Crash d'un 777 proche Donetsk

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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Александр le Mar 6 Juin - 9:17

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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Александр le Mer 5 Juil - 12:21

Les suspects qui auraient abattu le vol MH17 de la Malaysian Airlines au-dessus de l’Ukraine en 2014 seront jugés aux Pays-Bas

Les suspects qui auraient abattu le vol MH17 de la Malaysian Airlines au-dessus de l’Ukraine en 2014 seront jugés aux Pays-Bas, par une cour néerlandaise, en conformité avec le droit néerlandais. 

Leurs noms ne sont pas encore connus, mais c’est ce qu’a indiqué le ministère des Affaires étrangères ce mercredi matin. 

Cette décision est la conséquence de l’opposition de la Russie à toute tentative de mise sur pied d’un tribunal international depuis 2015.

La catastrophe aérienne a tué 298 personnes, dont 196 néerlandais. Les autres victimes sont originaires de 16 pays.

En octobre 2015, le bureau d’enquête néerlandais avait conclu que l’appareil de la Malaysian Airlines avait été abattu par un missile BUK de fabrication russe. En septembre dernier, les enquêteurs ont conclu que le missile sol-air avait été tiré depuis un territoire tenu par les rebelles séparatistes pro-russes.

Les autorités néerlandaises ont fait savoir que l’enquête se poursuivait.
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Caduce62 le Mer 5 Juil - 12:55

On May 10, 2017, police in Moscow detained Vasily Geranin, a colonel in the #GRU (a Russian military intelligence service), member of the Council of Commanders of the Union of Donbas Volunteers, who is considered an accomplice and key witness to the downing of flight #MH17. The characteristic signs of Geranin’s arrest indicate that the #FSB conducted a special operation to isolate the witness of this horrible terrorist act. https://informnapalm.org/…/witness-in-the-mh17-case-colone…/

Le 10 mai 2017, la police de Moscou a arrêté vassili geranin, un colonel au #gru (un service de renseignement militaire russe), membre du conseil des commandants de l'union des volontaires Donbass, qui est considéré comme complice et Témoin clé de la chute du vol #mh17. Les signes caractéristiques de l'arrestation de geranin indiquent que le #fsb a mené une opération spéciale pour isoler le témoin de cet horrible acte terroriste. https://informnapalm.org/en/witness-in-the-mh17-case-colonel-geranin-of-the-russian-gru-arrested/

https://informnapalm.org/en/witness-in-the-mh17-case-colonel-geranin-of-the-russian-gru-arrested/

On May 10, 2017, police in Moscow detained Vasily Geranin, a colonel in the GRU (a Russian military intelligence service), member of the Council of Commanders of the Union of Donbas Volunteers, who is considered an accomplice and key witness to the downing of flight MH17. The characteristic signs of Geranin’s arrest indicate that the FSB conducted a special operation to isolate the witness of this horrible terrorist act.

Geranin was born on July 14, 1967. Place of residency: Moscow Oblast, Odintsovo District, town of Kubinka, 11 Armeyskaya Street, Apt. #3. He has three Russian passports:  4604928328, 646550761, and 4612797811; driver license number: 50ЕХ025774.

A brief note about the detention of Vasily Geranin who was called a “military expert” and the “Colonel, who was reported to on the downed Boeing MH17 flight,” appeared on MK.ru, but was quickly removed from the site. However, regional news outlets reprinted the news (archive 1, archive 2). The news did not resonate with the Russian media and was largely ignored.

It was reported that Geranin was detained because he was allegedly transporting a fragmentation munition for a 40 mm GP-25 grenade launcher in his car. After Geranin’s arrest, his apartment was searched and in addition several firearms were found. The arrest and search were conducted by traffic and city police, but it has the appearance of a planned and staged FSB operation. At the moment, Geranin is detained in jail and under investigation. It’s known that he was fired from the GRU, with the time of his firing being backdated.

After Geranin’s arrest, on May 14, 2017, the Russian terrorist Igor Girkin posted the following on his page in VK: “According to the information received, a number of employees of the Union of Donbas Volunteers were searched. Including Maria Koleda (I will not name the rest). There is a lot of other scandalous information which I have no desire to spread.” (archive).

It is also known that in early March 2014, Colonel Geranin arrived to Crimea and took an active part in the annexation of the Ukrainian peninsula by Russia. It is also interesting that, according to the Security Service of Ukraine (SBU), Geranin personally supervised the terrorist Igor Bezler (Bes) when he was in the Donbas. On July 20, 2014, the SBU published an interception of the report of Igor Bezler to Vasily Geranin about the downed MH17 flight. Thus, he is one of the key witnesses in the case of this horrific Russian terrorist act. The Myrotvorets Center has some information about Geranin, but there is no reliable photo, due to confusion in the media because of a group photo in which Musa Khamzatov was mistaken for Vasily Geranin. Thanks to Igor Girkin, we obtained a photo in which Vasily Geranin himself is standing next to Igor Girkin. Unfortunately, the photo was taken in 2003 when Geranin was 36 years old (now he is almost 50 years old).

Let us remind you that on February 7, 2017, InformNapalm published detailed information about Russian Major General Sergey Dubinsky, call sign “Khmury”, another key suspect in the MH17 case. In early July, Dutch journalists from the television program Nieuwsuur visited Dubinsky at the address: Rostov Oblast, Aksay District, Bolshoi Log village, 4C Molodezhnaya Street (house coordinates are: 47 ° 18’15.8 “N 39 ° 54’49.7” E). This address was provided in the InformNapalm investigation and was confirmed by the Dutch journalists. Dubinsky refused to communicate with the journalists. The actions of the Russian special services to isolate and get rid of the witnesses in the downing of flight MH17 indicate that Russia is trying its best to obstruct the investigative process. This requires additional sanctions against Russian state institutions.
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Krispoluk le Mer 5 Juil - 13:28

Encore un qui va mourir subitement d'une "crise cardiaque" en prison...

Plus de témoin gênant, plus d'auteur de crime ! Comme disait Staline : "plus d'homme, plus de problème !" Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Caduce62 le Mer 12 Juil - 11:02

AFP, publié le mercredi 12 juillet 2017 à 10h42
Le président russe Vladimir Poutine doit prendre ses responsabilités vis-à-vis des victimes du vol MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine, a estimé mercredi un avocat des familles, près de trois ans après la tragédie.

Les 298 passagers et membres d'équipage avaient tous péri lorsque le Boeing 777 qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur avait été abattu par un missile le 17 juillet 2014 dans l'est de l'Ukraine en guerre.

L'équipe d'investigation conjointe (JIT) a conclu que l'appareil avait été touché par un missile de type BUK acheminé depuis la Russie et tiré depuis une zone de combat contrôlée par les rebelles pro-russes, mais le gouvernement russe a toujours nié être impliqué.

"Mes clients ont attendu trois ans, M. Poutine. Il n'y a toujours pas de responsable", a déploré dans le quotidien Sydney Morning Herald l'avocat américain Jerome Skinner, qui représente des familles de victimes originaires d'Australie, de Malaisie, de Nouvelle-Zélande et des Pays-Bas.
"Ne pensez-vous pas qu'une telle tragédie mérite une explication? Vous êtes le seul qui puissiez y remédier."
"Je saisirai la Cour européenne des droits de l'Homme et toute autre juridiction disponible pour que le Kremlin rende des comptes. Rencontrez-moi et faites amende honorable auprès des victimes de la tragédie", a-t-il poursuivi.

Les enquêteurs ont identifié une centaine de personnes "ayant joué un rôle actif dans le drame", mais aucun suspect n'a encore été arrêté. Evil or Very Mad

Pour autant, la Belgique, l'Australie, la Malaisie, les Pays-Bas et l'Ukraine, qui participent à la JIT, ont décidé qu'ils seraient jugés par la justice néerlandaise, a annoncé mercredi le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bert Koenders.

Dans la foulée de cette annonce, le président ukrainien Petro Porochenko avait assuré que Kiev apporterait "sa contribution" et aiderait "les Pays-Bas autant que possible pour faire en sorte que les responsables (du drame) soient punis rapidement".
Sur sa page Facebook, M. Porochenko avait de nouveau accusé la Russie de bloquer la création d'un tribunal international soutenu par l'ONU.

Les enquêteurs se sont gardés de désigner un coupable et n'ont jamais directement accusé Moscou d'avoir fourni le missile BUK et son système de transport.Evil or Very Mad
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Александр le Mer 12 Juil - 12:02

Il est probable que l'AFP se soit inspiré de cet article qui a été publié quelques minutes plus tôt:

Crash du Vol MH17: Poutine doit prendre ses responsabilités vis à vis des victimes
Un menteur comme lui Question


Débris du Boeing 777 de la Malaysia Airlines après le crash à Grabove (Ukraine).
Photo AFP

Par charentelibre.fr, publié le 12 juillet 2017 à 10h39.

Le président russe Vladimir Poutine doit prendre ses responsabilités vis à vis des victimes du vol MH17 de la Malaysia Airlines en Ukraine, a estimé mercredi un avocat des familles, près de trois ans après la tragédie. 

Les 298 passagers et membres d'équipage avaient tous péri lorsque le Boeing 777 qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur avait été abattu par un missile le 17 juillet 2014 dans l'est de l'Ukraine en guerre. 

L'équipe d'investigation conjointe (JIT) a conclu que l'appareil avait été touché par un missile de type BUK acheminé depuis la Russie et tiré depuis une zone de combat contrôlée par les rebelles pro-russes, mais le gouvernement russe a toujours nié être impliqué.

"Mes clients ont attendu trois ans, M. Poutine. Il n'y a toujours pas de responsable", a déploré dans le quotidien Sydney Morning Herald l'avocat américain Jerome Skinner, qui représente des familles de victimes originaires d'Australie, de Malaisie, de Nouvelle-Zélande et des Pays-Bas.

"Ne pensez-vous pas qu'une telle tragédie mérite une explication? Vous êtes le seul qui puissiez y remédier."

"Je saisirai la Cour européenne des droits de l'Homme et toute autre juridiction disponible pour que le Kremlin rende des comptes. Rencontrez-moi et faites amende honorable auprès des victimes de la tragédie", a-t-il poursuivi. 

Les enquêteurs ont identifié une centaine de personnes "ayant joué un rôle actif dans le drame", mais aucun suspect n'a encore été arrêté.

Pour autant, la Belgique, l'Australie, la Malaisie, les Pays-Bas et l'Ukraine, qui participent à la JIT, ont décidé qu'ils seraient jugés par la justice néerlandaise, a annoncé mercredi le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bert Koenders. 

