L'invasion Russe en Ukraine

Page 6 sur 40 Précédent  1 ... 5, 6, 7 ... 23 ... 40  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Jeu 13 Mar - 13:35

AFP le 13/03/2014 à 12:12

Ukraine: le Parlement approuve la création d'une Garde nationale

Le Parlement ukrainien a approuvé jeudi la création d'une Garde nationale qui pourrait compter jusqu'à 60.000 hommes, alors que le nouveau pouvoir ukrainien craint des intrusions de l'armée russe dans l'est du pays.

Le projet de loi a été approuvé par 262 des députés présents et zéro voix contre.

Les autorités ukrainiennes ont indiqué que ce corps, dépendant du ministère de l'Intérieur, serait composé en priorité de volontaires venant des "groupes d'autodéfense" qui se sont formés sur le Maïdan à Kiev, haut lieu de l'opposition au régime du président Viktor Ianoukovitch, dont plusieurs dizaines de membres ont été tués lors d'affrontements avec les forces de l'ordre en février.

Sur la scène internationale, les Occidentaux jettent leurs dernières forces pour tenter d'infléchir la position du maître du Kremlin, Vladimir Poutine, qui refuse de retirer les milliers d'hommes déployés dans la péninsule ukrainienne de Crimée depuis fin février. Mais le président russe, qui affirme agir dans l'intérêt des russophones d'Ukraine, n'a pas donné le moindre signe qu'il accepterait les demandes des Occidentaux.

Les autorités séparatistes pro-russes achèvent pour leur part dans les 48 heures à venir les préparatifs du référendum où 1,5 million d'Ukrainiens doivent se prononcer sur le rattachement de la Crimée à la Russie. L'issue du scrutin ne fait pas beaucoup de doutes.

Les députés ukrainiens doivent voter dans la matinée la création d'une Garde nationale qui viendrait prêter main forte à l'armée ukrainienne et ses 130.000 hommes, dont une moitié de conscrits. En face, la Russie dispose au total d'une armée de 845.000 soldats.

Le nouveau pouvoir ukrainien a indiqué que cette Garde nationale serait notamment composée des groupes d'"autodéfense" qui étaient en première ligne sur le Maïdan à Kiev pendant les trois mois de contestation et ont payé un lourd tribut quand la police du président déchu Viktor Ianoukovitch a ouvert le feu sur les contestataires.

Dans un premier temps, cette force d'appoint pourrait compter 20.000 volontaires.

Le gouvernement ukrainien s'inquiète qu'après la Crimée, la Russie déploie des forces dans l'est du pays.

Dans une interview à l'AFP, le président ukrainien par intérim, Olexandre Tourtchinov, a déclaré qu'il voulait avant tout empêcher une éventuelle intrusion par la frontière de l'Est, région où vivent aussi de nombreux Ukrainiens d'origine russe.

"Nous ne pouvons pas nous engager dans une opération militaire en Crimée, ainsi nous dénuderions la frontière orientale et l'Ukraine ne serait pas protégée, les militaires russes comptent là-dessus", a déclaré à l'AFP M. Tourtchinov, soulignant que "d'importantes unités de blindés" russes étaient concentrées côté russe.

- Obama met Poutine en garde -

A Washington, le président Barack Obama a affiché mercredi son soutien à l'Ukraine en recevant son Premier ministre Arseni Iatseniouk à la Maison Blanche et en mettant une nouvelle fois en garde Vladimir Poutine.

"Nous continuerons à dire au gouvernement russe que s'il poursuit sur le chemin actuel (...) nous serons obligés d'imposer un coût aux violations du droit international par la Russie en Ukraine", a menacé M. Obama.

Mais, à trois jours de la consultation sur l'avenir de la péninsule où vivent deux millions de personnes, dont des minorités tatare et ukrainophone, rien ne semblait en mesure d'enrayer son glissement dans le giron russe.

La Crimée est désormais quasiment coupée du reste de l'Ukraine, les forces russes en contrôlant les points stratégiques. Tout est en place pour une sécession rapide: le "Premier ministre", Serguiï Axionov, s'est autoproclamé "chef des armées" et les habitants n'ont désormais plus accès qu'aux chaînes de télévision russes. Des hommes en treillis fouillent tout voyageur arrivant à Simféropol et seuls les vols en provenance de Moscou peuvent y atterrir.

"Nous nous battons pour notre liberté, pour notre indépendance, pour notre souveraineté. Et nous n'abandonnerons jamais", a de son côté affirmé M. Iatseniouk.

Il a par ailleurs assuré que son pays resterait un "bon ami et partenaire de la Russie" même s'il établissait des liens plus forts avec l'Europe occidentale.

Et reprenant les éléments d'un célèbre discours prononcé par Ronald Reagan à Berlin, en forme de supplique au dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, il a exhorté le président russe à abattre "ce mur d'intimidation et d'agression militaire".

Le Premier ministre est attendu jeudi aux Nations unies à New York, où il prononcera un discours lors d'une séance publique du Conseil de sécurité à partir de 19H00 GMT.

Entre Russes et Occidentaux, l'incompréhension reste totale, malgré plusieurs échanges ces dix derniers jours entre les chefs des diplomaties américaine, John Kerry, et russe, Sergueï Lavrov. Les deux hommes vont se rencontrer une nouvelle fois vendredi à Londres.

Les ministres français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sont attendus le 18 mars à Moscou, a annoncé mercredi le Kremlin. Mais la présidence française, selon laquelle le président François Hollande a dit mercredi à Vladimir Poutine que le rattachement de la Crimée serait "une annexion inacceptable", a aussitôt précisé que la réunion aurait lieu s'il y avait d'ici là "des avancées sur l'Ukraine".

Les Européens accélèrent le rapprochement avec l'Ukraine. Le volet politique de l'accord d'association avec l'Union européenne pourrait être signé au cours du prochain sommet de l'UE, prévu à Bruxelles les 20 et 21 mars.
avatar
Caduce62

Messages : 3666
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Jeu 13 Mar - 13:37

L'OCDE suspend l'adhésion de la Russie

Le Point.fr - Publié le 13/03/2014 à 12:07

L'Organisation de coopération et de développement économiques interrompt le processus d'intégration de la Russie et renforce ses liens avec l'Ukraine.

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a annoncé jeudi avoir suspendu "pour le moment" le processus d'adhésion de la Russie et vouloir renforcer la coopération avec l'Ukraine. "Suite à une réunion de son conseil de gouvernance le 12 mars 2014, l'OCDE a reporté les activités liées au processus d'adhésion de la Fédération de Russie à l'OCDE pour le moment", indique l'organisation dans un communiqué, ajoutant avoir aussi "convenu que l'OCDE devait répondre positivement à la demande de l'Ukraine de renforcer davantage (leur) coopération existante".

"À la demande des membres de l'organisation, le secrétaire général a informé la Fédération de Russie en conséquence", poursuit le communiqué. Cette annonce intervient après le déploiement de troupes russes en Crimée, péninsule ukrainienne où les 1,5 million d'électeurs sont appelés dimanche à voter en faveur d'un rattachement à la Russie, dont elle faisait partie jusqu'en 1954 avant d'être rattachée à l'Ukraine par le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev. La Russie, qui coopère avec l'OCDE depuis 1992, a officiellement demandé à devenir membre de l'organisation en 1996.
avatar
Caduce62

Messages : 3666
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Jeu 13 Mar - 14:03

Pour un gouvernement provisoire d'union nationale (qui devrait gérer les affaires courantes), il en font beaucoup, (trop?).

En attendant, la Crimée se prépare au référendum.
Des "observateurs" internationnaux sont invité pour contrôler le bon déroulement.

Il y a juste un (tout) petit "hic":

Ukraine : des partis d’extrême droite invités à «observer» le référendum

Le Vlaams Belang est notamment invité.


Les russes vont peut-être controler les "observateurs"?

Des partis d’extrême droite européens, parmi lesquels figurent le Vlaams Belang, le Front national (FN) français, le PVV néerlandais et le parti autrichien FPÖ, ont été invités en Crimée par l’ONG Eurasian Observatory for Democracy and Elections (EODE), dont le siège se trouve à Moscou, pour observer le déroulement du référendum prévu dimanche en Crimée sur le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie. Le parti autrichien FPÖ a décliné l’invitation jeudi, tout comme le Vlaams Belang.

«Nous n’irons certainement pas», a assuré le président du Vlaams Belang, Gerolf Annemans, à l’agence BELGA. «Nous avons reçu une invitation, mais nous n’irons pas», a également fait savoir, sans justifier cette décision, un membre du FPÖ souhaitant conserver l’anonymat. La présidente du FN, Marine Le Pen, avait confirmé l’invitation, qu’elle avait jugée «pas choquante» et «assez banale». Le FN n’a pas encore indiqué s’il enverrait des représentants en Crimée. A trois jours de la consultation sur l’avenir de la péninsule où vivent deux millions de personnes, dont des minorités tatare et ukrainophone, rien ne semblait en mesure d’enrayer son glissement dans le giron russe.

Les dirigeants des pays occidentaux du G7 ont averti mercredi qu’un référendum n’aurait «aucune valeur juridique», et qu’ils n’en «reconnaîtraient pas le résultat».

lesoir.be

Belle leçon de démocratie poutinienne!!!  Twisted Evil

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6279
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Jeu 13 Mar - 16:55

Deux articles intéressants:

ECLAIRAGE-Comment les séparatistes ont offert la Crimée à Moscou

Reuters

La Crimée a-t-elle le droit de faire sécession ?

liberation.fr

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6279
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Ven 14 Mar - 21:12

Je rentre juste de la "costa Belgica" et on regarde "Kanal 5".
Je suis très inquiet. En plus de la Crimée, le vlad veut aussi le Dombass.
Si c'était le cas, ce serait la porte ouverte à . . . l'horreur . . .
Pourtant, la Russie à réussi une chose difficile: faire l'unanimité du monde . . . contre elle. Même la Chine y met son grain de sel et pas nécessairement en faveur de la Russie.

