L'invasion Russe en Ukraine

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Lun 3 Mar - 12:20

Une nouvelle semaine commence et déjà de mauvaises nouvelles:

Ukraine: les marchés saisis par l'angoisse face à l'aggravation de la crise

L'onde de choc provoquée par l'aggravation de la crise en Ukraine s'est propagée lundi matin à toutes les places financières et les Bourses européennes ont débuté en nette baisse après la chute de celle de Moscou.

En première ligne, la Russie a fait face à un mouvement de panique sur ses marchés avec une Bourse en très fort recul de plus de 6% dès l'ouverture et une chute du rouble.
Hors de Russie, les Bourses européennes n'ont pas non plus échappé à la spirale de crainte, déjà sensible sur les places asiatiques, en ouvrant également sur de sensibles reculs.

A l'inverse, comme à chaque fois en temps de crise, les investisseurs se sont reportés vers des valeurs refuges comme la dette allemande ou française ou encore le franc suisse et l'or.
Les cours du pétrole, soutenus par une prime de risque géopolitique, progressaient également.

"Cette crise avait déjà eu un premier effet mercredi dernier sur les marchés avec les premières annonces de manœuvres de troupes en provoquant un mouvement similaire de chute des actions et de détente des dettes souveraines refuges, mais c'est aujourd'hui que l'impact se fait vraiment sentir car la situation a empiré durant le week-end", a souligné Patrick Jacq, un stratégiste obligataire de BNP Paribas.

"Ce qui est compliqué dans cette crise est qu'il n'y pas vraiment de précédent de ce type, donc pas de point de repère pour les marchés qui sont du coup un peu perdus", a-t-il ajouté.

La suite sur lejdc.fr

Dmitri Medvedev : « La Russie a besoin d’une Ukraine forte et stable »

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev s’est exprimé sur la situation en Ukraine, sur sa page Facebook, le 2 mars dans la soirée.



La Russie est prête à développer avec l’Ukraine, ce pays frère, des relations respectueuses et multiformes. Efficaces, et mutuellement profitables.
Mais l’Ukraine, pour nous, ce n’est pas ce groupe de gens qui, après avoir fait couler le sang sur la place Maïdan, s’est emparé du pouvoir en violant la Constitution et les autres lois de son pays. L’Ukraine, pour nous, c’est tout le pays. Ce sont des gens très divers. Des Ukrainiens, des Russes, des Tatares, des Juifs. Et d’autres peuples, qui vivent ensemble en bonne intelligence.

Certes, l’autorité du président Ianoukovitch est pratiquement nulle, mais cela ne change rien au fait qu’il est, en vertu de la Constitution de l’Ukraine, le chef légitime de l’État. S’il est coupable devant l’Ukraine, alors lancez une procédure de mise en accusation dans le respect de la Constitution ukrainienne (article 111), et jugez-le. Tout le reste n’est qu’arbitraire. Accaparement du pouvoir. Ce qui signifie qu’un tel ordre sera extrêmement instable. Qu’il se terminera par un nouveau coup d’État. De nouveau du sang.
La Russie a besoin d’une Ukraine forte et stable. D’un partenaire prévisible et économiquement valable. Et pas d’un parent pauvre, à la main perpétuellement tendue. Tout cela, nous l’avons déclaré hier au tout nouveau dirigeant ukrainien.

lecourrierderussie.com

Ce n'est pas fini:

Des coups de feu en direct sur BFMTV

Un journaliste de BFMTV, envoyé spécial en Ukraine, a été brusquement interrompu par des coups de feu alors qu'il était en plein direct.

Les images témoignent du chaos qui règnent actuellement en Ukraine. Patrick Sauce se trouvait à Simpferopol, en Crimée, quand des coups de feu ont retenti à quelques mètres de lui. Le journaliste a été obligé de se protéger pour éviter les balles.

"Je vous quitte Thomas, ça tire dans le quartier", dit-il. "Mettez-vous à l'abri", lui répond le présentateur en plateau. Le journaliste est sain et sauf.


la vidéo

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Lun 3 Mar - 15:16

Le contraire eu été surprenant:

Iatseniouk: Kiev ne cédera jamais la Crimée

Tandis que les autorités ukrainiennes tentent de faire montre de fermeté, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a mis en garde la Russie.



Le nouveau Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a déclaré lundi que l'Ukraine ne céderait jamais la Crimée. Les forces russes ont pris ce week-end le contrôle de région, péninsule du sud ukrainien, qui abrite une partie de la flotte russe de la mer Noire.

«Cela ne peut pas être la manière dont les relations internationales doivent se régler au XXIe siècle. Ce n'est pas acceptable et il y aura des conséquences», a de son côté déclaré William Hague , au cours d'une conférence de presse lundi à Kiev.

L'Ukraine s'est déclarée «au bord du désastre» à la suite de la «déclaration de guerre» de la Russie et semblait perdre rapidement le contrôle de la Crimée, péninsule russophone où des soldats agissant pour le compte des autorités locales pro-russes assiègent les militaires ukrainiens dans leurs casernes.

Lavrov justifie l'intervention russe en Crimée

Le ministre russe des Affaires étrangères a prononcé lundi à Genève un discours musclé pour justifier l'intervention de Moscou en Crimée. Il a affirmé que la Russie doit y protéger ses ressortissants, alors que «la vie de ses compatriotes» est menacée par des extrémistes.

S'adressant au Conseil des droits de l'homme, le responsable de la diplomatie russe a appelé les Etats, «en Syrie comme en Ukraine», à se dissocier des «extrémistes menant des actes terroristes». «Certains de nos partenaires soutiennent les manifestants anti-gouvernementaux qui ont des comportements agressifs», a affirmé Sergueï Lavrov.

Menaces de sanctions dénoncées

Le chef de la diplomatie russe a dénoncé les menaces de «sanctions» et de «boycottage», alors que la Russie a été avertie par les Occidentaux qu'elle pourrait perdre son siège au sein du club du G8.

«Ceux qui essaient d'interpréter la situation comme une agression et menacent de sanctions et de boycottage sont les mêmes qui ont systématiquement encouragé le déni du dialogue et ont finalement encouragé la polarisation de la communauté ukrainienne», a déclaré M. Lavrov.

Le ministre russe a accusé le nouveau gouvernement de Kiev de s'attaquer aux minorités. Il a dénoncé l'action «d'ultranationalistes qui menacent la population russophone» en Crimée.
Sergueï Lavrov a encore affirmé que la présence des troupes russes en Ukraine est nécessaire «jusqu'à la normalisation de la situation politique».

20min.ch

Les nostalgies du « camarade » Vladimir

Editorial. D'abord, appelons les choses par leur nom : la Russie vient de s'emparer de la Crimée, territoire appartenant à l'Ukraine. Elle l'a fait par la force, au mépris du droit international et de tous les traités qu'elle a elle- même signés. C'est un acte de guerre froide. Il est signé Vladimir Poutine.

Des milliers de soldats lourdement armés, sans insigne, bloquent les casernes de l'armée ukrainienne en Crimée. Ils contrôlent les deux aéroports de la région, ses grands axes stratégiques, ses dépôts de carburant…

Le Kremlin peut jouer sur toute une gamme de faux-semblants pour dire que ses forces n'ont pas franchi la frontière – même si le Parlement russe leur en a donné l'autorisation, samedi, au nom de la « protection des intérêts » de la Russie et des « populations russophones » de Crimée (très largement majoritaires). Moscou dispose sur place d'une base navale de 20 000 hommes : nul besoin d'envahir formellement.

Vladimir Poutine avait bien d'autres moyens de prendre soin des intérêts de son pays en Ukraine. Il en avait d'autres aussi pour défendre les populations russophones de l'est du pays, légitimement inquiètes d'une des premières mesures prises par le Parlement : la suppression du russe parmi les langues régionales reconnues de l'Ukraine.

Il pouvait prendre contact avec le nouveau gouvernement de Kiev, la capitale, et l'inciter à une position de compromis entre la Russie et l'Union européenne. Mais c'est ne rien comprendre à M. Poutine que de l'imaginer disposé à négocier sur l'Ukraine. Le président est un homme de la guerre froide. Il considère que la Russie « perd » l'Ukraine si un gouvernement ukrainien choisit un partenariat financier avec Bruxelles, plutôt que l'union douanière que le Kremlin veut lui imposer.

La Crimée est secondaire dans cette histoire – les Occidentaux n'y ont strictement aucune revendication. Les Russes y disposaient déjà par traité de tout ce dont ils ont besoin. La Crimée est un otage stratégique. Ce que M. Poutine poursuit, c'est une guerre de déstabilisation contre l'Ukraine pour lui interdire de conclure un accord financier avec les Occidentaux. Dans « l'étranger proche » de la Russie, la souveraineté de Kiev doit rester limitée.

Car M. Poutine pose ouvertement les Occidentaux en ennemis de la Russie : pour qui veut bien se donner la peine de la lire, c'est le cœur de la rhétorique poutinienne. Le « camarade » Vladimir n'en a pas fini avec la guerre froide. Les Occidentaux ne l'ont pas compris, qui ont laissé la Russie en 2008 dépecer une partie de la Géorgie. Le président Barack Obama ne l'a pas compris, qui a multiplié les gestes d'ouverture sans jamais rien obtenir de Moscou.

Le coup de force de Crimée n'aurait pas dû surprendre les Occidentaux. Il est dans la nature d'un homme qui se dit lui-même éperdument nostalgique de l'Union soviétique.

lemonde.fr

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Lun 3 Mar - 18:12

AFP le 03/03/2014 à 16:19

Ukraine: la Crimée sous contrôle pro-russe, l'Occident fait pression sur Moscou

Entre menaces d'isolement et main tendue, l'Occident cherchait lundi une solution diplomatique avec la Russie alors que des commandos armés pro-russes ont pris de fait le contrôle de la Crimée, une intervention qui a semé un vent de panique sur les marchés financiers russes.

La Russie avançait par ailleurs ses pions dans d'autres régions ukrainiennes. Quelque 300 manifestants pro-russes ont pris d'assaut dans l'après-midi l'administration régionale de Donetsk (est de l'Ukraine), fief du président déchu Viktor Ianoukovitch.