Dans la foulée de cette annonce, le président ukrainien Petro Porochenko avait assuré que Kiev apporterait "sa contribution" et aiderait "les Pays-Bas autant que possible pour faire en sorte que les responsables (du drame) soient punis rapidement"

Sur sa page Facebook, M. Porochenko avait de nouveau accusé la Russie de bloquer la création d'un tribunal international soutenu par l'ONU.

Les enquêteurs se sont gardés de désigner un coupable et n'ont jamais directement accusé Moscou d'avoir fourni le missile BUK et son système de transport. 

Le drame était survenu alors que la guerre en Ukraine était à son paroxysme, alimentant encore plus les tensions entre l'Occident et Moscou.
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Message  benoit77 le Lun 17 Juil - 10:29

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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Александр le Lun 17 Juil - 10:45

Plus facilement compréhensible (en Anglais):

Russia closed its border airspace right before MH17 crash, - Forbes

(La Russie a fermé son espace aérien avant l'accident de MH17, - Forbes)



On the night of July 17, 2014, Russia banned all civil aviation flights from its airspace adjacent to Ukraine at an altitude of 16,150 meters and below, which corresponds to the Buk missile system maximum firing range.

Censor.NET reports citing Forbes referring to the 2015 report by the Dutch Safety Board.

Imposing such a restriction, the Russian side cited flight safety measures needed due to hostilities in the territory of Ukraine near the state border of the Russian Federation.

Read more: "It's time to make amends for MH17, Mr Putin," - open letter to Russian President by victims attorney

It's unknown why Russia decide to impose the ban exactly on July 16, despite the fact that the fighting in the Donbas had been already on for several months.

In its explanation, the Russian side said it was done to coordinate restrictive measures with Ukraine, whose airspace is adjacent to that of Russia.

In fact, no agreement was ever reached - Ukraine closed its airspace at an altitude of 9,454 meters and below, while Russia's restriction involved a much higher altitude of 16,150 meters and actually meant a complete ban on all civil aviation flights.

The Russian side refused to comment on the mismatch.

Moreover, Malaysia Airlines flight MH17 was to pass through the area controlled by the Rostov air traffic control center which was aware of the restriction and still remained silent.

Read more: Trial in MH17 case might be held in the Netherlands, - media

Malaysia Airlines Boeing 777, flying from Amsterdam to Kuala Lumpur, was shot down over the Donetsk region on July 17, 2014. 298 people died in the crash. The passengers were citizens of 10 countries. The majority of victims (196) were Dutch nationals.


Dans la nuit du 17 juillet 2014, la Russie a interdit tous les vols de l'aviation civile à partir de son espace aérien adjacent à l'Ukraine à une altitude de 16,150 mètres et au-dessous, ce qui correspond à la portée maximale du tir de missiles Buk.

Censor.NET rapports citant Forbes se référant au rapport de 2015 par le Dutch Safety Board.

En imposant une telle restriction, la partie russe a cité les mesures de sécurité de vol nécessaires en raison des hostilités sur le territoire de l'Ukraine près de la frontière de l'Etat de la Fédération de Russie.

Lire la suite: "Il est temps de réparer MH17, M. Poutine", - lettre ouverte au président russe par le procureur des victimes

On ne sait pas pourquoi la Russie a décidé d'imposer l'interdiction exactement le 16 juillet, malgré le fait que les combats dans les Donbas étaient déjà terminés depuis plusieurs mois.

Dans son explication, la partie russe a déclaré qu'il était fait pour coordonner des mesures restrictives avec l'Ukraine, dont l'espace aérien est adjacent à celui de la Russie.

En fait, aucun accord n'a jamais été atteint - l'Ukraine a fermé son espace aérien à 9,454 mètres d'altitude, tandis que la restriction de la Russie impliquait une altitude beaucoup plus élevée de 16 150 mètres et signifiait une interdiction complète de tous les vols de l'aviation civile.

La partie russe a refusé de commenter le désagrément.

Par ailleurs, le vol MH17 de Malaysia Airlines devait traverser la zone contrôlée par le centre de contrôle de la circulation aérienne de Rostov qui connaissait la restriction et restait silencieux.

En savoir plus: Un procès dans l'affaire MH17 pourrait avoir lieu aux Pays-Bas, - médias

Malaysia Airlines Boeing 777, en provenance d'Amsterdam à Kuala Lumpur, a été abattu dans la région de Donetsk le 17 juillet 2014. 298 personnes sont mortes dans le crash. Les passagers étaient des citoyens de 10 pays. La majorité des victimes (196) étaient des ressortissants néerlandais.

Et toujours au sujet du MH17, la désinformation russe démythifiée par



Vol MH17 trois ans après: sortir la vérité de l'Ukraine de l'Est

Where were you on 17 July, 2014? On this day a Malaysian Airlines flight, which had taken off from Amsterdam bound for Kuala Lumpur, was shot down over Eastern Ukraine, killing all 298 passengers and crew, among them 80 children. To many, this tragic event became a watershed: the conflict in Eastern Ukraine ceased to be a regional problem and moved much closer to the life of a larger, global international community.

Very detailed evidence

Now, three years after, very detailed evidence has been gathered about the event. The governments of the states who lost most citizens in the catastrophe have set up a Joint Investigation Team (JIT), which has concluded that the plane was shot down by a BUK missile located in an area controlled by the Russia-supported rebels. Independent open source journalistic investigation has traced the missile launcher and the people who operated it from Russia into Ukraine and back again into Russia, and the Joint Investigation Team has agreed with these conclusions. With the anniversary approaching later this month, the states which are members of the Joint Investigation Team have collectively decided that the prosecution of suspects in the downing of flight MH17 can take place in the Netherlands.

Pro-Kremlin media aim at creating confusion

But in the world of pro-Kremlin media, things are different. Since the day of the attack, these outlets have, perhaps more eagerly and systematically than in regards to any other issue, fabricated and disseminated a series of alternative stories with the clear aim of muddying the waters and creating the false impression that there is no clarity. The pro-Kremlin disinformation campaign in regards to the downing of flight MH17 is a textbook example of the important point that these kinds of campaigns rarely aim at making us believe in one particular truth. No, the aim has been and remains to confuse us, to promote the false belief that no clarity has been achieved and that we will probably never learn what really happened.

The long list of pro-Kremlin disinformation about MH17

The latest example of pro-Kremlin disinformation about MH17 came last week, as we reported in the latest issue of the Disinformation Review, when different pro-Kremlin media, among them Lenta.ru, claimed that newly emerged documentation and testimonies prove that MH17 was downed in a carefully planned operation by Ukraine’s armed forces. It is telling that Lenta.ru’s story refers to the the findings of the Joint Investigation Team as a “versiya”, i.e. a “version” – meaning just one explanation of many. This formulation is at the core of the narrative of the confusion campaign in pro-Kremlin media.

As we have earlier reported, most recently in January, the list of “versions”, or alleged “theories”, in pro-Kremlin media is long – the story brought forward by Lenta.ru can be added to this list:
1. Ukrainian fighter jets were operating in the area around the crash, supposedly confirmed by a Spanish air traffic controller working in Ukraine named Carlos (Rossiya/Vesti: bit.ly 2evv8Xa);
2. The aim of the Ukrainian Air Force had been to shoot down President Putin’s plane (Lifenews:
bit.ly 2eRF7nR);
3. For some “unknown reasons”, Ukraine had ordered the plane to descend just before the catastrophe (also Lifenews);
4. Local eyewitnesses said that some of the dead bodies had looked “unfresh”, and suggested that the plane had been loaded with dead bodies when it took off from Amsterdam (Russkaya Vesna:
bit.ly 1n0rQbC);
5. MH17 was in fact flight MH370, which disappeared in March 2014 in Asia, a claim based on the untrue suggestion that no relatives of those killed on board MH17 had been identified (News2:
bit.ly 2eGpWNO).
The Russian Government has also attempted to explain what happened, in different versions:
6. In July 2014, the Russian Ministry of Defence presented radar imagery to allege there was a Ukrainian jet close to MH17, and that Ukraine had moved BUK missiles closer to “rebel” territory;
7. Two years later, the Russian Ministry of Defence presented a different and contradictory set of radar imagery.
In addition, photo-shopped images were used to support the Kremlin’s narrative on MH17. See for example the below images, the first an original Reuters photo, the second a faked version shared on Facebook
bit.ly 2hj9GDe; and a report on this pro-Kremlin fake here: http://f24.my/2i5LN2a.
(It is worth noting that most of the stories above are not based on any kind of evidence, e.g. “Carlos” in Example 1 never existed, and in any case there are no Spanish air controllers in the area).

Journalists seeks the truth in Eastern Ukraine

As common sense has it, the first casualty of war is truth. We have certainly come to expect lies to be a part of the picture, perhaps even shameless lying about who killed innocent civilians on board a plane above the battle field; as well as lies about the EU funding concentration camps and about crucified children. More than ever, it becomes clear that, easy as it is to make up and spread disinformation, so is it demanding to get the truth out of the war zone in Eastern Ukraine. Without the work of investigative journalist communities and reporters on the ground, disinformation risks succeeding in its efforts to make us believe that we will never learn the truth.

Où étiez-vous le 17 juillet 2014? Ce jour-là, un vol de la compagnie Malaisie, qui avait quitté Amsterdam pour Kuala Lumpur, a été abattu sur l'est de l'Ukraine, tuant tous les 298 passagers et équipage, parmi lesquels 80 enfants. Pour beaucoup, cet événement tragique est devenu un élément décisif: le conflit en Ukraine de l'Est a cessé d'être un problème régional et s'est beaucoup rapproché de la vie d'une communauté internationale mondiale plus vaste.

Des preuves très détaillées

Maintenant, trois ans après, des preuves très détaillées ont été recueillies au sujet de l'événement. Les gouvernements des États qui ont perdu la plupart des citoyens dans la catastrophe ont mis en place une équipe commune d'enquête (JIT), qui a conclu que l'avion a été abattu par un missile BUK situé dans une zone contrôlée par les rebelles soutenus par la Russie. Une enquête journalistique indépendant à l'open source a tracé le lanceur de missiles et les personnes qui l'ont opéré de Russie en Ukraine et de nouveau en Russie, et l'équipe conjointe d'enquête a accepté ces conclusions.
Avec l'anniversaire à venir plus tard ce mois-ci, les États qui sont membres de l'équipe conjointe d'enquête ont collectivement décidé que la poursuite des suspects dans le déversement du vol MH17 peut avoir lieu aux Pays-Bas.