Crimée: Échec de la réunion de la dernière chance
Moscou promet de ne pas envahir l’Ukraine


Photo : Agence France-Presse (photo) Brendan Smialowski
Sergueï Lavrov et John Kerry

Londres — Les États-Unis et la Russie ont échoué vendredi à Londres à trouver une solution à la crise ukrainienne, à l’avant-veille d’un référendum pour le rattachement de la péninsule de Crimée à la Russie, Moscou assurant par ailleurs n’avoir aucune intention d’envahir les régions russophones d’Ukraine.

À Simféropol, la capitale de la région séparatiste de Crimée, le «premier ministre» et «commandant en chef autoproclamé», Sergueiï Axionov a appelé les russophones des régions de l’est du pays à suivre son exemple et à organiser des référendums pour demander leur intégration à l’immense Russie.

Parallèlement, des appels lancés par des militants pro-russes à manifester dimanche dans les bastions russophones de l’est, notamment Kharkiv et Donetsk où un manifestant soutenant l’unité du pays a été tué jeudi soir, laissent présager un climat tendu.

Pas de solution

À Londres, qui accueillait une rencontre de la dernière chance entre les chefs de la diplomatie russe et américain, aucune solution n’a été trouvée au terme de deux semaines d’intenses activités diplomatiques qui ont ranimé la flamme éteinte en 1991 de la Guerre froide.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait le constat de l’absence de «vision commune» de Washington et Moscou sur la situation en Ukraine après de longues négociations avec le secrétaire d’État américain John Kerry. Dans la foulée, Washington a confirmé l’incapacité des deux grandes puissances à «trouver un terrain d’entente».

«Nous avons développé de nombreuses idées et nous étions prêts à les proposer [à la Russie] au nom de l’Ukraine, mais il est rapidement apparu» que M. Lavrov «n’était pas autorisé à discuter des propositions ayant des conséquences sur la Crimée avant que le référendum ne se tienne» dimanche, a indiqué une source au Département d’État.

Le secrétaire d’État John Kerry a également insisté sur le fait que Vladimir Poutine attendait que le référendum soit passé pour prendre une décision sur l’Ukraine. Sergueï Lavrov «a dit clairement que le président Poutine n’est prêt à prendre de décisions concernant l’Ukraine qu’après le référendum de dimanche», a déclaré John Kerry.

Un référendum «conforme», selon Poutine

À Moscou, Vladimir Poutine a affirmé, lors d’un entretien avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, que le référendum organisé était «absolument conforme» au droit international et à la Charte des Nations Unies.

À Washington, le président Barack Obama a assuré espérer toujours une solution diplomatique, tout en prévenant Vladimir Poutine qu’il y aurait «des conséquences» pour la Russie si cette voie venait à échouer.

Alors que de nombreux Ukrainiens pensent que la Russie ne s’arrêtera pas aux frontières de la Crimée et que les milliers de soldats russes massés de l’autre côté de la frontière ne sont pas simplement là pour mener des exercices militaires, Sergueï Lavrov a indiqué que son pays«n’a pas et ne peut avoir le projet d’envahir le sud-est de l’Ukraine». Il minimisait ainsi la portée des menaces voilées d’intervention formulées quelques heures plus tôt par son ministère à Moscou après de violents incidents à Donetsk.

Moscou avait en effet jeté un froid en déclarant qu’elle se réservait le droit de se porter au secours de ses «concitoyens et compatriotes en Ukraine», après des heurts qui ont fait un mort jeudi soir à Donetsk, dans l’est du pays.

La mort de cette Ukrainien de 22 ans, poignardé lors de heurts avec des sympathisants de la Russie à Donetsk, attire désormais toutes les attentions sur de possibles incidents durant le week-end.

L’Est russophone, notamment les bastions industriels de Donetsk et Kharkiv, est secoué ces dernières semaines par des mouvements sécessionnistes. Et après la mort du manifestant, le premier depuis la prise de contrôle fin février par les forces russes de la Crimée, le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov a accusé «les militants séparatistes envoyés de l’extérieur qui ont provoqué cette bagarre».

Vendredi, John Kerry a fermement mis en garde la Russie contre «des sanctions», contre une «réponse» américaine, c’est-à-dire une série de mesures contre Moscou qui pourraient être prises dès lundi, au lendemain du référendum.

Selon des sources européennes, l’Union européenne étudie des sanctions contre un nombre «limité» mais «politiquement significatif»d’une trentaine de personnalités jugées responsables de l’intervention russe en Ukraine.

Cette liste noire compte des parlementaires, des membres des instances de sécurité, un haut responsable du ministère de la Défense.

Manifestations

En Crimée, la minorité tatare plutôt discrète depuis l’arrivée des forces russes est descendue dans la rue aux cris de «Soldats russes, rentrez chez vous» au lendemain de l’appel au boycott du référendum lancé par leur leader historique Moustafa Djemilev dans une interview à l’AFP.

Brandissant des drapeaux ukrainiens, des centaines de Tatars ont manifesté dans leur fief de Bakhtchissaraï sous le regard des milices d’auto-défense pro-russes.

Sur le terrain, Moscou poursuit des manoeuvres militaires dans plusieurs régions proches de l’Ukraine. Des milliers de soldats y participent, dont quelque 4.000 parachutistes, 36 avions et environ 500 véhicules dans la seule région de Rostov-sur-le-Don.

Un haut responsable de la diplomatie américaine voyageant avec M. Kerry a exprimé sa «grande préoccupation» de voir la Russie«concentrer, pour la deuxième fois en un mois et en un laps de temps très court, d’importantes forces autour des frontières de l’Ukraine». Il a parlé d’»intimidation».

Le groupe public russe d’armements Rostekhnologuii (Rostekh) a affirmé dans la soirée sur son site qu’un drone américain de reconnaissance avait été intercepté à haute altitude au-dessus de la Crimée. «Le drone volait à environ 4000 mètres d’altitude [...]. Il a été possible de rompre la liaison avec ses opérateurs américains [...]», a précisé Rostekh dans un communiqué qui toutefois n’était plus disponible en début de soirée.

ledevoir.com

Ukraine : le premier ministre accuse Moscou de « miner les efforts de non-prolifération nucléaire »


Le premier ministre ukrainien brandit la charte des Nations Unies, le 13 mars à New York. | AP/John Minchillo

« Il y a encore une chance de résoudre le conflit de façon pacifique. » Cette phrase du premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a été prononcée jeudi 13 mars à l'ouverture d'une session d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée à la crise entre l'Ukraine et Moscou, en présence notamment de l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine.
Il a s'agit, néanmoins, d'une des seules déclarations susceptible d'appaiser la tension diplomatique, notamment liée à la situation en Crimée. Moins de trois semaines après que des hommes armés ont pris le contrôle du parlement de cette province et installé un gouvernement pro-russe, les 1,5 million d'électeurs de la région, qui a déjà proclamé son indépendance, sont appelés à voter dimanche 16 mars sur un rattachement à la Russie.


LE MÉMORANDUM DE BUDAPEST REMIS EN CAUSE


Lors du Conseil de sécurité de l'ONU, Arseni Iatseniouk a accusé la Russie de contrevenir à l'article 2 de la Charte de l'ONU sur le non-usage de la force contre un Etat souverain. Le premier ministre ukrainien a demandé à Moscou de retirer sesrenforts envoyés en Crimée et « d'entamer des négociations ».
Selon lui, les dernières actions de Moscou en Ukraine ont également « miné les efforts de non-prolifération nucléaire ». Le premier ministre a ainsi expliqué qu'il « serait difficile deconvaincre quiconque dans le monde de ne pas acquérir des armes nucléaires », évoquant une remise en cause du Mémorandum de Budapest.

Ce dernier a été signé par la Russie, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne en 1994, afin de garantir « l'indépendance, la souveraineté et les frontières existantes de l'Ukraine »,  en échange d'un retrait par Kiev de toutes les armes nucléaires déployées sur son territoire à l'époque soviétique.
L'ambassadeur russe à l'ONU lui a « répondu directement ».« La Russie ne veut pas la guerre et les Russes non plus, et je suis convaincu que les Ukrainiens non plus », a-t-il affirmé à l'ONU, réitérant toutefois la position de son gouvernement, qui conteste la légitimité des autorités de Kiev.


LES ÉTATS-UNIS OEUVRENT POUR UN RÉSOLUTION À L'ONU


Intervenant après eux, les Occidentaux membres du Conseil ont exprimé l'espoir d'une résolution pacifique de cette crise. Les Etats-Unis ont indiqué avoir transmis à leurs partenaires du Conseil un projet de résolution dénonçant le référendum de dimanche en Crimée, et soutenant l'intégrité territoriale de l'Ukraine.Washington et Paris souhaitent un vote avant le référendum du dimanche 16 mars, même si la Russie y opposera de toute façon son veto.

L'ambassadrice américaine Samantha Power a redit, jeudi à l'ONU, que le référendum « n'avait aucune justification ». « Il serait dangereux et irresponsable pour la Russie de prendredes mesures unilatérales ou de s'associer aux actions unilatérales des autorités de Crimée », a déclaré pour sa part l'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant.