Face à l'un des plus graves conflits entre l'Occident et la Russie depuis la chute du mur de Berlin en 1989, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi à garantir "l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de l'Ukraine", exhortant la Russie à "s'abstenir de tout acte qui pourrait mener à une nouvelle escalade".

Les autorités ukrainiennes ont accusé la Russie de continuer à faire arriver massivement des militaires en Crimée, avec l?atterrissage en 24 heures de dix hélicoptères de combat et huit avions de transport, sans que l'Ukraine ne soit prévenue, contrairement aux accords entre les deux pays qui prévoient que Kiev soit informé 72 heures à l'avance de tels mouvements de troupe.

La Russie a déjà augmenté de 6.000 soldats sa présence en Crimée, péninsule du sud de l'Ukraine, qui abrite la flotte russe de la mer Noire, d'après le ministère ukrainien de la Défense.

Moscou a désormais un "contrôle opérationnel complet" sur la Crimée, a estimé dimanche à Washington un responsable américain, sous couvert de l'anonymat. Lundi, toutes les bases militaires ukrainiennes étaient encerclées par des soldats non-identifiés agissant pour le compte des autorités pro-russes, selon le ministère ukrainien de la Défense.

En déplacement à Kiev, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a mis en garde la Russie sur le "prix à payer" pour son action en Ukraine, après avoir rencontré les nouvelles autorités au pouvoir après la destitution le 22 février du président Viktor Ianoukovitch.

- Moscou devra payer le prix de son action -

"Cela ne peut pas être la manière dont les relations internationales doivent se régler au XXIe siècle. Ce n'est pas acceptable et il y aura des conséquences et un prix à payer", sur le plan économique et diplomatique, a-t-il jugé.

Déjà, les marchés financiers russes étaient inquiets des conséquences sur l'économie déjà chancelante de la Russie des possibles sanctions qui pourraient être imposées à Moscou, évoquées par le secrétaire d'Etat américain John Kerry dimanche.

La Bourse de Moscou chutait de plus de 11% vers 13H40 GMT, entraînant dans son sillage d'autres places européennes. Le rouble a pour sa part atteint des records historiques de faiblesse face à l'euro et au dollar, contraignant la banque centrale de Russie à annoncer une hausse surprise de son taux directeur à 7%, contre 5,5% auparavant.

A Genève, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dénoncé lundi les menaces de "sanctions" et de "boycottage" et justifié l'action de la Russie en Ukraine, jugeant que les ultranationalistes menaçaient "la vie et les intérêts régionaux des Russes et des populations parlant russe".

Son ministère a été plus direct encore, jugeant dans un communiqué "inadmissibles" les menaces de M. Kerry, qui doit se rendre mardi à Kiev pour réaffirmer le "soutien fort des Etats-Unis à la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Ukraine". Il sera précédé par le numéro deux de l'ONU, Jan Eliasson.

Dimanche, les dirigeants des pays les plus industrialisés ont annoncé la suspension de leurs préparatifs en vue du sommet du G8 à Sotchi (Russie) en juin.

Des observateurs de l'OSCE (Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe)devaient se rendre lundi soir en Ukraine, pour "établir des faits neutres et une évaluation concrète de la situation sur le terrain", a annoncé la secrétaire d?État adjointe américaine pour l'Europe, Victoria Nuland. L'envoi d'une mission de l'organisation internationale, réclamée par les Etats-Unis, doit toutefois encore être décidée.

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) doit de son côté arriver mardi à Kiev pour discuter d'un plan d'aide avec les nouvelles autorités qui ont requis l'assistance financière de l'institution.

Jouant la carte de l'apaisement, le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel a indiqué que cette dernière estimait qu'il n'était "pas trop tard" pour trouver une solution politique à la crise en Ukraine, et qu'il n'y avait "pas d'option militaire".

La veille, Mme Merkel s'est entretenue par téléphone avec M. Poutine qui lui a assuré que la réponse de la Russie à "la menace constante d'actes violents de la part des forces ultranationalistes (...) était totalement adaptée". Il avait néanmoins accepté la création d'un "groupe de contact" pour entamer "un dialogue politique" sur l'Ukraine.
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Lun 3 Mar - 18:15

AFP le 03/03/2014 à 14:36

Ukraine: les marchés saisis par l'angoisse face à l'aggravation de la crise

L'onde de choc provoquée par l'aggravation de la crise en Ukraine s'est propagée lundi sur les marchés mondiaux et les principales Bourses européennes reculaient fortement.

La Bourse de Francfort payait le plus lourd tribut en chutant de plus de 3% aux alentours de 12H45 GMT. Celle de Paris reculait de près 2,3%, Milan 2,3% et Londres près de 1,8%.

Ces reculs étaient toutefois modérés par rapport à la chute de la Bourse de Moscou qui cédait plus de 13%, tandis que le rouble était attaqué.

Les entreprises européennes fortement implantées en Russie se faisaient châtier par les investisseurs qui craignent que d'éventuelles sanctions économiques contre Moscou affectent ces sociétés.

A l'inverse, comme à chaque fois en temps de crise, les investisseurs se reportaient vers des valeurs refuges comme la dette allemande ou française ou encore le franc suisse et l'or.

Le métal jaune a ainsi atteint vers 07H55 GMT son plus haut niveau depuis le 30 octobre dernier, à 1.350,37 dollars l'once. Vers 13H00 GMT, l'once d'or se maintenait à des niveaux élevés, à 1.346,10 dollars.

"Avec la situation géopolitique en Ukraine qui s'empire, les investisseurs ont cherché refuge dans l'or" alors qu'ils délaissent les actions, ce qui entraînait lundi une chute des Bourses, a expliqué Samuel Fox, analyste chez Spreadex.

Les cours du pétrole, soutenus par une prime de risque géopolitique, progressaient également.

Depuis plusieurs jours, les marchés étaient fébriles à cause de la crise ukrainienne, mais "c'est aujourd'hui que l'impact se fait vraiment sentir car la situation a empiré durant le week-end", a souligné Patrick Jacq, un stratégiste obligataire de BNP Paribas.

"Ce qui est compliqué dans cette crise est qu'il n'y pas vraiment de précédent de ce type, donc pas de point de repère pour les marchés qui sont du coup un peu perdus", a-t-il ajouté.

"Dans ce contexte, il faut s'attendre à une période de forte volatilité qui va jouer clairement en défaveur de l'appétit pour les actifs les plus risqués", comme les actions, et "les investisseurs vont se réfugier vers les valeurs les moins volatiles", comme la dette allemande, a complété M. Jacq.

- "Sans réelle panique" -

Pour Chris Weston, analyste chez IG, "la situation en Ukraine est clairement le thème principal pour les marchés et va prendre le pas sur tout le reste cette semaine". Il prévient qu'il s'agit d'un mouvement de vente important, mais "sans réelle panique".

Plus tôt dans la journée, en Asie, la Bourse de Tokyo a clôturé en nette baisse de 1,27%, après avoir perdu jusqu'à 2,68% en cours de séance. Et le yen, considéré aussi comme une valeur refuge en cas de crise, s'est apprécié. Celle de Hong Kong a reculé de 1,47% mais Shanghai a progressé de 0,92%.

Du côté du marché obligataire, la dette allemande, très recherchée, baissait à 1,570%, contre 1,624% vendredi à la clôture, tout comme celle de la France à 2,151% (contre 2,195%).

- Pétrole -

La brusque montée des tensions a en revanche dopé les cours du pétrole.

Vers 13H00 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril progressait toujours à 104,61 dollars, à l'instar du baril de Brent de la mer du Nord à même échéance, à 111,98 dollars.

"Étant donné que l'Ukraine se situe dans la chaîne d'approvisionnement du Brent, la prime de risque a augmenté, poussant vers le haut les prix" du brut, a déclaré Desmond Chua, analyste chez CMC à Singapour.

"La plus grosse partie des 5 millions de barils par jour de pétrole que la Russie exporte va en Europe, donc il n'est pas surprenant que le Brent ait augmenté à cause du conflit, même si le risque de réelles interruptions de livraison est limité", estimaient les économistes de Commerzbank.

"La Russie est au moins aussi importante quand il s'agit d'approvisionner l'Europe avec du gaz naturel, surtout que la plupart des gazoducs traversent le territoire ukrainien", ont-ils ajouté.

L'Allemagne, un gros consommateur de gaz russe, s'est voulue rassurante en affirmant être "bien préparée" à d'éventuelles baisses de livraisons.

Seule solution pour contraindre Poutine : taper dans le portefeuille  Razz  Razz 
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Lun 3 Mar - 21:25

C'est ce qui se prépare!!

Mais avant, encore un signe du double langage poutinien:


Un ultimatum adressé aux forces ukrainiennes de Crimée? La Russie dément

Selon un responsable du ministère ukrainien de la Défense, les forces russes ont adressé un ultimatum aux militaires ukrainiens présents en Crimée, les enjoignant de se rendre sous peine d'être attaqués. "L'ultimatum est le suivant : reconnaître les nouvelles autorités (pro-russes) en Crimée, déposer les armes et s'en aller, ou être prêt à subir un assaut", a dit Vladislav Seleznev, ajoutant qu'il en ignorait l'échéance précise. La Russie a immédiatement démenti cet ultimatum, le qualifiant de "non-sens".

Dans le même temps, des militaires russes continuent de débarquer massivement en Crimée, ont dénoncé lundi les gardes-frontières ukrainiens. En outre, des avions de combat russes ont violé l'espace aérien ukrainien, selon Kiev. La tension monte d'heures en heures. Les ministres des Affaires étrangères de l'Union Européenne évoquent ce lundi la crise russo-ukrainienne à Bruxelles. De son côté, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, se rendra mardi à Kiev, précédé par le numéro deux de l'ONU.

Des avions de combat russes ont violé l'espace aérien ukrainien


Le ministère de la Défense ukrainien a affirmé que des avions de combat russes ont dépassé à plusieurs reprises la frontière aérienne ukrainienne dans la nuit de dimanche à lundi, annonce l'agence de presse Interfax Ukraine lundi. "Nous n'avons pas cédé à la provocation russe", explique le ministère de la Défense ukrainien.


