'agence russe Interfax, le porte parole du Kremlin Dmitri Peskov a affirmé mercredi que les points de vues des présidents russe et ukrainien "coïncident largement sur de possibles moyens de sortir de cette grave situation de crise", après une conversation téléphonique entre les deux hommes.

Il n'a pas précisé à quel moment exactement l'entretien téléphonique entre les deux hommes a eu lieu. Du côté ukrainien, aucune source n'a confirmé cet entretien la teneur des propos échangés entre les deux hommes.

Feuille de route attendue


Lors d'une rencontre en tête à tête le 26 août dernier à Minsk, en Biélorussie, Vladimir Poutine et Petro Porochenko avaient convenu de la nécessité d'une "désescalade" militaire dans l'est de l'Ukraine, mais sans pour autant venir à bout de leurs divergences.

Ils avaient promis l'élaboration d'une feuille de route pour parvenir aussi vite que possible à un cessez-le-feu.


Vladimir Poutine pas encore invité au G20

           
La décision d'inviter Vladimir Poutine au sommet du G20 en novembre à Brisbane, en Australie, n'est pas encore prise, a annoncé mercredi le gouvernement australien qui doit consulter cette semaine ses alliés de l'Otan.

Selon les autorités australiennes, l'opposition à la présence du président russe à ce sommet grandit au sein de l'organisation.


rts.ch

Ukraine: Obama en Estonie pour rassurer les Baltes et lancer un avertissement à Moscou

Tallinn (AFP) - Le président Barack Obama est arrivé mercredi à Tallinn pour une visite destinée à rassurer les pays baltes qui craignent pour leur sécurité alors que la Russie poursuit son opération militaire en Ukraine tout en se disant, elle, "menacée".

L'avion présidentiel Air Force One s'est posé peu avant 06H30 (03H30 GMT) sur l'aéroport international de la capitale de l'Estonie, ex-république soviétique qui a rejoint l'Alliance en 2004.

Dans un contexte d'extrême tension entre les pays de l'Otan et Moscou et sur fond de craintes de certains observateurs de voir un conflit à grande échelle éclater en Europe, le président américain devrait lancer un nouvel avertissement à la Russie, avant de participer au sommet de l'Otan au Pays-de-Galles en fin de semaine.

Comme pour riposter à l'avance à cette mise en garde attendue de Barack Obama et à deux jours du sommet de l'Alliance à Newport, où des décisions en réaction à la crise ukrainienne devraient être annoncées, la Russie a prévenu mardi qu'elle réagirait à la "menace", selon elle, d'un renforcement de la présence de l'Alliance près de ses frontières, accusant les Occidentaux de jouer l'escalade dans la crise ukrainienne.

Le secrétaire-adjoint du Conseil de sécurité russe a annoncé un "ajustement" d'ici à la fin de l'année de la doctrine militaire russe pour prendre en compte l'apparition de nouvelles "menaces".

Mikhaïl Popov a cité les printemps arabes, le conflit en Syrie ainsi que la situation en Ukraine alors que les Occidentaux accusent depuis une semaine la Russie d'y avoir déployé des troupes dans l'est et menacent de riposter avec de nouvelles sanctions.

"Tous les faits témoignent de la volonté des autorités des Etats-Unis et de l'Otan de poursuivre leur politique de détérioration des relations avec la Russie", a dénoncé M. Popov.

Ces propos font écho aux projets de l'Alliance atlantique d'adopter lors de son sommet de jeudi et vendredi au Royaume-Uni un plan de réactivité (Readiness action plan, RAP), en réponse à l'attitude de la Russie dans la crise ukrainienne, perçue comme une menace directe par certains membres (Etats baltes, Pologne, Roumanie, Bulgarie).

- Combats près de Marioupol -

Sur le terrain, l'armée ukrainienne a déploré 15 morts en 24 heures dans les combats dans le sud-est de la région de Donetsk, près des localités de Komsomolské, Vassylivka et Rozdolné "où l'on observe des combattants rebelles et des troupes régulières de l'armée russe".

Kiev et les Occidentaux accusent Moscou depuis le début du conflit, qui a fait près de 2.600 morts en près de cinq mois et forcé plus d'un demi-million d'Ukrainiens à fuir leur foyer, de soutenir les séparatistes de l'est de l'Ukraine en leur fournissant armes et combattants.

Ces accusations d'intervention militaire directe - démenties par la Russie - se multiplient ces derniers jours, les Occidentaux estimant qu'elle aurait permis aux insurgés prorusses de reprendre une partie du territoire entre leur fief de Donetsk et la côte de la mer d'Azov et de mettre fin à la progression des forces loyalistes.

Les volontaires du bataillon pro-ukrainien Azov ont indiqué mardi avoir repoussé avec les gardes-frontières une tentative de percée des prorusses vers Marioupol, port stratégique ukrainien sur la côte de la mer d'Azov qui relie la frontière russe à la Crimée, annexée par la Russie en mars. Les combats dans le village côtier Bezimenné, à 34 km à l'est de Marioupol, ont fait un mort et un blessé.