L'ambassadeur français Gérard Araud a indiqué que la France soutenait le projet de résolution américain et l'idée de Washington de voter avant le référendum. « Lançons tous, membres ou non du Conseil de sécurité, un dernier appel à la Russie. La Russie doit résister au vertige nationaliste qui l'a saisi et qui est toujours de mauvais conseil », a-t-il déclaré dans son discours devant le Conseil. 
Selon des diplomates, il est possible que la Chine s'abstienne lors du vote, ce qui permettrait aux Occidentaux d'accentuerl'isolement de Moscou sur ce dossier. L'ambassadeur chinois Liu Jieyi s'est borné à répéter « la nécessité de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale » des Etats et s'est déclaré « ouvert à toutes les propositions susceptibles de faire baisser la tension ».

lemonde.fr

Gorbatchev refuse de défendre une Crimée russe



7sur7.be

[size=34]Ukraine: la Chine en embuscade[/size]

En refusant de s’aligner à l’ONU sur la position russe concernant la crise ukrainienne, Pékin semble prendre ses distances avec Moscou. Mais si la logique de guerre froide devait s’installer entre la Russie et l’Occident, il n’y a aucun doute sur le choix que ferait Pékin

Le sort de la Crimée, qui se décide ces jours-ci, pourrait provoquer une nouvelle guerre froide entre l’Europe et les Etats-Unis d’un côté et la Russie de l’autre. En Europe, on est tenté d’y voir une confrontation entre Moscou et le reste de la communauté internationale. De fait, la Russie semble bien isolée. L’une des rares voix – l’unique? – à soutenir sans réserve Vladimir Poutine est celle du Syrien Bachar el-Assad. Le Japon, dont la dépendance énergétique envers Moscou n’est pas négligeable, s’est clairement rangé derrière les Etats-Unis au sein du G7. A l’ONU, au Conseil de sécurité, aucun pays ne s’est aligné sur la position de Moscou, à savoir la non-reconnaissance du gouvernement intérimaire ukrainien et le droit de la Crimée à procéder à un vote d’autodétermination.
Dans cette confrontation, la Russie peut toutefois compter sur un allié de poids: la Chine. Celle-ci s’est montrée jusqu’ici très prudente, se retranchant derrière une forme de neutralité. Dans le dossier ukrainien, Pékin s’en tient pour l’heure à sa politique habituelle, à savoir un soutien à l’intégrité territoriale et la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats. Cela ressemble à une rebuffade contre les velléités annexionnistes de Moscou. En 2008, la Chine s’était déjà montrée critique à l’égard de l’intervention russe en Géorgie. Cette prise de distance s’explique par la crainte d’attiser les forces sécessionnistes en Chine, au Tibet, au Xinjiang ou en Mongolie intérieure. C’est ce qu’a opportunément rappelé hier à un journal chinois l’ambassadeur d’Ukraine à Pékin, Oleg Dyomin: «La division de la Crimée et de l’Ukraine est tout à fait comparable aux séparatistes du Xinjiang en Chine. C’est pourquoi nous espérons le soutien de la Chine à la position ukrainienne.»
La Chine privilégie pour l’heure l’apaisement et la voie diplomatique pour résoudre la crise ukrainienne. Ses intérêts en Ukraine – dont elle est le deuxième partenaire commercial après la Russie – sont considérables. Ses entreprises louent 5% des terres agricoles du pays. Pékin s’approvisionne en armements auprès de Kiev, son achat le plus spectaculaire étant le premier porte-avions de la flotte chinoise – l’ex-Varyag devenu leLiaoning.

Le temps.ch

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6279
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Sam 15 Mar - 14:04

AFP le 15/03/2014 à 13:11

Crimée : 50.000 manifestants à Moscou contre l'"occupation" de la région

Près de 50.000 personnes ont manifesté ce samedi à Moscou contre l'"occupation" de la Crimée.

Environ 50.000 personnes ont manifesté ce 15 mars à Moscou contre l'"occupation" de la Crimée et la politique du Kremlin, tandis qu'un rassemblement d'organisations nationalistes défendait au même moment la ligne officielle près de la Place Rouge. Le défilé, organisé à l'appel d'un collectif d'opposition, est parti de la Place Pouchkine et arrivé avenue Sakharov, du nom de l'ancien dissident soviétique, où se tient un meeting.

"Pour votre et notre liberté!", lisait-on sur une large banderole en tête du défilé d'opposition, parti de la Place Pouchkine en direction de l'avenue Sakharov (du nom de l'ancien dissident soviétique). La police a cité au début du défilé le chiffre de 3.000 personnes.

"Ne touchez pas à l'Ukraine!", "Non à la guerre!", disaient aussi des pancartes brandies dans la foule de personnes de tous âges, avec des drapeaux russes et ukrainiens. "J'estime que la Crimée c'est l'Ukraine, même si la majorité des gens sont russes, ils doivent régler leurs problèmes avec leur Etat, la Russie n'a rien à voir avec ça", a dit Alla, une ancienne institutrice de 71 ans qui n'a pas souhaité donner son nom. "C'est une guerre, une occupation, c'est inacceptable de la part d'un Etat civilisé", a-t-elle ajouté.

Des manifestants ont scandé "Non au pouvoir des tchékistes!" (membres des services secrets, ndlr), ou encore "Navalny!", le nom de l'opposant numéro 1 au président Vladimir Poutine, qui est poursuivi et assigné à résidence à Moscou.

Au même moment, plusieurs milliers de personnes -- 15.000 selon la police -- étaient rassemblées près de la Place de la Révolution et du Kremlin, à l'appel d'organisations nationalistes, avec des banderoles de soutien à la politique de Vladimir Poutine.

Nombre de jeunes gens portaient des coupe-vent rouges avec au dos le dessin du contour de l'ex-URSS et l'inscription "CCCP 2.0", allusion à la manière des logiciels informatiques à une nouvelle Union soviétique.
avatar
Caduce62

Messages : 3666
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Sam 15 Mar - 14:08

Ukraine : Kiev fait un nouveau pas vers l'Europe
Par Les Echos | 15/03 | 09:09 | mis à jour à 12:36

Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a annoncé la signature après un entretien avec le président du Conseil européen Herman Van Rompuy. C'est ce projet d'accord qui avait irrité Moscou et mis le feu aux poudres. En Crimée, l'approche du référendum provoque une ruée sur les banques.

12H22 Kiev fustige les "agents du Kremlin" à l'Est. Le président ukrainien par intérim Oleksander Tourtchinov a mis samedi les violences meurtrières survenues dans les villes de l'est du pays sur le compte d'"agents du Kremlin".
Il s'agit d'une des critiques les plus directes émises à un niveau élevé de l'Etat de la part des autorités ukrainiennes à l'encontre du président russe Vladimir Poutine.
Oleksander Tourtchinov, qui se trouvait au parlement, a évoqué les trois morts survenus ces derniers jours dans deux incidents, à Donetsk et Kharkiv. (voir
"Vous savez aussi bien que nous qui organise les manifestations de masse dans l'est de l'Ukraine. Il s'agit des agents du Kremlin qui les organisent et les financent, qui font que des gens sont assassinés", a-t-il lancé aux députés.
------------------------------------------------------
11h12 Ruée sur les banques
Des files d'attente de gens paniqués et espérant retirer le maximum d'argent liquide sont apparues devant les banques en Crimée samedi matin, à l'approche du référendum de dimanche pour le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie.
Les autorités pro-russes locales tentent pourtant de rassurer la population, assurant qu'il n'y aura pas de problèmes avec les retraites et les salaires et que les banques disposent de suffisamment de liquidités pour tout le monde.
Mais leurs propos semblaient contredits par la réalité. Le gouverneur de la banque centrale d'Ukraine Stepan Koubiv a déclaré que les transports de fonds vers la péninsule étaient entravés et que l'institution ne pouvait "même pas assurer la circulation de fonds à l'intérieur de la Crimée".
------------------------------------------------------
8h52 Moscou a appelé l'Ukraine samedi à déclarer hors-la-loi les groupes nationalistes après la mort de deux personnes, dans l'est du pays, lors d'une fusillade impliquant des nationalistes radicaux et des militants pro-russes.
"Les groupes Bandera en Ukraine devraient être déclarés illégaux pour incitation à la haine interethnique," a déclaré sur Twitter le ministre russe chargé des droits de l'Homme Konstantin Dolgov. Stepan Bandera était le leader d'un mouvement nationaliste ukrainien accusé par les Russes de complicité avec les Nazis pendant la Deuxième guerre mondiale. "Personne n'a exonéré l'Ukraine de ses obligations à lutter contre le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie. Ces obligations devraient être remplies," a ajouté Dolgov.
Le communiqué intervient alors que, vendredi, Moscou a affirmé qu'elle se réservait le droit de protéger ses compatriotes sur l'ensemble du territoire ukrainien, laissant entendre qu'elle pourrait déployer ses troupes au-delà de la péninsule de Crimée qu'elle occupe déjà.



Le jour du printemps, tout un symbole : c'est le 21 mars que Kiev entend signer l'accord d'association avec l'Union européenne. Une tentative de nouveau départ, pourtant sujette à interrogation, tant le projet avait déplu à Moscou, avant de mettre le feu aux poudres dans le pays.
Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a ainsi annoncé que le volet politique de l'accord d'association entre son pays et l'Union européenne serait signé le 21 mars prochain, dans un message vidéo diffusé samedi par les télévisions de Kiev.
"J'ai eu un entretien avec le président du Conseil européen Herman Van Rompuy", a dit M. Iatseniouk, rentré vendredi d'une tournée en Europe et aux Etats-Unis. "Nous sommes tombés d'accord sur le fait que la partie politique de l'accord d'association entre l'Ukraine et l'UE serait signée lors d'un sommet le 21 mars", a-t-il dit, ajoutant que la partie économique serait signée "plus tard".
C'est la partie économique de cet accord que l'ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch avait renoncé à signer fin novembre. Son refus avait déclenché le mouvement de contestation ayant conduit à son renversement. A l'époque, les partisans du rapprochement avec la Russie estimaient que ce volet économique créérait d'importantes difficultés pour l'industrie ukrainienne, fortement imbriquée dans l'économie russe.
L'Union européenne doit tenir une réunion au sommet à Bruxelles les 20 et 21 mars. Elle a accentué son aide et son rapprochement avec Kiev après la prise de contrôle par les forces russes de la péninsule ukrainienne de Moscou.