Les médias Pro-Kremlin visent à créer une confusion

Mais dans le monde des médias pro-Kremlin, les choses sont différentes. Depuis le jour de l'attaque, ces points de vente ont, de manière plus avide et systématique, que, en ce qui concerne tout autre problème, fabriqué et diffusé une série d'histoires alternatives avec l'objectif clair de faire bouger les eaux et de créer l'impression fausse qu'il n'y ait pas de clarté . La campagne de désinformation pro-Kremlin en ce qui concerne le déversement du vol MH17 est un exemple de manuel du point important que ces campagnes visent rarement à nous faire croire en une vérité particulière. Non, le but a été et reste à nous confondre, afin de promouvoir la fausse croyance qu'aucune clarté n'a été obtenue et que nous n'apprenons probablement jamais ce qui s'est réellement passé.


La longue liste de désinformation pro-Kremlin sur MH17

Le dernier exemple de désinformation pro-Kremlin sur MH17 est venu la semaine dernière, comme nous l'avons signalé dans le dernier numéro de la Revue de désinformation, lorsque différents médias pro-Kremlin, parmi lesquels Lenta.ru, ont affirmé que la documentation et les témoignages nouvellement émergés prouvaient que MH17 était Abattu dans une opération soigneusement planifiée par les forces armées ukrainiennes. Il est révélateur que l'histoire de Lenta.ru se réfère aux résultats de l'équipe conjointe d'enquête en tant que «versiya», c'est-à-dire une «version» - qui signifie juste une explication de plusieurs.
Cette formulation est au cœur du récit de la campagne de confusion dans les médias pro-Kremlin.

Comme nous l'avons signalé plus tôt, plus récemment en janvier, la liste des «versions» ou des «théories» présumées dans les médias pro-Kremlin est longue - l'histoire proposée par Lenta.ru peut être ajoutée à cette liste:

1. Des avions de chasse ukrainiens opéraient dans la zone autour de l'accident, supposés confirmés par un contrôleur de la circulation aérienne espagnol travaillant en Ukraine nommé Carlos (Rossiya / Vesti: bit.ly 2evv8Xa);
 
2. Le but de l'armée de l'air ukrainienne était de démolir l'avion du président Poutine (Lifenews: bit.ly 2eRF7nR);
 
3. Pour certaines "raisons inconnues", l'Ukraine avait ordonné à l'avion de descendre juste avant la catastrophe (également Lifenews);
 
4. Des témoins locaux ont déclaré que certains des cadavres avaient l'air «non réparés» et ont suggéré que l'avion avait été chargé de cadavres quand il a décollé d'Amsterdam (Russkaya Vesna: bit.ly 1n0rQbC);
 
5. MH17 était en fait le vol MH370, qui a disparu en mars 2014 en Asie, une revendication basée sur la suggestion fausse selon laquelle aucun parent des personnes tuées à bord de MH17 n'avait été identifié (News2: bit.ly 2eGpWNO).
 
Le gouvernement russe a également tenté d'expliquer ce qui s'est passé, dans différentes versions:
 
6. En juillet 2014, le ministère russe de la Défense a présenté des images radar pour alléguer qu'il y avait un jet ukrainien proche de MH17 et que l'Ukraine avait rapproché les missiles BUK du territoire «rebelle»;
 
7. Deux ans plus tard, le ministère russe de la Défense a présenté un ensemble différent et contradictoire d'images radar.
 En outre, des images à la photo ont été utilisées pour soutenir le récit du Kremlin sur MH17. Voyez par exemple les images ci-dessous, la première photo originale de Reuters, la seconde une version falsifiée partagée sur Facebook bit.ly 2hj9GDe;
Et un rapport sur ce faux pro-Kremlin ici: http://f24.my/2i5LN2a.

(Il convient de noter que la plupart des histoires ci-dessus ne sont pas basées sur aucune sorte de preuve, par exemple, "Carlos" dans l'exemple 1 n'a jamais existé, et en tout cas il n'y a pas de contrôleurs aériens espagnols dans la région).


Les journalistes cherchent la vérité en Ukraine de l'Est

Comme le dit le bon sens, la première victime de la guerre est la vérité. Nous sommes certainement venus à nous attendre à ce que les mensonges soient une partie de l'image, peut-être même sans vergogne qui a tué des civils innocents à bord d'un avion au-dessus du champ de bataille; Ainsi que des mensonges concernant les camps de concentration financés par l'UE et les enfants crucifiés. Plus que jamais, il devient clair que, comme il est facile de composer et de diffuser la désinformation, il est exigeant d'obtenir la vérité de la zone de guerre en Ukraine de l'Est. Sans le travail des communautés de journalistes d'investigation et des journalistes sur le terrain, la désinformation risque de réussir dans ses efforts pour nous faire croire que nous n'apprendrons jamais la vérité.
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Александр le Mar 18 Juil - 10:11

Les experts de Bellingcat ont nommé «le seul coupable plausible» dans l’affaire du vol MH17



Les experts internationaux des journalistes d'investigation Bellingcat ont présenté un rapport global pour le 3e anniversaire de la catastrophe du vol MH17, dans lequel ils affirment que le système de missiles sol-air «Buk» numéro 332 ayant abattu l’avion et appartenant aux Forces militaires russes était «le seul coupable plausible».

Cette conclusion a été présentée dans le rapport du groupe Bellingcat concernant le crash de l’avion de «Malaysia Airlines» ayant eu lieu à l’est de l’Ukraine le 17 juillet 2014. Le rapport a été publié sur le site du groupe exactement 3 ans après la catastrophe, le 17 juillet 2017.

Selon le rapport, le «Buk» russe portant le numéro 332 et appartenant à la 53e brigade de missiles de défense aérienne des Forces armées russes, est « le seul candidat plausible », parmi les systèmes de missiles, à avoir pu abattre le Boeing.

Bellingcat a également critiqué la version de l’entreprise russe « Almaz-Antey », qui prétend que l’avion a été abattu par un missile tiré des villages Zarochynske et Velyka Tchytchovka, contrôlés à l’époque par les militaires ukrainiens. Cette information n’a été prouvée ni par les témoins, ni par les informations provenant des sources ouvertes, ni par les résultats techniques.

Les experts de Bellingcat proposent la version suivante des événements: les 23, 24 et 25 juin 2014, la 53e brigade russe a transporté le «Buk» depuis le territoire russe jusqu’aux positions situées près de la frontière ukrainienne. Le 17 juillet, dans la matinée, le «Buk» a été transporté sur le territoire contrôlé par les séparatistes et est arrivé à Snijne où il s’est arrêté pour tirer un missile qui a abattu l’avion. Le 18 juillet, le système «Buk» a été enregistré par une vidéo sur laquelle on voit clairement qu’il lui manquait un missile. Par la suite, le «Buk» a été transféré en Russie.

Une vidéo de RadioFreeEurope/RadioLiberty
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Александр le Jeu 3 Aoû - 9:14

L’assassin de l’adolescent de Kramatorsk pourrait avoir des informations sur le «Buk » ayant abattu le vol MH17



Il se peut que la Russie ait refusé d’extrader vers l’Ukraine Vadim Pogodine, le chef de guerre de la LNR ayant tué Stephan Tchoubenko, un jeune garçon originaire de Kramatorsk, car Pogodine possèderait des informations concernant le système de missiles sol-air «Buk » ayant abattu l’avion malaisien en juillet 2014 au-dessus du Donbass.

Сette information a été publiée par l’édition «Novaya gazeta» dans l’article: «Khmoury est celui qui s’inquiète le plus pour Pogodine. Quel est le rapport entre un «héros de Novorossia » qui a fusillé un adolescent ukrainien et l’affaire du vol MH17».

«Tout le monde avait l’impression que Moscou rendrait facilement Pogodine. Depuis les deux dernières années, quelques cas d’extradition de criminels entre la Russie et l’Ukraine ont même été constatés. Parmi les candidats à l’extradition il y a eu quelques anciens combattants du Donbass. Je n’avais aucun doute sur le fait que Pogodine rejoindrait les criminels extradés et, à juste titre, si ce n’est un petit détail. C’est que les députés de la Douma russe et d’autres «héros» ont pris sa défense. Il savait probablement beaucoup de choses» note l’auteur de l’article.

Il est à noter que Pogodine est accusé d’avoir fusillé le jeune garçon par les autorités ukrainiennes, mais aussi par les «autorités» d’occupation de la DNR. Malgré tout, la Russie n’a pas voulu transférer le sadique.

Selon les auteurs de l’article, cela pourrait avoir un rapport avec le fait que Pogodine fasse partie du cercle étroit des pionniers de l’aventure donbassienne, parmi lesquels figurent les Russes Olexandre Boroday, Igor Strelkov (Guirkine), Sergei Doubinsky (Khmoury), Igor Bezler (Bess) et l’Ukrainien Olexandre Khodakovsky. En 2014, ils étaient sur l’avant-front de la guerre hybride russe, par la suite ils ont quitté cette aventure en transmettant la routine entre les mains des professionnels de l’armée hybride.

«Cependant, une vielle amitié n’est pas la seule chose qui unisse ces vieux camarades. Il y a aussi autre chose : ils savent tous qui était responsable du système de missiles sol-air «Buk » ayant abattu l’avion malaisien en juillet 2014 au-dessus du Donbass. Tous ces personnages savent exactement ce qui s’est passé dans le ciel du Donbass le 17 juillet 2014. Et, bien entendu, si l’un entre eux est extradé en Ukraine, ce serait alors un beau cadeau pour les enquêteurs de l’affaire du vol MH17. Et L’Ukraine fait partie du groupe des pays-membres de l’enquête», peut-on lire dans l’article.

Il est à noter que Khmoury, dont le vrai nom est Sergei Doubinsky, un général-major des Forces militaires russes, «s’inquiète beaucoup pour le sort de Pogodine, accusé d’un meurtre cruel et de sadisme». Selon les enquêteurs, Khmoury serait le responsable du transport du «Buk» sur le territoire du Donbass.

Comme Ukrinform l’a déjà relevé, les « forces de l’ordre » de la Crimée occupée ont libéré Vadym Pogodine, ancien chef de guerre et commandant du bataillon «Kertsh» de l’organisation terroriste «DNR», accusé d’avoir fusillé Stephan Tchoubenko, un jeune habitant de Kramatorsk alors âgé de 16 ans.

Stephan a disparu le 23 juillet 2014 à la gare de Donetsk où il devait prendre une correspondance sur le trajet Kyiv-Kramatorsk. Son corps n’a été retrouvé que le 6 octobre et identifié alors par sa mère.

Selon les résultats de l’enquête préliminaire, le 28 juillet trois habitants de la région de Donetsk ont tué un jeune garçon dans le village de Corbatheva-Mychaylivka du district Proletarsky de la région de Donetsk. Les assassins ont été identifiés : Yuriy Moskalev, Maxim Soukhomlinov et Vadym Pogodine.

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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Александр le Ven 20 Oct - 11:01

De nouvelles preuves:

MH17 : le Groupe d’enquête a publié une nouvelle photo du système de batterie de missiles sol-air « Buk »



Le Groupe d’enquête international a publié une nouvelle photo du système de batterie de missiles sol-air « Buk » qui a abattu le Boeing de la Malaysian Airlines, le 17 juillet 2014.