Les avions russes auraient outrepassé à deux reprises la frontière aérienne ukrainienne, annonce l'agence de presse Interfax Ukraine lundi. Le ministère de la Défense ukrainien aurait immédiatement ordonné l'intervention de deux de ses chasseurs SU-27. Selon l'agence de presse ukrainienne, les engins russes, identifiés également comme deux SU-27, auraient décollé de la base russe de Krasnodar pour survoler la ville de Melitopol, située à proximité de la Crimée dans le sud-est de l'Ukraine.


Les avions militaires russes auraient continué à survoler la frontière ukraino-russe jusque lundi matin avant de retourner à la base aérienne de Krasnodar. Pour rappel, le président ukrainien par intérim, Olexandre Tourtchinov, a annoncé dimanche la fermeture de l'espace aérien du pays à tout appareil non civil.


Cette musculation aérienne s'ajoute aux mouvements terrestres. Au cours des dernières 24 heures, dix hélicoptères de combat et huit avions de transport russes ont atterri en Crimée, sans que l'Ukraine ne soit prévenue, contrairement aux accords entre les deux pays sur le statut de la flotte de la mer Noire russe, stationnée en Crimée, qui prévoient que Kiev soit informé 72 heures à l'avance de tels mouvements de troupe. Depuis le 1er mars, quatre navires de guerre russes de la flotte de la Baltique sont également entrés dans le port de Sébastopol, selon la même source. Des soldats non identifiés agissant pour le compte des autorités pro-russes locales ont pris le contrôle d'une partie de la Crimée, assiégeant les soldats ukrainiens dans leurs casernes.


Ces bruits de bottes ont fait écho nettement au-delà des frontières ukrainiennes et suscitent évidemment des remous au niveau international.


L'article est très long, à suivre sur rtbf.be

Le prétexte des Russes ne tient pas la route.
Il y a beaucoup de Marocain en Belgique ou d'Algériens en France.
Vous imaginer ces pays envoyer des forces militaires en Europe pour (soit disant) les défendre????


Ukraine : L'UE menace de remettre en cause ses relations avec la Russie


Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius (g) et son homologue luxembourgeois Jean Asselborn à Bruxelles le 3 mars 2014

L'Union européenne a menacé lundi de remettre en cause ses relations avec Moscou, voire de mettre en oeuvre des sanctions "ciblées" en l'absence de retrait des troupes russes en Ukraine.

"En l'absence de mesures de désescalade de la part de la Russie, l'UE devrait décider des conséquences sur les relations bilatérales entre l'UE et la Russie", ont déclaré les ministres européens des Affaires étrangères dans leurs conclusions à l'issue d'une nouvelle réunion de crise.

Le texte évoque "la suspension des discussions bilatérales avec la Russie sur la question des visas", de même que sur un nouvel accord de coopération. L'UE "envisagera aussi des mesures ciblées", ajoute le texte, sans plus de précisions sur les personnes ou les entités qui pourraient être visées.

L'UE condamne "la violation manifeste de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine par des actes d'agression des forces russes".
Les mesures de "désescalade" demandées par l'UE sont en premier lieu "le repli" des forces russes "dans leurs zones de stationnement permanentes".

Au cours d'un point de presse, la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a aussi évoqué la question du "survol" de l'Ukraine et des "mouvements de personnel militaire dans plusieurs zones".

L'UE veut aussi que la Russie accepte "sans délai" la demande de l'Ukraine d'organiser des "consultations" bilatérales.
"S'il n'y a pas de mesures rapides et concrètes de désescalade, toute une série de contacts seront coupés", a confirmé le ministre français, Laurent Fabius. Il a cité "la suspension des discussions sur les visas et les accords économiques". "Cela veut dire concrètement que les ponts seront coupés sur beaucoup de sujets".

"S'il n'y a pas désescalade avant jeudi, ces mesures prendront effet", a affirmé le ministre, en confirmant que jeudi était "le jour probable" d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement. "La France souhaite que ce sommet se tienne", a-t-il dit.

"Si la Russie ne décide pas de contribuer de manière crédible et rapide à la désescalade, nous devrons prendre des décisions qui affecteront nos relations" avec Moscou, a déclaré son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier.

Pour M. Fabius comme pour de nombreux ministres européens, "c'est la crise la plus grave depuis 20 ans". C'est un "sentiment de très grande gravité qui se dégage", a-t-il commenté.

M. Fabius a souligné que les Européens "souhaitent qu'il y ait un dialogue" avec la Russie, mais "il faut que les Russes s'y prêtent". "L'état d'esprit général est la fermeté et, dans la mesure où c'est encore possible, la volonté de dialogue".

lacroix.com


Même la Belgique s'y penche:

Un kern sur l'Ukraine mardi


Elio Di Rupo © belga.

Le Premier ministre Elio Di Rupo a convoqué pour mardi matin un conseil des ministres restreint afin d'évoquer la situation en Ukraine, a annoncé son cabinet lundi.

Le gouvernement est "très préoccupé" par les développements récents et la situation en Ukraine. Le conseil des ministres restreint doit permettre de faire le point de manière détaillée sur la situation, après la réunion lundi midi des ministres des Affaires étrangères des 28 États membres de l'Union européenne. La visite du ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders à Kiev lundi prochain devrait également être abordée, a-t-on appris de source proche du dossier.

"Pour la Belgique, il est indispensable que toutes les parties respectent strictement le droit international, c'est-à-dire la souveraineté et l'intégrité territoriale des États ainsi que la démocratie et les droits des minorités, y compris linguistiques", souligne le cabinet du Premier ministre. "Une Ukraine stable politiquement, économiquement et financièrement est dans l'intérêt de tous."


7sur7.be

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mar 4 Mar - 1:02

Me demande s'il est sain d'esprit???

Ukraine: Le président déchu Ianoukovitch demande l'aide militaire de la Russie

MONDE - Dans un message lu devant le Conseil de sécurité de l'ONU ce lundi...


Le président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch a demandé au président russe Vladimir Poutine l'aide militaire de Moscou «pour défendre la population ukrainienne», a indiqué lundi l'ambassadeur russe à l'ONU.


S'exprimant devant le Conseil de sécurité, Vitali Tchourkine a cité un «message» en ce sens adressé à Poutine dans lequel Ianoukovitch affirme que «l'Ukraine est au bord de la guerre civile à la suite des événements intervenus à Kiev».


«Des vies sont menacées (...) des gens persécutés», souligne le message cité par l'ambassadeur. L'ex-président ukrainien y «demande l'utilisation des forces armées de la Fédération de Russie pour protéger la population ukrainienne», a-t-il ajouté.


20min.fr

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mar 4 Mar - 1:28

Ah oui, j'ai oublié de signaler une chose.
Le G8 est redevenu le G7, la Russie en a été exclue.
Le sommet de Sotchi a du plomb dans l'aile. Organisé par un membre exclu et dont personne ne veut s'y rendre.

En parallèle, les paralimpics de Sotchi prenne du plomb dans l'aile.
De nombreux pays Européens et Américains (USA en tête) boycottent les jeux.

A méditer pour Vlad . . . Twisted Evil

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mar 4 Mar - 11:22

La suite et pas fin:

Intervention militaire en Ukraine: la Russie risque de le payer cher



L’intervention militaire russe en Ukraine décidée par le président Vladimir Poutine pourrait coûter cher à la Russie, tant sur le plan diplomatique qu’économique, estimaient lundi de nombreux experts.

«Il s’agit de la crise la plus grave entre la Russie et l’Occident depuis l’arrivée au pouvoir de Poutine. La Russie risque maintenant de se retrouver totalement isolée, sur les plans politique et économique, beaucoup plus même que cela avait été le cas après l’invasion de l’Afghanistan», selon Alexeï Malachenko, du centre Carnegie à Moscou.

«Tous les scénarios sont envisageables, y compris une escalade du conflit. L’objectif principal de Poutine est de montrer que la Russie n’abandonne pas ses positions. Résultat: une crise aux conséquences extrêmement dangereuses», estime pour sa part la politologue, Maria Lipman.

Dénonçant «l’occupation» de la Crimée par la Russie, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a averti dimanche le Kremlin: «Le G8 et quelques autres sont prêts à aller jusqu’au bout pour isoler la Russie en raison de cette invasion. Ils sont prêts à mettre en place des sanctions, ils sont prêts à isoler la Russie économiquement».

Plusieurs dirigeants européens ont eux aussi tenu des propos très fermes et menaçants: «Il y aura des conséquences et un prix à payer», a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, alors que le président polonais, Bronislaw Komorowski, annonçait que son pays était favorable à des sanctions européennes à l’égard de la Russie.

La réaction ne s’est pas fait attendre, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dénonçant aussitôt les menaces de «sanctions et de boycottage».
Outre l’isolement diplomatique --Washington a déjà menacé d’exclure la Russie du G8-- une détérioration des relations économiques entre Moscou et ses partenaires occidentaux pourrait avoir des répercussions sensibles sur l’économie russe déjà mal en point.

Risques sur le long terme

«La Russie a une économie inefficace. Les JO de Sotchi ont coûté cher, et une aventure militaire et des relations tendues avec l’Occident peuvent coûter encore plus cher. La Russie ne peut pas se le permettre sur le long terme», relève une analyse de la banque allemande Berenberg, en soulignant que dans la crise ukrainienne, «le risque principal est finalement pour la Russie elle-même».

Contrairement au conflit qui avait opposé pendant quelques jours la Russie à la Géorgie en 2008 en Ossétie du Sud, «les tensions en Ukraine risquent de durer bien plus longtemps et d’avoir des répercussions négatives de longue durée sur l’environnement économique en Russie», ont estimé les analystes d’Alfa Bank à Moscou.

En attendant, à l’intérieur du pays, «l’image de Poutine est excellente, il est le sauveur des Russes et récupère la Crimée», souligne Alexeï Makarkine du Centre des technologies politiques. «Il bénéficiera du soutien de la population tant qu’il n’y aura pas la guerre», ajoute Alexeï Malachenko.

Mais si l’escalade se prolonge «la situation aboutira à l’impasse de la Guerre froide et les pertes pour la Russie seront grandes», estime Valeri Garbouzov de l’Institut des Etats-Unis et du Canada.