Sur le terrain, deux morts à Kharkiv
Sur le terrain, les heurts continuent. Deux personnes, un militant pro-russe et un passant, ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, lors d'une fusillade impliquant nationalistes radicaux et militants pro-russes, a-t-on annoncé de source policière.
Les militants pro-russes ont tenté d'entrer dans un bâtiment où se trouvait un groupe de personnes qu'ils soupçonnaient d'avoir tiré vendredi soir sur des manifestants pro-russes, a ajouté cette source précisant qu'il s'agissait d'informations préliminaires. Ce sont les occupants du bâtiment qui ont ouvert le feu, a-t-on ajouté, sans indiquer si les pro-russes avaient riposté.
Cinq personnes ont été blessées, dont un policier, grièvement atteint, toujours selon la source policière.
Selon elle, d'après la première reconstitution des faits, dans la soirée les manifestants pro-russes rassemblés sur la place Svoboda dans le centre de Kharkiv ont été la cible de tirs depuis une voiture. La voiture aurait été ensuite suivie par les pro-russes qui ont affirmé que ses passagers avaient rejoint un bâtiment abritant notamment les locaux d'un groupe radical de droite, les Patriotes de l'Ukraine.
Lorsque les militants pro-russes ont tenté d'y entrer en force, les occupants ont ouvert le feu.
Les forces de l'ordre sont arrivées rapidement sur les lieux et un siège de plusieurs heures a suivi, pendant lequel les assiégés, environ une trentaine d'hommes, ont pris trois otages, deux gardes présents dans le bâtiment, qui abritent aussi des bureaux, et un policier entré pour engager des pourparlers.
Ils ont fini par relâcher leurs otages et rendre leurs armes, avant de sortir et d'être interpellés par la police, a-t-on ajouté.
Ce nouvel incident meurtrier survient après la mort d'un manifestant pro-Kiev à Donetsk jeudi, poignardé lors de heurts avec des militants pro-russes, alors que la tension augmente dans l'Est de l'Ukraine avec la montée de tendances séparatistes, à la veille du référendum en Crimée qui devrait appuyer dimanche le rattachement de la péninsule à la Russie.
avatar
Caduce62

Messages : 3666
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Sam 15 Mar - 20:14

Un fait nouveau en plus, les russes ont "pris" un village hors de Crimée. il est "occupé" par 80 militaires et des hélicoptères.
L'Ukraine crie à "l'invasion" de l'Ukraine par les forces russes.

Demain, le référendum tant attendus de vlad.
Mais la question peut aussi être, aura-t'il lieu?

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6279
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Sam 15 Mar - 21:28

Il n'y a légalement plus de Crimée autonome:

La Rada décide de dissoudre le Parlement de Crimée

Oui à la dissolution du Parlement de Crimée.
La Rada a mis ses menaces à exécution.
278 députés sur les 450 que compte l’Assemblée ukrainienne votent ainsi la révocation des pouvoirs des parlementaires de la petite république autonome.


En jeu, le referendum de ce dimanche sur le rattachement de la Crimée à la Russie, jugé non légal par les institutions ukrainiennes.

Une décision que déplore toutefois Hanna Herman, députée du Parti des Régions :
“Si on dissout le Parlement de Crimée, avec qui allons-nous négocier en Crimée demain? Nous déclarons le referendum inconstitutionnel, mais ça ne doit pas signer la fin des relations entre la Crimée et l’Ukraine. On doit pouvoir négocier après le referendum. Et on aura besoin d’interlocuteur.”

Cette décision, qui intervient la veille du referendum, a peu de chances d’en bousculer le déroulement.


Toutefois, considère un résident de Kiev, “cela peut aider sur le plan psychologique car il sera plus facile de faire pression sur ceux qui prendront des décisions non légales.”


C’est peut-être là ce qui a motivé certains députés ukrainiens : pouvoir se prévaloir du droit afin de saisir la justice internationale.


Copyright © 2014 euronews

euronews

D'autre part:

Kiev impute les violences à Moscou, inflexible en Crimée

DONETSK Ukraine (Reuters) - L'Ukraine a accusé samedi la Russie d'orchestrer les violences dans l'est du pays pour justifier une intervention militaire alors que Moscou, qui "réfléchit" à la réponse à apporter aux "appels à l'aide" des Ukrainiens d'origine russe, ne montre aucun signe de fléchissement à la veille du référendum en Crimée.
Le président ukrainien par intérim Oleksander Tourtchinov a imputé la fusillade dans laquelle deux manifestants pro-russes sont morts vendredi soir dans la ville russophone de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, à des "agents du Kremlin".
"Vous savez (...) qui organise les manifestations dans l'est de l'Ukraine. Il s'agit des agents du Kremlin qui les organisent et les financent, qui font que des gens sont assassinés", a-t-il dit samedi devant le parlement ukrainien.
Un peu plus tôt, son ministre de l'Intérieur, Arsène Avakov, et le gouverneur de Kharkiv, Igor Balouta, avaient accusé des agents russes d'avoir orchestré les violences en provoquant des manifestants favorables à Moscou avant de les attirer près d'un immeuble abritant le siège de groupes nationalistes ukrainiens, où la fusillade a éclaté.
"Les incidents de cette nuit étaient une provocation bien préparée de la part d'activistes pro-russes", a déclaré le gouverneur.
Moscou a livré une interprétation différente des évènements en accusant le gouvernement de Kiev de laisser le champ libre aux groupes "néo-fascistes".
Le ministère des Affaires étrangères a ajouté dans un communiqué qu'il allait se pencher sur la demande d'une intervention russe en Ukraine formulée par des "citoyens pacifiques" qui souhaitent être protégés.
"La Russie reçoit de nombreuses demandes appelant à la défense des citoyens pacifiques. Ces appels seront étudiés", a-t-il dit.

TENSIONS À LA FRONTIÈRE CRIMÉENNE

Confirmant son intention d'annexer la Crimée, qui héberge la flotte russe de la mer Noire, la Russie a opposé samedi son veto au Conseil de sécurité de l'Onu à un projet de résolution américain qui visait à déclarer "invalide" le résultat du référendum prévu dimanche.
Dans la péninsule occupée militairement par l'armée russe - même si celle-ci s'en défend, prétendant que les troupes visibles sur le terrain sont des "milices d'autodéfense" -, la situation était calme samedi à la veille du scrutin.
Le dirigeant pro-russe Sergueï Aksionov, dont l'élection par le parlement criméen n'a pas été reconnue par Kiev, a déclaré que le référendum se déroulerait dans de bonnes conditions de sécurité dimanche.

"Je pense que nous disposons d'assez d'hommes: plus de 10.000 dans les forces d'autodéfense et plus de 5.000 dans les différentes unités du ministère de l'Intérieur et des services de sécurité de la république (autonome) de Crimée", a-t-il dit à la presse.

L'organisation Human Rights Watch a accusé les miliciens et les unités paramilitaires pro-russes d'avoir harcelé et attaqué ces derniers jours les journalistes et les militants politiques qui s'opposent au rattachement à Moscou. Sergueï Aksionov a rejeté ces accusations.

Si la situation était en apparence calme dans la capitale régionale, Simféropol, la tension est montée d'un cran samedi à la frontière orientale de la Crimée, où l'armée ukrainienne a dit avoir repoussé une tentative d'infiltration de soldats russes.

"Des unités des forces armées ukrainiennes (...) ont repoussé aujourd'hui une tentative des forces armées de la Fédération russe de pénétrer sur le territoire de la région de Kherson", lit-on dans un communiqué du ministère de la Défense, qui ajoute que des avions de chasse et des parachutistes ont été envoyés dans la région.

SANCTIONS À L'IMPACT "LIMITÉ"?

Les efforts diplomatiques visant à désamorcer la crise n'ont donné aucun résultat, à l'image des six heures d'entretien entre les chefs des diplomaties russe et américaine, Sergueï Lavrov et John Kerry, vendredi à Londres.

Face à la perspective des sanctions que les Etats-Unis et l'Union européenne devraient annoncer lundi, dont des gels d'avoirs financiers et des interdictions de déplacement, le ministre russe de l'Economie a estimé samedi que l'impact sur l'économie russe serait "limité".

"Nous devons nous préparer aux conséquences probables après le 17 mars", a déclaré Alexeï Oulioukaïev à la chaîne télévisée Russie 24, selon des propos rapportés par l'agence Interfax.
"Mais il me semble que l'impact économique des sanctions est limité. Je ne m'attends pas, pour parler franchement, à des décisions qui remettraient en cause nos échanges commerciaux et les grands projets d'investissement", a-t-il dit.

Insistant sur l'interdépendance des économies occidentales et russe, le porte-parole du président Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a de son côté dit espérer que les deux camps auront "assez de sagesse politique, de réalisme politique, pour éviter une confrontation plus sérieuse, idéologique ou autre, à cause de l'Ukraine".