Cette photo a été publiée sur le Twitter du groupe des journalistes-enquêteurs internationaux Bellingcat.

« The JIT (Joint Investigation Team) a publié une nouvelle photo du « Buk » en Ukraine, le jour où l’avion malaisien a été abattu. Nous sommes entrain de préparer un article pour cette photo », peut-on lire sur la page du groupe.

Cette nouvelle photo s’ajoute à la liste des preuves de la présence du « Buk » russe en Ukraine : les vidéos faites à Makiivka, Torez, Snizhne, Donetsk, une vidéo de « Paris Match » réalisée à Donetsk, les photos prises à Snizhne, Torez et Zougress.
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Caduce62 le Ven 8 Déc - 20:42

Russian Colonel General Identified as Key MH17 Figure

December 8, 2017 By Bellingcat Investigation Team
https://www.bellingcat.com/news/uk-and-europe/2017/12/08/russian-colonel-general-delfin/

A joint investigation between The Insider and Bellingcat used open source research, investigative journalism, and forensic voice analyan sis to determine the identity of “Delfin,” a key figure sought by the Joint Investigation Team (JIT), the Dutch-led criminal investigation into the downing of Malaysian Airlines Flight 17 (MH17). The investigation has identified, to a high degree of certainty, Delfin as Colonel General Nikolai Fedorovich Tkachev, currently serving as the Chief Inspector of the Central Military District of the Russian Federation.
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Caduce62 le Sam 9 Déc - 2:14

Crash du MH17 : le rôle-clé d'un général russe "en vacances" en Ukraine

Deux sites d'investigation révèlent qu'un haut militaire russe était très actif dans la région depuis laquelle a été tiré le missile.
https://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20171208.OBS8981/crash-du-mh17-le-role-cle-d-un-general-russe-en-vacances-en-ukraine.html
Par Jean-Baptiste Naudet
Publié le 08 décembre 2017 à 15h54

Faut-il voir derrière le destin tragique du vol MH-17, abattu en plein vol le 17 juillet 2014 au-dessus de l’Ukraine, la "main de Moscou" ? De récents éléments d'enquête semblent pointer la responsabilité de la Russie. Le dernier en date montre que la région d’où a été tiré le meurtrier missile sol-air était sous contrôle de Moscou.

Envoyé "en vacances" par la Russie dans l’est russophone et rebelle de l’Ukraine en guerre, un général russe surnommé "Dauphin" (et très vraisemblablement le général Nikolai Fedovoritch Tkachev), dirigeait et coordonnait, cet été 2014, les forces séparatistes russophones." Simple et malheureuse coïncidence ? Il avait pris ses fonctions peu avant que le Boeing de la Malaysian Airlines ne soit abattu en vol par un missile russe BUK-M1 tiré depuis le territoire indépendantiste pro-russe, selon une enquête menée par les sites d’investigation russe The Insider et britannique Bellingcat. L’équipe d’enquête officielle, dirigée par les Néerlandais (193 des 283 passagers tués), s’intéresse, elle aussi et de près, au rôle de "Dauphin" dans l’affaire du vol MH-17 Amsterdam-Kuala Lumpur.

Car "Dauphin" est un commandant russe de très haut rang, officiellement "en vacances" et stationné dès l’été 2014 dans la petite ville ukrainienne de Krasnodon, frontalière de la Russie. Ce général russe de corps d’armée avait comme tâche la réorganisation et la consolidation des "unités militaires autonomes" de la république autoproclamée de Lougansk (LNR), selon deux des responsables séparatistes pro-russes, le blogger "colonel Cassad" (Boris Rozhin) et Igor "Strelkov" (Igor Girkine).

La batterie de missiles BUK-M1 de l’armée russe (code OTAN SA-11), qui a abattu le vol MH17 en juillet 2014, a passé la frontière russe près de Krasnodon, aussi bien en entrant qu’en sortant d’Ukraine, selon l’enquête officielle. Krasnodon était la base de hauts généraux russes d’état-major expérimentés, prétendument "en villégiature", "en disponibilité" ou "à la retraite ", envoyés par le Kremlin pour remettre de l’ordre parmi ses partisans séparatistes armés d’Ukraine.

Dans son blog du 3 janvier 2015, le "Colonel Cassad" décrit ainsi "Dauphin" comme l’homme envoyé "en vacances"par Moscou l’été 2014 pour contrôler une situation chaotique dans les rangs séparatistes à Lougansk. Ces sources pro-russes jugent que "Dauphin" est un "bon spécialiste militaire" mais, selon ces sources, il n’a pas réussi à "prendre le plein contrôle" de bandes armées russophones disparates "seulement à coordonner ces unités séparées".

Un militaire à la carrière remplie

Les enquêteurs ont acquis la conviction que "Dauphin" est bien le nom de guerre du général Tkachev. D'abord parce que, selon des analyses comparées de voix réalisées pour les sites d’investigations The Insider et Bellingcat par deux instituts d’expertise indépendants, la probabilité que le général Nikolai Fedovoritch Tkachev soit bien "Dauphin" est "très élevée". Ensuite parce que dans une conversation téléphonique interceptée en Ukraine, "Dauphin" est nommé par son prénom et patronyme, "Nikolai Fedorovitch".

Du temps de l’URSS, Nikolai Fedorovitch Tkachev a servi en Allemagne de l’Est, en Ukraine ainsi que dans l’Extrême-Orient soviétique. Il a pris part aux deux guerres de Tchétchénie (1994-2000). Officiellement "retiré du service" actif en 2010, il est devenu, de 2011 à 2012, le chef des "conseillers" militaires russes en Syrie avant de réapparaître en Russie, à Ekaterinbourg, puis en Ukraine, aux cotés des séparatistes pro-russes.

En juillet 2015, la Russie avait posé son veto de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU afin d’enterrer la proposition de la Malaisie de créer un tribunal international pour poursuivre les responsables du crash du vol MH-17. En septembre 2016, le parquet néerlandais avait présenté les conclusions préliminaires de son enquête. Le parquet affirmait alors que le missile Buk avait été tiré depuis la partie du territoire ukrainien contrôlée par les séparatistes. Il révélait que le missile et sa plateforme de tir avaient été amenés là depuis la Russie. Il restait juste à savoir qui avait tiré et sur ordre de qui. L’étau semble aujourd’hui se resserrer sur un général russe.
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  benoit77 le Dim 24 Déc - 16:36

Un pseudo journaliste : http://www.20minutes.fr/monde/2193127-20171224-vol-mh17-proches-victimes-denoncent-traitement-restes-humains-decouverts

journaliste bas-étage genre "néant" ou "graham P.

minable profiteur/manipulateur semble t-il.
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Matt le Mer 31 Jan - 11:28

Aux États-Unis, les familles des victimes du vol MH17 ont gagné au tribunal contre Igor Girkine  Suspect



Les proches des victimes du vol MH17, abattu au-dessus de la région de Donetsk en juillet 2014,  ont gagné au tribunal contre Igor Girkine (Strelkov), combattant et chef de guerre russe.

Les documents correspondants, délivrés par la Cour des États-Unis du district du nord de l’État Illinois, ont été diffusés dans l’émission hollandaise ZEMBLA.

« Les familles des 25 victimes de la catastrophe MH17 ont déposé une requête au tribunal pour demander une compensation. L’enquête pénale a été ouverte contre Igor Girkine qui, au moment des faits, était le chef de guerre des combattants pro-russes et soi-disant « ministre de la Défense de la DNR ». Selon la décision de la justice, la somme des compensations aux proches des victimes devrait s’élever à plus de 400 millions de dollars, soit 10 millions de compensation et 10 millions  d’indemnité pour chaque victime », a expliqué Floyd Wisner, avocat des familles des victimes.

À lire aussi : Les enquêteurs internationaux rechercheront en Ukraine de nouvelles preuves dans l’affaire du MH 17



Cependant, il a souligné que le verdict est beaucoup plus important pour attirer l’attention sur cette affaire au niveau international, que la valeur des biens des personnes, impliquées dans la catastrophe, qui pourrait s’avérer insuffisante pour que les responsables puissent payer les indemnités.

Il est à noter qu’Igor Girkine n’est jamais venu à l’audience et n’a pu être retrouvé à son domicile à Moscou. Les avocats des familles des victimes ont déclaré leur intention de demander la confiscation de ses biens.

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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Thuramir le Jeu 1 Fév - 14:21

Matt a écrit:Aux États-Unis, les familles des victimes du vol MH17 ont gagné au tribunal contre Igor Girkine  Suspect

Cependant, il a souligné que le verdict est beaucoup plus important pour attirer l’attention sur cette affaire au niveau international, que la valeur des biens des personnes, impliquées dans la catastrophe, qui pourrait s’avérer insuffisante pour que les responsables puissent payer les indemnités.
Il est à noter qu’Igor Girkine n’est jamais venu à l’audience et n’a pu être retrouvé à son domicile à Moscou. Les avocats des familles des victimes ont déclaré leur intention de demander la confiscation de ses biens.

C'est le genre de jugement que tu peux encadrer ou avec lequel tu peux tapisser le mur de ta chambre. Cela restera une décision américaine inexécutable à l'étranger contre un quidam qui n'a, plus que probablement, pas de biens confiscables aux Etats-Unis, ou qui, depuis le début de la procédure, les a bien mis à l'abri.
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Caduce62 le Ven 2 Fév - 1:48

Thuramir a écrit:C'est le genre de jugement que tu peux encadrer ou avec lequel tu peux tapisser le mur de ta chambre. Cela restera une décision américaine inexécutable à l'étranger contre un quidam qui n'a, plus que probablement, pas de biens confiscables aux Etats-Unis, ou qui, depuis le début de la procédure, les a bien mis à l'abri.
C'est le commanditaire Poutine qui aurait dut être accusé ! pas un exécutant !!
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Caduce62 le Jeu 24 Mai - 12:02

AFP, publié le jeudi 24 mai 2018 à 11h41
Le missile qui a abattu le vol MH17 au-dessus de l'Ukraine en 2014 provenait d'une unité militaire russe, ont indiqué jeudi les enquêteurs internationaux.