L’impact de la crise sur l’économie russe était déjà visible lundi, alors que la Bourse de Moscou perdait au cours de la journée jusqu’à plus de 13% et que le rouble évoluait à des niveaux jamais atteints face à l’euro et au dollar, les investisseurs étant pris de panique face aux conséquences de l’intervention militaire russe en Ukraine.

lavenir.net

Et le meilleur:

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné ce mardi matin aux soldats russes engagés dans les manoeuvres militaires, sur la frontière avec l'Ukraine, de retourner dans leurs casernes. Une décision qui intervient alors que les Etats-Unis ont «suspendu tous les liens militaires» entre Washington et Moscou à la suite de l'intervention russe en Crimée selon le Pentagone.

La Maison Blanche avait brandi la menace de sanctions diplomatiques mais aussi économiques. L'Union européenne avait fait de même, exhortant la Russie à faire baisser la tension en Ukraine d'ici à jeudi. Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, est par ailleurs attendu mardi à Kiev, pour apporter le soutien de son pays au nouveau pouvoir ukrainien.

la suite sur leparisien.fr

Maintenant, il lui reste à faire retourner dans leur casernes ceux qui sont en Crimée.

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mar 4 Mar - 16:51

Vraiment du n'importe quoi!!!

Pour Poutine, des bandes «antisémites et extrémistes» rôdent encore à Kiev


Première conférence de presse de Vladimir Poutine depuis la destitution de Viktor Ianoukovitch, le 4 mars 2014 chez lui, près de Moscou. (Photo RIA Novosti. Reuters)

Dans sa première conférence de presse depuis la destitution de Ianoukovitch, le président russe a écarté l'hypothèse d'une opération armée en Crimée. Pour l'instant.

Sortant d’un silence assourdissant dans lequel il s’était muré ces derniers jours, alors que la situation en Ukraine, et surtout en Crimée, se tend de plus en plus, Vladimir Poutine s’est adressé à un parterre de journalistes dans sa résidence de Novo-Ogarievo.

En prenant soin de rester imprécis sur les intentions de la Russie dans les jours à venir, le président russe a répété à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas de guerre entre les «peuples frères» que sont les Russes et les Ukrainiens, qu’il s’est simplement arrogé le droit d’intervenir militairement, au cas où, sans avoir encore décidé d’en user.

Mais, a-t-il prévenu, la Russie ne tolérera pas que ses citoyens soient brimés en Ukraine, et compte bien les soutenir militairement le cas échéant. D’ailleurs, le président en fuite Victor Ianoukovitch n’a-t-il pas appelé la Russie à l’aide dans une lettre lue pendant le Conseil de sécurité de l'ONU: «Je m’adresse au président de la Russie, Vladimir Poutine, et lui demande d’utiliser les forces armées de la fédération de Russie pour rétablir l’ordre, la paix et la stabilité, et défendre la population en Ukraine.»

«Si nous décidons d'intervenir, ce sera légitime»

«Ianoukovitch n’a pas d’avenir politique», a précisé Poutine. Mais visiblement le Kremlin lui a trouvé une autre utilité : il formulera, au nom de l’Ukraine dont il est «le président légitime», le seul pouvoir que Moscou reconnaisse aujourd’hui, les demandes qui justifieront les actions de la Russie. «Si nous décidons d’intervenir militairement en Ukraine, ce sera légitime, en accord avec le droit international», a martelé Poutine, en rejetant toutes les accusations de la communauté internationale, et surtout des Etats-Unis, qui feraient bien de se regarder eux-mêmes, avec leurs interventions en Irak, Afghanistan ou Libye.

Dans un discours déconnecté de la réalité, en tout cas de celle observable en Ukraine, sur le terrain, Poutine n’a cessé de parler des «néonazis, extrémistes, antisémites» qui sévissent à Kiev, du chaos, de la détresse dans laquelle est plongé le peuple d’Ukraine. Comme d’habitude, l’Occident en est responsable, car c’est lui qui a soutenu les forces révolutionnaires du Maidan qui ont renversé le pouvoir légitime.

«N'importe quel uniforme dans n'importe quel magasin»

Pour ce qui est de la Crimée, la Russie n’a enfreint aucune règle. Il fallait protéger l’administration qui a été prise par des hommes armés. Et maintenant les bases militaires ukrainiennes sont heureusement aux mains du peuple de Crimée. Et ce n’est qu’une coïncidence que l’uniforme et le matériel de ces « agresseurs» d’une part, et «défenseurs» de l’autre, ressemblent à ceux de l’armée russe. «Entrez dans n’importe quel magasin et vous y trouverez n’importe quel uniforme», a précisé Poutine, prenant manifestement les journalistes pour des guignols.
Veronika DORMAN (envoyée spéciale à Kiev)

liberation.fr

Alors qu'en fait:

Les forces spéciales russes en première ligne en Crimée

Des experts militaires basés à Londres sont formels: les premiers soldats qui ont pris le contrôle de la Crimée sans tirer un coup de feu appartenaient aux forces spéciales et unités aéroportées russes; certains évoquent même une implication des commandos d'élite, les fameux Spetsnaz.

Igor Soutiaguine, spécialiste du monde russe auprès du prestigieux centre de recherches RUSI (Royal United Services) est le plus catégorique: "Les unités qui ont été dépêchées pour bloquer les gardes-côtes ukrainiens (à Perevalne) ce week-end étaient des Spetsnaz", assure-t-il à l'AFP. "Ils étaient reconnaissables à leurs équipements spécialisés, et pourraient appartenir à la 3e Brigade basée à Toliatti", dans l'oblast de Samara, près de la frontière avec le Kazakhstan, précise-t-il.

Empêcher la moindre identification

Ces hommes aguerris "sont spécialisés dans la reconnaissance en profondeur et le sabotage". D'après lui, "des fusiliers marins d'au moins deux brigades de la mer Noire et de la mer Baltique les ont épaulés". Matthew Clements, du groupe de défense Jane's intelligence review, est moins spécifique quant aux unités engagées ces derniers jours dans la péninsule du Sud de l'Ukraine. "Les Russes ont déployé beaucoup d'efforts pour empêcher la moindre identification. Cependant, il y a en Crimée, de toute évidence, des unités d'élite aéroportées et, d'après ce que l'on sait, des forces spéciales également", avance-t-il.

Un troisième expert occidental s'exprimant sous couvert de l'anonymat confie: "A 200%, le mode opératoire s'inscrit dans la plus pure tradition des Spetsnaz, spécialistes s'il en est pour créer la confusion sinon le chaos dans le cadre d'une action psychologique". Les trois experts s'exprimaient lundi au moment où les gardes-frontières ukrainiens faisaient état de l'arrivée de nouveaux renforts russes en Crimée, en violation des accords internationaux.

Les images des premiers soldats non-identifiés agissant pour le compte des autorités pro-russes locales ont fait le tour du monde. Sur leurs uniformes kakis, tous signes distinctifs susceptibles de trahir leur nationalité, leur corps d'origine ou leur grade, avaient été soigneusement effacés. Et de leurs visages recouverts d'une cagoule noire, on n'entrevoyait que les yeux. Armés de kalachnikovs, ils se sont montrés parfaitement disciplinés quand ils ont pris position, sans prononcer un mot et sans jamais faire usage de leurs armes, autour de lieux stratégiques.

Silence complet

Le silence est la règle au sujet des Spetsnaz du GRU, qui dépendent de la Direction générale des renseignements de l'état-major des armées russes. Leurs actions sont généralement entourées du plus épais secret militaire, à l'instar des SAS en Grande-Bretagne. Spécialistes du sabotage, de l'élimination et de la prise d'objectifs stratégiques, ils sont régulièrement envoyés en éclaireurs derrière les lignes ennemies, en uniforme ou en civil, dans des conditions souvent ultra-périlleuses. Héritiers des groupes du NKVD qui ont multiplié les coups de main contre les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale, ils ont été depuis de tous les coups durs et conflits.

Amnesty International les a accusés de crimes contre l'humanité pendant la guerre de Tchétchénie. Ils se sont illustrés en Afghanistan et en Géorgie. On leur a aussi prêté un rôle actif dans la libération d'otages au théâtre moscovite de la Doubrovka en 2002 et dans une école à Beslan, en Ossétie du Nord, en 2004. Dans les deux cas, les opérations avaient été montées par des séparatistes tchétchènes et dans les deux cas, le bilan de l'intervention avait été particulièrement sanglant.

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Mar 4 Mar - 20:40

Rappel d'un discours devant les membres du Reichstag un 20 février 1938 :

« Plus de 10 millions d'Allemands vivent dans deux des États qui ont une frontière commune avec nous. Pour une puissance mondiale, il est intolérable de savoir qu'à ses côtés des frères de race subissent à chaque instant les plus cruelles souffrances parce qu'ils se sentent solidaires de la nation tout entière, en union avec elle, avec sa destinée et sa Weltanschauung. C'est au Reich allemand de protéger les peuples germaniques qui ne sont pas en mesure d'assurer, par leur propre effort, le long de nos frontières, leur liberté politique et spirituelle. » Adolf Hitler

Discours de février 2014 :

M. Tchourkine a cité un "message" au président russe dans lequel M. Ianoukovitch affirme que "l'Ukraine est au bord de la guerre civile à la suite des événements intervenus à Kiev".
"Des vies sont menacées (...) des gens persécutés", souligne le message. L'ex-président ukrainien y "demande l'utilisation des forces armées de la Fédération de Russie pour protéger la population ukrainienne". L'intervention russe en Crimée a pour objectif de "défendre nos compatriotes et nos citoyens", a déclaré l'ambassadeur russe, répétant la position de Moscou. Il a accusé "les vainqueurs (à Kiev) de piétiner les droits fondamentaux" des minorités pro-russes et de "menacer nos compatriotes et la flotte de la Mer noire", concluant: "les actions de la Russie sont légitimes".

Sans commentaire  Twisted Evil 
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Mer 5 Mar - 0:41

Je pense néanmoins que tout le monde va revenir à la table des négociations, tôt ou tard. On sent bien que la volonté de tous les interlocuteurs est d'éviter la surenchère, parce que cette crise coûte très cher à tout le monde, UE et USA compris (cfr ci-dessous le rétablissement du dialogue entre l'Ukraine et la Russie).