A Paris, le président François Hollande a déclaré à la presse que des sanctions sur des accords militaires bilatéraux pourraient être décidées par Paris dans le cadre d'un troisième niveau de sanctions contre la Russie s'il n'y a pas de désescalade après ce qu'il a qualifié de "pseudo consultation" en Crimée.

Interrogé sur une éventuelle suspension d'un contrat d'environ 1,2 milliard d'euros signé avec la Russie pour deux porte-hélicoptères de type Mistral, le chef de l'Etat a déclaré: "Quant aux sanctions autres, notamment liées à la coopération militaire, c'est le troisième niveau de la sanction, nous en sommes au premier."

Courageux Hollande . . .

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6279
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Sam 15 Mar - 21:38

Matt a écrit:Un fait nouveau en plus, les russes ont "pris" un village hors de Crimée. il est "occupé" par 80 militaires et des hélicoptères.
L'Ukraine crie à "l'invasion" de l'Ukraine par les forces russes.

Demain, le référendum tant attendus de vlad.
Mais la question peut aussi être, aura-t'il lieu?
En tout cas, la situation est de plus en plus tendue, cela constitue un fait objectif sur lequel tout le monde semble s'accorder.
Mes pensées de ce soir sont pour la majorité des malheureux habitants, qui n'ont pas voulu et pas demandé de subir les effets d'une crise d'une telle ampleur et d'un tel stress pour eux et leurs enfants.
avatar
Thuramir

Messages : 2253
Date d'inscription : 11/07/2010
Localisation : Bruxelles

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Dim 16 Mar - 9:56

C'est toujours comme ça, les premiers concerné n'ont pas droit au chapitre . . .
En attendant:

L'Ukraine dénonce une « invasion militaire » de la Russie

A la veille du référendum organisé en Crimée, qui doit se prononcer sur son rattachement à la Russie, les nouvelles autorités ukrainiennes ont accusé la Russie d'avoir commencé une « invasion militaire » et ont menacé d'y répondre par « tous les moyens ».


Ces déclarations interviennent après l'arrivée de soldats et d'engins militaires dans la région de Kherson, située en Ukraine continentale, au nord de la frontière avec la Crimée. Environ 80 soldats ont déployé des hélicoptères et des véhicules blindés près de cette ligne de démarcation, dans la région de Kherson. Le ministère des affaires étrangères ukrainien affirme que l'armée russe a procédé à une opération héliportée sur un terminal gazier près du village de Strilkove, dans la région de Kherson. Selon Kiev, « 80 soldats » ont pris le contrôle du village « avec le soutien de quatre hélicoptères et de trois véhicules blindés de combat ».


La région de Kherson, en Ukraine.

EXASPÉRATION OCCIDENTALE

Washington a réagi immédiatement, l'ambassadrice américaine à l'ONU ayant évoqué « une escalade scandaleuse » en cas d'avancées avérées de soldats russes dans le sud de l'Ukraine, peu après le vote du Conseil de sécurité sur un projet de résolution américain condamnant le référendum en Crimée.

Ce n'est pas la première position occupée par des forces russes hors de Crimée et la position prise n'est pas militairement significative. Mais cette nouvelle incursion achève d'exaspérer les Ukrainiens et les observateurs alors que Moscou souffle le chaud et le froid, affirmant ne pas vouloir« envahir » l'Ukraine, tout en se disant prêt à « examiner » les nombreux « appels à l'aide » des russophones de l'Ukraine.

La suite sur lemonde.fr

Crimée : « le veto russe signifie que la force prime sur le droit »



Le texte, rédigé par les Américains et parrainé par 42 pays, n'a donc pu être adopté, mais les 14 autres partenaires de Moscou ont, chacun à leur manière, dénoncé ce qu'ils considèrent comme une « agression », et une « violation grave » des principes fondamentaux du texte fondateur de l'Organisation internationale.

« La Russie a opposé son veto à la Charte des Nations unies. C'est clair, le veto russe aujourd'hui signifie que la force prime le droit », a réagi, à l'issue du vote, l'ambassadeur de France auprès de l'ONU, Gérard Araud, estimant qu'il « était nécessaire pour l'avenir des Nations unies de montrer que la Russie est seule ».

lemonde.fr

Même l'allié de toujours fait des propositions:

La Chine fait des propositions pour une solutions politique à la crise ukrainienne

La Chine a présenté samedi une proposition en trois points pour rechercher une solution politique à la crise ukrainienne en cours, soulignant que la clé pour résoudre la crise était de régler les différences par le dialogue et les négociations.

"La Chine bénéficie d'une position objective et impartiale sur la question ukrainienne," a déclaré Liu Jieyi, le représentant permanent de la Chine aux Nations Unies, au Conseil de sécurité après que celui-ci eut échoué à adopter un projet de résolution sur l'Ukraine.

La Russie, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, a voté contre le projet de résolution présenté par les Etats-Unis et soutenu par les Occidentaux. La Chine, également membre permanent du Conseil de sécurité, s'est abstenue.

Liu a expliqué que la Chine continuerait d'offrir ses bons offices et de promouvoir le dialogue afin de jouer un rôle constructif pour dessiner une solution politique à la crise en Ukraine.

"Dans ce but, nous souhaiterions proposer trois recommandations," a-t-il indiqué : "Premièrement, établir le plus tôt possible un mécanisme de coordination international réunissant toutes les parties concernées afin d'explorer les moyens pour une solution politique de la crise ukrainienne."

Deuxièmement, a poursuivi Liu, toutes les parties devraient entretemps se retenir de toute action qui pourrait mener à l'escalade de la situation.

"Troisièmement, les institutions financières internationales devraient commencer à explorer les manières d'aider à maintenir la stabilité financière et économique en Ukraine," a-t-il ajouté.

L'ambassadeur chinois a expliqué que son pays n'avait cessé d'appeler à des efforts constructifs et aux bons offices de la communauté internationale pour une désescalade de la situation en Ukraine, et avait à cet égard remarqué de nouveaux développements et de nouvelles propositions.

"Le vote sur le projet de résolution par le Conseil de sécurité à ce stade ne conduirait qu'à une confrontation et compliquerait encore plus la situation, ce qui n'est pas conforme à l'intérêt commun à la fois du peuple ukrainien et de la communauté internationale," a assuré Liu.

"Basé sur ce qui vient d'être dit, nous ne pouvons que nous abstenir de voter ce projet de résolution," a-t-il conclu.

crionline

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6279
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Dim 16 Mar - 13:21

La comédie de référendum.
Sur Inter, on signale qu'il n'y a pas de bureau de vote dans les zones habitées par les Tatars.
Donc, pas de vote possible pour eux.
Par contre, les Russes (habitants en Russie) peuvent voter sur simple présentation de leur passeport.

Belle leçon de démocratie!!!  Twisted Evil

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6279
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Dim 16 Mar - 18:44

J'ai vu qu'en ce moment même, les ambassadeurs des 28 sont en réunion pour finaliser la liste des sanctions qui seront prises. (Qui a dit que l'UE ne bougeait pas?).

Ensuite, et il faut que l'UE avance très vite maintenant, parce qu'un général Ukrainien parlait sur "Kanal 5" et disait que sans sanctions d'ici mardi, ils passeraient à l'attaque.

Déjà des chasseurs et blindés Ukrainiens sont intervenu aujourd'hui et ont chassé des russes qui tentaient une (de plus) infiltration en Ukraine. Je sais que des réservistes "expérimenté" ont été envoyé vers la Crimée, de même que des engins blindés et autres. Les chasseurs sont à portée déjà . . .

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6279
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Dim 16 Mar - 19:27

Matt a écrit:J'ai vu qu'en ce moment même, les ambassadeurs des 28 sont en réunion pour finaliser la liste des sanctions qui seront prises. (Qui a dit que l'UE ne bougeait pas?).

Ensuite, et il faut que l'UE avance très vite maintenant, parce qu'un général Ukrainien parlait sur "Kanal 5" et disait que sans sanctions d'ici mardi, ils passeraient à l'attaque.

Déjà des chasseurs et blindés Ukrainiens sont intervenu aujourd'hui et ont chassé des russes qui tentaient une (de plus) infiltration en Ukraine. Je sais que des réservistes "expérimenté" ont été envoyé vers la Crimée, de même que des engins blindés et autres. Les chasseurs sont à portée déjà . . .
Voilà qui ne fera pas retomber la tension ! S'ils passent à l'attaque, ce sera la guerre ouverte entre l'Ukraine et la Russie.
C'est une étrange déclaration quand même, de la part du dit général. Le président par interim ukrainien, Tourtchinov, n'avait-il pas dit qu'il n'allait pas mener la guerre en Crimée ?
avatar
Thuramir

Messages : 2253
Date d'inscription : 11/07/2010
Localisation : Bruxelles

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Dim 16 Mar - 20:40

Tout comme Poutine disait ne pas envahir l'Ukraine . . .
Mais c'est vrai, il y a des extrémistes nazis en Crimée et il n'y a pas de soldats russes.
Juste de petits bons hommes verts venu de nulle part.

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6279
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Dim 16 Mar - 21:01

AFP le 16/03/2014 à 19:38

L'Est de l'Ukraine s'agite, porté par le séparatisme en Crimée

Encouragés par le référendum séparatiste en Crimée, les partisans de Moscou ont procédé dimanche à une démonstration de force dans les grandes villes industrielles de l'est de l'Ukraine, en passe de devenir de nouveaux "points chauds".

A Donetsk, ancien fief du président Viktor Ianoukovitch destitué fin février, des manifestants pro-russes ont pénétré dimanche dans les sièges du parquet et des services spéciaux (SBU), à l'issue d'une manifestation de 2.000 personnes en faveur du rattachement à la Russie.