A Donetsk, chef-lieu des insurgés, les forces ukrainiennes occupaient toujours le terminal de l'aéroport de Donetsk mardi après avoir abandonné la veille celui de Lougansk, une autre capitale régionale rebelle, mais la pression des séparatistes prorusses se renforçait, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Faute de changement de position de Moscou, l'UE a menacé d'introduire dans la semaine de nouvelles sanctions contre l'économie russe, déjà au bord de la récession.

- L'Ukraine attend l'aide de l'Otan -

L'Otan, qui estime que la Russie a déployé plus de 1.000 hommes en territoire ukrainien, compte pouvoir déployer "en quelques jours" des milliers de soldats des armées de l'air, de terre, et de la marine, appuyées par des forces spéciales, selon son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen.

D'après le New York Times, l'Alliance atlantique veut mettre sur pied une force de 4.000 hommes capable de répondre en 48 heures, avec le soutien de certains ex-pays du bloc soviétique comme la Pologne, aux mouvements de troupes russes.

L'Ukraine, qui a relancé son projet d'adhésion à l'Otan, attend une "aide pratique" et des "décisions cruciales" de l'Alliance atlantique à l'issue du sommet mais les analystes relèvent que les options de l'Alliance sont limitées.

Le ministre ukrainien de la Défense, Valéri Guéleteï, a mis en garde contre l'éclatement d'une "grande guerre (...) comme l'Europe n'en a plus connu depuis la deuxième guerre mondiale" avec des pertes se comptant "par milliers voire par dizaines de milliers de morts".

nouvelobs.com

Et encore des exactions russes:

Russians shooting at a bus with children fleeing Novoazovsk








djp3tros

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Mer 3 Sep - 12:22

Le bon sens aurait-il finalement réussi à faire renaître l'espoir de paix ?
Ukraine - Porochenko et Poutine d'accord sur un cessez-le-feu dans l'Est

(Belga) Les présidents ukrainien Petro Porochenko et russe Vladimir Poutine se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu permanent dans l'est séparatiste de l'Ukraine, a annoncé mercredi la présidence ukrainienne à l'issue d'une conversation téléphonique entre les deux dirigeants.
"Le président ukrainien a discuté avec le président russe d'un cessez-le-feu total. Ils sont tombés d'accord sur un cessez-le-feu dans le Donbass", bassin minier de l'Est qui comprend les régions de Donetsk et de Lougansk en proie à de violents combats, selon ce communiqué. (Belga)
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mer 3 Sep - 12:32

Non, pas encore:

Accord de cessez-le-feu unilatéral selon Moscou
Un porte-parole du Kremlin a nuancé l'annonce faite mercredi matin par Kiev faisant état d'un accord de cessez-le-feu entre l'Ukraine et la Russie concernant l'est de l'Ukraine.

Vladimir Poutine et Petro Porochenko ont discuté des moyens d'arriver à un cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine mais la Russie ne peut pas décider d'une telle mesure car elle «n'est pas partie prenante au conflit», a affirmé mercredi le Kremlin.

«Poutine et Porochenko ont en effet discuté des mesures qui seraient favorables à un cessez-le-feu entre les rebelles et les forces ukrainiennes. La Russie ne peut concrètement pas négocier un cessez-le-feu, car elle n'est pas partie prenante au conflit», a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par l'agence Ria-Novosti.

20min.ch

Il n'y a pas de soldats russe en Ukraine . . .

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mer 3 Sep - 13:22

Démenti de Moscou:

Cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine: la Russie dément l'accord

lalibre.be

En plus, Ria Novosti en rajoute:

Ukraine: Porochenko poussé à instaurer la loi martiale

Poroshenko did not agree ceasefire with Donetsk Republic in East Ukraine - republic's Prime Minister Purgin

Un intéressant article du monde sur la radicalisation de Poutine en Ukraine avec date et une colonne sur les annonces et une autre sur les faits:

lemonde.fr

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Mer 3 Sep - 13:32

Je pense cependant que c'est en bonne voie, le langage diplomatique étant de ne rien reconnaître de préjudiciable.
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mer 3 Sep - 16:42

Oui, ben ça commence mal.
L'un qui annonce un accord sur un cesser-le-feu, l'autre qui dément et le troisième qui en remet une couche:

Ukraine-Iatseniouk qualifie la Russie d'"Etat terroriste"

KIEV, 3 septembre (Reuters) - Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a qualifié mercredi la Russie d'"Etat terroriste" et réaffirmé la volonté de Kiev d'appartenir à l'Otan, à la veille du sommet de l'Alliance atlantique au pays de Galles.  

"La Russie est un Etat terroriste, c'est un Etat agresseur qui devra répondre de ses responsabilités devant le droit international", a dit Iatseniouk lors d'une réunion gouvernementale retransmise à la télévision. 

"Concernant l'Otan, je considère que la décision la plus correcte serait d'accepter l'Ukraine en tant que membre de l'Otan", a-t-il déclaré. 

Arseni Iatseniouk a ajouté que l'Ukraine avait adopté un projet de "mur" visant à construire une "véritable frontière d'Etat" entre l'Ukraine et la Russie. Il n'a pas donné de détails. 

Le Premier ministre ukrainien a également déclaré que son pays allait acheter un million de tonnes de charbon à l'Afrique du Sud car le conflit dans le bassin minier du Donbass perturbe la production intérieure. 

"Ils (les rebelles) ont bombardé nos principales mines", a affirmé Arseni Iatseniouk.

(Pavel Polityuk; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)


boursorama.com

L'UE évoque un boycott du Mondial en Russie

Les sanctions européennes contre Moscou toucheront-elles la Coupe du monde de foot 2018? Cette mesure pourrait être envisagée compte tenu de l'évolution du conflit en Ukraine.

Un boycott européen de la Coupe du monde de football en Russie en 2018 a été évoqué dans un document de travail sur les sanctions contre Moscou, comme une mesure qui pourrait être envisagée compte tenu de l'évolution du conflit ukrainien, selon une source européenne. Cette idée figure dans un «document de travail discuté avec les Etats membres», a indiqué cette source. «Mais comme une possibilité plus tard, pas maintenant», a-t-elle ajouté.

Selon le «Financial Times», le document parle d'une «action coordonnée au sein du G7 et au delà pour recommander la suspension de la participation de la Russie à de grands événements culturels, économiques ou sportifs (courses de Formule 1, compétitions de football de l'UEFA, Coupe du monde 2018, etc.)».

Renforcement des sanctions

La Commission européenne devait présenter mercredi aux Etats ses propositions pour renforcer les sanctions contre la Russie, accusée d'avoir envoyé des troupes combattre directement à côté des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine.

Elles partiront des mesures prises et des secteurs visés dans la première série de mesures adoptées par l'UE fin juillet, a expliqué au cours d'un point de presse la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde-Hansen.

L'UE a décidé de réduire l'accès de la Russie aux marchés de capitaux européens, imposé un embargo sur les ventes d'armes, les biens à double usage militaire et civil, et une limitation des ventes de technologies sensibles et d'équipements pour le secteur pétrolier.

20min.ch

MAIS:

Poutine présente un plan de règlement de la crise en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a présenté mercredi un plan de règlement de la crise en Ukraine en sept points, parmi lesquels la fin des offensives de l'armée ukrainienne et des rebelles prorusses ainsi qu'un échange de prisonniers.

"J'ai ébauché quelques réflexions, un plan d'action" sur le règlement du conflit en Ukraine, a déclaré M. Poutine, dans des propos retransmis par la chaîne de télévision Rossia 24 lors d'une visite en Mongolie. Selon lui, il faut avant tout "mettre fin aux opérations offensives" dans les régions de Donetsk et de Lougansk (est).

lorientlejour.com

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Mer 3 Sep - 19:09

Soyons lucides ! Il n’y a aucune chance que l’OTAN intègre l’Ukraine en son sein pendant qu’un conflit militaire l’oppose à la Russie et à ses régions séparatistes. C’est contraire à la doctrine de l’OTAN, qui exige que le pays candidat ne soit pas en guerre, et c’est politiquement inimaginable, sauf à provoquer une véritable guerre entre la Russie et l’Ukraine.
 
Quant à Arseni Iatseniouk, il roule pour lui et pour le parti de Timochenko, lesquels demandent avec insistance à Porochenko de déclarer la loi martiale et de décréter la mobilisation générale, ce qui aurait pour effet d’empêcher la tenue des élections législatives prévues en Ukraine. Il ne fait guère de doutes que Timochenko et son parti perdront des plumes dans cette élection à venir, ce qui a d’ailleurs motivé la colère de Iatseniouk suite à la rupture du pacte de gouvernement par les partis Udar et Svoboda.
 
La sortie de crise proposée par Poutine est bien entendu dictée par son intérêt et celui de la Russie, qui est de mettre fin à une crise économiquement coûteuse.
 
Ceci dit, c’est aussi l’intérêt de l’UE et de l’Ukraine d’y mettre fin, car cette crise assèche l’économie de l’Ukraine et que les sanctions russes sont loin d’être insignifiantes pour l’économie des Etas membres de l’UE.
 
Examinons les conséquences probables au cas où  l’UE aggravait ses sanctions contre la Russie. Tout dépend du type de sanctions, mais imaginons que l’UE exclue la Russie du système de payement Swift. Les conséquences seraient vraisemblablement les suivantes :
 
1. Des sanctions russes seraient prises contre l’UE, qui seraient aussi très dures, et dont les conséquences risquent de conduire à l’explosion de l’UE, ses membres se déchirant de manière irréversible entre eux, puisque certains pays seraient bien plus touchés que d’autres. 
En outre, l’UE a tout à craindre d’une montée générale du sentiment anti-européen et de l’arrivée au pouvoir, suite à des crises politiques dans certains pays de partis anti-européens (par exemple en Grèce, avec la coalition au pouvoir qui est au plus bas dans les sondages et le parti d’opposition Syrisa qui veut en découdre avec l’UE, et qui cherche à provoquer des élections anticipées)
 
2. Une crise économique sans précédent en Russie depuis l’implosion du communisme et de l’URSS. Mais, comme cela a été exposé dans un autre commentaire posté hier, la Russie a déjà préparé le scénario d’un système national de substitution à Swift, qui, à terme, rendrait caduc tout nouveau moyen de pression sur la Russie. 
D’autre part, les conséquences de la sortie de la Russie du système Swift n’ont été examinées que par rapport à l’économie russe. Les économistes n’ont pas chiffré les pertes que cela causerait aux entreprises de l’UE, qui, sans être aussi lourdes que pour la Russie, seraient certainement aussi très préjudiciables puisque cela rendrait les transactions commerciales non soumises aux sanctions avec la Russie très difficiles. Cela pénalisera donc aussi les entreprises exportatrices de biens et de services de l’UE.
L’UE ne se porte pas bien du tout sur le plan économique en ce moment (une déflation généralisée très inquiétante), et une baisse de ses exportations ne ferait qu’amplifier ce phénomène.
 
3. Enfin, l’UE a des problèmes d’indépendance énergétique évidents, et se couper du gaz russe équivaudrait pratiquement un arrêt cardiaque économique de l’UE. Cela provoquerait bien entendu une crise économique dramatique en Russie, mais celle-ci pourrait toujours emprunter sur le marché libre ou même à la Chine (dont la banque centrale aurait des réserves accumulées de +/- 2.700 milliards de dollars), l’argent qu’elle rembourserait quand son gazoduc vers la Chine serait mis en service.
Un emprunt à la Chine aurait un coût diplomatique évident, au profit de la Chine et au détriment de l’UE (et des Etats-Unis).
Enfin, il ne fait guère de doutes que la population russe se serrera la ceinture pendant trois ou quatre ans (de gré ou de force), comme elle l’a déjà prouvé en le faisant pendant les 70 années du communisme.
Il est très improbable, voire irréaliste, de penser que que les populations européennes accepteront de se serrer la ceinture pendant plusieurs années pour défendre l’intégrité territoriale de l’Ukraine, même s’il s’agit de faire respecter des principes de droit international signés, ratifiés et incontestables. L’UE a bien d’autres chats à fouetter, notamment en matière de lutte contre le terrorisme et de relance économique, de sorte que les dirigeants de ses Etats membres n’auront finalement guère d’états d’âme pour faire avaler la pilule amère à l’Ukraine. Comme le dit le proverbe, « La chemise est plus proche que le pourpoint ».
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Jeu 4 Sep - 11:05

Bon, ben il y a le sommet de l'OTAN ce jour et demain.

L’Otan se demandait à quoi elle servait : l’Ukraine apporte une réponse Laughing


Milicien pro-russe dans l’Est de l’Ukraine, le 31 août 2014 (AP Photo/Sergei Grits)

Un parfum de guerre froide flotte de nouveau sur l’Europe, et qui dit guerre froide dit Otan. Le sommet de l’Alliance atlantique qui se réunit ce jeudi à Newport, au Pays de Galles, en sera le reflet, marqué par ce que les dirigeants occidentaux appellent désormais la nouvelle menace russe.

La stratégie de Vladimir Poutine en Ukraine a pris les Occidentaux par surprise, qui donnent le sentiment, depuis bientôt un an, d’avoir en permanence un coup de retard par rapport au Président russe.
Le sommet de l’Otan devait initialement être consacré à ... l’Afghanistan, il se recentre sur la sécurité collective en Europe avec la création d’une force de réaction rapide de 4000 hommes destinée à rassurer les pays d’Europe centrale et orientale.

C’est un paradoxe pour une alliance en quête permanente de raison d’être Petit retour historique.

La proposition de Vaclav Havel


Fin 1989, au lendemain de la chute du mur et la « révolution de velours » à Prague, Vaclav Havel, l’improbable Président-dramaturge tchèque, fit une proposition décapante : une auto-dissolution simultanée des deux alliances militaires existant alors en Europe, le Pacte de Varsovie et l’Alliance Atlantique (plus connue sous les initiales Otan), afin de marquer la fin de l’affrontement.
On connait la suite :


  • le Pacte de Varsovie, l’alliance militaire des pays d’Europe centrale et orientale dominée par l’Union soviétique, disparut corps et âme avec la superpuissance communiste ;
  • l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (Otan) survécut et même s’élargit pour englober les nouvelles démocraties européennes, et apprendre à vivre après la guerre froide.
  • la France, que le général de Gaulle avait fait sortir des structures militaires intégrées de l’Otan en 1966, pour se positionner entre les deux blocs, a réintégré l’alliance militaire en 2009, décision controversée de Nicolas Sarkozy que n’a pas remise en cause François Hollande.


A l’époque, tout le monde s’interrogeait : comment survivre sans ennemi ? ... A quoi devait servir une alliance militaire fondée en 1949 pour faire face à ce que Churchill avait baptisé en 1946 un « rideau de fer » divisant l’Europe, dès lors que cette ligne de partage idéologique disparaissait ?