La Russie obtiendra sans doute ce qu'elle cherche, c'est-à-dire une plus large autodétermination de la péninsule de Crimée, le rétablissement de la langue russe comme deuxième langue nationale à côté de la langue ukrainienne, qui restera la langue officielle de l'Ukraine, et une influence accrue de la Russie dans la région, les parties s'obligeant de passer par des accord multilatéraux si des changements géostratégiques fondamentaux devaient intervenir.

L'Ukraine conservera son indépendance, se débarrassant au passage de manière définitive de Ianoukovitch, qui finira ses jours en exil en Russie s'il ne veut pas rentrer en Ukraine pour y être jugé ou pour être déféré devant la CPI, et obtiendra un moratoire sur sa dette en même temps qu'un nouveau prêt du FMI.

Quant à l'UE, elle se contentera de promesses de pouvoir développer son partenariat avec l'Ukraine dans le futur, et elle obtiendra la réaffirmation de la primauté des règles de droit international public. Idem pour les USA, je pense.

Je constate cependant que l'élément déclencheur de cette crise a été le vote de la loi supprimant le russe comme deuxième langue en Ukraine (le président par interim n'a d'ailleurs pas promulgué la loi). D'une part, on ne peut que regretter le timing d'un tel vote, alors que l'union nationale était revendiquée. Cela me fait malheureusement penser à la Belgique, où chaque communauté tente d'éradiquer ou d'empêcher l'usage de la langue de l'autre communauté à tous les niveaux possibles. Il existe des moyens juridiques, et respectueux du droit des minorités, de faire d'une langue la langue officielle d'un Etat, tout en permettant à d'autres langues d'avoir une existence légale.

Par exemple, on pourrait imaginer que le texte légal décide "La langue ukrainienne est la langue officielle de l'Ukraine. Cependant, les citoyens ukrainiens et les personnes résidant en Ukraine, qui le souhaitent, peuvent communiquer en russe avec l'administration dans le respect des mesures particulières qui seront arrêtées par un arrêté réglementaire. Tout acte officiel rédigé en russe devra être accompagné d'une traduction jurée de cet acte vers l'ukrainien. En cas de litige portant sur la validité ou la portée de l'acte querellé, seule la version rédigée en langue ukrainienne fait foi". La Crimée, qui jouit déjà d'un statut particulier, jouirait aussi d'un statut particulier pour la langue que les ressortissants de Crimée peuvent employer avec l'administration.


Ukraine - Premiers contacts "timides" entre le nouveau pouvoir ukrainien et Moscou, selon Iatseniouk

(Belga) Les membres du nouveau gouvernement ukrainien formé après la destitution du président Viktor Ianoukovitch ont eu des premiers contacts avec leurs homologues russes, a annoncé mardi le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk.
"Pour l'instant, les consultations sont timides, mais les premiers pas ont été faits", a dit M. Iatseniouk selon un communiqué du gouvernement. 
"Nous voudrions comprendre la position de la Russie concernant les crédits" accordés par Moscou en décembre au président Viktor Ianoukovitch.
Il a précisé que la dette gazière de l'Ukraine vis à vis de la Russie, accumulée par le précédent régime, s'élevait à 2 milliards de dollars et que la Russie avait suspendu l'octroi d'une nouvelle tranche de 2 milliards de dollars de plan de sauvetage de 15 milliards de dollars accordé à Kiev en décembre. 
"Nous voudrions que la Russie dise clairement si elle va remplir ses engagements pris il y a quelque mois", a souligné M. Iatseniouk. (Belga)
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mer 5 Mar - 9:21

Caduce, hier soir, j'ai lu un article très intérressant au sujet de la désinformation par les médias Russes.
Par exemple, ils montraient des images d'Ukrainiens "fuyant" le pays vers la Russie à un poste frontière.
En réalité, c'était des images d'un poste frontière avec la Pologne, Shengen oblige, la file d'attente est longue.
D'autres images montraient des combats à Simferopol, en réalité, c'était des images de Krestchatik prises lors des "combats" avec les berkouts.
Je vais essayer de retrouver cet article.
Ceci pour "justifier" l'opinion Russe de la légitimité de l'intervention en Ukraine.

Thuramir, j'aimerai tellement que tu ais raison.
Les dernières infos hier soir étaient quand même alarmantes.
Escadre Américaine en mer Egée, la Crimée étant à portée des avions à son bord.
Arrivée de navire(s) Russe(s) au Bosphore (transport de troupes) pour la Crimée, sans aucuns doutes possible . . .
Rien qui va vers un appaisement, malheureusement.  Embarassed

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Invité le Mer 5 Mar - 10:01

Matt a écrit:Caduce, hier soir, j'ai lu un article très intérressant au sujet de la désinformation par les médias Russes.
Par exemple, ils montraient des images d'Ukrainiens "fuyant" le pays vers la Russie à un poste frontière.
En réalité, c'était des images d'un poste frontière avec la Pologne, Shengen oblige, la file d'attente est longue.
D'autres images montraient des combats à Simferopol, en réalité, c'était des images de Krestchatik prises lors des "combats" avec les berkouts.
Je vais essayer de retrouver cet article.
Ceci pour "justifier" l'opinion Russe de la légitimité de l'intervention en Ukraine.

Thuramir, j'aimerai tellement que tu ais raison.
Les dernières infos hier soir étaient quand même alarmantes.
Escadre Américaine en mer Egée, la Crimée étant à portée des avions à son bord.
Arrivée de navire(s) Russe(s) au Bosphore (transport de troupes) pour la Crimée, sans aucuns doutes possible . . .
Rien qui va vers un appaisement, malheureusement.  Embarassed
Heureusement que les US ont encore une flotte opérationnelle, car s'il fallait compter sur le Charles de Gaulle.........  entre les "pauses techniques" à répétition et les "ronds dans l'eau" en eaux paisibles avec "transats" sur le pont ........
Mais aussi s'il ne fallait compter avec les seules déclarations "moelleuses" de nos politiciens de l'UE .....

Bien sûr qu'il est important de ne pas laisser V. Poutine dépasser la ligne rouge. Il est allé au-delà du raisonnable, maintenant il se permet des propos mensongers, et il faudrait encore croire qu'il va reculer ?

Pensez-vous que V. Poutine puisse ravaler ses erreurs ? Et il faudrait encore le laisser mentir, agir contre un peuple frère .

Comment cet homme, appelle t'il l'Ukraine et les Ukrainiens ? ......la petite Russie, les petits russes !

Un jour Vladimir Poutine avait dit: «Celui qui veut restaurer l'Union soviétique n'a pas de tête. Celui qui ne la regrette pas n'a pas de cœur.» On peut détester le président de la Fédération russe, il est peu raisonnable de le prendre pour un sot. L'homme fonctionne comme un joueur d'échecs. Il n'avance jamais un pion sans avoir prévu plusieurs coups à l'avance. Est-ce à dire qu'il ne peut pas se tromper ou perdre? Les plus grands maîtres savent qu'aucune combinaison ne peut garantir la victoire.

Souhaitons que la dernière phrase soit à l'avantage d'une négociation paisible pour l'avenir.
 study

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mer 5 Mar - 11:00

Anecdotique, mais bon pour le moral:

Ukraine: la star ukrainienne Ruslana distinguée par Michelle Obama



La chanteuse ukrainienne Ruslana s'est vue récompensée pour son courage mardi aux Etats-Unis. La pop star s'était fortement impliquée du côté des protestataires à Kiev.

La pop star ukrainienne Ruslana a été distinguée mardi aux Etats-Unis pour son courage aux côtés de neuf autres femmes, en présence de la Première dame Michelle Obama. L'artiste a chanté pendant des mois pour les protestataires à Kiev.

L'épouse du président Barack Obama a rendu hommage aux récipiendaires du prix International Women of Courage 2014, en déclarant: "Quand nous voyons ces femmes hausser la voix, se lever et inspirer le changement, nous devons réaliser que chacun d'entre nous a le même pouvoir et la même obligation".

La cérémonie s'est déroulée au département d'Etat. Le secrétaire d'Etat John Kerry, qui s'est rendu brièvement en Ukraine, où s'exacerbent les tensions, était absent.

Ruslana, lauréate du concours Eurovision de la chanson en 2004, s'est fortement engagée auprès des protestataires de la place Maidan. "Chaque soir, malgré les attaques policières et les menaces de mort, elle a chanté l'hymne ukrainien devant les manifestants pour réaffirmer la promesse d'une Ukraine multiple et unifiée", a ajouté la secrétaire d'Etat adjointe Heather Higginbottom.

Les autres femmes distinguées par le département d'Etat sont l'Indienne Laxmi, la Malienne Fatimata Toure, l'Afghane Nasrin Oryakhil et la Fidjienne Roshika Deo. S'ajoutent Rusudan Gotsiridze (Géorgie), Iris Yassmin Barrios Aguilar (Guatemala), Beatrice Mtetwa (Zimbabwe), Maha al-Muneef (Arabie saoudite) et Oinikhol Bobonazarova (Tadjikistan).

lacote.ch

Youtchenko se réveille:

"Poutine ne mettra jamais l'Ukraine à genoux"

Pour la première fois, l'ex-président ukrainien Viktor Iouchtchenko s'est exprimé sur la situation de son pays. « Ce que veut Poutine, estime l'ancien chef d'Etat, c'est faire renaître une sorte de nouvel URSS qui porterait le nom de Russie. Il a une idée obsessionnelle en tête, c'est faire renaître l'Empire soviétique. » Pour lui, le président russe ne comprend que le rapport de force.