Des manifestants qui réclament la libération de leur leader, le "gouverneur" auto-proclamé Pavlo Goubarev, ont pris d'assaut les deux bâtiments pratiquement sans rencontrer de résistance de la part des forces de l'ordre.

Peu après ils ont occupé les locaux de l'Union industrielle de Donbass, la holding dirigée par l'oligarque Serguiï Tarouta récemment nommé gouverneur de la région de Donetsk par les nouvelles autorités de Kiev.

Le jour où la Crimée votait pour son rattachement à la Russie, quelque 6.000 manifestants pro-russes ont organisé plus au nord, à Kharkiv, et ce malgré l'interdiction de la justice, un meeting-référendum pour plus d'autonomie et pour la "souveraineté" de la langue russe.

Les organisateurs du rassemblement dans cette ville industrielle, ancienne capitale de l'Ukraine, ont distribué des "bulletins" en faveur de la "fédéralisation économique" et "la souveraineté linguistique" qu'il fallait remplir et glisser dans un sac en plastique.

Au début de la manifestation, un huissier de justice s'est présenté devant les manifestants pour leur signifier l'interdiction de se rassembler. Hué par la foule il a dû se réfugier dans une voiture de police que les manifestants ont brièvement bloquée avant de la laisser partir.

Scandant "Russie !", Référendum", "Crimée, nous sommes avec toi", ils ont déployé un drapeau russe long de 100 mètres sur la place centrale devant l'administration régionale protégée par des cordons de policiers portant des casques et protégés de boucliers.

"Que les gens en Crimée choisissent ce qu'ils veulent. C'est bien qu'il y ait un référendum si les gens le veulent", estime Evguen, employé des services municipaux qui participe au rassemblement pro-russe.

Des milliers de militants pro-russes ont ensuite marché vers les bureaux d'organisations nationalistes où ils ont brûlé drapeaux, livres et tracts devant l'entrée. Ils ont également tagué la façade de l'immeuble de "Kharkiv-Russie"

Natalia, femme d'affaires, trouve normal que des habitants aient le droit de se prononcer sur le statut de leur région. En revanche, elle critique le référendum organisé en Crimée occupée par les troupes russes.

"De quel référendum parle-t-on avec un pistolet russe sur la tempe ?", s'interroge-t-elle.

Les partisans de Kiev ont de leur côté décidé d'annuler leur manifestation afin d'éviter des provocations après que deux personnes, un militant pro-russe et un passant, ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi à Kharkiv lors d'une fusillade impliquant nationalistes radicaux et militants pro-russes.

Pour sa part, le gouvernement ukrainien a accusé des "provocateurs" russes d'être à l'origine des rassemblements dans l'est de l'Ukraine. Le ministre de l'Intérieur Arsen Avakov a dénoncé "des provocateurs en tournée" venus de la Russie qui manifestent à Donetsk et Kharkiv après qu'"on les a vus à Odessa et Mykolaïev", dans le sud de l'Ukraine et qui, selon lui, avaient pris part dans des manifestations pro-russes dans les pays baltes en 2009.

Dans ce contexte tendu, la chancelière allemande Angela Merkel a souhaité lors d'une conversation téléphonique avec Vladimir Poutine l'envoi de plus d'observateurs de l'OSCE "sur les nouveaux points chauds dans l'est" de l'Ukraine.

A l'autre bout du pays, à Lviv, bastion nationaliste, les personnes interrogées par l'AFP dénoncent la tenue du référendum "illégitime", mais craignent qu'il ne serve de base pour le président russe Vladimir Poutine pour légitimer l'occupation de l'Ukraine.

"C'est la Russie qui organise ce référendum en Crimée. Je suis contre le référendum et contre la scission de l'Ukraine", a dit Zenoviï Dmitriv, 62 ans.

"Ce référendum est illégitime et ses résultats sont écrits d'avance au Kremlin pour légitimer l'occupation de la péninsule. Ni l'Ukraine, ni la communauté internationale ne vont le reconnaître", souligne Stepan Saïk, un entrepreneur de 48 ans.
avatar
Caduce62

Messages : 3666
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Lun 17 Mar - 13:05

AFP 17/03/2014 à 11:35

Crimée: le Parlement vote le rattachement de la péninsule à la Russie

Le Parlement de Crimée a voté lundi matin le rattachement de la péninsule à la Russie et la nationalisation des biens de l'Etat ukrainien dans la région sécessionniste.

Cette décision implique aussi la dissolution des unités de l'armée ukrainienne stationnées en Crimée, selon le président du Parlement.

Le dirigeant sécessionniste de Crimée Serguiï Axionov a annoncé lundi dans un tweet son départ pour Moscou: "Nous nous envolons pour Moscou".

Au lendemain du référendum qui a plébiscité à 97% des votants la séparation avec l'Ukraine et la demande de rattachement à la Fédération de Russie, les parlementaires se sont prononcés à l'unanimité des présents (85 voix sur 85).

"La république de Crimée demande aux Nations unies et à tous les pays du monde de la reconnaître comme un Etat indépendant", stipule le texte adopté par le Parlement à Simféropol. "Et elle demande à la Fédération de Russie de l'accepter comme l'un de ses membres".

Le document précise que les lois ukrainiennes ne s'appliquent plus en Crimée et que les autorités de Kiev n'y exercent plus aucune autorité.

"Il n'y a plus d'activités des institutions ukrainiennes sur le territoire de la Crimée", ajoute le texte. "Leurs pouvoirs, leurs avoirs et leurs budgets sont transférés aux organes d'Etat de la République de Crimée. Tous les établissements, entreprises et organisations ukrainiennes ou à participation ukrainienne sont transférés à la Crimée". Si c'est pas du vol !  Evil or Very Mad 

Le dirigeant séparatiste Serguiï Axionov a par ailleurs précisé que la péninsule passerait le 30 mars à l'heure de Moscou  affraid , GMT +4, soit deux heures plus tôt que l'heure de Kiev actuellement en vigueur en Crimée.

Il avait auparavant estimé que la transition de toutes les institutions de Crimée vers la Russie prendrait au moins un an. Il avait également assuré que le rouble  clown allait entrer en circulation dans le courant de la semaine et que la monnaie locale allait conserver cours légal pendant au moins six mois.

Une délégation du Parlement de Crimée doit partir lundi pour Moscou, où la Douma (chambre basse du Parlement russe) doit voter vendredi en faveur de l'inclusion de la Crimée à la Fédération de Russie.

La nationalisation de tous les biens détenus en Crimée par l'Etat ukrainien pourrait concerner également les bases militaires encerclées depuis la fin février par des civils pro-russes et des milliers de soldats envoyés par Moscou.

S'adressant à la presse à l'issue de la session, le président du Parlement, Volodymyr Konstantinov, a précisé que l'assemblée avait voté la dissolution de toutes les unités militaires ukrainiennes en Crimée.

"Les unités vont être dissoutes", a-t-il dit. "Ceux (les militaires) qui veulent vivre ici le pourront. Nous examinerons la question de ceux qui veulent prêter serment" aux nouvelles autorités sécessionnistes.

Les autorités séparatistes de Simféropol ont à plusieurs reprises indiqué que les soldats voulant rester fidèles à Kiev seraient obligés de quitter la péninsule. Ceux originaires de Crimée et acceptant de prêter serment au nouveau pouvoir pourront rester puis être incorporés dans l'armée russe.

Selon M. Axionov, qui l'a affirmé dans un tweet, 500 soldats ukrainiens auraient déjà quitté leurs bases dans la ville portuaire de Sébastopol.
avatar
Caduce62

Messages : 3666
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Lun 17 Mar - 13:09

AFP 17/03/2014 à 12:34

Ukraine: peu d'options pour Kiev après le référendum en Crimée

Le plébiscite des habitants de Crimée en faveur d'un rattachement à la Russie laisse au nouveau gouvernement ukrainien peu de marge de manoeuvre pour récupérer la région séparatiste mais devrait permettre à Kiev de consolider ses liens avec l'Occident.

Le plébiscite du rattachement de la Crimée à la Russie au référendum ne fait que conforter les séparatistes pro-Russes, qui contrôlent la majeure partie des infrastructures de la région, des bâtiments officiels au siège de la télévision, en passant par la poste.

Face à eux, l'Ukraine et ses alliés occidentaux n'ont que peu d'options pour empêcher le président russe Vladimir Poutine de placer la Crimée sous son contrôle, ce qu'ils jugent illégal.

Après avoir hésité quant à la position à adopter face aux démonstrations de force du Kremlin, l'Occident semble avoir aujourd'hui adopté une stratégie plus déterminée, avec l'annonce probable de sanctions lundi par l'Union européenne et les États-Unis contre les plus proches alliés de Vladimir Poutine.

Au-delà de ces sanctions, la place et l'image de la Russie sur la scène internationale risquent aussi d'en pâtir sévèrement: sa place au sein du G8 est en jeu, et plusieurs sénateurs américains sont bien déterminés à la priver de son droit d'accueillir la Coupe du monde de football en 2018.

En guise de réplique, Moscou a lancé une campagne de propagande médiatique présentant la Russie seule contre les Occidentaux, ce qui a valu à Vladimir Poutine d'atteindre son plus haut taux de popularité depuis deux ans  jocolor 

Bouter les soldats russes hors de Crimée n'est pas une option pour l'Ukraine, qui jouerait dans ce combat le rôle de David face à Goliath. Son armée régulière de 130.000 soldats - pour la moitié d'entre eux, des conscrits avec un matériel vieillissant - ne ferait pas le poids face aux 845.000 soldats russes, qui peuvent aussi compter sur la puissance nucléaire de la Russie.