Sans un coup de feu

La première vie de l’Alliance, de 1949 à 1989, s’est déroulée sans tirer un seul coup de feu mais avec un déploiement de forces exceptionnel. L’Otan a servi de force de dissuasion face à toute velléité soviétique de s’en prendre à l’Europe occidentale, dans un monde divisé.

Le Général de Gaulle, en 1966, avait tenté de dépasser ces divisions en retirant la France du commandement militaire intégré, tout en restant loyal à l’alliance politique, et il s’en expliquait lors d’une conférence de presse restée célèbre.

Vidéo de l'INA

La fin de la guerre froide, scellée en 1991 avec la mort de l’URSS, ouvrait une phase nouvelle. Le « partenariat » devait remplacer la confrontation, mais à l’arrivée, on est loin du compte.

L’expansion de l’Otan

Ce fut d’abord une période d’expansion pour une alliance sans autre raison d’être que de rassurer ses nouveaux membres.

Les ex-pays communistes d’Europe centrale et orientale ont cherché à entrer dans l’Otan avant même d’adhérer à l’Union européenne, la sécurité avant l’économie. Y compris les trois Etats baltes en 2004, ex-membres de l’URSS, contrairement aux promesses faites par les Occidentaux à Moscou.


L’Europe du rideau de fer, de 1946 à 1991 (Via Wikipédia)

A partir de 1991, le Pacte de Varsovie disparait et, comme le montre bien cette infographie des Echos de ce jeudi, l’Otan étend ses frontières. Cette expansion a failli s’étendre à l’Ukraine et à la Géorgie, considérée par Moscou comme une provocation à son égard, mais a été bloquée par des dissensions internes à l’Alliance atlantique.


L’élargissement de l’Otan depuis 1991 (Capture d’écran des Echos, le 4 septembre 2014)

Pendant cette période, l’Otan s’est inventé une nouvelle vie dans l’après-guerre froide. Une vie « hors zone », c’est-à-dire loin de l’Europe, en l’occurrence l’Afghanistan où l’Otan a pris le relais des Américains (est-ce vraiment différent ? ...) pour diriger l’engagement des forces internationales.

Cette mission en Afghanistan prend fin sur un bilan sans gloire, avec le retrait des forces internationales à la fin de cette année, laissant un pays loin d’être stabilisé ou même « sauvé » de la menace des talibans.

La fin de l’histoire ?


Le recentrage sur l’Europe qui va dominer le sommet de Newport, n’a pas été pensé, pas anticipé, comme si l’Otan en était restée à l’euphorie de l’immédiate après-chute du mur qui avait fait croire que les Etats-Unis étaient la seule super -ou hyper- puissance, la « fin de l’histoire » en quelque sorte.

L’erreur principale des pays de l’Alliance atlantique a sans doute été de considérer la Russie comme puissance négligeable, dépassée, méprisable. Aurait-on pu construire une relation différente ?

Difficile de réécrire l’histoire, mais cette période de paix relative de l’après-guerre froide a des allures d’occasion historique manquée. Surtout alors que les Européens, géant économique et nain politique, ont délégué leur sécurité aux Américains en espérant empocher les dividendes de la paix en réduisant leurs budgets militaires tout en refusant d’envisager une défense européenne autonome.

La guerre de Yougoslavie, et en particulier la crise du Kosovo en 1999, ont montré les premiers signes de raidissement. Depuis, il y eut les tensions autour du « bouclier » antimissile américain en Pologne et en République tchèque, et surtout la guerre russe de 2008 en Géorgie, dont deux régions sont toujours sous « protection » de soldats russes.

On est loin aujourd’hui des discours sur le « partenariat » avec la Russie. Vladimir Poutine s’est lancé dans une reconquête de puissance et d’influence, d’abord en Russie même, puis autour de la Russie.
Lorsqu’à l’automne, Poutine a mis son véto à la décision de l’Ukraine de signer un traité d’association avec l’Union européenne (signé seulement après le changement de régime à Kiev), les Occidentaux n’ont pas pris la mesure de l’ampleur de la crise.

Tocsin en Occident


Dix mois plus tard, une révolution à Kiev et plus de deux mille morts plus tard, la Russie a annexé la Crimée et ne deviendra pas sur cette décision, et a activement participé à la déstabilisation de l’Est de l’Ukraine, aujourd’hui entre les mains de miliciens pro-russes appuyés de manière déterminante par l’armée russe.

Le tocsin a fini par sonner chez les Occidentaux qui ont fait preuve, jusqu’ici, d’une absence frappante de stratégie et de cohérence dans ce dossier. Qu’il s’agisse de ceux qui, à Washington, conservent une vieille mentalité de guerre froide et ont mis de l’huile sur le feu, ou ceux qui, comme les Européens, sont dans une situation écartelée en raison de la dépendance énergétique ou de contrats d’armement (les « Mistral » français).

Les membres de l’Otan pourtant sont bien loin de l’esprit de guerre froide de l’époque soviétique. Les héros sont fatigués, et leur leader, Barack Obama, fait preuve sur tous les dossiers d’une indécision permanente.

Ils avancent donc à reculons dans cette nouvelle « guerre froide » d’un autre type. Les dirigeants occidentaux annoncent qu’ils créent une force de déploiement rapide de 4000 hommes tout en annonçant qu’ils n’ont aucune intention de confronter la Russie en Ukraine...

Esprit « munichois » ?


Les pays de l’Alliance qui sont en première ligne face à la Russie mettent en garde contre tout esprit « munichois », c’est-à-dire tout apaisement face à Vladimir Poutine. Les autres refusent d’entrer dans cet engrenage qui conduirait à une nouvelle confrontation avec une puissance qui reste nucléaire, écartant toute analogie avec les événements des années 30...

Entre ces deux positions, il y a une voie étroite. Comment ne pas laisser tomber l’Ukraine, ce qui serait une défaite majeure des Occidentaux, sans pour autant entrer en confrontation directe avec la Russie ? Comment, surtout, définir une stratégie à plus long terme face, ou avec, la Russie, sans recréer de nouvelle guerre froide ou de nouveau rideau de fer ?

Ce sont des questions que plus personne n’attendait en Europe. Et qui se posent aujourd’hui de manière explosive.

nouvelobs.com

L'OTAN prête à réagir fermement face à la Russie dans le dossier ukrainien


Sans surprise, Moscou devrait être au centre des discussions qui se tiendront jeudi 4 septembre au sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), à Newport au Royaume-Uni. L'engagement de la Russie dans le conflit ukrainien est perçu comme une menace directe par certains Etats membres, dont les pays baltes, la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie.


Un plan de réactivité (Readiness action plan, RAP) est notamment à l'étude pour faciliter le déploiement en cas de crise de milliers de soldats des armées de l'air, de terre, et de la marine, appuyés par des forces spéciales. Une réponse à la fois stratégique et militaire des Alliés aux nombreuses crises qui déstabilisent ses environs immédiats, en Ukraine mais aussi au Moyen-Orient.

Rien n'oblige l'OTAN à défendre l'Ukraine, qui n'est pas membre de l'Alliance, mais les Occidentaux ont promis de soutenir son armée par des programmes de modernisation dans les domaines de la logistique, de la cyberdéfense, du commandement et des soins aux soldats blessés. Aucune livraison d'armes n'est envisagée malgré les appels de Kiev en ce sens.

VERS PRÉSENCE PERMANENTE DANS L'EST ?

D'après le New York Times, l'Alliance atlantique peut compter sur une force de 4 000 hommes capable de répondre en 48 heures aux mouvements de troupes russes.
Dans une tribune commune publiée par le président américain Barack Obama et le premier ministre britannique David Cameron dans The Times, les deux dirigeants plaide
nt pour la mise en place d'une présence « permanente » de l'OTAN en Europe de l'Est, soutenue par une force de réaction rapide qui pourrait « être déployée n'importe où dans le monde très rapidement »

Pour Barack Obama, la crise ukrainienne représente un « moment test » pour les Etats-Unis et l'Europe qui doivent faire preuve d'unité face à « l'agression » de la Russie en Ukraine. « Maintenant, l'Ukraine a besoin de plus que des mots », a martelé le président américain.

« DE LA POUDRE AUX YEUX »

En voyage en Mongolie, mercredi, Vladimir Poutine a tenté de reprendre la main en présentant un plan de règlement du conflit en Ukraine en sept points. Il a également affirmé qu'un accord entre séparatistes et Kiev pourrait intervenir dès vendredi. L'homme fort du Kremlin a toutefois pris soin de ne pas s'associer directement aux séparatistes, son porte-parole réaffirmant que « la Russie n'est pas partie prenante du conflit ukrainien ».

Une diversion aux yeux du premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk :
« Ce nouveau plan est de la poudre aux yeux à destination de la communauté internationale avant le sommet de l'OTAN et une tentative d'échapper à d'inévitables décisions de l'Union européenne en vue de nouvelles sanctions contre la Russie. »
Plus tôt dans la journée, le président ukrainien avait évoqué un accord de « cessez-le-feu permanent dans le Donbass » conclu au terme d'un échange téléphonique avec Vladimir Poutine.
Lire aussi le compte-rendu : Ukraine : Moscou et Kiev esquissent une sortie de crise

La Commission européenne avait transmis aux ambassadeurs des vingt-huit pays membres de l'UE ses propositions de nouvelles sanctions contre la Russie. Celles-ci devaient encore être discutées dans les prochains jours et leur mise en œuvre devrait dépendre des mesures décidées au Royaume-Uni.

De son côté, la Francesuspendu la livraison du premier navire Mistral à la Russie. Une décision saluée par ses partenaires occidentaux qui critiquaient vivement ce contrat. 

 lemonde.fr

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Jeu 4 Sep - 11:31

Hélas Hollande n'est pas De Gaulle et Obama n'est pas Kennedy Crying or Very sad

Si vis pacem, para bellum « Qui veut la paix prépare la guerre » comme disait les romains qui voulaient protéger leur empire contre ceux qui voulaient détruire la Pax Romana


Que faire d'autre sinon que de réactiver l'OTAN devant un nouvel Attila qui menace l'Europe ?
Aujourd'hui l'Ukraine, demain les pays baltes, après demain la Pologne ???
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Jeu 4 Sep - 11:51

Il y aura le Kazakhstan avant, il est en haut de la liste, si j'en crois ce que j'ai lu. Embarassed

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Jeu 4 Sep - 13:25

Il "soigne" ses intérêts:

Poutine joue la carte du cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine


Des militaires ukrainiens patrouillent dans un véhicule blindé près de Slaviansk., le 3 septembre. Crédits photo : GLEB GARANICH/REUTERS

INFOGRAPHIE - Le plan avancé par le Kremlin, qui revient à avaliser les derniers succès militaires des rebelles prorusses, a été accueilli avec un grand scepticisme à Washington et Bruxelles.

Alors que le vacarme des armes a légèrement diminué en Ukraine, les murmures de la diplomatie s'intensifient. Un signe d'espoir est apparu mardi après que le président ukrainien Petro Porochenko a annoncé un accord avec Vladimir Poutine sur l'instauration d'un «cessez-le-feu permanent» dans le Donbass, une promesse vite douchée par les déclarations ultérieures du Kremlin. Dans la mesure où, selon la vulgate officielle, Moscou «n'est pas partie prenante» de ce conflit, assimilé à une «guerre civile», le pouvoir russe ne peut prendre aucun engagement de ce type, précisait, un peu plus tard, son principal porte-parole, Dmitri Peskov. Dans la foulée, Porochenko nuançait ses propos, parlant seulement de «régime de cessez-le-feu», vite imité en cela par Washington et Bruxelles. Ces démentis enregistrés, reste néanmoins l'agitation diplomatique, bien réelle, qui oppose Kiev et Moscou, l'objectif étant de stoppervladmir- le «bain de sang».

Depuis une semaine, les deux adversaires ne cessent d'en appeler à une «solution politique». La Russie espère traduire sur le papier les succès militaires des séparatistes, en obtenant la promesse de création d'un État croupion dans le Donbass, acquis à ses intérêts. À cet effet, Poutine, qui parle d'un plan de règlement de la crise en sept points, appelle notamment Kiev à cesser le feu et à reculer afin de mettre «les populations civiles» à l'abri des canons. Les séparatistes, quant à eux, devraient «stopper leur offensive» en direction de Louhansk et Donetsk, a ajouté le chef du Kremlin, sans mentionner néanmoins le sort du port stratégique de Marioupol, autre objectif militaire des rebelles. Une nouvelle réunion du groupe de contact est prévue à Minsk, le 5 septembre, date à laquelle le Kremlin espère la conclusion d'un accord. Ces propositions russes sont annoncées à la veille de l'Assemblée générale de l'Otan et d'une réunion de l'UE censée décider de nouvelles sanctions. Bien que l'Ukraine ne puisse se résigner à voir une partie de son territoire lui échapper, le vent a tourné en sa défaveur, ce qui la contraint à se montrer plus accommodante.

Une économie en chute libre


La perspective de nouvelles élections parlementaires, prévues le 26 octobre, se révèle peu compatible avec la poursuite d'une «opération antiterroriste» qui, à ce jour, se révèle un échec. Selon un sondage de l'Institut des enquêtes sociales, 57 % des Ukrainiens souhaitent l'arrêt de cette opération, contre 34 % seulement militant pour sa prolongation. Sur le front économique, les mauvaises nouvelles s'accumulent. Le FMI, qui a déjà ouvert une ligne de crédits de 18 milliards de dollars pour sauver le pays de la banquerolefigaro.frute, a déjà prévenu les donateurs que cette enveloppe ne pourrait suffire. Selon le Fonds, la récession pourrait atteindre - 6,5 % et l'inflation, + 19 %. Dans l'Est, le potentiel énergétique s'est effondré alors que plane toujours la menace d'une coupure du gaz russe, l'hiver prochain.

«Le pouvoir ukrainien n'a plus beaucoup le choix. Il cherche une porte de sortie mais on ne sait pas encore quel prix il est prêt à payer pour cela», note un diplomate à Kiev. Pendant ce temps, les séparatistes, dont Kiev ne reconnaît pas la légitimité, alternent propos martiaux et semi-concessions. «Un cessez-le-feu, c'est toujours bien, à condition que les troupes ukrainiennes se retirent de notre territoire», a déclaré mercredi l'un de leurs chefs, Vladimir Antioufeyev, condition inacceptable pour Porochenko, qui ne fait pas davantage confiance à Vladimir Poutine.

Selon les mots d'un diplomate ukrainien, l'annonce d'un cessez-le-feu permettrait «de trouver un répit», sans savoir néanmoins quelle sera la phase ultérieure. Il sera difficile à l'armée ukrainienne de se refaire une santé à court terme, ce qui explique les appels désordonnés de Kiev à une aide militaire, improbable, de l'UE ou de l'Otan. «L'image de l'Europe et en particulier de la France en Ukraine est en chute libre. Seuls les Américains sont encore capables de nous aider», soupire Oxana Melnichuk, une activiste ukrainienne, qui se refuse à croire que Vladimir Poutine a gagné la partie.

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Jeu 4 Sep - 15:20

Premiers articles relatifs au sommet de l'OTAN:


Rasmussen: «La Russie attaque l'Ukraine»

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a accusé la Russie d'attaquer l'Ukraine jeudi à son arrivée à Newport, au Pays de Galles.



L'Alliance atlantique tient pendant deux jours un sommet largement consacré au conflit ukrainien. «Nous sommes confrontés à un changement radical de notre environnement sécuritaire. A l'Est, la Russie attaque l'Ukraine», a-t-il déclaré aux journalistes. «L'implication russe sur le terrain» dans l'est de l'Ukraine jette le doute sur la volonté réelle de la Russie d'arriver à un cessez-le-feu, a ajouté le secrétaire général de l'OTAN.

«A propos du soi-disant plan de paix (proposé par le président russie Vladimir Poutine), permettez-moi de saluer tous les efforts entrepris pour trouver une solution pacifique à la crise en Ukraine», a-t-il encore dit à la presse à son arrivée au sommet. «Mais ce qui compte, c'est ce qui se passe vraiment sur le terrain. Et nous continuons d'observer, malheureusement, une implication russe dans la déstabilisation de la situation en Ukraine».

«Nous continuons d'appeler la Russie à retirer les troupes, à interrompre le flot continu d'armes envoyées en Ukraine et le soutien aux rebelles armés», a-t-il insisté. «C'est cela qui serait véritablement un effort pour rendre possible une solution pacifique» au conflit.

Un plan en sept points

La crise en Ukraine, où la Russie est accusée par les Occidentaux d'envoyer des soldats combattre aux côtés des séparatistes prorusses, devait dominer les débats lors de la première journée du sommet de l'Alliance atlantique.

Mercredi, le président russe a proposé un plan de règlement du conflit en sept points, et notamment «la fin des opérations offensives à Donetsk et Lougansk», deux bastions des rebelles. Ce plan, d'abord accueilli favorablement par Kiev, a ensuite été décrit par le premier ministre Arseni Iatseniouk comme «de la poudre aux yeux à destination de la communauté internationale».

Une première réunion entre le président ukrainien Petro Porochenko et les dirigeants américain, allemand, britannique, français et italien est prévue en fin de matinée à Newport.

L'après-midi, une commission OTAN-Ukraine réunissant les 28 chefs d'Etat de l'Alliance et M. Porochenko doit être l'occasion de démontrer la solidarité occidentale avec ce pays, et d'acter la création de quatre fonds de soutien pour moderniser l'armée ukrainienne.

Tirs de mortiers à Donetsk

Sur le terrain, des tirs de mortier ont frappé Donetsk, bastion des séparatistes dans l'est de l'Ukraine, dans la nuit de mercredi à jeudi, en dépit des déclarations des présidents russe et ukrainien sur un possible cessez-le-feu, ont rapporté jeudi des habitants.

Rencontre entre Porochenko et les Occidentaux

Le président ukrainien Petro Porochenko et les dirigeants américain, britannique, français, allemand et italien ont entamé des entretiens jeudi à Newport en Grande-Bretagne, avant l'ouverture officielle du sommet de l'OTAN, ont constaté des journalistes de l'AFP. M. Porochenko doit informer les dirigeants occidentaux de la situation dans l'est de l'Ukraine et évoquer avec eux le plan de règlement de la crise proposé la veille par le président russe M. Poutine, selon des sources diplomatiques. Le président ukrainien était installé entre ses homologues americain Barack Obama et français François Hollande, ont constaté les journalistes.

Autour de la table étaient aussi présents la chancellière allemande Angela Merkel, le premier ministre britannique David Cameron et le président du Conseil italien Matteo Renzi. La crise en Ukraine, qui a provoqué les plus graves tensions entre les Occidentaux et la Russie depuis la fin de la guerre froide, est au coeur du sommet de l'OTAN, qui doit réaffirmer son soutien au président Porochenko affaibli, et accentuer sa pression sur Moscou, accusé d'agression militaire en Ukraine.


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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Jeu 4 Sep - 16:33

Matt a écrit:Premiers articles relatifs au sommet de l'OTAN:

Rasmussen: «La Russie attaque l'Ukraine»

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a accusé la Russie d'attaquer l'Ukraine jeudi à son arrivée à Newport, au Pays de Galles.




L'après-midi, une commission OTAN-Ukraine réunissant les 28 chefs d'Etat de l'Alliance et M. Porochenko doit être l'occasion de démontrer la solidarité occidentale avec ce pays, et d'acter la création de quatre fonds de soutien pour moderniser l'armée ukrainienne.

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Je me fais peu d'illusion sur un engagement plus actif de l'OTAN dans cette crise en faveur de l'Ukraine autre que la mise en place de ces quatre fonds, mis à part quelques déclarations condamnant la Russie et des déclarations d'intention en faveur de l'Ukraine. Peut-être suis pessimiste, mais qui vivra verra !
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