Mais, lance-t-il, « la nation ukrainienne ne perdra jamais la guerre contre Poutine. Poutine ne mettra jamais l'Ukraine à genoux. »

Interrogé par Europe 1, Viktor Iouchtchenko annonce qu'il n'est pas candidat aux prochaines élections présidentielles ukrainienne, estimant qu'il faut soutenir la jeune génération politique. Pour lui,
Iulia Timochenko, qui a refusé un poste de premier ministre - peut-être en réserve d'une candidature à la présidence -,« est l'un des problèmes de l'Ukraine. » « Elle a déjà été la candidate de Moscou et elle le sera toujours ». A l'inverse, il se dit prêt à soutenir l'ancien boxeur Vitali Klitschko. Enfin, il juge qu' « une réponse politique aujourd'hui au problème de l'Ukraine est son intégration à l'Union européenne. »

lefigaro.fr


Bizarre autant qu'étrange:

Le réseau télécoms ukrainien cible de cyberattaques

Sécurité : D’après des officiels ukrainiens, un équipement a été installé en Crimée sur le réseau d’un opérateur, avec pour conséquence de bloquer le téléphone mobile des parlementaires. La sécurité des communications pourrait aussi être compromise.

Les tensions entre la Russie et l’Ukraine ne se cantonnent manifestement pas à des manœuvres militaires et diplomatiques. D’après un porte-parole du service de sécurité ukrainien, cité par Reuters, le système de télécommunications du pays est la cible d’attaques informatiques.

Ce ne sont toutefois pas les infrastructures en elles-mêmes qui seraient visées selon lui, mais des parlementaires ukrainiens. « Je confirme qu’une attaque sur la téléphonie IP contre les téléphones mobiles des membres du parlement ukrainien est en cours pour le deuxième jour de suite » a déclaré Valentyn Nalivaichenko lors d’une conférence de presse.

L’attaque, comme qualifiée, ne vise pas à pénétrer les téléphones des parlementaires. En réalité c’est un équipement qui aurait été installé sur le réseau d’un opérateur téléphonique en Crimée, au cœur des tensions avec la Russie, ayant pour effet de bloquer le téléphone mobile de ces parlementaires, quel que soit leur bord politique.

Toutefois la sécurité des communications pourrait également être affectée par cette intrusion dans le réseau de l’opérateur, et les services de sécurité expliquent vouloir y remédier.

zdnet.fr

La semaine passée (il me semble) Dame Svoboda me disait avoir des difficultés pour téléphoner sur des postes fixes en Ukraine.

L'économie Russe a des soucis?:

La Russie vend massivement des devises pour soutenir le rouble

La Banque centrale russe annonce avoir vendu pour 11,3 milliards de dollars de devises étrangères. 


La Russie a vendu des devises étrangères pour un montant record de 11,3 milliards de dollars (près de 9,5 milliards d'euros), selon des chiffres publiés mercredi 5 mars par la Banque centrale du pays. Objectif : soutenir le rouble, soumis à de fortes pressions en raison de la crise ouverte avec l'Ukraine.

L'institution monétaire a vendu des devises étrangères pour acheter des roubles, afin de limiter la dépréciation de la devise nationale. Celle-ci est en chute libre après le feu vert donné au président Vladimir Poutine par le Parlement pour une intervention armée en Ukraine, qui a créé un vent de panique sur les marchés. 

Les deux indices de la place financière moscovite, le Micex et le RTS, ont clôturé mardi respectivement en hausse de 5,26% et 6,20%. Ils avaient ouvert dans le vert après leur chute de plus de 10% la veille.

francetvinfo.fr

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mer 5 Mar - 14:07

Bien d'y penser, mais il faut qu'il soit accepté et mis en oeuvre:

Paris et Berlin concoctent un plan de sortie de crise



La France et l'Allemagne veulent proposer un "plan de sortie" de crise en Ukraine qui pourrait être discuté mercredi à Paris, en marge d'une rencontre internationale sur le Liban, a indiqué le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

"L'Allemagne et la France qui travaillent ensemble, main dans la main, ont mis au point une espèce de proposition de plan de sortie (sur l'Ukraine) et on va voir s'il est accepté qu'il soit discuté" mercredi, a déclaré M. Fabius sur la radio RMC et la chaîne BFM-TV.

Vers un gouvernement d'union


Ce plan, a-t-il détaillé, revient sur certains points de l'accord du 21 février conclu à Kiev après plusieurs journées d'affrontements violents entre autorités et manifestants pro-européens: "un gouvernement d'union, le fait que les Russes se retireraient, le fait que s'il y a des milices extrémistes, elles seraient dissoutes, et le fait que la constitution de 2004 s'applique et qu'on aille vers une élection présidentielle".

Réunion à Paris


Plusieurs acteurs internationaux majeurs, dont les ministres des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, américain John Kerry, allemand Frank-Walter Steinmeier, et français, ainsi que la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton se retrouvent à Paris à l'occasion de la deuxième réunion du Groupe international de soutien au Liban, au palais de l'Élysée. "On va parler du Liban mais on profite que tous nos grands collègues sont là pour traiter également la question ukrainienne", a souligné M. Fabius.

Solution franco-allemande


L'idée d'établir un groupe de contact sur l'Ukraine, déjà évoquée avec le président russe Vladimir Poutine par la chancelière allemande Angela Merkel, sera à l'ordre du jour. "On essaie avec nos amis allemands d'établir ce groupe, on va en parler ce matin, parallèlement. Peut-être va-t-on y arriver mais je n'en sais rien", a poursuivi M. Fabius.

"Désescalade"


A la veille d'un sommet extraordinaire européen sur l'Ukraine, jeudi à Bruxelles, qui pourrait décider de sanctions contre la Russie s'il n'y a pas de désescalade dans la tension, le ministre français a précisé que "la désescalade, ça veut dire accepter le groupe de contact pour une sortie" de crise.

La Russie "ne permettra pas un bain de sang" en Ukraine


La Russie "ne permettra pas un sang" en Ukraine, a affirmé mercredi à Madrid le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, sur fond de fortes tensions en Crimée où soldats ukrainiens et forces russes se font face. "Nous ne permettrons pas un bain de sang en Ukraine. Nous ne permettrons aucun attentat contre la vie et la santé de ceux qui vivent en Ukraine, ni contre les Russes qui vivent en Ukraine".

"Je voudrais que l'on explique ce que sont les forces pro-russes.
Si ce sont les forces d'autodéfense créées par les habitants de Crimée, nous n'avons aucune autorité sur elles. Elles ne reçoivent aucun ordre de notre part", a déclaré M. Lavrov, interrogé pour savoir si la Russie allait retirer les "forces pro-russes" de Crimée. "Quant aux militaires russes de la flotte de la mer Noire, ils se trouvent dans leurs lieux d'affectation", a-t-il ajouté.

La Russie s'étend en Crimée


Les forces russes ont pris le contrôle partiel d'une base de lancement de missiles à Evpatoria, dans l'ouest de la Crimée, a indiqué mercredi à l'AFP un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense dans cette république autonome russophone. Le poste de commandement et le centre de contrôle de la base restent sous contrôle ukrainien, a précisé la même source.

Les lieux, d'où les missiles avaient déjà été évacués, avaient été assaillis mardi en fin d'après-midi par une vingtaine de soldats russes assistés de plusieurs centaines de manifestants pro-russes, avait indiqué mardi une source ukrainienne à l'AFP.

Les forces russes ont ensuite pris le contrôle partiel d'une deuxième base de lancement de missiles dans le sud de la Crimée et bloquent le bâtiment abritant les missiles, a affirmé mercredi un officiel ukrainien à l'AFP. Des soldats ont pénétré dans la base située à Fiolent, à proximité du port de Sébastopol qui abrite la flotte russe de la mer Noire, a précisé cet officiel, Volodymyr Bova. "Il y a des missiles mais ils sont désarmés", a-t-il précisé.


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Et d'autre part et c'est dans l'intérêt de tous:

L'Ukraine veut "régler cette crise pacifiquement"


Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius et son homologue ukrainien © epa.

L'Ukraine veut régler "pacifiquement" la crise avec la Russie, a affirmé mercredi à Paris le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Dechtchitsa.

"Nous voulons régler cette crise pacifiquement. Nous ne voulons pas combattre les Russes", a déclaré le ministre ukrainien à la presse, juste après avoir été reçu par son homologue français Laurent Fabius. "Nous voulons maintenir un bon dialogue, de bonnes relations avec le peuple russe. Nous apprécions tous les contacts possibles", a poursuivi M. Dechtchitsa. "On ne va pas pas déclarer la guerre aux Russes mais ce qu'ils font n'est pas acceptable. C'est l'invasion d'un pays par une autre", avait auparavant déclaré M. Fabius.

Les forces russes prennent le contrôle de deux bases


Les forces russes ont pris le contrôle partiel d'une base de lancement de missiles à Evpatoria, dans l'ouest de la Crimée, a indiqué mercredi à l'AFP un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense dans cette république autonome russophone. Le poste de commandement et le centre de contrôle de la base restent sous contrôle ukrainien, a précisé la même source. Les lieux, d'où les missiles avaient déjà été évacués, avaient été assaillis mardi en fin d'après-midi par une vingtaine de soldats russes assistés de plusieurs centaines de manifestants pro-russes, avait indiqué mardi une source ukrainienne à l'AFP.

Les forces russes ont ensuite pris le contrôle partiel d'une deuxième base de lancement de missiles dans le sud de la Crimée et bloquent le bâtiment abritant les missiles, a affirmé mercredi un officiel ukrainien à l'AFP. Des soldats ont pénétré dans la base située à Fiolent, à proximité du port de Sébastopol qui abrite la flotte russe de la mer Noire, a précisé cet officiel, Volodymyr Bova. "Il y a des missiles mais ils sont désarmés", a-t-il précis

Rencontre USA-UE-Russie


Le ministre ukrainien des Affaires étrangères se trouve à Paris en même temps que son homologue russe, Sergueï Lavrov, mais il n'a pas confirmé de rencontre avec celui-ci. Laurent Fabius doit, pour sa part, rencontrer M. Lavrov à 14h, après s'être entretenu avec son homologue britannique William Hague en fin de matinée. Ces ministres, ainsi que le secrétaire d'État américain John Kerry, sont à Paris pour une réunion du Groupe international de soutien au Liban, mais de nombreuses réunions parallèles sur l'Ukraine sont prévues.

"La position de la France qui est partagée par l'Allemagne et par d'autres, c'est d'une part d'être très ferme vis-à-vis de M. Poutine et de la Russie et d'autre part d'aller vers le dialogue", a déclaré Laurent Fabius.

Quinze pays de l'OSCE dans une mission d'observateurs militaires


Quinze pays membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) vont participer à une mission d'observateurs militaires en Ukraine, a annoncé mercredi une source diplomatique à l'AFP.

"Quinze pays, dont les Etats-Unis et d'autres pays européens et d'Asie centrale, participent à cette mission", a indiqué cette source diplomatique, sans préciser ni la date de l'envoi des observateurs, ni leur nombre.

L'Ukraine avait demandé l'envoi d'une telle mission du 5 au 12 mars, a précisé de son côté l'OSCE, une requête effectuée dans le cadre du Document de Vienne, adopté en 1990. "Ce sont des observateurs militaires mais non armés. Ils ne partent pas en tant que soldats", a précisé à l'AFP une porte-parole de l'organisation basée à Vienne.

Chaque pays volontaire pour participer à ce type de mission peut envoyer jusqu'à deux observateurs militaires, ce qui permet d'envisager jusqu'à 30 observateurs en Ukraine.

L'OSCE précise que ce type de missions est quelque chose de fréquent. "Il y a eu à peu près 90 missions de ce genre au cours des 15 dernières années. Cela se fait très régulièrement", selon la porte-parole.

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Mer 5 Mar - 14:15

Je n'ai pas essayé le téléphone mobile mais la poste fonctionne bien car mon amie à reçu ma lettre à Donetsk et je viens de recevoir sa carte postale  Laughing  Laughing 

La réflexion de Victor me semble juste et il faut se méfier de Ioulia qui peut jouer double avec Moscou  Shocked 

Difficile de raisonner Poutine mais ses réactions sont prévisibles comme tous les joueurs d'échec russes qui utilisent souvent les mêmes tactiques. Il soutient l'ex président pour garder la face mais dire qu'il n'a plus d'avenir politique sous entend une mise au placard prochaine et définitive  Rolling Eyes 
Reste a faire pression non sur le plan militaire, ce qui serait voué à l'échec et les ukrainiens le savent bien en évitant les provocations, mais sur un plan économique : la chute de la bourse de Moscou a fait disparaitre qq milliard de roubles, autant que les JO, ce qui a eu le don d'énerver certains oligarques russes qui n'ont pas le pouvoir politique mais économique et cela Poutine doit en tenir compte  Rolling Eyes surtout avec son Iznogoud de vizir (Medvedev) qui attend patiemment sa chute  Rolling Eyes  Rolling Eyes
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mer 5 Mar - 14:33

Je viens de voir que la Russie aurait mis 80 milliards pour soutenir le rouble depuis lundi.
C'est là que ça fait mal!!

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Mer 5 Mar - 16:54

Et donc, comme je l'écrivais, cette crise coûte très cher à tout le monde (UE et USA compris via les baisses boursières, qui réagissent toujours mal aux gros risques, et la hausse du prix des produits pétroliers, qui induisent un ralentissement économique certain).

Cela signifie que tout le monde à intérêt à y mettre fin de manière pacifique et diplomatique.

Une bonne mesure enfin prise par l'UE :

L'UE va geler les avoirs de 18 responsables ukrainiens

(Belga) L'Union européenne va geler à partir de jeudi les avoirs dans l'UE de 18 responsables ukrainiens impliqués dans les violences survenues à Kiev en février, a-t-on appris mercredi de source diplomatique.
La liste de ces 18 personnalités sera publiée jeudi au Journal officiel de l'UE, juste avant la tenue à Bruxelles d'un sommet européen extraordinaire consacré à la crise ukrainienne, a-t-on précisé de même source. 
L'UE concrétise ainsi la décision prise le 20 février par les ministres européens des Affaires étrangères d'appliquer des "sanctions ciblées" à l'encontre de "responsables de violations des droits de l'Homme, de violences et d'un usage excessif de la force" après les heurts ayant fait plus de 60 morts à Kiev. 
Dans un premier temps, ces sanctions ne comprendront que le gel des avoirs et non l'interdiction de visas pour voyager au sein de l'UE comme cela avait été initialement envisagé. 
La liste européenne pourrait inclure le président déchu Viktor Ianoukovitch, a-t-on indiqué de source diplomatique. 
La Suisse a déjà décidé de geler, depuis le 28 février, les avoirs de M. Ianoukovitch et de 19 autres responsables de l'ancien régime, dont des ministres et le fils de l'ex-président, Alexandre Ianoukovitch, dont la fortune est estimée à plus de 500 millions de dollars et qui possède en Suisse une société de négoce spécialisée dans la vente du charbon ukrainien. 
L'UE a par ailleurs menacé de prendre des "sanctions ciblées" contre des responsables russes si des "mesures rapides et concrètes de désescalade" n'étaient pas prises en Crimée d'ici au sommet européen de jeudi. (Belga)


Et une menace russe en réponse aux menaces de l'UE (dernier paragraphe du communiqué ci-dessus), démonstration que, dans notre monde actuel, tout le monde se tient par la barbichette :
La Russie pourrait confisquer les biens des sociétés occidentales

(Belga) Les sénateurs russes sont en train de travailler sur un projet de loi permettant de confisquer les biens des entreprises européennes et américaines si des sanctions étaient imposées à la Russie en raison de la confrontation en Ukraine, a indiqué mercredi l'un d'eux.
"Le projet de loi propose de donner de telles prérogatives au président et au gouvernement", a déclaré le chef de la commission sur la législation constitutionnelle au Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement) Andreï Klichas, cité par l'agence publique Ria Novosti. 
Il a indiqué que pour l'instant, les juristes "étudiaient attentivement la question" de savoir si la confiscation des actifs et des comptes des entreprises étrangères et des personnes physiques n'allait pas à l'encontre de la Constitution russe.
"Mais en tous cas, nous ne doutons pas que cela correspond aux normes européennes. Il suffit de se souvenir de l'exemple de Chypre, quand la confiscation est devenue une des conditions de l'aide accordée par l'Union européenne au pays", a-t-il remarqué. M. Klichas n'a pas donné plus de détail sur ce projet de loi mais a estimé que "toute sanction devait être réciproque".
(Belga)
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Mer 5 Mar - 17:05

A titre informatif, voici le graphique du prix du pétrole : http://prixdubaril.com/

Depuis 2009, la courbe montre une hausse constante, mais la dernière courbe de hausse a commencé le 14 janvier 2014.
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Mer 5 Mar - 17:09

La Commission européenne annonce une aide à l'Ukraine d'au moins 11 milliards d'euros
[size=31]

(Belga) La Commission européenne a présenté mercredi un plan d'aide "d'au moins 11 milliards d'euros" en faveur de l'Ukraine, à la veille du sommet européen extraordinaire sur la crise en Ukraine.
"Aujourd'hui, la Commission européenne a identifié un programme d'aide à l'Ukraine. Ceci est notre contribution au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de demain. Au total, le paquet pourrait apporter un soutien d'au moins 11 milliards d'euros sur les deux prochaines années, provenant du budget de l'UE et des institutions financières européennes", a déclaré le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso. 
Le programme, qui comporte des mesures à court et à moyen terme en matière commerciale, économique, technique et financière, pourra être complété par les Etats membres de l'UE, a précisé M. Barroso. 
Dans le détail, il y a 1,6 milliard sous forme de prêts, 1,4 milliard de dons, dont 600 millions au cours des deux prochaines années, trois milliards de la Banque d'investissement européenne (BEI). 
La Commission espère aussi dégager 5 milliards d'euros via la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Elle va mobiliser 250 millions de fonds de la politique de voisinage afin de lever 3,5 milliards de prêts. 
Pour coordonner les efforts de soutien de la communauté internationale, la Commission a proposé la création d'un "mécanisme spécial de coordination des donateurs" que l'UE est "prête à accueillir". (Belga)
[/size]


Si l'UE avait pris cette mesure après avoir pris les mesures de blocage de avoirs patrimoniaux dix ans plus tôt, nous n'en serions pas où nous sommes.

il est significatif de comparer le montant de cette enveloppe budgétaire aux +/- 600 millions d'euros offerts à l'Ukraine pour signer un accord d'association avec l'UE. Mais bon, la prévisibilité et l'intelligence politique ne semblent pas guider la politique étrangère de l'UE.
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mer 5 Mar - 17:57

Il est évident que tout le monde a à y perdre.
Lundi à été un lundi noir pour les oligarques Russes. Des milliards de $$ sont filé.

Caduce, Hilary Clinton a dû lire ton post:

Hillary Clinton compare Poutine à Hitler

L’ancienne chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton a comparé l’intervention russe en Ukraine aux invasions nazies en Europe dans les années 1930, selon un journal local américain.

«Si vous avez l’impression d’avoir déjà vu cela, c’est parce que c’est ce qu’a fait Hitler dans les années 1930», a déclaré Hillary Clinton mardi lors d’une réception privée à Long Beach, en Californie, au profit du Boys and Girls Club, a rapporté une journaliste du Long Beach Press Telegram, qui couvrait l’événement. Cette comparaison tranche avec la «remise à zéro» symbolique avec Moscou qu’elle fit valoir autrefois.

«Tous les Allemands qui étaient (...) des Allemands ethniques, les personnes d’origine allemande qui se trouvaient en Tchécoslovaquie, en Roumanie et ailleurs, Hitler n’arrêtait pas de dire qu’ils étaient maltraités. Je dois aller protéger mon peuple, et c’est ce qui a rendu tout le monde si nerveux», a déclaré la prétendante officieuse à la Maison Blanche en 2016, analysant la situation en Crimée.

«Quand il (Vladimir Poutine) regarde l’Ukraine, il voit un endroit qui, selon lui, fait partie intégrante de la mère patrie russe», a-t-elle poursuivi.
Selon l’un des participants interrogés par le site Buzzfeed, Harry Saltzgaver, Hillary Clinton «a comparé la délivrance de passeports russes aux Ukrainiens qui ont des liens avec la Russie à des mesures prises par l’Allemagne nazie avant qu’Hitler n’envahisse des pays voisins».