Et les appels de certains faucons américains, tels le sénateur John McCain, à fournir à l'Ukraine une aide militaire, ne devraient pas être écoutés par les dirigeants occidentaux, qui doivent composer avec une opinion publique de plus en plus opposée aux interventions extérieures.

Toutefois, en refusant de retirer ses troupes de Crimée, l'Ukraine peut rendre les choses moins faciles pour la Russie. "S'ils commencent à utiliser des armes contre nous, nous utiliserons des armes contre eux", a prévenu le Premier vice-ministre ukrainien Vitali Iarema.

La Crimée a une importance stratégique pour la Russie car elle lui offre un accès maritime en mer Noire et à la mer Méditerranée toute proche. Mais la péninsule est aussi une région à l'économie dévastée qui s'appuie sur le reste de l'Ukraine pour ses ressources en gaz, en électricité et en eau.

Certains nationalistes à Kiev ont suggéré de couper l'accès de la Crimée à ces ressources vitales pour contrecarrer les ambitions de la Russie. "L'accès de la Crimée au gaz, à l'électricité et à une alimentation de base est en danger - et la Russie ne sera pas capable de compenser", a souligné l'analyste Volodymyr Fessenko, de l'institut Penta.

Toutefois, si Kiev adopte cette stratégie, Moscou n'hésitera probablement pas à augmenter fortement ses tarifs concernant l'importation de produits industriels ukrainiens et ses prix au consommateur pour le gaz naturel russe.
avatar
Caduce62

Messages : 3666
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Lun 17 Mar - 15:26

AFP 17/03/2014 à 07:52

La Bourse de Moscou rebondit au lendemain du référendum en Crimée

Vers 06H30 GMT, au début des échanges, l'indice Micex (libellé en roubles) prenait 1,05% et l'indice RTS (en dollars) 1,15%.
Ils avaient chuté à des niveaux inédits depuis la crise de 2009 en raison des risques de sanctions économiques contre Moscou lors des jours précédant le vote.

Sur le marché des changes, le rouble, qui a plongé d'environ 12% depuis le début de l'année face à l'euro, restait sans grand changement. Il se renforçait légèrement face à la monnaie européenne, à 50,91 roubles pour un euro. Face au billet vert, il reculait à 36,63 roubles pour un dollar.

L'économie russe se situait déjà en phase de ralentissement avant l'escalade de la crise politique ukrainienne en la pire confrontation diplomatique entre Moscou et les pays occidentaux depuis la fin de la Guerre froide.
Avec le risque de sanctions et de fuite de capitaux étrangers, les économistes craignent désormais un choc difficile à supporter pour l'économie russe.

"Une récession sera difficile à éviter", ont résumé lundi les économistes de la banque publique VTB Capital, prévoyant une contraction de l'économie aux deuxième et troisième trimestres et une croissance nulle du produit intérieur brut (PIB) sur l'année.
"De nombreux signes montrent que l'économie est frappée par un choc lié à l'incertitude ambiante. (...) Les entreprises retardent leurs investissements et les embauches, tandis que les ménages retardent les dépenses non indispensables", ont-ils expliqué.

La semaine dernière, l'ex-ministre russe des Finances Alexeï Koudrine, très respecté des milieux d'affaires internationaux, a averti que l'économie russe pâtissait déjà des conséquences des tensions autour de l'Ukraine, avant même que des sanctions aient été imposées à la Russie.
"Les crédits contractés par nos entreprises à l'étranger s'élèvent à 700 milliards de dollars actuellement. Aujourd'hui, cela commence à se réduire du fait que de nombreuses lignes de crédit seront supprimées, certains projets communs vont être stoppés, et cela a même déjà commencé", a-t-il expliqué.
avatar
Caduce62

Messages : 3666
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Lun 17 Mar - 18:40

Caduce62 a écrit:AFP 17/03/2014 à 11:35

Crimée: le Parlement vote le rattachement de la péninsule à la Russie


"Il n'y a plus d'activités des institutions ukrainiennes sur le territoire de la Crimée", ajoute le texte. "Leurs pouvoirs, leurs avoirs et leurs budgets sont transférés aux organes d'Etat de la République de Crimée. Tous les établissements, entreprises et organisations ukrainiennes ou à participation ukrainienne sont transférés à la Crimée". Si c'est pas du vol !  Evil or Very Mad 
Cela constitue déjà une violation de l'article 1 du Protocole n° 1 additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme. La Russie étant l'Etat qui contrôle de facto la situation en Crimée, elle sera responsable et redevable de toute condamnation de ce chef par la Cour européenne des droits de l'homme (jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l'homme, qui a été initiée avec l'occupation turque de Chypre et la responsabilité de la Turquie).
avatar
Thuramir

Messages : 2253
Date d'inscription : 11/07/2010
Localisation : Bruxelles

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Lun 17 Mar - 18:43

Caduce62 a écrit:AFP 17/03/2014 à 12:34

Ukraine: peu d'options pour Kiev après le référendum en Crimée

Toutefois, en refusant de retirer ses troupes de Crimée, l'Ukraine peut rendre les choses moins faciles pour la Russie. "S'ils commencent à utiliser des armes contre nous, nous utiliserons des armes contre eux", a prévenu le Premier vice-ministre ukrainien Vitali Iarema.

La Crimée a une importance stratégique pour la Russie car elle lui offre un accès maritime en mer Noire et à la mer Méditerranée toute proche. Mais la péninsule est aussi une région à l'économie dévastée qui s'appuie sur le reste de l'Ukraine pour ses ressources en gaz, en électricité et en eau.

Certains nationalistes à Kiev ont suggéré de couper l'accès de la Crimée à ces ressources vitales pour contrecarrer les ambitions de la Russie. "L'accès de la Crimée au gaz, à l'électricité et à une alimentation de base est en danger - et la Russie ne sera pas capable de compenser", a souligné l'analyste Volodymyr Fessenko, de l'institut Penta.

Toutefois, si Kiev adopte cette stratégie, Moscou n'hésitera probablement pas à augmenter fortement ses tarifs concernant l'importation de produits industriels ukrainiens et ses prix au consommateur pour le gaz naturel russe.
Cela, je l'avais déjà écrit précédemment : les sanctions réciproques font beaucoup de tort aux deux parties et pas seulement à une des parties. C'est un peu comme scier la branche sur laquelle on est assis à deux...
avatar
Thuramir

Messages : 2253
Date d'inscription : 11/07/2010
Localisation : Bruxelles

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Lun 17 Mar - 19:28

Nickel : crise en Crimée, embellie en Nouvelle-Calédonie ?
Alain Jeannin Publié le 14/03/2014 | 15:27, mis à jour le 14/03/2014

La crise ukrainienne et ses conséquences. La bourse russe est en forte baisse, près de 20% en un mois. A la bourse des métaux de Londres, le « métal du diable », le nickel est en hausse de plus de 9% sur la même période.
Pour de nombreux analystes, la crise russo-ukrainienne serait responsable de la reprise des cours du métal au LME, la bourse des matières premières de Londres. Quoi qu’il en soit, la hausse du nickel est une bouffée d’oxygène pour les producteurs calédoniens.

Montagnes russes
La baisse de l’indice boursier russe reflète le départ de nombreux investisseurs internationaux vers la bourse de Londres. En outre, au vu des tensions autour du référendum en Crimée, les grands producteurs russes d’acier inoxydable et de nickel métal rencontreraient depuis dix jours des difficultés croissantes à exporter vers l’Ouest.
Les tensions, les incertitudes, les menaces de sanctions ont grippé l’offre et la demande en nickel russe. Et cette production représente 11% de la production mondiale de nickel.
En cas d’embargo ou de sanctions, les importateurs occidentaux de métaux pourraient renoncer à leurs achats russes pour se tourner vers d’autres producteurs.
C’est le constat que fait le producteur australien BHP Billiton. Les cours du nickel ont grimpé de 7,5% cette semaine ce qui constitue une excellente nouvelle pour le quatrième producteur mondial de nickel mais aussi pour la SLN à Nouméa.

Des sanctions ?
Si des sanctions se mettaient en place elles viseraient certains métaux non stratégiques comme le nickel. D’ores et déjà, anticipant un contexte international très tendu autour de l’Ukraine, certains grands opérateurs des marchés, comme les fonds d’investissements, auraient quitté leurs positions en Russie. Ils auraient renoncé à acheter des contrats à termes en matières premières exportées et notamment le nickel de NORILSK et l’acier inoxydable ukrainien. Ce dernier est produit par l’usine de Pobugsky. Pour la petite histoire, ce site industriel a par le passé importé du minerai à haute teneur en provenance de Nouvelle-Calédonie.

Un marché global et interactif
La situation internationale en mer noire profite donc au marché londonien du nickel. Il y a moins d’exportation en provenance de Russie et donc moins de nickel dans les entrepôts du LME ou du SME à Shanghai pour l’Asie. Une éclaircie qui est donc liée aux tensions en Crimée entre la Russie et l’Ouest mais aussi comme le souligne Stephen BRIGGS expert de BNP-Paribas « à l’embargo indonésien sur les exportations de minerais de nickel».
La hausse des cours du nickel est malgré tout fragile car elle repose sur des fondamentaux politiques plutôt que sur des réalités économiques. En attendant, la reprise soulage les producteurs calédoniens dont ERAMET. En dix jours, les pertes de l’usine de nickel SLN de Nouméa ont très sensiblement diminué.  A Londres comme à Shanghai, le nickel clôture la semaine sur une nouvelle progression à 15 720 dollars la tonne.
avatar
Caduce62

Messages : 3666
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Caduce62 le Lun 17 Mar - 19:51

La France ne doit pas livrer de navires de guerre à la Russie

Par Vincent Jauvert

En 2011, Moscou a acheté deux "Mistral" à la France pour 1,2 milliard d'euros.