Les enquêteurs "ont conclu que le missile Bouk-Telar qui a abattu MH17 provenait de la 53e brigade anti-aérienne basée à Koursk, en Russie", a annoncé l'enquêteur néerlandais Wilbert Paulissen. "La 53e brigade fait partie des forces armées russes", a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse aux Pays-Bas.
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  travellergillou76 le Jeu 24 Mai - 18:25

[size=41]MH17 abattu en Ukraine : le missile provenait d'une [/size]

Par Ottilia Ferey et AFP agenceMis à jour le 24/05/2018 à 16h35 | Publié le 24/05/2018 à 13h17

VIDÉOS - Le missile qui a abattu le vol MH17 au-dessus de l'Ukraine en 2014 a été envoyé depuis la 53e brigade anti-aérienne des forces armées russes basée à Koursk, selon les enquêteurs internationaux. L'armée russe rejette ces conclusions. Lors de ce crash, les 298 passagers présents à bord avaient trouvé la mort.
Le «missile Bouk-Telar qui a abattu MH17 provenait de la 53e brigade anti-aérienne basée à Koursk, en Russie». C'est ce qu'ont conclu les enquêteurs internationaux ce jeudi. «La 53e brigade fait partie des forces armées russes», a ajouté le Néerlandais Wilbert Paulissen au cours d'une conférence de presse aux Pays-Bas. L'armée russe a rejeté ce jeudi les conclusions des enquêteurs, affirmant qu'«aucun missile russe» n'avait «jamais franchi la frontière et mettant en cause Kiev. Le Boeing 777 de la compagnie Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur avait été abattu au-dessus de l'Est séparatiste prorusse de l'Ukraine le 17 juillet 2014 et l'ensemble des 298 personnes présentes à son bord, en majorité des Néerlandais, avaient péri.
» LIRE AUSSI - MH17: le scénario du crash en images d'animation
En septembre 2016, les enquêteurs internationaux avaient déjà conclu que le missile avait été acheminé de Russie avant d'être tiré d'un territoire dans l'Est de l'Ukraine contrôlé par les séparatistes prorusses. Ils n'ont pas dit qui avait tiré le missile. À ce jour, l'équipe internationale a minutieusement recréé la route empruntée par le convoi militaire depuis Koursk à travers la frontière ukrainienne en utilisant des photos et des vidéos. Selon l'enquêteur Paulissen, le missile Bouk possède «nombre de caractéristiques uniques qui en tant que telles constitueraient une sorte d'empreinte digitale pour un missile». Mais pour la Russie: «aucun missile anti-aérien de l'armée russe n'a jamais franchi la frontière russo-ukrainienne», a assuré dans un communiqué cité par les agences russes le ministère russe de la Défense, mettant en cause «l'implication d'unités ukrainiennes ayant utilisé les missiles Bouk», de conception soviétique.

L'enquête est dans sa «phase finale»




[size=11]Le cockpit détruit du vol MH17 de Malaysia Airlines avait été présenté à la presse en octobre 2015. [size=11]- Crédits photo : EMMANUEL DUNAND/AFP

Moscou a à plusieurs reprises nié son implication dans le drame en en accusant l'Ukraine. L'investigation menée par les Pays-Bas est actuellement focalisée sur quelque 100 personnes soupçonnées de jouer «un rôle actif» dans cette affaire. Aucun nom n'a jusqu'à présent été cité. Deux personnes appelées sous les noms de code Orion et Delfin ont été identifiées comme les principaux suspects sur la base d'enregistrements de leurs conversations avant et après le crash. Le chef des enquêteurs Fred Westerbeke a souligné ce jeudi que l'enquête était dans sa «phase finale» en estimant qu'il y «avait encore du travail à faire». Au cours des années précédentes «nous avons acquis beaucoup de preuves, mais nous ne sommes pas encore prêts» à procéder à des accusations, a-t-il dit.
Les autorités néerlandaises ont annoncé que le procès de tout suspect arrêté dans le cadre de cette affaire aurait lieu aux Pays-Bas aux termes d'un accord conclu entre les pays participant à l'enquête. Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Stef Blok qui avait récemment visité Moscou pour y discuter du MH17 a estimé que les révélations de ce jeudi constituaient «une importante pièce du puzzle». «Nous avons plus de clarté quant à la chute du MH17 en particulier pour les proches des victimes», a-t-il souligné.
» LIRE AUSSI - Les Pays-Bas pleurent leurs victimes du crash aérien en Ukraine


Depuis le crash, les familles se battent pour connaître la vérité. - Crédits photo : Patrick Post/AP
Les familles des victimes ont de leur côté écrit une lettre ouverte au «peuple russe» pour exprimer leur douleur continue alors que la Russie frappée par des sanctions occidentales pour son rôle dans la crise ukrainienne s'apprête à accueillir la coupe du Monde du football. «Nous appelons une nouvelle fois le gouvernement russe à coopérer entièrement avec les enquêteurs internationaux sur MH17», écrivent-elles dans cette lettre publiée par le journal d'opposition russe Novaïa Gazeta. «Cela ne nous rendra pas nos familles, mais la vérité compte, la vérité existe et nous voulons que les responsables soient identifiés et punis». Les familles ont également dénoncé une «campagne vile et trompeuse» dans les médias russes, une «désinformation ayant pour but de distraire et confondre, de créer une réalité alternative».[/size][/size]
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  travellergillou76 le Jeu 24 Mai - 19:06

Et évidemment le gvt russe rejette les conclusions, comme pour l'empoisonnement de skripal et Litvinenko ou pour le dopage insitutionnel des athlètes russes.

Les familles des 298 victimes apprécieront, elles qui n'avaient rien à voir avec le conflit ukrainien.

Toujours cette stratégie du mensonge permanent servie ad nauseam.

Quel formidable pays!!! bounce bounce bounce 

Ces fumiers ne perdent rien pour attendre Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Caduce62 le Ven 25 Mai - 9:37

La piste sur le lancement de MH17 mène vers le haut  scratch

http://www.sueddeutsche.de/panorama/mh-abschuss-russland-1.3991708

La Russie est responsable de l'accident de la compagnie Malaysia Airlines il y a quatre ans. La seule question est: qui est accusé pour cela?

Que 298 personnes innocentes ont dû mourir dans l'est de l'Ukraine le 17 juillet 2014, parce que les soldats de la 53ème brigade de défense aérienne du vol russe MH17 de Malaysia Airlines ont pris pour un avion de l'armée de l'air ukrainienne et ne sont pas nouveaux. Le groupe de citoyens anglais Bellingcat a déjà documenté l'identité et la trajectoire du canon antiaérien Buk-332 russe au début de 2016 dans des analyses pionnières de sources publiquement disponibles - y compris les contributions des soldats russes dans les médias sociaux. À l'époque, Bellingcat a également transmis les noms de plus de 100 soldats, officiers et commandants russes identifiés à l'équipe d'enquête internationale.

Maintenant, cependant, les enquêteurs, menés par l'enquêteur en chef du bureau du procureur général des Pays-Bas et l'enquêteur en chef de la police criminelle néerlandaise, appellent officiellement la 53e Brigade de défense aérienne de la Russie responsable. Ils retracent la route et l'utilisation d'un convoi comprenant près de 50 véhicules militaires russes. Ils documentent et documentent l'identité du système anti-aérien utilisé tout aussi minutieusement que l'origine du missile utilisé pour le lancement du MH17 Boeing de l'usine de Moscou Dolgoprudnij.

Cela signifie deux choses: l'écran déjà fragmenté de la propagande et des démentis du Kremlin est déchiré - et donc la tentative de rejeter la suprématie et la direction détaillée de la guerre en violation du droit international dans l'est de l'Ukraine. Le rapport d'un groupe de citoyens est maintenant une chose; Les preuves officielles et les conclusions d'un groupe international d'enquêteurs des meilleurs spécialistes de cinq pays (Pays-Bas, Australie, Belgique, Malaisie et Ukraine) sont les deux autres.

Il sera intéressant de voir quels noms figurent dans l'acte d'accusation
Deuxièmement, la mention officielle de la Russie comme responsable indique que les enquêteurs vont également porter de telles accusations. Malgré une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies de 2014, la Russie a refusé de fournir aux enquêteurs des informations sur ses troupes dans l'est de l'Ukraine - ou lui a publiquement menti. À l'automne 2015, Moscou a opposé son veto à la création prévue d'un tribunal international des Nations Unies chargé d'enquêter sur le lancement du MH-17. Une poursuite ultérieure devrait venir du procureur néerlandais et être entendue par un tribunal néerlandais.

Il sera intéressant de voir quels noms figurent dans l'acte d'accusation. La chaîne des responsables ne s'arrête pas au colonel Sergei Mutschkaïev, commandant de la 53e brigade de défense aérienne. Il ne se termine pas non plus avec Sergei Dubinsky, qui, en tant que colonel du Service de renseignement militaire du GRU, a coordonné les activités des Russes dans l'est de l'Ukraine en 2014 et relève du chef d'état-major russe.

L'utilisation illégale de la technologie militaire explosive sur le territoire d'un autre état est ordonnée plus haut: par la direction de l'armée russe et son commandant en chef, le président Vladimir Poutine.

Certes, un procès aux Pays-Bas aura lieu en l'absence de tous les participants russes, et aucune condamnation n'aura de conséquences pour eux. Mais pour les membres des 298 victimes du vol MH17, il pourrait apporter une éducation tout aussi importante - et du matériel pour les réclamations de dommages-intérêts millionnaires contre la Russie. Et au public mondial, des détails sur les structures et le leadership dans la guerre contre l'Ukraine, planifiée et contrôlée par Moscou depuis sa création au printemps 2014, mais encore inexpliquée à ce jour.
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  travellergillou76 le Ven 25 Mai - 20:32

[size=42]Vol MH17 : accusée d’être responsable, la Russie nie en bloc[/size]
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a accusé vendredi les Occidentaux de « spéculer à des fins politiques », après que l’Union européenne, l’OTAN, les Pays-Bas et l’Australie ont pointé la responsabilité russe dans la catastrophe.
LE MONDE | 25.05.2018 à 15h16
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image: https://img.lemde.fr/2018/05/25/0/0/6492/3610/534/0/60/0/9111fac_5627054-01-06.jpg

Les Pays-Bas n’ont présenté « aucun fait » permettant d’accuser la Russie et « spéculent (…) à des fins politiques » sur la catastrophe du vol MH17, abattu en 2014 au-dessus de l’Ukraine, a accusé, vendredi 25 mai, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.
Le ministre des affaires étrangères néerlandais, Stef Blok, « ne m’a apporté aucune preuve » que le missile ayant abattu le vol MH17 appartenait à l’armée russe, a déclaré M. Lavrov après une conversation téléphonique avec son homologue néerlandais, au lendemain de la publication des résultats de l’enquête internationale accusant la Russie. M. Lavrov a estimé que les Pays-Bas « spéculent » sur cette catastrophe « à des fins politiques ».
Jeudi, le ministère des affaires étrangères russes avait également affirmé qu’il s’agissait d’« accusations gratuites visant à discréditer [le] pays devant la communauté internationale », tandis que Vladimir Poutine, interrogé jeudi soir lors d’une conférence de presse aux côtés d’Emmanuel Macron, a dit ne « pas être au courant des détails », tout en dénonçant le fait que la Russie ne participe pas à cette équipe d’enquêteurs, contrairement à l’Ukraine.
Lire aussi :   Le missile qui a abattu le MH17 au-dessus de l’Ukraine provenait d’une unité militaire russe

L’UE et l’OTAN appellent Moscou à « reconnaître sa responsabilité »

Un peu plus tôt dans la journée, l’Union européenne (UE) et l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) ont exhorté la Russie à « reconnaître sa responsabilité » dans la catastrophe du vol MH17. Dans deux communiqués séparés, l’UE comme l’Alliance atlantique appellent la Fédération russe à reconnaître sa « responsabilité et à coopérer pleinement avec tous les efforts visant à établir l’imputabilité » de la destruction de l’avion de la compagnie Malaysia Airlines.

image: https://img.lemde.fr/2018/05/25/0/0/3500/2289/534/0/60/0/0054106_FW1_UKRAINE-CRISIS-MH17-CABINET_0525_11.JPG
Wilbert Paulissen, directeur du National Crime Squad, à côté d’un missile endommagé, alors qu’il présente les conclusions de l’équipe international d’experts missionnés sur le vol MH17, à Bunnik, aux Pays-Bas, le 24 mai 2018. [size=13]FRANÇOIS LENOIR / REUTERS

Les Pays-Bas et l’Australie « tiennent la Russie pour responsable dans la destruction » du vol MH17, qui a coûté la vie à 298 personnes, a déclaré le gouvernement néerlandais.
Jeudi avaient été publiées les conclusions d’enquêteurs internationaux : ils ont établi que le missile Buk qui a abattu l’avion de Malaysia Airlines provenait de la 53e brigade antiaérienne russe basée à Koursk. Une conclusion qui rejoint celle du site d’enquête ouverte Bellingcat, qui était parvenue aux mêmes résultats.
Les deux pays peuvent désormais soumettre ce dossier complexe devant une organisation ou un juge international, selon la même source.

« Voie légale »

« La destruction du vol MH17 a causé des souffrances irréparables », a rappelé Stef Blok au lendemain des conclusions de l’Equipe conjointe d’enquête (JIT) menée par les Pays-Bas. « En se basant sur les conclusions de la JIT, il est maintenant évident pour les Pays-Bas et l’Australie que la Russie est responsable du déploiement du système de missiles Bouk utilisé pour abattre l’avion », a-t-il ajouté.
Selon le gouvernement, la violation par un Etat de la loi internationale pourrait être invoquée, mais il s’agit d’« un processus légal complexe et il y a plusieurs façons de procéder »« C’est la voie légale que les Pays-Bas et l’Australie ont choisie », selon le communiqué du gouvernement.
L’équipe internationale a minutieusement recréé la route empruntée par le convoi militaire depuis Koursk à travers la frontière ukrainienne en utilisant des photos et des vidéos.
Les enquêteurs n’ont en revanche pas dit qui avait tiré le missile en appelant les témoins à apporter des précisions sur les noms des membres de l’équipage du missile Buk ou la nature de l’ordre qu’ils ont reçu.
L’avion de la compagnie Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur avait été abattu au-dessus de l’est séparatiste prorusse de l’Ukraine, le 17 juillet 2014. L’ensemble des 298 personnes présentes à son bord, en majorité des Néerlandais, avaient péri.[/size]

En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/international/article/2018/05/25/vol-mh17-accusee-d-etre-responsable-la-russie-nie-en-bloc_5304646_3210.html#hkHOZFgs4hjP0sQb.99
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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Matt le Dim 27 Mai - 10:57

Il n'y a pas que l'OTAN à réagir:

La communauté internationale réagit aux accusations portées par le JIT dans l'enquête sur le MH17



De nombreux pays ont réagi aux conclusions apportées par les enquêteurs du JIT (Joint Investigation Commission), jeudi 24 mai, accusant le missile et le système de lancement d'appartenir à la 53ème brigade d'artillerie antiaérienne de la Fédération de Russie. Les dirigeants russes, de leur côté, continuent de nier les accusations portées à leur encontre.

Malgré le refus de la Russie de reconnaître le travail et les preuves apportées par les enquêteurs, une grande part de la communauté internationale l'enjoint maintenant à apporter des justifications et assumer ses responsabilités.

Les partenaires et soutiens de longue date de l'Ukraine dans le conflit qui l'oppose à la Fédération de Russie suite à l'occupation de la Crimée et l'intervention de ses forces armées dans le Donbass ont pour beaucoup d'entre eux réagit aux conclusions de l'équipe d'investigation internationale. Parmi ceux-ci, le Canada, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland :

"Le Canada continue d'exhorter les autres pays à défendre un ordre international fondé sur des règles dans lequel les responsables du crash du vol MH17 seront tenus responsables de leurs actions conformément aux normes internationales. Cela est conforme à l'appel à la responsabilité et à la coopération unanimement adopté dans la résolution 2166 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous devons continuer à exiger justice pour les victimes et leurs familles, y compris un citoyen canadien qui a péri dans cette horrible attaque".




Son homologue australienne, Julie Bishop, a pour sa part désigné directement la Fédération de Russie, selon un communiqué du service de presse du ministère des Affaires étrangères australien :

 "L'équipe d'enquête conjointe, qui comprend également des membres de plusieurs pays - la Belgique, la Malaisie, les Pays-Bas et l'Ukraine - a conclu que le système de missiles BUK utilisé pour détruire le MH17 appartenait à la 53ème brigade antiaérienne de la Fédération de Russie. […]Qu'une arme sophistiquée appartenant à l'armée russe a été envoyée et utilisée pour abattre un avion civil devrait être une grave préoccupation internationale. Nous discutons de ces conclusions avec nos partenaires et examinons nos options", a déclaré la ministre.


Lire aussi : Le MH17 abattu par un missile « Buk » russe tiré par la 53ème brigade de Koursk


L'OTAN, par la voix de son secrétaire général, Jens Stoltenberg, à également appelé la Russie a pleinement coopérer avec les instances internationales afin d'établir toutes les responsabilités dans cette affaire :

"Les Pays-Bas et l'Australie ont annoncé qu'ils tiennent la Russie pour responsable du vol MH17 le 17 juillet 2014. J'appelle la Russie à assumer ses responsabilités et à coopérer pleinement à tous les efforts visant à établir la responsabilité, conformément à la résolution 2166 du Conseil de sécurité des Nations Unies", a précisé Stoltenberg.

"Le crash du MH17 a été une tragédie mondiale […] L'OTAN a exprimé à plusieurs reprises son plein soutien aux efforts entrepris par les autorités néerlandaises et d'autres pour faire la lumière sur ce qui s'est passé ce jour terrible et pour rendre justice aux 298 personnes tuées et à leurs proches", peut-on lire dans le communiqué publié sur le site internet de l'Alliance atlantique.




Même souhait du côté du ministres des Affaires étrangères britanniques. Le Royaume-Uni, engagé dans un bras de fer politique avec Moscou depuis l'empoisonnement d'un ancien agent double russe et de sa fille sur son territoire au début du mois de mars, dans une affaire qui ressemble fort à une tentative d'ingérence des autorités russes, a usé d'un ton plus fort que ses partenaires occidentaux :

"Le Kremlin estime qu'il peut agir en toute impunité [...] Le gouvernement russe doit maintenant répondre de ses actions en ce qui concerne la chute de MH17 […] C'est un exemple flagrant du mépris du Kremlin pour la vie innocente", a déclaré Boris Johnson, le ministre britannique des Affaires étrangères.

Au-delà des initiatives personnelles des Etats, dont les Pays-bas furent les premiers a exiger de la Russie qu'elle coopère à l'enquête et accepte les conclusions de l'équipe d'enquêteurs internationale, l'Union européenne a elle aussi tenu, à travers un communiqué publié par la cheffe de sadiplomatie, Federica Mogherini, a exiger officiellement de la Fédération russe qu'elle "reconnaîsse sa responsabilité" et "coopérer pleinement avec tous les efforts visant à établir l'imputabilité" de la destruction de l'avion de la compagnie Malaysia Airlines. 


Lire aussi : MH 17 : Un officier russe du GRU identifié comme suspect


Le président de la République française, Emmanuel Macron, actuellement en visite officielle a quant à lui appelé Moscou à adopter "une attitude constructive" dans l'enquête afin de participer à la manifestation de la vérité.


Le chef de l'Etat s'est déclaré satisfait du fait que Vladimir Poutine ait décidé de coopérer avec l'équipe d'enquêteurs internationaux.




La diplomatie russe, pourtant, refuse toujours les conclusions du JIT. Serguei Lavrov, au cours d'une conférence de presse tenue vendredi à Moscou à déclaré que les Pays-Bas n’avaient présenté "aucun fait" permettant d’accuser la Russie et que ces accusations n'étaient que"politiques". La veille déjà, Lavrov avait qualifier les conclusions de l'équipe d'enquête internationale d' "accusations gratuites visant à discréditer [son] pays devant la communauté internationale", rejoignant ainsi les propos du président russe tenus jeudi 24 mai au soir lors d’une conférence de presse aux côtés d’Emmanuel Macron.


Vladimir Poutine avait alors déclaré ne "pas être au courant des détails" des accusations portées par le JIT et regretter que la Russie ne participe pas aux investigations, à l'inverse de l'Ukraine.


Lire aussi : L'Ukraine intentera une action devant la Cour de justice de l'ONU contre le financement du terrorisme par la Russie

Pour information : L'avion de ligne, un Boeing-777 appartenant à Malaysia Airlines, en provenance d'Amsterdam et à destination de Kuala Lumpur, a été abattu par des miliciens soutenus par la Russie dans le Donbass en juillet 2014. Il y avait 283 passagers et 15 membres d'équipage à bord de l'avion. .

En septembre 2016, le JIT avait annoncé avoir établi sur la base de preuves irréfutables que l'avion avait été abattu par un missile Buk-9M38 lancé depuis le territoire contrôlé par des miliciens.

L'JIT est composée d'autorités policières et judiciaires des Pays-Bas, d'Australie, de Belgique, de Malaisie et d'Ukraine.

Réfuter l'évidence . . .

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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  Matt le Dim 27 Mai - 18:32

The Top Secret Scandal Behind the Kremlin’s MH17 Massacre

Le scandale Top Secret derrière le massacre du MH17 par le Kremlin



Russia’s President Vladimir Putin speaks during the 2018 St Petersburg International Economic Forum in St Petersburg, Russia on May 25, 2018. Sefa Karacan/Anadolu Agency/Getty Images

J'ai récemment déclenché une tempête de feu avec ma colonne au sujet de l'accident aérien de Smolensk en 2010, qui a tué 99 personnes et a décapité le gouvernement polonais. Ma recommandation en faveur d'une nouvelle enquête par une tierce partie sur cette catastrophe, fondée sur l'accès à tous les éléments de preuve disponibles et exempts de toute politique, a dérangé certaines personnes. Je remets en question les motivations des Occidentaux qui n'aiment pas le gouvernement actuel de la Pologne plus que Vladimir Poutine et son régime désagréable, en particulier lorsqu'ils se font passer pour des activistes anti-Kremlin.

En outre, l'idée que les forces de Poutine exploseraient un avion de ligne, sans égard pour la vie innocente, est tout sauf farfelue. Ils l'ont déjà fait. Je fais référence, bien sûr, à la fusillade du vol 17 (MH17) de Malaysian Airlines sur l'est de l'Ukraine, une zone de guerre active à l'époque, le 17 juillet 2014, tuant 299 passagers et membres d'équipage à bord du Boeing 777 condamné.

La plupart d'entre eux sont morts d'une mort horrible lorsqu'un missile a explosé au nez de l'avion alors qu'il se déplaçait à 33 000 pieds. Cette explosion a tué les pilotes instantanément et a conduit à la rupture rapide du Boeing, ses morceaux tombant en flammes six milles à la terre. Des débris et des corps mutilés ont été dispersés sur une zone de 20 milles carrés dans la région de Donetsk déchirée par la guerre dans l'est de l'Ukraine.

Les Néerlandais représentaient les deux tiers des victimes, 196 personnes. Les Pays-Bas ont donc pris la tête de l'enquête, qui a publié ses conclusions en octobre 2015. Sur la base d'un examen exhaustif de l'épave et de toutes les informations disponibles, le rapport néerlandais a conclu Le Boeing 777 avait été détruit par un missile surface-air d'origine russe, plus précisément le 9K37, appelé Buk (hêtre en russe). Désigné SA-11 par l'OTAN, il s'agit d'un système d'armement automoteur qui fournit une couverture aérienne aux forces terrestres russes - ce qui explique pourquoi un Buk était dans l'est de l'Ukraine ce jour fatidique, depuis que le Kremlin de Poutine avait envahi Donetsk cette année.

L'analyse de l'épave hollandaise n'a laissé aucun doute sur le fait qu'un Buk russe a abattu MH17. Des éclats d'obus qui ne pouvaient provenir que de ce système ont été trouvés dans l'épave et enfouis dans les corps des pilotes, qui ont été déchiquetés lorsque le missile a explosé juste à l'extérieur de leur poste de pilotage. Aucun expert en aviation de bonne foi n'a été dissident des conclusions néerlandaises concernant ce qui a amené le Boeing - ou le missile dont il s'agissait. Bien que le débat se poursuive sur les raisons pour lesquelles une unité de défense aérienne russe illégalement positionnée à l'intérieur des frontières ukrainiennes a fait tomber un avion de ligne civil - était-ce un acte intentionnel ou un terrible accident? - que l'armée russe était le parti responsable. communauté.

Pour leur part, le Kremlin et ses propagandistes ont joué depuis quatre ans à leurs jeux d'espionnage et de mensonges, affirmant que l'horrible fin du MH17 a été causée par l'Ukraine, bien qu'il n'y ait aucune preuve à l'appui de cette affirmation. . C'est un fait établi que le missile qui a tué 299 personnes innocentes a été tiré par un système d'armement russe situé dans une zone sous occupation militaire russe ce jour-là. Aucune quantité de désinformation moscovite ne peut changer cette terrible réalité.


Cette tragédie est de retour dans les médias cette semaine, car les enquêteurs néerlandais ont annoncé que la 53e brigade de missiles de défense aérienne de l'armée russe était la compagnie qui a abattu MH17. Normalement basée à Koursk, non loin de la frontière avec l'Ukraine, cette brigade était connue pour avoir déployé des sous-unités dans l'est de l'Ukraine en 2014, donc cette conclusion n'est pas une surprise pour quiconque regarde attentivement les nouvelles militaires du Kremlin. Aujourd'hui, les ministres des Affaires étrangères des Pays-Bas et de l'Australie ont publié une déclaration commune rendant la Russie responsable de cette atrocité - l'Australie a perdu 27 citoyens - et les pays occidentaux sont déjà en train de signer cette conclusion, l'Allemagne prenant la tête. Comme on pouvait s'y attendre, le Kremlin recule, laissant entendre qu'il est victime d'une campagne de dénigrement infâme, mais il y a maintenant tellement de preuves de la culpabilité de Moscou dans le domaine public que les ruses russes habituelles de la désinformation ne fonctionnent plus en Occident. de Poutinphiles confirmés.

Des analystes du renseignement open-source se sont également emparés de cette semaine, les détectives amateurs de Bellingcat publiant un rapport détaillé confirmant que le 53ème missile de défense aérienne était l'unité à blâmer ici, tout en jouant (avec l'aide des médias) officier de renseignement militaire (GRU) nommé Oleg Ivannikov, nom de code Orion, comme une personne clé d'intérêt dans la fusillade. Le rapport de Bellingcat comprend un nombre impressionnant de détails, dont certains proviennent de sources en Russie, sur les antécédents troublants d'Ivannikov en tant qu'espion russe spécialisé dans le travail sale.


C'est une intelligence open source bien faite, mais il n'y a pas vraiment beaucoup de nouvelles en première page ici. L'implication de GRU dans la fusillade de MH17 était connue presque immédiatement, alors que quelques semaines après la catastrophe, les services de renseignement ukrainiens diffusaient des interceptions de renseignements électromagnétiques (SIGINT) qui ne laissaient aucun doute que l'armée russe était derrière la fusillade. De plus, des journalistes d'investigation en Allemagne, quelques mois après la catastrophe, ont solidement qualifié la 53e Brigade d'unité militaire russe coupable. Alors que c'est une bonne nouvelle que les gouvernements occidentaux tiennent finalement Moscou pour responsable de cette terrible atrocité, il y a plus d'un bout de ficelle dans la proclamation de l'information rapportée il y a longtemps.


Ensuite, il y a le fait étrange que notre communauté du renseignement a connu la terrible histoire de la fusillade MH17 depuis pratiquement le moment où elle s'est produite. Grâce à la perspicacité américaine dans SIGINT et à l'imagerie par satellite, les espions à Washington dans les quelques jours de la catastrophe savaient qui l'avait fait - et comment le cauchemar s'est déroulé. Tel que rapporté par le Washington Post seulement cinq jours après l'accident, les services secrets américains savaient que le Kremlin mentait sur son innocence dans cette affaire sordide. La Maison Blanche d'Obama a autorisé une diffusion limitée de renseignements basés sur «des capteurs qui ont tracé le trajet du missile, des marques d'obus sur l'avion écrasé, une analyse de la voix des séparatistes revendiquant la grève et un flot de photos et d'autres les sites de médias sociaux ", comme le dit le Post, pour réfuter la désinformation du Kremlin sur l'incident.


Cependant, c'était une infime fraction de ce que notre communauté du renseignement savait à propos de MH17. Comme trois fonctionnaires de l'IC m'ont confirmé, Washington possédait des informations accablantes sur la fusillade, y compris SIGINT qui ne laissait aucun doute sur le fait que l'armée russe - en particulier la 53ème brigade de missiles de défense aérienne - avait abattu l'avion. Des renseignements détaillés et top-secrets de l'Agence de sécurité nationale, dont la Maison-Blanche a été informée quelques jours après le désastre, racontaient l'histoire. Néanmoins, l'administration Obama a choisi de s'asseoir sur cette bombe, permettant aux récits du Kremlin malhonnêtes de gagner en popularité alors que le public essayait de savoir ce qui était exactement arrivé à l'avion de ligne condamné.


Bien qu'il soit rare qu'une Maison Blanche publie un SIGINT top-secret au public pour éclaircir un problème important, il existe un précédent étrangement précis. Le premier jour de septembre 1983, un intercepteur à réaction soviétique a descendu le vol 007 de Korean Air Lines, un Boeing 747, près de la frontière soviétique, tuant les 269 passagers et membres d'équipage. Grâce à ses bases de renseignement partout dans le monde, NSA en quelques heures a eu des preuves tangibles de ce qui s'est passé. Des interceptions de signaux ont prouvé que le pilote d'un intercepteur Su-15 de l'armée de l'air soviétique a abattu le Boeing sur ordre de ses supérieurs, y compris son rapport glaçant à ses patrons: "La cible est détruite".


Moscou nie avoir la moindre idée de ce qui est arrivé à l'avion manquant, le président Ronald Reagan a donc décidé de repousser. Prenant le risque, la Maison Blanche a ordonné la divulgation de l'interception secrète de la NSA au public, et seulement cinq jours après la perte de KAL 007, notre ambassadrice aux Nations Unies, Jeanne Kirkpatrick, a joué la cassette devant le Conseil de sécurité de l'ONU , accusant publiquement le Kremlin de meurtre de masse. C'était une défaite diplomatique et une humiliation du plus haut ordre pour les Soviétiques, gavant le régime de meurtre de masse devant le monde.


Le président Barack Obama aurait pu faire la même chose il y a quatre ans, en faisant savoir au monde ce que le Kremlin a fait en publiant des renseignements pertinents, mais il a choisi de ne pas le faire. Le refoulement que les pays occidentaux finissent par rassembler sur le meurtre de 299 innocents, bien qu'admirable, se fait attendre depuis longtemps. Il aurait pu - et aurait dû - se produire à la fin de juillet 2014, sous la direction des États-Unis. Ceci est juste un autre exemple de la réticence troublante de l'administration Obama à confronter Poutine et son régime à la montée de ses crimes et délits. En refusant de prendre position contre l'agression russe, le président Obama a encouragé davantage de choses - culminant en une ingérence directe du Kremlin dans nos élections de 2016, avec les conséquences fatales que nous vivons aujourd'hui.


By John R. Schindler • 05/25/18 12:50pm

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Re: Crash d'un 777 proche Donetsk

Message  benoit77 le Dim 27 Mai - 20:32

Matt a écrit:The Top Secret Scandal Behind the Kremlin’s MH17 Massacre

Le scandale Top Secret derrière le massacre du MH17 par le Kremlin



Russia’s President Vladimir Putin speaks during the 2018 St Petersburg International Economic Forum in St Petersburg, Russia on May 25, 2018. Sefa Karacan/Anadolu Agency/Getty Images

J'ai récemment déclenché une tempête de feu avec ma colonne au sujet de l'accident aérien de Smolensk en 2010, qui a tué 99 personnes et a décapité le gouvernement polonais. Ma recommandation en faveur d'une nouvelle enquête par une tierce partie sur cette catastrophe, fondée sur l'accès à tous les éléments de preuve disponibles et exempts de toute politique, a dérangé certaines personnes. Je remets en question les motivations des Occidentaux qui n'aiment pas le gouvernement actuel de la Pologne plus que Vladimir Poutine et son régime désagréable, en particulier lorsqu'ils se font passer pour des activistes anti-Kremlin.

En outre, l'idée que les forces de Poutine exploseraient un avion de ligne, sans égard pour la vie innocente, est tout sauf farfelue. Ils l'ont déjà fait. Je fais référence, bien sûr, à la fusillade du vol 17 (MH17) de Malaysian Airlines sur l'est de l'Ukraine, une zone de guerre active à l'époque, le 17 juillet 2014, tuant 299 passagers et membres d'équipage à bord du Boeing 777 condamné.

La plupart d'entre eux sont morts d'une mort horrible lorsqu'un missile a explosé au nez de l'avion alors qu'il se déplaçait à 33 000 pieds. Cette explosion a tué les pilotes instantanément et a conduit à la rupture rapide du Boeing, ses morceaux tombant en flammes six milles à la terre. Des débris et des corps mutilés ont été dispersés sur une zone de 20 milles carrés dans la région de Donetsk déchirée par la guerre dans l'est de l'Ukraine.

Les Néerlandais représentaient les deux tiers des victimes, 196 personnes. Les Pays-Bas ont donc pris la tête de l'enquête, qui a publié ses conclusions en octobre 2015. Sur la base d'un examen exhaustif de l'épave et de toutes les informations disponibles, le rapport néerlandais a conclu Le Boeing 777 avait été détruit par un missile surface-air d'origine russe, plus précisément le 9K37, appelé Buk (hêtre en russe). Désigné SA-11 par l'OTAN, il s'agit d'un système d'armement automoteur qui fournit une couverture aérienne aux forces terrestres russes - ce qui explique pourquoi un Buk était dans l'est de l'Ukraine ce jour fatidique, depuis que le Kremlin de Poutine avait envahi Donetsk cette année.

L'analyse de l'épave hollandaise n'a laissé aucun doute sur le fait qu'un Buk russe a abattu MH17. Des éclats d'obus qui ne pouvaient provenir que de ce système ont été trouvés dans l'épave et enfouis dans les corps des pilotes, qui ont été déchiquetés lorsque le missile a explosé juste à l'extérieur de leur poste de pilotage. Aucun expert en aviation de bonne foi n'a été dissident des conclusions néerlandaises concernant ce qui a amené le Boeing - ou le missile dont il s'agissait. Bien que le débat se poursuive sur les raisons pour lesquelles une unité de défense aérienne russe illégalement positionnée à l'intérieur des frontières ukrainiennes a fait tomber un avion de ligne civil - était-ce un acte intentionnel ou un terrible accident? - que l'armée russe était le parti responsable. communauté.

Pour leur part, le Kremlin et ses propagandistes ont joué depuis quatre ans à leurs jeux d'espionnage et de mensonges, affirmant que l'horrible fin du MH17 a été causée par l'Ukraine, bien qu'il n'y ait aucune preuve à l'appui de cette affirmation. . C'est un fait établi que le missile qui a tué 299 personnes innocentes a été tiré par un système d'armement russe situé dans une zone sous occupation militaire russe ce jour-là. Aucune quantité de désinformation moscovite ne peut changer cette terrible réalité.


Cette tragédie est de retour dans les médias cette semaine, car les enquêteurs néerlandais ont annoncé que la 53e brigade de missiles de défense aérienne de l'armée russe était la compagnie qui a abattu MH17. Normalement basée à Koursk, non loin de la frontière avec l'Ukraine, cette brigade était connue pour avoir déployé des sous-unités dans l'est de l'Ukraine en 2014, donc cette conclusion n'est pas une surprise pour quiconque regarde attentivement les nouvelles militaires du Kremlin. Aujourd'hui, les ministres des Affaires étrangères des Pays-Bas et de l'Australie ont publié une déclaration commune rendant la Russie responsable de cette atrocité - l'Australie a perdu 27 citoyens - et les pays occidentaux sont déjà en train de signer cette conclusion, l'Allemagne prenant la tête. Comme on pouvait s'y attendre, le Kremlin recule, laissant entendre qu'il est victime d'une campagne de dénigrement infâme, mais il y a maintenant tellement de preuves de la culpabilité de Moscou dans le domaine public que les ruses russes habituelles de la désinformation ne fonctionnent plus en Occident. de Poutinphiles confirmés.

Des analystes du renseignement open-source se sont également emparés de cette semaine, les détectives amateurs de Bellingcat publiant un rapport détaillé confirmant que le 53ème missile de défense aérienne était l'unité à blâmer ici, tout en jouant (avec l'aide des médias) officier de renseignement militaire (GRU) nommé Oleg Ivannikov, nom de code Orion, comme une personne clé d'intérêt dans la fusillade. Le rapport de Bellingcat comprend un nombre impressionnant de détails, dont certains proviennent de sources en Russie, sur les antécédents troublants d'Ivannikov en tant qu'espion russe spécialisé dans le travail sale.


C'est une intelligence open source bien faite, mais il n'y a pas vraiment beaucoup de nouvelles en première page ici. L'implication de GRU dans la fusillade de MH17 était connue presque immédiatement, alors que quelques semaines après la catastrophe, les services de renseignement ukrainiens diffusaient des interceptions de renseignements électromagnétiques (SIGINT) qui ne laissaient aucun doute que l'armée russe était derrière la fusillade. De plus, des journalistes d'investigation en Allemagne, quelques mois après la catastrophe, ont solidement qualifié la 53e Brigade d'unité militaire russe coupable. Alors que c'est une bonne nouvelle que les gouvernements occidentaux tiennent finalement Moscou pour responsable de cette terrible atrocité, il y a plus d'un bout de ficelle dans la proclamation de l'information rapportée il y a longtemps.


Ensuite, il y a le fait étrange que notre communauté du renseignement a connu la terrible histoire de la fusillade MH17 depuis pratiquement le moment où elle s'est produite. Grâce à la perspicacité américaine dans SIGINT et à l'imagerie par satellite, les espions à Washington dans les quelques jours de la catastrophe savaient qui l'avait fait - et comment le cauchemar s'est déroulé. Tel que rapporté par le Washington Post seulement cinq jours après l'accident, les services secrets américains savaient que le Kremlin mentait sur son innocence dans cette affaire sordide. La Maison Blanche d'Obama a autorisé une diffusion limitée de renseignements basés sur «des capteurs qui ont tracé le trajet du missile, des marques d'obus sur l'avion écrasé, une analyse de la voix des séparatistes revendiquant la grève et un flot de photos et d'autres les sites de médias sociaux ", comme le dit le Post, pour réfuter la désinformation du Kremlin sur l'incident.


Cependant, c'était une infime fraction de ce que notre communauté du renseignement savait à propos de MH17. Comme trois fonctionnaires de l'IC m'ont confirmé, Washington possédait des informations accablantes sur la fusillade, y compris SIGINT qui ne laissait aucun doute sur le fait que l'armée russe - en particulier la 53ème brigade de missiles de défense aérienne - avait abattu l'avion. Des renseignements détaillés et top-secrets de l'Agence de sécurité nationale, dont la Maison-Blanche a été informée quelques jours après le désastre, racontaient l'histoire. Néanmoins, l'administration Obama a choisi de s'asseoir sur cette bombe, permettant aux récits du Kremlin malhonnêtes de gagner en popularité alors que le public essayait de savoir ce qui était exactement arrivé à l'avion de ligne condamné.


Bien qu'il soit rare qu'une Maison Blanche publie un SIGINT top-secret au public pour éclaircir un problème important, il existe un précédent étrangement précis. Le premier jour de septembre 1983, un intercepteur à réaction soviétique a descendu le vol 007 de Korean Air Lines, un Boeing 747, près de la frontière soviétique, tuant les 269 passagers et membres d'équipage. Grâce à ses bases de renseignement partout dans le monde, NSA en quelques heures a eu des preuves tangibles de ce qui s'est passé. Des interceptions de signaux ont prouvé que le pilote d'un intercepteur Su-15 de l'armée de l'air soviétique a abattu le Boeing sur ordre de ses supérieurs, y compris son rapport glaçant à ses patrons: "La cible est détruite".


Moscou nie avoir la moindre idée de ce qui est arrivé à l'avion manquant, le président Ronald Reagan a donc décidé de repousser. Prenant le risque, la Maison Blanche a ordonné la divulgation de l'interception secrète de la NSA au public, et seulement cinq jours après la perte de KAL 007, notre ambassadrice aux Nations Unies, Jeanne Kirkpatrick, a joué la cassette devant le Conseil de sécurité de l'ONU , accusant publiquement le Kremlin de meurtre de masse. C'était une défaite diplomatique et une humiliation du plus haut ordre pour les Soviétiques, gavant le régime de meurtre de masse devant le monde.


Le président Barack Obama aurait pu faire la même chose il y a quatre ans, en faisant savoir au monde ce que le Kremlin a fait en publiant des renseignements pertinents, mais il a choisi de ne pas le faire. Le refoulement que les pays occidentaux finissent par rassembler sur le meurtre de 299 innocents, bien qu'admirable, se fait attendre depuis longtemps. Il aurait pu - et aurait dû - se produire à la fin de juillet 2014, sous la direction des États-Unis. Ceci est juste un autre exemple de la réticence troublante de l'administration Obama à confronter Poutine et son régime à la montée de ses crimes et délits. En refusant de prendre position contre l'agression russe, le président Obama a encouragé davantage de choses - culminant en une ingérence directe du Kremlin dans nos élections de 2016, avec les conséquences fatales que nous vivons aujourd'hui.


By John R. Schindler • 05/25/18 12:50pm

J'ai lu cet article. il ne va pas assez loin dans le raisonnement. Le crash de la Korean air lines c'est à l'époque de l'urss.
Le crash du Mh17 c'est plus emmerdant car derrière se profile l’exécution ou pas du mémorandum de Budapest et donc un affrontement militaire entre les signataires et la fédération de russie .
Cela explique que par exemple cette "agression" est suivie d'une opération "anti terroriste" et non d'un acte de guerre clairement nommée suite à l'acte de guerre de la Russie car ce qui se passe de puis 2014 est un acte de guerre de la russie .
Que la position de la chine à l'onu est " joker"
Que les accords de minsk soit signé et traine, il faut du temps pour trouver une issue qui ne dégénère pas.

Hormis les affrontements sur la ligne de démarcation, c'est aujourd'hui une guerre des nerfs, du temps qui passe, entre Poutine et l'occident qui se joue. Le premier des deux blocs qui fléchit perdra beaucoup .
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