«Elle a toutefois dit que, bien que cela rende tout le monde nerveux, rien n’indique que Poutine soit plus irrationnel que l’instigateur de la Seconde Guerre Mondiale», a confié ce témoin.
En mars 2009, peu après sa nomination au département d’Etat par Barack Obama, Hillary Clinton avait symboliquement cherché à «remettre à zéro» les relations avec la Russie, en remettant à son homologue Sergueï Lavrov un gros bouton rouge de remise à zéro.

À l’époque, le nouveau président américain cherchait à réchauffer la relation russo-américaine, après plusieurs crises, dont la guerre en Géorgie à l’été 2008.
Hillary Clinton n’a pas confirmé ses intentions pour la présidentielle de 2016, mais elle est l’une des favorites pour remporter la nomination du parti démocrate.

lavenir.net

La grosse différence entre l'Allemand et Poutine vient de l'opposition probable de l'Ukraine:

Ukraine: une grande offensive russe serait peu probable selon des experts

Sans minorer la gravité de la crise en Ukraine, les experts militaires relativisent la menace d'une offensive généralisée russe. Principales raisons avancées: l'armée ukrainienne héritière de l'ère soviétique reste un adversaire "non négligeable"... et Moscou a peut-être déjà atteint son principal objectif en occupant la Crimée.

"Le Kremlin ne va pas s'aventurer dans une guerre de grande ampleur contre l'Ukraine. Si la Russie décidait de passer à l'attaque, ce serait un désastre. Ils ne veulent pas le faire, ils n'ont pas besoin de le faire", assure à l'AFP Igor Sutyagin, spécialiste auprès du Royal United Services (RUSI), prestigieux institut londonien.

"L'Ukraine ne saurait être comparée à la Géorgie", où l'armée russe s'était imposée à la faveur d'une guerre-éclair en 2008, relève pour sa part Matthew Clements, du groupe de défense Jane's intelligence review. "Son armée constituerait un véritable défi militaire pour la Russie". D'autant qu'"une offensive généralisée pourrait révéler les faiblesses dans la capacité (de l'armée russe) à organiser des opérations combinées" terre-air-mer.

Ben Barry, général britannique à la retraite désormais expert auprès de l'Institut International d'Etudes Stratégiques (IISS), doute aussi des intentions russes. Même si "sur le papier, la Russie dispose d'une supériorité considérable".

Une armée post-soviétique

La Russie aligne six fois plus de soldats, deux fois plus de réservistes et de chars d'assaut, six fois plus d'avions de combat, et 19 fois plus de navires de guerre, selon l'IISS.
Face à elle, l'armée ukrainienne forte de 130 000 hommes n'en est pas moins "crédible", juge Igor Sutyagin. En dépit de ses tares.
"C'est une armée obsolète dotée d'un équipement qui date de l'ère soviétique."

Elle compte un trop grand nombre de conscrits, en raison des retards dans les projets de professionnalisation. N'a pas de défense aérienne, si l'on excepte 36 batteries "hors d'âge".
L'IISS relève aussi le manque de pièces détachées qui cloue au sol nombre d'avions et rend inapte au service en mer quantité de navires, à commencer par son unique sous-marin.

D'autre part, s'il n'existe aucun doute sur l'obéissance aux ordres dans l'armée russe, on peut se poser la question des allégeances dans les rangs ukrainiens, où des défections sont à craindre, selon Ben Barry.

"Cependant, si les Ukrainiens ont l'impression d'être victimes d'une agression russe, cela pourrait grandement renforcer le moral des troupes et le soutien de la population aux forces armées ukrainiennes", tempère aussitôt le général.

Les forces régulières pourraient compter sur le soutien de milices d'auto-défense et de partisans, confirme Igor Sutyagin.

Mission accomplie en Crimée?

Interrogé sur les scénarios possibles, il n'exclut pas que Moscou "alimente une certaine instabilité" dans l'est de l'Ukraine où résident d'importantes populations russes.
"En termes purement militaires, une invasion est plausible, mais la vraie question est de savoir si le Kremlin n'a pas d'ores et déjà atteint ses objectifs", s'interroge Ben Barry.

Le président Vladimir Poutine a assuré mardi que l'envoi de troupes en Ukraine "n'était pas nécessaire pour le moment". Dans les faits, l'armée russe est sur place en Crimée, avec probablement le soutien des forces spéciales, les redoutés Spetsnaz, dit le général.

"L'occupation de la Crimée constitue un levier puissant dans les négociations avec l'Ukraine" secrètement en cours ou à venir.
"Si la Crimée voulait vraiment devenir un protectorat russe, et déclarer son autonomie, faire sécession avec Kiev, alors la Crimée est en très bonne position pour parvenir à ses fins" dit-il. "Il est possible que la Russie s'en contente, et que sa stratégie soit d'éviter le conflit armé".

Igor Sutyagin est plus radical dans l'analyse. Les Russes "vont s'employer à maintenir la situation sous contrôle en Crimée, jusqu'à la tenue d'un référendum. Ils veulent établir un pays semi-indépendant qui serait une marionnette contrôlée depuis Moscou, afin d'influencer la politique de Kiev. Ni plus ni moins, ils ne vont pas combattre".
AFP

Il est évident que ça fait réfléchir . . .

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Mer 5 Mar - 19:50

Matt a écrit:Il est évident que tout le monde a à y perdre.
Lundi à été un lundi noir pour les oligarques Russes. Des milliards de $$ sont filé.

Caduce, Hilary Clinton a dû lire ton post:

Hillary Clinton compare Poutine à Hitler

La démonstration est faite que l'économie finit toujours par avoir raison.
 
Quant à Hillary Clinton, ce genre de comparaison par un homme (une femme) politique de premier plan est toujours une épine dans son pied, à terme. Gageons que si, un jour, Hillary Clinton était élue présidente des Etats-Unis, les relations seraient pour le moins glaciales entre elle et Poutine, si celui-ci demeure au premier plan politique russe. Il y a fort peu de chance qu'elle conclue le moindre accord avec la Russie, même sur des matières non contestées. Ce genre de sortie médiatique fait grand bruit, mais cela a aussi nécessairement des conséquences négatives par la suite.
 
Une fois de plus, il n'est pas contestable que la diplomatie et les négociations, dans une crise comme celle-ci, valent mieux que des déclarations incendiaires tonitruantes, qui ne font qu'envenimer des rapports déjà difficiles. Nous n'en sommes quand même pas à l'aube d'une troisième guerre mondiale, aucun coup de feu n'ayant encore été tiré.
 
Rappeler les principes de droit international, cela est indispensable et moralement justifié, mais faire des comparaisons blessantes n'est pas porteur. Il y a plus à gagner dans des relations fermes mais apaisées, que dans des invectives.
 
Ceci dit, les Etats-Unis sont mal placés pour faire de la morale juridique internationale, car, faut-il le rappeler, ils sont intervenus en Irak sans l'aval de l'ONU dans un premier temps, en prétextant la possession d'armes de destruction massive par le régime irakien de Saddam Hussein, accusation, qui par la suite, s'est révélée avoir été montée de toutes pièces (des passages complets d’une thèse d’un étudiant ayant d’ailleurs été copiés sans vergogne et sans référence à son travail). Saddam Hussein était sans nul doute un dictateur criminel et corrompu, mais son élimination a été planifiée et mise en œuvre en violant les règles de droit international dans un premier temps (avant le mandat de l’ONU).
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Jeu 6 Mar - 0:11

Les discussions sont engagées. Déclaration de la Russie :
Ukraine - "Accord pour aider les Ukrainiens à mettre en oeuvre les accords du 21 février"

(Belga) Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a affirmé mercredi, après sa rencontre avec son homologue américain John Kerry, que tous deux étaient "d'accord pour aider les Ukrainiens à mettre en oeuvre les accords (conclus à Kiev) le 21 février".
"Nous sommes tombés d'accord sur le fait qu'il est nécessaire d'aider tous les Ukrainiens à mettre en oeuvre les accords conclus le 21 février", a déclaré M. Lavrov à Paris, selon des images de la télévision publique russe Rossia 24.
Les entretiens avec M. Kerry ont porté sur "la situation en Ukraine et les actions que nos partenaires essaient de mettre en oeuvre via l'OSCE, le Conseil Russie-Otan et d'autres organisations internationales. Ces actions ne contribuent pas à créer une atmosphère de dialogue de coopération constructive", a ajouté M. Lavrov. 
Le ministre russe des Affaires étrangères devait prolonger ses entretiens à Paris par une rencontre avec ses homologues français, allemand et polonais, qui ont co-signé les accords du 21 février avec le président déchu Viktor Ianoukovitch et ceux qui étaient alors dans l'opposition et sont aujourd'hui au pouvoir à Kiev.
Cet accord prévoyait d'importantes concessions de la part du président Ianoukovitch, notamment une élection présidentielle anticipée, au plus tard en décembre, la formation d'un gouvernement de coalition dans un délai de dix jours et un retour à la Constitution de 2004.
Le lendemain, le Parlement votait la destitution de Viktor Ianoukovitch et les accords signés volaient en éclats, l'opposition prenant peu à peu les leviers du pouvoir. 
(Belga)


et confirmation du côté américain :
Ukraine - Accord pour poursuivre d'"intenses discussions" avec Kiev et Moscou, confirme Kerry

(Belga) Un accord a été conclu mercredi à Paris pour poursuivre d'"intenses discussions" sur la crise en Ukraine, a confirmé le chef de la diplomatie américaine, John Kerry.
"Nous avons entamé un processus aujourd'hui et nous espérons qu'il mènera à une désescalade" de la crise, a dit M. Kerry à l'issue de pourparlers avec les chefs de la diplomatie de la Russie, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Union Européenne. "Je n'avais aucune attente" quant à une rencontre entre le ministre russe Serguei Lavrov et son homologue ukrainien Andrii Dechtchitsa, a-t-il aussi ajouté. (Belga)
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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Jeu 6 Mar - 9:13

En voilà une nouvelle qui est bonne (enfin).
Maintenant, reste à concrétiser.

Un nouvel "accord de Yalta"?  Very Happy

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Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Jeu 6 Mar - 10:47

A la différence des accords de Yalta en 1945, l'Ukraine sera partie prenante à l'accord, ce qui, à l'époque, n'était pas le cas de l'Allemagne dirigée par le régime nazi.
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