Une frégate "Mistral" à la sortie d'un chantier naval, en 2013 (PATRICE COPPEE / AFP)

Ils sont la fierté des chantiers navals français, la DCNS. On les appelle des "Mistral". Ce sont des navires de guerre dernier cri, plus précisément des bâtiments de projection et de commandement - des porte-hélicoptères capables de transporter et de débarquer jusqu’à 450 soldats. En 2011, la Russie en a commandés deux à la DCNS pour 1,2 milliards d’euros. Jamais un tel contrat n’avait été passé entre un pays de l’Otan et la Russie. Le premier exemplaire du BPC, le "Vladivostok", a été mis à l’eau en octobre dernier et doit être livré à la Russie cette année. Le futur équipage du navire a déjà suivi une formation sur un "Mistral" équivalent. Le second doit être construit cette année et livré l’an prochain. Ironie de l’histoire, les Russes l’ont déjà baptisé : il s’appellera le "Sebastopol", du nom de leur base en Crimée…

Par la voix de Laurent Fabius sur Europe 1 dimanche 2 mars, le gouvernement français a "condamné" l’intervention militaire russe en Ukraine et annoncé que la France ne participerait pas aux travaux préparatoires du G8 prévu à Sotchi en juin prochain. Est-ce suffisant ? La France ne devrait-elle pas renoncer à ce contrat militaire ou, au moins, le suspendre ? Ce serait cohérent. Pourtant il n’en est pas question. Les chantiers navals sont situés à Saint-Nazaire, fief du Premier ministre Ayrault. L’un explique-t-il l’autre ?

Vincent Jauvert - Le Nouvel Observateur
avatar
Caduce62

Messages : 3666
Date d'inscription : 05/01/2010
Age : 54
Localisation : chez les Ch'tis

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Thuramir le Lun 17 Mar - 21:27

Caduce62 a écrit:La France ne doit pas livrer de navires de guerre à la Russie

Par Vincent Jauvert

En 2011, Moscou a acheté deux "Mistral" à la France pour 1,2 milliard d'euros.
La question est : les navires sont-ils payés ? Dans le cas contraire, la France conserverait les bateaux et... l'ardoise financière dépensée (ou une partie) pour leur construction.

En outre, un reportage au journal télévisé de France 2 ce lundi 17 mars montrait les ouvriers des chantiers navals plus que réticents à de telles mesures, puisque la Russie a commandé d'autres navires du même type à la France, et leur construction doit être entamée après la livraison des deux premiers. La non livraison des deux premiers entraînerait donc une pénurie de travail pour les chantiers navals dans les prochaines années.

De nos jours et dans une économie multilatérale, comme on le voit, les choses ne sont plus si simples qu'il y paraît.
avatar
Thuramir

Messages : 2253
Date d'inscription : 11/07/2010
Localisation : Bruxelles

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Matt le Mar 18 Mar - 9:34

Il semblerait qu'ils soient payé à l'avance , voir les commentaires en page 2 de cet article:
lepoint.fr

"En matière d'armement, on paye d'avance. Le bateau qui est en train de faire des essais est déjà financé, de même que tous les travaux préparatoires sur le second.
N'imaginez surtout pas que l'acheteur attend la livraison pour débloquer un quelconque compte séquestre.
Et puis, il est possible que vous fassiez confiance à Poutine, mais on ne trouve pas des chantiers navals capables de construire ces machins à tous les coins de rue."


Ceci dit, le Japon s'y met aussi dans els sanctions:

Le Japon va également sanctionner la Russie

Le Japon a indiqué mardi qu'il allait sanctionner la Russie dans la foulée des mesures prises par l'Occident après que le président russe a choisi de reconnaître la séparation de la Crimée, région ukrainienne qui a voté son rattachement à la Russie.

"Il est déplorable que la Russie reconnaisse l'indépendance de la Crimée, un mouvement qui viole la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Le Japon va suspendre les négociations sur l'assouplissement des mesures d'octroi de visas, et ne débutera pas les discussions prévues sur les nouveaux investissements et sur un accord spatial pour y prévenir les activités militaires risquées", a expliqué le ministère des Affaires étrangère.

Tokyo "pense bien sûr aussi" à d'autres sanctions, sans autres précisions.

Le Japon, qui ne souhaite pas non plus altérer les relations tissées avec la Russie par le Premier ministre de droite Shinzo Abe, entend aussi presser les dirigeants russes de "comprendre la position des pays du G7", dont le Japon fait partie, a précisé le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga.

7sur7.be


De son c$oté, la Russie admet que son économie n'est pas au mieux:

Moscou admet que son économie est en crise pour la première fois



Le gouvernement russe a pour la première fois reconnu que l'économie russe présentait des signes de crise. De nombreux économistes prédisent une entrée prochaine du pays en récession.

"La situation économique montre clairement des signes de crise". L'analyse est signée Sergueï Beliakov, ministre russe adjoint de l'Economie. C'est la première fois que le gouvernement russe admet que son économie était en crise.

Auparavant Moscou se bornait à affirmer qu'une croissance même ralentie pourrait absorber le choc de sanctions consécutives au référendum en Crimée.

Milliards de dollars évaporés

En Russie, les marchés, qui ont vu ces dernières semaines s'évaporer des milliards de dollars, attendent de connaître l'ampleur exacte des sanctions occidentales après le référendum de dimanche plébiscitant le retour de la Crimée dans le giron russe.

Les ministres européens des Affaires étrangères réunis à Bruxelles se sont entendus lundi sur la deuxième phase de la "riposte graduée" aux actions russes en Ukraine en sanctionnant une vingtaine de personnalités impliquées dans le rattachement de la Crimée à la Russie.

L'administration américaine a imposé pour sa part un gel des avoirs et une interdiction de voyage à 11 responsables ukrainiens et russes impliqués dans la crise en Crimée, dont deux sont des proches collaborateurs de Vladimir Poutine.

Acteurs de l'économie nerveux

Les Etats-Unis se tiennent prêt a imposer de nouvelles sanctions contre la Russie mais la diplomatie peut encore permettre de résoudre la crise, a dit lundi Barack Obama lors d'une brève déclaration.
En attendant d'en savoir plus, les acteurs de l'économie russe sont nerveux. Des économistes prédisent une entrée de la Russie en récession et ils sont nombreux à avoir révisé à la baisse leurs prévisions de croissance à la suite de la pire confrontation entre la Russie et l'Occident depuis la chute du Mur de Berlin.

Vladimir Kolitchev et Daria Isakova, économistes chez VTB Capital, ont publié une note lundi indiquant :
Nous révisons notre prévision de croissance annuelle à 0,0% et voyons des risques de récession si l'incertitude demeure élevée de manière prolongée et/ou si des sanctions sévères sont imposées.
Les plus récentes prévisions du ministère de l'Economie, publiées avant l'escalade de la crise en Ukraine, anticipaient une croissance autour de 2% cette année.

Soutenir le rouble

Depuis que Vladimir Poutine a déclaré le 3 mars que la Russie avait le droit d'intervenir en Ukraine pour protéger les populations russophones, les économistes n'ont cessé de l'avertir que Moscou risquait de payer une telle politique au prix fort.

L'indice MICEX de la Bourse de Moscou a déjà effacé plus de 47 milliards d'euros en capitalisation et la Banque de Russie a dû puiser plus de 11 milliards d'euros dans ses réserves pour soutenir le rouble. La semaine dernière, le MICEX a perdu 76% et l'indice RTS, libellé en dollars, a chuté de plus de 8%.

Ces indices se sont toutefois nettement redressés lundi, le MICEX s'adjugeant 3,74% et le RTS gagnant 4,91%, certains investisseurs voulant croire que les sanctions occidentales n'auront qu'un impact limité.

La fuite des capitaux s'est elle intensifiée et pourrait s'accélérer, selon l'ancien ministre des Finances Alexei Koudrine et plusieurs économistes, à 36 milliards d'euros pour le seul premier trimestre 2014, contre 45 milliards d'euros pour l'ensemble de l'année 2013.

latribune.fr

Pendant ce temps en Ukraine:

Ukraine : Des milliers de volontaires rejoignent la garde nationale

L’Ukraine commence à entraîner ses réservistes à trois jours de la fin officielle de la trêve conclue entre Moscou et Kiev. Ici à Novi Petrivtsi, près de la capitale, ces civils se sont portés volontaires pour constituer un premier contingent de 20 000 hommes, membres d’une garde nationale prête à en découdre avec les forces russes.

“Dans les prochains jours, l’Ukraine aura une unité de combat fin prête. Une unité qui ne veut pas se battre mais qui a la ferme intention de protéger les frontières de ce pays”, précise le ministre ukrainien de l’Intérieur, Arsen Avakov.

Qu’ils soient étudiants, au chômage, ou encore d’anciens gardes du corps, tous veulent défendre leurs couleurs. Une fois entraînés, les réservistes viendront appuyer les soldats ukrainiens déjà déployés près de Strilkove, à la frontière avec la Crimée.

Le Parlement a donné son feu vert à la création d’une garde nationale d’un total de 40 000 hommes.

Copyright © 2014 euronews

euronews

______________________________________________
Відвідайте Україну.
"Driven to perfection" (A. Senna)
avatar
Matt
Admin

Messages : 6279
Date d'inscription : 01/01/2010
Age : 56
Localisation : Bruxelles, Belgique

http://forum-ukrainien.forumactif.org/

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'invasion Russe en Ukraine

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 6 sur 40 Précédent  1 ... 5, 6, 7 ... 23 ... 40  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum